‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 377 sur 628 · A9LB DANOIS · texte numérisé non relu

A9LB DANOIS

de nom aux Danois, qui n’ont jamais eu dans quelques-unes de ces îles que des établissemens de missionnaires abandonnés depuis plusieurs années ; on nous assure cependant qu’ils se proposent de les rétablir ; les loges à Porto-Novo, Calicut, Balassor et Patna, ne sont nullement des possessions territoriales; toute l’Asie-Danoise se réduit donc aux deux petits établissemens de Tranquebar et de Sirampour. Celui-ci situé dans le Bengale a été déjà décrit à la page 733 avec les environs de Calcutta. Nous ne dirons qu'un mot sur TRANQUEBAR ; ce dernier est situé dans le royaune de Tanjaore , et consiste dans un petit territoire pour

L’archipel de Nicobar n'appartient que

lequel les Danois paient au radja de Tanjaore, une redevance annuelle de 2000 roupies sicca d’après la convention faite à l’époque de son acquisition en 1616.

TRANQUEBAR est une jolie ville bâtie presque entièrement à la manière européenne, avec de belles rues et des maisons ornées de portiques et à deux ou trois étages.

Une citadelle nommée Dansborg la défend. Elle n’a pas de port proprement dit, mais un bras du Kavery peut recevoir de petits bâtimens. Tranquebar fait un commerce assez considérable ; c’est la résidence d’un gouverneur qui dépend de celui de Sirampour. Sa population peut s'élever à 12,000 âmes, sans comprendre celle de son petit territoire.

Après avoir décrit les principaux états de l’Asie , «nous allons en tracer le tableau statistique , afin d'offrir au lecteur 4es élémens principaux de leurs ressources et de leurs forces. Mais comme nous l'avons déjà vu, tous ces états, à un très petit nombre d’exceptions près, sont hors du domaine de la statistique. Nous n’avons donc que des approximations pour remplir les colonnes du tableau ; et malgré les nombres précis qu’on trouve dans bien des ouvrages de géographie et de statistique, nous serons souvent obligé de laisser les colonnes vides. Mais quelques observations préliminaires sont indispensables pour éclairer le lecteur et pour nous mettre à l’abri des critiques que des personnes étrangères à ce genre d’études pourraient nous adresser. Du reste ces observations doivent aussi se rapporter aux états admis dans les tableaux statistiques que nous offrons à la suite de la description de l’Afrique et de l'Océanie.

suarACE et roPULATION, Nous avons signalé aux pages 608 et 609 les principes qui nous ont guidé dans la détermination des surfaces des états ; nous avons déjà vu aux pages 34 à 36 les méthodes à l’aide desquelles le géographe peut déterminer approximativement la population des états qui ne sont pas encore entrés dans le domaine de la statistique. Nous regrettons que le défaut d’espace ne nous permette pas de citer au moins quelques exemples des différences étonnantes que nous avons signalées dans notre Essai sur la population du Globe publié dans la deuxième série de la Revue des deux mondes, lomes 1 et x1.

Ceux de nos lecteurs qui voudront consulter ce journal verront à quelles longuesetfastidieuses recherehes nous avons dû nous livrer pour leur offrir les résultats que présente ce tableau.

Il ne nous reste donc plus qu'à faire quelques remarques sur les reveuus, les dettes, les forces de terre et de mer de ces mêmes états. Nous commencerons par avouer que nous avons été long-temps à douter si nous devions admettre on non ces élémens dans les tableaux statistiques

LABLIAU STATISUIQUE DA L'ASNS,

de cet abrégé, tant nous avons trouvé de discordance entre les nombreuses évaluations portées sur un même état, Les difficultés qu'offre la rédaction d’un semblable tableau pour l’Europe peuvent donner la mesure des difficultés bien plus grandes que le géographe doit vaincre pour par— venir à remplir le mème cadre pour les états de l’Asie, de l’Afrique et de l’Océanie. Le défaut de connaissances préparatoires et d’aplitude à observer de certains voyageurs; les préjugés qui dirigeant les recherches de quelques autres, ont seuls commandé leurs opinions; la manière particulière de voir de chaque auteur ; la trop grande confiance que d’autres mettent dans les rapports exagérés des indigènes , étrangers presque toujours à toute notion de statistique; mais surtout l’ignorance de la langue du pays , et les obstacles qu’opposent les vues politiques des guuvernemens, les préjugés et les su perstitions des naturels ; telles sont les sources principales des évaluations si disparates qu’on rencontre dans les ouvrages les plus estimés. C’est à ces mêmes causes que lon doit aussi attribuer la foule d’erreurs qui les déparent, RgvEnUS, Le terme moyen por lequel on obtient des résultats assez exacts lorsw’il est pris sur des renseignemens positifs, ne donnerait qu’une approximation illusoire si on voulait l’employer pour déterminer les revenus et les forces d’un de ces états, en admettant indistinctement, comme élémens du calcul, tous les renseignemens vagues et disparates qui s’y rapportent. Pour aparosher de la vérité autant qu’il est uossible, on a procédé d’une manière differente. D'abord nous avons exclu de ces calculs toutes les évaluations évidemment exagérées , soit en plus soit en moins. Comparant ensüite le pays dont on voulait déterminer les revenusavec d’autres contrées, dont cette donnée nous était assez suffisamment connue, nous avons admis comme élémens du calcul l’étendue et la qualité du sol, lenomnbre des habitans , leur état moral et politique, celui de l’agriculture , de l’industrie et. du commerce ; en un mot toutes

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les circonstances qui entrent commie élémens dans la solution de ce problème très compliqué.

Le système fiscal de ces états est plus ou moins , mais toujours très différent du système fiscal des états européens. Plus de la moitié du revenu et quelquefois plus des trois quarts proviennent de l'impôt foncier. C’est la conséquence nécessaire du principe sur lequel est basé ce système d’après lequel le souverain est considéré comme seul propriétaire du sol. C’est lui seul qui est censé en avoir le dominium directum ; ses sujets n’en ont que l’usage ou le dominium utile, moyennant la contribution d’une part de la récolte.

Autant que cette rente foncière est payée avec régularité, ces derniers jouissent de père en fils des terres ainsi octroyées comme de toute autre propriété héréditaire. Ce principe est dominant dès la plus haute antiquité dans presque tous les états agricoles de l’Asie, de PAfrique et de l’Océanie; mais les fermiers partagent avec le souverain le produit brut dans des proportions qui diffèrent d’un état à l’autre, mais qui sont toutes heaucoup plus fortes queen Europe. A la Chine, par exemple, chaque tenancier paie un dixième du revenu; dans l’inde Anglaise , la part du gouvernement est d’un cinquième ; en Perse, selon M. Fraser, l'impôt foncier depuis quelques années est anssi d’un cinquième; dans Pile de Java, au contraire, il est d’un quart, et au Japon il s'élève quelquefois jusqu'aux deux tiers. Deux autres circonstances majeures rendent très difficile, pour ne pas dire impossible, l'estimation des revenus de ces états. Dans tous une grande partie des recettes et dans quelques-uns les trois quarts , consistent en denrées; une grande partie sert pour l'entretien des troupes et pour payer les employés civils; le reste est vendu pour le compte du gouvernement, Souvent il arrive que le souverain est le plus grand négociant du pays ; quelquefois il en est même le seul. De fa vient l'impossibilité de déterminer en argent le revenu brut, quelque soin que l’on prenne pour obtenir un résultat assez exact. Cette somme dépend detrop d’élémens hétérogènes et variables pour offrir rien de fixe. Dans l'estimation des reveuus de ces états il n’est presque jamais question que de la recette nette , c’est à-dire des sommes que chaque province

envule au trésor général après avoir payé toutes les charges, non-seulement de son administration , mais quelquefois même celles qui proviennent de l'entretien des nombreux corps d'armée qui y sont cantonnés. Quelquelois des voyageurs qui jouissent à juste titre d’une brillante répu-lation, n’ont pas tenu compte dans leur évaluation des dons que plusieurs souverains asiatiques reçoivent de leurs sujets dans certaines circonstances et qui forment une partie très considérable de la recette. M. Fraser dit que le roi de Perse, à l’occasion de la fête de Nourouzt, reçoit des présens pour la valeur de 1,000,000 à 1,200,000 tomans, somme énorme com— parée à la totalité du revenu net qu'il assigne aux états de ce monarque. Cette différente manière d'estimer la recette explique l’étonnante disparité dans les évaluations données par des voyageurs qui ont visité le même pays à un très petit intervalle de temps l’un de Pautre. C’est ainsi que nous voyons lestimable M. Jaubert et M. Fraser offrir dans leur évaluation des revenus de la Perse, une différence assez considérable, en les portant le premier à 2,900,000 tomans où à 58,0000,000 francs, et le second à 49,780,000 francs, tandis que M.Kinneir en offre une encore plus grande en les estimant à 3,000,000 sterling ou 75,000,000 de francs, et que son savant traducteur va bien au-delà en faisant observer dans une nole qu’ils montent très certainement à près de 100,000,000 de roupies ou à plus de 250,000,000 de francs ! Cette apparente contradiction disparait lorsqu'on pense aux diverses manières d’évaluer les sources différentes d’où découlent les revenus de ce royaume , et lorsqu'on songe que les trois premières estimations indiquent le revenu net de la Perse, tandis que celle de M. Drouville se réfère an revenu brut ou à la totalité des sommes payées par les contribuables sous toutcs les formes imaginables.

Si nous n’étions pas resserré par l’espace nous pourrions offrir une foule d'exemples a l'appui de ce que nous venons de dire. Nous pourrions aussi le démontrer de la manière la plus évidente à l’aide d’un état très détaillé et officiel , des revenus de l’empire Ottoman en 1786 et 1798, que nous avons sous les yeux et que nous devons à l’obligeance d’un savant voyageur, dont les lumières nous

ont été d’un grand secours dans la des-

cription de cet empire. Dans cet état on porte la totalité de la recette en 1798 à 77,580,009 piastres, somme qui à elle seule est déjà de beaucoup supérieure à la somme à laquelle on s’accorde à porter le revenu général de l’empire. Mais cette somme serail plus que doublée si l’on voulait calculer le revenu brut, c’est-à-dire si l’on voulait calculer la totalité des sommes payées par les contribuables aux différens . gouverneurs des provinces et aux princes tributaires ou vassaux. Les deux riches principautés de Valachie et de Moldavie, par exemple, ne figurent dans cet état que pour le tribut payé par leurs hospodars, qui est à peine le huitième de leur revenu brut; l'Egypte n’y figurait

à cette époque que pour une somme qui -blé

n’est pas le sixième de ce qne ce pays rapporte aujourd’hui au vice-roi qui le gouverne. Fondant nos calculs sur l’état sus-mentionné, sur un document officiel relatif aux revenus de la Valachie en 1822, 1823 et 1824, el sur un tableau très détaillé desrevenus moyens annuels de l’Egypte dans ces dernières années, nous n’avons pas hésité à porter à 360,000,000 de francs la totalité des revenus de l’empire Ottoman. Dans cette somme l'Egypte avec ses dépendances figure pour environ 100 millions de francs, somme énorme lorsqu'on la compare à la population sur laquelle on la prélève. Selon un article très détaillé publié dans le r1° volume de la Revue des Deux-Mondes, les revenus du vice-roi d'Egypte s’éleveraient à 30,200,000 piastres d’Espagne ; équivalant à environ 160,000,000 de fr.; mais nous avons le droit de rejeter de semblables évaluations jusqu’à ce que l’on indique le document officiel qui a servi de base. Les calculs autrement positifs de M. le major Prokesch , ne donnent qu’un total de 241,000,000 de piastres turques ce qui fait un peu plus de 100 millions de francs. Ce seul exemple démontre limpossibilité de faire des comparaisons entre les états de l’Europe, où le gouvernement ne prélève qu’une petit” partie dn revenu net du propriétaire , et directement ou indirectement une fraction du produit de l’industrie de ses administrés, et les états de l’Asie, de l’Afrique et de l’Océanie, où le souverain est quelquefois le seul propriétaire du soi et le seul accapareur de l’industrie et dû commerce.

Les détails officiels relatifs aux revenus de la Valachie nous ont servi aussi à déterminer par approximation ceux de la principauté de Moldavie dans ses limites actuelles, ainsi que les revenus de la principauté de Servie, Dans les revenus des principautés de Servie, de Valachie et de Moldavie on a compris le tribut qu’elles paient à la Porte. C’est une somme imposée sur la nation et qui doit nécessairement figurer dans le revenu brut, Ce dernier ainsi que la population et la superficie ont été calculés dans des limites qui sont beaucoup plus reculées depuis que le grand-seigneur a rendu es six districts garantis par le traité d’Andrineple. Ainsi ces différentes estimations peuvent être presque doues.

Puisque la nature de notre sujet nous a ramené sur le terrain des calculs approximatifs , nous devons déclarer aussi que nos évaluations des revenus de l'Etat du pape , des empires d’Autriche et de Russie et d’autres états, ne diffèrent tant en plus de celles qu’en ont données les plus célèbres statisticiens, que parce que ces derniers paraissent, ou n'avoir pas eu connaissance des documens officiels que nous avons sous les yeux, ou n’avoir pas compris dans leurs calculs la totalité des sommes qui devaient y être portée, ou bien encore parce qu’ils n’ont

valué que leur revenu net. Mais comme nous l’avons déjà fait observer dans le chapitre qui précède le tableau statistique de l’Europe, c'était le revenu brut de ces états qu’il fallait prendre afin d'offrir des élémens comparables. Nous avons vu à la page 617 que le revenu brut de toutes les provinces Vénitiennes s’est élevé en 1823 à 50,551,200 francs ; cependant ces mêmes provinces ne figurent dans un tableau général des revenus de l’empire d’Autriche, donné par M. le baron de Malchus sur l’antorité d’un antre savant statisticien , M. André, que pour 2,140,000 florins de convention, ce qui fait un peu plus d’un dixième de la totalité des sommes payées par les contribuables! Si nous voulions caiculer de cette manière les revenus de la France et de l’Angleterre, en ne tenant compte que de l’excédant des caisses provinciales envoyé au trésor général à Paris et à Londres, nul doute que le milliard de la France et le millard et demi de l’Angle.

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terre seraient réduits , le premier à 3 ou 400 millions et le second à 5 ou 600 millions. Mais nous devons prévenir le lecteur que si nous avons tâché d'évaluer le revenu brut de ces états ainsi que ceux de tout l’empire Ottoman et des pays qui en ont été détachés, afin d’avoir

es élémens comparables dans la colonne des revenus du tableau statistique de l’Europe, nous avons reculé devant les difficultés que nous aurions eues à surmonter pour réduire à la même forme tous les états des autres parties du monde hors du domaine de la statistique, Nous nous sommes borné, à l’égard de ces derniers, à n’admettre les évaluations des voyageurs qu'après les avoir assujéties à l’examen des circonstances qui leur sont particulières et dont l’ensemble, comme nous l’avons déjà vu, pouvait les modifier considérablement.

Les Etats est rue et plusieurs états de l'Océanie , considérés sous le rapport financier, forment une classe à part , en ce que leurs budgets offrent parmi les principaux articles de la recette, les produits de la piraterie, ceux de la vente et du rachat des esclaves ; et'il faut bien le dire, dans la recette des Etats Barbaresques , on doit compter aussi les tributs payés pas les puissances maritimes de l'Europe pour garantir leurs vaisseaux marchands des attaques de ces brigands. D’après un document qui paraît officiel , les sommes payées pour cet objet au dey d’Alger, se montaient à 806,660 francs ! Dans la recette de l’empire Anglo-Indien , il faut tenir compte des produits considérables provenant du commerce ; en 1829, ils dépassèrent 164 millions de francs sur une recette générale de 747,714,260 francs. On doit en dire autant des revenus de Java, estimés en 1822 à 25,563,190 roupies, bien que l’on doive faire de fortes réductions sur la somme de 10,151,406 roupies attribuées au commerce, parce que la plus grande partiede ces 10 millions n’est pas le résultat d’opérations commerciales , mais bien de la vente des produits du sol que

le gouvernement hollandais fait cultiver

our son compte. Nous pourrions signaer une foule d’autres anomalies offertes par les budgets de ces états ; mais l’espace nous manque. Qu’il nous soit permis d’ajouter encore quelques faits relatifs aux revenus des deux plus anciens empires de l'Asie. Malgré les détails importans donnés sur les finances de l’empire Chinois par Duhalde, Deguignes et autres savans du siècle passé, et ceux bien plus précieux publiés par MM. Klaproth et Perring-Thoms, le géographe n’a pas encore les moyens d'évaluer avec assez de précision la totalité du revenu brut de cetempire. Le Tibet par exemple, ne paie rien ou presque rien à l’empereur de la Chine; c’est au contraire ce dernier qui envoie au grand-lama des présens annuels très riches pour les ob- Jets religieux qu’il reçoit de ce pontife.

Mais le Tibet a une administration, une armée assez nombreuse, une cour à entretenir. Pour pouvoir comparer les finances de cet empire à celles d’autres états, ces sommes devraient donc être portées dans la recette brute, ainsi que celles que coûte l’administration de ses provinces vassales, telle que la Mongolie, etl’administration de ses provinces soumises, telle que le Thian--chan-nan-lou. D’un autre côté nous voyons Schneegans porter à 425,500,000 florins les revenus de l’empire du Japon, parce qu’il évaite les produits en nature reçus par le gouvernement d’après les prix élevés qu'ils auracnt en Europe, tandis que Kæmpfer les exagère, lui aussi, parce que dans son estimation de 340,000,006 de florins il comprend les revenus des princes vassaux de l’empereur. C’est comme si, en évaluant les revenus de l'empire d’Autriche, on portait dans la recette générale de cet état les sommes provenant des revenus particuliers des princes de Lichtenstein, Esterhazy etautres grands vassaux de lempire. Nous avons rédigé le tableau suivant pour donner un échantillon de l’étonnante disparité d'opinions émises sur les revenus de lempire Chinois.

KuarroTs, dans la traduction de l'ouvrage de Timkovski, eslime le revenu à 39,667,272

liang ou onces d'argent, ce qui, en comptant l'once à 7 francs, donnerait. . . .

277,690,000 fr.

Perrino-Taoms d'après un manuscrit rédigé en 1823 par le Chinois Wang-Koueiching, et sans comprendre dans son estimation les produits de la douane de Canton, les porte à 74,661,633 taels , équivalant à 24,820,544 livres sterling, qui, à

25 francs chaque, correspondent à. . .. ....

EU Ce A fee OP AN ST HANT 620,518,6

Deçuicnes fils, mais sans comprendre les produits des domaines de l’empereur, 1

monopole du ginseng , les confiscations , les présens et autres menus objets. . . . 710,000,000 BARROW, 4 oo D RO OR ON ROC STORE 1,485,000,000 Duuaung, 200,000,000 onces d'argent qui, à 7 fr. 50 c., correspondent à. .... + 1,500,000,000

ours, La forme plus ou moins despotique du gouvernement des états compris dans cetle catégorie qui n’inspire aucune confiance aux capitalistes , et le manque absolu de ces derniers dans le plus grand nombre, sont cause que ces états n’ont pas eu occasion de se charger de dettes proprement dites, Quand ces gouvernemens sont pressés d'argent ils ont recours à de nouveaux impôts, aux confiscations des biens des riches, à l’altération de la monnaie, et quelquefois, comme en Chine et dans d’autres états, à l’émission du paier-monnaie. On ne doit donc pas être tonné de ne pas trouver dans ce tableau, non plus que dans ceux de l’Afrique et de l’Océanie, la colonne de la dette publique.

Nous ferons cependant observer que les possessions immmédiates de la Compagnie Anglaise, dont l'administration offre la régularité des contrées européennes et jouit par conséquent du crédit qui en est la conséquence, présentent au milieu de ces états une grande anomalie financière par leur dette. Dès l’année 1827 elle s’élevait à 42,870,876 livres sterling, et son intérêt coûtait annuellement 1,749,068 livres sterling. On pourrait encore citer quelques autres états de l’Inde, dont la ette est assez considérable relativement à leurs revenus; mais ces détails seront consignés dans un autre ouvrage. L’intérét de la science nous fait un devoir de signaler ici une erreur échappée à bien des géographes et des statisticiens , relativement à la dette de l’empire Ottoman qui figure dans tous les tableaux statistiques. Cette prétendue dette ne doit pas être confondue avec les dettes proprement dites , dont nous avons parlé aux pages 623 à 626; ce sont des sommes que le miri ou le trésor de l’état doit au khazné odassi où trésor particulier du sultan ; c’est comme si l’on disait que la France sous un roi absolu, tel que Louis XIV, avait une dette de 100 millions , parce que les intendans devaient cette somme à la cassette de ce monarque.

Le total de cette singulière dette de l’empire Ottoman en 1786 s'élevait à la somme de 653,350,000 piastres turques, dont 1,350,000 étaient dues au trésor de la Mecque et de Médine, 45,500.000 au

khazné odassi et 6,500,000 à l’arsenal.

FORCES DE TERRE €t DE MER, À l'égard des armées de ces états, le résultat de nos recherches se réduit pour le plus grand nombre à de simples approximations; elles n'ont abouti qu’à nous confirmer dans l’impossibilité où l’on est de fixer même approximativement la force de certains autres. Aussi le lecteur ne doit pas s’étonner de trouver tant de lacunes dans les colonnes de nos tableaux. Il vaut encore mieux ne rien dire, que d'offrir des estimations tout-à-fait erronées. Quel- Fee observations générales sont cepen-

ant nécessaires sur cet important sujet.

Onsetromperait beaucoup si l’on croyait qu’il n’y a de troupes permanentes et régulières que dans les états de l’Europe et dans ceux que les habitans de cette partie du monde ont fondés hors de ses limites.

De tout temps les grandes monarchies asiatiques ont eu des armées permanentes, et depuis le commencement du x1x° siècle EL de ces états possèdent même

es armées organisées comme les nôtres.

Les victoires éclatantes remportées par une poignée d’Européens sur les masses innombrables de l’empire Ottoman et des autres états de l’Asie ont démontré aux peuples de l'Orient les avantages de la discipline ; et c’est par l’art terrible de la guerre que la civilisation de l’Europe a ouvert sa marche en Asie et en Afrique.

Déjà plusieurs princes de ces contrées

lointaines ont adopté la tactique des Européens ; elle est en pleine vigueur sur les rives du Bosphore , au Caire , sur les bords de l’Indus et jusque sur les rivages éloignés de la mer de la Chine.

D’après ce que nous venons de dire on voit que , dans les armées des états dont les forces forment le sujet de ce chapitre , on doit distinguer trois classes de troupes; savoir : les éroupes régulières ou disciplinées à l'européenne ; les troupes trrégulières permanentes ou soldées constamment, et prêtes à chaque instant à entrer en campagne; les troupes irrégulières appelées sous les drapeaux en temps de guerre et jamais soldées pendant la paix. Sous le rapport de l’armement et de la discipline , les troupes irrégulières rappellent les armées

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est généralement parlant, une multitude sans costume uniforme et. armée de mauvais fusils ; il n’y a que la cavalerie, surtout. celle des Turks et des Persans, qui soit vraiment redoutable à toute espèce de cavalerie régulière européenne quelconque, excepté aux cuirassiers. Les troupesirrégulières non permanentes n’offrent au contraire qu’une multitude confuse qui ne s'engage que pour une campagne et qui ne respire que le sang et le pillage; on peut dire qu'en général ces troupes sont encore plus mal armées que les troupes irrégulières permanentes et encore plus indisciplinées. Nous croyons devoir ajouter quelques détails trop importans pour la géographie politique, pour pouvoir être passés sous silence.

Les troupes A bo permanentes sont maintenant beaucoup plus nombreuses qu’on ne le croit généralement. Depuis long-temps toutes les troupes soldées par la Compagnie Anglaise des Indes- Orientales sont organisées comme les troupes anglaises, et les victoires qu’elles ont constamment remportées sur les armées des princes indigènes ont démontré leur supériorité sur toute sorte de troupes asiatiques ; nous ajouterons même avec un officier très instruit, qu’une force composée de 30,000 soldats anglais et de 70,000 cipahis ou indigènes serait plus que suffisante pour repousser toute armée européenne de 100,000 hommes.

L’implacable ennemi des Anglais, Sindhia, peu de temps avant de mourir , était parvenu à organiser à l’européenne une partie considérable de son armée, et l’entreprenant Randjit-Singh dut la plupart de ses succès contre le royaume de Kaboul et la conservation de son indépendance à l’égard des Anglais, à la discipline européenne introduite dans une grande partie de ses troupes. Depuis plusieurs années deux officiers français, MM. Chaignaux et Vannier ont non-seulement organisé complètement l’armée régulière de l’empereur d’An-nam, mais ils ont aidé ce monarque à fortifier plusieurs places de ses états d’après les principes de la tactique européenne; ils ont perfectionné la fabrication des armes dans ses arsenaux et ont dirigé la construction d’une flotte qui, dès l’année 1825, de l’aveu de M. Hamilton, était supérieure à toute autre force navale asiatique. Le

roi de Perse compte 38,500 hom paris tament disciplinés , armés et haillés sur le modèle des troupes .anglaises. L'empereur ottoman, .au ,Contraire, a res les Français pour modèle de réforme de son armée ; il compte environ 50,000 hommes bien armés et disciplinés.

Une autre armée presque aussi forte avait été formée sur les bords du Nil par..le vice-roi d'Egypte j c’est encore la, discipline française qu’il a entrepris d’imiter.

Les troupes irrégulières permanentes forment encore la masse prinçipale des forces de tous ces états. Les janissaires, qui tant de fois ont al 8 sultans et mis l’empire Ottoman à deux doigts de sa ruine , appartenaient à cette classe, à laquelle appartiennent encore les zaïms et les {imariots, dont l’ensemble forme la force principale de la cavalerie ottomane ; ce sont des cavaliers qui tiennent des fiefs viagers à titre de service militaire. La prétendue armée régulière de l'empire Chinois doit aussi être rangée dans cette classe. Selon M.

Timkovski elle se compose de 740,000 hommes, dont 175,000 cavaliers ; ce nombre cependant devrait être diminué considérablement à cause des 125,000 hommes de milices chinoises que ce voyageur russe y comprend. L’armée irrégulière permanente du khan de Boukhara ne monte, selon M. Meyendorf, qu’à 26,000 cavaliers; celle de la Perse parait ne s'élever à présent qu’à environ 40,000 hommes. ET Les troupes irrégulières non permar nentes sont très nombreuses dans iqus ces états, mais surtout dans ceux dont une grande partie de la population, se compose de nomades. Les royaumes Perse et de Kaboul, les khanats de Khiya, de Boukhara , la confédération des Beloutchis, les empires Ottoman et Chinois en possèdent le plus grand nombre, M. Timkovski estime approximativement à 600,000 hommes les troupes de cette classe, que l’empereur de la Chine peut appeler sous les drapeaux. Le grandseigneur et le roi de Perse pourraient bien chacun armer plus de 200,000 cavaliers de ces troupes, tandis que les khans de Khiva et de Boukhara, malgré le petit nombre de leurs sujets, pourraient en armer presque autant, grâce aux nombreuses hordes qui se reconnaissent leurs vassales. khan des

Beloutchis. dont la troupe permanente, selon M. Pottinger, n’arrive pas même a 4000 hommes, pourrait disposer au besoin de plus de 200,000. C’est pour n’avoir pas fait attention à la différence qui existe entre les troupes irrégulières permanentes et les troupes irrégulières non permanentes, que plusieurs voyageurs estimables, qui ont visité la même contrée presque en même temps ou à un très petit intervalle, en ont estimé les forces de la manière la plus diverse. C’est ainsi que M. Meyendorf ne porte qu’à 25,000 hommes l’armée du khan de Boukhara , tandis que M. Fraser la porte à 100,000. C’est en ajoutant à l’armée permanente de l'empire les 368,000 fantassins et les 38,000 cavaliers que les

princes vassaux doivent fournir au koubo, que les géographes, suivant Varenius, s'accordent à porter à 526,000 hommes l’armée de l’empire du Japon. Dans les tableaux statistiques de cet Abrégé, il n’est jamais question que des troupes régulières et irrégulières permanentes ; nous n'avons mentionné les troupes irrégulières non permanentes que Icrsqu’il nous a manqué tous les moyens d’indiquer la force des premières; mais alors, pour éviter toute méprise, nous avons ajouté un g pour indiquer que ce nombre exprime la force de l’armée en temps de guerre. Le tableau suivant offre les principales estimations données sur la force de l’armée de l’empire Chinois.

Tiuxovsxt, sans les troupes irrégulières, qu'il dit être estimées par quelques-

uns à 500,000 hommes

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