‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 396 sur 628 · ETES ET · texte numérisé non relu

ETES ET

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REGION

Ahmed-Pacha , fils de Taher-Pacha, et Monammed-Bey, gendre du vice-roi, en qualité de membres du divan, e! «1::: autre privilège ; 2° des mamours (autreme::: ‘>: préfets et sous-préfets, autrefois les nasr et les câchefs ou gouverneurs) au nombre de 28; 3° de 93 cheïkhs-el-beled ou chefs desvillagesen qualité de députés des départemens.

Ibrahim a fait connaitre que son père, voulant mettre de l’ordre dans l'administration civile et dans l'administration de la justice, avait résolu de s'éclairer sur l'état des provinces, et qu’à cet effet il venait de convoquer les gouverneurs des provinces et les plus notables d’entre les cheïkhsel-beled, afin de les consulter et de recueilir leurs avis, et de pourvoir ensuite aux moyens de rendre l'Égypte plus heureuse. Le vice-roi soumet à cette assemblée toutes sortes d’afiaires. Les séances sont publiques. Sans être une représentation proprement dite, cette assemblée est plus qu'un conseil. Chacun y prend la parole à son tour et parle avec liberté. Les voix se rec ueillent ensuite , et la décision est prise à la majorité des suffrages. On y traite des affaires d’administratio zénérale, des impôts, des subsistances, de l'établissement des canaux et des digues. On y adresse des réclamations et des plaintes , et il y est fait droit quand il y a lieu. 11 y aura dans chaque province un conseil général composé du »1amour et des cheïkhs-el-beled. Les objets dont ces conseils auront à s’occuper dans leurs délibérations seront régiés. Une décoration a été donnée à chaque cheïkh des départemens et aux cheïkhs du Vieux-Caire.

Une nonvelle loi pénale au sujet des personnes coupables de crimes emportant la peine de la prison, la mort ou lestravaux forcés à perpétuité ou à temps, a été établie. Les gouverneurs, directeurs, inspecteurs, jusqu’à la dernière clr::e des agens administratifs, accusés de concussic a 1 de vexations, sont enfermés après avoir resi Lué ce qu’ils auraient pris ou reçu. Si les susdits agcas détournent des fonds ou autres objets anpartenant au gouvernement, ils subissent une année de galère à Alexandrie. Les faux monnayeurs et les assassins sont condamnés aux galères à perpétuité ou pour un temps proportionné à la gravité du délit; si l’accusateur ne peut prouver la culpabilité dans l’espace de quinze jours, on prend des cantions, et on met l'accusé en liberté. Mais si, après quelque temps, ce même accusé est encore traduit pour le même crime, et sil est prouvé qu’il est Vraiment coupable, les personnes qui se seraient portées caution subissent une pu nition d’un an de galère. Cette loi a été publiée dans toutes les provinces, et l’on a donné l’ordre à tousles gouverneurs dela mettreàexécution "!résulte de là que la peine de mortest abolie, mème pour les crimes d’assassinat et de fausse monnaie. Ces sortes de condamnations ne peuvent au surplus être prononcées que par le divan général, devant lequel l’inculpé a le droit de se défendre.

On a fixé définitivement la valeur des monnaies allérées par les changeurs, qui ordinairement sont les Juifs, Plusieurs ont été punis r avoir augimenté arbitraireme..i cette valeu , ‘urif des monnaies à été vublié,

On a dressé un tableau statistique de l'arsenal d'Alexandrie, Cet arsenal existait depuis plusieurs années; mais, en 1829, la forme en a été changée , et il a été mis sur le pied des arsenaux français. C’est sous la direction de M. Cerisi, ingénieur français, que ce nouvel arsenal a été construit. Le nombre des ouvriers employés est de 890 charpentiers , 460 ouvriers de divers états, 96 forgerons et 146 cordiers, en tout 1697, les chefs compris. Tous ces ouvriers sont enrégimentés. On paie journellement dans cet établissement 567 employés, compris les Européens.

La propagation des bonnes méthodes de culture a été ordonnée. Quinze cents jardiniers venus de Grèce et d'autres contrées sont employés au Caire et dans les provinces. On envoie des marchandises à Sennaar, pour rapporter en échange le bois qui manque à l'Egypte, et l'on construit sur les lieux mêmes des navires propres à la navigation du Nil. Le palais du vice-roi, à Choubra, est éclairé au gaz. L'exploitation de natroun ou soude minérale, et les fabriques de salpétre, de poudre , ainsi que les filatures continuent à être dans une grande activité.

L'ancien mode de comptabilité a été réformé, etle mode de comptabilité en parties doubles doit être suivi par toute l'Egypte, aussitôt qu'on aura mis les comptables en état de le faire. Les places de finances, jusque-là occupées par des étrangers, seront données à des indigènes, de quelque secte qu'ils soient. Un vaste bâtiment, destiné à recevoir le dépor des registres de la comptabilité publique, a été construit dans la citadelle. 11 existe une école d’administration, d’où seront tirés tous les préfets et sous-préfets. Elle est placée sous un directeur, chargé d’enseigner l'administration provinciale, et un cheïkh-el-beled chargé d'enseigner l’agriculture pratique et la statisiique agricole des provinces.

L'imprimerie de Boulaq, ville presque contiguë au Caire, a déjà produit un assez grand nombre d'ouvrages de sciences et de littérature en arabe, en turk et en persan. On y occupe des ouvriers égyptiens. Déjà 55 volumes de tout format, sortis de cette imprimerie, sont arrivés en France. Plusieurs sont traduits du français : ils roulent sur la littérature , la médecine, l’art militaire et les différens arts, etc. Cette imprimerie a été dirigée pendant quelque temps par don Raphaël qui avait été attaché à l'imprimerie orientale fondée en Egypte lors de l'expédition française ; elle est maintenant en grande activité; un traducteur et un lithographe instruits à Paris.

vont y être fixés.

Dés 1816, on avait proposé de faire en Egypte un Journal à trois colonnes, en français, turk et arabe, et déjà dès le temps de l'expédition française, outre le Courrier de l'Egypte, publié pour l'armée, on avait commencé le Tanbyékh (C'est-àdire avertisfiment), journal qui devait paraître en arabe eten frafcais Enfin il a paru, en1898, à Boulaq, un journal imprimé en afabe et en turk (cclte “ernière langue est la langue du gouvernement), avec le titre de : Evéneriviis de l'Egypte.Butéte est gravée une pyramide avec uf palmier et un soleH-levant, symbole 46402 bien choisi pour l'a

rore de la nouvetie civilisation égyptienne ; la tempériure du Caire y est marquée avec l'indicatioa 4es jours et des heures où se font les obscsvstions. Depuis 1830, le journal a augmenté de grandeur; la matière est de plus de moitié en sus qu'à l'origine. On y insère des nouvelles étrangères. Il y a des supplémens où l’on publie les prix de toutes les marchandises qui arrivent à Alexandrie de tous les états du grand-seigneur. On y publie les ordres et les décisions, le mouvement du port, les documens sur l'exécution ,destravaux publics, la construction des vaisseaux {ct les nouvelles du pays et de l'étranger.

‘ C'est ainsi que les élémens d'instruction et de Civilisation se développent en Egypte, pendant le temps que des nationaux se forment à l’école même de l'Europe savante, unique moyen de faire fructifier les germes qu'ils vont reporter sur le sol natal ; aussi la sollicitude des fauteurs de la civilisation égyptienne devait se porter sur l'avenir de cette intéressante pépinière. Si l’on veut que l'Egypte, si heureusement placée pour répandre au loin leslumières européennes (puisqu'elle est pour ainsi dire 4 cheval sur l'Asie et l'Afrique), achève de s'éclairer , il faut que les jeunes adeptes continuent de trouver autour d'eux

les secours de la science. Le gouvernement d’E- &ypte parait avoir compris ce besoin, en autorisant la création de plusieurs établisse mens pour les arts et les lettres, les sciences et l'industrie. Un matériei considérable est préparé en France pour cette desiiration : bibliothèques scientifiques et littéraires, instrumens de physique et de chirui:, colectioa d'instrumens modèles et appar®ils de ‘irurgie, anatomie et médecine ; ustensiles de ishoratoire et objets de toutes espèces, pour ice produits chimiques et fabrications industrielles ; iinprimerie et lithographie; modèles d’écritures et de comptabilités administratives; machines et ustensiles pour les exploitations agricoles et l'art vétérinaire ; tous ces objets vont être expédiés en Egypte où déjà il en existe un noyau.

Désespérer de l'Egypte , après des progrès aussi réels, aussi étendus, serait une fâcheuse appréhension , et aurait pour effet d'arrêter l'impulsion qui est acquise. Ne voyons-nous pas cette jeune civilisation jeter déjà des rayons an dehors: à peine maîtres de Candie, les Egyytiens y ont fondé un journal écrit dans la langue des indigènes et dans celle du souverain. La discipline la plus sévère y règne parmi les troupes égyptiennes, et la propriété, la liberté civile et religieuse y sont respectées comme des droits sacrés. À l'instar de l'Egypte, le sultan a fondé aussi un journal qui produira sans doute d’heureux fruits. Quel avenir cette révolution ne promet-elle pas à l'Europe, pour l'amélioration de

l'état moral et :ratériel de toute la population africaine quibt:1s !a côte septentrionale, aujourd'hui surtout nu Aiser est sous les lois de la France! Communauté de langage, et mème en partie, communauté d'origine ; c'est de quoi lier, par les nœuds du commerce et les relations d’'amitié, deux pays restés trop long-temps étrangers l'un à l'autre, C'est promettre à l'Europe que bicatôt les barrières qui lui cachent l'intérieur de l'Afrique seront abaissées, et que les deux portes du Soudan, à l’est et à l'ouest, par les sources du Nil et par la Sénégambie, seront enfin ouvertes à sesexplorateurs, à ses populations avides de connaissances.

Nous finirons ce tableau rapide des progrès de l'Egypte dans la voie «es améliorations, par une sorte de statistique sommaire de la mission scientifique qu’elle a envoyée en France depuis quel-

ues années , divisée par professions ou branches

’enseignement, Ædministralion civile (droit naturel, droit des gens, droit positif, économie et statistique), huit élèves. Administration militaire , quatre élèves. Marine, trois élèves. Agriculture et art vélérinaire, quatre élèves. mécanique et hydraulique, cinq élèves, Arts chimiques et économiques, mines et fonderie, huit élèves. Médecine, deux élèves. Génie militaire et artillérie, quatre élèves. Gravure et lithograplie, deux élèves. Diplomatie, trois élèves. Art de traduire, un élève. Architecture, un élève, Mines, constructions navales et g'nie maritime, trois élèves. Fabriques diverses et arts manuels, trente-trois élèves, Plus, neuf autres sans destination ou sans aptitude. Ajoutons qu'une douzaines d'autres sont en Angleterre, en Suisse , etc., occupés à l'étude de la marine et des arts mécaniques. En outre, six jeunes enfans, nés dans }l'Ethiopie-Inférieure et la Haute-Nubie, viennent d'être envoyés en France par M. Drovetti pour y être instruits dans les sciences et les arts (Voyez à la page 818).

Parmi les productions dont l'Egypte s’est enrichie , figure au premier rang le coton à longue soie ; il a remplacé le coton herbacé, dont la qualité était très inférieure ; dans les marchés de Liverpool et de Marseille, il a pris faveur sur le cotan de Géorgie et de Virginie , le prix étant beaucoup moindre. L'Egypte a produit dans ces dernières années 226,000 balles de coton. Elle en produira sans peine une quantité double. L'indigo, la cochenille, la soie sont cultivés avec le mème succès. Dans le même temps on rehausse les digues, on plante les routes, on creuse ou l'on rectifie des canaux, et, malgré des pertes considérables ét des malheurs qui se sont succédés sans interruption, on doit espérer que l'agriculture finira par devenir iibre et prospère. »

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El Madabghych Okält ël säboun Beyt el Qüdy Æhän el Henneh han el Nahas Æhitin ed Bourt

Grima el Achar ou GC Morquee .

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Gima el Moyed

Gama el Soultèn Qaläoun Gama el Jouttin Qeysoun Beyt Mourad bey

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Qantarat el Mourky Qantarat ed emyr Hoseyn

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