‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 404 sur 628 · REGION DE L’AFRIQUE AUSTRALE · texte numérisé non relu

REGION DE L’AFRIQUE AUSTRALE

pays occupé par les nombreux Cafres-Macquini. ‘

L'INHAMBANE, le Samia et le Soraua traversent les pays du même nom compris dans le territoire appartenant aux Portugais; on ne connait encore que la partie inférieure de leur cours.

pxvision., Dans l’état actuel de la géo-

graphie de cette partie de l'Afrique , il nous semble qu’on pourrait provisoirement la partager de la manière suivante ; elle combine jusqu’à un certain point les divisions politiques avec les divisions ethnographiques. Voici ses principales divisions en commençant par la côte occidentale,

La CiMBÉBASIE ou côTE des Cinnenas. Elle s’étend depuis le cap Frio jusqu'à l’ile-aux-Oiseaux, près des limites du pays des Hottentots. C'est une des parties les plus arides et les plus désertes du globe; l’eau potable y est très rare, et on y voit à peine par-ci par-là quelque trace de verdure. On prétend que derrière ces solitudes errent les Cimbebas , peuple dont l'existence est bien loin d’être prouvée.

L'HOTTENTOTIE Où PAYS DES HOTTENTOTS. Cette région s'étend depuis la Cimbébasie et le pays des Cafres-Betjouanas jusqu’à la colonie du Capde-Bonne-Espérance. Le grand fleuve Orange la traverse de l’est à l’ouest. Les Hotteniots sort partagés en plusieurs peuplades subdivisées en un grand nombre de petites tribus. Nous citerons entre autresles Namaquas, où se trouve Pe l la à la gauche de l'Orange , et les missions de Xommagas et de Sleinkopf; es Coranas; les Damaras, qui savent travailler le cuivre ; les Griquas, remarquables pour leurs progrès dans la civilisation, qu’ils doivent aux missionnaires établis parmi eux. Sur leur territoire, on trouve la pelite ville de Griqua (Klaarwater), avec 3060 habitans, dont plus de 350 fréquentent les écoles ; el Hardcastle, avec 880 habitans.

L'AFRIQUE - AUSTRALE - ANGLAISE OÙ COLONIE DU CaP-DE-BONNE-EspéRANcEe. Celte importante colounie, ci-devant Hollandaise, occupée par les Anglais en 1795 et en 1806, leur fut cédée formellement en 1815. Elle forme aujourd’hui le noyau des possessions anglaises dans cetie partie du monde. Ses confins sont : au nord, l'Hottentotic- Indépendante ; à Pest, la Cafrerie proprement dite ; au sud, l'Océan-Austral; ct à l'ouest, l'Océan-Atlantique.

D'après des notices récentes , cette colonie est partagée en deux gouvernemens : celui du Car et celui d'UiTExHAGEN, subdivisés en neuf districts. Les lieux les plus remarquables sont : Le Cap (Cap-de-Bonne-Espérance), que les Hollaudais nomment AÆaapstad, et les Anglais Capeto wn. C'est la résidence du gouverneur général et de toutes les autorilés supérieures. La vie du Cap est située au pied des montagnes de la Fable et du Lion, au fond de la baie de la Table sur l'Atlantique et à une petite distance de la

baie False sur l'Océan-Austral. Malgré cette position avantageuse, on peut dire que le Cap n'a pas de véritable port, parce que ces deux baies sont exposées au vent etoffrent toutes deux un mouillage peu sûr ; néanmoins cette ville est toujours un des points les plus importans du &lobe sous le rapport militaire et commercial ; car le Cap est /a plus forte place de l'Afrique et la relâche ordinaire des vaisseaux quivont en Asie ou qui en reviennent. Toutes les rues sont coupées à angles droits, les maisons bâties en pierres ou en briques, et presque toutes ont le toit en terrasse. Ses édifices les plusremarquables sont : l’église principale qui sertau culte réformé et anglican; le palais du gouverneur , les casernes , et les magasins. Hovsde l'enceinte de la ville se trouve le magnifique hôpital , qui peut contenir 600 malades. Le Cap possède en outre une "#€nagerie assez bien fournie d’animaux rares ; un jardin botanique qui, dans ses belles allées ombragées , offre une promenade charmante ; un collège très bien organisé et destiné à compléter l'instruction de la jeunesse ; plusieurs écoles élémentaires ; une bibliothèque publique et deux journaux. En 1834, sa population s'élevait à près de 20,000 habitans, dont plus d’un tiers se composait d'esclaves affranchis pendant cette année. Dans ses environs, remarquables par de beaux chemins et par les charmantes maisons de campagne, où se retirent les habitans les plus riches pendant les grandes chaleurs, on trouve : Constantia, gros village , remarquable par la bonté de ses vins; et Simonsstadt sur la baie False, petite ville , importante par ses beaux chantiers.

Les autres lieux les plus remarquables sont : Stellenbosch, chet-lieu de district, et Gnadenthalberg, la plus importante mission des frères Moraves en Afrique; Uilenhagen, chef-lieu du district de ce nom, duquel dépendent les districts à l’est du Gaurits ; Graaf-Reynet chef-lieu du district de ce nom; Graham's Town qui parait être le lieu le plus remarquable des nouveaux établissemens faits dans le district d’Albany; selon M. Georges Thompson , depuis 1826 , ils se relèvent du dépérissement dont ils étaient menacés.

La CAFRERIE proprementdite ou la CAFRERIE MA- RITIME, plus connue sous le nom de côTE pe Na- TA. Cette contrée s'étend le long de l’Océan-Indien depuis le Keiskama et l'Hottentotie jusqu’à la baie de Lagoa, dans les établissemens portugais. Les Cafres qui l'habitent sont divisés en plusieurs peuplades subdivisées en tribus, dont les suivantes sont les plus remarquables : les Koussas ou Amakosas , qui vivent le long des frontières ovientales de la colonie anglaise du Cap; Gaïka, dont parle M. Barrow dans son voyage au Capde-Bonne-Espérance, était encore naguère , malgré ses vices, leur chef le plus renommé ; il est mort, il y a déjà quelques années ; son successeur se nomme Sandili; celui-ci, Hinga, Poto rt d’autres chefs étaient reconnus par les Anglais comme les rois légitimes des Caftes de cette partie. Hinga ayant été tué dans la dernière guerre,

Kreoli, son successeur, aété forcé de céder aux Anglais un vaste territoire. Les Tambouki, re-

marquables par leur industrie ; ils savent travailler le fer et l'argent qu'ils mélent ensemble pour faire des ornemens. Les Zoulas (Zoolas), nommés Hollontontes par les indigènes de la baie de Lagoa dont ils forment une tribu, sont devenus dans ces dernières années très puissans.

Leur chef Tchaka a soumis le Mapouta et a été pendant quelque temps la terreur des populations qui demeurent au sud de la baie de Lagoa. Selon M. Georges Thompson, son armée était forte de 15,000 hommes ; il vient d’être tué par son frère Dingan, qui est bien loin de pouvoir résister comme lui à son rival Massalikathi (Mosolekatsi), qui selon les derniers rapports des missionnaires et de MM. Hume et Muller, étend sa domination sur presque toutes les peuplades Cafres connues des colons du Cap.1l parait que les Mantatis, dont les journaux ont tant parlé il y a quelques années, n'étaient autre chose que des tribus cafres de cette partie de l'Afrique que Tchaka mettail en fuite par la terreur de ses armes. C'est dans son territoire que se trouve la petite colonie que le lieutenant anglais Farewell a fondée en 1824 au Port-Natal et sous la protection de Tchaka. Les Mamboukki, qui passent pour être les plus belliqueux ; ils sont pasteurs et agriculteurs.

Les ETABLISSEMENS PORTUGAIs. Pour éviter les répétitions, et pour ne pas séparer ce qui cst eontigu, nous renvoyons à la page 908 où l'on a indiqué les lieux les plus remarquables situés le long de la côte ps SoraLa correspondant à cetle subdivision de l’Afrique-Australe,

La CAFRERIE INFÉRIEURE Où le PAYS DES CAFRES- Bersouanas {orme la plus grande division de cette

région, Elle est partagée entre plusieurs peuples indépendans et souvent en guerre entre eux. La Société des Missions protestantes de Paris présidée par l'amiral comte Verrhuell, a envoyé, il y a quelques années, trois ministres chez les Betjouanas pour leur apporter le christianisme et la civilisation qui l'accompagne. Les principaux peuples connus jusqu'à présent sont les suivans : les Priquas, qui demeurent le long du Kruman et de ses afuens : Nouvelle-Lilakou, ville à laquelle on accorde 6000 habitans, est la résideace du roi, auquel paient tribut plusieurs hordes de Hottentots qui errent dans les solitudes au sud-ouest du Litakou; les missionnaires y ont une église eb des écoles. Les Tammahas, au nord-est des Briquas; leur roi réside à Meribowkey. Les Barrolongs, au nord et à l'est des Tammahas, subdivisés en plusieurs peuplades, dont les principales sont : les Ouankelze (Wanketze), dont le roi réside à Mélita; les Maroutzis (Marootzees), qui se distinguent por leur industrie et dont Kourritchane, peu éloignée à ce qu'il parait d’un affluent du Mafumo , est la résidence du roi; M. Campbell lui accorde jusqu'à 16,000 hahitans; les Machow (Mashow), dont le chef-lieu est Machow, qui para avoir avec ses environs 10 à 12,000 âmes ; ces peuples sont agriculteurs. Les Macquinis qui demeurent au nord des Maroutzis, et qui paraissent être les plus nombreux, les plus puissans et les plus civilisés de tous tes peuples Cafres ; ils tirent une grande quantité de fer et de cuivre de leurs mines , qu'ils vendent après aux nalivas voisines. Les Morolongs au nord et à l’ouest des Machow. Les Gokas, le long du Donkin, affluent du Fleuve Jaune ; on dit que teur chef-lieu est plus grand que Lilakou.

LÉGLON DB L'AFRLIQUEORTENPABE.

POSITION ASTRONOMIQUE, Longilude orientale , entre 22°? et 49°. Latilude, entre 12° boréale et 20° australe.

cowrss. Au nord, la Région cu Nil et le golfe d’Aden. À lesf, VOcéan- Indien. Au sud , l’Océan-Indien pendant un petit espace, ensuite la Région de lAfrique-Austraie. À l’ouest la Nigritie.

rzsuves. Les doutes que nous avons signalés sur la direction des fleuves de la Nigritie sont encore plus grands lorsqu'on veut tracer le cours des grands fleuves qui arrosent cette vaste partie de l'Afrique. On peut dire qu’on ne connait entièrement le cours d’aucun de ses fleuves principaux. Tout ce que la géographie offre de moins vague et de plus im-

portant sur ce sujet , nous paraît pouvoir ètre réduit à ce que nous offrons dans le tableau suivant.

L'OCÉAN INDIEN reçoit :

Le Zamneze, dit aussi Couama et QUILIMANE ; c’est un des plus grands fleuves de l'Afrique ;on ne connait que la partie inférieure de son cours ; toute la partie supérieure est encore livrée aux conjectures des géographes. 11 parait cependant que sa source est beaucoup plus éloignée qu'on ne le croyait. Nous penchons à croire que le RocpourA et le Munucuna qui traversent le vaste territoire des Cazembes, pourraient bien étre les deux branches principales du Zambeze ; nous invoquerons à notre appui la belle carte de l’Afrique de notre savant ami M. Brué, et quelques renscignemens qu’on nous a donnés à Lisbonne. En admettant cette hypothèse, ce grand fleuve, après avoir arrosé les contrées sou nises aux Cazembes, traverserait le royaume de Changa-

mera, le blissemer générale seraient l'Aroa!

Manga de son co recevoir Lbeze se j quatre et Lvuano , C rait être aussi cel uavigateu Parmi les merons 7 mané.

Le Lors TANDO (W on ne con tent dans austral, « leur supp #h. 11 pa grand co:

lac Koufl pays des de comm Casati 0!

Page 1