‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 403 sur 628 · MAN · texte numérisé non relu

MAN

Tenda

bou, le

embou

mt

(Haugars , Araouàn ; en parait s par leur t le risque s Sourqà lepuis Mait tous les exactions ima et au els apparet tout le encore Îles res tribus, Ihagarà et elles ont offrent des voisinage ni en sont enant aux république te le mème fréquentée | Ssahhrà.

1 connue; en, une ale 4ghaoli; c'est imerce du

possèdent u Ssahhrà de Lybie nord, le pris dans les Arabes yon et les nest voiberbères.

les prinsân, de {. A l’est berbères région partagés les : les la petite réside à par les l'on lire , qu'on bou de Pa, renils attaau Bor- » Minaeaux ; s comils doi- 'chands breux au sud bou de le être es roe leurs

NIGRITIE ou REGION DES NEGRES. 8s9

tribus vivent dans les cavernes des montagnes de Tibesti. 4bo parait être leur chef lieu, ou

du moins leur station principale. Et les Tibbou dits d’4rna du nom de leur chef-lieu.

MRERLELD ou RÉGION DES NÈCAPS.

POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude, entre 20° occidentale et 24° orientale.

Latilude, entre 17° boréale et 18° australe.

conrinNs, Au #07d, la Région du Maghreb et proprement le Ssahhrà. À lesé , les Régions d'' Nil et de l’Afrique-Orientale. Au sud, la Région de PAfrique- Australe et l’Océan-Atlantique. A l'ouest, l’Océan-Atlantique. ‘

rzBuves, Cette région offre un grand nombre de fleuves, mais on ne connaît encore que très imparfaitement leur cours; il paraît qu’ils vont tous se rendre dans l’Océan-Atlantique , à l’exception de ceux qui appartiennent au grand bassin du lac Schâd ou Tchad.

L'OCÉAN ATLANTIQUE reçoit :

Le SÉNÉGAL, dit aussi ZENAGA; il prend sa source dans le Fouta-Djalo sous le nom de Ba- Fixc (Fleuve-Noir), chez les Mandingos , et BALEO (Noir), chez les Péuls (Poules) ; on le nomme aussi Foura (le Fleuve), et chez les Ghiolofs (lolofs) Dencues. Ce grand fleuve, après avoir arrosé le Fouta-Djalo, baigne le Djalonkadou, le Bambouk le Kadjàga , le Kasson , le Fouta-Toro etle Oualo. Le Sénégal , dans la partie inférieurs de son cours forme, selon les meilleures cartes, la séparation entre cette région et le Ssahhrà. Ce fleuve passe var l’ancien Fort-St-Joseph, Bakel, Podor, Dagana et St-Louis, et forme un grand nombre d'iles, parmi lesquelles ? distinguent, par leur étendue , celles du Morfyl (Morphil ou delIvoire), de Bifesch et de Beyghio (Bequio). Le Sénégal reçoit un grand nombre d’affluens dans la partie supérieure de son cours et très peu dans la partie inférieure; nous citerons parmi ceux de la rive droite, le XAokoro, grossi par la Ba- Oulima. Ses principaux affluens à la gauche sont : la F'alémé, qui est le plus grand de tous, etle Neriko, qui établit une jonction temporaire entre le bassin du Sénégal et celui de la Gambie. Nous ajouterons aussi que le {ac de kayar (Cayor), à la droite, dans le pays parcouru par les Maures de Teràrzah, et celui dit Panié-Foul, à la gauche, dans le Oualu,le Fouta- Toro et le Ghiolof, déchargent leurs eaux dans le Sénégal.

La Gawmie prend sa source sous le nom de Di- MAN, dans le plateau du Fouta-Toro, baigne le Tenda , le Bondou, le lani, le Saloum, le Badibou, le Barra, etentre dans l'Océan par plusieurs embouchures , regardées presque toutes, par la

plupart des géographes, comme des fleuves différens avec lesquels la Gambie communique par des canaux; les plus remarquables sont : la Cas- SAMANCE et la rivière de CacHeo, dite aussi SANTO- Domnco. L’assertion de Labat, qui dit que la Cassamance est un bras de la Gambie, a été changte en réalité par les recherches faites dernièrement sur les lieux par le capilaine anglais Boteler, et par les savantes observations publiées par M. d’Avezac, dans le Bulletin de la Société de géographie de Paris.

La RIVIÈRE DE GÉBA ou GEesves naît dans le Kabou, traverse le pays des Biafares et des Balantes, et par plusieurs branches se rend à l'Océan.

Le R10-GRANDE, dit aussi RIVIÈRE DES NALOUS ; il nait dans le plateau du Fouta-Djalo, baigne le Tenda-Maïié, le Kabou , le pays des Landemans, et se jette dans l'Océan au sud du Gcba.

Le Rio DE Nunno-TrisrAo, vulgairement ap.

pelé Rio-Nuñez et même Karonpy dont le cours parait être très borné; il est important par la masse de ses eaux ; il passe par Kakondy , et traverse le pays des Sousous, et des Nalous.

Tous ces fleuves appartiennent aux pays que les géographes européens nomment Sénégambie ; les suivans arrosent ce qu’ils appellent la Guinée,

Le Scarcies ou Scassas naît sur le revers méridional du plateau du Fouta-Djalo, arrose le pays des Sousous . le Timani ; dans celui de Boullom , ce fleuve entre dans l'Océan, Le Kabba ou Mungo, beaucoup plus considérable que le Scarcies , est cependant regardé comme un de ses affluens ; ce dernier baigne le Kouranko, le Limba et le Timani.

La RIVIÈRE DE SIERRA-LEONE , dite ROKELrE dans la partie supérieure de son cours. Sa source est voisine de celle du Djoliba (Dhioliba:; ; elle traverse le Soulimana, le Kouranko, le Limba, le Timani et le Boullom ; c’est dans ce dernier qu'elle entre dans l'Océan.

Le KamARANKA (Camaranca) prend sa source un peu au sud de la Rokelle dans le Kissi, traverse le Kouranko , et , après avoir couru presque parallèlement à la rivière de Sierra-Leone, il entre dans l'Océan au sud de l'embouchure de cette dernière.

Le Mesurano. On ne connaît encore qu'une petite partie de son cours; on croit que sa source est très éloignée de l'embouchure.

Le Sesros. On ne connait encore que la partie inférieure de son cours ; c’estle plus grand fleuve connu de la côte dite des Graines.

Le Suerro-na-Cosra, dont le cours, d'aprèsles rapports des indigènes, serait très long ; il a son embouchure près de Grand-Bassan , à l'extrémité orientale de la côte dite de l'Ivoire.

L’Anconna Ou SEINE, dit aussi Rio-Conni.

(Serpent), dans les anciennes relations. I prend sa source sous le nom de Tando, au pied d'une montagne dansle royaume d'Achanti proprement dit, traverse ce royaume, arrose le Dinkara, le Gura, l'Ouarsa, l’'Amanahea dans l'empire d’Achanti , et se jette dans l'Océan.

Le Pra, BossouprA Où RIVIÈRE ST-JEAN, naît dans l’Achanti proprement dit, arrose le Dinkara, le Tufel, l'Ouarsa , et, sur les limites du Fanti, entre dans l'Océau. On le nomine aussi CHama. C'est au bassin de ce fleuve qu’'appartient la riviére qui passe par Komassy (Coumassie).

Le Rio Voura, connu dans les divers pays qu'il arrose daasl’empire d'Achanti, sous les noms d’A- DIRRIE, AMOU, ASIEZAW et Fanno; c'est le plus grand courant d’eau connu de ce puissant état. Il prend sa source au pied du mont Kondoungourie dans le Banda sur les frontières de l'empire, arrose le Banan (Bann), le Coranza, l’Inta, le Rouroum, le Quaou, l'Aquapim, l’Aquam bou et autres pays dépendant de l’Achanti, et près d'Adda, colonie danoise, il entre daus l'Océan.

Le Lacos, dont on ne connait encore que la partie inférieure ; on suppose que sa source est tres éloignée. D’après quelques relations des indigènes le Lagas serait identique au Mory du Dagoumba. M. Adams prétend qu'il n’est que l'issue du lac Cradou et du lac près d’Ardrah qui communiquent entre eux et avec le fleuve de Renin.

Le Diouisa, DuiouiBa, KouarnA, Quonra ou Ni- “gr. Ce fleuve mystérieux dont le cours a fait uaitre tant d'hypothèses, et dont r’exploration a soûté la vie à tant de voyageurs , a été presque enticrement reconnu il y a quelques années. Appelé à sa source TEunE, BÂ, Diousa, etc.,etc., il descend du mont Loma qui s'élève entre le Soulimana et le Sangara, traverse sous le nom de DsoL1BA le Sangara, le Kankan, le Ouassoulo , les roy'umes du Haut et du Bas-Bambarra, arrose le Bauan, le Pays des Dirimans et le royaume de Tombouctou. Au-dessous de cet état, son cours a été jusqu'à ce jour livré aux hypothèses. L'opiuion publiée par M. Reichard de Weimar en 1803 , adoptée depuis par le célèbre Clapperton et par notre savant ami M. Brué, a été confirmée, à quetques détails près, par l'intéressante exploralion des deux frères Lander. D'après Clapperton le Djoliba au-dessous de Kabra prendrait la direction sud-est,traverserait sous le nom de Quonna la partie occidentale de l'empire de Bello, baignerait le Borgou, le Niffé, le Yourriba, le Founda. D'après la relation abrégée du voyage des frères Lander, communiquée par le lieutenant Becher à la Société royale de géographie de Londres , et la savante analyse que M. Jomard a bien voulu nous communiquer, le Kouarra court droit au sud, entre les méridiens de Yaouri et de Katunga, fait ensuite un granddétour vers l’est entre Rabba et Karunda, et , après avoir couru pendantquelques milles vers le sud jusqu'au confluent avec la Tchadda, ce grand fleuve tourne brusquement au sud-ouest. Arrivé à Kirri (Kirree) L forme un vérilable delta, qui se développe en-

mm pe ne en an ce ne

tre le Vieux-CaLasan et la Rivikre DE RENAN que l'on doit maintenant regarder comme ses deux BRAS ORIENTAL el OCCIDENTAL $ le BRAS CENTRAL ou principal aboutit au cap Formoso et est par conséquent identique à la Rivière De Nux; c'est cette branche que les frères Lande: ont descendu jusqu'à son embouchure. Cinq ousix autres bra.… ches coulent dans les espaces intermédiaires. Un fait important, dont la connaissance est due à l'exploration de M. Caillié, c’est que le Djoliba à Sego , ou aux environs, se bifurque pour former une très grande ile et une autre beaucoup plus petite à l'extrémité de laquelle se trouve Djénny, et que plusieurs milles après la jonction des deux branches qui a lieu à Isaca , ce grand fleuve continue son cours à travers le vas ir lac Djebou (Dibbi, Debo). La carte jointe à la relation du lieutenant Becher représente une bifurcation semblable entre Abbazacca et Kirri. Les principales villes qui se trouvent le long du Djoliba, dans la partie reconnue ou supposée de son cours , sont : Bammakou , Yamina, Sego, Sansanding, Silla, Jinné ou Djénny, Massina , Ten- Boktoue ou Tombouctou, Koubi, Yaouri, Boussa, Raca, Rabba, Egga, Kacunda, Bocqua, Abbazacca, Damouggou et Kirri ; au-dessous de cette dernière ville, on trouve Eboe sur le bras central ou la Rivière de Nun, Benin sur le bras Occidental, Brass, sur le bras de ce nom; Owyhere, Nouveau- Calabar, Boni et autves villes paraissent aujourd’hui devoir être placées sur des bras du Kouarra. La géographie positive de ce vaste bassin est encore trop imparfaite pour que nous puissions hasarder de nommer tous les principaux affluens du Djoliba ; nous nous bornerons à signaler les suivans comme les plus remarquables à la gauche : le Cobbie (Cubbie), qui passe par Sakkatou et Cobbie ; la Coudounia , qui apporte au Kouarra une grande masse d’eau en lraversant le royaume de Niffé;, la Carry ou Tchad Sharry , Chad ou Tshadda ), qui passe à Funda et qu'il ne faut pas confondre avec le fleuve du mème nom qui appartient au bassin du Tchad. À la droite nous ne nommerons que la Moussa (Moossa), qui passe par la ville de ce nom eb aboutit au Kouarra, dans les environs de Raca ; elle sépare le royaume de Borgou de celui de Yarriba. Nous ajouterons que le Djoliba ou Kouarra franchit la chaine des montagnes Kong, dont on se plaisait à exagérer tant la hauteur, et que la partie inférieure de son cours oppose de grands obstacles à la navigation par les nombreux écucils dont son li est parsemé, surtout entre Vaouri et Kirri.

Le Vieux-CauaBar ou BonGo parait descendre du plateau du pays élevé des Calbongos et déboucher dans le golfe où parait aboulir le bras oriental du vaste delta du Djoliba sous le nom de Rio de la Cruz.

Le Rio nez Rev, le R10 Camanones, dont on regarde le MALEmBA comme un bras, le DANDIER etleGason ou Ovoxcavouxca, sont encore très peu connus; on ignore la position de leurs sources, qu'on suppose être très éloignées de leurs embouchures respectives , surtout celle du Gabon; ils traversent des contrées comprises communément

sous le de Gabo | eaux avd Les fleu munéme leurs s0 cours o Congo et imparfai la longu le sujet graphes.

qui enve rectificat graphie pour avoi Le Cou ciennes r!

Moïenzt-k &gloutit to mère de lement la les rensei M. Douvil il prend dans le pa tude orien tourne d’:

de Humé des Cassa Couango nord-oues aboutir à décharge Dans ce le tance de ( Conde-Yo cipaux aû M. Douvil Jambe, larmi cet Cassan well et Mu au Djoliba et les ob:

donnaient nivn , et qt heureuse € fit connait cours de © Le Locr ville, par prend sa s verse celu Le Dann Gingaet a et de Dem Le Zewz embouchu royaume ( lugaises d Golungo) ( Le Cours connaissai cours, pre donnés pa

BENIN que ses deux CENTRAL

etest par

lux; c'est descendu tres bra..nédiaires.

sance est st que le bifurque une autre aquelle se

s après là

Isaca, ce

rs le vas ir te à lareune bifur-

Kirri, Les

ng du Djo-

sée de son sego, Sansina , Tenri, Boussa,

\bbazacca,

cette der-

central ou

Jccidental,

, Nouveau-

nt aujoury Kouarra.

sin est en- | puissions ux affluens ignaler les

s à la gau-

e par Sak-

> qui ap-

e d’eau en Charry adda ), qui confondre artient au e nommei passe par harra, dans toyaume de iterons que haine des à exagérer vieure de es à la naont son li tKirri.

descendre gos et délirle bras us le nom

s, dont on le DANDIER bre très peut s sources , urs embot- Gabon; ils munémens

sous le nom de pays de Biafares le long de la côte de Gabon, où ils viennent aussi tous méler leurs eaux avec celles de l'Océan.

Les fleuves suivans apparticnnent aux pays communément connus sousla dénomination de Congo; leurs sources et la plus grande partie de leurs cours offrent encore beaucoup d'incertitude. Le Congo et le Coanza étaient encore naguëre plus imparfaitement connus que les autres à cause de la longueur de leur cours, qui a été et est encore le sujet de plusieurs hypothèses parmi les géo: graphes. M. Douville a soulevé un coin du voile qui enveloppait leur cours; nous lui devons la rectification de cette importante partie de la géographie de l'Afrique. Voici les fleuves qui passent pour avoir le couts le pluslong :

. Le Couaxco, Coco ou Zaïnr, que d’après d’anciennes relations les indigènes nomment aussi Moïenzt-Enzanot, c'est-à-dire /e fleuve qui enéloutil tous les autres, et Zruntre qui signitie mère des eaux. On ne connaît pas encore exactement la partie supérieure de son cours; d’après les renseignemens donnés par les indigènes à M. Douville, qui en a exploré une grande partie, il prend sa source dans le haut plateau austral, dans le pays des Regas entre le 25° et 26° de longitude orientale et le 9° et 10° de latitude australe. 11 tourne d’abord vers l'ouest et traverse le royaume de Humé , le pays des Mouchingi, les royaumes des Cassanges, de Cancobella, de Holo-ho. Le Couango fait ensuite un grand détour vers le nord-ouest et après vers le sud-ouest pour aller aboutir à l’Océan-Atlantique, dans lequel il se décharge par une large et profonde embouchure. Dans ce long cours ce fleuve passe à quelque distance de Cancobella et de San-Salvador, arrose Conde-Yonga, Inga , Noki et Embomma. Ses principaux afluens à la droite sont le Hogi, que M. Douville regarde comme le plus grand; le Rambegi, le Louimbiet le Bancora.

V'armi ceux de la gauche nous nommerons le Cassanci. Nous rappellerons que Riley, Maxwell el Mungo-Park croyaient ce fleuve identique au Djoliba; que plusieurs relations des indigènes et les observations faites sur ses débordemens donnaient une certaine probabilité à cette opinivo , et qu’elle a fait entreprendre en 1816 la malheureuse expédition du capitaine Tuckey, quinous fit connaître exactement la partie inférieure du cours de ce grand fleuve.

Le Loce ou Awsniz, confondu, selon M. Douville, par l'expédition anglaise avec le Onzo. Il prend sa source dans le royaume de Ginga et traverse celui de Holo-ho.

Le Danné prend sa source dans le royaume de Ginga et arrose les provinces portugaises d'Encogé et de Dembos.

Le ZENzA, improprement nommé BENco à son embouchure par les Portugais. 1 nait à l’ouest du royaume de Ginga et traverse les provinces portugaises du Haut et Bas-Goloungo (Alto et Baxo- Golungo) et celle d'Ambaca.

Le CouenzaA ou CoanzA, dont naguère on ne connaissait encore que la partie inférieure du cours, prend sa source, selon les renseignemens donnés par les indigenes à Y. Douville, bien plus

NIGRITIE ou REGION DES NEGKES. gai

au sud et plus à l'est que ue l'indiquent les cartes les plus récentes, dans le plateau austral, et au pied du mont Hele dans la pays des Moumbos. Ce grand fleuve traverse du côté du sud les royaumes de Cuninga , Cutato, Haco, Libolo et Quisama, et du côté du nord, le royaume de Quicua et les provinces portugaises de Pongo-Andongo, de Cambambe, de Massangano et de Muchima. Le Coanza entre dans l'Océan au sud de la pointe Palmeirinha; on doit le regarder comme le plus grand fleuve de cette partie de l'Afrique après le Zaïrr.

Le Cuvo ou Cocvo traverse les royaumes de Bihé, de Baïlundo et de Sela ; il se décharge dans l'Atlantique.

Le CaruuneLa, dont la source est encore inconnue, se jette dans l'Atlantique au nord de Benguela, après avoir traversé le royaume de Mano et les provinces portugaises appartenant au Benguela.

Le grand bassin intérieur du LAC TCHAD , dans la partie orientale de la Nigritie-Centrale (Soudarw Oriental}, veçoil :

Le Yeou, dont onne connait pasencore la source, on la suppose dans les montagnes du Bocher ou Djacoba. Ce fleuve traverse le Kurry-Kurry et le Katagoum dans l'empire de Bello,.le Pays des Bedes indépendans, et le Bornou proprement dit dans l’enpire de ce nom. Katagoum dans l'empire de Bello, Bedkarfi, Habchary et Yeou dans j'empire de Bornou sont les villes principales arrosées par ce fleuve, Le Chachum (Shashum) parait être son principal affluent à la gauche. On ne connait rien de positif sur ses affluens à la droite; quelques-uns paraissent être assez considérables,

Le Cnany; on ne connait encore qu'une petite partie de son cours inférieur. La masse de ses eaux parait être plus considérable que celle du Yeou. Le Chary passe près de Loggoun, par Chowy ct autres villes de l'empire de Bornou. Ce fleuve parait former actuellement la ligne de séparation entre la frontière de cet état et celle du royaume de Baghermeh.

prvision, Depuis long-temps les géographes européens partagent cette région de l'Afrique en quatre parties très inégales qu’ils nomment Soudan , Sénégambie, Guinée et Congo. Le Soudan, selon ces géographes, S’élend entre le Sahara et la Guinée, la Sénégambie et la région du Nil ; ils donnent le nom de Sénégambie aux pays compris entre le Sahara-Occidental et la côte de Sierra:

Leone; ils appellent Guinée tous les pays situés entre la Sénégambie et le Congo, l'Atlantique et le Soudan; ils comprennent sous la dénomination générale de Congo ou de Guinée-Mcridionale, par opposition à la Guinée proprement dite, qu’ils appellent aussi Guinée-Septentrionale , toutes les vastes contrées sitnées le long de l'Océan, depuis le cap Lopez jusqu’au ap Frio et qui s’étendent bien avant dans

l'intérieur vers l’orient , subdivisant encore la Guinée-Septentrionale en plusieurs côtes, nommées de Sierra-Leune, du Poivre, des Graines ou de Malaguette, des Dents ou de l’Ivoire, d'Or, des Esclaves , de Benin, de Calabar et de Gabon ; ils subdivisent en outre la côte des Dents en côte de l’Zvoire proprement dite, côte des Males-Gens @ côle des Bonnes-Gens ou Quaquas.

Nous avons déjà vu, à la page 878 , que toutes ces divisions et leurs dénomina tions sont inconnues aux indigènes ; nous avons fait voir aussi que quelques-unes de ces dernières ont même une acceplion différente chez les Arabes , les seuls qui aient des noms généraux pour la géographie de l’Afrique. Pour ne pas ajouter, par l'introduction de nouvelles dénominations et de nouvelles divisions, aux difficultés sans nombre qu'offre déjà la description de cette partie de l’Afrique, nous allons choisir dans le millier d'états qu'elle comprend, ceux qui sont aujourd’hui les plus importans. Nous les décrirons d’après les quatre divisions principales que nous venons de nommer ; mais dans les ténèbres qui enveloppent encore cette partie de la géographie, nous n’oserons pas entreprendre la tâche difficile de tracer d’une manière précise la ligne de démarcation entre le Soudan de nos cartes et la Guinée, entre le Congo et les pays qui appartiennent à la Région que nous avons nommée Orientale ou du Zambeze. Si l’on voulait subdiviser cette immense région de l’Afrique d’une manière moins inexacte , il nous semble qu’on pourrait la partager en trois grandes contrées géographiques qu’on pourrait nommer NiIGRITIE-OCCIDENTALE , Correspondant à la Sénégambie ; Nicri-

Nigriti e

Les pays qui forment le Sounax de nos cartes et une partie de la GUINÉE peuvent être divisés de la manière suivante : Pays qui appartiennent au bassin du Djoliba ; Pays qui appartiennent au vassin du lac Tchad ; Pays qui appartiennent à tous deux.

Les principaux pays qui appartiennent aa bassin du Djoliba ou Kouarra , sont :

Le SANGARAN Ou SANGARA, vaste contrée habitée

par desidolètres régis par plusieurs chefs indépendans et sonvent en guerredes uns contre les

TIE- CENTRALE, qui comprendrait le Soudan et la Guinee ; le premier pourrait être appelé Wigritie-Intérieure ; celle-ci Nigritie- Marilime ; enfin, Nr- GRITIE-MÉRIDIONALE, qui embrasserait le Congo etendu jusqu'aux limites bien plus reculées vers lorient, que lui assigne l'exploration de M. Douville.

Mais par les motifs que nous avons déjà exposés , nous conserverons autant que possible , dans notre description, les divisions principales en usage parmi les géographes, en les coordonnant cependant avec celles que nous venons de proposer. Nous ajouteronsque notre Ni g rilie-Intérieure correspond aux pays dont l’ensemble forme le Ta k rour de M. d’Avezac, dénomination que ce savant a proposée pour la substituer à celle de Beled-el-Soudan, par le motif que cette dernière appellation, pour étre exacte, ne devrait s'appliquer qu'aux contrées habitées par des peuples Nègres; tandis que, dans les limites assignées au Soudan par les Européens et par les Arabes, on rencontre la race Poule, qui est rouge et qui se compte elle-même parmi les Blancs. M. d’Avezac partage le Takrour en trois grandes sections : à l’est c’est le Bornou el ses annexes ; au centre le Haousd ; à l’ouest le Mély. 11 propose aussi de nommer Ouanqgarah la partie intérieure de notre Nigritie-Maritime. Ces dénominations nouvelles ne changeant nullement la position des pays ni l’état politique des contrées comprises dans cette partie de l’Afrique, nous avons conservé les divisions que nous avions tracées dans la première édition de l’Abrégé, nous bornant à y intercaler les faits nouveaux dont la science s’est enrichie depuis sa publication.

Centrale.

autres. Le Djoliba y prend sa source et la traverse,

Le Bouré, petit pays habité par des Djalonkés (Dhialonkès), régi par Boucary, chef mahométan , despote et gucrrier. Ce canton montueux est très important par l'exploitation de ses riehes mines d’or, dont le produit se répand dans tout le Soudan et danslesétablissemens anglais ctfrançais de la côte. Djénny, qui passait pour être le pays le plus fourni de ce précieux métal , n’a en partie que celui qu'on lui apporte de Bouré; Sansanding, Yamina et Sego sont dans le même cas. Bouré, sur le Tankisso, affluent à la gauche du Djoliba, en est la capitale.

Le Kaxkan au nord du Sangaran. Kankan,

lelongdi par son signalée à y fornr Marabo

Le B:

depuis q:

dou, 4e

C'est ac du Sou

sans Toi les états de Massi lestroup ou Jen par le D les mais lages en sont tot l'extérie que par nées. Dj minée p Les rue:

ges pou des voit tous les grande | guerre , Tous le:

vanes ne coup d'é lahs, B:

pendant merce. !

habitan:

trop pet hhamd Ahmado écoles !

distracti à la jon(

ndrait le ier pourfrieure ; nfin, Nibrasserait lites bien e lui as- Douville.

vons déjà utant que n , les diarmi les it cepens de pro- Nigriaux pays rour de 1e ce saer à celle que celte > exacte, contrées es; tandis u Soudan rabes, on rouge et armi les Takrour t c’est le re le Ha- 08e aussi a partie -Marivelles ne des pays omprises Jus avons is avions n de l’Acaler les s'est en-

a traverse, Djalonkés mahomé-

ntueux est

ses riches ans tout le sctfrançais

e le paysle partie que

ankan,

NIGRITIE ou REGION DES NEGRES. . 893

près du Milo, affluent de droite du Djoliba, en est la capitale; c'est une ville aussi industrieuse que commerçante, avec environ 6,000 habitans , tous mahométans.

Le OuassouLo ou Ouassecon au nord du Kankan, habité par des Foulahs idolàtres, pasteurs et cultivateurs, dont plusieurs se distinguent par leur industrie. Sig ala, petit village, est le siège de leur chef, que M. Caillié dit être très riche en oret en esclaves.

Le BausarrA (Bambarrana) formait il y a quelques années , un vaste et puissant royaume, qui était la puissance prépondérante du Soudan-Occidental. Depuis quelque temps il est partagé en deux états différens, qu'on pourrait nommer le Haut-Bambarra et le Bas-Bambarra.

Dans le Haut-Bambarra on trouve : Sego (Seghou), sur le Djoliba, assez jolie ville avec des maisons construites en argile et blanchies, des rues assez larges, et entourée d'une muraille en terre; c’est la capitale du royaume et le siège d'un grand commerce. Mungo-Park estimait à 80,000 âmes sa population ; peut-être en a-t-elle un tiers de moins. Les autres villes principales lelong du Djoliba sont: Bammakou, importante par son commerce et par sa position qu’on a déjà signalée au gouvernement français pour l’engager à y former un établissement. Viennent ensuite Marabou, Yamina, Sami, Sansanding et Silla.

Le Bas-Bambarra est un royaume fondé depuis quelques années par le foulah Sego-Ahmadou, qui fait depuis lors la guerre au roi de Sego. C'est actuellement la puissance prépondérante du Soudan: Occidental ; il a déjà battu les puissans Touariks qui lèvent des contributions sur les états du Soudan-Central, a donné le royaume de Massina à son frère, et a plusieurs fois battu lestroupes du Haut-Bambarra. Dj énny(Djinné ou Jenné), à l'extrémité d’une petite ile formée par le Djoliba, est sa capitale. M. Caillié dit que les maisons sont aussi grandes que celles des villages en Europe; la plupart ont un étage; elles sont toutes à terrasse, n’ont pas de fenêtres à l'extérieur, et les chambres ne reçoivent l'air que par une cour intérieure, Il n'y a pas de cheminées. Djénny a une grande mosquée en terre dominée par deux tours massives mais peu élevées. Les rues ne sont point alignées, mais assez larges pour un pays ou l’on ne connait point l’usage des voitures. Elles sont très propres et balayées tous les jours. Quoique cette ville ait perdu une grande partie de son commerce à cause de la guerre, elle est encore très commerçante, Tous les jours il en part et il y arrive des caravanes nombreuses , et elle est le séjour de beaucoup d'étrangers, surtout de Mandingues, Foulahs, Bambarras et Maures qui s’y établissent pendant un certain temps pour y exercer le commerce. M. Caillié ne lui accorde que 8 ou 10,000 habitans, nombre qui nous parait de beaucoup trop petit. Les autres villes principales sont : E/hhamdo-Pillah, fondée récemment par Sego- Ahmadou, afin que la jeunesse qui fréquente les écoles qu’il y a établies ne soit pas exposée aux distractions et au bruit de Djénny. Zsaca, située à la jonction des deux bras du Djoliba ; elle sert

de port aux embarcations qui font le trajet de Djénny à Tombouctou.

Royaume DE Massixa. Massina, sur le Djoliba, résidence du roi, frére de Sego-Ahmadou roi du Bas-Bambarra.

Le Banax, situé à la droite du Djoliba. Seshabitans ressemblent aux Mandingues et sont très adunnés au commerce. On y trouve Dihiover, gros village, habité par des Foulahs et situé surla rive droite du lac Débo à l'endroit où le Djoliba en so"t.

Le Pays Des Dinimans , silué le long de la rive droite du Djoliba depuis le lac Débo jusqu'aux environs de Diré , village dépendant du roi de Tombouctou ; il s'étend aussi plus loin à l'est. 4/codia est la résidence de leur chef.

Le Royaume DE TEN-Boxtous ou Tomnoucrou, situé le long du Djoliba, est maintenant beaucoup resserré dans ses frontières. Dans le xiv® siècle, ce petit état était le noyau d'un vaste empire dont dépendaientles royaumes de Gualata, d’'Agadez , de Melli, de Kauo, de Cachena, de Zeg-Zeg et de Zamfara, Tributaire de l'empire de Marok de 1672 à 1727, et influencé par cette puissance depuis la mort de l’empeteur Muley- Ismayl, jusqu'à celle de Sidi-Mohammed, c'està-dire depuis 1727 jusqu’en 1795, le royaume de Teu-Boxtoue fut depuis lors vassal, tantôt du Bambara, tantôt du Haoussa. Maintenant il parait être indépendant, quoique obligé de payer aunucllement une forte contribution aux Touariks qui errent sur ses frontières, afin que ces féroces et puissans nomades n'inquiètent pas les caravanes qui, de toutes les parties de l'Afrique, se rendent dans sa capitale. Cette ville mystéricuse, qui depuis des siècles occupe les savans et sur la population de laquelle on se formait des idées si exagérées, comme sur sa civilisation et sur son commerce avec l’intérieur du Soudan, est située, selon M. Caillié, à 8 milles de distance de la rive gauche du Djoliba, dans une immense plaine de sable blanc et mouvant sur lequel il ne croit que de frêles arbrisseaux rabougris. Ten-Boktoue (Tombouctou) n'est fermé par aucune elôture ; sa circonférence peut être estimée à 3 milles. Les maisons sont grandes, peu élevées, n’ont qu'un rez-de-chaussée et sont construites en briques. Les rues sont propres et assez larges pour y laisser passer trois cavaliers de front. En dedans et en dehors, on voit beaucoup de cases de paille, de forme presque ronde, comme celles des Foulabs pasteurs; elles servent de logement aux pauvres el aux esclaves qui vendent les marchandises pour le compte de leurs maîtres. Ten-Boktoue renferme sept mosquées, dont deux grandes, surmontées chacune d’une tour en briques. Quoique le commerce de Ten-Boktoue paraisse avoir beaucoup diminué en comparaison de ce qu'il était autrefois, cette ville peut encore être regardée comme le principal entrepôt de cette partie de l'Afrique. On y dépose tout le sel provenant des mines de Toudeyni. Les Maures ÿ restent 6 à 8 mois pour faire le commerce et attendre un nouveau chargrment pour leurs chameaux. Ses principales affaires se font avec Djénny et par la navigation

es

ES

le long du Djoliba. M. Caillié ne porte qu'à 10 ou 12,000 âmes la population permanente de Ten-Boktoue. Tout en rejetant les exagérations des voyageurs qui l'ont précédé, nous croyons que ce nombre est au moins d'un tiers au-dessous du nombre réel de ses habitans. Parmi les lieux les plus remarquables du royaume, nous nommerons : Cabra, petite ville à la gauche du Djoliba, à laquelle M. Caillié n'accorde que 1000 à 1200 habitans ; c'est le port de Ten-Boktoue ; son commerce est très actif.

Le Royaume D£ Boncou (Borgoo), dont Ja plus grande partie est située à la droite du Kouarra. Ce n'est à proprement pârler qu’une confédération de plusieurs petits rois, dontceux d'Ouaoua, de Æiama, de Niki et de Boussa,. sont les plus puissans ; ils sont presque tous despotiques chez eux ; ils regardent celui de Boussa comme leur suzerain, et résident dans des villes du même nom, Les villes les plus remarquables sont :

Boussa , sur la rive gauche du Kouarra, résidence du chef de la confédération, nommé Mohamed, quoique idolâtre. Clapperton lui accorde de 10 à 12,000 habitans; c'est près de cette ville que Mungo-Park fit naufrage. Kiama, bâtie sur le flanc d’une chaine de collines ; c’est la résidence du sultan Yarro; elle parait être la ville la plus commerçante du Borgou et en même temps la plus peuplée; on lui accorde 30,000 âmes. Ouaoua (Wawa), une des plus jolies villes de cette contrée, avec environ 18,000 habitans.

Le Royaume De Yaourt situé entre le Haoussa et le Borgou , est actuellement une des puissances principales de la Nigritie; son sullan a repoussé avec succès les attaques répétées des Fellans. Yaouri (Yaoori), située sur la rive gauche du Quorra ou Kouarra , ville grande, populeuse et fortifiée, en est la capitale. Ses habitans sont assez industrieux et adonnés au commerce; ils fabriquent une grande quantité de poudre à fusil, qui, quoique de mauvaise qualité, trouve un grand débit dans tout l'intérieur de la Nigritie, Le Rovyaoue DE Nirré ou Tarpa, situé à la gauche du Kouarra est partagé entre les deux fils du dernier roi qui se font la guerre : Mohamedel-Magia, qui est Mahométan, est aussi le plus fort et est soutenu par lesultan Bello; Edrisi est païen. Tabra est provisoirement la capitale de la partie dépendante de Mohamed-el-Magia ; on lui accorde 18 à 20,000 âmes. Koulfa, peu éloignée à l'est de la précédente, est la ville la plus industrieuse et la plus commerçante du Niffé ;

on lui assigne une population de 12 à 15,000àmes; la plupart de ses habitans sont mahométans.

Rassa, peu éloignée de la rive gauche du Quorra, ville grande, peuplée et commergçante, obéirait selon les frères Lander à Mallam Dendo proche parent du sultan Bello; Mallam serait le véritable dominateur du Niffé, dont le monarque n'aurait qu’un pouvoir nominal. Rabba est l'entrepôt de toutes les marchandises de fabrique indigène et étrangère ; on y amène surtout beaucoup d'esclaves. Ecca, à la droite du Quorra, ærande ville, très peuplée ; remarquable surtout par l’activité commerciale de ses habitans, qui possédent un grand nombre de grosses barques, sur

lesquelles ils font le commerce en remontanteten descendant ce fleuve, Ces gros bateaux sont à proprement parler leurs habitations; ils ne les quittent jamais etils y vivent avec leurs familles, Comme plusieurs autres villes situées sur les bords du Quorra, Egga est exposée à des débordemens, qui pendant quelque temps, la couvrent cutièrement ainsi que ses environs.

Le ROYAUME DE YARRIBA. I s'étend depuis Pouka, près de Badagry sur la côte des Esclaves, jusqu'aux frontières du Borgou et à la rive droite du Kouarra vers le 10° degré de latitude. C'est une des puissances prépondérantes de la Nigritie ; et Clapperton regarde son armée comme aussi forte que celle de tout autre royaumede l'Afrique.

Les rois de Dahomey , d'Alladah, de Badagry et de Maha lui paient un tribut, et celui de Benin est son allié. Malgré sa grande puissance, les Fellatah, commandés par Danfodio, ont pris il y a quelques années sa capitale et plusieurs autresplaces, qu'ils ont évacueespar lasuite. Ereo ou Katunga, bâtie sur le penchant et autour de la base d'une petite chaîne de collines, est la capitale du royaume. Elle est environnée de murs de 20 pieds de haut et d’un fossé. Sa circonférence est d'environ 15 milles. Les maisons sont bâties en terre ct ont des toits en chaume. Les sculptures ornent les poteaux qui soutiennent les verandahs des maisons du roi et des cabocirs ; elles représentent, soit un boa tenant une anlilope ou un cochon, soit des troupes de guerriers accompagnés de tambours. Les autres villes principales sont: Bonov, très grande ville, jadis capitale du royaume ; Djannah; Daffou, à laquelle on accorde 15,000 habitans; Tc4a-dou; Tchaki; Kouso, avec 20,000 habitans ; voyez à la page 901 pour les royaumes tributaires.

Le RovAUME pe Founna. Cet état, encoré trèsimvarfaitement connu, s'étend le long du Tchadda et domine sur une grande partie des pays situés à la gauche de cet affluent du Quorra; ceux qui sont àla droite appartiennent aux Fellatah. Foun da, sur la rive gauche du Tchadda, en estla capitale. C'est une des plus grandes villes de la Nigritie; M. Laird dit qu'elle est aussi grande que Liverpool, et lui accorde de 60 à 70,000 habitans. Le palais du roi consiste en un groupe de cases de forme circulaire entourées de palissades; 1500 femmes y sont entretenues par ce despote, qui observe à-la-fois les cérémonies de l’islamisme et dufétichisme, croyances qui se partagent entre elles tous les habitans. Les murailles de Founda s'élèvent à une hauteur de 25 pieds et sont défendues par des bastions d'architecture mauresque. Les habitans de Founda fabriquent de grossières étoffes de coton, savent bien préparer ct travailler le cuir , brassent de bonne bière et sont d’assez bons forgerons. Nous nommerons encore Djamakhar , petite ville située sur une colline escarpée ; à l'époque de la sécheresse elle devient le port de Founda.

Le ROYAUME DE BENIN ou Anou, C'est un des états les plus puissans dela Nigritie; on dit qu'il s'étend depuis Lagos jusqu'au Bonny et à vingt journées de marche dans l'intérieur ; en admeltant ces limites, il embrasserait une grande par-

tie du va Yarriba moins cé frères La celui de exagéré | c'est une dérable, M. Adam Beauvois fermé de de longue bois. Nou jours ou rains, et été desce ses servi y précipit aouveau Aussi ses commerc sans se après sa terre po qu'on po ce royau Awerri), pitale du Jackéris industrie contraste roces de Benin. P.

qu'ils ont nisme que siècle. C’e Beauvois rieur des on dit qu’ se frayan mense pe monstrue avons cru quelle le gnaler l'e partie de fertiles et une ile , à Domingo comme 1 Bonny es chique t 20,000 h:

grand m c'est ent çantes.

Le Roya Antony ( Calaba capitale.

tinguent Les relat moyen d auxquelle tuées sur ces villes

ne mt

ntanteten sont à proes quittent s. Comme ; bords du mens, qui ilièrement

uis Pouka, aves, jusrive droite ude, C'est a Nigritie ; nine aussi l'Afrique.

adagry et de Benin sance, les put pris il sicurs aute. Eyeo <taulour nes, est la onnée de sé, Sa cirs maisons | chaume, i soutienet des caoa tenant roupes de Lesautres inde ville, Daffou, cha-dou; S; voyez aires.

é trèsim- Tchadda ys situés x qui sont ounda, capitale.

Nigritie ; te Liveritans. Le cases de es; 1500 ote, qui slamisme ententre Founda sont démauresde grosparer ct e etsont s encote e colline elle de-

un des dit qu'il à vingt admet- € par-

NIGRITIE ou REGION DES NEGRES. 695

tie du vaste delta du Niger. Cet état est allié du Yarriba et doit être rangé parmi les contrées les moins connues de la Nigritie. On a assuré aux frères Lander que le roi régnant est frère de celui de Yarriba. Benin, dont on a tant exagéré l'importance, est la capitale du royaume ; c'est une ville qui occupe un espace assez considérable, mais dont la population ne s'élève, selon M. Adams, qu'à 16.000 âmes, Selon Palisot de Beauvois, tout près s'élève le vaste palais du roi, fermé de murailles avec de jolis appartemens et de longues galeries soutenues par des piliers de Lois. Non loin de là est le puits profond ettoujours ouvert qui sert de sépulture aux souverains, et dans lequel, lorsque le roi défunt a été descendu, on voit s'élancer volontairement ses serviteurs, ses favoris, et durant trois jours y précipiter par force taus ceux que les affidés du aouveau roi rencontrent et peuvent attraper.

Aussi ses sujets ignorans croient-ils qu'il a un commerce direct avec le ciel, qu'il peut vivre sans se nourrir, mais que 120 lunes ou 10 ans après sa mort il est destiné à reparaitre sur la terre pour y régner de nouveau, Dans les états qu'on pourrait regarder comme tributaires de ce royaume, on trouve : Owyrhere (Oware, Awerri), pelite ville d'environ 5000 habitans, capitale du royaume de ce nom, habité par les Jackéris, peuplade nègre remarquable par son industrie et par la douceur de ses mœurs, qui contraste singulièrement avec les habitudes féroces de ses voisins , les habitans du royaume de Benin. Palisot de Beauvois et M. Adams disent qu'ils ont conservé quelques traces du christianisme que les Portugais y introduisirent au xvu® siècle. C’est de cette ville qu'en 1786 Palisot de Beauvois partit pour son exploration dans l'intérieur des terres, dans la direction du nord-est ; on dit qu'il pénétra jusqu’à 300 lieues de la côte, se frayant un chemin à travers un désert immense peuplé de lions, de panthères, de serpens monstrueux et d’autres animaux féroces. Nous avons cru devoir rappeler cette excursion à laquelle le refus des guides mit un terme, pour signaler l'existence de vastes déserts dans cette partie de l'Afrique environnée de contrées très fertiles et assez peuplées. Bonny (Banny), sur une ile , à l'embouchure du Bonny, dit aussi San- Domingo, Doni ou Andour, et qu’on regarde comme une embouchure du delta du Djoiiba.

Bonay est le chef-lieu d'une république oligarchique tributaire du Benin ; on lui accorde 20,000 habitans. Bonny était naguère le plus grand marché d'esclaves de toute la Guinée ; c'est encore une de ses villes les plus commerçantes.

Le ROYAUME DE Qua. Il s'étend entre le Saint- Antony (Andoney) et le Rio-del-Rey. Vieux - Calabar, sur le Bongo où Calabar, en est la capitale. Ses habitans, quoique idolâtres, se distinguent par leur civilisation.

Les relations les plus récentes ne donnent aucun moyen de déterminer les divisions politiques auxquelles appartiennent les villes suivantes situées sur la partie inférieure du Quorra; mais ces villes sont trop importantes pour être passées

sous silence. Boqua, petite ville sur la rive gauche du Quorra; c'est une espèce de port libre sur un terrain neutre, où lestribus obéissaut à des rois ennemis , apportent sans danger les objets d'échange. Arra, autre ville près de la rive gauche du Quorra , à laquelle les frères Lander accordent 15,000 habitans. Damoccou, sur la rive gauche du Quorra, siège d'un roitelet qui possède une flottille. Kinn: (Kirrec), assez grande ville; c'est un des grands marchés de la Nigritie. Nous rap

pellerons que c'est aa-dessous de cette ville que commence l'immense delta du Niger. Essos, ville de médiocre étendue, qu'on a à tort qualifée de grande ville ; les frères Lander ne lui accordent que 6000 habitans; elle est située nonloin de la rive droite du Quorra. C’est un des grands marchés de la partie inférieure de ce fleuve et la capitale du royaume des Ebboe, qui parail être beatfcoup moins étendu et puissant que ne le représentaient les relations vagues recueillies par d'anciens voyageurs ; MM. Lander y trouvèrent un grand nombre de grosses barques provenant de la côte,

On pourrait provisoirement regarder comme une dépendance géographique du bassin du Djoliba les états suivans, tous très peu connus, mais trop importans pour n'être pas mentionnés.

Le ROYAUME DE Kono (Conge), remarquable par l'industrie de ses habitans, qu’on dit être mahométans. 11 parait s'étendre sur une grande partie des montagnes connues sous le nom de Kong.

On représente sa capitale , nommée Kong, comme une ville aussi grande que commerçante.

Le Mezui, le Mosi (Mosee), le For (Fobee), le CaLannaA et le Dacouusa, sont des pays peu connus; ils paraissent être importans; et, avec d’autres contrées encore plus ignorées, ils occupent l’espace qui s'étend entre les royaumes que nous avons décrits le long du Haut-Djoliba , Tombouctou, le Borgou, le Yarriba, le Dahomey, l'empire d’Achanti et le Kong. Calanna, capitale du royaume de ce nom, et Fahndi, de celui de Dagoumba, passent pour ètre de grandes villes bien peuplées, industrieuses et commerçantes. Voyez l'empire des Achantis à la page

Parmi les états qui appartiennent au bassin du Djoliba et à celui du Tchad, notre cadre ne nous permet de .nommer que les suivans :

L'EMPiRE DES FELLANS Ou FELLATAu, fondé dans le Gouber (Goober) par le cheïkh Othman, connu communément sous le nom de Hatman Danfodio.

Ce nouveau prophète conquérant, profitant de la confiance sans bornes qu'avaient en lui les Fellans, rassembla ses compatriotes qui avaient vécu jusqu'alors épars dans les forêts de la plus grande partie du Soudan, où ils s'occupaient à, élever des troupeaux ; 11 s’empara de la riche province de Kano ; du Gouber, dont il tua le sultan; subjugua ensuite tout le Haoussa , le Cobhi (Kubbi), le Yaouri et une partie du Niffé, Tout l'intérieur de l’orient à l’occident fut frappé de terreur. Le Bornou dans l'est, et le Yarriba dans l'ouest , furent assaillis avec succès, et, malgré

la résistance opposée par les Yarribani, Danfodio parvint à s'emparer de Raka, Elora ou Afaga, ainsi que d'un grand nombre d’autres villes, et poussa ses conquêtes jusqu'à la côte maritime, Katunga, capitale du Yarriba, fut prise et détruite en grande partie. Les triomphes de Danfodio attirèrent dans ses états un grand nombre de Fellans ou Foulah de la Sénégambie, auxquels il assigna lrs terres el les maisons des nègres dans plusieurs provinces, mais surtout dans le Zeg- Zeg. En 1802, ce terrible conquérant devint fou à cause de son fanatisme religieux. À sa mort, arrivée en 1816, son fils Mohammed Bello, le sultan actuel, eut pour sa part, selon Clapperton, la plus grande partie des pays conquis par son père ; mais les provinces situées à l’ouest du Haoussa tombèrent en partage à Mohammed- Ben-Abdallah, fils de son frère; il parait cependant que tous ont été réunis par la suite sous le sceptre de Bello. À la mort de Danfodio, il se forma une confédération ou {owia parmi les peuples conquis pour recouvrer le. indépendance. Le Gouber , le Zamfra, le Guari ct le Katongkora districts du Cachenah, le Yaouri, le Cobbi, le Daoura et la partie méridionale du Zeg-Zeg secouèrent le joug des Fellatah; tous ceux sur lesquels on put mettre la main furent tués. Mais la valeur et l’habileté de Bello parvinrent à reprendre presque tout le Gouber, une partie du Zamfra, du Guari et du Cobbi, ainsi que la partie méridionale du Cachenah et la lus grande partie du Niffé. Cet empire est aciuellement la puissance prépondérante du Soudan; il paraît comprendre le Gouber, le Cobbi ou Kebé, le Guari, partie du Niffé , le Zamfra , le Zeg-Zeg, le Kano, le Doury , le Cochenah, le Kalagoum, l'Aweïk ; le Kurry-Kurry et le vaste pays de Djacoba paraissent être aussi ses vassaux. Une partie de la population du Djacoba , quoique moins abrutie que d'autres peuples nègres, offre la singularité d’être anthropophage. Sackatou, dans la province de Tadela ou Ader, qui formait autrefois un district du Gouber, est la résidence ordinaire de Bello. Cette grande ville est siluée sur le sommet d’une colline peu élevée, près d'une rivière qui va se joindre au Kouarra ou Djoliba, à quatre journées de distance. Bâtie en 1805 par Danfodio, elle a été ceinte par l’empereur régnant, d’une muraille de 24 pieds de haut et d'un fossé sec. Une bonne partie de Sackatou au-dedans des murailles pourrait être prise pour une suite de jardins mal cultivés. Les maisons , assez bien bâties, forment des rues régulières, au lieu d’être réunies en groupes comme dans les autres villes du Haoussa. 11 y a deux grandes mosquées, un marché spacieux au centre de la ville, et une grande place devant la maison du sultan. Cette dernière forme une sorte de petite ville; ils’y trouve cinq cours carrées, une petite mosquée , un grand nombre de cases et un jardin. Une grande tour carrée , surmontée d’un dôme haut de 35 à 40 pieds, est l'appartement où Bello reste pendant la grande chaleur du jour. En admettant comme exactes les estimations sur la population des villes du Soudan données par MM. Clapperton et Lander, Sackatou pourrait

bien contenir jusqu'à 80,000 habitans, la plupart Fellatah ; ce serait la ville la plus peuplée de toute la Nigritie.

Les autres villes principales de l'empire dans le bassin du Kouarra sont: Cachenah, nommée il y a cent ans Sangras; c'est le chetlieu du Cachenah. Ses murailles en terre embrassent une grande étendue de terrain; mais comme à Kano et en d'autres villes, les maisons n'occupent pas la dixèime partie de cet espace; tout le reste est couvert de champs et de bois. Depuis la conquête des Fellatah, le commerce des environs s'est porté à Kano, et la plupart des maisons de cette grande ville, jadis si florissante par son industric et par ses vastes relations commerciales, tombent en ruines, Aalaouaoua(Kalawawa), chef-lieu du Gouber, Zérmi, chef-lieu du Zamfra. Zariya, chef-lieu du Zeg- Zeg; la vieille ville, prise en 1800 par Danfodio, est presque totalement abandonnée ; la ville nouvelle, bâtie por les Fellatah, est entièrement habitée par ce peup!e. On y voit une grande mosquée, et sa population est estimée à 60,000 âmes, Magaria, dans l'Ader, jolic ville que Bello fait bâtir ; elle devient tous les jours plus considérable, les habitans de tous les villages à une grande distance à la roude ayant reçu l'ordre de venir y demeurer,

Les villes principales de l'empire dans le bassin du Tchad sont: Ka no, chef-lieu de la province de ce nom. On porte à 40,000 âmes sa population permanente. C'est actuellement le plus grand marché de iAfrique-Cent:''ale. Cette ville, conti la forme est un ovale irrégulier d'environ 1 villes, est entourée d’un mur en terre de 30 pivds de haut et de deux fossés à sec. Elle a 15 portes en hois recouvertes de lames de fer; on les ouvre et ferme régulièrement, comme dans les autres villes de cette partie de l'Afrique, au lever et au coucher du soleil. Les maisons, construites en argile et ordinairement à deux étages, sont presque toutes carrées avee de petites fenêlres et un appartement dans le centre, dont le toit est soutenu par des troncs de palmier; il est destiné à recevoir les étrangers. Les maisons sont à un quart de mille des murailles, et, dans quelques endroits, réunies en petits groupes séparés par de larges mares d’eau stagnante ; clles n’occupent guère que le tiers du terrain compris dans l'intérieur des murs: le reste est employé en champs et en jardins. Clapperton assure que le marché de cette ville estle mieux réglé de toute l'Afrique. Baebaegie, dans la même province , avec plusieurs maisons en pierre et 20 à 25,000 habitans , dont la plupart sont des réfugiés du Bornou et du Ouadey ou leurs descendans; presque tous s’adonnent au commerce. Kaloungwa; Zangaeià :

Kalagoum, chef-lieu de la province de ce nom, sur un affluent du Yeou; c'est une des principales forteresses de l'empire ; on lui accorde 7 à 8000 habitans. Sansang et Bedi gouna dans le pays des Bedes.

Les principaux états qui appartiennent au bassin du lac Tehad sont :

L'Eup étendu Orient:

tral, se frontiè:

nou pa tête de:

ï à les ch j du joug ! que pru rain de l'est que tous les n'a pres L’empir à la Fra pertes, dérante nemis s des Fell:

par les | avait fai quelem nou pro occident septentr lac; ens ce même Loggour Mongow Borno guée du est lacar de l'emp Kouka ment bà distance naire, € l'empire.

sine du le grande e on luiac du grand marché.

Nous tion es nos ca entreu

art d

’objét plètes 4 que de menté quer vaux & trois n domin:

sorban pulatio divers

plupart le toute

re dans |, NoMle chetre em- An, mais maisons espace; de bois.

mmerce plupart si florisrelations 1laou- Zirmi, | du Zeganfodio, la ville ièrement nde mos- 00 âmes.

que Bello us consies à une 'ordre de

le bassin

province opulation us grand tte ville, d'environ

s maisons et, dans groupes agnante ; u terrain reste est

L'EuPine ne Bonnou. Cet état, qui parait avoir

étendujadis sa domination sur tout le Soudan-

Oriental et sur une grande partie du Soudan-Cen-

tral, se trouve aujourd'hui très resserré dans ses

frontières. Peu de temps après la conquête du Bor-

nou parles Fellatah ,le cheikh El:Kanémy , à la

tête des belliqueux habitans du Kanem , réussit à les chasser et à délivrer entièrement sa patrie

du joug étranger, Depuis lors ce chef, aussi brave

que prudent, peut être regardé comme le souverain de fait, tandisque le véritable empereur ne l'est que de nom. Ce dernier continue à jouir de

tous les honneurs attachés à sa dignité, mais il

w'a presque aucune influence dans les affaires.

L'empire de Bornou ressemble, à quelques égards,

à la France sous les rois fainéans. Malgré ses

pertes, cet état est encore la puissance prépon-

dérante du Soudan-Oriental. Ses plus grands ennemis sont le sultan de Baghermeh et l'empereur des Fellatah. En 1827 le chelkh. avait été battu

par les troupes de Bello dans une invasion qu'il avait faite dans les états de ce dernier.: 11 parait quel'empire de Bornou actuel se compose du Bornou proprement dit, le long du Yeou et du bord occidental du lac Tchad; du Kanem, sur la rive septentrionale ct partie de la rive orientale de ce lac, ensuite d'une partie du Loggoun ; au sud de ce même lac ; de partie du Mandara au sud du Loggoun , et d'une partie du pays des Mungas ou Mongowi, à la gauche du Yeou. VNouveau- Bornou ou Birnie, ville murée et peu éloiguée du lac Tehad ; avec environ 10,000 habitans, est la capitale titulaire de l'empireet la résidence de l'empereur. Les autres villes principales sont : Kouka, ville de médiocre étendue, nouvelleiment.bâtié parle cheikh: El:Kanemy, à une petite distance du Jac Tchad; c'est sa résidence ordinaire, et pat conséquent la véritable capitale de l'empire. Aagornou, toutiprès de Birnie et voisine du lac Tchad; c'est actuellement la ville la plus grande et la plus commerçante de tout l'empire; on luiaccorde 30,000 habitans, sans tenir compte du grand nombre d'étrangers qui fréquentent son marché. Digo'a, grande ville murée , dont on

NIGRITIE ou REGION DES NEGRES.

porte la population à 30,000 âmes. Birnie 0 Vieux-Bornou, sur le Yeou, ville entièrement ruinée , jadis capitale de l'empire, Le vaste espace couvert de ses ruines atteste son ancienne splendeur ; on voit encore en plusieurs endroits les restes de ses murailles en briques rouges ; elles ont de 3 à 4pieds d'épaisseur ; on portait à 200,000, âmes sa population. Gambarou, sur la rive droite du Yeou, grande ville qui existait encore en 1809, mais dont il ne reste plus que les ruines; MM. Denham et Clapperton pensent que ces édifices devaient être les plus magnifiques de tout le Soudan ; Gambarou était la résidence ordinaire des sultans de Bornou. De low, jadis capitale de Mandara ; on lui accorde 10,000 habitans, Mora, la capitale actuelle de ce royaume, qui parait être plutôt allié que tributaire de l'empire de Bornou. Mao u, chef-lieu du Kanem.

Le ROYAUME DE BAGHERMER, en partie sur les rives orientale et méridionale du lac Tchad. Ce pays, dont on ne connait pas encore l'étendue du côté de l’est, touche à l'empire de Bornou avec lequel il est continuellement en état de guerre, Ses habitans se distinguent par leur bravoure et leur industrie parmi les autres peuples nègres de l'Afrique. Depuis quelques années le Baghermeh a secoué le joug que lui avait imposé Saboun, avantdernier sultan du Ouadaï, Mesna parait en être la ville capitale.

Le novauue ne Mona, dit Dan-SzALEyH par les Arabes qui depuis long-temps s’y sont établis, Ouavaï, parles Fezzanais et les marchands du Sahara, ét Bencou, par les Bornouans avec lesquels il confine et auxquels il fail souvent la guerre, comme il la fait aussi au Dar-Four, Quoiqu'il paraisse être un peu déchu de ce qu'il était sous le règne de Saboun, cet état est encore une des deux puissances prépondérantes du Soudan-Oriental, On connaît très imparfaitement les pays dont il se compose. Ouara (Warra), qu'on dit ètre trois fois aussi grande que Boulaq près du Caire, en est la capitale. Une partie du territoire de: ce royaume paraît ne pas appartenir au bassin du lac Tchad.

Nigritie- Occidentale.

Nous avons déjà vu que cette dénomination est synonyme de la SÉNÉGAMBIE de nos cartes. Cette vasle. contrée partagée entreun grand nombre d'états a été de la

art de notre savaht ami M. d’Avezac ,

’objét d'études si profondes et si complètes qe nous ne pouvions mieux faire que de reeourir à un guide aussi expérimenté : il a bien voulu nous communiquer un résumé de ses importans travaux sur cette partie. Il en résulte que trois nations principales se partagent la domination de toutes ces contrées, absorbant en elles quelques restes des populations précédemment maîtresses de divers états indépendans ; de telle sorte

qu'à la réserve d’un très petit nombre d’exceptions insignifiantes , on ne trouve plus dans la Nigritie-Occidentale que des élals Ghiolofs, des états Peuls et des élats Mandings. Parmi ces nations se sont effacés les Nones plus connus sous la dénomination injurieuse de Seérères ou bandits, et la plupart des Djalonkés et des Sérakhalés, sans parler d’une foule d’autres peuplades moins considé-

rables. Il est remarquable que les trois

races dominatrices, distribuées en beaucoup d’états mutuellement indépendans , les ont presque constamment constitués sur un patron uniforme pour chacune d’elles : presque partout en effet ce sont

me mens

des monarchies , sacerdotales et électives chez les Peuls, héréditaires et despotiques chez les Mandings, mixtes et féodales chez les Ghiolofs.

Au milieu de tous ces états existent des villages de commerçans, que l’on peut appeler avec juste raison Aanseéatiques, par analogie avec la célèbre ligue des villes libres d'Allemagne. Deux Ahanses principales, celles des Sérakhalés (Serracolets, Serrawoollis) et celle des Ghïolas (Diolas, Julis), la première au nord, la seconde au midi, ont échelonné leurs comptoirs depuis la côte jusque fort loin dans la Nigritie-Centrale , infatigables courtiers d’un commerce étendu et varié, dont eux seuls savent tirer profit.

Les ETATS GHIOLOFS (Jalofs) sont régis par des princes dont le titre varie d'un royaume à l'autre : Ja couronne y est toujours transmise héréditairement, mais en ligne collatérale, et les grands vassaux ont part à la désignation du souverain. En voici uue esquisse sommaire.

Le Ouio (Wallo, Owal), dont le roi se qualifie Brak, est voisio de l'embouchure du Sénégal , et complètement sous l'influence des établissemens coloniaux français. N der, l'ancienne capitale, est aujourd'hui ruinée, et le Brak réside à Daghana; (ans le voisinage était Nbilor, détruit en 1830 par l'artillerie française lors de l'iasurrection du prétendu prophète Denba-Golokh, qui fut pris et pendu,

Le Kayon (Caïor), dont le roi prend le titre de Damel, s'étend le long de la côte jusqu'au-delà du Cap-Vert ; c’est le plus considérable des états Ghiolofs ; ses villes principales sont Ghighis, capitale actuelle ; Mark hay (Makaye, Mangaï) et Nbdoul (Embaul, Amboul), autres résidences du souverain ; Mouyt, chel-lieu de la province de Gandiole ;, Nghigqg, chef-lieu de celle de Nghian-bour; Koky, sur la frontière orientale, compte environ 6000 habitans; Ndo ut est le village le plus considérable des Nones asservis. Ten-Gaghey possédait antrefois un comptoir français sous le nom de Rufisque.

Le Baoz, dont le souverain est appelé Téyn, avait autrefois pour capitale X 4ba, à laquelle a succédé Zambay (lLembeye); on y trouve en outre Sd / y, que les Européens ont nommé Portudal, ancien comptoir français abandonné.

Le Svn, au sud desprécédens, est gouverné par in monarque litré Bour, qui a pour capitale Ghiakhdäou ; les lieux principaux sont ensuite Ghilas et Ghiagolor, autres résidences du voi, et Ghiou à !a ou Joal, aucien comptoir français.

Le GuioLor proprement dit, noyau considérable encore, mais aujourd’hui bien déchu, du grand empire Ghiolof, dont tous les états énumérés cidessus ne sont que des démembremens, est gouverné par un Bour, qui réside àOuarkhogh (Warghogh, Huarkor, Ouamkrore) ; on peut ciler

res AFRIQUE.

ne ee me 0 moment ue co + cms de 000

après celte capitale, le marché de sel de N dou -

nou, our le Marigot-Ghengher, et le village de Medina, où abondent les teinturiers.

Éanñla le Sazoun, dont la latioe appartient à-la-fois à la souche Mandingue et à la souche Ghiolufe ; le nuyau en est Ghiolof, comme l'indige le titre de Bour, que porte le souverain, Les

émembremens seuls en sont Mondingues et sont classés parmi les états de cette nation ; ces derniers grandissent de jour en jour, resserrant au nordouest le noyau Ghiolof, dont X a kon est la cabitale; elle est située sur la rivière de Saloum.

Les ETATS PEULS (car tel est le nom national de ces peuples appelés plus ordinairement Foulahs et Felans) étaient autrefois gouvernés par des salligés (siratiques) ou chefs de guerre; aujourd'hui la puissance souveraine est entre les mains d'un chef religieux qui, de mème que les auciens khalifes, se décore du titre d'&mnir-é!- Moumenr'n ou prince des fidèles, corrompu vulgairement eu celui d'Æimamr ; élu, dans chaque état, par un conseil de Aiernos ou princes, il est à leur merci et ne peutrien faire d'important sans leur assistance, Lans cette seconde division sout compris les royaumes suivans :

LeFoura-Tono, qui s'étend le long de la rive gauche du Sénégal , est partagé en trois grandes provinces principales , subdivisées à leur tour en plusieurs districts : 1 Fauta propre au milieu, le Toro à l'ouest et le ba mga à l'est. Xiélog n (Tiiloga, Chuloigne), capitale de la premiére, est ausai celle de tout l'empire et la résidence de l'aimamy , qui cependant séjourne fréquemment à Paldy, tout près de Saldé, où il vient recevoir les présens annuels stipulés pour la sécurité du commerce européen en ces parages; nous cilerons encore, dans celte proviace, l'ancienne capitale 4gnam, Ghidba (Diaba, Djaba), Boumba,Foundégandeé, dans l'intérieur; et sur le Sénégal Kaheydé, Dounghelet Oualaldé. Le chef du Toro porte le Litre spécial de Zaum-Toro ; il réside à Ghédey, sur le bras du Sénégal vulgairemenk nommé Rivière-à-Morfil; les lieux les plus notables de la province sont ensuite Po dor', ancien établissement français abandonné; Gay é et Donayé où les Maures viennent faire escale; Maou, Mokhtar-Salam, Hateybé , sur le Sénégal , et Hay éré, dans l'intérieur. Nous nommerons encore Sourma , patrie du marabouth Muhhammed, prophète prétendu, qui, après avoir bouleversé tout le pays en 1829 et renversé l'almamy Yousef pour faire remonter sur le trône l’almamy Biram aujourd’hui régnant , s’est retiré à Podor, où il jouit paisiblement des richesses et dela considération qu'il s'est acquises. La province de Damga a pour chef-lieu Ko bilo; on y remarque en outre Kanel (Canel) et Sédo, à chacun desquels M. Moll'en accorde 6000 habitans ; #aouré Aoret, Howry), résidence du kierno Bayla, dout le major Gray fut prisonnier; Dembakané, sur le Sénégal.

Le Boxvou, au sud-est du Fouta-Toro, est aussi partagé en provinces et districts : la capilale de tuut le pays et résidence de l'almamy est Bou -

me D

déba glaise Cou:

mise À au sud ÿars toir ; 4 du ter viére. | ouest, LeF Foutavée, q Gambi prend ctde T ces, ql L'imb

gues), d jusqu'ici moins h sous ce les Bami lations « langage ment, Le K ghona

wuche l'indiin, Les pt sont erniers à nordla caoum.

ationai nt Foués par re; auntre les que les nir-élpu vu}: chaque 1, test intsans on sout

la rive grandes tour en milieu, Le K i éla pre- | da rési= rae fré- ‘aldé, stipulés > en ces tte prohiaba andé, eydé, du Toro

dération a pour bn outre desquels aouré la, dout kané,

est aussi pitale de st Bou-

tt. Ah mt tt 7

ns + mer @e re en ce mean

tébané, petile ville eatourée de murailles de

glaise, et qui n'a pas plus de 1800 habitans.

Coussan est le chef-lieu de la provinee soumise à Toumané , frère du roi, laquelle s'étend au sudsest le long de la Falémé , jusqu'au-delà de Saysandin, où les Français out un comptoir;, Fattéconda parait être le lieu principal du territoire qui est situé au-delà de cette riviére. Le Fer1o estun district frontière au sudouest,

Le Foura-Guiaco (Fouta-Diallon, Fouta-Jallo, Fouta-Djalo) occupe la région montagneuse élevée, qui renferme les sources du Sénégal, de la Gambie, de la Falémé, du Rio-Grande; il comprend les trois provinces de Timbou, de Laby ctde Temby, avec leurs annexes et dépendances, qui sont fort étendues à l'ouest et à l'est, L'im b o u (Teemboo) est la capitale de l'état et la résidence de l'almamy ; elle a environ 9000 habitans. La domination de ces Peuls se fait sentir jusqu'à la côte habitée par les Landamas, Nalous, Bagos, Sousous, vers les embouchures du Rio de Nunho et du Rio Pongo; et du côté opposé sur les pays Ghialonkés de Firia ct de Baleya,

Le Kasso (Casson) , autrefois étendu au nord du Sénégal, est aujourd'hui réduit à la seule province de Logo, sur la rive méridionale du fleuve, près des cataraetes de Félou et de Gouiua; il est gouverné par le prince Haouah-Denba homme d'un grand courage qui cherche à étendre sa domination sur les cantrées bamboukaines du voisinage; Mamier est sa résidence liabituelle. Les autres points principaux de son royaume sont : Médina, où les Français ont un comptoir, Sabousira (Savusirie), Ghiamou(Dhiamu), Tingé (Tenakic), Mousakaré, Ghiapéry (Japerey. Diapérey), Samboula et Digila; ces deux dernières sur la rive orientale du Ba-Fyn.

Le FeuLanou ou FouLanoucov, qui comprend les proviuces de Brouko et de Gangaran, est peu connu; il est traversé par les rivières de Ouonda el Bà-Oulimà, bras principaux du Ba- Qouy, dont la réunion avec le Ba-Fya forme le Sénégal. ‘Les points principaux paraissent être Bangassi, résidence du prince Sérinumma, et la mieux fortifiée de toules les villes de la Nigritie - Occidentale ; Marina et Koulikouri, daas le Fouladou propre; Gomo, kKarakello, Koli, Tombifoura, dans le Brouko,; Kandy, Koina, Sabousira, et Maniakorro aujourd'hui ruinée malgré sa triple enceinte de murailles, dans le Gangaran.

Les ETATS MANDINGS (Mandingos, Maudingues), dont la constitution a été fort peu éludiée jusqu'ici, paraissent former des corps politiques moins homogènes que les états Ghiolofs et Peuls ; sous ce nom de Mandings nous comprenons aussi les Bambarras et les Sousous, qui sont des populations de la même famille, et qui parlent le même langage. Nous allons les parcourir sommairement.

Le Kaarra, dont l'ancien Kasso, le Baghona et le Ghiafnou sont des annexes, esl

NIGBITIE ou REGION DES NEGRES. 809

situé au nord du Sénégal, et appartient aux Mandings-Bambarras, La capitale était autrefois

kemmou; c'est aujourd'hui GAio%a (Joko);

les autres villes priacipales sout Géd/ngou-

ma, qui a changé son nom en celui d’E /i-

mané, Kouniakary, ancienne capitale du

Kasso, Ghiaghé (Dhyagé, daghce), capitale actuelle de cette province conquise; & ér'rid- Jou, Jdarract laghnat, souvent dévastées par les Maures Aoulad-A'mar, et Ghiafnou (Jafnoo), l'une des stations de la hanse des Serakhalés.

Le Bausoux , entre le Ba-Fyn ou haut Sénégal et la Falémé, est une agrégation de divers districts, tels que ceux de Niagala, Natiéga, Tambaoura, Satadou, Konkadou, Camana, Ouaradou ; les principales villes sont Farbana, capitale du Bambouk proprement dit,et Natako, chef-lieu du Niagala. Il existe à une assez grande distance dans l'ouest, un petit état de même nom , formé peut-être par une émigralion du précédent; on y trouve Malém, capitale, Kasasa et Kounghiel.

Le Denrizin, sur la rive gauche de la Haute- Falémé , et renommé pour l'industrie de ses Labitans, et pour ses mines de fer; Aeénisérar!t (Banisérile) en est la capitale ; on y remarque encore Aéroudné (Kirwanny) et Ghiola-fondou (Juli-funda), dont le nom trahit une station de la hanse des Ghiolas,

Le TEnvA est séparé du Dentilia par le désert boisé de Samakara , qui porte aussi le nom de Tenda; ses villes principales sont : Farbana, sur là rive gauche de la Falémé, Za/lacota, Bady, lambico, Badou, près de la Gambie.

Le Out, au sud-ouest du Bondou, dont il est séparé par le désert boisé de Simbani, a pour capitale Médy na h, à laquelle on assigne 6000 habitans; on y remarque en outre Barrakonda, Kolor, Koussay et Sabi.

Le Yant, appelé aussi royaume de Kataba à cause de la capitale, comprend ce que les anciens géographes appclaient les royaumes de Haut et Bas-Yani et de Walley; outre la ville de Kataba, les ponts les plus notables de cetétat sont: Yarimarrou(Nyay-marigo), Kaay , Ghioghiobouré (George's-fort)et Pisania.

Les petits états de Badibou,Sanjalli, Kolar et Barra anciennes dépendances ou anaexes du royaume ghiolof de Saloum, jadis beaucoup plus important et plus étendu qu'il n'est à présent. Celui de Banna, situé à l'entrée de la Gambie est assez puissant pour avoir mis récemment eu péril les établissemens anglais sur ce fleuve.

Le Kasou, dont l'intérieur est fort peu connu, s'étend depuis le Rio de Géba jusqu’à la Gambie ; les petits états de Kantor,Tomani, Jemarrou, Eropina, Yamina et Jagra (Jogery) paraissent en être des dépendances; il exerce aussi la suzeraineté sur les Biafares , les Balantes et les Papels, que la conquête mandingue a refoulés surla côte. La capitale est Schimisa, dont Brouko et Tjaconda, sur la Gambie, relèvent immédiatement.

Enfin le Fouint, qui comprend les provinces de Combo, de Jéréja, de Kaën, et quiétend sa domination sur les Feloups et les Banyons de la côte , termine cette nomenclature. Jéréja en est la capitale.

Les anciens états autochtones qui conservent encore une ombre d’existence au milieu des trois nations dominatrices , sont le pays de Galam et le Ghialonkadou,

Le Pays ne GaLAm ou le KAyAGA (Kadjaaga, Gayaga), qui appartient aux Sérakhalés, a perdu, au nord les provinces de Ghi dim a (Gedumah) et de Ghiafnou,et se trouve resserré au sud par les Mandings du Bambouk et par les Peuls du

Bondou ; ce n’est plus qu une hsière le long de la rive méridicnale du Sénégal ; elle est partagée par la Falémé en deux provinces gouvernées chacune par un prince qui porte le titre de Tonka : le Tonka de Touûäbo est le chef de la province de Gouey; le Tonkade Makana, résidant à M «kadougou, est le chef de celle du Kaméra ; le posle français de Bake L est établi dans la première , et l’ancien fort S£-Joseph danslta seconde.

Le GHiALoNKADOU (Djallonkadou) , comprenant, les provinces de Kullo et de Gadou. est le seul refuge qui soit resté aux Ghialonkés (Jellonkas) indépendans; c’est une contrée couverte de forèts et presque déserte. Nous ne pouvons citer parmi ces villes, que Manna et Sousila, dans la province de Kullo

Nigritie- Maritime.

Nous avons vu que cette subdivision de la Nigritie - Centrale correspond à la GuINÉE de nos cartes, moins la partie que les récentes explorations ont démontré appartenir au bassin du Djoliba. Cette vaste contrée est divisée en un grand nombre d’états. Nous nous bornerons à décrire les suivans comme les plus importans et les plus connus, en faisant observer que l'empire des Achantis est la puissance prépondérante de toute cette partie de Afrique, dontelle occupe presque le milieu. Nous commencerons notre description par la côte dite de Sierra- Leone.

Le TiMmantE, petite contrée traversée par Île Scarcie et la Rokelle inférieure. X a mba, pelite ville, en est le chef-lieu.

Le Kounanko, vaste pays à l’est du précédent, et traversé par le Kabba affluent du Scarcir:, la Rokelle et la Camaranca; il parait partagé en plusieurs états, dont celui de Kouranko proprement dit, semble être le principal. Kolakonka, sur un affluent de la Camaranca, en est la capitale; kamato, sur la Rokelle, est une autre petite ville de 1000 habitans, qui en dépend.

Le ROYAUME DE SouLimAxA (Solima), au nord-rt du Kouranko. C'est l’état connu le plus policé de la Sierra-Leone. Fa Lab a, sur un affluent de la Rokelle, est la résidence du roi; on lui accorde 6000 habitans. Semba, Konkodogoure et San- &gouja sont les autres villes les plus importantes,

Le RoyauME DE Car-Monre. Les dernières relations représentent cet élat comme le plus considérable de la Guinée-Occidentale ; il s'étend depuis le Rio Gallinas jusqu'à celui du grand-Bassam, le loug de la côte et à une grande distance dans l’intérieur, Couscea, près de la source du Rio Cap-Monte, en est la capitale ; on porte sa popu- Jation à 15 ou 20,000 habitans,

Le RoyaunE ne SANGuIN ; il s'étend depuis la rivière St-Jean jusqu’à la Petite-Sisters ou Sestre. Ce

royaume, autrefois un des plus puissans de la Guinée, est depuis plusieurs années partagé eu plusicurs petits états. Une petite bourgade d’environ 1000 habitans , représentée sur les cartes sous le nom anglais de Trade-tow n(Villede-commerce}, paraît être le lienle plus remarquable le long de la côte.

La petite RÉPUBLIQUE oligarchique ne CAVALLY , ainsi appelée du nom de son chef-lieu. Cavalli} est située à l'embouchure du fleuve de ce nom: on y fait un commerce assez étendu ; les relations modernes lui accordent 10,000 habitans ; c'est le siège d’un culte particulier,

L'EMPIRE D'ACHANTI (Ashantee). Ce puissant état a éié fondé depuis un peu plus d’un siècle par Saï- Toutou qui bâtit Coumassie, et par Beitinnie, issu de la même famille ; ce dernier s'empara de Douabin, dont il fit la capitale du petit royaume de ce nom. Ces deux élats constamment alliés formèrent depuis lors par leurs conquêtes l'empire actuel des Achantis, composé du royaume d’Achanti proprement dit et de plusieurs royaumes et républiques, partie incorporés à l'empire, partie seulement tributaires. Les Achantis sont très braves; ct les Anglais, vaincus par eux, ontété sur le point d'abandonner tous leurs établissemens sur la Côte-d'Or. En ne comprenant que le pays seulement tributaire, l'empire d’Achanti parait s’étendre depuis le Rio St-André jusqu’au Popo, petit état dépendant du Dahomey, et depuis l'Océan jusque près du dixième parallèle. Coumassie, assez grande ville, dans le royaume d’Achanti proprement dit, et dans une vallée boisée, environnée au sud et à l’est d'un marais, est la capitale de l’Achanti et de tout l'empire, Ses rues sont larges, bien alignées etirès propres ; chacune d'elles aun nometest sousla surveillance d’un officier de police. Les maisons sont petites, construites en roseaux liés par un ciment de terre glaise, et couvertes de paille, Au milieu de la ville une enceinte murée renferme les palais du roi et des princes de sa famille. On y voil des chambres petites, mais décorées avec une grande profusion d'ornemens d’or, d'argent et des sculptures d'oiseaux et d’autres animaux assez bien exécutées. Coumassie possède des mollahs ou docteurs char-

gés d estl’e:

toutes côle ( Cache la pop fait ol dépas.

flottar de PA capita règne rans ville, Les pire, ceux sont le vant | en all:

Andr' de le unepe etimp près d réside!

grand Cap-M quanti floriss:

quanti d'un p ville de nahec Bein royaur de la 1 Ankra bertso (ABWO sieurs cinq di que di plusieu lieux r chapiti Dan:

4bbra kara taires de tou dansle ce nom que les salla qui sé seshab linguei supérid des gri avec Île du grai merçar sie, el de l'em et d'un

ig dela gée par hacune ka: le ince de àMuméra; dans la dans la

renant, .est le (Jellonerte de ns citer sila,

s de la tagé eu de d’ens carles n (Villeremar-

AVALLY , valily :e nom; elations c’est le

sant état par Saïnie, issu le Douane de ce s formèpire ac- Achanti etrépuie seuleraves; ct le point sur la ys seulcits’'éten- 0, petit 5 l'Océan assie, anti proenvironcapitale sont larhe d'elles officier ruites en laise, et une enbi et des bres perofusion res d'oiécutées.

rs char-

NIGRITIE ou REGION DES NEGRES. 901

gés d'enseigner à lire et à écrire l'arabe. Cette ville est l'entrepôt d’un grand commerce qui se fait avec toutes les parties de l'empire, ainsi qu'avec la côte et le Soudan , surtout avec Tombouctou et Cachenah. Bowdich n'évalue qu’à 15,000 habitans la population permanente de celte ville, mais il fait observer que, dans les grandes fêtes, elle peut dépasser 100,000 âmes en y comptantla population flottante. Les aulres villes les plus importantes de l’Achanti proprement dit sont : Douabin, capitale du petil royaume indépendant, sur lequel règne un descendant de Beitinnie, un des conquévans fondateurs de l'empire. Doumassie, petite ville , importante par l'industrie de ses habitans.

Les autres villes les plus remarquables de l'empire, dans les pays entièrement soumis et dans ceux qui n’en sont que tributaires ou vassaux, sont les snivantes; nous les indiquerons en suivanl l’ordre géographique. Le long de la côte en allant de l’ouest à l’est, on trouve : Saint- André, vers le milieu de la Côte-d'Ivoire et près de l'embouchure du fleuve Saint-André ; c'est une petite ville, résidence d’un roitelet tributaire, etimporlante par son commerce. Cap Lahou, près de l'embouchure du fleuve de ce nom, et résidence d’un roitelet tributaire; c’est la plus grande place de commerce de la Guinée depuis Cap-Monte jusqu'ici; on en exporte une grande quantité de poudre d’or. Grand-Bassam, ville florissante par son commerce et par la grande quantité d'or qu’on en exporte; c’est le chef-lieu d’un petit état tributaire , dont dépend aussi la ville de Petit-Bassam (Pequininy-Bassam). 4munaliea, dans le royaume de ce nom , dit aussi Bein ou Apollonia; Boussoua, capitale du royaume d'Ahanta ou Ante ; Mankasim, capitale de la république de Fantyn ou Fantie ; Accra ou Ankran, capitale du royaume de ce nom ; M. Robertson lui accurde 12,000 habilans. 4gouona (Agwoona , Acona), dans le Crepi, divisé en plusieurs petits états tributaires de l'empire. Dansles cinq derniers que nous venons de nommer, ainsi que dans celui d’'Adampi ou Ningo se trouvent plusieurs établissemens européens et leurs chefslieux respectifs que nous avons décrits dans le chapitre qui les regarde.

Dans l'intérieur de l'empire on trouve :

abbradie dans le Ouarsa (Warsaw), et Dankara dans le Dankara, deux royaumes tribuaires , où sont situées les plus riches mines d’or de tout l'empire. Aickiouherry (Kickiwherry), dans le royaume d’Assin,et Coranza,dans celui de ce nom; on dit que leurs habilanssont plus civilisés que les Achantis. Diabbie, capitale de l'Amina, Sallagha (Sarem), capitale du royaume d'Inta, qui s'étend à la gauche du Rio Volta ou Adirrie : seshabitans en grande partie mahométans se disüinguent par leur industrie et leur civilisation , supérieures à celles des Achanlis; Sallagha estun des grands entrepôts du commerce de cetempire avec le Soudan proprement dit, Fandi, capitale du grand royaume de Dagoumba, ville très commercante, qu'on dit être plus grande que Coumassie, el résidence d'un roi mahométan tribulaire de l'empire ; c’est le siège d'une grande industrie et d'un oracle Lrès renommé parmi les nègres.

Le ROYAUME De DaAnouEy. Quoique sa puissance soit bien déchue depuis la moitié du xvin®siècle, et qu’on le regarde même comme tributaire ou pour le moins comme vassal du Yarriba, ce royaume n’en est pas moins toujours un des plus grands et des plus puissans de la Nigritie. Il parait s’étendre depuis la frontière orientale de l'empire d'Achanti jusqu'à la frontière du Yarriba et des petils royaumes tributaires de ce dernier ; on connait encore moins son étendue du côté du nord; mais on sait qu’elle est très considérable. 4 b omey, capitale du royaume d'Abomey proprement dit, ville bâlie sans ordre et entourée d’un fossé profond qu'on passe sur quatre ponts. On y tient tous les ans des foires considérables. Tous les géographes s’accordent à porter à 24,000 habitans sa population. Les autres villes les plus remarquables sont : Calmina, avec 15,000 habilans, et un vaste bâtiment où réside ordinairement le roi. #hidah ou Judah, capitale du royaume jadis indépendant de ce nom. Grigue (Gregoy), à laquelle M. Leod accorde jusqu’à 20,000 habitans. Grand-Popo (Ma), sur uneile, à l'embouchure du Mousui, ville considérable par sa grande population et chef-lieu d’un petit état tributaire.

Le Royaume D'Arprau, jadistributaire du Daho: mey; depuis plusieurs années il paraît l’être de celui de Yarriba. 4/ la da , nommée 4rdrah par les Européens , en: est la capitale, C’est une ville assez bien bâtie et commerçante , à laquelle M. Robertson accorde 20,000 habitans. Voyez à la page 894.

Le RovauxE D€ Banane, petit état, qu’on dit être tributaire du roi de Yarriba, et dont la capitale du même nom est le port où abordèrent de nos jours plusieurs Européens pour explorer l’Afrique-Intérieure.

Le ROYAUME DE LAcos (Awané), petit état situé à l'embouchure du Lagos, et depuis quelque temps tributaire du royaume de Bemin. Voyez à la page 894. Lagos (AwWané), sur une ile formée par le Lagos. C'était, il y a quelques années, un des plus grands marchés d'esclaves de toute la Nigritie- Maritime. M. Robertson lui accorde jusqu’à 20,000 habitans.

Le Pays pes CazBonGos. Il s'étend entre le Riodel-Rey et le Rio-Camaroncs. Partagé en plusieurs pelits états, il est surtout remarquable par les hautes montagnes qui s'élèvent sur sou sol.

La côte de Gabon n'offre que de petits états pen importans. Nous nous bornerons à nommer celui d'ExPouxGaA (Empoonga), où setrouve Naango, nommée Georgetown parles Anglais, elle est située sur le Gabon, et était, lorsque Bowdich l'a visitée, le plus granit marché d'esclaves de cette côte. C’est dans cette ville que ce voyageur se procura une foule de renseignemensimportans sur le cours des fleuves et sur les états de l'intérieur. Ceux-ci sont beaucoup plus considérables, mais malheureusement ‘connus seulement par les relations vagues et contradictoires des indigènes. 1! parait cependant que l’ÉraT »'Ouxcoumo, dont la capitale parait être Mattadi, est un des plus puissans, et que le royaume de Kavu1 (Kaylees), au

sud du précédent, est habilé par un peuple assez policé et industrieux , qui exploite des mines de fer qu’il sait convertir en couteaux, lames et autres

armes, qui sait faire d'assez jolies étoffés, mais qui est antropophage ; on l'accuse de manger sesprisonniers etjusqu'à ses propresenfans..

Nigritie-Méridionale.

On a vu que sous cette dénomination nous embrassons non - seulement tous les pays qui forment le ConGo de nos cartes , mais aussi tous ceux que l'exploration de M. Douville a fait connaître vers le nord-est et l’est. Le JONGO , même dans les limites que les géographes s’accordent à lui assigner , ne forme pas un seul état, eomme on l'a dit; il n’est pas non plus partagé en quatre ou cinq états seulement, comme le représentent les cartes et comme le décrivent tes faiseurs d’abrégés. C’est une vaste région divisée en un grand uombre d'états indépendans, dont plusieurs se composent d’une foule de petits terriloires vassaux. Le géographe n’a encore aucun moyen de déterminer avec précision la limite orientale de cette vaste région. Fidèle à notre plan, nous omettrons tout ce qui étant très imparfaitement connn doit nécessairement être excln de cet abrégé. Mais, aidé de lobligeante coopération de M. Eyriès et de M. Douville , nous ajonterons d’après le plan de cet ouvrage, la description abrégée des principaux états indépendans de l’intérieur , en fixant provisoirement les timites orientales de cette grande région de lAfrique aux sources présumées du Congo et du Coanza, bien que le puissant royaume des Molouas et quelques autres états étendent leur domination sur une partie de la section de ce continent , que nous avons nommée Région de l’Afrique- Orientale. Considérée sous le rapport politique, nous partageons toute la Nigritie- Méridionale en deux parties distinctes, que nous proposons de nommer Pays Indépendans et Pays soumis aux Porlugaïs.

Dans les PAYS INDEPENDANS on trouve *

Le Rovauue pe Loanco. Il paraît s'étendre depuis le cap Lopez jusqu'à quelques milles au sud du Zaïre ; on ne connait pas ses limites du côté de lorient. 11 se compose du royaume de Loango proprement dit, et des royaumes tributaires de Santa-Catharina et de Ma)''nba qui ont pour chefs-lieux deux petites villes de ce nom; ensuite des royaumes de Cacongo (Macongo de Tuckey, ditaussi Malemba, Chimfooka), de Ngojo et partie de celui de Sogro. Loango, dansle Loaugo proprement dit, nommée aussi Boualir

et plus communément Banza-Loango , est la capitale de tout le royaume. Elle est située dans une grande plaine très fertile, a des rues lougues, étroites, mais propres , et un port peu profond, où l’on fait un commerce assez considérable. M. de Grandpré lui accorde 15,000 habitans. Les autres villes principales paraissent être : Chinguelé(Kinguele), capitale du Cacongo; Malemba, naguère grand marché d'esclaves ; Cabenda, dans le Ngojo, remarquable par la beauté de sa situation, la fertilité de ses environs: et par son port; on y vendait naguère un grand nombre d'esclaves.

Le ROYAUME DE Coxce, au sud du Loango et au mo: d de l’Angola. Quoique affaibli par les guerres civiles ct par la perte de plusieurs de ses provinces orientales , cet état paraït encore être un des plus importans de toute cette partie de l'Afrique. Les renseignemens donnés par M. d'Etourville, et d'autres que mous avons recueillis à Lisbonne, semblent s’accorder à étendre l'influence politique du roi de Congo beaucoup plus à l’orient qu’on ne le suppose généralement. Bamba où Pamba, Sundi, Pango , Batia, Pemba ed une partie de Sogno (Sonho), sontles principaux pays les moins imparfaitement connus qui en dépendent encore. On doit y ajouter, d’après M. Douville, le Pays des Mossosos , dont la capitale est Hialala , petite ville de 1200 habitans. Les Portugais exercèrent autrefois une grande influence sur ce royaume, grâces à leurs missionnaires, qui étaient parvenus à convertir au christianisme une grande partie des habitans. Mais depuis long-temps, cet état, qu'ils regardent comme leur vassal, est de fait indépendant, quoique bien des géographes le rangent encore parmi les provinces de la monarchie Portugaise. San-Salvador, nommée par les indigènes Banza-Congo (la capitale du Congo), est la r‘sidence du roi. Située sur une montagne, sa position est vantée comme une des plus saines de l'univers. D’anciennes descriptions nous représentent celte ville comme bien bâtie, ayant des rues larges et plusieurs belles places symétriquement plantées de palmiers, La plupart des maisons, blanchies à l'extérieur et à l’intérieur, ne sont que des chaumières rondes, de même que toutes celles des autres vifles du Congo, à un très petit nombre d’exceptions près. Les anciennes relations portent à 24,000 âmes la population de cette ville,

Le RovAUME nE Bomva, qui paraît être le même que celui de Mani-Emouci (Mono-Emugi, Mou- Nimigi, Mohenemugi). C'est une des puissances prépondérantes de l'intéricur de l'Afrique , et sa domination s'étend sur plusieurs petits royaumes situés vers le nord et le nord-est; nous citerons entre autres le Pays des Mouenehaï et celui de Samouhenehaï. La ville de Bomba en est la capitale; d’après les indigènes, elle serait aussi

peupl pitale d Le Ro le nom tion qu graphiq voyage sur le les ren ville, i en dou d'Aazi Leauco les anc pond at la résid 44,000 à Gism et Co enviro une de de l'AS res sé versl'e Le Ro premiè Transé Bomba l'est et bitent 1 sa suze meron ching pour ca habitan larité d’ où résic Agali la reine ville co teur, F bitans.

brique:

ques, rées cc vaste, estaus qui pa a aussi vaste porte marqi sont e rigent quent alaR Le R Kouff bitan:

et fér LeR l'est ( tans nom Cass:

viron

s, mais manger:

InS.,

» est la ée dans es lou- )eu pronsidéra-abitans.

t être :

acongo; sclaves ; e par la nvirons:

n grand

70 et au:

guerres provine un des Afrique.

urville , sbonne,.

ce polilorient nba où mba et ncipaux qui en d’après t la caabitans.

grande irs misertir au bitans.

s regarendant, encore ugaise, digènes 0), est tagne, s saines ous reayant s syméart des érieur , même ngo, à es anpopu-

même s Moussances , etsa aumes terons t celui en est t'aussi

NIGRITIE ou REGION DES NEGRES, 903

peuplée, mais mains étendue que Yanvo, la capitale des Molouas.

Le ROYAUME DE SaLA, dont le roi est connu sous le nom de Micoco-Sala (roi de Sala), dénomination qui a donné lieu à beaucoup d'erreurs géographiques. En combinant ce que les ancicus voyageurs ont dit sur le royaume d’Auzico et sur le titre de Makoko qu'ils lui donnent, avec les renseignemens que nous devons à M. Douville, il nous semble qu'ou ne saurait révoquer en doute l'identité de ce royaume avec celui d’Anzico. Mais ses habitans paraissent avoir beaucoup perdu de la férocilé dont les accusaient les anciennes relations. Missel, qui correspond au Monsol ou Mussel de nos cartes, est la résidence du roi; c'est une ville d'environ 14,000 âmes. Les autres villes principales sont : Gismola, Ambegi, Coucapalessa et Coutotilessa ; cette dernière contient environ 6000 habitans. Le royaume de Sala est une des puissances prépondérantes de cette partie de l'Afrique ; plusieurs princes, dont les territoires s'étendent considérablement vers le nord et vers l’est, lui paient un tribut ou en sont vassaux.

Le RoyauME DEs Morouas, qui parait être la première puissance prépondérante de l’Afrique- Transéquatoréale. 11 s'étend au sud de celui de Bomba; un grand nombre de pays situés vers l'est et le sud-est, et mème des peuples qui habitent le long de la Côte-Orientale reconnaissent sa suzeraineté ou lui paient un.tribut. Nous nommerons entre autres les royaumes de Mouchingi et de Moucangama; ce dernier a pour capitale Moucangama, ville d'environ 4000 habitans. Le royaume des Moluas offre la singularité d’avoir deux capitales distinctes : Yanvo, où réside leroi ,et Tandi-a-voua dite aussi Agaliou-Yanvo(la Ville des femmes) où réside la reine. Yaznvo nous parait être la plus grande ville connue de toute l'Afrique au sud de l’équateur, puisque M. Douville lui accorde 43,000 habitans. Les maisons en général sont bâlies en briques cuites au soleil. 1ky a des places publiques, de grandes prisons, deux forteresses carrées construites en briques. Le palaisdu roi est vaste, mais n'a qu'un rez-de-chaussée. Le sérail estaussitrès grand; il contient environ 700 femmes qui partagent la couche royale. Tandi-a-voua, a aussi des places publiques, une forteresse et un vaste palais où réside la reine, mais M. Douville ne porte sa population qu’à 16,000 âmes, Nous remarquerons avec ce voyageur, que ces deux vies sont entourées de branches de rivières qui se dirigent vers l’est; ekHes appartiennent par conséquent . sous le rapport purement géographique, à la Région de l’Afrique-Orientale,

LE Royacur D'HuuE s'étend au sud-est du lac Kouffoua ; il occupe un vaste espace, et ses habitans se distinguent par leur humeur Lelliqueuse ct féroce.

Le RoyAUME DE CassancE S'étend très loin vers l'est en suivant le cours du Couango. Ses habitans sont les peuples connus autrefois sous le nom impropre de Jaggas. Cassanci, sur le Cassanci, affluent du Couango, petite ville d’environ 3000 habitans, en est la capitale. C'est le

plus grand marché aux'esclaves de tout l'intérieur de la Nigritie-Méridionale.

Royaume De CANCoBELLA, dont les habitans sont très féroces; ils’étend le long de la Bancora, un des principaux affluens du Couango. Cancobella, petite ville d'environ 2000 habitans, en est la capitale.

ROYAUME DE Ho, situé le long d’un des principaux aflluens du Couango; il s'étend tres loin vers l’ouest.

RoyauME pr Hoco-Ho. C'est le plus vaste des états situés au sud du Couango. Les Mouchicon- &gos etles Mahungos en dépendent. Holo-ho, petite ville , de 2000 habitans , est la résidence du roi. Les Mouchicongos sont très belliqueux ; c'est sur leur territoire qu'est situé 4mbriz, naguère un des grands entrepôts maritimes pour la traite, avec un portsur l'Atlantique.

RoyauME DE GinGA, dont les habitans sont originaires du royaume d’Angola , el sont les ennemis les plus implacables des Blancs. Ma tamba, petite ville d'environ 1500 àmes, en est la capitale.

Les ROYAUMES DE Quiçua , CUTATO, CUNHINGA |, Tamsa, LiBoso, Quisama, SÉLA, BaAïLuNDe et Nano, sont plus petits que les précédens ; ils s'étendent à l’est et au sud du royaume d’Angola. Leurs. habitans, quoique belliqueux, vivent en paix avec les Portugais et laissent ces dernicrstraverser leurs territoires.Leurs capitales portent les mèmes noms. Nous rappellerons que dans celui de Libolo: est situé le vo/can Zombi, et que celui de Quisama possède une riche mine de sel gemme, dont on exporte tous les ans des quantités considérables qui sont consommées dans l'intérieur...

Le Royaume DE BE, dont les habitans, quoique doux et industrieux , se distinguent par leur bravoure et leur humeur Lelliqueuse. C'est une des puissances prépondérantes de cette partie de l'Afrique. Bihé, petite ville de 3000 âmes, est: la résidence du roi ; on y tient un des plus grands. marchés d'esclaves de tout l'intérieur de la Nigritie-Méridionale.

Les PAYS soumis aux PARTUGAIS comprennent les deux royaumes d'.‘ngola et de Benguela avec leurs dépendances, qui consistent en quelques petits forts sur le territoire du royaume de Congo et d’autres états moins considérables, ainsi que dans quelques loges situées à de grandes distances dans l'intérieur. Ces deux royaumes forment la grande province, on la CAPITAINERIE GÉNÉRALE D'ANGOLA ET Cenxco. De vastes espaces de terrains entièrement déserts et des peuplades tout-à-fait indépendantes séparent les uns des autres les petits cantons de l’intérieur habités par des peuples réellement soumis aux Portugais. Loanda ou St-Paul de Loanda, située en partie près de la mer, et en parte sur une éminence qui domine la plage et près de l'embouchure du Zenza, nommé Bengo par les Portugais, est la résidence du capitaine général et d'un évêque. Suivant M. Douville nous devons regarder Loanda comme la plus belle ville de toute cette région. On y voit des maisons en pierres, plusieurs églises et plusieurs couvens ; elle est très bien fortifiée, possède un port. et fait un commerce assez imnortant. Malheureusement l’expor-

tation des esclaves en forme l’article principal. Sa population permanente s'élevait il y a quélques années à 5000 âmes. Les habitans les plus riches ont d'assez belles maisons de campagne sur les rives du Zenza, du Danda et du Coanza.

Les autres villes et les postes les plus importans sont : Benguela (San-Felipe de Benguela), sur une baie, petite ville avec un ancien fort délabré, chef-lieu du Benguela ; sa position en rend le séjour très malsain. Benguela, de mème que Loanda, sert d'exil pour les criminels portugais. Viennent ensuite les forts St-José de Encoche, Cambambé, Massagano, Mouchima, dans le royaume d’Angola; ils

sont tous très petits, et ne sont importans que relativementaux pays où ils sont situés, Les forts d’Ambaca, de Pedra- Pungo-Andongo et de Caconda n'existent plus depuis bien des années, quoique les cartographes et les géographes continuent à les représenter et à les décrire sur les cartes les plus récentes et dans les traités les plus modernes. Nous citérons encore la petite province de Dembos, si remarquable par ses montagnes : on pourrait l'appeler la Suisse de la Nigritie-Méridionale ; et le G oloungo-Alto, autre province, où se trouve le mont Muria , le plus haut sommet mesuré de toute l'Afrique.

RÉGION DE L'AFRIQUEAVITRARLE,

POSITION ASTRONOMIQUE. Longilude orientale, entre 9° et 33°. Latitude australe, entre 18° et 35°.

conNriNs. Au #07d, le Congo dans la Nigritie et l’Afrique-Orientale. A l’est, l’'Océan-indien. Au sud, l’Océan-Austral. A l’ouest, l'Océan-Atlantique.

FLEUVES, Tous les fleuves de cette région peuvent être partagés en quatre classes : fleuves qui se jettent dans l'Océan-Allantique , fleuves qui se sendent dans l'Océan-Austral , fleuves qui aboutissent à l’'Océan-Indien, ct fleuves qui paraissent se perdre dans les sables. Nous ne parlerons que des fleuves appartenant aux trois premières classes, en nous bornant à faire observer que le KRkumAN , dans le pays ‘es Betjouanas, est le principal fleuve de cette dernière division.

L'OCEAN-ATLANTIQUE reçoit :

L'Orance. C'est le plus grand fleuve de cette partie de l'Afrique ; il est formé par la réunion de deux branches : la SEPTENTRIONALE , nommée Ga- RIEP OU FLEUVE JAUNE, qui naît dans le pays des Cafres-Barrolongs et traverse celuides Hottentots- Koranas; la Méninionace, dite Nouveau-Garirr ou FLEUVE Noir, dont on ne connaît pas encore exactement la source ; elle traverse le pays des Bosjesmans. Après la jonction de ces deux branches, te fleuve poursuit son cours vers l’ouest à travers le Pays des Hottentots, dans lequel il entre par une seule embouchure dans l'Océan.

Son principal affluent estle Gammaou Grande- Rivière des Poissons.

L'ELépuanT (Olifants-River) prend sa source dans le mont Winterhoek et traverse la partie occidentale de Ja colonie anglaise du Cap-de-Bonne- Espérance ; il recoit à la droite le Petil-Dourn et 1 Grand-Dourn quitraversent le district de Tul-

bagh, dans lequel l'Eléphant se jette dans l’Océar.

L'OCEAN-AUSTRAL reçoit :

Le Gaurirs (Rio-Formoso, Rlo-Infante €et improprement Goudsriver), formé par la réunion des deux branches nommées GRANDE-GAMKA (Grand-Fleuve du Lion) et Perire-Gamxa (Petit-Fleuve du Lion), qui naissent toutes deux dans la haute chaine du Nieuveld. Après leur jonction le Gaurits court au sud à travers la colonie du Cap-de-Bonne-Espérance, qu'il partage pres: que en deux parties égales; il franchit la haute chaîne du Zwartberg et se jelte dans l'Océan. Ses principaux affluens sont le Zuffel et le Tau à la droite ; l'Eléphant à la gauche.

Le Cauroos, formé par la réunion de plusieurs branches qui descendent de la chaîne Nieuveld. Parmi ses affluens le Æareeka prend sa source dans la chaine Schneeberg ( Snceuwberg) ou Monts de Neige.

Le ZonnaGs (Nukokamma), formé par la réunion de plusieurs branchés qui descendent des Monts de Neige. Ce fleuve traverse les hauts plateaux du district de Graaf-Reynet. Il reçoit plusieurs affluens à droite et à gauche, parmi lesquels nous nommerons le Camdebo; c'est dans la baie d’Algoa qu'il entre dans l'Océan.

Le GRAND-Poisson ( Groote-Vis- River, dit aussi Kamtky et S. Johannifluss), descend des Monts de Neige, baigne le territoire de la nouvelle colonie fondée en 1820, passe par Salem et autres lieux, et se jette dans l'Océan. Le Tarka , à la gauche, parait être son principal affluent.

Le Keis-KamyA a un cours beaucoup moins considérable; nous le nommons parce qu’il fixe la limite orientale entre le territoire des colons anglais et celui qui est soumis à un des rois des Cafres indépendans.

L'OCEAN-INDIEN recoit : .

Le Marumo ou LaAcoa; il descend des hauteurs qui sillonnent le plateau des Cafres-Marouzis ; le LORENÇO-MARQUEZ et l’ARROE; ce dernier parait être le même que le Massa (Manica, dit aussi Espirilu-Santo). Ges trois grands fleuves aboutissent à la superbe baie de Lagoa ou dé Lorenco-

Marquez pays ocq L'Ixu les pays apparte core que

DIVIS graphi

ous S ment lé elle cor divisios ethnog divisiol cident

La Cim tend de près de une des tes du £ on y voi verdure errent | est bien

L'Horr région s des Cafr de-Bonn traverse partagés un gran entre au à la gau magas € ras, qui remarqu lisation, parmi et lite ville habitans et Har

L’'AFRIÇ CAP-DE-l nie, ci-( glais en ment er des pos monde.

Indépen dite ; ai céan-At

D’apr est part

Car et districts

Le Ca} laudais

Capei général ville du

la Fable sur l’At

rtans que Les forts 0-ARplus de- Lographes ésenter et es etdans ns encore si remarl'appeler et le G otrouve le esuré de

sl'Océar.

fante et r la réu- E-GAMKA MKA (Petes deux eur jonca colonie age pres:

la haute éan. Ses e Tau à

lusieurs icuveld.

sa source erg) ou

+ la réuent des auts plaoit pluarmi lesest dans

ver, dit cend des la noubalem et Tarka , uent.

moins wil fixe s colons rois des

auteurs uzis ; le

parait it aussi s abou- 0renco-

Page 1