‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 409 sur 628 · REGION DE L’AFRIQUE-ORIENTALE · texte numérisé non relu

REGION DE L’AFRIQUE-ORIENTALE

en raetentene

nommer PAYS DES SOMAULIS (Somolis), parce que sous ce nom un comprendrait toute cette partie de l'Afrique qui parait être habitée presque entièrement par des tribus de Somaulis répandues depuis le Magadoxo et la côte d’Ajan , jusqu’à celle qui, avec l'Arabie et l’Abyssinie, forme le golfe d'Aden. Les Somaulis sont adonnés au commerce et à la navigation; plusieurs se sont établis près de Moka dans l'Arabie , et à Arena

dans le Danakil, pour suivre plus facilement leurs ‘

affaires commerciales. D'après M. de Rienzi, qui a traversé une partie de leur pays, ce peuple pasteur est également remarquable par la beauté

de sestraits , par son adresse à vivre en paix avec ‘

ses farouches voisins, mème avec les Gallas, et par sa coutume bizarre de se teindre les cheveux en jaune avec de la chaux et de les floconner pour imiter la toison de ses brebis, dont la queue est charnue et d’une grosseur énorme. BERBERA (Barbora), petite ville, avec un port, est la principale place maritime de cette partie de l'Afrique. D'après lord Valentia il s’y tient une foire qui commence en décembre et ne finit qu’en avril. Des caravanes considérables se rendent dans cette ville; elles y apportent de la gomme arabique, de la myrrhe et de l’encens qui viennent des environs du cap Gardafui. Le souverain d’Hanim, qui réside à 20 journées de marche à l’ouest de Becrbera, y envoie de l'oret de l’ivoire. D’autres princes de r'intérieur du pays y font amener du beurre fondu , un grand nombre d'esclaves, de chameaux, de chevaux , de mulets et d’ânes. Ce sont les Somaulis eux-mêmes qui transportent ces objets en Arabie et sur la côte d’Abyssinie, car ils ne souffrent point que les vaisseaux arabes entrent dans leurs ports. Vient ensuite ZEyLA, située sur un ilot; elle a un port assez fréquenté, el son commerce , quoique moins étendu que celui de Berbera, est encore assez important. Elle reste presque déserte pendant la saison des grandes chaleurs, à cause des moucherons qui, selon M. de Rienzi, ne laissent aucun repos à ses habitans.

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