‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 416 sur 628 · HE L · texte numérisé non relu

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Hé PAR JULES RENOUARD, LIBRAIRE, À PARIS }

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DESCRIPTION GÉNÉRALE

GÉDERAPELE PEYSIQUE

POSITION ASTRONOMIQUE. Longilude occidentale , entre 36° et 170°. Latitude , entre 71° boréale et 54° australe.

Si l’on voulait compter aussi les îles qui dépendent géographiquement du Nouveau-Continent, la longitude serait entre 10° et 170° occidentale, et la latitude pour les parties connues serait entre 79° boréale et 70° australe.

cowr:xs. Au nord, l’Océan-Arctique ou Glacial-Boréa!. A l’est, d’abord l’Océan-Arctique, ensuite l’Océan-Atlantique. Au sud, l’Océan-Austral. A l’oues£, le Graud-Océan, ensuite la mer de Bering , le détroit de ce nom qui sépare l'Amérique de l’Asie, enfin l’Océan-Arctique.

Dimensions. La configuration de l’Amérique, divisée en deux grandes péninsules, exige qu’on donne les dimensions de chacune séparément ; c’est ce que nous ferons en commençant par l’Amériquedu-Nord. Plus grande longueur de l'Amérique-du-Nord. Depuis le cap Lisburn , sur Océan-Arctique dans PAmérique-Russe , jusqu’à l'extrémité sudest de la Floride, sur le nouveau canal de Bahama dans les Etats-Unis, 3672 milles. Plus grande largeur. Depuis les environs du cap Charles , dans le Labrador, jusqu’à la côte de l’état mexicain de Sonora-et-Cinaloa, à l’ouest de Villadel-Fuerte, 2808 milles. Plus grande iongueur de l'Amérique-Méridionale.

Depuis la côte au nord-est de la Hacha , sur la mer des Antilles dans le département colombien de la Magdalena , jusqu'au cap Froward, sur le détroit de Magellan dans la Patagonie, 3965 miiles. Plus grande largeur. Depuis le cap Saint-Roque, dans la province brésilienne de Rio-do-Norte, jusqu’à la pointe Mala-

brigo, au nord-ouest de Truxillo, dans la république du Pérou, 2625.

Si l’on ne tenait aucun compte de la direction de la ligne de la plus grande longueur à laquelle la plus grande largeur doit être perpendiculaire, alors on trouverait que la largeur de l’Amériquedu-Nord, entre le cap Charles dans le Labrador et la côte de la Nouvelle-Californie près de Santa-Barbara, est de 2880 milles , et que la largeur de l’Amériquedu-Sud, entre Pernambuco dans le Brésil et la pointe Parina, au nord-ouest de Truxillo dans la république du Pérou, est de 2786.

MERS , GOLru8 et LAGUNES. Les côtes du Nouveau-Monde sont découpées de manière qu’elles offrent plusieurs mers méditerranées et un grand nombre de golfes. Nous indiquerons les principaux d’après les nouvelles explorations, qui ont tant changé le gisement des côtes que l’on donnait à la partie septentrionale et à l’extrémité méridionale de l’Amérique. Toutes les mers secondaires de cette partie du monde appartiennent aux trois océans suivans, dont elles ne sont que les principaux erfoncemens :

L'OCÉAN-ATLANTIQUE forme deux grandes méditerranées à plusieurs issues, et un golfe du même genre, savoir : la Médilerranée-Arclique, la Méditerranée-Colombienne et le grand Golfe de St.-Laurent. 1\ forme en outre un grand nombre de golfes, dont les dimensions sontincomparablement plus petites.

La MÉDITERRANÉE-ARCTIQUE , que l'or pourrait aussi appeler Mer Des Esquimaux, puisque toutes les petites tribus qui habitent le long de ses côtes et sur ses îles appartiennent à la souche que l'Atlas ethnographique du Globe nomme famille des Esquimaux, du nom de ces peuples, Celle vaste mer,qu'avant les dernières explorations on croyait étreune mer méditerranée fermée, n’est à proprement parler qu'une méditerranée à plusieurs is-

sucs. Elle offre deux grands enfoncemens connus depuis long-temps; les géographes les décorent du titre de mer, savoir :

Lamer d'Hudson, au sud, entre le Maine- Occidental (la Nouvelle-Galles) et le Maine-Oricental; la presqu'ile Melville, la grande ile Southampton et celle de Manstield en complètent le contour ; l'entrée de Chesterfield, la préteudue rivière de Wager et la baie Repulse, si renommées dans l’histoire des explorations de ces régions, sontses enfoncemens les plus remarquables vers le nord-ouest ; on peut regarder la baie de James, vers le sud-est, comme le golfe le plus remarquable de cette mer.

Lamer de Baffin, qui s'étend au nord-est de la précédente, entre la côte occidentale du Groënland , le Devon-Septentrional et le groupe d'iles encore si imparfaitement connues que nous

. proposons de nommer archipel de Baffin-Parry.

Ses principaux enfoncemens ou golfes, tous très peu considérables, sont : la baie Jacob au'on peut aussi nommer golfe de Disco, du nom de la plus grande des iles qu'on y trouve ; le gotfe Boréal , dénomination que nous proposons pour désigner l’enfoncement remarquable qui aboutit aux détroits de l'Isabelle et de Smith, et qui s'étend entre l'extrémité septentrionale du Groënland et le Devon-Septentrional : quelques géographes, et entre autres Grimm, le nomment avec raison baie de Ross ; le détroit de Lancaster-et-Barrow, dont l'ouverture est assez large pour pouvoir être classée parmi les principaux enfoncemens de cette mer.

Nous attendons de nouvelles explorations pour assigner une place et donner une dénomination à la partie moyenne de la Méditerranée-Arctique, comprise entre la péninsule Melville et l'archipel de Baffin-Parry, partie que M. Brué désignait naguère sous le nom de mer Christiane , et que le savant Grimm a nommée Canal de Fox, dans son globe.

La mémorable et périlleuse exploration que le capitaine Ross a faite au sud-ouest du détroit de Lancaster-et-Barrow nous engage à ajouter un quatrième enfoncement à la Méditcrranée-Arctique; c'est le golfe de Bouthia, qui n’est que le prolongement de l'entrée du Prince-Régent (Prince RegentSound). Cette mer intérieure s'étend entre l'extrémité nord-ouest de l'archipel de Baffin-Barry , l'ile Cockburn et la presqu'ile Melville d'un côté, et la grande presqu’ile de Bouthia du côté opposé.

Mais avant de quitter ces mers boréales nous dirons un mot surla péche de la baleine , qui dans le moyen âge a valu tant de richesses à la France, et qui pendant les xvu® et xvin siècles rapporla d'immenses trésors aux Hollandais et à d'autres peuples maritimes. Poursuivie par tant d’ennemis, la reine des mers a cherché de nouveaux asiles, et c’est à présent dans les mers du Spitzberg , sur les côtes du Brésil, dans les parages du cap Horn, dans ceux du Nouveau-Shetland et jusque dans les mers du Japon et de Bering que les pêcheurs anglais et anglo-amévicains vont la poursuivre. Ces deux nations sont avec les marins des viiles Auséatiques ct

ceux du Holstein, les sculs qui aujourd'hui fassent en grand cette pêche, dans laquelle la France, comme nous l'avons vu à la page 172, joua le preinier rôle dans le moyen àge. Mais voici quelques faits positifs à l’aide desquels le lecteur pourra se furmer une idée de l'importance qu'ont ces mers pour les gouvernemens qui savent diriger l’industrie et les capitaux de leurs administrés. Pendant les 14 années antérieures à 1826, la monarchie anglaise a employé dans les mers du Nord, 1864 navires, dont les retours ont produit 6,276,790 livres sterling. Pendant'la même période, les 40 à 50 navires employés annuellement dans les mers Australes ont produit des retours pour la somme énorme de 13,600,000 livres sterling. Les Anglo-Américains, aujourd'hui les seuls rivaux des Anglais, font des bénéfices qui, tout calculé, sont proportionnellement encore plus grands, à cause d'un voyage moins long et d'un système d’armement plus économique ; ils arment près de 200 navires. Les Danois, les Hambourgeois, les Brémois et les Lubecquois emploient annuellement de 60 à 80 navires et font des bénéfices très considérables. Viennent ensuite les Hollandais, dont les armemens ne sont plus que l'ombre de ce qu'ils étaient, lorsque dans les xvi° et xvii® siècles ils pouvaient être regardés comme les maîtres de cette pèche, La part de la France est à présent presque nulle, puisqu'elle n’employait il y a quelques années que 8navires, malgré les fortes primes accordées aux armateurs par le gouvernement.

Le Gozre De ST-LAURENT, où aboutit l'immense fleuve de ce nom; son contour est formé par l'extrémité du Labrador et du Canada, les côtes tu Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ; l'entrée est resserrée par les Îles de Terre-Neuve ct de Cap-Breton , devant lesquelles se développe le grand banc de Terre-Neuve; ce dernierest incontestablement un des points du globe les plus remarquables, puisque c’est principalement sur ce banc que depuis le xv° siècle se fait la péche de la morue, qui depuis lors attire tous les ans des milliers de nayires dans ces parages. Pendant l'année 1829 les États-Unis seulement employcrent 1500 navires à celte pêche , et l'Angleterre etses colonies 608, ce qui fait un total de 2108 bâtimens montés par 24,110 marins. Les armateurs de ces deux nations prirent environ 2 millions de quintaux de poisson, 17,730 barriques d'huile, qui représentent à eux seuls,autar plus bas, une valeur de 1,090,000 livres sterling. La part de la France dans celte pèche est très considérable, quoiqu'elle soit encore inférieure à ce qu'elle était autrefois. Selon un savant mémoire rédigé par MM. Audouin et Milne Edwards, la France, en 1826, expédia, entre Terre-Neuve, le grand banc de Terre-Neuve et l'Islande, 350 navires, montés par 10,199 hommes, et recuecillit 27,312,304 kilogrammes de poisson ; on estime la valeur de son produit moyen à 7,500,000 francs. On voit donc qu'indépendamment des autres nations, les Anglais, les Anglo-Américains et les Français emploient à cette pêche près de 2500 navires, plus de 34,000 hommes et créent une valeur de plus de 35 millions de francs, sans comnte:

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tous les gains directs et indirects qui résultent de la construction et de l'armement de tant de navires, de la salaison de tant de poissons; et indépendamment de l'avantage immense de former un grand nombre de bons matelots.

La MEDITERRANÉE-COLONBIENNF , qui se développe entre la côte méridionale des États-Unis, les côtes des confédérations Mexicaine et de l’Amérique-Centrale, et celle de la république de Colombie; les grandes Îles de Cuba, Haïti, Porto- Rico et les Petites-Antilles en complètent le contour. La presqu'ile de la Floride, l'ile de Cuba et la péninsule ouverte du Yucatan partagent cette méditerranée dans les deux mers secondaires suivantes que l'usage nomme :

Golfe du Mexique; il embrasse toute la partie septentrionale et occidentale de la Médilerranée-Colombienne. Ses enfoncemens les plus remarquables sont : la baie de Campéche, cntre les états mexicains du Yucatan et de Tabasco ; la baie de Vera-Cruz, le long de l'état mexicain de ce nom ; la baie de La Floride, comprise entre l'embouchure du Mississipi et le cap Agi, extrémité de la péninsule Floridienne. Les côtes du Mexique offrent en outre un grand nombre de lagunes, rarmi lesquelles nous mentionnerons celles qui couronnent le delta du Mississipi, celle de Galvestown et la lagune de Tamiagua.

Mer des Antilles; elle embrasse toute la partie méridionale et orientale de cette méditerranée. Ses principaux enfoncemens sont : le golfe de Honduras entre la côte du Yucatan dans la confédération Mexicaine et celle de Honduras dans la confédération de l'Amérique-Centrale ; M. Brué, dans ses nouvelles cartes, en fait mème une des trois grandes subdivisions de notre Médilerranée-Colombienne , et l'appelle mer de Honduras, en y comprenant toutes leseaux bornées par la côte septentrionale du Guatemala, le Yucatan , l'ile de Cuba et la Jamaïque; vieunent ensuite le go{fe de Darien; le golfe ct da lagune de Maracaïbo, et le golfe de Paria, dansla Colombie ; ce dernier est formé par la côte de cette république et par celle de lile Trinité; or l'appelle aussi golfe Triste.

Voici les autres enfoncemens de l'Atlantique les plus remarquales ; nous les nommerons en al- Jant du nord a@ sud : la BA1E Funny noinmée autrelois BAuE FRANÇAISE, entre le Maine et la Nouvelle-Ecosse. Nâus rappellerons que c’est dans cette baie que Rs marées de l'Océan paraissent atteindre leur ps grande hauteur ; en effet les eaux de la mer s'y élèvent quelquefois , selon Chabert, jusqu'à 70 pieds, tandis qu'à Chepslow, dans le comté de Monmouth en Angleterre, elles ne montent qu’à 66 ,et à St-Malo en France, qu'à 50. Ces deux dernières villes sont cependant très renommées par la hauteur extraordinaire de leurs marées. Nous nommerons ensuite le LONGISLAND-sOuND, formé par la côte du Connecticut, du New-York et l'ile Longue ; les PAIES DELAWARE et Cnesapeak , et la grande LAGUNE vr PaAmPL1co, nommée Sound de Pamplico : tous ces enfoncemens appartiennent aux États-Unis; la BAIE DE BaiA où DE San-Saivanor dans Île Brésil: la vasle LAGUNE DE os Paros, impro-

prement nommée {ac de los Palos; c'est la plu grande lagune de toute l'Amérique ; elle s'étend la toug de la côte de la province de San-Pedro dans le Brésil et de la côte de l'État de l'Uraguay; les GOLFES DE SAN-AnTonio et de Sr-GEORGES, duus la Patagonie. Nous ajouterons que l’Amazons et le Rio pe LA PLATA forment à leurs immenses embouchures deux enfoncemens très considérables , que les géographes ne doivent pas uégliger.

Le GRAND-OCÉAN forme sur la côte occidenlale de l'Amérique des enfoncemens beaucoup moins considérables et beaucoup moins nombreux que ceux que forme l'Océan - Atlantique sur la côte opposée. Les principaux sont les suivans en allant du nord au sud,

La MÉDITERRANÉE DE BERING À PLUSIEURS 1$sues. Elle appartient en commun à l'Asie et à l'Amérique ; la côte de cette dernière, depuis le cap du Prince-de-Galles jusqu'à l'extrémité de la péninsule d’Alaska et les iles Aleoutes ou Aleoutiennes, en forment le contour du côté américain. Ses principaux enfoncemens sur la côte de cette partie du monde sont : le golfe de Norton et le golfe de Bristol, tous deux dansl’Amérique- Russe, ‘

La Méditerranée ouverte, que nous proposons de nommer MÉDITERRANÉE OUVERTE DE Cour Elle est forinée par la côte méridionale de l'Amérique- Russe , et par la côte occidentale de l’Amérique- Anglaise du nord. Son 'enfoncement le plus remarquable est le golfe nommé Entrée-de-Cook; la péninsule des Tchougaches en forme la côte orientale.

Le GoLFE DE CALIFORNIE, nommé vulgairement MER VERMEILLE OU MER DE CORTES ; il est formé par la grande presqu'ile dont il prend le nom et par la côle opposée de l’état de Sonora-et-Cinalva, dans la confédération Mexicaine.

La Méditerranée ouverte, que nous proposon de nommer MÉDITERRANÉE OUVERTE DE PANAMA.

Elle se dévelope entre l'embouchure du Rio-Verde dans l’état Mexicain d'Oaxaca el la pointe Galera daus le département colombien de l’'Eqguateur ; le golfe de Tehuantepec dans l'état d’'Gaxacs ; les golfes de Fonseca, de Papagayo et de Ni coya dans la confédération de l’Amérique-Centrale, etle golfe de Panama, dans la république de Colombie, sont ses enfoucemens les plus remarquables.

Lé Gozr£e DE Guayaquiz, formé par l'extrémité méridionale de la côte de la république de Coloinbie et l'extrémité septentrionale de la répupublique du Pérou.

Le core pe Cnonos, formé par la côte de la Patagonie et les archipels de Chonos et de Chiloë, son enfoncement principal est le canal que les Espagnols nomment E/-Ancud.

Les courses pe PENAs et de LA MADRE DE Dios, formés par la côte de la Palagonie, la presqu'ile de Tres-Montes et l'archipel de la Madre de Dios. On ne connait encore que très imparfaitement les côtes de ‘Amérique baignées par l'OCEAN- ARCTIQUE ; les principaux enfoncemens connus, formés par cet océan en allant de l'ouest à l'est

Le core De KorzeBus, entre le cap du Prince-de- Galles et le cap Golovnin , dans l'Amérique-Russe.

Le core Du MACKENZIE, à l'embouchure du grand fleuve de ce nom ; ilest situé dans l’Amérique-Anglaise, comme les quatre autres suivans.

La BAIE DE LiVERPOOL (mer des Esquimaux) entre le Mackenzie etle cap Bathurst.

La BAIE DE FRANKLIN à l'est du cap Bathurst.

Le GOLFE DU COURONNEMENT DE GEORGES IV , à l'embouchure du Coppermine ou de la rivière de la Mine-de-Cuivre.

La mer pu RO GUILLAUME (King William’s Sea).

C'est ainsi que le capitaine Ross désigne la vaste étendue de l’Océan-Arctique , comprise entre la grande péninsule de Bouthiä-Felix et la partie du continent américain à l'est du cap Turnagain, qu'il nomme Terre du roi Guillaume (King William’s Land) ; on y trouve la baie Spencer etla

‘ baie des Poëtes.

Le détroit de Lancaster-et-Barrow fait communiquer l'Océan-Arctique avec la Méditerranée- Arctique et particulièrement avec ses deux grands enfoncemens que nous avons nommés golfe de Bouthia et mer de Baffin.

- DÉTROITS. L'Amérique en a un grand nombre, ous nommerons les plus remarquables en allant du nord au sud, et en suivant l’ordre d’après lequel nous avons décrit les mers auxquelles ils appartiennent. Le détroit de Lancaster-et-Barrow, entre le Devon Scptentrienal et l’extrémité boréale de l’archipel de Baffin-

Parry ; c’est le passage qui mène de la mer de Baffin dans l’Océan-Arctique, les navigateurs anglais ont exploré ; le détroit de la Furie et de lHecla , entre la presqu'ile Melville et l’île Cockburn ; il établit une autre communication entre la Méditerranée-Arctique et le mème Océan; les détroits de Cumberland, de Forbisher et d'Hudson; ils forment la communication entre la Méditerranée-Arctique et la mer d'Hudson ; le

® détroit, ou pour parler plus correctement, le canal de Davis, qui mène de

la Méditerranée-Arctique dans la mer de

Barfin; le détroit de Belle-ile, entre l’ile de Terre-Neuve et la côte du Labrador, et le

détroit de Canso, entre l’ile Cap-Breton

et la côte de la Nouvelle- Ecosse ; tous

| deux mènent de l’Atlantique dans le golfe | du St-Laurent ; le Nouveau canal de | Bahama, entre l'archipel de Bahaïa et la côte orientale de la Floride ; le détroit,

ou plutôt le canal de la Floride , entre

l'extrémité méridionale de la péninsule

de ce nomet la côte nord-ouest de Pile

«de Cuba ; ce dernier, qu’on peut regarder

comme la continuation du précédent , fait

| communiquer l’Océan-Atlantique avec le

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golfe du Mexique ; le canal de Yucatan ou de Crrdova , entre le cap Catoche dans le Yucatan et le cap San-Antonio dans l’ile de Cuba ; il mène de la mer des Antilles dans le golfe du Mexique ; le détroit dit Bouche-du-Dragon, entre la péninsule de Paria dans le département coiombien du Maturin et l’île de la Trinité; il joint l'Océan au golfe de Paria:

le fameux détroit de Magellan , entre la Patagonie et l’archipel de Magellan ; C’est un des plus longs que l’on connaisse; il élablit la communication entre l’Atlantique et le Grand-Océan ; le détroit de Le Maire, entre la Terre-de-Feu et la Terredes-Etats, dans l'archipel de Magellan ; c’est le passage ordinaire pour aller de l’Atlantique dans le Grand-Océan et viceversd ; le détroit de Mesier, qui sépare la grandeile Wellington (Campana), dans l’archipel Patagomque, de la côte occidentale de la Patagonie ; le détroit de la Nouvelle-Géorsrie sur la côte Nord-Ouest, entre le continent et la grande île de Quadra-et-Vancouver ; c’est, avec le précédent, un des plus longs du globe ; le detroit de Chelekof (de Kenaisk), entre l’île de Kodiak et la presqu’ile d’Alaska ; le détroit d'Isanak, entre cette même presqu’ile et l’ile Oumanak une des plus grandes de l’Archipel des Aleontes ; le détroit de Bering, dans l'empire Russe ; il sépare l'Amérique de l’Asie et forme la communication entre la mer de Bering et l’Océan-Arctique.

cars. L'Amérique offreun grand nombre de caps ; nous en indiquerons les plus remarquables en les classant d’après les mers principales qui baignent cette partie du monde.

Sur l’Océan - Atlantique on trouve : le cap Nord, dans l'Islande ; il est situé presque sous le cercle polaire arctique ; le cap Farewell, sur l'ile de ce nom, extrémité australe du Groënland ; le cap Charles, d:ns le Labrador; le cap Cod, dans le Massachusetts ; les caps Charles ct Henry, à l’entrée de la baie Chesapeake; le cap Hatteras, dans la Carolinedu-Nord ; les caps Orange et Nord, dans [ province brésilienne du Parà; le cap $.-Roque , dans la province brésilienne du Rio-Grande do Norte ; le cap Frio, dans celle de Rio-de-Janeiro; les caps Santa-Maria et San- Antonio, à l’embouchure du Rir de la Plata, les caps de las Virgines et Espirilo-

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Santo, à l’entrée orientale du détroit de Magellan ; le cap Froward, sur ce mème détroit; c’est l'extrémité méridionale du Nouveau-vontinent, Dans la Méditerranée-Arctique, on trouve : le cap Chidley, sur la côte occidentale di Groënland ; le cap Clarence, sur une des îles qui forment le Devon-Septentrional ; il est remarquable par son élévation et par sa haute latitude ; le cap Oyers-Walsingham , dans une des iles de l'archipel Baflin-Parry ; il est situé presque sous le cercle polaire arctique ; le cap Walsingham, un peu au sud du précédent, sur la même ile; le cap Penrhyn , dans la presqu’ile Melville ; le cap Chidley, dans le Labrador. Sur la Méditerranée-Colombienne sont situés : le cap Tancha où Agi, extrémité australe de la Floride ; le cap San-Antonio, extrémité occidentale de l’île de Cuba ; le cap Catoche, extrémité nord-est de la péninsule ouverte du Yucatan ; le cap Gracias à Dios , sur la côte de Honduras dans la confédération de l’Amérique-Centrale ; la Pointe- Galinas, et le cap Paria , dans la répu blique de Colombie.

Les principaux caps sur le Grand-Océan sont : le cap Flattery, à l'entrée du prétendu fameux détroit de Jean-de-Fuca; le cap Mendocino , non loin de la frontière septentrionale de la confédération Mexicaine ; le cap San-Lucas, à l’extrémité de la péninsule de la Californie ; le cap Corrientes, dans l’état mexicain de Xalisco : la pointe Mala, dans le département colombien de l’isthme; le cap Blanco , dans la république du Pérou; les caps Victoria et Pilares (Pilar), à l'entrée occidentale du détroit de Magellan. La mer de Bering, enfoncement du Crand-Océan, offre le cap du Prince- ‘le-Galles, sur le détroit de Bering ; c’est le point le plus occidental du Nouveau-Continent ; ensuite le cap Rodney, etle cap Newenham ; ils sonttor: dans lAmérique-Russe.

Sur l’Océan-Arctique on voit : les caps Golovnin, Lisburn et des Glaces, sur la côte occidentale; le cap Barrow, sur la côte septentrionale , doublement important comme limite de l'exploration faite par l'est, et comme le poiné connu le plus boréal du Nouveau-Continent avant la derniere exploration du capitaine Ross.

La pointe Bsechey ; elle marque les limites de l’exploration faite par l’ouest ; le

cap Bathurst ; il s'avance vers le nord d’une manière remarquable entre le Mackenzie et le Copperinine; la pointe Turnagain : c'est la limite de l'exploration faite à l’est du Coppermine ; lecap Felir, sur la mer du roi Guillaume ; le cap Adelaide sur la même mer; c’est un des points les plus remarquables du globe, étant tout près d’un des pôles magnctiques.

Sur l’Océan-Austral on trouve : le cap Horn, sur une petite ile de l’archipel de Magellan ; c’est un point très important, élant reconnu par tous les navigateurs qui vont de lAtlantique dans le Grand- Océan et vice versd ; ce cap est aussi communément regardé comme l'extrémité er de l'Amérique proprement

ite.

Passqu'izss, Nous commencerons par faire observer que cette partie du monde se compose de deux immenses presqu'iles, celle de l’Amérique-du-Sud et celle de l’Amérique-du-Nord, véunies par l”’sthme de Panama; et que la partie de cette dernière, dont les côtes sunt baignées par la mer @’Hudson, le détroit de ce nom et C’autres parties de la Méditerranée-Arc‘ique, ainsi que par le détroit ‘e Bell , le golfe du Saint- Laurent et pa a large embouchure du grand fleuve de ce nom, forme aussi une vaste péninsule, qu: les géographes ne mentionnent point , et qui est sans doute une des plus remarquables de l'Amérique; nous proposons de la nommer presqu'ile de Labrador. Les autres péninsules les plus remarquables du Nouveau-Continent sont : la presqu'ile Melville ; elle se projette entre les grandes îles de l’archipel de Baflin-Parry et le golfe de Bouthia; la presqu'île de Bouthia-Felix, entre le golfe de Bouthia et la mer du Roi-Guillaume ; c’est la plus septentrionale de l'Amérique; la Nouvelle- Ecosse, qui s'étend à l’est du Nouveau-Brunswick, dans l’Amérique-Anglaise ; la Floride, dans les Etats-Unis, ‘! :: Yucatan, dans la confédération “c.icaine ; ces deux dernières, ainsi que !a presqu'île de Labrador, doivent être classées narmi les péninsules ouvertes, à cau:: ::° la grande largeur du côté par !equi euestiennent au continent; la Californie , dans la confédération Mexicaine ; les péninsules des Tchougaches, d’Alaska et des Tchouklchis, dans l’Amérique-

Russe ; cette dernière est formée par le golfe de Norton, le détroit de Bering et l’Entrée de Koizebue ; la seconde sépare en partie la mer de Bering du Grand- Océan; la première se projette dans la Méditerranée-Ouerte de Cook; ces trois péninsules pourraient aussi être regardées come les parties saillantes de la grande presqu'ile ouverte, G:Yon pourrait nommer de Bering, en l’houneur de ce marin celèbre; elle est formée par l’Océan-Arctique, la mer et le détroit de Bering.

L’Amérique-Méridionale ne manque pas de péninsules, mais elles sont toutes très pelites, en comparaison de celles de l’Amérique-du--Nord ; les suivantes sont ics plus remarquables : ia péninsule des #“:4uiT08, UE nous proposons de nomrutv ains!, du nom äe ses féroces habitañs, el }\ resqu'ile Paraguana ; elles se pement toutes deux à lentrée du golfe de “aracarbo dans la république de Coicribe ; la presqu'île de Tresmontes, sur le Grand-Océan , et celle de Saint- Joseph, sur i’Atlantique, toutes deux dans la Patagonie; la péninsule de Brunswick, formée par la partie cen-trale du détroit de Magellan et par lPOtway-Water, qui la sépare de la partie de la Patagonie que le capitaine King a nommée King’s William IV Land (pays du roi Guillaume IV ); c’est sur cette péninsule, d’une configuration très remarquable, que s’élève le cap Froward, que nous avons vu être l’extrémité australe de tout le Nouveau-Continent.

FLEUVES, L'Amérique offre les plus grands fleuves du monde. Comme nous décrivons le cours des principaux fleuves dans la description de chaque état, nous nous bornerons ici à indiquer les plus grands fleuves du Nouveau-Continer., °n donnant cependant quelques détails sur le Saint-Laurent, Amazone et le Rio de la Plata , atin de réunir dans un seul article tout ce qui regarde ces grands courans, qui traversent plusieurs états différens ; c’est le seul moyen d'éviter d’inutiles répétitions. Nous les classerons d’après les mers principales auxquelles ils aboutissent.

L'OCEAK-; 2 ANTIQUE et ses enfoncemens reçoiveni ::: :lus grands fleuves de l’Amér:

que. L’Ail: sique reçoit immédiatement les fleuves suivans, à l'exception du Saint-Laurent «ui débouche dans le golfe auquel il donne son nom;

nous le plaçons ici, parce que c'est le seul grand fleuve qu'offre l'Amérique-Septentrionale du côté de l'Atlantique,

Le Sr-Lavsenr. Malgré l'immens: volume de ses eaux, 5a grande profondeur et 5a vaste embouchure, ce fleuve ne flgure que parmi ceux du troisième et d: cuatricme ordre, iorsqu'il est question de là longueur du cours. 1°: géographes commencent le couis uSt-Laius" ntaux 2nvirons de kingstown, sur le lac faario, dans le Haut-Cs'ada, à l'endroit nominé Lac DES Mice-lLes. Je là ce fleuve se dirige vers le nordno:d-est, en séparant le territoire du Haut-Canada de celui de l'état de New-York dans la confédération Ang!9-Américaine : iltra“"rse ensuite le Ras-Canada jusqu'à seu er:oouchüre dans le golfe auquel il donne son nom. Mais on peut et l'on doit même regarder somme ja partie supérieurs du cours de ce ‘‘ ive ceite série de grands :acs, nommée communsaent la “er de Canada. Nous regartcrons, avec M. Brué, le KamiNis- TiQuiA, un des principaux affluens du lac Supérieur, comme la plus haute source du St-Laurent; d’autres géographes considèrent la révière de $St-Louis, qui est l'affluent le plus considérable de ce vaste lac, comme la source de ce grand fleuve. En descendant donc le Kaministiquia nous lrouvons le LAC SUPÉRIEUR , qui , par le SAUT STE- Mante, d'environ 20 pieds de hauteur, verse ses eaux dans le LAC Huron ; celui-ci recoit les eaux du lac Michigàn; le lac Huron débouche par la RiviEne ST-CLaim, dans le petit LAC DE ST-CLAIR ; ce dernier par la Rivière Dérroir se décharge dans le Lac Erté; et celui-ci, franchissant la {ameuse cascade de NiacarA, entre dans le lac Ox- TARIO, le dernier de ceux qui forment la partie supérieure du cours du St-Laurent. Ses plus grands affiuens sont : l'Otta wa et le Seguenai, à la gauche. Voyez l’'Amérique-Anglaise ct la confédération Anglo-Américaine.

L'ORÉNOQUE. Malgré la longueur de son cours, ce fleuve appartient tout entier à la Colombie. Ses principaux aMuens sont le VFentuari etleCaroni à la droite; leGuaviare,le Mela et l'{pure à la gauche. L'Orénoque, dans la partie supérieure de son cours, envoie une de ses branches dans le Rio-Negro, affluent de l’Amazore; c'est le Cassiquiare, qui forme la fameuse bifurcation de l’Orcnoque, dont on révoquait en doute l'existence , mais dontle baron de Humboldt a démontré la réalité.

Le MarAñoN, dit communément l’AMAzonE. C'est le plus grand fleuve du monde ; il est formé par la réunion du Nouveau-MarAñoN, dit aussi TunGu- RAGUA, avec l'Ucayazt ou ViEux-MARANON. On s'accord® généralement, quoique à tort, à regarder le uugoragua comme la branche principale,

eton +: ranséquemment la source de l’Aï:: zone aule, = ri (Lauricocha) dans les Andes du Pérou , à république de ce nom. Quant à nous, nou =. “atons pas à regarder le BEN: Où Paro,

grès sa jonciion avec l’APuRIMAC, forme .au, comme le véritable Marañor. Le Beni

an Faro naît dans les montagnes de Sicasica dans L. - “publique de Bolivia, traverse du sud au nord &4 lai, ainsi que la république du Pérou, et

entre avec core suit e et, à l'empl l'est embo le Pa rajo.

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ZONE. C'est brmé par la ssi TunxGu- RANON. On t, à regarprincipale, l'Aï:zone des du léant à nous, i ou Paro, AG, forme br. Le Beni LAsica dans ud au nord Pérou, et

entre dans la Colombie, où il forme sa jonction avec le Nouveau-Manañon, dans le territoire encore contesté de la province de Maynas; il poursuit ensuite son cours dans cette mème province et, à San-Francisco de Tabatinga , il entre dans l'empire du Brésil, dont il traverse de l'ouest à l'est l'immense province du Parà, jusqu'à son embouchure dans l'Atlantique ; là il forme, avec le Parà ou Rio des Tocantins, la grande Île Marajo. Nous devons faire observer que depuis sa onction avec le Nouveau-Maranon , jusqu’au conflucnt du Rio-Negro, il est conau dans le pays sous le nom de Sozimoëns, et que ce n’est qu'audessous de l'embouchure de ce dernier affluent qu'on l'appelle Auazone. Ses principaux affluens à la droite sont: le Javary, la Madeira, qui pour la longueur de leurs cours rivalisent avec les plus grands fleuves du monde; le T'ovayosetie Xingu; ces quatre afluens arrosent le Brésil. Les principaux affluens à la gauche, outre le Tunguragua ou Nouvel” Amazone, sont le Napo, le Putumaya oulça,leCaqueta ou Yupura, le Rio- Negro, grossi par le Cassiquiare, branche de l'ORÉNOQUE , et par le Rio-Branco; le premier de ces affluens appartient entièrement au territoire de la Colombie; la plus grande partie du second et le cours supérieur du Caqueta appartiennent à ce même état ; tous les autres arrosent le territoire de l'empire du Brésil.

Le TocanTiN, dit ParÀ dans la partie inférieure de son cours. Ce grand fleuve , que plusieurs géographes regardent à tort comme un affluent de l'Amazone , avec lequel il communique par un canal naturel , dont l’eau est salée, nommé Tasieuru, est formé par la jonction du Rio Des TocaNTiNs ou le Tocanrin proprement dit avec le Rio-GnANDE ou AraAGuAy; c’est ce dernier qui est la branche principale. Tout le bassin de ce fleuve appartient à l'empire du Brésil.

Le San-Francisco estun des cinq grands fleuves du Brésil, dont il arrose la province de Minas- Geraes et celles de Pernambuco , d’Alagoas et de Sergipe.

La dénomination de Ri0 DE LA PLATA n’appartient, rigoureusement parlant, qu'au grand courant formé par la réunion du Pauana avec l’Unaeuay; il est si lafge qu'il ressemble plutôl à un bras de mer qu’à un fleuve ; il passe par Buénos- Ayres, Montevideo et Maldonado. Les géographes modernes regardent avec raison le PARANA comme la branche principale de ce grand fleuve, dont ils placent la source dans la province de Minas-Gryaes nu Brésil. Le Parana traverse toute la » ie sud-ouest de cet empire, furme la séparatiou etre cet état, le directorat du Paraguay etla confédé: ition du Rio de la Plata , et, après avoir traversé ja partie méridionale de cette dernicre, il confond ses eaux av.c celles de l'Uracuay. Son principal affluent à la droite est le Paraguaÿ, grossi lui-même par le Pilcomayo et

le Rio-Grande ou Fermejo; le Tieté parait étre le plus grand affluent à la gauche du Parana. La partie de la MEDITERRANEE-ARCTIQUE, uommée MER D'HUDSON, recoit :

Le Caunacnizz où Missinipr, dont en ne con-

nait pas encore bien la source, et dont le cours laisse encore bien des doutes sur plusieurs points. Ce fleuve traverse, ainsi que le suivant, la Nouvelle-Bretagne dans l’Amérique-Anglaise.

Le NeLson, formé par la réunion des deux branches la SASKATCHAWAN-SEPTENTRIONALE et la SASKATCHAWAN-MÉRIDIONALE ; après leur jonction il prenait autrefois le non de FLEUvE-BOUR80N ; aujourd’hui on l'appelle Neuson. C'est le débouché des eaux du grand lac Winnipeg et de ses tributaires.

La MEDITERRANÉE-COLOMBIENNE, dans la partie nommée GOLFE DU MEXIQUE, reçoit les fleuves suivans :

Le Mississiri, dont le cours appartient entièrement aux Etats-Unis. C'est le plus grand fleuve de l’'Amérique-du-Nord et un des plus grands du monde. Ses principaux affluens sont le Missouri, qu'on regarde à tort comme le plus graud de ses affluens, tandis qu’on devrait le considérer comme la branche principale du Mississipi, qu’il dépasse de beaucoup sous le rapport de la longueur du cours et sous celui du volume de ses eaux ;, l’'Arkansas et la Rivière- Rouge (Red-River) sont les principaux affluens du Mississipi à la droite ; l O io est son principal affluent à la gauche ; ce dernier est grossi par un grand nombre de rivières qui arrosent les états de la partie occidentale de l’Union. La remarque que nous avons faite sur le Missouri peut s'appliquer aux affluens supérieurs des fleuves Nelson et Mackensie , et à plusieurs grands fleuves de l'Amérique et des autres parties du monde.

Le Rio-vEc-Nonre , autrefois Rio-Bravo, C'est le plus grand fleuve de la confédération Mexicaine, dont il traverse le territoire du Nouveau- Mexique et les états de Cohahuila-Texas et de Tamaulipas.

La MER DES ANTILLES, qui est une dépendance de la Méditerranée-Colombienne, reçoit :

La MacDaLeNA, qui traverse les départemens de Cundinamarea, de Boyaca et de Magdalena dans la république de Colombie.

Le GRAND-OCEAN, malgré l'immense développement de sa côte orientale, ne reçoit qu'un seul fleuve, c'est :

L'Orecox ou CoLowsta , dont le bassin appartient presque entièrement aux États-Unis, Ce fleuve nait dans la cordillère Missouri-Colombienne (Montagnes-Rocheuses) et traverse ie grand district que les géographes de l’Union appellent de l'Oregon. Ses principaux affluens sont : l'Otchenankane, àla droite, le Lewis ct le Mulitnomalh, à la gauche.

On peut aussi nommer le Rio-CoLoRAno (occidental), dont tout le bassin appartient à la confédération Mexicaine ; il descend de la Sierra- Verde, traverse la Nouvelle-Californie, et, après avoir reçu le Yaqguesila etle Gila à la gauche , il méle ses eaux avec celles du golfe de Californie, que nous avons vu être un enfoncement du Grand-Océan.

L'OCEAN-ARCTIQUE reçoit :

Le Mackenzie, qui est le plus grand fleuve de cette mer. Dans la partie supérieure de son cours. ce fleuve est connu sous les noms de RIVIÈRE LE

AGREE Le AN Ir CET En rer, EE =.

LA Paix, d'Ouxcicau (Unijah) et de Riviëre nu Lac DE L'Escuavs. Tout le bassin du Mackenzie appartient à l'Amérique-Anglaise, La Rivière de l’Elan,ou 4lapeskow, que quelques géographes regardent comme là branche principale du Mackensie, est sou plas grand affluent.

canaux. Malgré les obstacles sans nom-:

bre que le système colonial a opposés au développement de l'industrie et du commerce depuis la découverte du Nouveau- Monde jusqu'à nos jours, on est surpris de pouvoir citer quelques constructions hydrauliques dignes de figurer à côté de celles que possède l'Europe. Dans la description des Etats-Unis, du Canada, du Mexique et de la Guyane-Hollandaise, nous signalerons à l’attention du lecteur les principaux canaux navigables, ceux d'irrigation et de dessèchement les plus remarquables qu'offre l'Amérique. Ici nous nous bornerons à indiquer, d’après le savant mémoire de M. le daron de Humboldt, les cinq canaux navigables projetés il y a quelques années pour ouvrir une communication entre l’Atlantique et 12 Grand-Océan. Le géographe ne saurait passer sous silence des projets dont l’exécution peut amener une grande révolution dans le commerce maritime du monde.

La partie centrale du continent Américain offre, selon M. de Humboldt, cinq points propres à effectuer la jonction des deux Océans, dont trois se trouvent dans le territoire de la Colombie et les deux autres dans les confédérations de l’Amérique-Centrale et du Mexique. Ces points importans sont : l’ISTHME DE TEHUANrTEPEC , dans l’état Mexicain d’Oaxaca (latitude boréale, 16°—18°), entre les sources du Rio Chimalapa et du Rio del Passo qui se jette dans le Rio Huasacualco (Goazacoalcos); on a calculé que la navigation de Philadelphie à Noutka et à l'embouchure de l’Oregon (Colombia), qui est à-peu-près de 15,000 milles, en prenant la route ordinaire autour du cap

orn, serait au moins diminuée de 9000 milles, si le passage de Huasacualco à Tehuantepec pouvait être effectué par un canal, sans compter l’avantage immense d'éviter les tempêtes qu'éprouvent les navires qui doivent doubler ee cap non moins terrible que le promontoire qui termine l’Afrique. Le point culminant

de l’isthme de Tehuantepec est le rnont

Pelado, élevé de 317 toises au-dessus de

la mer; la plus grande élévation de la ligne de partage des eaux eutre les deux Océans est de 210 toises. L'I8THME DE NICARAGUA (latitude boréale, 10°— 12°), dans la confédération de l’Amérique- Centrale, entre le port de San-Juan de Nicaragua , à l’embouchure du Rio- San-Juan, le lac de Nicaragua et la côle du golfe de Papagayo, près des volcans de Granada et de Bombacho. Le gouvernement fédéral de Guatemala a’ déjà commencé à traiter avec des capitalistes de New-York pour son exécution, retardée sans donte par la guerre civile qui désole cette fédération. La plus grande hauteur de la /igne de partage de cet isthme est de 21 toises 1/2. L’ISTHME DE PanaMA (latitude boréale, 8° 15'—9" 36"), entre Portobello et Panama. Des travaux géoésiques exécutés par des ingénieurs anglais par ordre de Bolivar, out engagé le gouvernement à renoncer au projet de ce canal, et à y substituer un chemin en fer ; on aurait déjà commencé les travaux sans les troubles sanglans qui agitent la Colombie. Le mont Maria Henriquez , élevé de 98 toises , est le point culminant de cet isthme. L’ISTHME DE DARIEN ou de Cupica (latitude boréale, 6° 40 — 7° 19°), entre le Rio-Atrato et le Rio- Napipi. Le prétendu cANAL DE RaspapuRA, entre le Rio-Atrato et le Rio- San-Juan de Choco (latitude boréale, 4° 58: —565° 20’). M. de Humboldt regarde d’abord l’isthme de Nicaragua et ensuite celui de Cupica comme les points les plus favorables pour établir des canaux de grande dimension, semblables au canal Calédonien dont nous avons parlé à la page 474. Lorsqu'il s’agit d’une communication mécanique capable de causer une révolution dans le monde commercial , il ne peut étre question des moyens qui établissent un système de navigation intérieure par des écluses de 16 à 20 pieds de largeur entre les bajoyers, comme dans les canaux de Languedoc, de Briare en France, de la Grande-Jonction ou de la Clyde dans la Grande-Bretagne, Une profondeur moyenne de 15 pieds 1/2 à 17 pieds 1/2, c’est-à-dire inférieure de 15 pouces à celle du canal Calédonien, suffira pour des bâtimens de 300 à 400 tonneaux, minimum ordinaire de la portée des navire: employés dans le: mers Orientales.

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ofire un plus grand nombre que l’Amérique, surtout la partie de sa surface située entre le 42° et le 67° degré de latitude boréale. Ce vaste espace, que dans l’Atlas ethnographique du globe nous avons proposé de nommer la Region des lacs , présente à lui seul, non-seulement les plus grandes masses d’eau douce de tout le globe, mais un si grand nombre de lacs el de marais, qu’il est presque impossible au géographe de pouvoir les nommer tous. Ces lacs constituent un des grands traits de la géographie physique de l'Amérique. Dans la saison des pluies, plusieurs débordent, et grâce à la peus pente du sol, qui sépare à peine le bassin d’un fleuve de celui d’un autre, il s'établit des communications naturelles temporaires entre des fleuves dont les embouchures respectives se trouvent à d'immenses distances, comme celle, par exemple , du Mississipi-Supérieur avec des aîfluens méridionaux du lac Winnipeg, qui verse ses eaux dans le Nelson.

Voici les principaux lacs que notre cadre nous permet de nommer.

Le bassin du Saint-Laurent nous offre les Zacs Supérieur, Michigan , Huron, St.-Clair, Erié et Ontario qu’à la page 926 nous avons vus s’écouler par le fleuve St.-Laurent ; ils forment ce que quelques géographes appellent la mer d’eau douce ou bien {a mer du Canada. C’est la plus vaste masse d’eau douce qui existe sur la surface du globe ; le seul /ac Supérieur dépasse tous les autres lacs d’eau douce connus du globe. Un grand nombre de lacs de moindre étendue appartiennent à ce même bassin, tels que le Nipissing, le St-Jean , eic., dans le Canada ; le Champlain, etc. etc., dans les Etats- Unis.

Le bassin du Bourbon ou Nelson, dans l’Amérique-Anglaise du Nord, offre les lacs de la Pluie ; des Bois ; le Winnipeg (Ouinipeg ; Winnipic ), qui est un des plus grands de l'Amérique ; le Manilow ; le Petit- Winnipeg et une foule d'autres assez considérables.

Le bassin du Missinipi ou Churchill présente les dacs du Buffle, de la Crosse, de lOurs- Noir, etc., et celui des Rennes, par lequel il communique avec le Mackenzie.

Le bassin du Mackenzie offre d’abord les trois grands /acs Atapeskow ou des Montagnes, de l'Esclave et du Grand-Ours ; ensuite le lac Woliaston, qui lui est commun avec le bassin du ‘fissinipi, et une foule d'autreslacs de moindre

tendue qu'il serait oiseux de nommer. Le Zac

e PEsclave ainsi qææ celw du Grand-Ours doivent être rangés parmi les plus grands de l'Amérique. Nous attendons la publication de la récente exploration du capitaine Back avant d'admettre avec quelques savans que le Zac de

l’Esclave soit le plus grand lac de l’Amérique- Septentrionale.

Passant sous silence les nombreux lacs qui couvrent pour ainsi dire la surface de la Nouvelle- Galles, du Maine-de-l’Est, du Bas-Canada Septentrional et d’autres parties de l’Amérique-Anglaise, parce que, malgré leur ‘tendue, ils offrent peu d'intérêt au géographe , nous indiqueronsles principaux lacs situés dans le bassin de l’Oregon ou Colombia; ce sont le Timpanagos, sur le territoire de la confédération Mexicaine ; d'après les dernières explorations, ce lac est la ource du Multnomah. Nous nommerons ensuie, sur le terriloire des Etats-Unis, les lacs Otchenankane. Culsamin ou Eurdbebs et Flat-Bow.

Le bassin du Mississipi en a un grand nombre, mais peu remarquables par leurs dimensions ; nous citerons cependant le Zac Pontchartrain, dans le delta de ce fleuve, parre qu’il les surpasse tous pour l'étendue.

Nous indiquerons, dans la description des Etats-Uuis, les autres principaux lacs qui se trouvent sur le territoire de cette confédération.

Dansle bassin du Tololotlan ou du Rio-Grande , on voit le grand lac de Chapala, dans l'état mexicain de Xalisco. Ses environs offrent des vues pittoresques d'une grande beauté. Un voyageur très instruit, qui l’a visité il y a quelques années trouve que les géographes ont beaucoup trop exagéré son étendue.

La belle vallée de Mexico ou de Tenochtitlan offre cinq lacs, dont trois au moins seraient assez remarquables par leurs dimensions, s'ils étaient situés en Euroÿ: , ns qui ne peuvent être distingués en Amérig e par l'aspect délicieux de leurs rives, par leur position élevée et par les superbes travaux hydrauliques entrepris pour empêcher les dommages causés par leurs fréquens débordemens. Ces lacs sont ceux de Tezcuco, qui est le plus grand, de Xochimilco, de Chalco, de San-Christobal et de Zupango.

Parmi les lacs du territoire Mexicain, il faut encore nommer le Teguayo, dans la Nouvelle- Californie ; d’après les explorations faites il y a quelques années, ce lac n’a aucune issue. Voyez les fleuves de la confédération Mexicaine.

Le territoire des Etats-Unis de l’Amérique-Centrale offre plusieurs grands 1acs , parmi lesquels se distinguent : le ragua, un des plus grands de l'Amériq :: reçoit les eaux du lac Managua ou de Leon, qui est beaucoup plus petit; ce lac est connu par la beauté de ses vues, par ses volcans et par les projets concus depuis long-temps dans le but de le faire servir de base aux travaux hydrauliques qu’on se propose d’entreprendre pour effectuer la jonction tant desirée et si utile des deux Océans; le fleuve St.-Jean ou San-Juan en sort et se jette dans la mer des Antilles, et le Zac Izaval, d’où sort le Rio-Golfo dit aussi le Rio-Dulce ; ce lac, nommé improprement lagune d’Izaval par quelques géographes, est célèbre dans l’histoire du Guatemala.

Les-principaux lacs de l’'Amérique-du-Sud, qui sous ce rapport offre un grand contraste avec l’Amérique-du-Nord , sont les suivans :

Le ac Tilicaca; c'est le plus grand de tous;

elle niveau de ses eaux, malgré sa vaste étendue, est plus élevé que le sommet du pic de Ténériffe, Ce lac, situé sur les territoires des républiques de Bot du Pérou, est aussi remarquable, parc: , { vus son bassin les muntagnes les plus élesecs de toute l'Amérique ; parce que c’esi dans ne ue ses Îles que naquit le célèbre Manco-Capac, fondateur de l'empire des Incas; et parce qu'on doit y placer le foyer de la civilisâtion indigene la plus avancée de toute l'Amérique-Méridionale. On trouve encore sur ses bords de beaux restes de monumens élevés par une des nations civilisées les plus anciennes du Nonreau- Monde. Le lac Tilicaca, emwironné de * vutég par des montagnes d’une hauteur prodigieuse , forme un bassin isolé, qui n'a aucune communication avec la mer.

Le bassin du Rio-Colorado ou Mendoza offre plusieurs grands lacs dont la plupart devraient elre classés parmi les marais, à cause de leur peu de profondeur ; ils sont tous situés sur le territoire de la confédératiôn du Rio de la Plata, le plus remarquable est le {ac Guanacache.

Le bassin du Rio-Negro , partagé entre le territoire de Buénos-Ayres et celui de la Patagonie. Dans ce vaste espace de l'Amérique , encore presque entièrement inconnu, on indique sous les noms de lagunas del Desaguadero, laguna Grande et lac del Tehuel, de grandes étendues d'eau, qui ne sont pour la plupart que de vastes Wiarais qui paraissent être temporaires.

L'immense bassin du Rio de la Plata offre, le long du haut Paraguay , le grand Zac temporaire des Xaray 25, doutles bords, dans la saison des pluies , s'étendent sur les deux rives du fleuve à quelques centaines de milles sur les territoires brésilien et bolivien. Ce n’est, à proprement parler, qu’un des plus vastes marais de l'Amérique.

On pourrait ranger à côté du lac des Xarayes la grande laguna de Rogaguado, vaste lac temporaire de la république de Bolivia , qui s'étend à la droite du Paro ou Beni ei qui parait être la source du Javary, du Jutay, de Jurua, du Tefe etau Puius, affluens de l’'Amazone, ainsi que de deux autres coura1s moins considérables qui se rendent dans la Madeïra, autre affluent de ce grand fleuve.

L'agriculture florissante et la population concentrée sur les r.,es du lac de Tacarigua dit aussi de FVaiencia, donnent unetrop grande importance à ce lac, situé dans le département colombien de Venezuela, pour que nous puissions le passer sous silence , malgré la petitesse de ses dimensions qui dépassent à | ’ine cies du lac suisse de Neufchâtel. Les tré: s retirés par Ferdinand Perez de Quesada "i Antonio de Sepulveda, et les travaux entre; 1,11 y a quelques années par une compagnie anglaise pour en retirer d’autres, ont donné une grande célébrité au /ac de Guatavila, situé au nord de Bogota, sur le dos des montagnes de Zipaquira, à la hauteur absolue de 1400 toises, pour nous engager à Île nommer, quoique sa circonférence ne soit que de 3 milles. Nous ajouterons que c’est sur les bords de ce petit bassin, entouré de montagnes ueigeuses, que les Indiens avaient construit un

temple fameux, et qu'au temps de leur indépendance ils accouraient de plusieurs contrées très éloignées pour jeter dans ses eaux limpides, à titre d'offrande et en signe d'adoration, différens objets précieux, fruits de leur industrie. Nous rappellerons à ce sujet que, selon M. de Humboldt, c'est un /uc de la valtée d’Orcos, dans le Pérou, que l'ou suppose renfermer la fameuse chaine d’or massif que l'inca Huayna-Capac fit fabriquer lors de la naissance de son fils Huescar, et qui a tant occupé l'imagination des premiers colons de cette partie de l'Amérique; on prétend qu’elle avait 233 aunes de long.

Nous citerons aussi le {ac Lauri, dans la répubique du Pérou, nommé à tort par les géographes Zac Lauricotha, puisque cocha en péruvien veut dire Zac. Malgré la petitesse de ses dimensions, c'est un des plus remarquables de l'Amérique , à cause de la grande hauteur à laquelle il se trouve, et parce qu'on le regarde comme la source du Nouveau-Marañon ou Tunguragua.

Nous nommerons enfin le fameux Zac Parime pour signaler ‘à non-existence de cette vaste nappe d’eau imaginaire décorée du titre de »1e7 Blanche. Un voyageur célèbre a savamment discuté ce point important de la géographie de l’'Amérique-du-Sud, en débarrassant les cartes de cette partie du Nouveau-Monde de ces grands lacs et de ce réseau bizarre de rivières placées comme au hasard entre les 60° et 68° de lougitude occidentale. Persour: , dit M. de Humboldt, ue croit plus en Europe aux richesses de la Guyane et à l'empire du Grand-Patili. La ville de Ma et ses palais couverts de lames d’or massif o4.' dis. paru depuis loug-temps ; mais l'appareil géographique servant d'ornement à la fable du Dorade ce {ac Parime qui, semblable au lac de Mexicu reflétait l'image de tant d’édifices somptueux , a été religieusement conservé par les géographes. Dans l’espace de trois siècles les mêmes traditions ont été diversement modifiées; par l'ignorance des langues américaines on a pris des fleuves pour des lacs, et des portages pour des embran chemens defleuves ; on a fait avancer ie vetit lac Cassipa de 5° de latitude vers le sud , tanuis que l’on a transporté un autre lac, le Parime ou Dorado, à 100 lieues de distance de la rive occidentale du Rio Branco à la rive orientale de l'Orénoque. Nous ajouterons que les roches micacées de l'Ucucuamo, le nom du Rio Parime, lesinondations des rivières Urariapara , Parime et Xurumu, et surtout l'existence du lac Amucu, ont donné lieu à la fable de la mer Blanche et du Dorado de Parime, but de tant d'expéditions désastreuses faites à la recherche de trésors imaginaires et dont la dernière est de l’année 4776!

izes, Fidèle à notre plan , nous classerons, d’après les différentes mers qui baignent le Nouveau -Continent , les îles principales qui appartiennent géographiquement à l'Amérique.

Dans l'OCÉAN-ATLANTIQUE et ses dépendances hydrographiques , on trouve

un prof val

L'an nous à cau de de St-La à l'A tlots Frand Cap- Antid Nous Unis | de !l' Ruon et l'ile la plus Le p l'Améi de , et L'anc un des et le pl partag gnole, blique leg dét dans le pel , qu suivi nq Gra, îles de mingue que et 1 Peti plusieur verses n détails € pales de que, la les plus ( Croix, leur agri Arch cares, Grandevidence pel; Het Nous in respectifs de l’Amé Aux emb trouve la me une b offrent u querons l’île Mara häo ouh baie de E dans la p RINA, dan 200 milles stérile de

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un grand nombre de groupes que nous proposons de classer de la manière suivante :

L'ancutpez DE TERRE-NEUVE Où Du ST-LAURENT ; nous proposons la première de ces dénominatious à cause de l'ile de Terre-Neuve qui est la plus grande de ce groupe; la seconde à cause du golfe du St-Laurent, Cet archipel appartient entierement à l'Amérique Anglaise, à l'exception des deux lots St-Pierre et Miquelon qui dépendent de la France, Ses Îles principales sont: Terre-Neuve, Cap-Brelon, Prince-Edouard où St-Jean et Anticosti.

Nous indiquerons dans la description des Etats- Unis les iles principales situées le long des côtes de l'Atlantique; ici nous ne citerons que l'ile Ruope qui donne le nom à un des états del'Union, et l'ile Loncue, dans l'état de New-York, qui est la plus grande,

Le petit AnCHIPEL Des BEnMuDES appartient à l'Amérique Anglaise ; Bermude est la plus grande , et St-George l'ile principale.

L'ARCHIPEL COLOMBIEN Où des ANTILLES ; c'est un des plus grands et des plus peuplés du monde, et le plus important de toute l'Amérique; il est partagé entre les Amériques Anglaise, Espagnole, Française, Danoise, Su ‘oise etla répu blique d'Haïti, auxquelles nous renvoyons pour leg détails. Les géographes ne s'accordent pas dans les divisions principales de ce grand archipel, que d’après l'usage le plus universellement suivi nous partagerons en :

Grandes Antilles, qui comprennent les îles de Cuba, et Haïli autrefois nommée St- Domingue; ce sont les plus grandes ; et la Jamaique et Porlo-Rico, qui viennent après.

Petites Antilles, oùles géographes font plusieurs subdivisions qui, différant chez les diverses nations qui les possèdent , exigcraient des détails étrangers à cet ouvrage. Les iles principales de ce groupe sont : la Trinité, la Martinique, la Guadeloupe et la Dominique, qui sont les plus grandes ; la Barbade, Antigoa, Sainte- Croix, etc., remarquables par leur richesse et leur agriculture florissante.

Archipel de Bahama ou tles Lucayes, dontles plus grandesiles sont : Inague; Grande-San-Salvador; Grande-Bahama; Providence, où se trouve la capitale de tout l’archipel; Hetera, etc. , etc.

Nous indiquerons dans la description des états respectifs les principales iles qui longent les côtes de l'Amérique sur la méditerranée Colombienne. Aux embouchures de l’Amazone et du Parà on trouve la grandeile Maraso Ou Joanes; elle forme une banlieue du Brésil. Les côtes de cet empire offrent un grand nombre d'îles, que nous indiquerons dans sa description; ici nous citerons l'île MarANHAn , située à l'embouchure du Maranhäo ou Maranham,; Irararica, à l'entrée de Ja baie de Bahia ou de Todos-os-Santos ; GRANDE, dans la province de Rio Janeiro; SANTA-CATHA- RINA, dans la province de ce nom ; et, à environ

200 milles au nord-est du cap St-Roque, l'ilot stérile de Fenxaxno-nr-Nononna,

Les Lrs MaLouines ou l'AncuivEL DE FALKLAND , sur lequel la république de Buénos-Ayres se propose de former um établissement à cause de ses bous ports , de ses tourbiéres et de la riche pèche des phoques qu'on fait dans ses parages. D'ailleurs ces Îles servent aujourd'hui de relâche aux navires expédiés pour la pèche des baleines et la chasse des phoques. L'archipel des Malouines se compose de deux iles principales et de 90 autres beaucoup plus petites. Celle dite ÆHawkins’s Maiden-Land, et plus tard Falkland, est l'Occidentale et \a plus grande. En 1766 , les Anglais y ont fondé l'établissement du Fort-Georges, près d'un port superbe qu'ils sommèrent Port-Egmord; mais cette pelite colonie fut détruite en 1770 par une escadre espagnole partie de Buénos- Ayres. L'ile Soledah (ile Conti) ou l'Orientate, presque aussi grande que la précédente , est aussi remarquable par la petite colonie du Port-Louis, fondée par les Francais et vendue aux Espagnols en 1767, C’est au milieu de la baie de la Soledad que s'élèvent les deux ilots aux Zoups-Marins et aux Pingoins, dénominations qui rappellent les animaux qu’on y a chassés par milliers pendant long-temps, et surtout cet être singulier, dont l'existence tient de l'oiseau et du poisson, et dontla vue ne frappa pas moins les anciens navigateurs que les modernes ne furent frappés d'étonnement à l'aspect de l'ornithorhynque. Il n’y a, dit M. Lesson, presque point de relations de voyages qui ne mentionnent ce manchot ou pingoin très anciennement connu, que l’on retrouve aussi au Cap-de-Bonne-Espérance, au sud de la Terre-de-Diemen et sur toutes les iles placéessur les limites du pôle austral, telles que la Désolation, Macquarie, à l'extrémité de l'Amérique, aux Orcades du Sud et au Nouveau-Shetland.

Partout, les rivages en sont peuplés; leurs innombrables légions stupides, pressées, inactives, courent les grèves et forment de longues files qui ressemblent à une procession de pénitens provençaux, ou comme le dit Pernetty, à des enfans de chœur en camail. Depuis quelque temps le gouvernement anglais a fait occuper cet archipel; la confédération du Rio de la Plata a protestécoatre cette occupation.

Leur situation rend importans les deux ilots TaiiTÉ et Sr Faut, perdus pour ainsi dire dans l'immensité de l'Atlantique; le premier, à la latitude australe d'environ 21 degrés, a été occupé par ua petit poste de Brésiliens, qui le nomment aussi ile fscensäo ou Ascension , qu'il ne faut pas confondre avec celle que nous avous décrite à la page 913 ; le second est presque au milieu de l'Atlantique et sous le premier parallèle boréal.

L'OCEAN-AUSTRAL on ANTARCTI- QUE offre dans sa partie explorée les Îles suivantes :

L'ARCHIPEL DE MAGELLAN, plus connu sous le nom de T£énre-bE-FEu : ilse compose d’un grand nombre d'îles, qui n’ont été explorées en détail que depuis quelques aunées par le capitaine King. Nous proposons de conserver provisoirement le

nom de Terre -de-Feu à la plus grande de toutes ces Îles, malgré le nouveau nom de King-Charles-Southland que.ce savant marin lui a imposé; comme elle forme la partie orientale de la Terre-de-Feu proprement dite, découverle par Magellan, un pourrait aussi l'appeler l'éle Orientale; celteile est surtout remarquable par sa grande étendue, par son vol/can el par le mont Sarmiento, qui est la plus haute montagne connue de toutes les les de l'Océan-Austral situées à des latitudes si élevées. Deux de ses pointes forment le cap Orange à l'embouchure orientale du détroit À Magellan et le cap San-Diego sur le détroit de Le Maire. Vient ensuite l'éle Occidentale, que M.

King nomme South-Desolation ; elle est la plus grande de toutes après la précédente ; son extrémité nord-ouest forme le cap Pilares à l'entrée occidentale du détroit de Magellan. Nous nommerons ensuite les /es Clarence, Hoste et Navarin, du côté de l'Orient; ensuite la grande {le Hanover , l'archipel de la reine Adelaide, dont l'ile de la reine Adelaide, celles de Piazzi et de Rennell sont les principales ; cet archipel forme l'entrée occidentale et septentrionale du détroit de Magellan. À une certaine distance de la Grande-Terre, à l'est, on voit l’éle des Elats (Staten-Land), importante par le détroit de Le Maire et par l'établissement de Æopparo, que nous nommons d'après Hassel et autres savans géographes; les Anglais l'ont fondé depuis quelques années. Vers le sud le groupe des iles Hermite, dont l'ile Hermile et celle de Wollaston sont les principales, et l'ée Horn, sur laquelle s'élève le célèbre promontoire de cenom, aussi remarquable par sa configuration extraordinaire que par sa hauteur. Enfin, plus au sud, le petit groupe des tles Diego-Ramirez, quiest l'extrémité la plus méridionale des terres que l'usage attribue à l'Amérique. Nous ferons en outre observer que l'archipel de Magellan est la terre habitée la plus australe de tout de globe, et que, par sa position à l'extrémité de l'Amérique , il appartient autant à cet océan, auquel nous l'avons assigné. qu’à l'Atlantique et au Grand-Océan qu'il sépare l'un de l’autre. On doit même ajouter que cet archipel n'est à proprement parler que la continuation de celui que nous avons proposé de nommer archipel Patagonien, et que nous avons rangé parmi les groupes d’iles situés dans le Grand-Océan.

L'ARCHIPEL ANTARCTIQUE Ou les TERRES-ANTARC- TIQUES, dénominations que nous proposons pour réunir sous un nom général toutes les îles qui, étant à une grande distance duNouveau-Continent, sont situées au-delà du 54° parallèle austral. La plupart de ces iles ont été découvertes il y a quelques années; toutes ont été trouvées sans habitans, et presque toutes couvertes de glaces ; elles ne sont importantes que par les phoques qu’on trouve en grand nombre dans leurs parages; elles fournissent déjà de précieuses fourrures et une grande quantité d'huile aux marins anglais et anglo-américains qui les fréquentent. Les baleiues aussi sont très nombreuses dans ces mers.

Les iles et groupes les plus remarquables de cet archipel sont :

L'ile Saint-Pierre, nommée Géorgie:

Australe par Cook, qui la visita un siècle après La Roche qui l'avait découverte, Elle parait être la terre antarctique lu plus grande que l'on connaisse ; son extrémité australe touche presque le 66° parallele, Depuis la visite de Cook, ces s0litudes glacées, ainsi que celles de l'archipel de Sandwich, ont valu plusieurs millions de francs aux marins qui les ont fréquentées.

Le petit 4rchipe ! de Sandwich, situé au snd-est de l'ile Saint-Pierre. Ses iles principales sont : Bristol, qui paraît être la plus grande; Thule-Australe, qui l'égale presque en étendue et qui est la plus méridionale; et le petit groupe du marquis de Traver'say, remarquable par le volcan qui s'élève dans son ile principale. C'est aussi parmi ces iles qu'on doit ranger les quatre que le capitaine James Brown a découvertes il y a quelques années; celles qu'il a nommées du Prince et de Willey ont un volcan chacune.

Les Orcades-Australes , situées à l'ouest-ouest-sud de l'archipel de Sandwich. Ce groupe comprend l'ile principale nommée Pomona (Mainland, Coronation: et plusieurs ilots, tels que Meleville, Roberlson, Weddell et Saddle, etc.

Le Shelland-Austral, situé à l'ouestouest-sud des Orcades-Australes; il se compose de plusieurs îles, dont les plus grandes sont nommées Barrow, du Roi-Georges et Levingslon.

L'ile Deception offre un des plus beaux ports du monde ; celle de James a un pic très élevé; et l'ilot Bridgman présente , dans son petit volcan, la montagne ignivome la plus australe et la plus basse que l'on connaisse actuellement; ce petit cône est situé à environ 62 degrès de latitude, et ne s'élève, selon une relation publiée en 1824, qu'à 80 pieds au-dessus du niveau de l’Océan; en admettant l'exactitude de cette évaluation, c’est au volcan de Bridgman et non à celui de Koo-sima, que conviendrait la qualification que nous avons donnée à ce dernier décrit à la page 657. .

La Terre-de-la-Trinité, vue dansces dernières années par le capitaine Bellinghausen; elle est probablement uv archipel semblable aux précédens. Elle s'étend au sud du Shetland-Austral. On n'en connaît pas encore les limites,

Nous proposons de placer parmi ces îles la Terre de Graham (Graham's Land), découverte en 1831 et 1832 par le capitaine Biscoe en allant à la pêche de la baleine; car dans l’état actuel de la géographie , il ne faut pas s'empresser d'adopter le nom pompeux et tout-à-fait gratuit de Continent Auslral que l'on a proposé de donner aux deux terres, à la vérité assez étendues, mais très probablement séparées par un espace immense de mer. Nous avons déjà classé parmi les iles Africaines la Terre d'Enderby, à cause de sa position. Celle de Graham, située eutre la Terre-de-la-Trinité, dont elle est peutétre un prolongement, et l'ile d'Alexandre 17, n'a pas moins de 150 milles dans sa partie ex-

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Les petites {/es d'Alexandre K" etde Pierre V", situées au sud-ouest de la Terrede-la-Trinité, presque sous le 70° parallèle, C'est à ces deux petites terres , et surtout à celle de Pierre 1*", que nous proposons de donner provisoirement l'épithète de Tule-Australe, étant la terre du globe la plus méridionale que l'on connaisse,

Il ne faut pas quitter ces terres, où l'homme n'a pas encore établi de demeure permanente, sans signaler au lecteur la grande importance qu'elles ont acquise de nos jours. Nous le ferons en résumant le tableau intéressant et animé des pêclievies de la mer du Sud, tracé par notre savant ami M. Lesson. Habitans naturels des confins du monde, dit ce naturaliste, les ploques ne sont nulle part plus abondans , nulle part en troupes aussi considérables que sur les côtes sauvages qu'envahissent les glaces du pôle austral. Leurs tribus s'y multipliaient en paix depuis des siècles ; inais les progrès de la navigation ont fait éclore, dans ces trente dernières années, les entreprises hardies qui n’ont pas peu contribué à porter parmi elles une rapide diminution; les phoques, de plus en plus repoussés des zones tempérées ou ils vivaient anciennement, sont forcés aujourd’hui de chercher un refuge sur les points les plus évartés du globe. Ce n’est pas que ces animaux soient encore complètement expulsés des côtes du Chili, du Pérou et dela Californie, et qu'on ne lestrouve dans la Méditerranée aussi bien que dans l'Océan- Indien; mais dans ces mers, ils ne vivent qu'isolés ou par individus solitaires qu'on dédaigne de poursuivre, car les faibles gains que leur chasse procurerait seraient ioin de compenser les frais des armateurs. Les Anglais et les Anglo-Américains arment, chaque année, pour chasser ces animaux, plus de 60 navires. Ils furent expédiés d'abord sur les côtes de la Patagonie, aux Malouines, à la Nouvelle-Zélande et au sud de l'Australie (Nouvelle-Hollande). Ces contrées ne fournissant plus à des expéditions fructueuses, il fallut se lancer dans les parages les moins fréquentés , et c’est ainsi que les Orcades et le Shetland-du-Sud étaient connus depuis plusieurs années par des chasseurs de phoques qui s’y rendaient ensecret , et que Powel et Weddell, tout en dirigeant avec succès leurs entreprises lucratives, ajoutèrent des notions d'un haut intérèt sur les Terres-Antarctiques qu'ils explorèrent dansun but purement commercial. Nous avons vu ailleurs à quelles sommes considérables s’élèvent les produits de cette pêche. Nous ajouterons seulement que , parmi les trois espèces principales de phoques qui sont plus particulièrement l'objet de ces armemens, sc trouve le phoque à crin ou l'otarie molosse, dont la peau sert à confectionner d’excellens cuirs ; par son éclat et sa douceur soyeuse, ce poil précieux égale celui de la loutre. Un fait notoire, dit M. Lesson, est l'usage constant qu'ont ces amphibies de se lester en quelque sorte avee des cailloux, dont ils se

chargent l'estomac pour aller à l'eau, et qu'ils revomissent en revenant au rivage.

Le Grand-Océan offre un grand nombre d'iles que nous indiquerons dans la description des états dont elles font partie.

Nous citerons ici les principales en allant du sud vers le nord, jusqu'au détroit de Bering.

L'ARCHIPEL PATAGONIEN , qui correspond en partie aux archipels de Guayaneco, de Tolede, de la Madre de Dios de plusieurs géographes, se compose selon nous de toutes les Îles situées le long de la côte occidentale de la Patagonie, depuis le golfe de Penas jusqu'au cap Pilares à l'embouchure occidentale du détroit de Magellan. Nous proposons de l'appeler Patagonien, à cause de son voisinage de la Patagonie, dont il n'est séparé que par des canaux très étroits. Nous avons déjà vu à la page précédente que l'archipel de Magellan n'est à proprement parler que la prolongation de cet archipel. L'expédition du capitaine King a complété la reconnaissance des iles dont il se compose, Les principales sont, en allant du nord au sud : le groupe de Guayaneco, üont toutes les iles sont peu étendues; il est surtout remarquable par le Nevado de Cuptana qui s'élève sur une de ses iles; la grande Île Wellington, qui correspond à l'ile naguère encore imparfaitement explorée, nommée Ca mpana parles navigateurs espagnols ; c'est la plus grande de tout l'aréhipel; ensuite l'ile de la M adre de Dios, et celles de St-Martin, de la Roca Partida et de Lobes.

L'AncutPez DE Cnoxos, formé d'un gr: "mbre d’ilots, situés entre la presqu'ile Montes,la côte de la Patagoni li ga t Chiloë. L'ile principale se no » “‘Ronu plupart des autres sont des roi

L'ARCHIPEL DE Cuinoÿ:, situé à dent et composé de la grand:

plusieurs autres beaucoup plu:

une province de la république

Le petit Groure DE JUAN-FERNAñuLe, COMPOSÉ na guère de deux îles, l'une nommée Mas-a-Tierra, était la plus grande et la plus importante par son port ; etl’autre nommée Mas-a-Fuera. Il parait quela première a entièrement disparu au commencement de 1837. Ces iles furent de tout temps l'asile des pirates, qui allaient s’y rafraichir et se radouber. Les relations les plus récentes présentaient l'ileprincipale comme étant habitée par quelques Anglais etChiliens s'occuipant à chasser leschèvres et les bœufs qui y aboudaient, quoique d'autres relationscontemporainesprétendentqu'ilsavaient été entièrement détruits par les chiens envoyés par le président du Chili, pour ôter cet avantage aux corsaires. En 1811 cette ile fut choisie pour lieu de déportation pour certaines classes de condamnés de la république. Nous rappellerons aussi qu'un matelot anglais, qui y fut laissé et qui y vécul seul pendant plusieurs années , a fourni le sujet du fameux roman de Rebinsun Crusoé.

Le petit GROUPE DE SAINT-AMBBOISE , situé au nord du précédent et presque sous le 28° paralléle austral. 1 se compose de l'ile de ce nom, qui pa-

cait être la principale , de celle de Saint-Félix et de quelques autres ilots tous déserts. Près de la seconde se trouve un rocher remarquable en ce que, sous quelque point de vue qu'on l’examine, il ressemble à un vaisseau sous voiles.

L'ILE Puna, dans le golfe de Guayaquil, sur la côte de la république de Colombie.

L'ARCHIPEL DE GALLAPAGOS , situé sous l'équateur, à environ 500 milles à l’ouest de la côte de la Colombie. Malgré la température de son climat et la fertilité du sol, les nombreuses iles dont il,se compose élaient encore récemment sans habitans permanens. On y trouve un grand nombre de tortues délicieuses. Le capitaine anglais Cowley a donné les noms suivans aux iles principales : 4/bemarle , James, Chatam et Char'les. Les deux premières sont remarquables par leurs volcans. La dernière, est nommée aujourd'hui Floriana. M. Vilamil, habitant de la Louisiane, s’y estétabli en 1832, avec une centaine de colons, qui le regardent comme leur roi.

Les ILEs Aux PERLES , dans le golfe de Panama, dépendantes du département colombien ue l'Isthme.

Le Groups DE REviLLA-G1GED0 , situé à environ 200 milles à l’ouest de l'état mexicain de Xalisco ; il se compose de trois îles désertes, dont la principale, nommée Socorro , est remarquable par son pic élevé.

Le golfe de Californie offre plusieurs Îles, dont les plus grandes sont en allant du sud au nord : CERRALBO , SAN-JOSÉ et CARMEN ; SAN FRANCISCO, dansles parages de laquelle on péche des perles, ainsi qu’autour de celles de San-Jose et de Santa- Cruz; TisuroN, la plus grande de toutes ; SANTA- IxESs et SAN-IGNActo.

La côte occidentale de la Californie est bordée d'îles, parmi lesquelles nous citerons celles de SANTA-MARGARITA , de CEDROS, de SANTA-CATA- LINA etde SanTa-Cruz, qui sont les plus étendues. Sur les traces de M. Brué nous étendrons le nom d’'ARCS': EL DE QUADRA-ET- VANCOUVER aux nombreuses îles situées vis-à-vis de la côte du €ontinent-Américain, entre le détroit de Jean-de- Fuca ou Claaset et le détroit Cross. Ce vaste archipel, habité en grande partie par les Wakas et Kolouges, est partagé entre l'Angleterre et la Russie, de manière que la grande ile de Quadraet- Vancouver, et celle de la Reine- Charlotte, appartiennent à la première, et les iies du Pr'incede-Galles et de Sitka à ia Russie. Voyez l'Amérique-Anglaise et l'Amérique-Russe.

Le cRouPE DE Kowiax, ainsi nommé de l'ile principale située au sud-est de la péninsule d’Alaska dans l’Amérique-Russe.

L'ARCHIPEL DES ÂLEOUTES , remarquable par ses volcans, et parce qu'il forn.e une grande partie du contour de la Méditerranée de Bering. Les iles principales sont : Oumanak, Ounalaska , Alchen, Tanagai, Ali, ete. Elles appartiennent toutes à l’'Amérique-Russe.

Les principales îles appartenant à l'Amérique et situées dans la mer de Bering sont : le groupe de Pribylov, composé des îles 54-Paul et St-Grorges, outre plusieurs flots, et la grande ile Nounivok.

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L’Océan-Arctique offre un grand nombre d’iles dont la plupart, avant les dernières explorations faites par les Anglais, étaient représentées comme des parties du Continent-Américain. Nous proposons de les réunir toutes sous la dénomination générale de Terres Arctiques où d’Archipel-Arctique. En combinant les divisions géographiques avec les divisions politiques, nous croyons qu’on pourrait partager de la sorte toutes les nombreuses îles comprises dans cet archipel. Nous renvoyons pour les détails aux descriptions de l’Amérique-Anglaise et de l’Amérique- Danoise.

L'ARCHIPEL-ARCTIQUE Ou les TERRES-ARCTIQUES , où il faut distinguer :

Les Terres-Arctiques-Orientales ou Danoises, qui comprennent le grand gr'oupe du Groënland, l'Islande et l'ile de Jean-Maren; cette dernière est encore sans habitans permanens ; elle est siluée à l’est du Groënland et au nord-nord-est de l'Islande. Jean-Mayen est fréquentée par les bâtimens baleiniers et est remarquable par le Beerenberg qui est le sommet connu le plus élevé de tout Le globe à une aussi haute latitude; par l'Esk, qui es! le volcan connu le plus boréal de toutes l'Amérique ; et par la quantité prodigieuse de bois flottant que les courans polaires accuinulent sur ses côtes.

Les Terres-Arctiques-Occidentales ou Anglaises, qui s'étendent à l'ouest de la Mer de Baffin et au nord de la mer de Hudson. Ses principaux groupes sont : le Devon: Se plentrional; la Géorgie-Septe: irionale, qui comprend lesiles Cornwallis, Bathurst, Melville, etc. ; Yarchipei de Baffin-Parry, où l'on trouve les iles Cockburn, Southampton, Mansfield, ie Nouveau-Gallouay, ets, etc.

MONTAGNES, La classification des montagnes de l’Amérique a été le sujet d’un grand travail de l’illustre voyageur , auquel on doit !es connaissances les plus exactes de la géographie physique de cette partie du monde. Il en est résuité pour le géographe la connaissance d’un fait aussi curieux qu’important ; c’est que toutes les grandes hauteurs du Nouveau-Morde appartiennent à cette longue chaine qui, sous différentes dénominations et avec de très fortes interruptions, s’étend d’un bout à l’autre de l'Amérique en longeant sa côte occidentale, ou bien en s’en approchant d’une manière remarquable sur une ligne qui n’a pas moins de 9000 milles de dévelor:pmement. Prenant pour g'ide ce henu tr: ail de M. de Humboldt, nous

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tracerons , d’après le plan suivi dans la descriplion des autres parties du monde, la classification des principales chaînes de montagnes qui sillonnent le sol de l’Amérique, en y ajoutant les faits nouveaux et importans dont la géographie s’est enrichie depuis.

Toutes les montagnes du Nouveau-Monde peuvent être «classées en huit systèmes dont trois appartiennent au continent de IAmérique-du-Sud, deux au continent de l’Amérique-du-Nord , et les trois autres aux trois grands archipels qui se développent à l’est de la partie centrale du Nouveau-Continent et à ses deux extrériites boréale et australe. Nous commencerons par le système des Andes, qui est le plus clevé de tous; il n’est inférieur que de quelques toises aux plus hauts colosses de l’Himâlaya , que nous avons vu être ies points culminans connus de tout le globe.

SYSTÈME DES ANDES ou PÉRUVIEN, ainsi nommé à cause de la célébré cordillère des Andes et du nom de l'empire qui embrassait autrefois les riches contrées que parcourent ses chaines principales et sur le sel desquelles se trouveat ses pics les plus élevés. La chaîne principale, à laquelle il serait convenable de conserver exclusivement le nom d’Annes, décrit sans aucune interruption sensible deux cou:bes immenses depuis le cap Paria, à l'entrée du golfe de ce nom d2ns le département colombien du Maturin, jusqu'au cap Froward, sur le détroit de Magellan dans la Patagonie. M. de Humboldt y distingue quatre parties qu'il nomme 4ndes-Palagoniques, depuis l'extrémité australe jusqu'au 44° parallèle; c’est la partie la moins connue ; 4des du Chili et du Polosi, depuis le 44° jusqu’au 2° ; Andes du Pérou, depuis le nœud de Porco jusqu’au nord-ouest du plateau d'Almaguer, à 1° 60’; et Cordilières de la Nouvellecrenade. Notre cadre ne nous permet pas d’entrer dans les détails qu’exigerait la seule indication des nœuds et des chaines qui se détachent eu différentes directions de la chaine principale. Nous nous bornerons à indiquer ses branches les plus importantes, en faisant observer que, d’a-

près l’état actuel de la géographie de cette partie du globe, c'est dans les 4ndes-Péruviennes, et particulièrement entre le 14° et le 20° parallèles, qu'il parait convenable de placer le noyau de ce vaste système. La hauie vallée du Titicaca, qu’on peut justement appeler le Tibel du Nouveau-Monde, à cause de la prodigieuse élévalion des pics qui l'entourent et de la hauteur du sol audessus duquel ils s'élancent , est le graüd divor-tia aquarum de l'Amérique-du-Sud. C’est non loin de ces montagnes que paraissent naître le Beni et l’Apurimac, qui par leur jonction, {orment le véritable Ma-anon, le Guapaix, qui est uue des principales branches de la Madeïra, etle

Pilcomayo , un des plus grands courans qui forment le Rio de la Plata, Ce plateau, si célèbre dans l’histoire de la civilisation indigène du Nouveau-Monde, si intéressant encore par de beaux restes d’antiques monumens, offre deux chaines principales nommées la Cordillère-Occidentale, qui est la continuation de la chaîne principale des Andes, et la Cordillère- Orientale ; celle-ci parait s'en détacher à l’est dans le nœud de Porco , et, courant ensuite au nord-est, forme le versant oriental de la belle vallée du Titicaca. C’est dans cette chaine orientale que se trouvent le pic Sorata et le pic Illimani, points culminans de tout le Nouveau- Monde. La Cordillère-Crientale envoie elle-même une branche considérable vers l'est qui, sous les noms de Sierras-Altissimas, Sierra de Cochabamba et Sierra de Santa- Cruz, s'étend dans la province bolivienne de Cochabamba , et, en diminuant toujours de hauteur dans les pays des Moxos et des Chiquitos, va se perdre dans les plaines élevées, que les géographes représentent à tort comme de hautes inontagnes dans la province brésilienne de Matto- Grosso.

Dans cette même partie de la chaîne principale, mais plus au nord, entre le 11° etle 10° 50°, et proprement dans le nœud de Pasco et de Hanuco, il se détache deux longues chaines : l'Orientale, dite aussi de Muna , sépare la vallée du Pachitea et de l’Aguaitia affluens du Beni ou Paro de la vallée du Huallaga; la Centrale, dite aussi de Pataz eu Chachapoyras, qui sépare la vallée du Huallaga de celle du Tunguragua ou du Nouveau-Maranon; cette dernière est beaucoup plus longue que la précédente, et s’étend au-delà de ce fleuve en formant le fameux Pongo de Manseriche. Ces deux chaînes parcourent le sol de la république du Pérou et sont beaucoup moins élevées que la partie correspondante de la chaîne principale , qui longe la côte dansune direction presque parallèle à la chaine de Chachapoyas.

Depuis Loxa jusqu'à Pasto la chaine principale, se bifurquant, forme, avec la chaine parallèle à l'est, une longue vallée du nord au sud traversée par les nœuds de Loxa, de l’Assuay, de Chisinche et de Pasto. Cette partie des Andes est un des points les glus remarquables du globe ; elle offre rapprochés, entre le 1° 30’ latitude australe et le 15’ latitude boréale, le plus grand nombre de colosses regardés naguère comme les 20on{agnes des plus élevées du monde, et elle présente entre ces deux chaînons le sol classique de l'astronomie du xvin siècle.

Enfin dans les environs de Popay;an les Andes forment cette grande trifurcation connue sous le nom de Cordillères de la Nouvelle:

Grenade. Nous proposons de regarder la s“ierradela SumaPaz, quiestlaCAhatne-Orientale , comme la contu.uation de la chaine principale; elle traverse la Colombie du sud-ouest au nord-est depuis Almaguer jusqu'au cap Paria, en passant à l’est de Bogota, Pamplona, Mérida, Truxillo, au nord de Barguisimeto, Nirgua , Valencia , Caracas et au sud de la Nou-

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