RENE Æ
velle-Barcelone et de Cumana; elle est connue sous les noms de Sierra Nevada de Merida et de Cordillère du littoral de Venezuela. La Chaine-Centrale, dite aussi de Quindiu, court droit au nord , en séparant la vallée du Magdalena de celle de la Cauta. Le Chainon-Occidental dit aussi du Choco, se dirige vers le nord et sépare la vallée de la Cauca des terrains côliers ; sonélévation est de beaucoup inférieure à celle des chaines Centrale et Orientale ; dans son extrémité nordouest, le chainon du Choco éprouve même une telle dépression, qu'entre le golfe de Cupica et l'embarcadère du Rio Napipi, on ne trouve plus qu'une plaine à travers laquelle on a projeté un canal de jonction des deux Océans. Nous ajouterons que ce chainon renferme le fameux terrain aurifère, qui verse par an dans le commerce plus de 13,000 marcs d'or et une grande quantité de platine.
Dans la partie méridionale de la chaine principale, et particulièrement dans celle que nous avons nommée Andes du Chili, se détache une branche considérable, qui, courant vers le sudest, va former les hautes montagnes du Tucuman dans la confédération du Rio de la Plata; on pourrait l'appeler Sierra du Tucuman ; cette chaine, dont on ne connait pas encore l’élévation avec exactitude, se perd insensiblement
dans les vastes plaines herbacées nommées Llanos du Tucuman.
On pourrait regarder comme des dépendances géographiques de ce système le petit groupe isolé de la Sierra Nevada de Santa-Marta, dans le département du Magdalena, considéré communément, quoique à tort, comme l'extrémité de la chaine principale des cordillères de la Nouvelle-Grenade; ensuite les hauteurs qui s’élèvent sur les îles situées vis-à-vis de la côte entre le golfe de Maracaybo et le cap Paria; enfin les montagnes des archipels Patagonien, deChiloë et de Chonos, celles de larchipel de Magellan, dont on a tant exagéré l'élévation, et celles, beaucoup plus éloignées mais beaucoup plus basses , qui s'élèvent dans les iles Malouines.
Dans le tableau ci-dessous, où a rangé parmi les chaînes secondaires la Cordillère Orientale du Tilicaca, parce qu'elle s’écarte considérablement de la direction générale de la chaine que l'on a considérée comme la principale de tout ce système ; toutefois nous remarquerons que c'est parmi ses pics que se trouvent non-sceulement les plus hauts des Andes, mais même les points culminans de tout le Nouveau-Monde. Les lettres E et O, placées dans le tableau suivant après certaines montagnes, indiquent leur position dans le chainon oriental ou occidental de la chaine principale.