‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 426 sur 628 · TABLEAU DES PRINCIPAUX PLATEAUX DE L'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

TABLEAU DES PRINCIPAUX PLATEAUX DE L'AMÉRIQUE

Toises, Toises, Le plateau Péruvien, qui embrasse toutes ies hautes terres des républiques du Bas- Pérou et de Bolivia et des Provinces-Unies du Rio de la Plata, depuis le 6° jusqu’au 26° parallèle de latitude australe. Le célèbre bassin du lac Tilicaca, qui en occup: esque le centre, forme lui-même un haut plateau assis sur le plateau Péruvien, sa auteur moyenne est de 1987 à 2100 toises. Les parties les plus élevées du nlateau Péruvien après ce bassin sont : les hautes terres des provinces de Truxillo , de Tarma, de Huamanga et de Cuzco , dans la république du Eérou ; celles de La-Paz, de Charcas et de Potosi , dans la république de Bolivia ; et celles de Jujuy, de Salta et de Tucuman, dans les Provinces-Unies du Rio de la Plata. La hauteur générale de cet immense plateau parait pouvoir être estimée . ...... rene ses... de 600 à 1400 Le plateau Colombien, qui comprend toutes les plus hautes vallées de la république olombienne , dans les départemens d’Assouay, de l’'Equador, de Cundinamarca et de Boyaca. San élévation va. . . ...... sons see sosssess ess. . de Le ploieau Brésilien. Nous proposons de comprendre sous cette dénomination la artie haute des bassins du San-Francisco et du Parana, dans les provinces brésiiennes de Miras-Geraes et de San-Paulo , ainsi que les plus hautes terres des provinces de Rio-de-Janeiro, d'Espiritu-Santo, de Bahia, de Pernambuco ctde Piauhy. On pourrait estimer sa hauteur moyenne de . ........, Qt ere Le plateau Central de l'Amérique du Sud. Nous proposons d'y comprendre la vaste province de Matto-Grosso et partie le celles de Goyaz et de San-Pauio, dans l’empire du Brésil; le dictatorat du Paraguay, le Chaco, dans la cotifédtration tu Rio de a Plata; les pays des Chiquitos et des Moxos dans la république de Bolivia, La hauteur moyenne de ce plateau, que les géographes ont tant exagérée et exagèrent encore , né nous parait pas pouvoir être évaluée au-delà . , ...,..4... .....de 100 à 200 Le plateru de la Guyane, qui embrasse l'ile immense formée par l'Orénoque, le Rio egio, l'Amazone et l'Océan-Atlantique ; sa surface est partagée entre la Colombie,

Toises, Torre l'empire du Brésil et une partie des Guyanes Anglaise, Hollandaise et Française, Sa hauteur atteint peut-être . .,....,................ à 5.0 5 8e . +... de 200 à 400 lateau d’Anahuac où du Mexique ; il s'étend depuis Oaxaca jusqu’à Chihuahua ,

du Guatemala, et estimer son élévation . ............,..,.. Rs Cons de 600 à 1200

Le plateau Missouri-Colombien qu'on pourrait aussi nommer plateau Central de l'Amérique-du-Nord Nous proposons d'y comprendre la partie supérieure des

Platte et de la Pierre-Jaune (Yellow-Stone). ..............,. . de 350 à 550

du gouvernement du Bas-Canada. Son élévation peut être estimée . ........ de 180 à 5600

vozaaxs. Non-seulement l’Amérique à un grand nombre de volcans, mais elle compte parmi les siens les montagnes iguivomes les plus terribles et les plus élevées de tout le globe. Les départemens de l’Equateur et du Cauca dans la Co:

lombie, les états de Nicaragua, de San- Salvador et de Guatemala dans la confédération de l’Amérique-Centrale, la république du Chili, l’archipel des Aleoutes dans l’Amérique-Russe, et l'Islande dans l’Amérique-Danoise, sont les parties du Nouveau-Monde qui offrent le plus grand nombre de volcans. Les monts ignivomes les plus remarquables sont : l’Axtisana, le Cotopaxi, le Sanguay, et le Pichincha, dans le département colombien de l’'Equateur ; les volcans de Pusto, de Sodora et de Purace, dans celui du Cauca ; le Guagua-Plitina où volcan d'Arequipa et le Sehama, dans la république du Pérou; les volcans de Coquimbo, de Santiago, de Maipu, de Rancagua , de Peteroa, de Chilan, d'Antoco, elc., etc., dans la république du Chili; les olcans de Soconuseo, de Guatemala où de Fuego, d'Agua, de Pacaya, de Tajumulco, d’'Autilan, de San-Sulvador, de Granada , de Telica près de San- Leon de Nicaragua, dans la confédération de l’Amérique-Centrale ; le Popocatepetl ou volcan de la Puebla, le Cillattepetl où volcan d'Orizaba, le volean de Colima et celui de Xorullo , dans la confédération Mexicaine; le vol/can du St-Elie, celui du Beau-temps (Fair- Weather), les deux volcans de la péninsule d’Alaska et ceux des îles Aleoutiennes Unimak, Tanaga, Umnak et Unalaschka, dans l'Amérique-Russe ; le Krabla, le Leirhnukr, l'OEräafe-Jokul!, le Kôtlugiaa (Sidu-Jôkul?), le Skaptaeue et l’Hecla, dans l'Islande.

ous ferons observer à propos de ce der-

nier, que ses éruptions et sa hauteur ont été beaucoup trop exagérées, et ont donné à ce mont ignivome un rang qu’il doit céder à plusieurs autres montagnes de cette île. On ne doit pas non plus passer sous silence l’Esk, dans l’ile de Jean- Mayen, qui est la montagne ignivome connue la plus boréale du Nouveau- Monde ; le volean de St-Vincent, qui est le plus terrible dans l'archipel des Antilles , et le volcan de Bridgman , dans ie Shetland-Austral, qui est lernont ignivome connu le plus austral de tout le globe, et en même temps le plus bas de tous les volcans connus. Voyez à la page 932. Cette partie du monde se trouve donc avoir le volcan le plus haut et le volcan le plus bas du globe. Voyez la hauteur de l’Antisana dans le système des Andes à la page 936. Sur l’autorité de M. de Humboldt nous ajouterons que le grand pic de Tolima et le Parmo de Ruiz, dans la chaine Centrale de Cundinamarca dans la Colombie, ont fait il y a quelques années une éruption. Nous n’avous pas nommé le fameux volcan de Copiapo, mentionné dans toutes les géographies et par nous-même, dans la première édition de cet Abrégé, parce que selon M. Meyen il n’existe pas.

VALLÉES et PLAINES. L’Amérique-dui- Sud offre plusieurs vallées très remarquables par la grande hauteur de leurs berges, malgré l’élévalion de leur sol audessus du niveau de l'Océan. On doit surtout mentionner les vallées du Cauca, du Magdalena, et de Quito, dans la Colombie; du Tunguragua où du Haut- Nouveau-Marañon et du Jauja, dans la république du Pérou ; le superbe bassin du lac Titicaca , qu'on peut regarder comme une vallée aussi remarquable par sa grande élévation absolue que par ses dimensions ; la vallée du San-Francisco,

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dans le Brésil; la valiée du Rio del Norte, ou du Nouveau-Mexique , dans la confédération-Mr'icaine. Pour douner quelques exemp:e*, nous dirons que la vallée de Chota, pres de Quito, a 804 toises et celle du Rio-Catacu, au Pérou, en a plus de 700 de profondeur perpendiculaire; et cependant leu: fond resteencore élevé d’un nombre égal de toises au-dessus de la mer.

A l’égara des plaines , on peut dire que le Nouveau-Continent offre les plus vastes du monde. En effet, l’espace immense qui s’étend depuis l'embouchure du Mackenzie jusqu’au delta du Mississipi et entre la Chaine-Centrale du systère Missouri- Mexicain et les chaines principales du système Alleghenien, n’est à proprement parler que la plus vaste plaine non-seulement du Nouveau - Continent , mais mme de tout le globe; elle embrasse les bassins de Mississipi, du St-Laurent, du Nelson et du Churchill, presque tout le bassin du Missouri, la presque totalité des bassins du Saskatchawan et du Mackenzie, et tout celui de la Coppermine.

Nous proposons de la nommer plaine Mississipi - Mackenzie. La seconde grande plaine du Nouveau-Continent est la plaine de l' Amazone ; elle comprend toute la partie centrale de l’Amérique -du- Sud, étendant soa domaine sur plus de la moitié de l'empire du Brésil , sur !: sudouest de la Colombie, sur la partie + 'ientale de la république du Pérou, et s1r la partie septentrionale de la république de Bolivia ; ses limites sont presque identiques avec celles des parties moyennes et basses de l'immense bassin de l’Amazone et de celui du Rio Tocantin. Vient ensuite la plaine du Rio de la Plata , qui s'étend entre les Andes et leurs branches vrincipales, les montagnes du Brésil, PAtlantique et le détroit de Magellan; dans ces limites elle embrasse le sud-ouest du Brésil, le dictatorat du Paraguay, le pays des Chiquitos, le Chaco, la gi grande partie de la confédération du Rio de la Plata, de l’état de lUraguay et ü: la Patagonie ; une grande partie est connue sous le nom de Pampas de Buënos- Ayres où du Rio de la Plata. Enfin la

le long du Guaviare, du Meta et du Bas- Orénoque. M. de Humboldt fait observer que la plaine, que nous avons nommée Mississipi-Mackenzie , nourrit à l’une de ses extrémités des bambousacées (Iudolfia , miega) et des palmiers, tandis qu’à l'autre, pendant une grande partie de l’année elle se trouve couverte de glaces et de neiges; ce savant estime sa superficie à 270,000 lieues marines carrées, ou à 2,430,000 milles carrés, étendue presque égale à celle de toute l’Europe. La plaine de l'Amazone , ayant un climat chaud et humide , présente, dans ses immenses forêts , une force de végétation à laquelie rien ne peut être comparé dans les autres continens ; sa superficie est évaluée, par M. de Humboldt, à 260,000 lieues carrées , égales à 2,340,000 milles.

Les deux autres plaines du Guaviare- Orenoco et du Rio de la Plata, diffèrent de celle de l’Amazone, qu’elles cernent au nord et au sud, par le manque d'arbres et par les innombrables graminées qui couvrent leur vaste surface, semblables en cela aux savanes ou prairies de la plaine Mississipi-Mac'.enzie. La superficie de la plaine du Rio de lu Plata monte, selon M. de Humboldt , à 135,000 lieues carrées ou à 1,215,000 milles, et celle du Guaviare-Orenoco , à 29,000 lieues , qui correspondent à 261,000 milles.

DésenTS. L'Amérique a plusieurs déserts qu’on peut comparer à ceux de l'Afrique et de l'Asie pour laridité de leur sol et pour le sable qui les recouvre; mais tous sont extrêmement petits en comparaison des solitudes de ce genre, qui s'étendent sur un si vaste espace de la superficie de ces deux parties du monde.

Les plus remarquables sont : le désert d'Alacama ; il s'étend, avec quelques interruptions , depuis Tarapaca, dans la république du Pérou , jusqu'aux environs de Copiapo , dans celle du Chili; il renferme par conséquent la bande étroite de pays que la république de Bolivia possède sur le Grand-Océan ; le désert de Sechura , beaucoup plus petit, occupe une partie considérable de la côte du département pétiivien de Truxillo, le deseré

plaine du Guaviai :-Orenoco, qui cont- ##e Pernambueb ; jui est le plus étendu ;

prend les Llanos de la Nouvnelle-Grenade et de Venezuela dans la Colombie.

Cette plaine s'étend depr': à T’queta jusqu'aux embouchures üe ‘noqne ,

il s'étend sur une graride partie du plateau du nord-est du Hrésil, qui s'élève entre Pernambuco, le San-Francisco , Crato, Seara et Natal; M. Koster y vit

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des oasis “ouvertes d’une belle végétation au nulieu des collines de sable mouvant, Nous ne parlons pas des so/itu- ‘des; l'Amérique offre les plus grandes du globe ; elles forment partie des vastes plaines dont nous avons parlé dans l’article précédent, ainsi que des Terres- Areliques et Antarctiques mentionnées dans celui des iles. C’est dans cette classe qu'il nous semble plus convenable de ranger le prétendu désert de Nuttal que traversent plusieurs grandes rivières, et remarquable par ses riches mines de sel gemme et par sa situation élevée; il s’étend au pied de la Cordillère-Missouri- Colombienne (Montagnes Rocheuses), entre l’Arkansas supérieur et le Paduca , et forme partie du grand plateau central de l’Amérique-du-Nord.

ozimarT. La configuration de l'Amérique, la disposition de ses vastes chaines de montagnes et la position de ses plateaux élevés et de ses plaines immenses produisent une influence remarquable sur sa température, et offrent sur plusieurs points de grands contrastes entre deux climats très différens et pourtant très rapprochés l'un de l’autre. « Le Pérou, dit faite-Brun, la vallée de Quito, celle de Mexico, quoique situés entre les tropioues, doivent à leur élévation une temÿérainse printanière ; ils voient même les paramos, ou les dos de leurs montagnes, se couvrir des neiges qui séjournent , même perpéluellement, sur quelques sommets, tandis qu'à peu de lieues de là, une chaleur souvent malsaine étouffe l'habitant des ports de Vera-Cruz ou de Guayaquil. Ces deux climats donnent naissance à deux systèmes différens de végétation : la flare des zones torrides sert de bordure à des champs et à des bosquets européens. Un semblable voisinage ne peut manquer d’occasioner fréquemment, des changemens subits yar le déplacement de ces deux masses d’air, si diversement constituées , inconvénient général en Amérique. Mais partout ce continent éprouve un moindre degré de chaleur. L'élévation seule explique ce fait pour la région montagneuse; mais pourquoi, se demande-t-on, s’étend-il aux contrées basses? Voici ce que répond un habile observateur , M. de Humboldt : « Le peu de largeur du continent, son prolongemer. vers les pôles glacés; l’Océan, de::. la surface non interrompue

est balayée par les vents alisés ; des courans d’eau très froide qui se portent depuis le ‘ciroit de Magellan jusqu’au Pérou; de nombreuses chaînes de montagnes remplies de sources et dont les sommets couverts de neiges s'élèvent bien au-dessus de la région des nuages ; l’abondance de fleuves immenses qui , après des détours muitipliés , vont toujours chercher les côtes les plus lointaines ; des déserts en général non sablonneux, et par conséquent moins susceptibles de s'imprégner de chaleur; des forêts impénètrables qui couvrent les plaines de l'équateur reriplies de rivières, et qui, dans les parties du pays les plus éloignées de l’Océan et des montagnes, donnent naissance à des masses énormes d’eau qu’elles ont aspirées , où qui se forment par l’acte de la végétation; toutes ces causes produisent, dans les parties basses de l'Amérique, un climat qui contraste singulièrement, par sa fraicheur et son humidité , avec celui de l'Afrique.

C'est à elles seules qu'il faut attribuer cette végétation si forte, si abondante, si riche en sucs, et ce feuillage si épais, qui composent le caractère particulier du Nouveau-Continent. »

En considérant ces explications comme suffisantes pour lAmérique-Méridionale et le Mexique, nous ajonterons, par rapport à l’Amérique-du-Nord, qu’elle n’a presque pas d’étendue dans la zone torride, et qu’au contraire elle se prolonge très loin dans la zone glaciale, dont les vents glacés la balaient du nord au sud depuis l'embouchure du Mackenzie jusqu’au delta du Mississipi, à cause de l'absence d’une chaine qui en interrompt le cours. Ainsi, !a colonne d’air glacial, inhérente à ce continent, ne se trouve pas contrebalancée par une colonne d’air équatoriale. De là résulte une extension du climat polaire jusqu'aux confins des tropiques; l'hiver et l’été luttent corps à corps, les saisons changent avec une rapidité étonnante. Une heureuse exception favorise presque toute la côc occidentale de l’Amérique-du-Nord, laquelle, abritée des vents glacés par la chaine Maritime et par la chaîne Centrale, jouit de la température propre à sa latitude.

Nous devons aussi corriger une opinion que, sur l’autorité de Volney, tous les géographes reproduisent, mais dont de récentes observations météorologiques,

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faites pendant plusieurs années et sur plusieurs points, ont démontré le peu de solidité, C’est que la température des plaines du Mississipi, au lieu d’être beau coup plus douce que celle dés pays situés sur la côte de l’Atlantique, offre plutôt des excès de chaleur et de froid beaucoup lus grands que ceux qu'épre ‘ent les lieux situés sur l'Atlantique des latitudes correspondantes. On peut dire, en général , ane !

contrées situées au-delà de lèles sud et nord sont froid sol impropre à la culture des ; l’Europe, Toute l’Amérique-Danois l’'Amérique-Russe , à l'exception des contrées abritées par la chaine Maritime, presque toute l’Amérique-Septentrionale Anglaise ainsi que l'extrémité de la Patagonie, l'archipel des Malouines et les Terres - Antarctiques , appartiennent à cette classe de pays. Les régions élevées de la zone torride et les plaines des deux zones tempérées sont favorables, jusqu’à un certain point, à la culture des céréales de l’Europe, et même à celle de ses fruits, tandis que les contrées chaudes de la zone torride étalent les productions les plus précieuses du règne végétal avec une étonnante profusion. Nous ajouterons qu'en général toutes les côtes des contrées équatoriales, et même celles des pays situés à des latitudes encore plus élevées, sont malsaines; les côtes qui bordent la mer des Antilles et la côte des Etats-Unis, sur l’Atlantique,jusqu’au-delà du 40° degré, sont sujettes à la fièvre jaune, qui y fait souvent d’horribles ravages.

MINSRAUX. On peut dire, sans exagération, que les régions équatoriales de VPAmérique sont la patrie de l’or et de l'argent. Aucune contrée du globe ne possède d’aussi riches mines de ce dernier métal. L’énorme quantité d’argent mise en circulation par celles de Guanaxuato, de Catorce, de Zacatecas, de Pasco et de Potosi, a produit une véritable révolution dans l’industrie et le commerce des nations les plus policées de notre hémisphère ; les mines d’or de quelques cantons de l’Afrique et de la Malaisie (Archipel Indien), la Chine et le Japon, et, depuis quelques années, la chaîne de l’Oural, peuvent seules rivaliser en richesse avec celles de l’Amérique. Voici quelques fats positifs et curieux qui justifient le rang que, sous

le rappors minéralogique , nous avons assigné à FAT AU) nous les empruntons : la nouvelle édition de l’&ssai politiqué sur le royaume de la Nouvelle- Lepagne, et aux Fragmens de Géologie et de Climatologie de M. de Humboldt, « 11 est impossible, dit ce savant, d’évaluer la masse d’or et d'argent qui est maintenant en exploitation sur toute le surface du globe : nous ignorons absoment ce que produisent l'intérieur de Afrique, l’Asie-Centrale, le Tonquin , la Chine et le Japon. Le commerce d’or en poudre, qui se fait sur les côtes orientales et occidentales de l’Afrique, et les notions que les anciens nous ont transmises sur ces contrées avec lesquelles nous ne sommes plus en relation, peuvent faire supposer que les pays an sud du Niger ou Djoliba sont très riches en métaux précieux. On peut faire la même supposition à l’égard de la haute chaîne de montagnes qui se prolonge au nordest du Paropamisus , vers les frontières de la Chine. La quantité d’or et d'argent que les Portugais et les Hollandais ont jadis exportée du Japon, prouve que les mines de Sado, de Sourouma, de Bingo et de Kinsima ne cèdent pas en richesse à plusieurs mines de l’Amérique. Sur les 73,191 marcs ou 17,636 kilogrammes d’or et sur les 3,5654,447 marcs où 869,960 kilogrammes d'argent que l’on retirait annuellement au commencement du x1x° siècle de toutes les mines de l'Amérique, de l’Europe et de l’Asie-Boréale, l’Amérique seule fournissait 57,658 marcs d’or et 3,250,000 marcs d'argent, par conséquent 80 centièmes du produit total de l'or et 91 centièmes du produit total de l'argent. A la méme époque toutes les mines d’or de l'Europe ne produisaient que 5300 marcs ou 1277 kilogrammes, et celles d'argent 215,200 marcs ou 52,670 kilogrammes. L’Asie-Boréale ne fournissait que 2200 marcs ou 538 kilogrammes d’or et 88,700 marcs ou 21,709 kilogrammes d'argent. Dans l’estimation du produit de l’or, on a eu égard à la forte diminution qu'ont subie les mines du Brésil depuis 1760 et surtout depuis le commencement du x1x° siècle. En 1804, toutes les colonies espagnoles d'Amérique fournissaient annuellement en argent3,460,000 marcs (le Mexique seul, 2,340,000 marcs); en or 46,000 marcs. » M. de Humboldt

évalue à 3444 francs 44 centimes le kila-gramme d’or et à 222 francs 72 centimes le kilogramme d'argent. Depuis 1811, cet état de choses est bien changé. Pendant tes guerres de l’indépendance , qui ont désolé ces magnifiques contrées, les travaux ont été suspendus dans beaucoup de mines; plusieurs ont manqué du mercure si nécessaire pour l’amalgamation ; leseaux ont gagné plusieurs galeries dans les mines les plus riches: des éboulemens considérables ont eu lieu dans d’autres; et, Frs de la reprise des travaux, les capitaux ont manqué pour les opérations. extraordinaires. s compagnies anglaises se sont formées en 1824 pour reprendre l'exploitation de ces mines abandonnées. Les journaux portaient leur capital à la somme énorme de 22,800,000 livres sterling; mois à peine 1,900,000 livres sterling a-t-il été souscrit, et cette somme n’a pas méme été versée en totalité. Un statisticien distingué, M. de Montveran, qui a résumé avec un talent remarquable les documens précieux rassemblés par MM. Ingham , Gallatin, Moore et White, pour répondre aux gps posées par le congrès des tats-Unis, n’évalue le produit moyen de toutes les mines du Nouveau-Monde, pendant la période septénaire de 1824 à 1830 inclus, qu’à 33,870 marcs 3/4 d’or et à 838,857 marcs d'argent. La production

des métaux précieux a donc souffert une diminution de presque moitié pour l’or et de trois quarts pour l’argent. Dans les 33,870 marcs 3/4 d’or, M. de Montveran a compris les 4411 marcs 3/4 qu'il dit rovenir des mines de la Caroline-duord. Depuis la découverte de l’Amérique jusqu’en 1803, les colonies nano et ortugaises ont donné, selon M. de Hum-. boldt, en 311 années, 3,625,000 marcs d’or et 512,700,000 marcs d'argent. Tout l'argent tiré du sein de la terre en Amérique, depuis trois siècles , formerait une sphère de 85 pieds de diamètre. À la page 668, nous avons déjà fait la comparaison entre le produit des mines d’or de l’Oural et celles du Brésil. Cet empire partage seul avec l’Inde, l’île de Bornéo et l’Oural, l’avantage d’avoir des mines de diamant ; on prétend même qu’elles ont fourni le plus gros que l’on connaisse. Le tableau suivant offre les contrées du Nouveau-Monde qui abondent le plus en pierres précieuses, en métaux, houille et sel. Dans chaque article, on a essayé de placer chaque pays avant ou après un autre, selon la Tue plus ou moins grande du minéral qu'il produit. À ce propos nous ferons observer qu’en adméttant l’estimation du produit de l'or de la Caroline, donnée par M. de Montveran, les Etats-Unis devraient être aujourd’hui placés immédiatement après la Colombie.

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