‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 427 sur 628 · TABLEAU MINERALOGIQUE DE L'AMERIQUE · texte numérisé non relu

TABLEAU MINERALOGIQUE DE L'AMERIQUE

Duamans. Empire Brésilien, Minas-Geraes , etc

du Cauca; e Brésilien lexique, la Pimeria-Alta dans l’état de Sonora-et-Cinaloa , elc. ; république du Chili; répufédéralion Anglo-

lique publique du Haut-Pérou, Etlats- Américaine, comté d'nson dans la Caroline-du-Nord, comt:

 Tr. Etats-Unis du Mexique, Guanaxuato, au sé Chili; Etats-Unis de Rio de la Plata, Mendoza; Etals-Unis de

que-Centrale, etc.

ue du Bas-Pérou; Etats-Unis du Mexique, Guadalaxara.

Mencuns. République du Bas-Pérou; Elals-Unis du Mexique, etc. Cuivre. apublique du CR république du Bas-Pérou; lats-Unis du Mexique; Etats-Unis,

New-York, In PLous. Etats-Unis, Unis du Mexique, etc.

ana , etc.

Illinois (Galena), Missouri (comté de Washington), New-York, etc.; Elats-

Pennsylvanie, Massachussetts , Connecticut, Sud-Caroline, Mew- Unis du Mexique; empire Bréi

E Pennsylvanie, etc.; Chili, Penco.

Ra io de ta Plata; empire Brésilien, Rio-Grande do Norte, para, etc.; Elats-

nis, New-York (comté Onondaga

Ca

linois (comté

Quoiqu été ein Cependa fisamme vreté de sa triste land, cel d'Hudson tout se rope; et de notre ductions Ainsi Ja Laponie saules ral

ticulata) des peupl au sombr.

s'avancent en raison dans les u des autres

Un nomb font remar ques de leu lies, et par la rigueur cle au dével mousses et trées polair tre végétal.

Les bords Sion du Can étation , ui

me

ert une our l'or )ans les ntveran quil dit ine-dumérique moles et de Hum- )0 marcs nt. Tout en Améerait une A la page \paraison le l’'Oural e partage et l’'Ou- :s de diaont fourraisse. Le ntrées du le plus en «, houille a a essaye ou après s où moins juit. À ce uen ade l'or de ontveran, ujourd’hui olombie.

Colombie,

bublique du ats-Unis de

Etats-Unis, etc.; Elals-

otine, Mew- Geraes, etc.;

le, etc. .

E tals-Unis, etc. ; Elalsinois (comté Colombie,

ue du Basophe, ete.

véatraux. Les végétaux, dans le Nouveau-Monde , offrent plus de diversités ue dans les autres régions corresponantes par leurs climats; et cette remaræ est d'autant plus vraie qu’on porte davantage son attention sur ceux qui se rapprochent plus de la zone équinoxiale.

‘Bien que nous soyons loin de connaître la flore de plusieurs régions d'Amérique " nous pouvons néanmoins affirmer qu’elle est généralement plus riche que celle des autres parties du monde. Plus de 15,060 espèces de phanérogames y croissent spontanément (la plupart appartiennent aux climats équatoriaux); et ce ne sont pas , comme en Europe et dans les pays tempérés, de ces plantes sociales qui sem- Llent envahir une contrée entière, à l’exclusion de tout autre végétal ; car la nature en Amérique , plus variée dans ses productions, y a disséminé les individus tout en multipliant les espèces. Dans cette notice, cependant, notre intention se portera spécialement sur les végétaux qui, par leur structure si différente de celle des plantes d’autres continens, sont l’apanage de l’Amérique.

Quoique la zone glaciale de l'Amérique n'ait été explonrée que sur quelques points du littoral, cependant l’état de sa végétation nous parait suffisamment connu. On ne peut comparer la pauvreté de lanature dans ces affreuses contrées qu’à sa triste uniformité. Les basses terres du Groënland, celles qui avoisinent les baies de Baffin et d'Hudson , nourrissent des plantes presqu'’en tout semblables à celles des Hautes-Alpes d'Europe ; et l’on sait que les régions hyperboréennes de notre continent ont, relativement à leurs pr'oductions, une grande analogie avec celles-ci. Ainsi Ja flore de l'Amérique glaciale et celle de la Laponie sont à-peu-près identiques. Quelques saules rabougris (salix herbacea, relusa, reticulata), des bouteaux (belula alba, nana), des peupliers (populns trepida), Lai ile pins au sombre feuillage, sont les seuls arbres qui s'avancent le plus au nord et résistent au froid en raison des nombreuses enveloppes corticalcs dans les uns, ou des sucs résineux dont le tissu des autres est imprégné.

Un nombre assez limité de plantes herbacées se font remarquer et par les dimensions gigantesques de leurs fleurs, comparées aux autres parties, et par la courte durée de leur existence. Mais la rigueur de la température n'est pas un obstacle au développement des cryptogames. Plusieurs mousses et lichens couvrent la terre de ces contrées polaires, et semblent en exclure tout autre végétal.

Les bords du fleuve St-Laurent et toute ler gion du Canada offrent , sous le rapport de la végétation , une transition de la zone froide à la

zone tempérée de l'Amérique. C'est dans l'ile de Terre-Neuve qu'on trouye déjà de ces plautes. particulières aux États-Unis; mais les végétaux du nord y dominent encore. Plus au sud, les espee se multiplient et se font remarquer par eur beauté incomparablement plus graude que celle des plantes qui croissent dans l’Ancien- Monde, sous les mêmes latitudes ou sous des climats dont la température estia mème. En effet, trouverons-nous en Europe, entre les 45° et 45° degrés parallèles, des arbres dont les fleurs aient de 132 décimètres de largeur, et des feuilles longués de 3 à 6 décimètres, comme celles de certains magnoliers (2agnolia glauca, tripelala)? Pourfions-nous faire entrer en ligne de comparaison les végétaux de nos forêts avec le diriodendron tulipifera, le pavia lutea, le cornus florida et le rhododendron mazximum? Et parmi les plantes de genres européens, ge diversité, quelle élégance dans les espèces

e chênes, de pins et en général d'arbres verts qui décorent les forêts de l'Amérique septentrionale !

Une foule de végétaux, les seuls que nous ayons pu véritablement acclimater en Europe, crois-

sent naturellement aux États-Unis, C'est 14 que l'on observe le mélange des formes septentrionales et des formes équinoxiales ; on y trouve des lauriers ({aurus sassafras, Carolinensis), des passiflores (passiflora peltata, incarnuta) des casses (cassia chamæcrisla), des cactus, des bignones, des orchidées, etc. Michaux a donné les descriptions d’une grande quantité d'espèces de chênes indigènes des États-Unis dont le Lois égale et même surpasse en dureté celle de notre quercus robur. La belle famille des conifères s'y montre aussi. sous des formes extrêmement variées; lespins, sapins et genévriers sont surtout les genres les plus nombreux en espèces. Le mpyrica cerifera, arbrisseau de la famille des amentacées , est remarquable par l'usage que les Américains font de ses fruits dont l’enduit cireux sert à la fabrication des bougies. Ai: sombre des plantes herbacées les plus intéressantes parleur élégance oula singularilé de leur organisation, #ous citerons p usieurs espèces de lobélies (/obedia cardinalis, syphililica, etc.), et la fameuse dionæa muscipula, dont les feuillessont terminées par un appareil propre à saisir les insectes que la fatalité amène sur ce piège. Cette jolie plante croit dans les lieux marécageux, ainsi que d’autres qui se trouvent également dans deslocalités analogues de la zone équinoxiale du même continent ; tel est le cabomba aguatica, également naturel à la Guyaane et dans les Carolines.

Un certain nombre de plantes européennes (sans parler des plantes introduites par la culture) croissent naturellement dans cette région de l'Amérique. Parmi celles-ci, on distingue les linnœa borealis, gentiana pneumonanthe, saxifraga aizoon, dryas oclopelala, etc. Mais il est à remarquer qug ces plantes appartiennent aux con. trées fosses que ce sont celles qui varient le moins. @

Les végétaux de la côte Nord ouest d'Amérique

unt de grands rapports et avec ceux des Etats- Unis et avec ceux de la Région - Sibérienne d'Asie. Nous avons vu ün certain nombre de plantes rapportées de l'ile d'Unalaschka d’un voyage fait sur les côtes depuis la Californie jusqu'au détroit de Bering, et par lesquelles nous avons pu vérifier ce rapprochement, C'est de cette région d'Amérique que divers voyageurs anglais , et par-

‘ ticulièrement M. Douglas , ont rapporté en ces derniers temps une foule de plantes qui aujourd'hui font la décoration de nos parterres; tels sont les c/arckia pulchella, coreopsis tinctoria, escholtzia california, plusieurs ænothera, lupinus, etc.

Si nous portons nos regards sur l@s contrées qui se trouvent le plus au sud de l'Amérique septentrionale, nous verrons une tout autre végétation que la précédente ; ce sera celle des climats équatoriaux modifiée par la hauteur absolue du sol. Ainsi, tandis que les côtes du Mexique et le littoral des iles Antilles nous présenteront les végétaux propres aux contrées les plus chaudes du globe, les hautes chaînes de montagnes qui règnent du nord au sud et sur le continent et dans les iles, nourriront des plantes dont la structure aura les

plus grands rapports avec celle des plantes de la réglon tempérée, et mème plusieurs espèces qui appartiennent à celle-ci se représenteront à des latitudes rapprochées de l'équateur. Nous ne saurions donc mieux faire que d'emprunter à M. A, de Humboidt les divisions de la zone équatoriale, dans la partie située entre les 17° et 21° degrés de latitude boréale, en régivn chaude, en région tempérée et cn région froide.

La région chaude est celle où la hauteur du sol varie entre 0 et 600 mètres. La température moyenne de l’année y est de 26° centigrades. Les différences de température que l'on observe entre le littoral oriental ct le littoral occidental de la Nouvelle-Espagne , entre la température de Vera- Cruz, par exemple, et celle d’Acapulco, entre celle des côtes des iles et celle de l'intérieur des terresde ces mêmes iles, tiennent plus à leur exposition aux vents et à leur élévation au-dessus de la mer qu'à leurs latitudes diverses. Entre autres plantes particulières à cette région, on remarque plusieurs palmiers (corypha, oreodoxa) des borraginées(cordia gerascanthus, lournefortia velutina, etc.), des légumineuses (bauhinia, hœæmatoxy lon, hymenæa, etc.), des labiées (salvia, hyptis), des rubiacées, des s0lanées (crescentia), etc., etc.

Dans la région tempérée , la chaleur moyenne de l'année est de 25°-17°, 5’. Cette région , que l’on désigne aussi sous le nom de plateau du Mexique, est élevée de 600 à 2200 mètres au-dessus de la mer. On y rencontre beaucoup d'arbres et des plantes frutescentes, parmi lesquelles on distingue quelques chènes (quercus xalapensis, obtusata, glaucescens, laurina); taxus montana; errthroxy lum mexicanum; piper aurilum, terminale, etc. C'est de là aussi que proviennent les Dahlias, le cobæa scandens, ces plantes actuellement si répandues en Europe, où elles croissent avec la plus grande rade Ps sont les plus beaux ornemens des jar@mns.

Toluca et les autres lieux du Mexique, dont l'élévation est de 2200 à 4700 mètres, forment la région froide. En effet, la chaleur moyenne y varie entre 17°, 6’ et 0°, 8. Là, s'élèvent des montagnes couvertes d’une neige perpétuelle , et sur les limites de laquelle croissent des caryophyllées et des rhodoracées, familles presque toutes indigènes des climats septentrionaux. Dans les localités moins élevées, on rencontre un grand nombre de plantes qui appartiennent aussi à nos genres européens , mais qui en diftèrent spécifiquement. Ainsi il y a des valérianes, des roses, des galium , des pinguicula , des violettes, des sauges , etc. Un arbre qui a fait l'admiration des voyageurs, tant par la beauté de son port et de son feuillage que par la singulière organisation de ses organes floraux, croit près de Toluca Nous voulons parler du cheirostemon platanoides de Humboïdt et Bonpland, que d'autres botanistes ont aussi nommé chiranthodendron, dénominations quirépondent à celle d’arbol del manitas des colons espagnols, et qui donnent une idée de la conformation de ses étamines dont l’ensemble simule assez bien les cinq doigts d’une main humaine. On a cru pendant long-temps que cet arbre était unique à Toluca, mais le savant botaniste mexicain Cervantes a assué à MM, de Humboldt et Bonpland qu'il y en avait des forêts entières au nord de cette ville.

Toutes les contrées basses siluées sous des latitudes proches de l'équateur, tout le littoral du Continent-Américain, soit oriental, sait occidental, depuis le Mexique jusqu’au sud du Brésil et du Pérou, en y comprenant les terres basses des îles nombreuses qui se trouvent sur les côtes, sont caractérisées par une végétation tout-àfait particulière. La nature y est si variée dans ses productions qu'il serait tém ‘re de vouloir dans une courte notice, &: + seulement quelques traits de son immeén aau, Contentons-nous donc de parler ici de ves plantes si utiles à i'homme qu'il leur a, pour ainsi dire, attaché son existence, et de celles dont le nombre des individus est tel, dans certains pays, qu’il en détermine la nature et l'aspect.

Les palmiers, ces princes du règne végétal.

crouissent tous dans les climats des tropiques, à l'exception du dattier et de quelques chamærops. Quelques-uns habitent le penchant de montagnes assez élevées; tel est, par exemple, le ceroxyion andicola, que les savans voyageurs déjà cités ont rencontré dans les montagnes de Quindiu au Pérou. C'est sur l'écorce de cet arbre que les indigènes recueillent une cire très propre à l'éclairage. Les autres palmiers, dont le nombre est si considérable que nous sommes forcé d'en taire les noms génériques et spécifiques, sont très communs dans Îles plaines ou sur les collines de toute cette partie dé l'Amérique et principalement dans la Colombie, à la Guyane, au Brésil, etc. C'est surtout dans ce dernier pays que les palmiers abondent ; ils y sont tellement diversifiés qu'ils ont fourni au célèbre voyageur allemand, M. de Martius, le texte d'un superbe ouvrage enrichi de planches qui représentent le port

nous pr l'intérieu M. de st diatemen d'une ma tes, soit ci-devant dites du Tous le:

forêts vie:

l'étendue dimensior gravure p vrésentan

ee

fébrifuges. On a long-temys cru qu'aucun vérita-

ble chinchona ne croissait loin des Cordillères

dans l'Amérique-du-Sud; mais M. Auguste de St-

Hilaire en a rencontré au Brésil trois espèces qu

rivalicent ,; par leurs qualités physiques , avec les s péruviennes.

L'Amérique méridionale est censée la patrie primitive de deux végétaux éminemment utiles à l'homme, c'est-à-dire de la pomme-de-terre (0danum tuberosum) et du male (mais z6a). Mais de quelle contrée d'Amérique sont-ilsoriginaires? Cetlequestion, depuis long-temps agitée, et sur laquelle M. À. de Humboïdt n’a pu prononcer, puisque nulle part dans ses voyages, il n'avait rencontré la pomme Pre sauvage, à été résolué, il ya quelques années ; par l'envoi de tubercules à la société hoiticulturale de Londres, tubercules sauvages, nainiset arrondis, provenant d'une localité dans le Chili, où ils étaient très abondans, etqui, cultivés, ont donné d'autres tubercules et des individus en tout semblables à ceux de nos pommes-de-terre. M. Bertero, voyageur aussi instruit qu'intrépide, a également trouvé'en abondance la pomme-de-terre sauvage aux diverses localités du Chili, principalement aux environs de Quillota, d'où il nous à envoyé de nombreux échantillons, Quant au maïs, un Brésilien fort instruit en a envoyé à M. de St- Hilaire, des échantillons venant sans culture dans les missions du Paraguay. Les fleurs femelles de ce maïs sont bien réunies en grappe comme celles de nos contrées, mais elles offrent cette particu- Jerité que chaque fleur partielle est recouverte per des enveloppes glumacées semblables à celles dés autres graminées.

La Patagonie, les iles voisines et les Terres- Amarctiques sont à peine connues ; on sait seulement , par la petite quantité de plantes qu'en ont rapportée les voyageurs, que celles-ci, tout en offrant de l’analogie avec nos végétaux hyperboréens, sont néanmoins caractérisées par un aspect fort singulier. Les mousses, les lichens et autres cryplogames se rencontrent ici, mais sous des formes assez différentes de celles des cryptogames du Nord. S'il est possible d’avoir une idée juste de la végétation des Terres-Magellaniques, c'est par la connaissance de celles des îles Malouines dont nous possédons, grâces aux talens et au zèle de MM. Gaudichaud et d’Urville, une flore assez complète. Les mêmes piantes ont été trouvées sur les plages de ces les et du détroit de Magellan. 1} faut néanmoins tenir compte de la nature de ces diverses contrées. Les Terres-Magellaniques sont hérissées de montagnes assez élevées où croissent, nous n’en doutons pas, des plantes particulières, tandis que le s0! des Malouines est à-peu-près uniforme, formé d’une tourbe spongieuse qui provient du détritus des

: plantes, dont les générations se succèdent et

meurent sans disparaître du lieu, c’est-à-dire sans qu'aucun animal n’en fasse sa proie. Aucun arbre ne se montre sur cette terre dont la monotonie est décourageante. Le plus grand végétal est un arbuste de 6 pieds, et, chose très remarquable, il appartient au genre veronica. Quelques synanthérées, un grand nombre de graminées,

des fougères , des lichens et des mousses, y sont les plantes dominantes. Nous n'omettrons pas de citer un végélal remarquable, commun à ces iles et aux Terres-Magellaniques; c'est le Dbolax glebaria de Commerson, vulgairement nommé le gommier des Malouines. Cette ombellifère forme, sur laterre , une touffe verte, dure et ferme, quelquefois haute de 3 pieds, eb épaisse de 7 à 8.. Toutes les parties de la plante seat remplies d'un ps gommo-résineux blanc qui rougit et durcit à air. « Telle est l'indication des richesses végétales que la nature déploie avec luxe et profusion dans l'Amérique, Cette indication est sans doute trop succincte pour compléter les idées qu'on doit se former sur ceîte matière ; mais nous n’avons eu d'autre but, dans cette notice, que de répanüre de l'intérét sur un sujet qui a tant de connexion avec la géographie physique du Nouveau-Monde.

arimaux, Ni l’Asie, ni l’Europe, ni l’Afrique n’ont, dans l'ensemble de leurs animaux , une physionomie aussi caractérisée que PAmérique: il faut se reporter au temps où Colomb découvrit cette portion de notre planète, pour concevoir quel dut ètre l’émerveillement des naturalistes à la vue de tant de productions aussi riches que variées, aussi belles que capricieuses

ne leurs formes. Tous les cadres d’histoire naturelle furent brisés par cette masse d'êtres jusqu'alors inconnus, et c'est de cette ère que la science jeta de profondes racines , en exploitant une masse imposante de faits ; elle tr'aça des limites que les découvertes récentes ont remplies, mais sans les déborder. Les premierstravaux qui firent connaître la création de cette partie du monde rappelleront les noms des Léry , Laët, Margraff, Fernandez, Pison, Acosta, Nieremberg, Rochefort, Feuillée, Dutertre, Gomara, Garcilaço, Sloane, Catesby, Labat, Edwards, Plumier , Browne , Bancrofft, Fermin, elc., etc.

La grande majorité des genres de l’Amérique lui est propre, et est sans analogie avec ceux des autres parties du monde.

Cenendant, liée à l’Asie par sa partie boréale, elle possède la plupart des animaux qui vivent sous les glaces polaires ou qui se sont avancés à travers les steppes de la Sibérie. Beaucoup d’espèces européennes se sont aussi fait jour dans l’Amérique Septentrionale, et les rares ne sont plus, dans cette région, différens pour la plupart de ceux du vieux monde, tant il est vrai que cette adhérence territoriale et l'influence de température imposent des identités dans la fexture intime des ani-

maux elle pc cette z

Nouveau.

tôt à l’AL famille d et dont l gues avec effet dan:

Nouvelleces alèle lianes de à queue pr tor, ces .

gracieux arrondie, titis fant rins au

qu’on voi créoles. !

mais en !

plus d'un seule rot sont excl somes ,

datées,

monoph des vesp pes, des au nord

qu'à la G tent les r propres i sylvanie.

8, y sont )ns pas de \àcesiles le bolax t nommé lifère forétferme, » de7 à 8..

iplies d'un t durcit à

itales que sion dans loute trop on doit se avons eu répanire connexion u-Monde.

», ni l’Ade leurs | caractéporier au e portion

nel dut alistes à si riches ricieuses es d’hisar cette nnus, et > jeta de ant une raça des ntes ont Lespree la créapelleront aff, Fererg, Roara, Gardwards, Fermin,

el’Améanalogie monde.

arlie boanimaux 8 où qui

s de la ppéennes mérique ont plus, r Ja pluant il est oriale et sent des desani-

GEOGRAPHIE PHYSIQUE. 96t

maux. Quant à la région intertropicale, elle possède la variété et la richesse de cette zone, observée soit en Afrique soit en Asie; mais la grande partie de ses genres luiappartiennenten propre sipre ue tontes ses espèces sans exception même que l'Afrique conserve dans sa Région Capensienne (Extrémité-Australe) un cachet indélébile de création, de même aussi PAmérique-Méridionale, jetée en longue pointe au milieu des tempêtes du pôle austral, affecte dans son ensemble une création à part, une nature qui lui est propre. Puis, si l’on réfléchit aux régions variées , aux circonscriptions de bassins que présente cette surface du‘monde, on

evra sentir combien les profondes et riantes forêts du Brésil et de la Guyane, doivent recéler d’animaux différens de ceux des Florides et des hauts plateaux du Mexique , du Pérou et de la chaîne des Cordillères, des Etats-Unis et du Chili, des vastes Pampas de la Patagonie ou des froids bassins de la côte nord-ouest ; de la chaine Missouri-Colombienne (Rocky- Mountains), des sables de la Californie ; des prairies rases des Malouines, des rochers couverts de neige de la Terre-de- Feu, etc., etc.

L'Amérique, qu'un vieil usage nomme encore le Nouveau-Monde, bien que ce nom convienne plutôt à l'Australie, l'Amérique ‘nourrit une grande famille de singes divisée en nombreuses tribus, et dont les genres et les espèces sont sans analogues avec les singes d’Afrique ou d’Asie. C’est en effet dans les régions brûülantes du Brésil, de la Nouvelle-Espagne, de la Guyane, qu'on rencontre ces alèles aux longs bras, se balancant sur les lianes des bords de l'Orénoque, ces {agotriches à queue prenante, ces a/ouales à la voix de stentor, ces sapqjous maraudeurs, ces sagoins si gracieux, ces singes de nuit dormeurs ct à tête arrondie, ces sakis à barbe d'Israélite, ces ouistitis fantasques et si vivement peints, ces {ararins au pelage noir ou à crinière dorée, ainsi qu'on voit ce rosalia ou martkina si estimé des créoles. Nul quadrumane ne s'offre en Amérique ; mais en revanche les chauves-souris y comptent plus d'un genre, bien qu'on ne puisse y citer une seule roussette, car ces carnassiers frugivores sont exclusivement asiatiques. Mais les phyilosomes , maisle vampire sanguinaire, les «datées, les glossophages, les arlibées ,. les

monophiles , les thaphiens, es mormoops ,.

des vespertilions, des nyclicées, des dy sopes, des nyctinomes, sont répandus aussi bien au nord que dans le sud , aussi bien au Brésil qu’à la Guyane. Quelques musaraignes fréquentent les rives du Missouri, et deux scalops sont propres à la Virginie, au Canada et.à la Pennsylvanie, Toutefois-lescondy lures, au nez en-

veloppé de lanières étoilées, sont un genre qui: caractérise les états du nord de l'Union.

Les carnivores plantigrades ont de nombreux représentans dans ces vieilles forêts de la chaine Missouri-Colombienne , et descendent dans lesplaines de la Rivière de la Mine-de-cuivre , de la Colombia , plaines si bien décrites par Cooper. Ce sont l'ours brun, l'ours gris, mais surtout cet ours féroce, cet ursus horribilis, si célebre dans les auteurs américains. L'ours noir de: Pallas et l'ours blanc, apparaissent sur les. côles de la Sibérie , etles Cordillères nourrissent l'ursus ornalus, remarquable par ses sourcils fauves. C'est en Amérique que vivent ce raton. ami de l'eau, ce crabier errant sur les rivages et mangeant tout ce que la mer y rejette; c'est. au Brésil qu'on rencontre ces coatis au nez mobile, ce kinkajou à queue prenante ; c'est au Labrador et chez les Esquimaux que se plaisent les btaireaux, les wolverennes, diverses martes,. la zibeline, le vison.et autres espèces répandues au Chili, en. Pennsylvanie , etc. Les moufYetles si puantes sont sans exception de la partie du. monde qui nous occupe. Les loutres ne sont nulle part en plus grand nombre, hulle part l'ob- . jet d’une chasse aussi active qu'à la côte nordouest. Les chiens et les renards sont abondans dans la partie boréale, et comment ne pas citer ce chien des Esquimaux ,.ce chien de Terre. . Neuve, si précieux pour l'homme, ces renards. aux belles fourrures décrits dans. ces derniers temps par le capitaine Sabine. L'Amérique aussi. a ses canis caruassiers et voraces; ce loup noir : si robuste, ce loup ro: Où. agouara-guazou du Paraguay, celui du Mexique, ceux des.

prairies du Missouri, témoignent que la nature a . été prodigue d'animaux sur ce sol fécond; elle a mis des bornes à sa générosité, en graduant le nombre des êtres inoffensifs à ceux qui ne vivent que de chair et de sang. Comme l’Ancien-Monde aussi l'Amérique possède de grandes espèces de chat. Ce ne sont plus ce tigre dit royal aux longues rayures noires, ce lion emblème de la force et bien à tort de la magnanimité ; mais ce sont ce couguar que les relations nomment le Zion des. Péruviens , ce tigre unicolore de Surinam, le couguar noir de Cayenne, ce jaguar que Marcgrave a nommé-onça, ce jaguarondi du Chili, ces divers espèces de {ynx du Canada; cet ocelot, cet eyra, ce margar, ce chali, ce collocola, ce pageros et dix antres des régions chaudes et tempérées, des vastes forêts, comme des pampas- et. des savannes. Sur les côtes de Terre-Neuve, sur les-rochers du cap Horn apparaissent diverses espèces de phoques, objet d'armemens coûteux et de pêches commerciales lucratives.

Parmi les marsupiaux , un genre riche en espèces est entièrement américain : c'est celui des sarigues, animaux munis d’une poche pour serrer dans le danger leur progéniture ; qui ne connait le narmose, l’opossum des ..nglo-Américains, les micourés, le luan, etc.,etc.? C'est à la Guyane que vit le chironecle Yapock. Quant aux rongeurs, il serait beaucoup trop long de les mentionner avec quelques détails; il nous suffira.

dc cer les noms de ces lamnias qui se creusent des terriers; ces écureuils bariolés de lignes blanches sur un fond très coloré, ces guerlinquels, ces anisony x, ces sciuroptères au parachule atrieu, ces spermophiles aux abajoues, ces clénomes, ces mériones eharnus, ces saccoms aux joues boursouflées, ces rals variés, telsque sigmodon,cynomis, néotomes,etc.,etc.

C'est en DRE qu'habitent les échimys, les copromys, les myYnomes, les polamys et ces singuliers viscaches et chinchilla à la douce fourrure et de la taille des lapins. Le Canada a été jadis célèbre par l'abondance de ses castlors, architectes habiles, et par ses ondatras musqués. C'est encore dans l'Amérique du Nord que vivent ces porcs-épics urson, ce coëndou, ce cour et cet orico si bien revètus d’épines. Enfin de timides lapins, des lièvres, le tapéti, pullulent dansles prairies rases et sur tous les points de ce Continent ; tandis que les pacas, les agoulis, le cabiai, le cobaye etle moco semblent propres au Paraguay, au Brésil et à la Guyane.

est une famille tout américaine , dont les espèces, protégées par des cuirasses solides, ont reçu des Espagnols le nom d'aradillos et d'encouberlos. C'est principalement au Brésil et au Paraguay, et mème à la Guyanne que viventces tatous encoubert, noir, des bois, apar, cachicame, tatouay, que rappellent dans l'Ancien-Monde et les oryrctéropes du Cap et les pangolins. Mais c'est exclusivement dans l'Amérique chaude que se rencontrent les fourmiliers à la langueextensible,les bradyr pes paresseux, l'unau et les aïs, et c'est au pica de la chaîne des Andes qu'on a découvert le bizarre chlamyphore. Le mégalonyzx et les mastodontes, dont les ossemens ont été trouvés en Géorgie et sur les bords de l'Ohio, sont éteints depuis long-temps, sans doute, et remplacaient dans le Nouvau-Monde les éléphans de l’Ancien. Deux lapirs, l’un des marécages torridiens et l’autre des pentes des Cordillères , le maïpouri et le panchaque sont deux pachydermes de grande taille, qui lientla création américaine à celle de la Malaisie par l'existence du {ennà de Sumatra, tout en y remplaçant les rhinocéros. Les pécaris, ces sortes de cochons à glandes suintant une humeur fétide sur le dos, y tiennent lieu de sangliers européens ; de mème que les chameaux y sont Neal met par les lamas et les vigognes, et par l’utile et inoffensif a/paca. L'original des Canadiens , le rhenne du nord, peuplent les contrées glacées ctle pourtour du golfe St-Laurent, tandis que le wapiti rappelle par ses formes sveltes celles de notre cerf. Le cerf de Virginie, le guazoupoucou, le guazouti, le guazoupila, les lamémazames, les cariacous sont les représentans naurels des gazelles et des antilopes qui n’y existent point. Ces dernières y sont remplacées par des sortes de ruminans à longs poils, voisins des chèvres, les rupicäpres. Le bison ou bufflo et le bœuf musqué sont ks plus grands quadrupèdes des Etats-Unis. Le premier aux formes hideusesnous retrace l’'aurochs, ce bœuf de nos anciennes forêts Hirciniennes, relégué aujourd'hui au fond ‘de la Sousahe et de la Russie. Tout-à-fait

au nord, sur les contins de la Sibérie, apparait l'argali: et sur les montagnes du Canada est relégué le mouflon américain, races typiques de nos moutons et de nos brebis. Quant aux cétacés parcourant en liberté les mers qui baignent les rivages, beaucoup d'espèces sont au nord communes à l'Amérique et à l'Asie, et les dauphins, les baleines , les cachalots y sont l'objet de péches intéressantes pour le commerce.

L'Amérique offre la même richesse et la même variélé dans les oiseaux. Dans nulle contrée il n'y en a un plus grand nombre de vivement colorés, etaulle part aussi on ne trouve plus de pans soient plus caractéristiques. Si l'Afrique et ses serts possèdent l'autruche , si la Malaisie et l'Australie ont des casoars, les plaines rases de la Patagonie sont parcourues par des troupes agiles de nandu, l'autruche d'Amérique de toutes les relations de voyages. Dans les savannes de la Guyane vit ce sariama qui rappelle le messager du Cap; puis des essaims d'oiseaux de proie s'abattent en maraudeurs sur tous les points de sa surface , et il nous suffira de citer dans les vautours, ces condors des Andes, objets de mille fables nopulaires , ce catharthe roi, couronné de lambeaux de chair, ces urubus fétides ; dans les falco, cesiribins et ces rancancas, ces pygargues du nord, ce chima-chima et ce chimango de la Plata, ces harpies puissantes et cruelles, ces cymindis au bec en hameçon , ces macaguas rieurs, ces elanus et nauclerus lui sans, et de numbreuses espèces d’éperviers, de buzards, de buses et de chouettes qui se creusent des clapiers.

Les couroucous dorés et massifs n’abandonnent guère les zones échauffées de l'Amérique, et l’on sait qu'ils ont des représentans dans l’Ancien-Continent. Le sasa mangeur d'arum ne quitte point les marais de la Guyane, tandis que vivent exclusivement sur ce continent les anis, les coucouas, les laccos, divers payes, mais. surtout les guiras, les barbacous et les tamatias. Si l'Asie et l'Afrique ont leur ca/aos au bec démesuré , l'Amérique a les toucans et les aracaris à langue barbelée et singulière.

La famille des perroquets dont les races sont mullipliées à l'infini et les espèces aussi nombreuses que les moineaux , présente dans la contrée qui nous occupe les aras au cri rauque, les araras aux joues nues, les amazones au plumage vert, les {avouas, les criéks, les papegais, les caïcas et les guaroubas. C'est toujours sous l'infuence d'une vive chaleur que se colore le plumage si métallisé de ces jacamars émeraudes, de ces jacamerops, auxquels s’adjoignent les pics, les marlins-pécheurs, les iodiers et les motmots. Mais quelle variété n'offrent point ces manakins rouges, jaunes, noirs à tête de feu , ces beaux rupicoles à crète distinguée, ces colibris et ces oiseaux-mouches, vrais bijoux sortis des mains d'un lapidaire, et dont les habits sciatillent du feu des rubis, des topazes, des émeraudes, etc. Aux guil-guils azurs, aux fourniers sombres, viennent s'unir ces picucules, ces sillines et ces synallaxes du Brésil, de la Guyane et du Paraguay. .

Le et des rique c classer les pr manik

pas, | rulaxeé nombre des tro

carousg

neaux le chip Des co les alta une lon venus les hoc pèdes, nord, e colins , sontre les pén cos. C' échassie héliorn bizarre; vannea spatule que les les baig peuplées les au ve de harle chots, d présente:

Dans le: de la Fi Américai dresse a crocodil bade, les seuses, « Guyanes.

SUPER déjà rel mérique les part des me:

celles qi de mau l’on con misphèr ont don avecceu boldt, |:

pparail ent wi ques de célacés lent les Hd comuphins, de pé-

| même ée il n'y olorés, nres qui ses aisie et rases de troupes e toutes es de la pssager roie s'aits de sa les vaude mille ouronné les ; dans y Cespyce chiantes et çon, ces erus lui siers, de i se creu-

bandonérique, ns l’Anrum ne ndis que s anis, Ps, maiss tamajs au bec :

les ara-

Le tÿjuca noir, des pies magnifiques, des geais et des corbeaux, les balaras ouvrent eu Amérique cette longue série d'espèces où viennent se classer les somptueux cotingas, les averanos, les procnias, les pies-grièches lérabas, les manikups, les bécardes, les lyrans, les yelapas, les conopophages, les grallaries, les merulaxes, des merles, etc. Il estune famille très nombreuse exclusive à l'Amérique, c'est celle des troupiales, comprenant les caciques, les carouges, lesamblyramphes, etc.; etles moineaux y ont des représentans dansles paroaires, le chipiüs, les tardivoles, les jacarinis, etc. Des colombes variées, le négalonyx du Chili, les allagis, les tinochores se présentent avec une longue suite de grands oiseaux gallinacés devenus précieux dans nos basses-cours , tels sont les hoccos, les pauxi et les dindons. Des lagopèdes, des gélinottes pullulent dans la partie nord, et nos cailles y sont représentées par les colins, tandis que les mégapodes malaisiens sont remplacés par les tinamous timides , et que les pénélopes rappellent les formes des louracos. C'esten Amérique que vivent les singuliers échassiers nommés kamichi, chala, agamis, héliornes, courtiri, helias et savacou au bec bizarre; tandis que les rivages sont couverts de vanneaux, pluviers, échasses, hémipalmes, spalules et flammans, hérons et tantales, et que les mers soit Pacifique , soit Atlantique , qui les baignent dans une immense étendue, sont peuplées de pélicans au large gosier, de frégates au vol puissant , de r'Ayncops au bec anomal, de harles, d'alques et cérorhynques, de manchots, de sphénisques et de gorfous, vrais représentans des pingoins du Vieux-Monde.

Dans les fleuves du Mexique, de la Louisiane, de la Floride et des états méridionaux Anglo- Américains, le caïman à museau de brochet, dresse aux animaux les mêmes embûches que le crocodilus aculus à St-Domingue et à la Barbade, les caimans à lunettes et à paupières osseuses, dans les fleuves de la Colombie et des Guyanes. Six espèces de crotales ou serpens à

ces sont si noms la conque, les au plupegais, rs sous e le pluraudes , ent les setles oint ces ète de ée, ces s bijoux les haes, des x fourules, , de La

sonnelles infestent toutes les bosses terres soit littorales, soit méditerranées de l'Amérique et de l'archipel Antillien depuis le 45° degré nord jusbd Rio de la Plata. D'autres serpens venimeux,

s trigonocéphales s'embhusquent dans toutes les forêts du Brésil et de trois des petites Antilles, la Martinique, Ste-Lucie et la Grenade.

De nombreuses couleuvres, des orvels de toutes couleurs, des batraciens, des sauriens de

tite taille, font de l'Amérique une des contrées es plus abondantes en reptiles.

Les poissons y présententces nombreuses nuances que nous avons vues déjà régner dans les mers d'Asie. Ainsi aux poissons pélagiens et chasseurs des hautes mers se joignent les poissons saxatiles des côtes rocheuses, ceux qui se cachent dans le sable ou dans le limon des embouchures des fleuves; et de même que l'Amérique possède les plus grands courans d’eau douce, de même aussi les poissons des fleuves y abondent etleurs noms fourniraient un trop long catalogue. Les grands squales, les larges raies, les bancs de morues et de gades sont pour les peuples de ces climats et mème pour les Européens, l’objet de pêches qui font vivre des populations entières.

Les mollusques terrestres etfluviatiles; les érsecles, les zoophytes prouvent dans leur répartition le même luxe que nous avons indiqué pour les animaux des classes supérieures. Ces êtres sont distribués par parallèles, et ceux du nord n’ont rien de commun avec ceux du sud, et ceux des côtes baignées par l’'Océan-Atlantique différent complètement de ceux qui vivent dans les eaux de l'Océan-Pacifique. La portion australe possède une création neuve, peu connue, très remarquable, et c'est là que pulluient les concholépas, naguère si rares et qui dans leur patrie servent à faire de la chaux, lescrépidules, les fissurelles, tant d’holothuries, d'alcyons, de boltenia, de prura, etc., etc. C’est nar millions d'individus que le Brésil et la Guy :::: ous envoient les insectes si brillans que ces :::1::Ées produisent, insectes devenus, par leur a;ondance, vulgaires dans les collections.

CÉOERAPELE POBLELQUE.

SUPBRFrICIE, À la page 667, nous avons déjà relevé l’erreur d’après laquelle lAmérique serait la plus grande de toutes les parties du monde. On a maintenant des mesures bien autrement exactes que celles que firent des savans estimables sur de mauvaises cartes et à une époque où l’on connaissait si imparfaitement cet hémisphère. D’après nos calculs , qui nous ont donnédes résultats presque identiques avec ceux qu’a obtenus M. le baron de Humboldt, la surface de cette partie du monde

y compris les Îles que nous regardons comme ses dépendances géographiques, ne s’élève qu’à 11,146,000 milles carrés.

POPULATION, Nots avons vu à la page 37, que la population de l'Amérique, malgré l’immense étendue de ce continent, ne s'élève qu’à 39 millions. Cette population égale à peine les populations réunies de la France et du ci-devant royaume des Pays-Bas. En divisant ce nombre par sa surface, que nous venons d’évaluer à 11,146,000 miiies carrées, on aura une

population relative de 3.5, ’est-à-dire que chaque mille carré de cette partie du monde n'offre que trois habitans et demi.

Sur un espace égai, l'Océanie en a six et demi, l'Afrique sept, tandis que l’Asie en compte trente-deux et l’Europe quatre-

vingt-deux.

sTanOooRAP«IE=, Malgré sa faible population et l’état encore si imparfait de l’ethnographie , l’Amérique offre encore un plus grand nombre de peuples différens que toutes les autres parties du monde. Dix millions environ d’individus y parlent plus de 428 langues différentes et plus de 2000 dialectes. Ce phénomène unique sur le globe, quelque incroyable

u’il paraisse n’en est pas moins vrai. Les aits incontestables recueillis et classés dans l’Atlas ethnographique du globe ne laissent plus aucun douté raisonnable sur ce point. Le cadre de cet Abrégé ne permet pas de les désigner tous ; d’ailleurs nous n'avons pas même assez d'espace pour décrire , d’une manière suffisante, seulement les familles ethnographiques et les langues qu’on regarde comme absolument indépendantes les unes des autres.

Nous nous bornerons donc à classer, d’après leurs idiomes, seulement les principales nations du Nouveau-Monde. Considérés sous ce point de vue, tous les pe ples de cette partie du globe offrent deux grandes divisions: peuples américains ou indigènes ; el peuples d'origine étrangere. Ces derniers, quoique divisés en un petit nombre de peuples , offrent néanmoins la plus grande masse de la population de l’Amérique ; et, à l'exception des Nègres, qui presque partout sont esclaves , ces peuples étrangers ont même l'avantage d’être , à quelques exceptions près, les nations dominantes du Nouveau-

TE

Monde. Mais avant d'offrir le tableau

ethnographique de l'Amérique, nous devons signaler un autre phénomène unique sur le globe, offert par cette partie du monde; c’est que sa population indigène forme à pue le quart de sa population totale. Voici quelques faits qui viennent à l'appui de notre assertion. En prenant pour base les importans résultats des recherches difficiles auxquelles M. de Humboldt s’est livré pour connaître les rapports numériques des différentes races qui peuplaient le Nouveau-Monde au commencement de 1822, et en y ajoutant les faitsnouveaux que nousavons pu recueillir aprèsleur publication, nous trouvons que pour la fin de l’année 1826, époque à laquelle s’arrétent tous nos calculs relatifs à la statistique du globe les différentes races qui habitent Amérique , peuvent ètre représentées par les nombres suivans :

Blancs Européens ou descendans d’Européens établis en Amérique .. . 14,600,000 Indiens ou Américains indigènes. . 10,000,000: Nègres ou Africains sans mélange; esclaves et libres ........,.., 7,400,000:

Races mélangées de noir, blanc et indien (mulàtres, mestizos , zambos et mélange des mélanges). . . . 7,000,000

Le tableau ci-dessous offre tous les peuples d’origine étrangère, et les peuples.

indigènes les plus remarquables. Pour éviter les répétitions, nousavons mis deux ** devant le nom de tous les peuples qui conservent leur indépendance. Dans.

cette longue énumération, nous suivrans.

l'ordre de l’Aélas ethnographique du globe , en commençant par l'extrémité méridionale de l’Amérique-du-Sud ; nous irons ensuite en remontant vers le nord, d’un côté jusqu’au Groënland, de l’autre jusqu’au détroit de Bering.

TABLEAU DE LA CLASSIFICATION DES PEUPLES DE L'AMÉRIQUE D'APRÈS LES LANGUES,

NATIONS INDIGÈNES. Parmi le grand nombre de nations comprises dans cette section nous nous bornerons à citer les suivantes :

* Les Pecuerais ou YAcANAcus, nation très peu nombreuse, mais qui esl remarquable en ce qu'elle est {a plus australe de toute la lerre connue ; elle habite l'archipel de Magellan ou de la Terre-de-Feu , et, à ce qu'il paraît, même quelques localités le long de la côte occidentale du continent opposé à cet archipel. Les rapports des capitaines King et Fitzroy, commandans de l'expédition anglaise envoyée il y a quelques années à l'exploration des côtes de l'extrémit#

méridionale de l’Amérique-du-Sud, ont confirmé les détails donnés par Cook concernant la vie misérable menée par ces sauvages, dont l’abrutissement ne peut être comparé qu’à celui des naturels des côtes Nord-ouest de l'Australie (Nouvelle-Hollande); ils se nourrissent de coquillages et s’accroupissent par famille sur la plage, où ils trouvent la plus ample moisson de pétoncles et d’autres mollusques, et changent de place seulement quand elle est épuisée.

*, TENUELUETS, nalion assez nombreuse de la Patagonie, subdivisée en plusieurs tribus, qui sous différens noms errent dans les vastes soli-

divia e

gouvei nemen elles-m tricls.

sont £ ques,

nistral maisn de la « gouve distric mascu plus f militai nord tence

des Es veau-\ pour ( plus f premi curan bonne heure valier:

drons sieurs

cueillir ns que le à la— relatifs érentes peuvent uivans :

l’autre:

t confirrnant la dont l’a- ’àa celui ustralie de coe sur la isson de gent de

se de la us, qui tes soli-.

on mme a A —— — — —

tudes de cette région, depuis le détroit de Magellan jusqu'aux environs du Rio Camarones.

Quelques-unes de ses hordes offrent des peuplades d'une haute taille, parmi lesquelles, guriques individus peuvent étre de vérita:

les géans : c'est la seule explication raisonnable qu'il nous parait possible de donner aux nombreux rapports anciens et modernes si contradictoires que l'on a publiés sur les fameux Palagons, dénomination donnée par Magellan à un peuple de cette contrée, qui parait avoir appartenu à cette souche ouh che mg à Nous invoquons à l'appui de notre opinion l'autorité d'un juge compétent, M. d'Orbigny, auquel la géographie sera redevable d’avoir été purgée de cette erreur et d’une foule d’autres , qui déparent les meilleures descriptions des vastes régions qu'il a parcourues.

°La FAMILLE CHILIENNE comprend plusieurs peu-

ples dont quelques-uns sont assez nombreux ; ils habitent les hautes vallées du Chili-Septentrional et celles du Chili-Oriental au-delà des Andes, et s'étendent ensuite dans le Chili-Méridional et dans la Patagonie, Lesplus nombreux et les plus remarquables sont : les Aucas ou Molouches proprement dits, nommés 4rausans par les Espagnols; ceux qui habitent à l'ouest des Andes forment la puissante ** confédération des Araucans. Cette nation belliqueuse, après avoir fait une longue guerre aux Espagnols, vivait en paix avec eux , lorsque, à l'époque de la révolution, ayant pris le parti des royalistes, elle tourmenta beaucoup les républicains, dont elle détruisit plusieurs villes : celle de Concepcion en conserve encore les traces affreuses. Le territoire de cette confédération, que les gévgraphes appellent Araucanie, s'étend à l'ouest des Andes entre le Biobio , le Valdivia et le Grand-Océan. 11 est partagé en quatre gouvernemens ou tétrarchies; chaque gouvernement est subdivisé en 9 provinces, qui sont elles-mêmes partagées en neuf regues ou districts. Les quatre u{hal mapus ou tétrarchies sont gouvernées par quatre foquis ou tétrarques, indépendans l’un de l’autre dans r’administration civile de leurs territoires respectiis, mais néanmoins confédérés pour le bien général de la contrée. Ces quatre clefs ainsi que leurs gouverneurs subordonnés des provinces et des districts respectifs sont héréditaires dans la ligne masculine, Le gouvernement de ce pays offre la plus frappante ressemblance avec l'aristocratie militaire des ducs, des comtes et des marquis du nord de l’Ancien-Continent , quoique son existence soit de beaucoup antérieure à l’arrivée des Espagnols dans cette partie recuiée du Nouveau-Monde. Les Araucans passent justement pour être la nation indigène indépendante la plus policée de l'Amérique , et paraissent être le premier peuple de ce Continent, qui , en se procurant par un heureux hasard de nombreuses et bonnes races de chevaux, s’accoutuma de bonne heure à l'équitation et forma des corps de cavaliers; dès l'année 1568 il eut déjà plusieurs escadrons de cavalerie dans son armée. Comme plusieurs autres nations de l’Amerique , il conserve

le souvenir d'un grand déluge, auquel il n’échape que peu de monde. Les Araucans savent dé-

rminer les solstices par le moyen de l'ombre, et leur année offre encore plus d'analogie avec l'année égyptienne que celle des Aztèques. Ils divisent le jour naturel comme les Chinois, les Japonais, les Taïtiens et quelques autres nations; et distinguent les planètes des étoiles , et les croient autant de terres habitées comme la nôtre, Malgré l'état imparfait de leurs connais sances, ils ont dans leur langue des mots pour désigner les différentes figures géométriques, comme le point, la ligne, l'angle, le triaugle, le cône, la sphère, le cube; ils cultivent avec succès la rhétorique, la poésie et la médecine, autant qu'on peut y réussir sans livres et sans écriture ; chezeux, comme dans l'ancienne Rome , l'éloquence mène aux honneurs politi-

ues et au maniement des affaires. Leurs ani-

8, qui équivalent à nos empyriques, sont de bons herboristes et connaissent bien le pouls et lesautres signes diagnostiques. Depuis très longtemps et avant l'arrivée des Espagnols, ils font usage de la saignée , des lavemens, de la sunde, des vomilifs, des purgatifs et des diaphorétiques; et leurs gutarves ou chirurgiens savent remettre les os à leur place , consolider les fractures, trailer les plaies et les ulcères. Ces professions sont regardées comme les états de forgeron, d'orfèvre, de charpentier et de potier, tout imparfaits qu'ils sont encore parmi ce peuple. Le tableau que nous venons de tracer de la civilisation de ce peuple, d’après Molina et les auteurs célèbres qui récemment l'ont reproduit, est malheureusement une pure fiction. M. Poepnig, qui a publié depuis quelque temps son intéressant voyage dans l'Amérique Méridionale , où il a eu occasion de voir de près ce peuple, nous a détrompé. Nous avons cependant laissé subsister l'ancienne description pour signaler par cet exemple, jusqu'où peut aller l’exagération des auteurs amis du merveilleux, etla mauvaise foi ou l’impardonnable crédulité des voyageurs peu instruits. Nous ajouterons avec M. Poeppig , que les 4raucans sont cependant moins sauvages que leurs voisins; qu'ilsexercent unc agriculture imparfaite, qu'ils demeurent dans des maisons mieux bâties, et qu'ilsont fait même des essais pour se donner un gouvernement régulier. Ils sont malgré cela cruels, voleurs et méchans. On doit ajouter que cette nation est une des plus nombreuses parmi celles qui conservent encore leur indépendance, quoiqu'elle soit bien loin de compter le cinquième dunombre d’individusque lui assignent lesstatisticiens allemands les plus célèbres. Après les Au= cas viennent les ** f’uta-Huilliche , qui habitent au sud des premiers ; ils s'étendent le long de la côte occidentale de la Patagonie jusqu’au détroit de Magellan; leurs principales tribus portent les noms de Cunchi, Chonos, Poy-yus et kKey-yus.

On doit ajouter que les montagnards compris dans cette famille ont en général une faille supérieure à celle des Européens les plus hauts. Montés sur des chevaux, à la manière des Tartares, ils se réunissent subitement cb

psn AMERIQUE.

font des marches de deux à trois cents licues pour piller les pays ennemis.

++ Les PusLcnxs, partagés en pou tribus, dont quelques-unes sont appelées Pampas Lcd les Espagnols ; c'est une des nations les plus belliqueuses de l'Amérique-du-Sud; leur demeure

he était la partie méridionale de l'état de

uénus-Ayres, entre le Rie-Colorado et le Rioa Le fameux Pincheira, fils d'un Européen et d'une Indienne des environs de Chillan , avait réuni plusieurs tribus de Pampas sous ses ordres, et s'élait rendu redoutable aux habitans du Rio de la Plata. En 1829 on le vit après une défaite se porter subitement sur l'établissement de Patagonie et ravager pendant plusieurs mois les campagnes qui l'environnent, Ce fut sous ses ordres que les naturels dela Bahia-Bianca assassinèrent la garnison de la pose pour se venger du massacre de plusieurs indiens que Lavalle avait fait passer au fil de l'épée. Après la paix avec Buénns- Ayres, il attaqua et ravagea les provinces de Mendoza et de San-Luis. C'est au nom de Ferdinand VII qu'il a toujours combattu les républicains , et il se glorifiait beaucoup de la qualité de colunel,grade qu'on lüi avait effectivement donné dans l'armée espagnole. Battu complètement le 14janvier 1832 par les Chiliens dans les Andes de Chillan , il se rendit avec 16 hommes de sa suite et termina sa carrière militaire et politique. On peut regarder maintenant cette nation comme ayant entièrement disparu des plaines dont elle ou le fléau ; ses débris se sont réfugiés dans les Andes.

La FauiLLe Mocosv-Asvpon à laquelle appartiennent les ** Mocoby, nation guerrière et de très haute taille établie dans le Chaco ; et les #bipons tgalement de formes athiéliques, mais réduits à un petit nombre par leurs guerres contre les premiers.

La FAMILLE PÉRUVIENNE ou Quicuua comprend :

les Péruviens, qui forment la masse principale de la population dans la république du Pérou, dans celle de Bolivia et dans les départemens méridionaux de la Colombie. Quoique les Péruviens ignorassent comme tous les autres peuples du Nouveau-Monde l'art admirable de l'écriture alphabétique , et que leurs quippos et leurs peintures symboliques fussent inférieurs au système graphique des Mexicains, ils n’en étaient pas moins la nation la plus policée de l’Amérique-Méridionale, lors de l'arrivée des Espagnols, comme l’attestent leurs institutions politiques et religieuses, leurs bâtimens, leurs forteresses et la magnificence de leursteraples, leurs routes superbes de quatre à cinq cents Koues sur le dos même des Cordillères, leurs canaux d'irrigation, leurs ponts, leurs vases et autres ustensiles d’or, leurs habillemens, leurs armes et leurs ornemens.

Les 4Aymaras ou 4ymares compris dans cette famille sont aussi très nombreux et subdivisés en plusieurs peuplades; ils demeurent dans le diocèse de la Paz et dans une partie de celui de la Plata ou Chiquisaca, dans la république de Bolivia.

** Les Cuiquitos, nation nombreuse, qui erre

ee ne nee me 0

dans la vaste région à laquelle elle donne son nom, et appartenant à la Li, pa de Bolivia; une grande partie des Chiquitos a déjà embrassé le christianisme et depend de cet état,

v+ Les Canarucuos, qui vivent dans la république du Pérou le long du Pachitea affluent gauche de l'Ucayali; ils sont anthropophages.

La Famille Guanant qui comprend quatre nations rincipales, subdivisées en un grand nombre de ribus et de peuplades répandues sur toutle Brésil

etsurla plus grande partie de la ci-devant Amérique-Espagnole du Sud. Nous nous bornerons à citer : les Guaranis proprement dits le long du Parana, de l'Uraguay el de l'ibicuy. Convertis par les jésuites vers le milieu du xvin° siècle, les Guaranis offrirent le phénomène de ce gouvernement théocratique, si extraordinaire dans sa puissante organisation; les Sept- Missions dans la province de San-Pedro dans.

l'empire du Brésil, et le district des Missions à. la droite du Parana dans le dictatorat du Para guay, sont tout ce qui reste du prétendu emipire du Paraguay, dont la capitale était Can: delaria, que les géographes continuent à marquer sur les cartes et à décrire, gras depuis plusieurs années elle ait cessé d'exister. Nous citerons. aussi les Brésiliens,. répaodus jadis sous. différentes üénominations sur tout le Brésil, et réduits actuellement à un petit nombre de tribus, Les Omaguas, aujourd'hui peu nombreux et vivant le long de l’Amazone et du Yapura; ce peuple a joué un grand rôle dans l'histoire de ces régions incultes; on pourrait les appelcr les Phgniciens du Nouveau- Monde, à cause de leur habileté à naviguer sur l'Amazone et ses principaux affluens, ainsi que par l'esprit entreprenant qui les a rendus pendant long-temps les maitres de la navigation aise immense partie de l’Amérique-Méridionale.

“Les Botrcunos Ou ENGERECMOUNG, connus jadis sous les noms d’#ymores ou Ambourés ; ces terribles anthropophages occupent l'espace parallèle à la côte du Brésil compris entre le Rio Pardo et le Rio Doce; leurs habitations principales se trouvent le long de ce dernier fleuve et du Rio Belmonte dans les provinces d'Espiritu- Santo et de Bahia.

Les Muxoaucus, nation très belliqueuse ct féroce, la plus nombreuse et la plus puissante de la province du Parà ; elle demeureentre le Xingu etle Tapayos, et depuis quelques années presque fautes ses tribus sont amics et alliées des Portugais.

La FauiLe PAyAGuA-Guaycunus, qui comprend cinq nations principales, dont nous citerous les deux plus remarquables : les Payagua, qui demeurent dans les environs de l'Assomption dans le Paraguay ; et les** Guaycurus, qui occupent les deux rives du haut Paraguay; ils vivent du produit de la chasse , de la pèche et de leurs nombreux troupeaux de bœufs ; leurs chefs forment une espèce de confédération aristocratique et sont divisés en trois castes : les nobles, les soldats et les esclaves. Depuis 1791 ils vivent en paix avec Îles Portugais, et depuis 1796 avec les Es-

sauvag homme du glol claves, dans lei thropo les Pet usage é nonyme

dans l'!

vant, l votion € comme de l'ar Chinois merons puissan:

bre d'in l'Oréno.

muda,

ditions ( l'immen et l'Oré sans do les rocl vaca, ql l'Améric nos, er favorise:

long du Rir Negro à Lamalonga, Thomar, etc.

Les Manaos sont remarquables par le rôle important qu'ils jouent dans le mythe du Dorado des Omaguas, et pañce que leurs croyances religieuses offrent au milieu des plaines de l’Amérique dans leur Mauary ou l'auteur du bien, et … leur Sarauhà ou l'auteur du mal, le dualisme des anciens Scandinaves et d'autres peuples de notre hémisphère, ce qui a fait dire à des voyageurs et à quelques mauvais théologiens que ces peuples adoraient le diable, La FamiLLE SALIVA , qui comprend plusieurs peuples, dont les principaux sont : les Salivi ou Salivas, nation agricole, jadis puissante et

,; aujourd'hui beaucoup déchue, quoique encore assez nombreuse ; on les retrouve encore à Carichana dans les missions de l’Orénoque et à Cabapuna, Guanapalo, etc., dans celles de la province de Casanare. Les Salivi ont beaucoup de goût pour la musique; ils se sérvent depuis les temps les plus reculés de trompettes de terre cuite, qui ont 4 à 5 pieds de long et plusieurs renflemenas en forme de boules, communiquant les uns avec les autres par des tuyaux étroits. Ces trompettes donnent des sons extrèmement lugubres. Les jésuites ayant cultivé ce goût naturel des Salivas , ce peuple est devenu renommé dans toute la région qu’arrose l’Orénoque par son habileté dans la musique instrumentale.

#* Les Macos, dits Piaroas par les Espagnols, nation nombreuse, agricole et de mœurs douces; elle demeure le long du haut Orénoque et de ses principaux affluens supérieurs,

La Fanmizse Cavers-Mayrune ; dont les principales nations sont : les Caveres ou Cabres, jadis nombreux, puissans, guerriers et -anthropophages, maintenant réduits à un petit nombre d'indiviuus établis dans les missions de l'Oréno-

ue à côté d’autres peuples; ils furent assez forts pour disputer aux Caribes la prépondérante politique sur le bas Orénoque. ** Les Guaypunabis, établis le long du haut Orénoque. Quoique les plus policés de tous les peuples qui demeurent sur la partie supérieure de ce fleuve, les Gusypunabis sont incontestablement anthropophages. Après avoir arrêté les progrès des armes des Caribes dans ces régions , ils firent une gucrre à mort aux Manitivitanos leurs rivaux sur le Rio Negro ou Guaynla. Les Guaypunabis commandés par Macapu et par son successeur Cuseru, exercèrent vers le milieu du xvini® siècle la suprématie politique sur toutes les peuplades du haut Orénoque. Les Maypures, nation du haut Orénoque , jadis nombreuse et puissante et maintenant réduite à un petit nombre d'individus, ** Les Moxos (Mossi; Moha), nation nombreuse qui occupe une grande partie de da vaste province des Moxos dans la république de Bolivia; une assez grande partie vit soumise dans les missions.

+ Les Goaninos; ils occupent la partie nordouest de la péninsule formée par le golfe de Maracaybo et la mer des Antilles; ils étaient, il g a quelques années, en état de guerre avec les Espagnols, et ils entretiennent des relations commerciales avec les Anglais de la Jamaïque.

Unis aux Motilones, qui possèdent les terres baignées par le Mutrachies et le St-Faustin jusqu'à la vallée de Cucuta , les Goahiros interceptent souvent les communications sur les ruutes des montagnes et font de terribles incursions dans les plaines. Plusieurs de ces sauvages perlent l'anglais outre leur langue, et tiennent sous leur dépendance les Cocinas , autre peuple barbare qui occupe la côte orientale dela mème péninsule.

# Les Cunacunas, nation belliqueuse, dont on a beaucoup trop exagéré le nombre ; elle occupe la partie orientale de l’isthme de Panama dans la Colombie, Les Cunacunas vivaient en guerre contre les Espagnols et faisaient desexcursions

jusqu'à Panama, attaquant même sur mér les barques chargées de vivres; maintenant ils sont en paix avec les Colombiens , etils entretiennent des relations commerciales avec les Anglais; mais ile pillent souvent les ** Caxwans ou OnaBas, qui habitent sur la côte orientale du golfe de Darien.

#* Les Maynas ou Maïnas, nation nombreuse et guerrière, établie le long du Morona et de la basse Postaza dans le pays auquel ils donnent KI nom; une partie vit soumise dans les missions,

#* Les CHANGUENES, nation nombreuse, guerrière et extrèmement cruelle , établie dans l'extrémité orientale de l’état de Costa-Rica dans la confédération de l’Amérique-Centrale, où elle est la terreur de toutes les nations voisines,

+ Les Tauxas (Towkas dits aussi Xicaques), au sud; les ** Moscos (Mosquitos), au milieu, el les * Povais, au nord-ouest, sont les trois peuples principaux établis dans la partie du

onduras qui formait le ci-devant district de Taguigalpa. C'est sur le territoire de ces peuples et sur celui des Zausos, beaucoup moins nombreux que les précédens, que le général M. Gregor, après s'être emparé en 1819 de l'ile Roatan, et s'être fait céder par Georges-Frédéric, chefdes Poyais, la plus grande portion du territoire sur lequel ce dernier étendait ses courses de chasse, projeta de fonder un royaume des Poyais. Il prit le titre de Roiet y amena des colons; mais ces derniers ayant été mal reçus, le gouvernement Colombien ayant même protesté eu 1825 contre l'occupation de toute partie dû territoire en question, et aucun des gouvernemens européens n'ayant voulu le reconnaître, M. Gregor fut obligé de renoncer à son projet, et le royaume des Poyais, et la Nouvelle- Neustrie, dénomination qu'il avait :1mposée plus tard à ce pays pendant son séjour à Paris, ne figurent plus sur les cartes que comme une curiosité géographique ; malheureusement l'emprunt corse Poyais, contracté par M. Gregor fera sentir long-temps ses funestes effets aux trop faciles spéculateurs qui avancèrent leurs capitaux pour la fondation de cet état.

#Les Cuors ou Cnoes, nation assez nombreuse ; elle habite sur les contins du Yucatan et de l’état de Vera-Paz.

* Les LACANDONES , nation assez nombreuse du Yucatan, où elle habite sur les bords du Rio

grand é atteindi méraire dès-lors Teotl o d'Anahe savant :

pelle le!

et la dis compars indienne deux pc hua le C caines, il V'analogi ques des veau-Mo “es Mixi d'Oaxaca Les Zapo état; se:

tres Amé lisation, Mexicain struction ture de c ses murs trouvé ve d'Oaxaca potèques le des hab

erres à jusrcep- Jutes rsions s pernnent peuple même

pnt on

pccupe

a dans

guerre arsions mér les ils sont retienes An- 1ANS OU tale du

euse et et de la donnent les mis-

uerrière xtrémité a confélle est la

ques), au ilieu, el

royaume ena des

nt leurs

Z nomhcatan et

use du du Rio

oo

de la Passion ; elle pussède un grand nombre de canots.

La Faumizze Maya-Quicse, dont les principales nations actuellementexistantes sont : les Mayus ou Fucatans, qui forment la grande masse de la population de l’état de Yucatan et d’une partie de celui de Tabasco dans la confédération mexicaine ; leurs ancètres étaient presque aussiavancés dans la civilisation que les Mexicains. Les Mames(Pocomams), nation nombreuse de l’état de Guatemala et d’une petite partie de celui de San-Salvador ; le territoire de leurs ancêtres fornait un des plus puissans états du Guatemala. Les Quiches (Kiches), nation nombreuse du Guatemala; ses ancêtres étaient le peuple dominant du royaume de Quiche, l’état le plus puissant et le plus civilisé de tout le Guatemala. Les Kachiqueles , nation peu nombreuse de l'état de Guatemala; ses ancêtres étaient le peuple dominant du puissant royaume de Guatemala proprement dit, dont la capitale était la grande et forte ville de Patinamit ou de Tecpanguatemala. Les Kachis, nation nombreuse de l'état de Guatemala.

Les CHAPANÈQUES, établis dans l’état de Chiapa. Lors de l’arrivée des Espagnols les Chapanèques formaient une puissante république, qui avait soumis par la force des armes les Zoques, les Tzendales et les Quelenes, peuples qui leur étaient inférieurs en civilisation et en industrie. Leurs traditions parlent de Vodan, petit-fils d'un illustre vieillard, qui, lors de la grande inondation dans laquelle périt la majeure partie du genre humain, fut sauvé sur un radeau; lui et sa famille. Vodan coopéra à la construction d’un grand édifice que les hommes entreprirent pour atteindre les cieux. L'exécution de ce projet téméraire fut interrompue. Chaque famille reçut dès-lors une langue différente, et le grand esprit Teotl ordonna à Vodan d'aller peupler le pays

‘d'Anahuac. « Cette tradition américaine , dit le savant auteur des Vues des Cordilières, rappelle le Menou des Hindoux, le Noé des Hébreux et la dispersion des Couchites de Singar. En la comparant, soit aux traditions hébraïques et indiennes conservées dans la Genèse et dans deux pouranas sacrés, soit à la fable de Xel. hua le Cholulain et à d’autres traditions américaines, il est impossible de ne pas être frappé de l'analogie qui existe entre les souvenirs anti-

ques des peuples de l'Asie et de ceux du Nou veau-Monde. »

es Mixréques, nalion nombreuse de l'état

d'Oaxaca, dans la confédération Mexicaine.

Les ZaporÈques, nation nombreuse du même état; ses ancêtres se distinguaient des autres Américains par leurs progrès dans la civilisation, même avant d’avoir élé soumis aux

Mexicains. M. de Humboldt leur attribue la con-

struction du fameux palais de Mitla; l’architecture de ce palais, l'élégance des grecques dont ses murs sont ornés, et surtout le bas-relief trouvé vers la fin du. xvin siècle près de la ville d'Oaxaca, prouvent que la civilisation des Zapotèques était sous ce rapport supérieure à celle des habitans de la vallée de Mexico

Les ToTonNAQuEs , nation répandue dans une grande partie de l’état de Vera-Cruz et dans le district de Zacatlan dans celui de Puebla ; ses ancètres avaient adopté la mythologie etles cruels sacrifices des Aztèques ; c'est sur leur territoire que se trouve l’importante place de Vera-Cruz et qu'était située celle de Cempoallan, où Cortès débarqua pour aller faire la conquête du Mexique.

La FaminLe MexiCAINE, à laquelle appartiennent plusieurs nations dont les principales sont les suivantes : ls Mexicains ou Aztèques, nation la plus répandue de la ci-devant Amérique Es pagnole du Nord, puisque le territoire qu'elte occupe, quoique interrompu par ceux d'autres nations, s'étend depuis le 37° parallèle jusqu'aux environs du lac de Nicaragua. La division de l'année plus exacte que celle. des Grecs et des Romains ; une écriture idéographique, le papier de pita, la manière de travailler des blocs immesses de pierre, les cartes géographiques de enr yays et de ceux que leurs ancètres avaient parcourus; leurs villes, leurs chemins, leurs digues, leurs canaux ; leurs immenses pyramides très exactement orientées, leurs institutions civiles, militaires et religieuses, tout donne aux peuples de cette famille le droit d’être considérés comme les plus policés que les Européens aient trouvés dans tout le Nouveau-Monde. Leurs monumens après être restés presque dans l'oubli depuis l’époque de la conquête du Mexique jusqu'à la publication du mémorable voyage de M. le baron de Humboldt, qui en a signalé l'importance, ont enfin attiré l'attention des savans de l'Europe et de l'Amérique, et un illustre et savant amateur anglais, lord Kingsborough, a eu la noble idée de les décrire tous dans un ouvrage, dont la magaificence ne le cède qu’au beau travail de la Commission d’Egypte. Ceux de nos lecteurs qui voudraient connaitre l’ensemble de ces intéressans débris peuvent consulter l’article de la famille Mexicaine dans l’Ailas ethnographique du Globe. ci nous nous bornerons à dire que les lieux où l'on trouve encore des codices mexicani ou peintures hiéroglyphiques des Mexicains, sont : Mexico, dans la collection de l’université, et dans celle de don Jose-Antonio Pichardo; Paris, Berlin et Dresde, dans les bibliothèques royales ; Vienne , dans la bibliothèque impériale ; Rome, dans le musée Borgia ; Bologne , dans la Biblio-

thèque de l'Institut ; Oxford, dans la bibliothè- i

que Budleyenne. On doit aussi nommer les collections particulières de MM. Beulloch, à Londres, de Franc et Baradère, à Paris, Nous ne savons pas entre quelles mains est passée la belle collection que nous avons vue à Paris chez notre estimable ami M. Latour - Allard ; elle comptait quelques manuscrits mexicains parini ses objets les plus précieux.

Les Toltèques, auxquels on attribue la construction des pyramides de Teotihuacan etauires anciens monumens, ont depuis long-temps disparu; on les regarde comme la souche principale de cette famille, à laquelle appartiennent aussi les Mecos et les Pipils ou Pipiles. Les

Mecvus errent dans les vastes solitudes dé l'état de Durango, où ils inquiètent les paisibles habitans et les forcent à ne voyager que bien armés; ce sont, selon M. de Humboldt, les descendans des fameux Chichimèques. Les Pipils descendent d’une colonie de Mexicains; ils vivent dans l'état de San-Salvador. aux eavirons de Sonsonate, de San-Salvador et de San-Miguel dans la confédération de l’Amérique-Centrale. Les Oruous (Othomites), nation nombreuse répandue dans une partie des diocèses de Mexico, de la Puebla, de Mechoacan et de Guadalaxara. Les Tanasques, nation nombreuse de l’état de Mechoacan ; c'était la nation dominante du puissant royaume de ce nom , qui avait pour capitale Tzintzontzan; les Tarasques se distinguaient et se distinguent encore par la douceur de leurs mœurs et par leur industrie dans les arts méctaniques. On prétend qu'ils excellaient dans la sculpture; mais leurs mosaïques en plumes, dit M. Beltrami, prouvent qu'ils possédaient mieux la peinture; ce talents’est conservé parmi les Tarasques, puisqu'ils font encore de ces tableaux extraordinaires. 11 est étonnant, dit ce voyageur, qu'on puisse si bien combinerdes milliers de petites plumes, dont quelques-unes ne sont pas de la largeur d'une tête d’épiugle , et en

former unedraperie, une chevelure , des nuages .

et des nuances, le ciel et la terre , un paysage, des fleurs, etc., etc. , le tout d’un ouvrage parfait, et certes des plus délicats. Ces plumes sont collées, plaquées sur du fer-blanc , que leur apportèrentlies Espagnols, et qui leur était auparavant inconnu. Avant la conquête ils collaient les plumes sur des feuilles de maguey.

La Fauicié PanaRumARA, à laquelle appartiennent les Tarahumara, nation nombreuse, qui vit dans les missions de Tarahumara dans le diocèse de Durango; elle s'étend dans'une partie des vallées de la Sierra-Madre depuis le 24° jusqu'au-delà du 30° parallèle,

Les Yaqui (Jakis), nation nombreuse de la Sonora, dans l'état de Sonora-et-Cinaloa ; elie demeure le long du Yaqui ou Hiaqui. En 1826 ces Indiens paisibles, mécontens du gouvernement mexicain, se révoltèrent et prirent pour chef un des leurs, auquel il déférèrent le titre d’empereur. Ce risible. monarque se nommait Juan primero de la Bandera (Jean 1‘ du pavillon). La suite de cette insurrectien fut le massacre des Blancs et le ravage de toute la ‘atrée. Soumis par les Mexicains, ils se sont de nouveau révoltés en 1828 , et ont fait un appel aux autres peuples, sans cependant trouver d'auxiliaires. :

* Les Moqui, nation paisible , agricole , vêtue et

| assez avancée dans la civilisation; ses principales demeures sont le long des rives septentrionales du Yaquesila.

® Les APAcHEs (Apachés), nation nombreuse, partagée en plusieurs tribus répandues depuis l'état de San-Luiz-de-Potosi jusqu'à l'extrémité septentrionale du golfe de Californie. A l'exception de quelques tribus fixées au sol , qui réunissent leurs cabanes en villages et qui cultivent le maïs , tous les Apaches sont nomades; ils sont ennemis des letans et plus encorc des Espagnols;

ilstiennent ces derniers dans un état perpétuel d'alarmes par leurs attaques aussi terribles que fréquentes; la plupart de leurs guerriers sont montés sur des chevanx et armés de longues lances. Selon M. de Morineau, les Apaches se réunissent en bourgades de 2 à 3000 âmes. 11 en part souvent des guerriers qui, rassemblés sous un chef électifettemporaire, vont à de fort grandes distances ravager les récoltes et incendier les habitations. I1s massacrent tout, à l'exceptionde quelques femmes et des troupeaux qu'ils emmènent avec-eux. Ils sont très rusés puur surprendre leurs enneunis; quelquefois, dit ce marin, déguisés sous des peau de béles sauvages, ils vont s'offrir aux chasseurs, qui deviennent ainsi leurs victimes.

La FAMILLE PANIS-ARRAPAROES, qui comprend plusieurs nations; nous ne nommerons que les principales, savoir : les ** Panis (Pawnis), nation guerrière et assez nombreuse, vivant dans trois gros villages bâtis sur les rives du Loup, affluent gauche de la Platte. Les Panis vivent en ‘état de guerre avec les Sioux , les Osages, les Konzas, les Corneilles et la confédération présidée par Bear’s tooth{dent d'ours). Une de ses plus puissantes tribus , ‘celle des Skeyre (Loup- Panjs) a aboli le sacrifice humain qu'autrefois elle faisait tous les ans à Vénus ou à la grande étoile, immédiatement avant de commencer les travaux champêtres, afin d'obtenir une riche moisson. La victime était un prisonnier de guerre, mâle ou femelle , offert par un des membres de la tribu; on l’habillait aussi richement que l'état social de ce peuple le comportait; on la traitait avec les plus grands égards, et les prétres, qui laccompagnaient toujours, prévenaient tous ses desirs en lui cachant soigneusement le principal motif de leurs cruels soins ; ils tachaient mème de Ja faire engraisser, en lui fournissant une nourriture aussi abondante que choisie, s'imaginant par là rendre le sacrifice plus agréable à leur dieu cruel, :

# Les Arrapahoes. (Arrapahays), nation nombreuse qui erre le long de la Platte, entre les Panis el les Canenawisch. Depuis plusieurs années Bear”s tooth a su par sa politique et par sa bravoure réunir à sa nation les Kaskaiag, les Kiaways etles Jelans qui appartiennent à cette famille, ainsi que les Bald-heads (Têtes-Chauves) et une partie des Shiennes, Ces peuples belliqueux , nomades et excellens cavaliers, forment une confédération non-seulement formidable aux indigènes, mais qui inquiète aussi beaucoup les Espagnols, surtout ceux qui sont établis le long des frontières orientale et septentrivnale des Etats-Unis Mexicains. Ces sauvages les ont battusil y a quelques années sur les bords du Rio-Colorado.

#* Les Jelans (Teutans ;Tetans), nation nomade,

puissante et encore assez nombreuse, nommée

Camanches (Cumanches) par les Espagnols, et

Paducas par les Panis et les Osages. Ces noma-

des errent dans les vastes contrées comprises

entre les sources du Missouri, l'Arkansas supérieur, les fleuves de la Trinité, Braces (Brassos de Dios), Colorado (Oriental) et Rio del Norte,

La F\un nent un dans, et ou Duc Narcot digène |:

toutes c dans l'A:

en un gr tas et le Les Dac territoire le vaste moyen, haut Fle peg, ains 42° jusqu en plusie fédératio (les Révol Sioux et peways a Winnipeg

pétuel

es que

s sont eslan-

réunisen part pus un randes ier les tionde emmèdrprenmarin, vages, iennent

mprend que les lis), naint dans u Loup, ivent en ges, les ion préne deses ge (Loupautrefois a grande encer les ne riche de guermembres nent que it; on la t les pré- , prévepigneusesoins ; ils , en lui lante que sacrifice

on nomentre les ieurs an et par sa nias, es nt à cette s-Chaupeuples ers, fort formite aussi qui sont septensauvages esbords

nomade, nommée nols, et s nomapmprises s supé- Brassos Norte,

etles montagnes connues sous les noms de Sierra Madre et Sierra dos Mimbres. Ils poussent quelquefois leurs incursions jusqu'à San-Antonio et mème jusqu'à Chihuahua; ces sauvages, de même que les Patagons, les Guayvurus , les Apaches et plusieurs autres nations de l'Amérique, ont appris à dompter le cheval; montés sur ces animaux ris parcourent avec une grande rapidité des espaces immenses, portant la désolation et la mort dans les établissemens espagnols, dont ils forcent les habitans à ne voyager que bien armés et en caravanes.

La Fame COLOMBIENNE comprend un grand nombre de peuples indépendans répandus dans le grand bassin du Colombia et dans l'extrémité supérieure du bassin du Missouri ; les peuplades principales sont : les ** Tuchepaous (Tushepaws), qui deméurent près des sources du Missouri et du Colombia et s'étendent mème plus bas que ce deraier fleuve ; ** Les Multnomah, dont la tribu principale vit dans l'ile Wappatoo, située au confluent de la Multnomah avec le Colombia ; * les Chahala (Shahala), dont la tribu principale réside à la droite du Colombia audessous du confluent du Canoë; les * Serpens (Snake) nommés aussi 4/liatan et Shoshonees:

ils errent le long des affluens méridionaux du Colombia , surtout le long du Lewis et du Muituomah. On peut dire.en général que la plupart des peuples compris dans cette famille ont des mœurs douces, habitent dans de vastes cabanes assez bien construites, et vivent presque exclusivement de poissons et de racines, Presque tous ont l'usage d’aplatir extraordinairement ‘a léte de ieurs enfans, ce qui leur a valu la dénomiaation générale de Tétes-Plates (Flat- Head des Anglais). Les “* Chochonis (Shoshonees), les ** Tchopounnich (Chopunish), les ** Sokuiks, les ** Echelouts (Escheloots), les ** Enichurs (Eneeshurs) et les * Chilluckillequaws, sont bons cavaliers, et les trois premiers possèdent mème un grand nombre de chevaux. | La Fauicue Sioux-Osaces à laquelle appartiennent un grand nombre de peuples, tous indépendans, et dont les principaux sont : ** les Sioux ou Duacotas, dits aussi Otchenti-Chakong, Narcotah et Nadowessies ; c'est la nation indigène la plus puissante et la plus nombreuse de toutes celles qui vivent encore indépendantes dans l'Amérique-Septentrionale. Elle est divisée en ua grand nombre de peuples, dont les Dacotas et les Assiniboins sont les plus puissans. Les Dacotas proprement dits occupent dans le territoire de la confédération Anglo-Américaine le vaste espace qui s'étend le long du Missouri moyen, du St-Pierre, du haut Mississipi et du haut Fleuve-Rouge (Red-River), du lac Winnipeg, ainsi que le long de leurs affluens depuis le 42° jusqu’au 49° parallèle; ils sont subdivisés en plusieurs tribus et forment une grande confédération. Les Assiniboins, nommés Hoha (les Révoltés) par les Dacotas, dits aussi S{one- Sioux et Assinepotuc, vivent alliés des Chippeways au nord des Dacotas ct à l'ouest du lac Winnipeg, au nord du Pembina et le long des

fleuves Assiniboin , Saskatchawan et Mousc. Ils sont en guerre avec les Pieds-Noirs (Blak-Feet) et poussent leurs excursions jusqu'aux montagnes Missouri-Colombiennes. Les Sioux eurent aussi leur Hélène; qui ne fut pas moins funeste aux Dacotas et aux Assiniboins que la femme de Ménélas ne le futaux Grecs et aux Troyens. Ozalapalla, femme de Wihanoaappa, fut enlevée par Ohatam-pà; celui-ci tua son mari et deux de ses frères qui avaient été la redemander. La discorde et ses réactions se mirent éntre ces deux familles, les plus puissantes de la nation. Les parens, les amis, les partisans des deux côtés, prirent fait et cause; des vengeances amenérent d’autres vengeances et toute la nation fut entrainée dans une guerre civile et cruelle, qui fiait par la diviser en deux factions, sous le nom de Achiniboina, celle qui s'était rangée du côté de la famille de l'offenseur, et de Siowaé, celle qui tenait le parti de l'offensé. C'est ainsi que les Sioux se partagèrent en deux peuples rivaux : les Dacotas où Sioux proprement dits, et les Assiniboins. Depuis cet évènement, que leurs traditions placent au commencement du xvn® siècle de l'ère vulgaire, ces deux peuples se sont fait une guëèrre à mort jusqu'à nosjours; il parait cependant qu'ils veulent se réunir; c'est au moins ce que rapportent les derniers renseignemens qui nous sont parvenus sur cette nation. Tous les Sioux forment une confédération, mais leurs tribus sont indépendantes les unes des autres. Chacune fait la guerre comme il lui plaît, et délibère de son côté sur sesaffaires. Elles se réunissent ‘autes en conseil général, lors seulement qu'il s'agit de statuer sur quelque chose qui intéresse la nation entière. Dans ce cas, chaque tribu envoie un député qui la représente, dans le bois où ils sont convenus de s'assembler. Si la résolution du conseil est de quelque importance et mérite d'être conservée, ils gravent sur un tronc d'arbre , avec un couteau ou use hache, des hiéroglyphes relatifs au sujet de leurs délibérations, et chaque député y met le fabellionut ou blason de sa tribu. Les Sioux commencent leur année à l'équinoxe du

printemps, comme les Romains du temps de Ro=

mulus, tandis que leurs voisins, les Chippeways,

commencent la leur au solstice d'été, comme

l'ont fait autrefois les Grecs. Ce peuple, ainsi

que beaucoup d'autres sauvages de l'Amérique,

ne connaît point de semaines, et, comme les

Anglo-Saxons et actres peuples de l'Ancien et

du Nouveau-Monde, il ne compte les jours que

par sommeils ou nuits.

* Les Onawhaw où Maha, dont la résidence ”

principale est actuellement un gros village bäli sur l'Elk-Horn, affluent droit du Platte. Cette nation est subdivisée en plusieurs tribus. Les Maha ont des noms particuliers pour désigner l'étoile polaire et Vénus, et même pour la grande Ourse , les Pleïades, la ceinture de l’Orion et la Voie-lactée ; selon les relations modernes, il paraît qu'ils construisent des {wmuli semblables à ceux: qu'on attribue aux Allighewis.

** Les Mandanes, nation peu nombreuse, paisible et amie des Blancs: ils habitent les bords du

On

haut Missouri dans deux villages. Ce peuple est très remarquable par la singularité de sa croyance religieuse et par la grande blancheur de ses individus ; M. Gallatin fait observer à cette occasion que c'est peut-être la scule race américaine qui ait pu «onner lieu au récit, souvent répété et jamais prouvé, des Welsh-Indians , qui a fourni à Southey le sujet de son poème sur cette émigration vraie ou supposée, que les Anglais prétendent avoir eu lieu vers la fin du xu* siècle. **Les Ouaouasach (Wawsash), généralement connus sous le nom d’Osages, nation brave et belliqueuse ; elle vit dans de gros villages et fait uue guerre implacable aux sauvages occidentaux; elle est cependant amie des Konzas et des. Sakis. Les Osages sont actuellement en grande partie agriculteurs et demeurent dansle district qui porte leur nom et dans l’état de Missouri. Is sont divisés en trois branches principales. Plusieurs ont déjà embrassé le christianisme et ont fait des progrès dans la civilisation; avant leurs relations avec les Européens, les Osages avaient à-peu-près les connaissances astronvmiques que nous avons signalées chez les Maha ; ils ne croyaient point aux sorciers , mais cependant, comme !a plupart des autres sauvages, ils ajoulaient foi aux songes, ils observaient les présages, portaient des amulettes et s'abandonnaïient à une foule de pratiques superslitieuses.

La FAMILLe MouiLE-NATCHEZ Où FLORIDIENNE comprend six nations principales et indépendantes , subdivisées chacune en plusieurs tribus; ces nations sont : la ** Natchez, aujourd’hui presque éteinte, mais autrefois très puissante ; ses restes vivent dispersés parmi les Criks (Creeks), les Tchikkasah (Chikkasah) et autres peuples. Les Natchez étaient surtout remarquables par leur gouvernement monarchique, par leur grande civilisation el par le culte qu'ils rendaient au suleil dans un temple où, comme chez les anciens Romains, l’on entretenait un feu continuel. ** Les Muskohges ou Criks (Creeks), qui selon M. Gallatin offriraient l’union de peuples sauvages la plus nombreuse établie actuellement sur le territoire des Etats-Unis. Ils occupent les fertiles vallées comprises dans les états d’Alabama et de Géorgie, où ils vivent dans des villes et des villages ; ils ont fait de grands progrès dans la civilisation, et ont institué des écoles pour l'instruction de leurs enfans. ls sont divisés en deux branches principales : les Criks Supérieurs ou Criks proprement dits; ce sont les plus nombreux; ils occupent la partie la plus élevée de l’Alabama, où ils forment une puissante confédération présidée par.un chef nommé Myco; les Criks Inférieurs, dits aussi Séminoles, demeurent dans les plaines traversées par le Flint; ceux-ci sont beaucoup moins civilisés que les Supérieurs, et ont beaucoup souffert dans les défaites qu'ils ont éprouvées en se battant contre le général Jackson. ** Les Tchikkasah (Chikkasah; Chickasaws), nation encore assez nombreuse, qui, réunie aux Yazoux, demeure dans la partie septentrionale de l'état de Mississipi. Ces peu-

ples font de rapides progrès vers la civilisation, et déjà réunis dans de gros villages, vivent du produit de leur agricullure. Au commencement du xvine siècle ils étaient la nation dominante de ces contrées. ** Les Chaktah (Chactaws; Choctaws) dits aussi Tétes-Plates, uation nombreuse, vivant dans de gros villages dans les états du Mississipi et de la Louisiane, dans le territoire d’Arkansas et une petite fraction dans l'état d’Alabama. Agricole et ayant des lois écriles, ce peuple est célèbre par la touchante fiction d’Atala et par les brillantes peintures qu’en a lracées M. de Châteaubriand.

# Les Tcherokis (Cherokees; Cheleki), nation nombreuse , dont le territoire comprend l'angle nord-ouest de la Géorgie, le nord'est de l'état d’Alabama et le sud-est de celui de Tennessi (Tennessee) ; son chef-lieu est la petite ville de New-Echota. Par le dernier traité qu'ils ont conclu avec le gouvernement fédéral des Etats- Unis, les Tcherokis doivent aller s'établir à l'ouest du Mississipi, où on leur a assigné un vaste territoire. Cetle remarque doit s'étendre aux autres nations indigènes qui vivent encore dans la partie de la Confédération située à l’est du Mississipi. En 1818 un quart environ de la nation , préférant la vie sauvage qu’avaient menée leurs pères, alla s'établir sur les bords de l’Arkansas. Grâce au zèle des missionnaires Baptistes et Moraves, tout le reste de la nation a abandonné l’état sauvage et a adopté la religion et les usages de ses voisins civilisés. Les Tcherokis occupent maintenant des maisons commodes et comptent au-delà de 70 villages. Quelquesuns ont des fermes bien cultivées et pourvues de bétail de toute espèce, et d’autres se livrent aux arts mécaniques, fabriquent des étoffes et possèdent des moulins à moudre et à scier. La plupart savent lire, écrire et compter. Le nombre des enfans qui fréquentent leurs écoles s'élève déjà à 500, ce qui est beaucoup sur une population totale de 16,060 individus ; presque tous parlent assez bien l'anglais. Ils ont une bibliothèque, un musée, une imprimerieetun Journal hebdomadaire intitulé le Pienix-Tcheroki, publié par un Tcheroki dans la langue nationale avec la traduction anglaise en regard. Mais ce qui surprendra davantage, c’est qu’en 1827 ils ont rédigé et promulgué une constitution, d'après laquelle leur gouvernement se compose des trois pouvoirsdistincts, législatif, exécütif et judiciaire, et dont les formes sont une imitation du gouvernement des Etats-Unis. On peut, on doit même regarder cette petite république comme l’état indigène indépendant le plus civilisé du Nouveau-Monde.

La FAMILLE MOHAWAK-HURONE Ou InOQUOISE comprend un grand nombre de peuples, qui sont les descendans de nations autrefois beaucoup plus nombreuses et puissantes ; le nombre des individus dont elles se composent diminue avec une effrayante rapidité, Les nations principales sont : les Mohawaks, réduits maintenant à un petit nombre ; une partie demeure près de Niagara, une autre au-delà de la baie de Kenty.

Les Mohawaks, par leur nombre et par leur bra-

fut bât plain.

sance, familte des An 1794 la griculti quelqu Les Mo curopée “Nous sont la ration, individu de Newsont les Blancs } ils ont d que les ; rons, n:

blie à l'e:

gades, v - dans la Iroquois dans lesq premiers demeure Les desce se réfugié vivent da:

de Québe teurs.

La FamiLL PAWAYS-D Toutes le:

de même « que, ont b.

duesdans unes se so remarque!

toutes ces rivée des E

côte sud-ouest de la Nouvelle-Ecosse et à ce qu'il paraît dans l'intérieur de l'ile de Terre-Neuve; ces derniers sontencore sauvages etidolàtres; les autres sont presque tous chrétiens et font de rapides progrès dans la civilisation. Il parait que c'est à une tribu de cette nation, qui habitait la contrée montueuse située à la droite du St-Laurent, nommée Gaspésie, qu’on doit rapporter ce qu'on raconte des Indiens qu'on y trouva, si remarquables par leurs mœurs policées et par le culte qu’ils rendaient au soleil. Ces Gaspésiens distinguaient les aires du vent, connaissaient quelques étoiles et traçaient des cartes assez exactes de leur pays; uue partie de cette tribu adorait la croix avant l'arrivée des missionnaires, et conservait une tradition curieuse surun homme vénérable, qui, en leur apportant ce signe sacré, les avait délivrés du fléau d'une épidémie. Malte-Brun pense très raisonnablement que ce pourrait bien être l'évêque du Groénland, qui en 1121 visita le Vinland.

# Les 4/gonquins et les Chipohais ou Chippaways, qui sont les deux branches principales et les plus connues d’une nation répandue dans le Canada, dans le territoire de Michigan et dans les districts Huron et des Mandanes dans les Etats-Unis. Ces peuples sont toujours en guerre contre les Sioux, sur lesquels ils ont souvent le dessus, à cause des fusils dont ils sont presque tous armés. Des hiéroglyphes sculptés en bois de pin ou de cèdre remplacent , selon Pike,“hez eux comme chez les Sioux, les Hurons et autres peuples, le langage écrit. ** Les Knistenaux , nation nombreuse el éparse dans tout le Bas-Canada, dans une partie du Labrador, dans la Nouvelle-Galles; et plus à l'ouest jusqu’au fort Georges sur le Saskatchawan-Septentrional et la Rivière de l’Elan, et jusqu'au lac des Montagnes ou Athapeskow.

Ils sont habillés, doux et probes; on prétend qu'ils ont les plus belles femmes de tous les peuples indigènes de l’Amérique-du-Nord. Les Nenawehk, le long de la Saverne, etles 4bbitibes, le long du fleuve et du lac de ce nom, mesurent le temps, comme les anciens Anglo-Saxons, par nuits et non par jours. ** Les Cheppewyans ou Chepayans, dont les nombreuses tribus sont répandues sur tout le bassin du Mackenzie, sur celui de la Rivière de la Mine-de-Cuivre et sur une partie du bassin du Tacoutche-Tesse, ** Les Carriers, nation peu nombreuse, mais la plus répandue dans la Nouvelle-Calédonie ; on les nomme aussi Tacoullies , dénomination qui signifie voyageur par eau, parce qu'ils ont l’habitude de passer en canot d’un village à un autre.

# Les IxpiEns qui habitent dans les environs de SanTa-BansarA dans le territoire de la Californie, compris dans les limites de la confédération Mexicaine. C'est une nation peu nombreuse, mais remarquable par sa civilisation, véritable phénumène au milieu des peuples abrutis dont elle est environnée. Selon les Espagnols qui nous les ont fait connaître dans la seconde moi tié du siècle passé , ces Indiens vivent dans de grandes maisons assez bien bâties et réunies en gros villages, couchent sur des lits élevés au-des-

sus du so! , fabriquent des corbeilles d’un travail extrêmement fini et capables de tenir l'eau, élevent sur les tombeaux de leurs chefs des monumensen bois ornés de peintures historiques, construisent des bateaux trèséléganset solides, sont monogames et traitent leurs femmes avec plus d’égards que ne le font en général les peuples sauvages. Malgré cet état social assez avancé, cetle nation ignore la fabrication de la poterie connue de plusieurs nations américaines et même des naturels des environs de San-Diego, et les hommes vont entièrement nus pendant l'été.

** Les Ouakaca (#akash) dits aussi Nourxa, nation très belliqueuse, vivant dans de gros villages, sur la grande Île de Quadra-et- Vancouver ou Noutka , et régie par plusieurs chefs, parmi lesquels Macouina était le plus puissant vers la fin du siècle passé. Les bals des Ouakach sont des espèces de combats figurés , où ils paraissent armés d'arcs , de flèches, de fusils; quelquefois déguisés en ours, en cerfs, ou bien couverts de masques ct de grossières enveloppes, qui leur donnent la forme de quelques oiseaux aquatiques plus grands que nature, dont ils cherchent à imiter les mouvemens ; tandis que d’autres s'efforcent de contrefaire les chasseurs qui guettent ou poursuivent ce prétendu gibier. En d'autres circonstances, ils exécutent des danses dont la pantomime beaucoup trop facile à interpréter, scandaliserait l’homme le moins scrupuleux. De même que les Islandais gravaient autrefois en caractères runiques leurs sagas sur leurs boucliers, les Ouakach peignent sur leur coiffure conique deux ou trois traits qui rappellent une pèche extraordinaire, une victoire mémorable ou un évènement rare.

Comme quelques autres peuplades de ces contrées, ils divisent l'année en 14 mois chacun de 20 jours, en ajoutant quelques jours complémentaires à la fin de chaque mois, ce qui rappelle la division de l’année mexicaine,

La FamiLce KoLucuE, à laquelle appartiennent les peuples qui habitent le long de la côte , depuis Jakutat jusqu'aux iles de la Reine-Charlotte, quoiqu'en plusieurs endroits leur territoire soit interrompu par celui de peuples compris dans d’autres familles ethnographiques. Tous ces peuples sont remarquables par leur courage, leur industrie et surtout par leur adresse à tailler, à sculpter et à polir la pierre. On doit surtout mentionner les Xolouches (Kolougis) proprement dits, nation très belliqueuse et féroce, répandue dans les archipels du roi Georges, du Duc-d'York , du Prince-de-Galles et dans l'ile de l’Amirauté. C’est sur leurterritoire que les Russes ontbâti la Nouvelle-Arkhangel.

La Familce DES Esquimaux, qui comprend cinq nations principales, dont une vit en Asie. Voici les nations les plus remarquables qui vivent dans les limites de l'Amérique : les Esquimaux, nation peu nombreuse, mais disséminée sur toute l'extrémité boréale du Nouveau-Monde ; elle est subdivisée en trois branches principales, savoir: les Kalalits (Karalits), nommés communément Groënlandais, parce qu'ils occupent les solitudes du Groënland; les Esqui-

mau nord aaux Occi du M Mine.

dans Melvi Igloul forme chipel Lhnda décou Highl:

leurs maux bois, l'unive n'était (Aléou l'archi l'empii occide:

nies de lesiles la mer des lio Cains, peuple sant, r ont réd Tchouk le long pales d!

Nuniwo la côte nom de depuis golfe de mées Te connue

teur, pou NATIONSE à la page celte part gine de s grande su gères sur

nd

travail au, éle=

| monues, conles, sont vec plus peuples avancé,

| poterie et même >), etles l'été.

NouTkA, gros vilancouver s, parmi nt vers la ach sont jù ils pade fusils; , Ou bien envelopelques oiire, dont 8; tandis les chasprétendu exécutent ap trop fahomme le Islandais ques leurs h peignent rois traits aire, une ent rare. e ces conchacun de s complée qui rap-

artiennent côte , dee-Charlotterritoire s compris ues. Tous rcourage, sse à tailbit surtout s) propreéroce, réorges, du ns l'ile de les Russes

rend cinq sie. Voici ivent dans uimauzx ; inée sur u-Monde ; incipales, més com- 'ils occubs Esqui

tte ee em

maux proprement dits; il vivent sur la côte nord-est du Labrador ; ils sont les plus méridioaaux cet les moins civilisés; les Esquimaux- Occidentaux qui errent près des embouchures du Mackenzie et du Copper-Mine (fleuve de la Mine-de-Cuivre), dans lesenvirons du cap Dobb, dans ceux de la Repulse-Baie, sur la presqu'ile Melville, sur les côtes des iles Hiver (Winter), Igloulik (Igloolik), Southampton et autres qui forment l'archipel que nous avons nommé archipel de Bafin-Parry. C’est à la branche groënlndaise qu'appartient la peuplade d'Esquimaux découverte daus le Haut-Paÿs-Arctique (Artic- Highland), par le capitaine Ross. Ignorés de leurs voisins pendant des siècles, ces Esquimaux ne connaissaient ni les arbres ni Île bois, et se croyaient les seuls habitans de l'univers, pensant que tout le reste du monde n’était qu'une masse de glaces. Les 4/éoutiens (Aléoutes), nation peu nombreuse qui vit dans l'archipel des Aléoutes, sous la suzeraineté de l'empire Russe, et à ce qu'il paraît à l'extrémité occidentale de la presqu'ile d'Alaska ; deux colonies de ce peupleontoccupéil y a quelques années lesiles désertes de St-Paul et de St-Georges dans la mer de Bering, pour s’y livrer à la riche pêche des lions marins. ** Les Tchouktchi-Amér'icains, dits aussi 4glemoutes, du nom du peuple le plus connu et naguère le plus puissant, mais que les guerres qu'il a soutenues, ont réduit à un petit nombre d'individus. Ces Tchouktchi vivent sous la protection des Russes le long du Nussegak; les autres tribus principales de cette nation demeurent dans les iles Nuniwok et Stuart, et le long d'une partie de la côte du continent voisin; d’autres, sous le nom de Ailegnes, occupent la côte américaine depuis le detroit de Bering jusqu'au-delà du golfe de Kotzebue ; d’autres tribus enfin nommées Tchuakak, vivent dans l'ile de Tchuakak, connue aussi sous les noms de Tchibono, St- Laurent , Sindow ou Clark.

Plusieurs traits rendent très remarquables toutes les peuplades comprises dans cette famille. Répandues sur un espace immense elles offrent le phénomène curieux d'e ne s'être nulle part enfoncées dans l'intérieur des terres. Elles sont toutes adonnées à la pèche et ne se livrent point ou ne se livrent que très peu à la chasse; elles vivent sous des latitudes plus boréales que toutes les autres nations connues; nulle part ces peuples n'ont su dompter le renne si utile aux Lapons et à d’autres tribus boréales; le chien est le seul animal qu'ils soient parvenus à associer à leurstravaux; ils sont tous d’une saleté dégoûtante, qui ne le cède qu’à celle des Hottentots; enfin, à une seule exception près, ils ont tous adopté cette singulière et ingénieuse construction de bateaux, qui fait du navigateur, pour ainsi dire , un Aomme poisson.

NATIONS ETRANGERES. Nous avons déjà signalé à la page 954le phénomène unique que présente cette partie du monde sous le rapport de l'origine de ses habitans. Nous avons déjà vu la grande supériorité numérique des races étrangères sur les races indigènes. Nous ajouterons

ici que les Espagnols, les Anglais el leurs des-

cendans, les peuples d’origine africaine, les : Portugais, les Irlandais et les Ecossais, les Allemands et les Français, sont les nations.

étrangères les plus nombreuses, Viennent ensuite les Hollandais, les Danois et les Suédois. .

RELIGION, Depuis l’établissement des.

Européens en Amérique, presque tous.

les habitans de cette partie du monde professent le christianisme , quoiqu’un grand nombre de petites nations presque toutes indépendantes , mais dont l’ensemble forme à peine un trentième de la population totale du Nouveau-Monde , soit.

encore en proie aux extravagances du FÉ- TICHISME le plus absurde, ou de systèmes religieux qu’on pourrait qualifier de SABEÏSME OU de DUALISME. Ce qu'il y à:

de vraiment remarquable, c’est qu’on a trouvé chez presque toutes ces nations, même chez les plus abruties, l’idée plus ou moins claire d’un être suprême, qui gouverne le ciel et la terre, celle d’un génie du mal ou mauvais esprit qui partage le domaine de la nature avec le bon esprit, et l’idée de l’immortalité de l’âme. Plusieurs ont des prêtres ou des enchanteurs ; plusieurs n’ont ni les uns ni les autres, mais tous croient à l'existence d’êtres invisibles et à une vie future. Les uns se.

représentent Dieu sous la forme d’uneétoile, les autres sous celle d’un animal, d’autres an contraire ne-le voient que dans les phénomènes de la nature. Ungrand nombre de ces croyances religieuses , ainsi que les religions des anciens Péruviens , des Mexicains et des Muys-.

cas, basées sur une révélation, ont disparu après la conversion de ceux qui les professaient; mais quelques-unes des croyances et des pratiques religieuses de ces.

trois dernières nations paraissent s'être conservées chez leurs descendans. Il est même curieux d’observer dans l’ancien culte des Péruviens lestraces du rimurti oude la trinité des Hindous; de rencontrer le dogme de la métempsycose dans la croyance des Tlascaltèques; de voir les Pastoux, au milieu de l’Amérique-Méridionale, ne se nourrir que de végétaux, et avoir en horreur ceux qui mangent de la viande ; comme aussi de trouver parmi les Mexicaine t'es träditions sur la mère des hommes de «ue de son premier état de bonheur et d’innocence ; l’idée d’une grande inondation, dans laquelle une.

seule famille s’est échappée sur un! ra.

ES

deau ; l’histoire d’un édifice pyramidal élevé par l’orgueil des hommes et détruit par la colère des dieux; les cérémonies d’ablution pratiquées à la naissance des enfans ; des idoles faites avec la farine de mais pétrie, et distribuées en parcelles au peuple rassemblé dans l'enceinte des temples; des déclarations de péchés, faites par les pénitens ; des associations religieuses, ressemblant à nos couvens d'hommes et de femmes. A l’arrivée des Espagnols en Amérique, le sang humain ruisselait dans les féocallis ou temples des Mexicains et des Maya.

Les tribus péruviennes offraient sur le pie de Cuzco, avant l’apparition de

anco-Capac, tous les cruels sacrifices que les superstitieux Hindous font à Brahma sur les bords du Gange. Le culte du soleil introduit par les Incas , quoique infiniment plus doux, n’était pas exempt de sacrifices humains ; des milliers de victimes étaient immolées sur le ton'beau du monarque. Les nations antropophages du Brésit avaient cependant un culte moins sanguinaire, et leur croyance portait l’empreinte d’un dualisme très prononcé, qu’on rencontre encore aujour— d’hui chez quelques nations de cette vaste contrée. On prétend cependant que les Cahetès n’ont ni culte ni croyance religieuse quelconque.

Les peuples du haut Orénoque, de l’Atabapo et de l’Inirinda , n’ont, comme les anciens Germains et les Perses , d’autre culte que celui des forces de la nature ; ils appellent le bon principe Cachimana ; c’est le manitou, le grand-esprit , qui règle les saisons et favorise les récoltes.

A côté de Cachimana , il y a un mauvais principe Zolokiamo , moins puissant , mais plus ruséet surtout plus actif. Sur les rives de l’Orénoque , dit M. de Humboldt, il n’existe pas d’idole, comme chez tous les peuples restés fidèles au premier eulte de la nature ; mais le bofuto, ou la trompette sacrée, est devenu un objet de vénération. Pour être initié aux mystères du botuto et devenir piache ou

. jongleur, il faut avoir des mœurs pures et

être resté célibataire. Les initiés se soumettent à des flagellations , à des jeûnes et à des exercices pénibles. fl n'y a qu’un petit nombre de ces trompettes sacrées.

La plus anciennement célèbre est celle d’une colline placée près du confluent du Tomo et du Guaynja ou Rio-Negro.

mg

Il n’est pas permis aux femmes de voir l'instrument merveilleux ; elles sont exclues de toutes les cérémonies du culte.

Si l’une d’elles a le malheur de voir la trompette elle est tuée sans pitié.

Les Sioux, les Chippaways, les Saukis , les Renards , les Winebagos, les Menomenes et autres sauvages de l’Amériquedu-Nord , croient peut-être tous à un grand-esprit , mais il n’y a pas un sauvage qui n'ait son manilou favori, de son choix , ou dans un animal , ou dans un arbre , ou dans des herbes , on dans des racines; et dans la même tribu, le manitou d’un sauvage n’est presque jamais celui d’un autre. Chaque chef de famille , chaque vieille femme, et presque chaque individu a sa collection d’herbes, de racines médicinales : c’est ce qu'ils appellent le sac de médecine, regardé par eux comme le sanctuaire d’une quantité de divinités. Ils gardent soigneusement ce sac dans leurs tentes, et quand ils sont en marche et à la guerre, ils ne s’en séparent jamais. Chez plusieurs de ces mémes peuples quand ils sont sédentaires pendant une portion de l’année , il y a des loges où des filles sont chargées de veiller à la conservation du feu, qui brûle au milieu, comme le faisaient autrefois les vestales à Rome, les vierges du soleil au Pérou, les gardiens du prytanée à Athènes et comme le pratiquent encore de nos jours les Guèbres de la Perse et de l'Inde. Il parail qu’ils le consacrent au soleil ou qu’ils le regardent comme l’emblème de cet astre vivifiant.

La religion des Araucans des Natchez, desChaktahs et d’autresnationsindigènes, est une espèce de sabeïsme. Les Cahans font les gestes les plus extravagans en adressant leurs prières à l’être suprême , qu’ils implorent tous les matins. Les Knistenaux regardent comme des esprits les brouillards qui couvrent les marais de leur pays. Les Cheppewyans croient des-

cendre d’un chien, et regardent cet ani-.

mal comme sacré ; ils se figurent le créateur du monde sous la figure d’un oiseau, dont les yeux lancent des éclairs et dont la voix produit le tonnerre. Les idées d’un déluge et de la longne vie des premiers hommes leur sont héréditaires.

Chez plusieurs sauvages de l’Amériquedu-Nord et même chez quelques-uns de l’Amérique-du-Sud , le fanatisme donne lieu à des scènes non moins eruelles que

Page 1