‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 43 sur 628 · AUTEURS · texte numérisé non relu

AUTEURS

Nicollet, Villot Bollinet Balbl. 9 625 Humboldt, 2 618.6

Fransiniet Balbi, 11722 Mannert. 1 740

Rudhart,en1825.

Balbi, en 1816.

Cannabioh, en

Balbiet Brué.

Hassel, en 1823.

Balbi, en 1816. 632 238 Hoffman, 1825. 634 269

Frercinet et .

Ralbt, 138 376 Brué. 138 060

Crawfurd. 2 690

Crawfurd. 1 1743 Freycinet et Balbi. +

Passons maintenant à l'analyse du nombre des habitans de la terre et de celui qu’on assigne à chacune de ses grandes divisions.

Malgré les opinions les plus contradictoires, publiées depuis deux siècles et reproduites de nos

eu

jours, sur la population du globe ,la connaissance du nombre approximatif de ses habitans n’est pas un problème insoluble pour ceux qui s'occupent sérieusement de géographie statistique. Dans la recherche de celte vérité comme dans celle detant

d’autres, uà il est question de sujets variables par eux-mêmes, il faut avant tout commencer par ne mettre ensemble que desélémens comparables, et par faire un choix de ceux qui méritent d’être discutés. On remplit la première condition du problèmeen réunissant toutesles opinions qui se rapportent à la même époque, ou à des époques peu éloignées les unes des autres; on salisfait à la secondeenrejetanttouteslesévaluations qui, n'étant basées ni sur des faits positifsnisur des raisonnemens, sont évidemment erronées. En procédant de la sorte, on verra s'évanouir cette étonnante disparité d’opinionssurle nombre d'habitans d’une même contrée, disparité qui a valu plusd’une fois à la géographie statistique d’injustes reproches.

Avantde faire l'analyse du tableau comparatif des principales opinions émises par les savans et les géographes sur la population du globe, il faut diviser toutes les contrées qui le composent en deux classes : 1° celles qui entrent dans le domaine de la statistique proprement dite; 2° celles qui n’y sont pas encore entrées.

La première classe comprend toutes les contrées dont la population a été déterminée par des recensemenseffectifs qui, lorsqu'ils sontgénéraux, c’est-à-dire lorsqu'’ilsembrassent tous les habitans sansaucune exception, sont les seuls qui peuvent

donner des résultats certains et assez rapprochés,

du nombre réel. Viennent ensuite les pays dont la population a été déterminée par plusieurs méthodes indirectes, telles que l'énumération de toutes les personnes sujettes à un impôt quelconque; celles des familles ou feux ; celle des maisons, qu'il ne faut pas confondre, comme on le faisait souvent, avec la précédente ; enfin, vienüent ceux dont le nombre d’habitans a été déduit du mouvement de la population, c’est-àdire du rapport des naissances, des décès et des Mariages au chiffre des vivans. Aucune de ces méthodes indirectes ne doit ètre employée isolément quand on peut faire différemment ; il faut comparer entre eux les résultats obtenus par une méthode, avec ceux qui sont fournis par plusieurs autres. En procédant de la sorte on est sûr d'avoir des résultats. presque identiques à ceux quisont obtenus par l'énumération effective.

Cette première classe de pays comprend toute l'Europe, à l'exception de lempire Ottoman; toute l'Amérique, excepté les territoires occupés par les sauvages indépendans; la Chine et plusieurs régions des autres parties du monde, dans lesquelles les Européens se sont élablis ou dominent.

Mais, à propos de ces dernières, nous devons faire observer que bien souvent des auteurs étrangers à la statistique, et quelquefois même des statisticiens, regardent comme résultat d'un recensement des chiffres qui ne sont que la somme de l’excédant des naissances sur les décès, pendant une certaine période, ajoutée au nombre d'habitans existans à une époque donnée. C’est ainsi que le prétendu recensement qui, d’après plusieurs journaux politiques et littéraires, aurait été fait en France en 1827, n’est autre chose que l’excédant des naissances sur les décès qui nt eu lieu dans ce royaume depuis 1820 jusqu’à

1827, ajouté à la population existante à la fin de 1820. C'est de cette manière aussi que depuis 1816 on calcule la population de la Hollande et de la Belgique. Etpour citer encore un autre exemple, noutajouterons que depuis 1801 il n’y a paseu de recensement dans le royaume de Danemark, malgré tous ceux dont les journaux nous ont gratifiés annuellement depuis cette époque. C’est tout simplement le mouvement de la population, observé avec une exactitude scrupuleuse, qui pourrait servir de modèle à plusieurs états que 1’on s’accorde à regarder comme les plus avancés dans cette branche del dministration.

Connaissant le mouvement de la population de tous les pays où l’on tient des registres de naissance, de décès et de mariage, nous avons employé ce moyen pour déterminer la population de quelques contrées de l'Europe et de l'Amérique , pour la fin de 1826. Mais nous nous sommesbien gardé d'admettre sans examen les évaluations exagérées de quelques nationaux et celles de Hassel, évaluations dont quelques-unes figurent dans plusieurs ouvrages géographiques, et qui sont données comme étant les résultats de recensemens effectifs. Ainsi, nous parlerons du prétendu recensement d’après lequel, dès l’année 1827, la confédération Anglo-Américaine aurait eu 12,276,782 habitans, somme identique à celle publiée par Hassel dans le Genealogisch-historisch-statistischer Almanach, pour l’année 1828, que ce savant statisticien n'a donnée que comme une simpleapproximation.Dansla Balance politique du globe, nous n'avons assigné à ce même état, pour la fin de l'année 1826, que 11,600,000 habitans. Nous avons eu la satisfaction de voir que notre évaluation était presque conforme à celle de M. Stevenson dans le rapport lu par ce savant , le 25 février 1829, à la chambre des représentans des Etats-Unis. M. Stevenson n’estime la population de l'Union pour 1830, qu’à 13,000,000 , tandis que plusieurs auteurs nationaux et étrangers, dès l’année 1824, la portaient , les uns à 12, les autres à 13 etjusqu’à 14 millions. Nous verrons plus loin les résultats positifs donnés par le recensement de 1831, qui viennent aussi à l'appui de notre évaluation.

La seconde classe, comme nous l’avons dit, comprend tous les pays qui restent encore en dehors dela sphère de la statistique. Dans cette classe, les populations ne peuvent être connues qu’à l’aide de plusieurs procédés plus ou moins compliqués, plus ou moins vagues, lorsqu'on les considère chacun isolément, mais qui peuvent donner des résultats assez satisfaisans lorsqu'on les combine ensemble. Les élémens principaux de ces calculs sont : 1° l'étendue ou la superficie du pays dont il est question; 2° son climat; 3° la qualité du sol, fertile ou stérile, montueux ou uni, aride ou arrosé par desfleuves, oucouvertde marais; 4 sa position près de la mer ou dans l'intérieur du continent; 6° l'état de l'agriculture qui peut se trouver encore dansl’enfance, comme chez quelquestribus sauvages, outrèsarriérée, comme chez plusieurs nations civilisées, ou qui, au contraire, a atteintson plus grand degré de développement, comme dans plusieurs parties de la France, de l'Italie et de l’Angleterre ; 6° enfin, l’état social de ses habitans, qui

la fin de puis 1816 de et de exemple, pas eu de irk, mal- | gratifiés tout sim- ,; observé pourrait l'on s'aclanscette

lation de ; de naiss employé n de quelue , pour en gardé xagérées 1, évaluaplusieurs données ns effec- | recensela confé- 12,276,782 bliée par h-statis- 3, que ce mme une politique ème état, ,000 habivoir que à cellede savant ,le ntans des opulation andis que , dès l’anutres à 13 oin les rétde1831, uation.

dit, comn dehors lasse, les l’aide de ués, plus chacun résultats ensem- Is sont :

nt il est sol, feru arrosé position pntinent; tr encore ssauvas nations son plus dans plul'Angleans , qui

peuventètre tout-à-fait sauvages; ou entièrement nomades; demi-nomades, agricoles, plus ou:moins adonnés aucommerce, à lanavigation, ou à l'industrie manufacturière. Toutes ces circonstances influent beaucoup sur la multiplication de l’espèce humaine, et, par conséquent, doivent être soigneusement discutées par le géographe qui les emploie, pour acquérir la connaissance de la pobulation d'un pays donné.

Dansies contrées dontles habitanssont placésau dernier degré de l’état social , où les hommes, par exemple, ne vivent que des fruits spontanés de la terre, des produits de leur chasse ou deleur pêche, ontrouverasur un espace donné18 ou 20 fois moins d'individus qu’on n’én rencontrerait s’il était occupé par un peuple pasteur. Une contrée où des tribusentières, comme cellés des Cafres, des Arabes-Bédouins, des Calmouks et des Mongols; vivent en grande partié du lait et dé la chait dé leurs troupeaux, offrira encore une population 25 ou 30 fois moins concentrée qu’un pays d’égale étendue habité par une nation agricote , parce que, pour élever des troupeaux, il faut de vastes espaces de terre qui puissent fournir le fourrage indispensa- ‘ble à leur existence, Mais dans un pays agricole , le travail d’un petit nombre d'individus procurant bien au-delà de ce qui est nécessaire pour l'entretien de sés habitans, il arrivera que cét excédant fera subsisterun grand nombre d'autres individus sur un espace infiniment moins étendu que celui qui est nécessaire à un peuple composé entièrement de pasteurs ou de chasseurs. Si nous supposonssur ce mème territoire une ou plusieurs grandes villes habitées par des hommes adonnés au commerce, aux fabriques et à la navigation, alors la population qu'il pourra nourrir n'aura d’autres bornes que les limites imposées par la richesse même de ses habitans.et par les relations dé leur commerce. Car, non-seulement elle tirera sa subsistance des produitsimmédiats de son propre sol, mais elle pourra compter sur les produits des pays voisins ou même de paystrès éloignés , où sescommerçans iront les chercher, Ainsi te aombre d’habiéans pouvant vivre sur uh espace de terrain donné, variera suivant leur degré de civilisation plus ou moins avancé.

Le nombre d'hommes en état de porter les armes que compte une nation quelconque , et celui des guerriers des tribus sauvages, le nombre de tentes des peuples pasteurs, etc., donnent aussi une indication à l’aide de laquelle on peut connaître la totalité des individus qui forment la nation. C'est cette dernière méthode qui a servi de base à presque tous les voyageurs et à plusieurs navigateurs, pourdéterminer la population des peuplades qu'ils nous ont fait connaitre,

La quantité de certains alimens et de certaines boissonsconsommés annuellement ; la consommation du sel et du tabac chez les peuples européens et leurs descendans; celle de lopium chez les Orientaux ; celle du pétrolechez les Birmans , sont aussi d’autres moyens approximatifs employés pourévaluer la population de ces pays.

Lenombre de villes, de bourgs, de villages et de hameaux existant dans un pays à une époque donnée, fournit aussi un autre élément à l'aide

duquel on peut parvenir à connaître approxinativement sa population.

Passons maintenant à la partie pratique de quel-

ques-uns dé ces principes, Parmiles pays appartenant à la première classe, ily en a plusieurs dont les habitans se trouvent dans des circonstances analogues à celle despayscompris dans la seconde, c'est-à-dire qu’on trouve des pays habités par des agriculteurs, par des nomades, et même par des sauvages. Connaissant donc la surface d'un pays quelconque, dont nous ignorons la population, on n’aura qu’à le comparer avec un des pays de la première classe qui se trouve dans les circonstances physiques et morales les plus analogues. Et comme nous connaissons la population relative de ce dernier, c'est-à-dire que nous savons combien

, il a d’habitans par chaque mille carré, on n’aura

qu'à multiplier la superficie du second par la population relative de celui que l'on a choisi pour terme de comparaison, et le produit offrira le nombre d’habitans qu'on desirait connaître.

Le général Andréossi, en faisant un calculsur la quantité d’eau consommée journellement à Constantinople, trouva que cette ville, sans y comprendre Scutari et les villages de la rive gauche du Bosphore, pouvait avoir 697,600 habitans, nombre presque identique avec les résultats qu'il obtint d’un autre calcul] sur la quantité de pain consommée chaque jour dans celte ville. Par ce nouveau procédé, et en y Comprenant Scutari et les villages exclusdu calcul précédent, Constantinople aurait eu 630,000 habitans.

Ce sont ces différentes méthodes , tantôt isolées, tantôt combinées entre elles, que noùs avons employées, selon les circonstances, pour déterminerle nombre approximatif des habitans détous les pays compris dans la seconde classe. Nous regrettons que notre cadre ne nous permette pasd’entrer dans de plus grands détails; mais nousrenvoyons au mémoire de M. Jomard sur la Population comparée de l'Égypte ancienne etmoderne, teüx quivoudraient savoir jusqu’à quel point un statisticien habile peut tirer parti de l'emploi de ces moyens indirects, non-seulement pour conauitre la population actuelle d’un pays; mais mème pour parvenir à savoir celle qu'il possédait dans ‘antiquité la plusreculée.llsverrontde quelle manière lumineuse ce savant a su réduire à léur juste valeur les éstimations exagérées de Wallace, de Goguet et d’autres érudits du deraier siècle, qui fondaient leurs calculssurdesrenseignemens fournis par des passages d'auteurs anciens mal interprétés, sur l'estimation erronée de la superficie de cette contrée , eten admettant des rapports inexacts entre le nombre des naissances et celui des vivans.

Le tableau suivant offre les étonnantes contradictions dessavans et des géagraphes, relativement à la population du globe, On sera peut-être surpris de ne pas trouver cités les nombreux auteurs de géographies modernes, d'abrégés, de manuels, de résumés, de tableaux et allas statistiques, de dictionnaires , et d’une foule d’autres ouvrages qui , depuis quelques années , fourmillenten librairie, Les recherches que nous avons faites pour rédigerle Comipendio di Geografia universale , \a Balance politique duglobe, ek

mm ihotesuchnatne.

cet Abrégé, nous ayant convaincu que toutesles évaluations renfermées dans ces ouvrages ne sont quela reproduction des calculs desstatisticiens allemands, et surtout de Hassel, quoiqu’ils ne soient presque jamais indiqués, nous avons pensé qu'il était inutile de citer les copies, lorsque nous présentionsles originaux. Cependant nous nous sommes permis quelques exceptions à l'égard d’un petit nombre de géographes distingués, qui, tout en adoptant, soiten totalité, soit en partie, les évaluationsdesstatisticiens allemands et quelquefois les

nôtres, ajoutaient à l'importance des unes ou des autres en se rangeant du côté de leurs auteurs. Nous citerons entre autres M. Letronne, M. Denaix, et MM. Eyriès et Walckenaer, et les savans rédacteurs de l’4/manach de Gotha. Notre silence à l'égard de M. Ritter vient de ce que ce géographe célèbre, ayant dirigé toutes ses recherches sur la configuration physique du globe et ses rapports avec l’homme, est resté pour ainsi dire étranger aux questions qui sont du domaine de la statistique.

TABLEAU COMPARATIF DES PRINCIPALES OPINIONS ÉMISES SUR LE NOMDRE DES HABITANS DE LA TERRE.

Habitans.

Lethéologien Canz, en 1744, réduisant la population de l'Europe à 10,000,000, ne donnait à toute la terre que. ... . . . ........... sus ss ses eee 60,000,000 VoLNEY, en1804..,.......4.....++.+. £ 0.9 eve 437,000,000

population de l'Afrique et de l'Amérique, et à 30,000,000 seulement celle de l'Europe. 500,000,000 Srruick, vers la moitié du dix-huitième siècle . . ....,,.,., +. 500,000,000

MaurTe-BRuN,.en 1804 et en 1810... ,.... 4. esse ss eee eee: 640,000,000 L'ORtENTAL HERALD, en 1829. . . Dietila ness ose ee + +, 683,440,000 GRABERG , en 1818. . .......... rss ssoes ss esse esse see eee. 686,000,000 Fanri, en 1806.............., Re TC EE ONE CEE ET ON EP IE 700,000,000 BaLni, en 1816. ............4.... Sete ee see + + 704,000,000 PinkeRTON (Walckenaer et Eyriès), en 1827. . . . .. soon se ses ss ss see. 710,000,000 Woncesrer dans sen Dictionnaire, publié en 1822. ...,. 4... + «+. + + + + + + + 718,000,000 Les rédacteurs du Journal de Trévoux, versie milieu du dix-huitième siècle. . . . . 720,000,000 Reicuan, dans l’édition‘de la Géographie de Gallelli, en 1822, . . ...,....,. 782,000,000 Baust, en 1828, dans la Bajance polilique du globe, et le docteur VILLERME, dans

son Cours de statistique hygiénique, en 1829. .....,.,.. 0e +++ 737,000,000

AA

Hassei, en 1828, référant ses calculs à l'année 1825, etl'dimanach de Gotha, en 1829. 846,782,210

BIELFELD, en 1760, d’après l’ana;yse des opinions émises par Riccioli, Spech, Suss-

milch et autres. . .........

DENAIx, en 1828, en suivant les estimations de Hassel. .,,,....,...,.,,.,.,. RiccioLt, vers 1660, en accordant 100 millions à l'Europe, et en portant à 300 millions

la population de l'Amérique . . ........,.... NE IOE WaLLAcE, en supposant que la terre prise dans son ensemble ne saurait être ni aussi

sosseooe soso ses ses ee + 884,917,000 sers ee see. 893,348,580

+ + + 900,000,000 900,000,000 ....... entre 700,000,000 et. . . 912,000,000 938,421,000

ss ses esse eee 950,000,000 951,370,700

peuplée que l'Angleterre, nimême avoir la pop relative de l'Espagne , portait le

nombre des habitans du globe vers 1769, à. . .....,

Les directeurs de la Société des missionnaires, dans leur 4dress to the friends of

the missionary socielr, en 1818. ,,.,...

Le Con: ersations Lexiko

Sussm::cH, en 1765, en donnant 650 millions à l’As

BEAUSOBRE , en 1771. ,,,.,..,:

uses esse 1,000,000,000

n, à l'article Erde, en 1827, de 800,000,000 à . : : : . « . . . 1,000,000,000 ie, et160 à l'Amérique . . . : : « « « 1,080,000,000

VoLrTAIRE, en se moquant de l'estimation des auteurs de l'Histoire universelle an-

glaise, portait la population du globe à. . . ..

Les auteurs de l'Histoire universelle anglaise, vers le milieu du dix-huitième siècle . 4,000,000,000

Cetté prodigieuse disparité d'opinions, qui parait d'abordinexplicable, n'offre aucune difficulté pour tous ceux qui ontsuivi Ja marche progressive de lu géographie et delastatistique. Ils voient d'un coupd'œil quelles sont les estimations qui doivent être rejetées commeerronées , et quels sont les élémens quiont contribué à trop élever ou à trop abaisser d’autres évaluations admises dans ce tableau. Qui ne voit, par exemple, que les évaluations du théologien Canz et du philologue Vossius, de Volney et de Struick, sont évidemment fautives en moins,

tandis que celle des auteurs de la grande Histoire universelle anglaise, de Voltaire, de Beausobre, de Sussmilch , et autres savans, le sont en plus? L'examen même le plus superficiel su7 la répartition de la population assignée par ces auteurs à chaque partie du monde démontre l’absurdité de leurs calculs. Le Statistischer Umriss de Hassel, pour les années 1822 et 1824, malgré les erreurs partielles qu'on y rencontre , est toujours le plus grand travail que l'on ait encore fait à ce sujet. Nous ne connaissons que par un extrait donné

Page 1