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de la fédération , sont soumis à une forme de gouvernement particulière; les habitans n’y jouissent pas des droits politiques, et l’administration en est confiée à des gouverneurs nommés par le président des Etats-Unis.
Chaque état et chaque territoire se divise en comtes, excepté l’état de Louisiane, dont les divisions prennent généralement les nomsile paroisses, et l’état de la Caroline-du-Sud , qui se partageen districts.
nousTais. L'agriculture forme la principale occupation des habitans; elle est encouragée par la fertilité du sol et par la grande facilité avec laquelle on en acquiert la propriété. Ses progrès ont marché de pair avec ceux de la population, Le vaste territoire de l’Union produisant presque toutes les matières premières qui alimentent les manufactures, il n’a fallu aux citoyens des Etats-Unis que la paix pour développer leur industrie et leur commerce : aussi, depuis la dernière guerre avec l’Angleterre , ces deux branches ont-elles fait des progrès immenses.
En 1803, il n’existait dans toute l’Union que 4 filatures de coton; en 1811, il y avait déjà 80,000 machines à filer ; on estime actuellement leur nombre peu audessous d’un million. Depuis l’introduction des mérinos, la laine américaine s’est
beaucoup améliorée : dès l’année 1815, on comptait 10 filatures de laine ; leur
* nombre s’est depuis augmenté, et leurs + produits rivaliseront un jour avec ceux 4 des manufactures de l'Europe, surtout " lorsque la main-d'œuvre sera moins éle- 1 vée. Le Rhode-Island, le Massachusetts,
le Connecticut, la Pennsylvanie, le De-
1 laware, le New-York, le New-Jersey et
l’Ohio sont les états où l’industrie a fait le plus de progrès. Partout on rencontre des moulins à foulon, des machines à carder, des fourneaux, des forges, des fonderies, des moulins à poudre, des raf-
‘1 fineries de sel et de sucre, des manufac-
tures de tabac, de chandelles et d'huile de baleine ; des distilleries, des brasse-
e. ries, des clouteries, des chapelleries, des
tanneries, des verreries , des plomberies , des marbreries , des corderies, des papeteries, des fabriques de poterie et d’ob-
jets en bois, enfin plusieurs autres de 4 différentes espèces.
es fonderies de caractères et la confection des presses, les forges et les fonderies de canons, Ja fabrication des machines à vapeur, la con-
struction des vaisseaux, l'exploitation des -ines de fer, de plomb et de charbon occupent depuis quiquee années tin grand nombre d'individus. Les tanneries et les mégisseries se perfectionnent : les premières sont même très nombreuses et très florissantes ; et l’on a vu s'élever depuis quelques années un nombre immense de vastes et beaux moulins à eau pour usines et pour moudre le blé, en Pennsylvanie, en Delaware, en Virginie, et surtout dans les environs de Baltimore dans le Maryland. La librairie a pris un essor extraordinaire , et les produits de la presse périodique se sont accrus dans des proportions qui n’ont pas encore été atteintes dans les états les plus policés du globe. La culture du mûrier et la propagation du ver à soie commencent à faire des progrès dans plusieurs états de l’Union. Les villes qui se distinguent le plus par leur industrie , outre les grandes places de commerce de New - York, Philadelphie, Boston, Baltimore , Nouvelle - Orléans, etc., sont : Pülisburgh, Cincinnati, Rochester, Troy, Utica, Albany, Pat-
derson , etc., etc.
commence. Les Etats-Unis forment la seconde puissance commerçante du monde , surtout pour tout ce qui regarde le commerce maritime , car leur marine marchande n’est inférieure qu’à celle de l'Angleterre. On peut même dire que, sous le rapport de la navigation intérieure, aucun élat du monde n'offre des lignes navigables aussi longues et aussi faciles que celles que présente le territoire de l’Union. Depuis l’ouverture des magnifiques canaux qui mettent en communication les bassins de Hudson, du Delaware et du Susquehanna entre eux et avec les immenses bassins du Saint Laurent et du Mississipi, Montréal et Quebec dans le Canada, et New-York, Philadelphie , Baltimore , Pittsburgh, Cincinnati, Saint-Louis et la Nouvelle Orléans dans les Etais-Unis, communiquent ensemble-sans êure forcés de s’exposer aux dangers de la mer. Un réseau immense de chemins en fer augmente encore tant de facilités offertes au commerce intérieur nar la navigation sur les canaux et sur les fleuves que sillonnent dans tous les sens de nombreux bateaux à vapeur. Les progrès du commerce américain ont été assez lents jusqu’en 1802 ; mais les négocians des Etats-Unis ont su
habilement profiter de l’état auquel la guerre avail réduit les puissances mercantiles de l’Europe, pour étendre leurs relations dans toutes les parties du globe.
Depuis cette époque jusqu’en 1812, ils sont devenus les facteurs de presque tout le monde commerçant, et le commerce américain prit tout-à-coup un essor extraordinaire. La guerre contre l’Angleterre et la concurrence avec les nations de l’Europe, qu’il eut à soytenir après 1815, diminuèrent beaucoup ses profits ; mais il ne tarda pas à se relever , et il devient tous les jours plus florissant.
Les EXPORTATIONS consistent en produits indigènes et en produits étraners ; les premiers sont principalement e colon, le blé en grain et en farine, le riz, le mais, le tabac, la graine de lin, le bois de charpente, le merrain, la potasse, le poisson salé, la viande salée de cochon et de bœuf, les peaux et diverses autres productions animales ; les produits étrangers sont des denrées coloniales, comme thé, sucre, café, coton, cacao, indigo, noivre, etc. , etc. Les Etats- Unis exportent depuis quelques années des produits de leurs manufactures pour des valeurs considérables ; tels sont la poudre à tirer, des meubles, des étoffes grossières de coton, des chapeaux, des ouvrages en cuir, des livres , des armes, etc. Outre les denrées coloniales susmentionnées et parmi lesquelles le sucre et le café tiennent le premier rang, les principaux articles d'IMPORTATION sont :
l’eau-de-vie, le sel et le vin; viennent ensuite une foule d’objets provenant des fabriques et manufactures de l’Europe et ceux qui proviennent de l’Inde, de la Chine et des importantes pêches que les Anglo- Américains font dans l’Atlantiqne et dans les mers Australes. À tout cela il faut ajouter le commerce d’échange assez important fait avec les indigènes, et dont les principaux articles d’exportation sont des chemises, de gros draps, des ornemens d'argent et de cuivre, des fusils, des {omaiwhauks où haches de guerre, des munitions, des pièges d’acier pour prendre les animaux à fourrure et divers objets de quincaillerie; les Anglo-Américains reçoivent en échange des peaux de bisons, d’élans, de daims et de castors , du suif et des nattes. On doit ajouter que les plus grandes affaires commerciales se font avec l’Angleterre et ses
colonies , ensuite avec la France. Viennent après celles qui se font avec la Chine, l’ile de Cuba, la confédération Mexicaine, les Pays-Bas, les villes Hanséatiques, le Danemark et le Brésil.
Les principales villes commerçantes de l’Union sur la mer sont : Neiw-Yorék , Philadelphie, Boston , Baltimore , la Nouvelle-Orléans, Charleston (dans la Caroline-du-Sud) , Providence (dans le Rhode-Island), Salem (dans le Massachusetts), Portland (dans le Maine), Norfolk (dans la Virginie), Savannah (dans la Géorgie) , Brooklyn (dans le New-York), ct Alexandrie (dans le district de Colombie). Les principales places commerçantes dans l’intérieur sont :
Albany , Troy, Utica , Rochester et Buffalo, dans le New-York ; Pittsburgh et Lancaster , dans la Pennsylvanie ; Richmond, dans la Virginie; Cincinnati, dans l’Ohio ; Louisville, dans le Kentucky; Saint-Louis , dans le Missouri , etc. , etc.
DIvisIoN. Un des géographes les plus distingués de l’Union, M. Tanner, remarque judicieusement que cette confédération offre l’anomalie géographique d’une immense contrée sans nom propre.
En effet, on trouve des Etats-Unis en Europe dans les îles Ioniennes; des Elats-Unis dans l’Amérique-du-Nord , dans les Confédérations Mexicaine et de lAmérique-Centrale ; des Efats-Unis dans l’Amérique-du-Sud, dans la ci-devant vice-royauté du Rio de la Plata, et l’on vient de voir naître une nouvelle confédération composée de l’Etat de Colombie et de ceux du Haut et du Bas-Pérou. Depuis long-temps nous avions fait la même remarque; aussi depuis quelques années avons-nous proposé les noms de Conféderation Anglo-Américaine et d’Anglo- Américains pour désigner le sol et les habitans de cette importante partie du Nouveau-Monde. Ces dénominations, basées principalement sur l’origine de la masse principale des habitans, ont été déjà adoptées dans plusieurs ouvrages estimables, et nous croyons pouvoir provisoirement les conserver sans inconvénient, jusqu’à ce qe plaise au congrès souverain d’en
onner une plus convenable. À l’exemple de M. de Humboldt et d’autres savans , nous avons employé souvent comme synonymes les noms d'Unton et d’Etats:Unis, mais seulement dans des
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circonstances qui n’admettaient pas la moindre équivoque. Ainsi done, cette confédération se trouve étre désignée sous les quatre noms de Confédération An-
lo-Américaine , qui nous parait être
e moins impropre, parce qu'il ne peut convenir à aucun autre état fédératif ; d’£Etats-Unis de l'Amérique-du-Nord ; d'Union par excellence; et d'États-Unis (United-States) proprement dits; ce dernier est le nom officiel et est employé dans les transactions poliliques.
La Confédération Anglo-Américaine se compose de 24 Etats; d’un District Fédéral, où se trouve la capitale de la Confédération ; de 3 Territoires organisés, qui dépendent du gouvernement fédéral; et de l’immense District Occidental (Western District), qui n’est pas encore organisé, mais que M. Tanner a partagé dans les districts que nous avons indiqués dans le tableau statistique, à la fin de ce chapitre et dans le tableau ci-dessons. Le territoire du Michigan, que queiques journaux s’étaient empressés de ranger parmi les Etats, à cause de laugmentation de sa population, qui, en novembre 1835, dépassait 96,000 âmes, doit être encore classé parmi les éerritoires , n'ayant pas encore été reconnu comme tel par le congrès.
Cependant il est probable qu’il le sera sous peu, Les petits postes qui se trouvent pour ainsi dire perdus sur l’immense
District Occidental, relèvent immédiate"
ment du ministre de la guerre, et dans certains cas des gouverneurs des états et territoires où ils sont situés. Les parties de territoire sur lesquelles demeurent les principales nations indigènes qui conservent encore leur indépendance, ont déjà été indiquées dans l’article de l’ethnographie et seront le sujet de quelques observations dans le chapitre de l’Amérique-Indigène-Indépendante. Afin de mettre plus d’ordre dans cette description , et afin de combiner autant que possible les anciennes divisions avec les divisions actuelles, sans cependant négliger tout-à fait les grandes divisions géographiques , nous proposons de partager de la sorte tous les états, districts et territoires, dont l’ensemble forme la grande Confédération Anglo-Américaine.
ETATS , DISTRICTS Er TERRITOIRES SUR L'ATLANTIQUE , subdivisés en :
ETATS SEPTENTRIONAUX : Maine, New-Hamp-
ns
shire, Vermont, Massachusetts, Rhode- Island et Connecticut: ils forment ce qu'on appelait la Nouvelle-Angleterre. Le Maine, le New-Hampshire et le Vermont longent la frontière de l’'Amérique-Anglaise,
Etats Moyens ou du CENTRE : New-York, New-Jersey, Pennsylvanie, Delaware, Ma:
ryland, Districi Fédéral ou Cotombie, Virginie; l'usage place ces trois deraiers parmi les Etats Méridionaux ; le New-York touche à l'Amérique-Anglaise,.
Etats MEnibionaux : Caroline-du-Nord, Caroline-du-Sud, Géorgie et territoire de la Floride.