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stamment en activité; et parmi les collections appartenant à des particuliers , la riche bébliothèque du docteur David Hosack, et celle de M. £ddy: mais le beau jardin botanique, que M. Hosack a cédé à l'Etat, est très négligé et presque abandonné. New-York peut être regardée comme la ville de toute l'Amérique qui occupe le plus grand nombre de presses, et son commerce de librairie, supérieur sous certains rapports à celui de Boston, rivalise avec celui de Philadelphie, On doit ajouter qu'étant le plus grand entrepôt commercial des Elats- Unis, elle possède plusieurs vastes chanticrs appartenant à des particuliers, parmi lesquels se distingue surtout celui de M. Bayard, où l’on a construit , il y a quelques années, une frégate de 64 pour les Grecs et une autre de 68 pour la Colombie. La marine ynarchande de cette ville ne jauge pas moins de 303,600 tonneaux ; 90 bateaux à vapeur font en outre le service dans presque toutes les directions. Plusieurs lignes de paque- Lots à voiles sont chargées de la correspondance régulière entre New-York et les villes les plus <ommercantes de l’Europe et de l'Amérique ; plusieurs de ses bâtimens jaugent 500 tonneaux et offrent dans leur intérieur toutes les commodités que l’on peut se procurer dansles meilleures auberges. Tousles huit joursil en part un paquehot, pour Liverpool en Angleterre; tous les quinze jours il en part un pour Londres, et un tousles dix jours pour le Havre en France. New-York est aussi en relation régulière par ses paquebots, avec Charleston, Savannah, New-Orléans, La Havane , Vera-Cruz , Buénos-Ayres, Montevideo.
La traversée entre New-York et Liverpoo! s'accomplit quelquefois en dix-sept jours; le prix u’est que de 30 guinées par personne y comprisla nourriture.
Les environs immédiats de New-York offrent d'abord le Governors Island, petit ilot sur lequel s'élève le fort Columbus, Castle - Wiliiams, \e Fort Lafayette etie Fort hAichmond, qui protègent l'entrée du port; ensuite une foule de jolies maisons de campagne situées dans l'ile Manhattan et dans l'ile Longue (Long-sland), que nous avons vue être une des plus grandes de l’Union. C'est à l'extrémité occidentale de cette dernière que, vis-à-vis de New-York, s'élève la ville de Brooklyn, la troisième de l’état pour la population qui monte déjà à 16,400 âmes, et florissante par .vn industrie et son commeree ; malgré cela les géographes et les cartographes européens paraissent en ignorer l'existence. Cela doit surprendre d'autant plus que c’est justement à Brooklv qu'est situé l'arsenal maritime de New- York (navy-yard of New-York), vaste bâtiment sur les chantiers duquel on a construit l’OAio, un des plus beaux vaisseaux de l’Union, et la fameuse frégate à vapeur Fulton the first, sur laqueïle on a tant débité de contes , mais dont le duc üe Saxe-Weimar a fait justice. Selon cet illustre voyageur c’est une batterie flottante de 30 pièces de 32 ; les flancs ont 6 pieds anglais d'épaisseur ; Ja machine destinée à la mettre en mouvement est de la force de 120 chevaux ; clle est désarmée
depuis quelques années. En traçant un rayon de 75
milles autour de New-York on trouve un grand nombre de villes et de lieux remarquables que ‘nous aurons occasion de décrire, soit dans cet état, soit dans les états limitrophes; ici nous nommerons cependant New-Haven, dans le Connecticut; Poughkeepsie, dans le New- York, petite ville de 7200 habitans, une des plus flurissantes de l’état par son industrie ct nar son commerce : on y publie trois journaux ; Patte son, Newark , New-Brunswick et Trenton, dansleNew-Jersey;Easton, Reading et Philadelphie, dans la Penasylvanie.
Kocuesrer, ville très commerçante , située sur le Genessee , dans le comté de Monroe; plusieurs voyageurs portent sa population à 17,000 âmes, mais le dernier recensement ne lui en donne que 9269. Le canal Erié y passe au-dessus du Genessee sur un agueduc en pierre, semblable à celui du fameux canal de Bridgewater en Angleterre, c'est un ouvrage qui fait beaucoup d'honneur à Benjamin Wright. On y admire la belle cascade du Genessee, haute de 97 pieds anglais.
Les autres villes principales sont : Hupsow, avec 5400 habitans ; Urica, avec 8300 habitans; OswEco , avec 2700; et BurFALO , avec 8700, remarquables surtout pour leur activilé commerciale; Utica et Bufalo, situées, la première vers le milieu du cana! Erié etla seconde à l'endroit où il aboutit au lac Erié , font des progrès rapides en population et en richesse, à cause de l’extension que prend tous lesjours leur commerce. Il en: est de même de LokporrT : en 1821 il n’y avait que deux maisons; onen comptait six cents en 1826, eten 1830 cette ville avait 3800 habitans ; le canal y passe par dix écluses doubles, dont cinq pour les Lätimens qui descendent et cinq pour ceux qui remontent. Nous nommerons ensuite : Aupunx , avec 4400 habitans, importante par son célèbre séminaire théologique et par sa belle prison de lélat; WestroinT, par son école militaire, le seul établissement de ce genre que possède l'Union ; organisée sur le plan de la célèbre école Polytechnique de Paris , elle est entretenue par le gouvernement fédéral , et a déjà fourni à l’armée des ofliciers et des ingénieurs très habiles; Scenecrany, avec l'Union-coliege et 4300 habitans; CuinTow, avec l'Hamillon-college etle séminaire théologique des Baptisles; GENEVA, avec le Geneva-college;: SACKET'S Harsor, sur le lac Ontario, importante par son commerce el par ses chantiers militaires el marchands; SaiNa, avec 6900 habitans, et SYRACUSE, par l'immense quantité de sel qu'on retire de leurs sources salées; CaroweLL, petit village remarquable par sa position charmante sur le lac George, devenu depuis quelques années le rendez-vous à la mode du beau monde des états de New-York, de Vermont, de Massarhnestis et de Connecticut; Pomrey, avec 4800 habitans, impurtante par les nombreuses antiquités qu'on y a découvertes. Enfin BETHLEHEM , avec 6100 habitans ; SEMPRONIUS, avec 5700 ; FiSHKILL, avec 8300 ; BRicHTON, avec 6500; GATES, avec 7500 ; ONON- DAGA,, avec 65700 ; ManLius, avec 7400; SENECA,
99s AMERIQUE.
avec 6200 ; NEWnunc, avec 6400 ; HEMPSTEAD , avec 6200 ; BROOXHAVEN, avec 6100 ; CANANDAIGUA , avec 5200. Nous ajoulerons encore MANCHESTER , qui en 1826 n'était encore qu'un village, parce que dans ses environs se trouve la fameuse cascade de Niagara. D'après des mesures récentes toute la largeur est de 1400 yards, dont 380 forment la cascade du côté des Etats-Unis; 330 sont occupés par l'Hot de la Chèvre (Goat-Island) et 700 forment la cascade du côté du Canada; la hauteur de la cascade américaine est de 162 pieds anglais ; celle de la cascade canadienne ou anglaise n'est que de
ETAT DE NEW-JERSEY partagé en 14 comtés.
TRENTON, dans le comté d’Hunterdon , petite ville de 4000 habitans, agréablement située au confluent du Sapping avec le Delaware, bien bâtie et florissante par ses manufactures de colon, ses lanneries, etc. ; c'est la capitale de l'état. On y remarque surtout le beau poat sur le Delaware composé de cinq arches en hois. Trenton est le grand entrepôt du commerce intérieur qui a licu entre New-York et Philadelphie entre lesquelles cette ville est siluée.
Newark, sur le Passaic, ville la plus peuplée etla plus importante de l’état, remarquable par ses fabriques, surtout celles de souliers, de voilures élégantes, de chaises, etc., par l’église des presbytériens, une des plus belles de PUuion, par son commerce et par son cidre qu’on uous assure rappeler d'une manière étonnante le vin de Chaniÿagre ; sa population s'élève à 10,900 âmes. Parrensox, pelite ville, florissante par ses nombreuses manufactures de coton el remarquable par la jolie cascade formée par le Passaic; elle compte 7700 habilans.
Les autres villes principales sont: New-BRuNswWick, avec 6000 habilans et importante par son commerce, par le Aulgers-college et par le séminaire théologique des réformés hollandais (dutch reformed) ; PuincEToN, avec la célèbre institution nommée college of New:
Jersey et un séminaire théologique des presbytériens; PEernru-Anpoy, remarquable par son port, un des plus beaux de l’Union. Viennent ensuite GReznwicu et LEsanon avec des forges ; Haover, Lirrie-Ecc-Harsour, GREAT-EGGe-Han- BOUR et BRIDGETOWN.
L'ETAT DE PENNSYLVANIE, partagé en 51 comtés.
HarnisBunG , dans le comté Dauphin et sur la rive gauche du Susquehauna, pelite ville bien bâtie et florissante, est la capitale de l'état. Le capilole et les deux bâtimens destinés aux bureaux de l'administration sont d'assez beaux éditices. D'après le dernier recensement, sa population ne s'élève encore qu'à 4307 àmes.
PHiLADELPHIE , bâtie sur la partie la plus étroite de la presqu'ile formée par le Delaware et le Schuylkill, passe pour être la ville la plus régulièrement tracée de l’Union, la plus industrieuse ét celle où il y a le plus de richesse solide; elle vnest la seconde sous le rapport de la populalion , qui, avec les faubourgs, s'élève à 200,000 aines, et {a troisième sous celui de la marine marchande, qu'on estime au dessus de 100,000
tonneaux. Son port est vaste et sûr, ses rues sont larges, bien pavées et bien aérées, ses maisons sont belles, en général bâties en briques et à lrois étages, propres, mais sans ornemens. On doit ajouter que les places y sont plus nombreuses que dans aucune autre ville des Etats-Unis; celle de Washington est ornée de la statue équestre de ce grand hoinme, Parmi les nombreux édifices publics qui méritent d'être mentionnés , nous citerons: le marché (Market), le plus beau peutetre de l'Amérique ; la Banque des Etats Unis que plusieurs connaisseurs regardent ccmme le plus bel édifice de toute l'Union : il est bati en marbre blanc sur le modele du célèbre Panthéon d'Athenes; la Zanque de Gerard (Gerard's- Bauk), la Zanque de Pennsylvanie , le palais de l'Etat (State-House), où siégea le congrès qui, le 4 juillet 1776 , déclara l'indépendance des Etats-Unis et où se linrent les séances du congrès, jusqu'à sa translation à Washington ; l'athénée, la monnaie (the United States-Mint) établie en 1798; c’est le seul établissement de ce genre que possede l'Union ; on a construit un nouvel hôtel des monnaies, dont les dimensions et l'architecture, bien supérieures à celles du précédent, font honneur à la libéralité du gouvernement fédéral; les batimens de la sociélé philosophique, de la bibliothèque de la ville, de l’université, et de l'académie des beaux-arts, l'hôpilal de la Pennsylvanie, la Masonic-Hall avec une belle salle pour les fêtes publiques; le l'éälre dans Chesnut-street. Ou doit encore faire une mention particulière de la maison pénilentiaire (peuitentiary), de l'hôpital de la marine (naval hospital) et de l'arsenal de la marine (navy-yard), qui est un des plus grauds établissemens en ce genre que possede l'Union; quoique le peu de profondeur du Delaware ne permette pas d’armer les vaisseaux de ligne , on y a construit le Pennsylvania, dont nous avons parlé à la page 630. Philadeiphie est !° siège d’un évèché protestanti, d'un évéché catholique et d’un grand nombre d'institutions littéraires et d'instruction publique parmi lesquelles où distingue la sociélé philosophique américaine, ia sociélé de médecine, la société Linnéenne, la sociélé d’agriculiure, la société des sciences naturelles et celle pour l’encouragement des inventions mécaniques; l'université (university of Pennsyivania ), dont la faculié médicale peut ètre regardée comme la première de l'Union; l'académie des beaux-arts , avec une assez belle collection de tableaux et de statues; l’athénée , les trois grandes bibliothèques publiques, parmi lesquelles se distingue la hébliothèque de la ville, le musée de Peel avec de belles collections d'histoire naturelle et de tableaux ; on y adnire un squelette entier de mammouth qui pèse 1000 livres; c’est le plus grand morceau de ce genre qui existe; l’observatoir'e, le jardin botanique de Bartram. Le commerce de librairie de cette ville surpasse celui de New-York; l’activité de ses nombreuses typographies est immense ; les magasins de Carey et Lee sont trés richement fournis, et le magasin de cartes du célèbre gévgraphe M. Tan-
nnnneaquern
ses rues sont ses maisons briques et à rnemens. On s nombreuses s-Unis; celle tue équestre eux édifices nés, nous cibeau peut- Etats Unis nt cemme le il est bati en re Panthéon d (Gerard'se, le palais congrès qui, ndance des s du congrès, ; l'athénée, t) établie en ce genre que nouvel hôtel s et l'archis du précélu gouvernesociélé phida ville, de beaux-arts, asonic-Hall ubliques ; le doit encore maison pépilal de la enal de la plus grands de l’Union ; Delaware ne eligne , on y nous avons le siège d’un atholique et itéraires et es Où distinicaine, ia néenne, la Ps Sciences ement des té (univermédicale de l'Union; une assez Latues; l’aues publie la biblio- Peel avec elle et de 2 entier de ust le plus e;, l'obserartr'am. Le urpasse ceombreuses agasins de rnis, et le ie M. Tau-
ns
ner nous parait être le premier établissement de ce genre qu'il y ait aux Etats-Unis. Philadelphie et ses environs possèdent de nombreux et importans établissemens manufacturicrs. Nous ajouterons, d'après les journaux, que l'énorme legs de 16 millions de dollars, que M. Etienne Gérard lui 8 laissé en mourant, a rendu la muuicipalité de Philadelphie, non-seulement la p'us riche de toute l'Union, mais une des plus riches du monde. Ce vieillard opulent a légué en outre deux millions de dollars paur l'établissement d’un grand collège dans l'état de Peunsyivanie,
Dans les environs immédiats de Philadelphie on doit surtout nommer le beau pont sur le Schuylkill, dit Market-Streel-Bridge, construit en bois à Pextrémité dela rue du Marché (Market street); l'arche du milieu a une ouverture de 190 pieds anglais, et celle des deux autres est de 150 pieds. À un mille au-dessus on admire un autre p o À £ aussi en bois, &’une seule arche de 340 picds et 4 pouces anglais d'ouverture ; ce bel ouvrage nous parait offrir l'arche La plus large que l'oa aitencore construite; enfin le #'a le rworks, magnifique construction hydraulique, qui fournit l'eau à louie la ville, et qui a coûlé 432,512 dollars. Nous ajouterons que
beaucoup de maisons de la ville possèdent .
des cabinets de bains alimentés par ces magnitiques conduits. Plus loin on voit Germantown, petite vitle, florissante par son industrie ; elle possède l'institution nommée Mount ir coliege , et Frankfort, où se trouve un grand hôpital pour les fous. Beaucoup plus loin, et dans un rayon d'environ 80 milles, on voit plusieurs villes et lieux remarquables; nous nommerons d'absr! se euivine oui appartiennent à la Pennsylvanie : Rending, petite ville florissante, sur le beau canal par lequel on transporte le charbon de terre à Philadelphie : sa population s'élève à 590: :mes; Pottsville, ville très florissante, qu’on cherche en vain sur les cartes et dans les géographics les plus récentes; c'est l'établissement principal de: la compagnie de houille du Schuylkill (Schuylkil-coal-Company) qui exploite lesmines de charbon et de fer découvertes dans son veisinage et dont les produits sont transportés à Philadelphie par le canal qu'elle a ouvert.
Mauch-Chunk, autre petite ville, située au confluent de Mauch-Chunk avec le Lehigh; elle doit sa naissance aux riches mines de houille exploitées par la Lehigh-coal-Company : un beau chemin en fer construit avec le métal tiré des mines voisines, facilite le transport de ce combustible. « Ce chemin, dit M. Milbert dans son /tinéraire pittoresque du fleuve Hudson, est construit en ligne directe et sur un plan incliné. Le charbon est chargé sur 14 chariots qui contiennent chacun un tonneau et demi de ce comi.‘stible ; les chariots attachés à la suite les uns des sutres et portés sur des roues en fer de peu d'élévarion qui se menvent dans des rainures, roulent avec une telle facilité, que, sans autre moyen d'impulsion que l'inclinaison du plan, lout ce convoi se met en marche et parcourt rapide. mentle trajet de 9 milles qui sépare la mine de la
rivière, Cette vitesse est même susceptible de s'accélérer tellement que, pour prévenir les accidens, on a été obligé d'établir derrière le dernier chariot une espèce de modérateur, appareil extrèmement simple , au moyen duquel un seul homme armé d’une vis de pression, peut arréter tout court letrain en mouvement. Arrivées au terme de leur voyage, ces voitures vont successivement se vider sous un grand hangar, où lesbarques stationnées sur la rivière viennent s'approvisionner, On remonte chaque chariot vide au moyen d’un cheval qu'on y attèle. Pendant la descente ce cheval est attaché derrière le chariot et le suit dans son trajet. » Easton, petite ville de 3500 habitans, florissante par le commerce, et remarquable par le pont en chaines qu'on y a construit sur le Lehigh, et par les canaux et les routes qui y aboutissent; on a le projet d'y établir une école militaire sur le plan de celle de West-Point. BethlehemaNazareth, très prliles villes, que nous ne nommons que pour signaler deux des principales colonies des Frères Moraves. Nous avons déjà décrit Harrisbourgäàlapage précédente. Hors des limites de la Pennsylvanie nous nommerons d'un côté Trenton, New- Brunswick et Newark, dans le New- Jersey, New-York, etc., dans l'état de ce nom; et de l'autre Wilmington, Dover, etc., dans le Delaware; Z a llimore,elc., dans le Maryland.
Pirrssurcu, située dans une plaine , entre l’AIlegheny et le Monongahela , à l'endroit où ces rivieres se réunissent pour former l'Ohio. Cette position si favorable au commerce, les belles routes qui y aboutissent et les riches mines de charbon de son voisinage, ont rendu Pittsburgh une des ville: les plus florissantes de l'Amérique. Ses fonde de canons , ses ateliers où l’on construit des machines à vapeur, ses verreries, ses poteries , ses cloutcries, ses manufactures de laine et de coton , et une foule d’autres fabriques et manufactures ont fait donner à cette ville le nomde Birmingham américain. Son commerce est immense , et parmi les villes de l’intérieur il n’y aque Cincinnati qui rivalise avec Pittsburgh. Elle possède la weslern universily; sa population s'élève à 30,000 habitans en comprenant dans ce nombre ceux de ses environs immédiats. On y a construit plusieurs vaisseaux marchands ; aujourd'hui on y construit un grand nombre de bâtimens à vapeur pour la navigation de l'Ohio, du Mississipi et destributaires de ce grand fleuve.
Dans les environs immédiats de Pittsburgh on trouve : Birmingham, grosbourg important par ses verreries , ses fabriques de quincaillerie et par ses sources salées, dont on tire par l’ébullition une quantité considérable de sel ; l’ars enal, près de l'Allegheny, beau bâtiment où l'on conserve plus de 20,000 fusils; 4//eghenytown, remarquable par la belle prison (penitentiary) qu’on y a construite il y a quelques années; enfin l'Union-rolling-mill, une des plus grandes fabriques de clous de toute l'Union ; on vante surtout le mécanisme qu’on y emploie. Plus loin et dans un rayon d'environ 16 milles on remarque Economy, petit village charmant,
bati il y a peu d'années par M. Rapp pour les partisans de ses doctrines ; son système, dont les journaux ont tant parlé dans ces dernières années, est basé principalement sur la communauté des biens et sur la coopération de tous les membres de la société pour le bien-être commun , et sur les consolations de la vie à venir promises par la religion. C'est cette dernière partie qui forme la différence entre son système et celui de M. Owen, dans lequel les principes religieux ne sont pas considérés comme nécessaires. La colonie de M. Rapp était très florissante en 1826 , possédait de vastes terrains cultivés, plusieurs machines pour fabriquer des étoffes, et comptait 700 individus, qui tous le regardaient comme leur père et le vénéraicnt presque comme un nouveau prophète. IL parait que cet établissement , ainsi que celui de M.Owen, a cessé d'exister.
Les autres villes principales de la Pennsylvanie sont : York, avec 4200 habitans, LANCASTER , CAR- LISLE et BROWNVILLE, remarquables surtout par leurs fabriques etleurs manufactures ; LANCASTER a 7700 habitans, la plupart allemands, un petit musée, le collège de Franklin et un institut des sourds-et-muets; Canuisze possède ie collège de Dickinson ; WaAsHiNGToN, celui de Washington et CAnonssurcu, celui de Jefferson: LEBANON, importante par le canal qui y passe et par son commerce ; JuNIATA, par de riches mines de fer et par sesnombreuses forges.Nousciterons enoutre Sunaury CE NORTHUMBERLAND, réunies par un pont et situées à l'endroit où a lieu la jonction des deux branches principales du Susquehanna ; MEAovILLE , avec l'4llegheny-college ; Can- RERSBURG, avec 2800 habitans; WiILKESBARRE, WiL- LIAMSPORT, GETTYSBURG, HUNTINGDON, BEDFORT, WATERFORD, ERIÉ, ALLENTOWN et LEWISTOWN.
ETAT DE DELAWARE, partagé en 3 comtés.
Doven ou Douvres , dans le comté de Kent ,sur le Jones-creek , affluent du Delaware , très petite ville , dansune position insalubre , et avec environ un millier d’habitans , est la capitale de l’état.
WiLMINGTON , dans le comté de Newcastle, située entre le Christiana-creek et le Brandwine, aMuent du Delaware, ville de médiocre étendue, mais la plus grande , la plus peuplée et la plus commerçante de l'état. Elle se trouve être aussi l'entrepôt immédiat des produits des nombreuses et florissantes fabriques établies sur le Brandwine. La Christiana ÿ forme un bon port ; le dernier recensement ne lui accorde que 6628 âmes.
Les autres villes principales sont : NEWCASTLE, SuynNa et LEWISTOWN.
ETAT DU MARYLAND partagé en 19 comtés.
ANNaprouis , dans le comté d’Arundel, petite ille située à l'embouchure de la Severn, sur la
‘e de Chesapeake, est la capitale de l'état.
niqu'ellc ne corapte que 2615. habitans, elle
sanmoins un {héatre et une banque.
Bar. (MORE , dans le comté de ce nom, située sur la rive gauche du Palapsco, qui y forme un port spacieux et sûr, défendu par le fort Mac Henry. Selon M. de Ross, qui l’a visitée il y a quelques années. cette ville, inférieure à New-York et à Philadelphie pour l'étendue et la population , les surpasse pour l'élégance, la régularité des édi-
fices et la propreté des rues ; les agrémens des dames , les charmes de la société, le ton, les usages et jusqu'aux modes rappellent ici les grandes villes de l'Europe. Ce jugement est confirmé par M. Levasseur, Quoique les rues de cette ville, dit ce dernier voyageur, soient toutes largeset régulièrement tracées, Baltimore n'a cependant pas la monotonie de Philadelphie. Le sol sur lequel elle est assise a un mouvement d’ondulation qui donne à chaque quartier un caractère varié. De plusieurs points élevés de la ville, l'œil peut embrasser non -seulement l'ensemble des constructions, mais encore une partie du port, les eaux brillantes de la Chesapeake et les sumbres forêts qui s'étendent au loin. Baltimore est le siège d’un archevéché, dont relèvent tous les évêques catholiques de l'Union. Parmi les nombreux édifices qui ornent cette Lelle ville, un doit nommer : la cathédrale catholique, qui est le plus beau de ses temples; sa coupole ressemble à celle du Panthéon à Rome ; l'intérieur offre plusieurs beaux tableaux ; on regarde l'église des Unitaires comme un chef-d'œuvre d'élégance ; le magnifique bâtiment nommé l'Exchange, construit depuis peu, et dont la douane et la bourse l'ont partie ; celui de l'école de médecine: l'athénée avec une grande salle pour les concerts; le 2ouveau théâtre; le monument de Washinglon, la plus belle construction de ce genre que possède l'Amérique; c'est une colonne de marbre blanc de 163 pieds anglais de hauteur , avec des bas-rclicfs en bronze représentant plusieurs scènes de la vie de ce grand homme; elle est surmontée par la statue colossale du héros ; le zonumentélevé à la mémoire des citoyens morts le 13 seplembre 1814 en combattant contre les Anglais qui furent repoussés ; le style en est sévère et l'exécution belle; entin la fontaine publique ipublic fountain) qui s'élève au milieu d'un square; c'est le rendez-vous le plus fréquenté par les promeneurs pendant la belle saison. Le commerce de Baltimore est très important ; il n'est inférieur qu'à celui de New-York, de la Nouvelle-Orléans, de Philadelphie et de Boston ; il deviendra encorc plus considérable lorsqu'on aura achevé les deux grands chemins en fer qui doivent mettre cette place en communication d’un coté avec les villes situées sur l'Ohio et de l’autre avec celles que baigne le Susquehanna. Les manufactures de coton, les verreries, les fabriques de bleu de Prusse et de vitriol, les dislillevies et la construction des vaisseaux sont les branches principales de l'industrie de ses habitans, qui montent à 92,000. Baltimore est un des plus grands marchés de farine du monde. Cette ville possède de nombreux établissemens scientifiques et lilléraires:; nous nommerons : l'Universily of Maryland, qui comprend aussi l’école de médecine, une des meilleures de l'Union ; d'importantes collections scientitiques et autres accessoires en dépendent , ainsi qu’un grand hôpital; le collège de Ste-Marie, établissement des catholiqu’<, avec une riche bibliothèque et un beau cabinet de physique et de chimie ; le collège de Baltimore; deux académies ou collèges inlérieurs ; la bibliothèque de la ville, une des plus
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riches des Etats-Unis ; le musée , dont les collections d'histoire naturelle et d'instrumens des sauvages, quoique moindres que celles de Philadelphie, sont justement rangées parmi les plus riches de l'Union. Ilest inutile de rappeler que, comme à Boston , à Philadelphie et dans d’autres grandes villes, les écoies élémentaires sont ici très nombreuses.
Dans ses environs immédiats, on voit un beau moulin à vapeur qui, avec douze ouvriers seulement, peut moudre jusqu'à 2000 bariques de blé par jour. Dans un rayon de 50 milles, on trouve : Annapolis, que uous avons déjà décrite à la page précédente; Frédericktow n, petite ville remarquable par son industrie, son commerce, la salubrité de son climat et par sa population qui s'élève à 4400 âmes ; Washington, Alexandrie et Georgetown, dans le district de Colombie; Harpersferry, dans la Virginie; Lancaster, dans la Pennsylvanie, et Dover, dans le Delaware.
Les autres villes principales de l’état sont : Sxowmue, Vienna et Oxronv, importantes par le grand nombre de vaisseaux marchands qu'elles possèdent; CumserLano, par les riches mines de houille de son voisinage ; ensuite Eumirrs- BunG , par le voisinage du florissant collège catholique de Mount-St-Mary; EAStTON, Hacens- TOWN, avec 3400 habitans, ELKON, CHesTEn- TOWN, Norrincuau et WiLLIAMSPORT.
DISTRICT FEDERAL ou DE COLOMBIE. C'est la plus petile des divisions territoriales de la Confédération Anglo-Américaine. 11 est partagé en 2 comtés.
WasHixGTon, dans le comté de ce nom. située sur le Potomac, au confluent de sa branche orientale, est, comme nous l'avons vu, la ville capitale du district et de toute la Confédération. Le Rock-creek la sépare au nord-ouest de Georgelowr., qu'on peut regarder comme un de ses faubourgs, tant cette dernière ville en esi voisite; la pelite rivière , nommée Tiber-creek, la traverse, en mème lemps qu'un canal réunit le Tiber-creek avec la branche orientale du Potomac. Washington est bàlie sur un plan très régulier; ses rues, larges de 80 ou 100 pieds, se coupent du nord au sud, à angles droits; plusieurs aboutissent à des avenues de 130 à 160 pieds de largeur; ces dernières portent le nom des divers états de l'Union. Le terrain compris dans le plan de la ville est très étendu, mais il n’y a encore qu’une petite portion occupée parles maisons; en 1829, on en comptait 2141 et l'on estimait les habitans à 13,322; on porte actuellement ces derniers à 18,833. Plusieurs beaux édifices embellissent cette métropole ; les plus remarquables sont les suivans : le capilole, bâti en pierre de taille sur une éminence ; c’est un bàtiment vraiment imposant, surmonté par trois coupoles, dont celle du milieu, qui correspond à la vaste salle nommée la r'otonde, à 96 pieds anglais de diametre ; les sénateurs et les députés iles différens états de la confédération s'y rassemblent dans deux salles séparées, et la cour suprème y siège aussi pendant deux mois; c'est eacore dans cet édifice que, dans une vasle salle,
On a établi la belle bibliothèque du congrès, composée en grande partie des livres qui formaient celle du président Jefferson. L'Adte! du président, autre édifice, bâti en pierre de taille et également remarquable par ses dimensions, par son architecture et par la richesse de son ameublement. Les quatre grands corps de bâtimens en briques qui l'entourent servent à loger les administrations des finances (treasury), de la marine (of the navy), de la guerre (of war) et de l'intérieur et des affaires élrangères (of state). La belle caserne de la marine, avec un grand logement pour le commandant, L'arsenal de la marine (navy-yard), qui est un des plus beaux clablissemens de ce genre, quoique les vaisseaux que l'on y construit ne soient armés que dans le chantier de Norfolk en Virginie; il est situé sur la branche orientale du Potomac, qui forme en cetendroit un port sûr et commode. Le dépot d'artillerie, où Von voit plusieurs armes curieuses. Le vaste bâtiment où se trouvent l'adminislration générale des postes et le bureau des patentes; dans ce dernier se trouve une belle collection de modèles relatifs à presque toutes les branches des arts et de l'industrie. Viennent ensuite l'Adtel-de-ville , le théätre, la maison de correction, le cirque. Of ne doit pas oublier le fort qui domine le Potomac et le grand pont en bois, de plus d’un mille de long, qui traverse ce fleuve ; il est éclairé pendant la nuit, A la tête des établissemens scientifiques el littéraires de Washington, il faut mettre l'institut de Colombie, divisé en cinq sections pour les sciences mathématiques, les sciences physiques, les sciences morales et politiques, la littérature en général ct les beaux-arts; on doit citer aussi les sociétés de médecine, de botanique, d'a- .icullure et le Columbian-college. Lans le bureau topographique , il y a une belle collection d'instrumens eË les plans de toutes les forteresses et de tous les foris formant le système de défense des frontières de l'Union, et un dépôt général de toutes les cartes et des levées des Elats- Unis, ainsi que de tous les mémoires des découvertes el voyages faits par les ingénieurs du gouvernement; dans le département des Indiens (Indian departement) on conserve une belle collection des portraits des chefs indiens et de icurs femmes qui sont venus de temps à autre faire des traités ou cessions de terres. Washington possède plusieurs écoles élémentaires et plusieurs typographics. Nous ajouterons que c'est dans cette ville qu'on publie le National Intelligencer, autrefois regardé comme la feuille officielle. des Etats-Unis; qualification qui, aujourd’hui, pourrait être donnée au Globe, qu'on publie aussi dans la même ville. Il est bon aussi de faire. observer, que c’est du capitole que les géogra-. phes anglo-américains commencent à compter les méridiens qu’ils tracent sur leurs cartes. Malgré son peu détendue, ce district compte deux autres villes trop importantes pour n'être pas mentionnées ; nous voulons parler de : GEOR« GeTow“, dont la population s'élève à 8400 âmes; elle est remarquable surtout par son collège catholique trés florissant , érigé en 1815 en univers
sité et par un couvent de religieuses eatholiques ; il est tenu par des jésuites et possède une belle bibliothèque; Azëxanons , sur la droite du Potomac , importante par son commerce et par sa population, qui monte à 8200 âmes.
ETAT DE VIRGINIE, partagé en 110 comtés,
Ricuwonn, dans le comté Henrico, sur la rive gauche du James et vis-à-vis de Manchester, avec laquelle elle communique par deux ponts, est la capitale de l'état. Le capitole ou hôtel de l’édat, bali sur le plan de la maison carrée à Nimes; l'Aôtel du gouverneur, l'arsenal et quelques églises sont ses édifices les plus remarquables. La fabrique de clous, la fonderie de canons, la manufacture d'armes, celles de voitures, de selles, de souliers et autres articles occupent une partie considérable de sa population, que M. Tanner porte à 24,178 âmes, mais qui, selon le dernier recensement, ne s'élève qu’à 16,060, Sa posilion avantageuse et le canal construit il y a quelques années pour éviter les chutes du james, rendent Richmond le centre d'un commerce aussi riche qu'étendu. Un nombre considérable de vaisseaux marchands appartiennent à son port. Depuis 1820 elle est le siege d'un évèché catholique.
Nonrozx, près de l'embouchure de l'Elisabeth, ville de médiocre étendue, dans le comté de Norfolk, mais la plus peuplée de la Virginie, après Richmond, et la plus commergçaute. Sa population s'élève à 9800 âmes. Son port, très bien défendu , est un des meilleurs de l'Union, Norfolk possède un {Aéätre, un athenée et quelques autres établissemens d'instruction publique. C’est dans ses environs qu'on trouve Portsmouth, petite ville, et tout près Gospor't, sur l'Elisabeth, non loin de l'endroit où commence le canal ouvert il y a quelques années pour joindre la baie Chesapeake avec le détroit d'Albemarle ; quoique ce ne soit qu'un village, il est très important par le grand arsenal marilime que le congrès y a établi. Depuis que le gouvernement fédéral a adopté en 1820 le plan proposé par une commission d’ingénieurs et d'otticiers de marine, on a beaucoup agrandi cet arsenal; on y a créé une forme de construction très grande, batie en granit de Quincy, et l'on compte en construire d’autres successivement : de nouveaux ateliers, de nouveaux hangars, de nouveaux casernemens pour les marins y ont aussi été construits. Ce magnifique élablissement est le grand dépôt maritime pour les Etats-du-Sud, comme Charlestown que nous avons décrit à la page 994 l'est pour les Etatsdu-Nord. On doit aussi nommer la rade de Ha m pton (Hampton road), qui, d'après le nouveau système de défense, est destinée à être le point principal de rassemblement des forces navales de l'Union. Cette position importante domine toute la baie Chesapeake, qu'un canal à grandes dimensions fait communiquer avec la baie Delaware, et par conséquent avec Philadelphie. Les vaisseaux construits dans cette dernière ville et à Washington peuvent donc en toute sûreté venir à Norfolk pour y être armés et ensuite se réunir dans la rade de Hampton Le fort Monroe, place d'armes ayant un revêtement
en pierre de taille, occupe, avec une lunette avancée, toute la belle position de O/d-Point- Comfort; c'est dans son enceinte que se trouve l'école d'application pour l'artillerie (artillery school of pralice), Le fort Calhoun, batterie casemalée, construite sur le banc du Aip-Rap; cette batteric croise ses feux avec ceux du fori Monroe. Newport-News, Nauseway-Shoal et Cramp-lsland:-Flats, autres positions qui doivent aussi ètre occupées et qui formeront ainsi un système complet de défense pour la rade de Hampton. Malgré leur grande importance , les géogranles et les cartographes européens paraissent ignorer presque toutes ces localités, mentionnées si souvent dans lus feuilles américaines à cause des grands travaux que depuis plusieurs annees on y exécute. Nous ajouterons que c'est au géneral Bernard que l’ou doit les projets de ce beau système, ainsi que des autres fortifications que, depuis 1316, le gouvernement fédéral a fait élever pour l'entière protection de sa frontière maritime.
Les autres villes principales sont : WiLLiAussounG, ancienne capitale de la Virginie , avec le collège de William-et-Marie et une bibliothèque; P£rTErseurG, avec 8300 habitans; Lyncu- BURAGH, avec 4600; WIiNCHESTER, avec 3600; et WuEELING, avec 6200, toutes importantes par leur industrie et leur commerce ; nous avons déjà dit que le grand chemin en fer de Baltimore doit aboutir aux environs de cette ville, ce qui la rendra un des plus grands entrepôts de l'intérieur. CHARLOTTESVILLE, remarquable par l'universilé de la Virginie (university of Virginia); LEXINGTON, par le collège de Washington et FanmvizLe , par le voisinage de celui de ÆHampden-Sidney; YonkTowx, avec le meilleur port de cet état; HanPers-FERAY, importante par la grande manufacture d’armes qui appartient à l'Union, et dans laquelle on fabrique anaucllement 15,000 fusils, ainsi que par son vaste arsenal où l'on conserve environ 100,000 fusils; Winre- SULPUUR-SPRINGS, WARMSPRINGS, SWÉETSPRINGS etbara, par leurs bains et leurs eaux minérales visités par beaucoup de monde ; ÉSTLEVILLE, près de laquelle se trouve le plus beau pont naturel de tous les Etats-Unis ; ses dimensions sont beaucoup plus grandes que celles du fameux Rockbridge qui donne le nom à un comté decctélat. Nous nommerons aussi FREDERICKSBURG , dont la population s'élève à 3300 âmes; Lees- BURG, FINCASTLE , CURISTIANSBURG , EVANSHAN, AGINGDON , STAUNTON , TAPPAHANNUK , BELHAVEN, Dunrries , DANVILLE, WELLsBunG et PoiNT-PLEAsanT. On ne doit pas oublier MounT-VERXON, jolie maison de campagne située sur une éminence près du Potomac, à 9 milles anglais audessous d'Alexandria; c'était la résidence ordinaire de Washington; et MonrTicELLo, près de Charloltesville, demeure habituelle de Jeffersun.
ETAT DE LA CAROLINE-DU-NORD , partagé en 64 comtés.
RaLeicu , dans le comté de Wake, sur la Neuse,
petite ville bien bâtie sur une éminence et dans ua climat sain , est la capitale de l'état, On j ve-
ne lunette Did-Point- » se trouve erie (artil- ‘alhoun, ) banc du | Avec ceux , Nused-l'lats, e occupées complet de jalgré leur | les cartoer presque uvent dans r'ands tray exécute.
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l'univer- Virginia); hington et de Hamprilleur port ante par la ppartient à e anauvlletearsenal s; Winre- EETSPRHINGS X mineéra- ESTLEVILLE, pont nalusions sont eux Rockté decet- RICKSBURG , es; LEEs- ÉVANSHAM, BELHAVEN, OINT-PLEA- T-VERNON ,
une éminglais auence ordio, près de de Jeffer-
» partagé
tr la Neuse.
ice et dans L'on pre.
marquait naguère quelques beaux édifices, entre autres le palais de l’état, vaste et beau bàtiment, avec une statue en marbre de Washington , par Canova ; le thedtre etle palais du gouverneur; un incendie a détruit, ily a quelques années, le polais de l'état, ainsi qu'une assez grande partie de la ville, et a beaucoup endoinmagé le chef-d'œuvre du céièbre sculpteur italien. Raleigh possède 2 musées, mais ne compte que 1700 habitans.
Newsenn, dans le comté de Craven, au confluent du Trent avec la Neuse, jolie ville, avec unthéätre, une académie etune bibliothèque; c'est la plus peuplée de l'état, quoiqu'elle ne compte encore que 3776 habitans. Elle fait un grand commerce et son port possède beaucoup de navires marchands,
Lesautres villes principales sont : WiILMINGTON, dont le port possède un plus grand nombre de vaisseaux que lous les autres ports de l'état ; elle compte 2600 habitans ; FAYETTEVILLE, avec 2868 ; Evenron, Euisaneru, Pivuouru et BEAUFORT, vÎles sont toutes petites, maisimportantes par leur commerce ; la derniere surtout l'est par son port, qui, avec celui qu'offre l'embouchure du Cape-Fear- River, sont les seuls débouchés à la mer de la Caroline-du-Nord ; ces deux derniers ports se trouventen outre sur la grande ligne de communication intérieure au sud de la Chesapeake ; en outre d'importantes forlitications failes il y à quelques années les raltachent au système général de détense pour la frouliere marilime de l'Union, Cuavec-Hise, remarquable par l'universilé de la Caroline-du-Nord (university of North-Carolina); SaLey, par son industrie; c'est le chef-lieu des élablissemens que les Freres Moraves ont dans les Elats-Méridionaux. Enfin Cuancorte, Lres pelile silie, dont la prospérité et la population augmentent tous les jours à cause du voisinage des nines d'or qu'on y exploite sur une grande échelle, depuis quelques années. Leur produit, dont on avail révoqué en doute l'importance, s'est tellement accru, surtout depuis 1828, que les terrains aurifères des Etats-Unis, qui s'élendent à l'est des montagnes Bleues (Blue-Ridge). depuis le voisivage du Polomac jusque dans l'état d’Alabama , doivent êlre rangés parmi les plus riches mines d’or que l'on connaisse. Celle zone aurifère, qui naguère encore n'était exploitée que dans la Virginie , les Carolines et la Géorgie, l'est aussi à présent dans l'Alabama et le Tennessee ; mais ce n'est que dans la Géorgie et dans la Carolinedu-Nord que l'exploitation se fait sur une grande échelle, Dans la Caroline-du-Nord , il faut distinguer les lavages des mines proprement dites.
Les premiers se font dans le comté de Burke, dont le chet-lieu est Moncanrowx, et dans celui de Rutherford , qui a pour chef-lieu RUTHERFORD; les véritables mines sontexploilées dans les comtés de Mecklenburg, de Rowan, de Davidson et de Cabarras, dont les chefs-lieux respectifs sont : CHARLOTTE, SALISBURY, LEXINGTON et Coxconn.
Les mines offrent déjà plusieurs galeries, mais nulle part on n'a encore pénétré à plus de 120 pieds anglais de profondeur. M. Bissel prélend que toutes les mines et tous les lavages des denx
un
Carolines , de la Géorgie et de la Virginie emploient actuellement au moins 20,000 personnes,
et estime la valeur totale de leur produit à 100,900
dollars par semaine, ce qui ferait 6,000,000 de
dollars par an. Sans adopter entièrement son es-
timation , qui nous parait exagérée, nous ferons
observer que leur produit doit sûrement dépasser
de beaucoup la quantité adoptée il y a quelques an-
nées par les savans célébres qui ont traité ce
sujet; car l'emploi constant d’un si grand nombre
de personnes, etles 466,000 dollars envoyés à la
monnaie de Philadelphie en 1830, supposent un
produit beaucoup plus considérable que celui au-
quel ils se sont arrêtés. D'après des documens
officiels relatifs à cette année, l'or envoyé par la
seule Géorgie monta à la valeur de 212,000 dol-
lars ; celui de la Caroline-du-Nord, à 204,000 ;
landis que les envois de la Caroline-du-Sud et de la Virginie ne s'élevèrent qu'à 26,000 et à 24,000 dollars, il est inutile de rappeler que la quantité d'or envoyée à la monnaie de Philadelphie ne représente pas la totalité du produit provenant des mines et des lavages.
ETAT DE LA CAROLINE-DU-SUD ; c’est le seul état de la confédération dans lequel le nombre des esclaves dépasse celui des habitans libres. La Caroline-du-Sud est partagée en 29 districts.
Corouwnta , dans le district de Richland , sur la rive gauche du Congaree, immédiatement après la jonction de ses deux branches principales, la Broad ct la Saluda. C'est une petite ville bien bàlie, avec 3300 habitans ; elle est la capitale de l'élat. Le palais et le collège de l’état (college of South-Carolina), ainsi que l'église des presbytériens sont ses édifices les plus remarquables.
ChanLesron, dans le district de ce nom, bâtie surune péninsule formée par le Cooper et l’Ashley, qui, se réunissant au-dessous de cette ville, forment un port aussi vaste que sûr, dont l'entrée est défendue par trois forts. Charleston est la ville la plus pcupiée de tous les Etats-Méridionaux , à l'exception de la Nouvelle-Orléans, et la sixième ville de la Confédération sous le rapport du commerce. Elle est aussi la résidence d’un évéque protestant et d'un évèque catholique. On lui accorde actuellement 34,500 habitans. Parmi les bâtimens publics, nous citerons le palais de l’état, V'hôtel-de-ville, \a douane, le théâtre, le marché, la prison et l'église St-Michel avec un clocher très élevé. L'école de médecine (medical college), le Charleston college, l'école de droit (law school), la sociélé littéraire et philosophique , les sociélés de médecine et d'agriculture, celle de botanique avec un beau jardin et la bibliothèque publique sont les principaux établissemens scientifiques et litléraires de cette ville, qui possède eu outre plusieurs pensionnats , des écoles élémentaires, et plusieurs typographies. On construit un grand nombre de vaisseaux marchands sur les chantiers établis le long du Cooper. On doit aussi mentionner le moulin mécanique pour nettoyer le riz, appartenant à M. Lucas. La fièvre jaune a souvent décimé la population de Charleston ; cependant on regarde cette ville comme une des plus saines de toutes celles qui sont situées dans la ré-
gion inférieure des Etats-Méridionaux de l'Union; aussi est-elle pendant la mauvaise saison le rendez-vous des riches planteurs du pays et mème de ceux des Antilles.
Les autres villes principales sont : GkonckTOwN avec 2000 habitans, Hamnunc, Camben, el Bkau- #onr, importantes surtout par leur commerce; WinNsBOROUGH
ETAT DE GEORGIE , partagé en 76 comtés.
Muisevcnvinse, dans le comté Bawin, sur la rive droile de l'Oconce une des branches de l'Alatamaha, jolie petite ville, avec 2100 habitans; c'est la capitale de l'état.
Savannau, dans le comté Chalham, près de l'embouchure du Savannah, qui y forme un beau et bon port. C'est la première ville de l'état sous tous Îles rapports. La bourse, l'église preshytérienne, l'édifice de l’académie et le théâtre sontses principaux bâtimens, Parmi ses établissemens scientifiques et littéraires il faut meoliouner l'observatoire, la société de médecine et la bibliothèque. Elle compte 7800 liabitans qui font un grand commerce et possèdent beaucoup de vaisseaux marchands,
Les autres villes principales sont : Auausra, sur le Savannah, importante par son commerce et par sa population qui s'élève à 6700 âmes; c'est l'entrepôt de l'immense quantité de beau coton recueilli dans la Haute-Géorgie et qui est ensuite embarqué à Savannah et à Charleston; DARIEN, importante par son port à l'embouchure de l'Alatamaha et par son commerce ; BRüxswiIck, par son beau port; ATuEexs, remarquable par l'ariversilé de la Géorgie (Franklin college, ou university of Georgia) qu'on y a établie ; Macon, fondée en 1824 sur un lerriloire acheté aux Criks {Creeks); en 1826 elle complait déjà 1600 habians, et en 1830 , elle en avait 2600; c'est une des plus florissantes de l'état ; el l'on a eu le projet d'en faire la capitale. Viennent eusuile Co- LUMDUS , CLINTON, MONTICELLO , STE-MAKIF., Ma- Dison el WasuiNcTon. On doit ajouter que cest dans la partie septentrionale de cet état , près des sources du Chatahoochee , du Tallapoosa et du Coosa , qu'on a découvert les mines d'or dont on a parlé à la page précédente,
TERRITOIRE DE LA FLORIDE, partagé en 15 comtés.
T'ALLAHASSEE, dans le comté de Léon, très petite ville, balie il y a peu d'années entre l’Ausillee et l'Ocklockone ; c'est la capitale du territoire ; sa population s'élève peut-ètre à 2000 habitans.
Les autres villes principales sont : Sr-Aucus- TiN, autrefois capitale de la Floride-Orientale, défendue par un beau fort en pierre ; sa population a beaucoup diminué dans ces dernières années; on ne lui accorde aujourd'hui qu'environ 2000 àmes. PENSAcOLA , petite ville, dont la population en 1826 ne dépassait pas encore un millier d'âmes. C'est un des points militaires les plus importans des Etats-Unis à cause de son port,quiest regardé comme le plus beau et le plus sûr de tout le golfe du Mexique. Le congrès y afait construire un arsenal pour la marine et d'importantes fortitications , qui feront de cette ville une des principales places fortes de l'Union. Un beau phare
de 80 pieds de hauteur, éclairé par 20 as ré mis en mouvement par une machine, indique pendant la nuit l'entrée de son port, Nous citerons encore la pain de Sr-Josern, qui possède un havre très sûr ; la Baïr d'APPALACHICOLA, débouché de la rivière de ce nom; Sr-Manc, petit port sur la baie d'Appalachie ; enfin Tampa, dans la baie de Espiritu-Santo, dernier poste militaire dans cette partie de la péninsule de la Floride, et FEANANDINA, Sur l'ile d’Amelia, contiguë à l'excellent havre de Sr-Manys, et tant de fois nommée dans les guerres qui de nos jours ont désolé cette contrée,
ETAT D'ALABAMA, partagé en 36 comtés.
TuscauoosA, dans le comté de ce nom, très petite ville, située sur la rivière Tuscalousa, est la capitale de l'état; elle possède l'université de l'état (Alabama university) et comple 1600 habilans.
Moaie, dans le comté de ce nom et près de l'embouchure du bras occidental du Mobile, jolie petite ville, bien bâñie; sa prospérité commerciale a pris dans ces dernieres années un très grand développement, grâces à son heuveuse position à la tête d'une baie, débouché naturel des riches produits du sol très fertile de cet état et surtout de l'immense quantité de coton qu'on y recueille, Mobile a déjà un théâtre, une banque, branche de la banque des Etals- Unis , plusieurs autres banques locales, des églises, de trés beaux magasins pour recevoir les balles de coton , que, par le moyen de presses à vapeur el hydrauliques, on réduit d'un tiers en volume avant de les charger à bord des bâlimens. Le magasin de colon construit par des uégocians de la Nouvelle-Orléans est un vaste haliment eu briques, où l'on conserve une immense quanlilé de celte marchandise, Malheureusement Mobile est souvent ravagée par la fivvre jaune pendant les mois d'été et d'automne; aussi s'est-il formé dans son voisinage le pelit faubourg Spring-Hill ou se relire, pendant la saison des maladies, la populalion qui se trouve forcée de rester sur les lieux lorsque, comme il est d'usage, elle ne se rend pas au nord. L'embouchure de la baie du Mobile est défendue par
un fort construit sur Mobile-Point sur l'empla- | cement du fort Bowyer, par un autre fort pro- | jeté sur l'ile Dauphine, et par une tour à la passe | au Héron. Quoique le recensement de 1830 n'ac- | corde à cetle ville que 3194 habitans, nous n'hé-
sitons pas à lui en assigner au moins 8000. Des l'année 1829, M. Tanner portait à 8150 âmes sa population, qu'un savant ingénieur, M. le major Poussin, chargé il y a quelques années d'importans travaux dans cette partie de l’Union, élève même à 10,000. Depuis 1828 elle est le siège d’un évêché catholique.
Les autres villes principales sont : CAnawsA, autrefois capitale de l'état; Monrcomny, HunrsviLLE et ST-STEPHENS, importantes par leur commerce. On doit aussi nommer : FORT-JACKSON, ForT-CRAWFORD, CLAIRBORNE, DEMOPouIs et FLo- RENCF.
ETAT DU MISSISSIPI, partagé en 26 comtés.
Jacksox, dans le comté Hinds, sur le Pear!,
peu dé, on rai ana Mo Cou che ble blis Wod ET No ets plus çant tion 46,3 elle géné en c quis toute les p velle Parn citer du 8 de j veal pylé( quoi des] térai pub, pas ( ville maæt gran blis théc ily a briq relal qui duct déb:
du | Nou ploi van bre la s des rap ver!
lon/
par 20 quinquets achine, indique port, Nous cite- Ph, qui possède ALACHICOLA, dé- Sr-Manc, petit fin Tampa, dans r poste militaire e de la Floride, lia, contiguë à et tant de fois le nos jours ont
ù 36 comtés,
e ce nom, très Tuscalousa, est l'université de mpte 1600 habi-
nom et près de du Mobile, jorospérité comres années un ces à son heu- », débouché nasol très fertile nse quantité de déjà un théâtre, ique des Elalsvcales, des égli- Dur recevoir les yen de presses éduit d'un tivrs bord des batinstruit par des s est un vaste nserve une imudise, Malheuagée par la tieet d'automne; sinage le pelit relire, pendant on qui sc trouve que, comme il nu nord. L'em- L défendue par a sur l’empla-
autre fort pro- |
tour à la passe | tde 1830 n'ac- | ns, nous n'hé- | oins 8000. Des 8150 àmes sa r, M. le major nées d'imporl'Union, élève le siège d’un
dt : CAHAWBA, OMRY, Hunrstes par leur ORT-JACKSON , pPouis et FLo-
26 comtés.
sut le Pear!,
trés petite ville nouvellement bâtie, dont la poulation peut s'élever à un millier d'habitans, est a capitale de l'état,
Nareuez, dans le comté Adams, sur la rive gauche du Mississipi, jolie petite ville, dont une grande partie des maisons est bâtie en bois et à un seul étage, Quoique sa population n'atteigne encore que 2790 âmes, Natchez est la ville la plus peuplée de tout l'état; elle possède une académic ou collège, une bibliothèque et en 1826 on y publiait trois journaux et une gazette littéraire; son commerce est florissant ; on exporte anauellement de 30,000 à 40,000 balles de coton.
Les autres lieux les plus remarquables sont : MonrTiceLLo , qui était naguère capitale de l'état; CoLumpia, qui a été également désignée pour chef-lieu du Mississipi; WasHiNaTon, remarquable par le Jefferson-college, le premier établissement littéraire de l'état; Ponrt-Gisson, WooviLLe et Vic«spunc.
ETAT DE LOUISIANE , partagé en 31 paroisses.
NouveLLE-OALÉANS, dans la paroisse de ce nom et sur la rive gauche du Mississipi. C'est la ville la plus grande, la plus peuplée et la plus commerres de tous les Etats-Méridionaux. Sa populaion , que le recensement de 1830 ne portait qu'à 46,310 âmes, parait dépasser actuellement 60,000 ; elle est la capitale de l’état. On peut dire qu'en général cette ville est bien bâtie ; des rues larges en coupent d'autres à angles droits. Dans celles qui sont près du fleuve , les maisons sont presque toutes en briques, mais elles sont en bois dans les parties les plus reculées du centre. La Nouvelle-Orléans est le siège d’un évêché catholique. Parmi ses bâtimens les plus remarquables, nous citerons : le nouveau palais de l’état, le palais du gouverneur, l'arsenal de l’état, le palais de justice etla douane de l'Union; le nouveau marché, construit sur le modèle des propylées d'Athènes; la cathédrale catholique, quoique d'une mauvaise architecture , et l'église des presbytériens. Parmi ses élablissemens littéraires, 11 faut nommer surtout la bibliothèque publique et le collège, qu'on nous assure n'être pas encore organisé. La Nouvelle-Orléans est une ville presque entièrement française pour les mœurs et pour la manière de vivre, quoiqu’un grand nombre d'Anglo-Américains s’y soient établis depuis quelques années, Elle possède deux théâtres, plusieurs irnprimeries où l’on publiait il y a quelques années Auil journaux; mais ses fabriques et ses manufactures sont peu nombreuses relativement à sa population. C'est le commerce qui occupe surtout ses habitans ; depuis l’introduction des bateaux à vapeur , elle est devenue le débouché naturel de l'immense et fertile bassin du Mississipi et un des plus grands marchés du Nouveau-Monde. Le commerce intérieur y emploie 1400 grands bateaux plats et 130 bateaux à vapeur , et le commerce maritime un grand nombre de vaisseaux, On peut même dire qu'elle est la seconde place de l’Union pour l'exportation des produits du sol, n'étant inférieure sous ce rapportqu’à New-York. En avril de 1831 on a ouvert un chemin en fer de 4 milles et demi de long, qui met cette ville en communication avec
100% le lac Ponchartrain; ce bel ouvrage aboutit au port artificiel qu'on construit sur ce dernier, La position basse de la Nouvelle-Orléans et les immenses marais qui l'environuent en rendent l'air très malsain; la fièvre jaune y fait souvent de grands ravages: en 1811, 1814, 1822 el 1829 elle a enlevé un grand nombre d'habitans, La position de cette ville etles fortificationsnouvelles, qui en défendent les approches par mer, la rendent aujourd'hui la plus forte place des Etats-Unis.
Les autres heux les plus importans sont : Do- NALDSONVILLE , sur la rive droile du Mississipi, à l'endroit où s'en détache le bras dit La Fourche, très petite ville, dans la paroisse de l'Ascension ; depuis 1829 jusqu'en 1831, elle a été la capitale de l'état. Sa population n'arrive prut-étre pas à un millier d'âmes. Narcnirocues, regardée comme la ville la plus commerçante de l'état après la Nouvelle-Orléans et une des plus peuplées, quoique sa population ne monte encore qu'à 1000 âmes, BaTon-Rouce, petite ville d'environ 2000 habitans, chef-lieu d'un cantonnement militaire, avec un arsenal très considérable; sa position, sur le bras principal du Mississipi , lui douneun grande importance par la facilité de pouvoir distribuer des armes et des munitions s:: tous les points qui concourent à la défense di &ci:2 dece grand fleuve. JACKSON, remarquable par ic collège Louisiana. Nous nommerons encore ALr- XANDRIA, ConconDia, WasHiTTA, OPELOUSAS , Sr- FRANCISVILLE , et ST-MARTINSVILLE, Ensuile, J£sur, sur la Rivière-Rouge, cantonnement militaire important.
DISTRICT DE L'OREGON. Ce vaste espace du Continent-Américain, que les Etats-Unis regardent comme une partie de leur terriloire , n'est qu'une subdivision du Western- Terrilory: il n'est encore habité que par des nations indigènes qui conservent leur indépendance et dont nous avons indiqué les principales dans l'article Ethnographie de cetle partie du monde, ll est traversé par le Colombia ou Oregon, dont il prend le nom.
AsToniA , petit établissement commercial fondé sur le territoire dc: T<hinnouks (Chinnooks), à l'embouchure du Csiivbia, qui y forme un port, est le seul lieu que nus ayons à nommer. Dans son voisinage se trouvent plusieurs pins gigantesques, qui sont peut-être /es arbres les plus hauts que l’on ail trouvés sur le globe. M. Ross Cox, qui peudant plusieurs années a parcouru cette région, en décrit un situé près du fort Astoria, que les chasseurs canadiens nomment le roi des pins; sun tronc, à la hauteur de 10 pieds au-dessus du sol, a une circonférence de 46 pieds anglais; il estime son élévation totale à 300 pieds , dont 160 libres de toute branche. Ce voyageur en vit un autre au sud du Colombia, dont la circonférence du tronc était de 57 pieds, etla hauteur jusqu’à la première branche , de 260
pieds!
ÉTAT D'INDIANA, partagé en 64 comtés.
INDiANAPOLIS, dans le comté Marion, sur la branche occidentale de la Rivière-Blanche (While- River), jolie petite ville d'environ 1200 habi= taus, est la capitale de l'état.
Vincennes, dans le comté de Knox, sur la rive gauche du Wabash, petite ville bien bâtie, avec une académie et environ 1800 habilans. Depuis 1834 elle est la résidence d’un évèque catholique, NEw-ALBANY, avec environ 2500 habitans est la ville la plus peuplée de tout l'état; on y construit beaucoup de vaisseaux à vapeur.
Les autres lieux les plus remarquables de l’état sont : Harmony ou New-Harmony, jolie petite ville, bâtie par M. Rapp en 1815 dans une vallée non loin du Wabash. Sesimportans établissemens industriels et agricoles et les 25,000 acres quien dépendent ont été vendus pour 120,000 dollars par son fondateur à M. Owen ; celui-ci y a introduit le système social qu'il a imaginé pour l’amélioration des hommes et dont nous avons parlé à la page 1000. L’anarchie , qui s'était introduite pendant l'absence de M. Owen, a donné occasion à ce que, à son retour d'Angleterre en 1826, il fût investi d’un pouvoir dictatorial sur le millier de partisans qui formaient alors son établissement et dépendances. Corynon, autrefois capitale de l'état ; Man:son, avec environ 2000 habitans ; Ricu- MOND , avec près de 1500; SALEM, avec 1000 ; JEF- FERSONVILLE, BRookviuee et VEvay, toutes très petites, mais importantes par leur commerce ; cette dernière, fondé par des Suisses du pays de Vaud , est même remarquable par ses vignobles, où l’on récolle le meilleur vin de toute l'Union. On doit encore nommer ForT-WAYNE, imporlante par sa position ; BLOOMINGTON, par l’Zndiana-college, le principal établissement littéraire de l'état; et CLARKEVILLE, comprise dans le lot de 150,000 acres de terre donné par le congrès au général Clarke , comme récompense des services signalés qu’il a rendus à la confédération. ETAT D'’ILLINOIS partagé en 52 comtés.
VanDaALiA, dans le comté de Fayette , sur la Kaskaskia, bâtie sur un plan très régulier, avec des rues larges et une place assez étendue ; c’est la capitale de l'état. Elle ne compte encore que 1500 habitans , mais elle possède la Société historique de l'Illinois {Historical Society of Illiuois).
Les autres villes principales sont : Cuicaco (Fort-Dearborn), à l'extrémité sud-ouest du lac Michigan ; on porte à 3000 âmes sa population, qui s’accroit rapidement. Le chemin de fer projeté et le canal qui doit unir le lac Michigan à l'Illinois, lui promettent une grande prospérité. KaskaskiA , autrefois capitale de l'état; SHAWANEETOWN, importante par ses salines qui appartiennent à l'Union, GALENA, par ses mines de plomb; Jacksoxvizee, par l'Ilinois-coldege ; Canokia, très déchue; elle ne compte guère qu'un millier d’habitans, quoiqu'on lui en accordât 7000 lorsqu'elle dépendait de la France; BELLEVILLE et EDWARDSVILLE; Font- Cake, et Fonr-EpWwanps.
ETAT DE MISSOURI, partagé en 33 comtés.
JEFFERSON, sur la rive droite du Missouri, peu loin de l'embouchure de l'Osage , très petite ville, dont la population peut s'élever à environ 500 âmes, est la capitale de l'état.
Sr-Louis, dans le comté de ce nom et sur la tive droite du Mississipi, est la ville principale de
l'état sous tous les rapports. Sa position avantae geuse sur un des plus grands fleuves du monde et peu éloignée de ses deux affluens, le Missouri et l'ilinois, lui a fait prendre le plus rapide accroissement ; située au centre de la plus grande navigation intérieure de l’Amérique-du-Nord, elle est destinée à devenir en peu d'années une des places les plus commerçantes du globe. Sa population, qui eu 1816 n’élait encore que de 2000 habitans, s'élève selon le dernier recensement à 6852. C'est une miniature de la Nouvelle-Orléans. Elle est déjà le siège d'un évêché catholique et possède deux banques, un {hédtre, un musée, un collège (St-Louis-college), une bibliothèque, trois imprimeries. Elle est devenue le centre d'un commerce très étendu , et pour ainsi dire l’entrepôt des affaires importantes qui se font entre la Nouvelle-Orléans, Cincinnali et Pittsburgh ; on peut dire que St-Louis doit cette activité commerciale à la navigation à vapeur qui s’y est établie sur une grande échelle. Voici quel était en 1831 l’état des principales lignes de cette navigation. Six bateaux à vapeur étaient employés réguliéremeu entre St-Louis et la Nouvelle- Orléans ; quoique cette dernière ville en soit éloignée par eau de 1200 milles anglais, l'allée et le retour s'accomplissent en 24jours ; quelquefois mème en 18 seulement. Six bateaux à vapeur entretenaient la communication régulière entre St-Zouis et Louisville sur l'Ohio, éloignée de 630 milles anglais, et ne mettaient que 10 ou 11 jours pour l'allée etle retour. Un de cesbateaux remontait sur l'Ohio 150 millesjusqu'à Cincinnati. Trois autres étaient chargés de la communication entre S{-Louis el la Rivière de la Fièvre (Fever River) sur laquelle se trouve Galer:, si importante par ses riches mines de plomb ; ils parcuuraient le double intervalle de 480 milles dans dix jours ; un de ces bateaux remontait quelquefois 400 milles plus haut jusqu’à la Rivière St- Pierre (St-Peter’s River). Deux bateaux allaient de St-Louis en reinontant le Missouri jusqu’à Franklin, éloigné de 200 milles anglais, et poussaient leur course jusqu'au Fort Leavenworth, à 200 milles plus haut. Enfin deux ou trois autres bateaux allaient de S{-Louis à Pékin sur l'Illirois, éloigné de 180 milles anglais. D'autres bateaux vicnnent assez souvent à St-Louis de Pittsburgh et d’autres places de l’intérieur. Depuis quelques années des caravanes d'environ cent hommes partent tous les ans de St-Louis et arrivent dans l’espace de 40 à 60 jours à Santa-Fé dans le Nouveau-Mexique ; elles y apportent des étoffes de coton , des draps , de la quincaillerie, et en remportent des piastres et des mulets, Les marchandises sont transportées sur des chars couverts, qui servent en mème temps de logement aux conducteurs. Au nord de la ville s’élèvent sepl collines artificielles , qui paraissent avoir été construiles par ce peuple inconnu auquel on attribue les tumuli et les fortifications mentionnés à la page 1009. Ces collines, dit le duc de Weimar, n'avaient pas encore été fouillées en 1826.
Les autres villes principales sont: ST-CuAnLes, petite ville , située sur le Missouri ; cle ne comp-