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ST-CHANLES , ]le ne comp-
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tait encore en 1826 qu'un millier d’habitans. Non loin se trouve Fiorissant, collège fondé par les jésuites, où la plupart des jeunes gens de l'état du Missouri qui se destiuent à l’état ecclésiastique , reçoivent leur éducation supérieure. Porosi, petite ville, qui a acquis de nos jours une grande importance par les »*ines de plomb que l'on y exploite; elles sont à fleur de terre et d’une immense richesse. On doit encore nommer FRANK- LIN, STE-GENEVIÈVE, HERCULANEUM, JACKSON et Nouveau- Maoriv; celle dernière a élé presque entièrement bouleversée par les tremblemens de terre de 1811 et 1812. On ne doit pas oublier les deux postes militaires les plus importans de cet état, savoir : JEFFERSON’S BARRACKS, Su la rive droite du Missouri ; ce casernement sert en même temps d'école pratique pour lPinfanterie de l'Union (school of practice for Infantry). C’est à cette école qu'en sortant de l'élablissement de West-Point, décrit à la page 997, les cadets destinés pour le service de l'infanterie viennent recevoir, pendant deux ou trois ans, toutes les connaissances pratiques de leur profession. La garnison de ce poste n’est jamais moins d’un régiment de ligne, èt son commandement estconfié à un général de brigade. LEAVENWORTH , Sur la rive droite du Missouri, près du confluent de Little- Platte, estl’autre cantonnement.
ETAT DE TENNESSEE, psrtagé en 62 comtés.
NasaviLeE, dans le comté Davidson, sur la rive gauche du Cumberland , est la ville capitale et la plus importante de l’état. Elle doit principalement à sa position favorable au commerce les grands progrès qu'ont faits son industrie et sa population; cette dernière s'élève à 5600 âmes. Des bâteaux à vapeur font le trajet régulier de cette ville à la Nouvelle-Orléans. C'est à Nashville que se trouve la petite université connue sous le nom de Nashville-Universitr.
Les autres villes principales sont : KNOxvILLE, la plus importante du Tennessee-Uriental, avec un collège renommé (East Tennessee-college) et environ 2000 habitans; MURFREESBOROUGH, autrefois capitale de l’état; GREENVILLE , remarquable par son collège et par les ouvrages faits avec le fer tiré des mines de ses environs. Viennent ensuite : MaryviLce, importante par son école de théologie: FRANKLIN, FAYETTEVILLE , CLARKSVILLE, COLUMBIA , CARTHAGE et BRAINERD; c'est dans cette dernière que se trouve la principale mission fondée dans le but de convertir et de civiliser les Tcherokis.
ETAT DE KENTUCKY, partagé en 83 comtés.
FrankrongT, dans le comté Franklin, sur la rive droite du Kentucky, petite ville, bien bâtie, avecun beau palais de l’Etat et 2000 habitans ; c'estla capitale du Kentucky.
LexiNGron, dans le comté Fayette, sur le Townfork , une des branches de l’Elkhorn, affluent du Kentucky, ville bien bâtie avec quelques beaux édifices, un fhéätre, un musée, une bibliothèque publique, six imprimeries et plusieurs établissemens littéraires. On la regardait il y a quelques années comme la ville la plus considérable de l’état ; elle compte 6104 habitans, dont un grand nombre est employé dans ses manufactures
de clous, d'étain , de cuivre , de laine, de coton, etc. Lexinglon est le siège de l'université dite de Transylvanie (Transylvania university), qui est l'établissement de ce genre le plus célebre et le plus fréquenté des Etats-Occidentaux ; les écoles de médecine et de droit en font partie.
Louisvize, dansle comté Jefferson , sur la rive gauche de l'Ohio, ville la plus industrieuse et la plus commerçante de l’état. On estimait il ÿ à quelques années à 6050 tonneaux la portée de tous les bâtimens à vapeur appartenant à Louisville Elle possède une grande fabrique de machines à vapeur , de grandes manufactures de savon, de chandelle, une importante raffinerie de sucre , et à ce qu’on dit, la plus grande distillerie de whisky de l'Union. Le dernier recensement lui accorde 10,852 habitans, qui entretiennent de fréquentes et importantes relations commerciales avec Cincinnati, St-Louis et la Nouvelle-Orléans. Le beau canal, nommé Zouisville-Portland canal, ouvert il ÿy a quelques années pour éviter les chutes de l'Ohio, joint cette ville à Portland ; quoiqu'il n’ait que 2 milles de long, les grandes difficultés qu'il a fallu vaincre dans sa construction et ses grandes dimensions peuvent le faire comparer, dit l'ingénieur M. John R. Henry , avec un canal à 70 à 75 milles anglais de long creusé dans un terrain ordinaire,
Les autres villes principales sont : MAYSviILLE, la plus importante sous le rapport commercial apres Louisville ct Lexington ; elle compte 2040 habitans; DANviILLE , avec 849 habitans et le Centre-college ; AucusraA, avec 691 habitans et l’4ugusla-college ; PriNcEeToN, avec 366 habitans et le Cumberland-college ; BandsTOWN, avec 1625 habitans, et le collège catholique de St-Joseph, un des établissemens les plus florissans de ce genre que possède l’Union; cette ville est aussi la résidence de l’évêque catholique du Kentucky; RussELsviLLE, avec 1368 habitans; Paris, avec 12194 MANCHESTER et OWIiNGvILLE, importantes par leurs sources salées ; HARRODSBURG , OLYMPIAN- Sriunces et Bicsone-L1cr , par leurs eaux minérales ; Harrodsburg compte 1061 habitans; GEon- Towx, avec 1341 habitans; SHELBYVILLE , avec 1201; NEW-Ponr, avec 717 habitans et un arsenal de l'Union ; BowriNG-GREEn, chef-lieu du comté Wa:ren, où se trouve la fameuse grolle du Mammouth, dont on dit que l’intérieur a été exploré jusqu’à la distance de 10 milles anglais; elle est divisée en un grand nombre de compartimens ; la surface d’un seul n'aurait pas moins de 8 acres anglais ; il offre un arc magnifique de 60 à 100 pieds de haut ; on recueille dans cette grotte une immense quantité de nitre; MonTiceLLo et IRVINE, importantes par le nitre qu'on retire des grottes de leur voisinage.
ETAT DE L'OHIO, partagé en 73 comtés.
Couuwsus, dans le comté Franklin, sur la rive gauche du Scioto , affiuent de l'Ohio , très petite ville, agréablement bâlie, avec ‘un assez bel hôtel du gouvernement et un autre pour les bureaux de l'état, en est la capitale. Sa population ne s'élève encore qu'à 2437 âmes.
Cincinnari, dans le comté Hamilton, sur la rive droite de l'Ohio , à l'endroit où commence le ca.
nal:qui joint cette rivière à la ville de Dayton, sur le Miami. L'accroissement de Cincinnati est vraiment prodigieux. En 1810 on n'y comptait encore. que 2540 habitans ; en 1824 il y en avait déjà 12,016; en 1826 leur. nombre montait à 16,230- 2n 1830, à 24,831; actuellement on le sorte au-dessus de 34,000. On peut dire que les habitans de Cincinnati se font tous remarquer par leur esprit actif et entreprenant, Profitant de la position avantageuse de leur ville, ils l'ont rendue, la rivale de Pittsburgh par l'étendue de leurs relalions commerciales et parla quantité, la variété et la bonté des produits de leur industrie ; ces derniers dès l'année 1826 se sont élevés à 10 millions. de francs. La confection des machines à vapeur, les manufactures de coton, les drans de différentes qualités, les fonderies de caractères d'imprimerie et pour les métaux , les papeteries, les fabriques de savon, de chandelles, de briques, les brasseries , les raflineries de sucre, plusieurs produits chimiques sont les objets principaux de l'industrie de Cincinnati. On doit ajouter que cette ville paraît être actuellement la principale dans la partie occidentale de l'Union pour tout ce qui concerne les produits intellectuels; ses 9 imprimeries ont déployé une activité immense; en 1826 elles ne publiaient pas moins de 9 journaux; sans compter le Western Monthiy Review ; leur nombre et leurs produits ont encore augmenté depuis. Cincinnati est la résidence d’un évêque catholique et peut être regardée aujourd'hui comme le principal entrepôt du commerce de l’Ohio. Plusieurs belles places et quelques beaux édifices ornent celle ville qui est bâtie dans un site agréable, sain et assez élevé. La maison de justice, le marché principal, le collège de médecine (medical school), la maison des fous (lunatic asylum), l'hopital du commerce (commercial hospital), deux ou trois églises et un moulin à vapeur de neuf étages, méritent surtout d’être mentionnés. Cincinnali partage avec Pittsburgh l'avantage d’être la ville de l'intérieur où l'on construit le plus de bateaux à vapeur. Sur le nombre total de 348 qu'on a construits depuis 1811 jusqueset y compris 1831, 111 l'ont été dans ses chantiers. Nous ajouterons.que parmi les 198 bâtimens à vapeur qui restaient en 1831, 68 avaient été construits à Cincinnali,. 68 à Pittsburgh , 12 à New-Albany, 7 à Marietta, 6 à Brownaville. Depuis plusieurs années on a transféré dans cette ville le quartier général du commandement de la division militaire occidentale de la confédération, qui était auparavant à Louisville, Nous rappellerons que le quartier général de la division mililaire occidentale est établi à New-York, ville décrite à la page 996.
Les autres villes principales sont : Cæizico- Tue, avec 2846 habitans, Zanrsvizzr, avec 3094 , STEURENVILLE, avec 2937 , NEW-LANCASTER, avec 1930 , et New-Lisson , avec 1138, toutes importantes par leur industrie et leur commerce ; CLeveLanD, sur le lac Erié, et PorrsmorTa, sur Y'Ohio, aux deux extrémités du grand canal de l'Uhio, deviendront dans peu de temps de grands entrepôts du commerce intérieur de l'U-
nion ; la première à 1076 habitans, la seconde en 44064 ; Dayron, sur le Miami, à l'endroit où aboutit le canal qui part de Cincinnati ; elle compte 2965 habitans; CanTon, avec 1257 habitans, remarquable surtout par la magnifique église des catholiques qu'on y a bâtie il y a quelques années. ATuexs (Athènes), très petite, mais importante par son collège, counu sous le nom d'université de l'Ohio (Ohio university); Oxronn, avec la Miami universily; GAunen, avec le Kenyon college; LEBANON , avec 1157 habitans; PoLanp, très pe. tite, mais importante par ses forges; Sanpusuy, par son port sur le lac Erié; Woosren et JACKSON, par leurs riches sources salées ; Gauuipouis, par sa position; YELLOWsPRINGS , par ses eaux minérales, les plus fréquentées de l’état; Manigrra, par sa population qui s'élève à 1207 âmes , et par les anciennes fortifications des indigènes qui se trouvent dans ses environs, ainsi que dans ceux de CirceviLLe, de Porrsxoura, Newank etautres lieux de cet état; elles ont été le sujet de profondes recherches de. la part deplusieurs savans de l'Europe et d'Amérique, recherches résumées avec une rare sagacité et une vaste érudition par MM. de Humboldt, Warden et Malte-Brun. Ce sujet est trop important pour que nous ne nous arrêtions pas quelques momens, afin. de faire connaître au lecteur l’état actuel de ce grand problème historique, Nous puiserons surtout au mémoire que M. Warden a publié en 1827 &ans les Mémoires de la Société de géographie de Paris, et à notre Atlas ethnographique du globe,
Depuis le bord méridional du lac Erié jusqu’au golfe du Mexique et le lonz du Missourijusqu'aux montagnes Missouri-Colombicänes (Montagnes Rocheuses, Rocky Mouniais), on rencontre des vesliges d'ouvrages considérables et réguliers, portant l'empreinte d'une antiquité qui remonte à plusieurs siècles, et qui tous semblent annoncer une origine commune, Ces monumens, de formes et de grandeurs différentes, et les divers objets d’antiquité découverts jusqu'à ce jour consistent : 1° ea fortifications; 2° en {uauli ou tertres; 3° en murailles de terres parallèles ; 4° en murailles souterraines de terre et de briques, et en objets enfouis à une profondeur cousidérable ; 5° en ouvertures pratiquées dans la terre, appelées puits; 6° en rochers avec des inscriptions ; 7° en idoles , 8° en coquilles d'autres pays; et9° en momies. L'examen de tous ces objets et celui de l’état social où se trouvaient les peuples de tout ce vaste espace lors de la découverte de l'Amérique par Colomb, ne permettent pas de les altribuer aux ancêtres de ses habitans actuels, mais à ua peuple inconou et très différent, que l'on conjecture avoir étéles 4/lighewi.
Les restes de plusieurs fortifications sont d'une grande étendue. Celles qui se trouvent près de la ville de Chillicothe, occupent plus de cent acres de superficie; c'est une muraille en terre de 20 pieds d'épaisseur à sa base, 12 de hauteur et entourée de tous côtés, excepté du côté de la rivière, d’un fossé ou tranchée, large d'environ 20 pieds. Les plus considérables de ces fortifications, situées sur les Lords des rivières, sont de
à seconde adroit où nati ; elle . 4257 ba- 1agnifique tie il y a très pee, CONNU io (Ohio j univercollege, , très pe:
SANDUSKY, t Jackson, iPOLIS, par Iux MARIETTA, nes et par indigènes si que dans 1, NEWARK le sujet de usieurs sarches résue érudition te-Brun. Ce us. ne nous ln. de faire grand proout au mé- 27 dans les ie de Paris, globe, rié jusqu’au rijusqu'aux ontagnes a rencontre es. et réguuilé qui res semblent monumens, s, et les diu’à cejour à tumuli ou llèles ; 4° en e briques, r cousidéns laterre, les inscriputres pays; s objets et les peuples couverte de nt pasdeles ns actuels, érent, que
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forme rectangulaire, et ont plus de 700 pieds de long sur 600 de large. D'autres , de formes circulaires et placées à quelque distance des courans d'eau , ont rareinent plus de 150 pieds de diamètre. Dans le district de Pompey, dans l'état de New-York, on voit les restes d'une grande ville, dontla superficie parait avoir été de 600 acres ; on reconnait encore ses deux cimetières; trois vieux forts circulaires qui s'élèvent à 8 milles anglais de distance les uns des autres, forment un triangle qui embrasse l'emplacement de cette ville ancienne. Près de la rivière de St-François, dans le territoire d’Arkansas, M. Sauvage a découvert les ruines d’une autre ville fortifiée , d'une grande étendue, et les débris d’une citadelle, construite de briques et de ciment. Nous mentionnerons aussi les constructions en pierres trouvées sur les bords du Noyer-creek, petit affluent du Mississipi, dans les environs de la ville Zouisiana, dans l'état des Illinois; elles ressemblent à d’autres fortifications qu'on a découvertes sur les rives du Buffalo-creek et de la Rivière d’Osage, et différent beaucoup des anciennes villes, des fortifications et des tertres si nombreux dans leslimites que nous avons indiquées. L'ancienne fortification découverte par le capit::ae Carver, près du lac Pepin et du Mississipi dans le pays que M. Tanner nomme le district Huron, a près d’un mille détendue ; sa forme est circulaire et la surface , qu'embrassent ses remparts, pourrait contenir 5000 hommes. Quoique ces ouvrages, dit ce voyageur, aient été déformés par le temps, on ea istingue néanmoins les angles, qui paraisseni avoir été construits suivant les règles de l’art militaire et avec autant de régularité que si Vauban lui-même en eût tracé le plan. Les autres fortifications les plus remarquables se trouvent dans l'état de l'Ohio près de Newark, près de Marietta, sur la rive orientale du Miami, sur les bords du Petit-Miami, près de Piqua, etc. Celles de Circleville, dans ce même état, ont déjà disparu sous les constructions de la ville moderne. Nous remarquerons avec M. Warden que tous les ouvrages de ce genre , qui se trouvent au nord-ouest de l'Ohio, offrent des parapets plus élevés, des fossés plus profonds et d’autres indices qui prouvent quelque connaissance de l'art militaire. Des personnes versées dans cet art les considèrent comme de véritables places de guerre Toutefois, parmi ces ouvrages, il en est qui puraissent n'avoir été élevés ni pour l’attaque , ni pour la défense , à en juger par leur étendue, par la stérilité du sol voisin et le manque d’eau des environs.La plate-forme enfoncée, qu'on remarque dans plusieurs de ces ouvrages , était probablement destinée, dit Guillaume Bartram, aux mêmes usages qu'aujourd'hui chez les Indiens modernes, c'est-à-dire pour y brûler et y torturer les malheureux captifs condamnés à mort. Cette plate-forme est toujours entourée d'un ou deux bancs, placés l’un au-dessus de l’autre, qui servaient de sièges aux spectateurs de ces horribles scènes , et à ceux desjeux , des danses et des foires qui s’y tenaient. M. de Humboldt ajoute qu'il ne connaît nulle part quelque chose qui ressemble à ces fortifications, soit dans
l’'Amérique-Méridionale, soit dans l’Ancien-Continent. La régularité des formes polygones et circulaires, les petits ouvrages destinés à couvrir les portes de l'enceinte, sont surtout très remarquables. On ignore si ce sont des enclos de propriété, ou des murs de défense contre des peuples ennemis, ou des campemens retranchés, comme dans l'Asie-Centrale. L'usage de séparer par des circonvallations les différens quartiers d’une ville, se lrouvait également dans l’ancien Tenochtitlan et dans Chimu, ville péruvienne située entre Truxillo et les côtes de la Mer-du-Sud.
Les tumuli ou monticules de terre de forme conique, dont on retrouve un nombre prodigieux, différent entre eux par la hauteur et la largeur. Plusieurs ressemblent à ceux qu'onrencontre en France, en Allemagne et surtout dans la Scandinavie et dans l'empire Russe. Généralement parlant, les tumuli américains ont des dimensions plus considérables dans la partie méridionale des Etats-Unis; vers le nord, ils ont de 10 à 12 pieds de diamètre à leur base, et de 4 à 5 pieds de hauteur; au sud , ils ont une élévation de 80 à 90 pieds, et couvrent une surface de plusieurs arpens. Parmi ceux qu'on a découverts dans les environs de St-Louis, dans l'état du Mis souri, sur les bords de la Cahokia, on en voit un qui a 2400 pieds de circonférence à sa base et 100 pieds d'élévation; ce sont les mêmes di. mensions de la pyramide en briques d’Asychis roi d'Egypte. Nous rappellerons que près de ces tumuli, le long de la même rivière, on remarque l’emplacement de deux villes à 50 milles de distance l’une de l’autre. Depuis quelques années on a ouvert plusieurs de ces tertres, et on ya trouvé une quantité de squeiettes, qui, pour la plupart, ne ressemblent pas à ceux des Indiens d'aujourd'hui. Ceux-ci sont en général grands, minces et bien faits; les autres, au contraire, paraissent avoir été petits et trapus. D'autres tombeaux du mème genre ont été visités il y a quelques années par MM. Say et Peale en remontant ie Merameg, affluent du Mississipi ; ces deu savans ont fait justice de la fable à laquelle la pe tite ville bâtie sur ses bords doit le nom de Lili put, parce qu’on prétendait que ces tertres ne contenaient que les ossemens d’une race de pygmées. On a invariablement rencontré, dans tous ces tertres et aux environs, dit M. Warden, des débris de poterie. Ceux qu'on a recueillis vers le nord et sur les rives du lac Érié, sont en général grossiers et mal faits, tandis que les fragmens extraits des tombeaux situés le long de l'Ohio sont bien travaillés et bien polis. Ces monumens , dit M. de Humboldt, que l’on regarde comme des lieux de sépulture de grandes communes, sont le plus souvent placés au confluent des rivières, sur les points les plus favorables au commerce. La base des {umnuli est ronde ou de forme ovale ; ils sont généralement coniques, quelquefois aplatis au sommet , comme pour servir aux sacrifices ou à d’autres cérémonies qui doivent être vues par une grande mcsse de penple à-la-fois. Près de Paint-creek et de St-Louis, ily en a de deux à trois étages ; ils rappellent par leur forme les {eocallis mexicains et les pyra-
mides à gradins de l'Egypte et de l'Asie-Occidenfale. Les tumuli sont construits partie en terre et partie en pierres jetées les unes sur les autres. Outre les différentes espèces de poterie dont on a fait mention, o4 y a trouvé des haches, des vases et des ornemens de cuivre, un peu de fer, de l'argent, des plaques (près de Marietta) et peut-être de l’or (près de Chillicothe). Les grands tumuli de 80 à 150 pieds de haut , continue M. de Humboldt , deivent être considérés tout-à-fait à part. Ils sont le plus souvent isolés; d’autres fois aussi ils semblent être du même âge que les fortifications auxquelles on les trouve liés. En général ce sont des constructions moins caractéristiques que les fortifications, et ‘is peuvent être dus à des peuples qui n'ont eu arcune communication entre eux ; aussi les deux Amériques, le nord de l'Asie et toute l'Eurcpe-Orientale en sont couverts. Nous avons déjà vu que les Omawhaws de la rivière Plate en construisent encore.
existe en plusieurs localités des murailles parallèles en pierres, particulièrement le long de l'Ohio , du Scioto, de la Kenhawa et du Big- Sandy. Ces ouvrages soné toujours de forme oblongue ou circulaire et placés à une certaine distance des tertres, avec lesquels ils n’ont aucune communication.
Le monument hiéroglyphique appelé W riting-Rock ou Dighion-Rock est un bloc de gneiss ou de granit secondaire situé à l’est ue l'embouchure dela rivière Taunton, dans l’état de Massachusetts. Sa largeur à la surface du sol est de 10 à 19 pieds environ, à la marée basse, mais lorsqu'elle est haute, son sommet se trouve recouvert de deux ou trois pieds d’eau. Sa surface est polie. Les caractères ne sont que des traits et paraissent, pour la plupart, avoir été sculptés avec un instrument de la forme d’un segment de cylindre. Le dessin de ce monument avait été envoyé par M. Sewall, professeur des langues orientales à Cambridge dans le Masaschusetts, à Gebelin; ce dernier crut y voir des caractères phéniciens. MM. Yates et Moulton , qui l'ont examiné en 1226, pensent que l'inscription est d’origine phénivienne ; ils signakent mème la ressemblance frappante qu'offrent certains traits avec les lettres et les chiffres P, W,X, A,M,0,7,9. Au bas de l'inscription est un oiseau, ancien symbale de la navigation, ayant l9 tête tournée en haut, Selon M. Mathieu, ces : al;tures auraient été exécutées par les Atlantides, l'an du monde 1902: M. Kendall cite plusieurs autres rochers également couverts de caractères, entre autres à Newport, dans le Rhode-lsland, à Scaticook sur le Husatonic , dans le Connecticut, sur l’4/atamaha, en Géorgie, etc. Au confluent des rivières d'Elk et de Kanhawa , vers les 38 de latitude, on trouve un rocher de grès très dur. Sur une surface unie de plus de 12 pieds de long sur 9 de large du plan supérieur, on voit les contours de plusieurs figures , dont quelques-unes sont plus grandes que nature. La profondeur des traits peut être d'un demi-pouce et leur largeur de trois quarts en quelques endroits. Ces figures représentent une tortue ; un aigle , avec les ailes déployées, exéculé avec beaucoup d'expression, particulière-
ment la tête; un enfant, dont les traits sont très bien tracés; plusieurs figures sur une ligne parallèle, mais parmi lesquelles on ne peut distinguer
que celle d’une femme ; d'un autre côté de ce même .
rocher on voit un homme avec les bras étendus, dans l'attitude d’une personne qui prie, et une autre figure semblable suspendue avec une corde par les talons.
Parmi les objets les plus remarquables découverts dans les fouilles, on doit surtout mentionner une espèce de vase trouvé dans un ancien ouvrage sur le Cany affluent du Cumberland. Ce morceau curieux estcomposé de troistètesjointes par derrière, auprès de leur sommet, au moyen d’un col qui s'élève au-dessus de ces têtes d’environ 3 pouces. Les traits de ces trois têtes, qui ont quatre pouces du sommet au menton, ressemblent à ceux des Tatares; l’une représente une versonne âgée et les deux autres des figures très jeunes. Ces têtes sont creuses et le vase peut contenir une pinte.
Quant aux momies, nous ferons observer, avec M. Wardeu , qu'on en a trouvé plusieurs dans les cavernes calcaires du Kentucky et particulièrement dans celle dite du Mammouth; elles gisaient à des profondeurs différentes dans des couches de terre saturée de nitre , dont cette immense caverne contient une quantité prodigieusc. La momie décrite par le savant docteur Mitchill a été trouvée aix environs de Glasgow, dans le Kentucky, et est conservée dans le cabinet de la s0ciété des antiquaires de Boston. Elle était placée cutre de larges pierres et recouverte d'une pierre plate. On l'a trouvée accroupie, les genoux repliés sur la poitrine , les bras croiséset les mains passées l’une sur l’autre à la hauteur du menton. Ces dernières , ainsi que les doigts, les ongies, les oreilles , les dents , les cheveux, et généralement tous lestraits, étaient parfaitement conservés. La peau est d’une couleur un peu jaunâtre. On n'y distingue ni suture, ni incision qui indique que les viscères en aient été retirés. Elle peut avoir près de six pieds anglais de hauteur, mais elle est tellement desséchée, qu’elle ne pèse guère plus de douze à quatorze livres. On ne remarque sur le corps ui bandage , ni substance bitumineuse ou aromatique quelconques. L’enveloppe intérieure se compose d’une sorte d'étoffe faite de ficelle double et tordue d’une manière toute particulière, et de grandes plumes brunes, entrelacées avec beaucoup d'art. La seconde enveloppe est de la mème étoffe, mais sans plumes ; la troisième, est d’une peau de daim ras, et la quatrième et dernière , d’une autre peau de daim avec le poil. La ressemblance des deux premières enveloppes avec les étoffes fabriquées par les insulaires des iles de Sandwich et de Fidji, etd’autres rapprochemens que M. Mitchill découvre entre le peuple inconnu auquel appartient ces momies et les naturels de la Polynésie, lui paraissent des preuves décisives qui démontrent l'origine malaisienne de cette nation, qui depuis long-temps a complètement disparu du sol de l'Amérique. Quant à nous, nous imiterons la réserve des savans distingués auxquels nous avons empruntés tous les faits que nousvenonsd'exposer. en laissant de côté toute hy
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pothèse sur l'origine de ce peuple mystérieux, jusqu'à ce que de nouvelles recherches viennent nous fournir de nouveaux faits à l’aide desquels on puisse résoudre ce problème actuellement ‘nsoluble.
TERRITOIRE DU MICHIGAN. C'est une péninsule formée par les lacs Michigan, Huron, St- Clair et Erié; ilest partagé en 17 comtés, dont 4 forment le district Huron.
Dérroir , dansle comté de Wayne, sur la rive droite de la riviere Détroit, petite ville régulièrement bâtie, mais dont presque toutes les maisons sont e:t bois; le fort Shelby la défend et contient un arsenal, un entrepôt d'artillerie et de belles casernes. Détroit, dont ia population dépasse déjà 3000 âmes, fait un commerce très étendu avec le Canada, les états septentrionaux de l'Ouest et avec ceux de New-York et de Pennsylvanie; elle possède une académie ou collège secondaire et une société d’agriculture, et est le siège d’un évêché catholique.
Les autres lieux les plus remarquables sont : MicizzimAckiNAc, communément appelée Mac- KINAW, Sur l'ile de ce nom, dans le détroit de Michillimackinac, petite ville défendue par deux forts bâtis sur des rochers escarpés, et auxquels leur position et leurs fortifications ont fait donner, par les Anglo-Américains, le nom de Gtpnaurar. Cette petite ville, qui commande la navigation des lacs Huron et Michigan, est, durant l'été, le rendez-vous d'un grand nombre d’Indiens et de marchands de fourrures. Le FORT GRArior, sur la rivière St-Clair, poste important qui défend l'entrée du lac Huron.
DISTRICT HURON. Cette division territoriale, proposée par M. Tanner, dépend, sous le rapport administratif, du territoire du Michigan; elle embrasse tout l’espace compris entre le Mississipi, les lacs Michigan et Supérieur. Elle est connue généralement sous le nom de Territoire du Nord-Ouest. On a proposé d’en faire une division administrative séparée sous le nom de Territoire-Huron (Huron Territory); mais le congrès ne l’a pas encore adoptée. Ce vaste espace du territoire de l’Union est presque entièrement occupé par des nations indigènes tout-àfait indépendantes. Nous les avons déjà fai connaître à l’article Ethnographie.
GREEN-Bay ou Font Brown, à l'extrémité de la baie Verte (Green bay), PRAIRIE DU CHIEN, Sur la rive gauche du Mississip:, et le FORT DU SAUT STE- MaRIE, qui commande le anal qui joint le lac Supérieur au lac Huron, sont les princinaux élablissemens de ce district; on nous assure que le fort du saut Ste-Marie est le dernier établissement elle plus septentrional que les Anglo-Américains ont fondé du côté de la frontière anglaise.
DISTRICT DES MANDANES. C'est la partie dur Western-District que M. Tanner a nommée ainsi à cause des Mandanes, la plus nombreuse des nations qui en parcourent les solitudes. I comprend larpartie supérieure du cours du Missouri.
DISTRICT DES SIOUX. C’est la partie du Werstern-District que M. Tanner a ainsi nommée à cause des Sioux , la plus puissante des nations qui parcourent dans tous les sens son immense étendue. 11 comprend la partie inférieure du cours du
Missouri. CounaiL-BLurr, sur la rive droite du Mise souri, avec le fort Calhoun, est le seul endroit que nous ayons à nommer. Les militaires qui forment la garnison de ce poste ont rassemblé au milieu de ces vastes solitudes , non-seulement les commodités de la vie sociale, mais ils y ont même formé ur.e petite bibliothèque assez bien choisie.
TERRITOIRE DE L'ARKANSAS, partagé en 23 comtés.
Lirice Rock (Arkopolis), dans le comté d’Arkansas , sur la rive droite de la rivière de ce nom, est la capitalk de ce territoire. C’est une très petite väle qui peut compter environ 800 habitans.
Les autres lieux les plus importans sont : Ar- KANSAs dit aussi Posr; c'est le plus ancien établissement fait dans ce territoire, et celui qui est le plus peuplé, quoique le nombre de ses habitans n'arrive pas à un millier. WasuiNGTon et BATESvILLE, misérables petits lieux, que nous nommons à cause de leur importance au milieu de ces solitudes. NapoLéon, petite colonie fondée en 1819 par des émigrés français sur les bords du Big-Black, affluent du White-River ou de la Rivière Blanche; WaRM-SPRiNG, misérable petite bourgade située sur l'emplacement de la TERRE DE LA Paix, nom donné au terrain qui environne les sources chaudes (hot springs) très renommées pour leur efficacité dans les maladies chroniques et les affections de paralysie, qu’elles guérissent ou soulagent. Yes Indiens s'y rendent de temps immémorial, et ce qui est vraiment singulier , les tribus ennemies, qui s’y rencontrent, ‘ivent en bonne intelligence", tant qu'elles restent dans ce lieu de paix ; c’est ce q''ilui val. nom sous lequel on le désigne. On re doit £ ,s oublier Gi8soN, sur l’Arkansas; c’est le cantonnement militaire le plus important de cette partie de l'Union.
DISTRICT D'OZ ARK. Dénomination donnée par M. Tanner à la partie du territoire de l’Arkansas qui est traversée par la chaine des monts Ozark. Ilest parcouru par des nations entièrement indépendantes. Les lieux les plus remarquables ont déjà été indiqués dans le territoire de l’Arkansas.
DISTRICT DES OSAGES. Autre portion du Territaive de l'Arkansas, que M. Tanner à ainsi nommée à cause des Osages, !: nius nombreuse des nalions qui parcourent sa vaste surface.