REÇUS
mée actuellement qu'à environ 30,000. CADEREITA, petite ville, importante par les riche: saines d’argent d'El-Doctor, Maconiet:2:-Chrèstobal comprises dans son district, SAN-JuanvEc-Rio, remarquable par sa grande foire du mois d'octobre et surtout par le sanctuaire de Notre-Dame qu'on appelle la Madons de San- Juan-del-Rio, visité par un grand nombre de pélerins. C'est un grand temple d'une architecture aussi simple que magnitique; un seul aulel de grandes dimensions s'élève au milieu de la jonction des nefs, et un vaste dôme le couronne; deux clochers très élevés qui accompagnent la facade ajoutent au grandiose de cette belle église,
Dans l'ETAT DE GUANAXUATO : GUANAXUATO, bâtic à l'endroit où aboutissent toutes les gorges qui mènent aux plus riches mines d'argent du monde. C'est le produit de ces mines qui en a fait une ville magnifique malgré les désavantages du sol; ais on a su tirer parti detoutes les sinuosités du iieu , s'y ménager deux places assez jolies et construit de beaux bâtimens, de superbes églises, des maisons élégantes , un petit théâtre et une londiga ou grand bâtiment, servant à-la-fois d'entrepôt et de marché à toutesles denrées qu’on introduit pour le commerce et la consommation de la ville. C’est dans cet édifice même que la révolution et la contre-révolution commencèrent à déployer cette série d'horreurs et d'atrocités, qui ont donné une funeste célébrité à l’histoire de ces dernières années. Guanaxuato possède un Hôtel des monnaies , un collège assez fréquenté et une école modèle à la Lancaster; ele est en outre le siève de la cour de justice, dont le ressort s'élend, outre l'état de Guanaxuato , sur ceux de Mechoacan, de Queretaro, de San-Luis-Potosi et sur le territoire de Colima. En 1806 et 1807 , époque la plus florissante de l'exploitation de ses mines, Guanaxualo avec sa banlieue a compté jusqu’à 90,000 habitans, cette population pendant la guerre est descendue jusqu'à 20,000 âmes ; actuellement on la porte jusqu’à 60,000, Les mines d'argent de Guanazxuato, de la Sirena, de las Animas, de Penafiel, del Sol, de San-Vicente, de Raÿas, de Santa-Anila, du Mellado, de la Catla, dela Caiice , del secho ,deSan-Lorenzo, üe las Maravillas, deValenciana, de VEsperanza, de Santa-Rosa, de lIndiana, de San- Raphael, ete., etc., ervirannent Guanaxuato etont formé par leur exploitation comme autant de faubourgs, dont plusieurs ont une population très considérable ; on évaluait celle de Valenciana immédiatement avant la révolution jusqu’à 16,000 âmes. La Valenciana , dit M. de Humboldt, offre l'exemple presque :nique d’une mine, qui pendant plus de 40 ans, n’a jamais donné à ses propriétaires moins de deux à trois millions de frauics de profit annuel. Depuis 1804 elle n’a cessé de fournir annuellement un produit d'argent de plus de quatorze millions de livres tournois Jly a eu des années si productives que le profit ner le ses propriétaires, MM. Obregon et Otero , s'est élevé a la somme de 6 millions de francs. Mais l'on
doit aussi ajouter que c'est peut-être la mine dont les frais d'exploitation sont les plus considérables à cause de son immense profondeur; en 1803 elle avait atteint 514 mètres. On la regarde dans le pays comme la plus profonde que les hommes aient creusée; dans la même anuée la mine Zer:! chert-Gluck , à Freiberg, dans le royaume de Saxe, avait atteint 447 mètres de profondeur perpendiculaire. On croit, ajoute M. de Humboldt, qu'au xvi* siècle, les travaux des mineurs Saxons, dans le filon 4lter-Thurmhof, allaient jusqu’à 545 mètres de profondeur. En 1803 la dépense de l'exploitation de la Valenciana montait à la some me énorme de 5,000,000 de francs, dont 400,00€ francs pour le seul achat de 1600 quintaux de poudre ; 3100 ouvriers indiens et métis y étaient eme plo: fs; 1800 l’étaient dans l'intérieur de la mine. La quantité de minerai livré à la fonte et à l’amak gamation a été de 720,000 quintaux ; le produit métallique de 360,000 marcs d'argent et le profit net des actionnaires de trois millions de francs. Malheureusement pendant les troubles causés par la guerre de l'indépendance et ses suites, tous les travaux nécessaires pour tenir à sec la mine ont été négligés ; l'eau s’en esl emparée et ses propriétaires ont été dans l'impossibilité de reprendre son exploitation; c’est le sort qu'ont éprouvé presque toutes les autres mines du Mexique, surtout celles qui, étant les plus profondes étaient aussi les plus riches. Le Mexique s’est vu ainsi privé des immenses trésors qu’il en retirait annuellement. Des compagnies de capitalistes Anglais ont entrepris depuis, mais sans beaucoup de succès, de remeltre ces mines en état d'être exploitées de nouveau. Nous rapprochons ici le produit en argent que M. de Humboldt ass; " aux plus riches mines de l’'Amérique , afin ds 'ournir au lecteur le moyen de comparer la Voienriana aux mines les plus célèbres par leurs richesses. C’est par des comparaisons faites avec es élémens vraiment comparables et soumis à un examen rigoureux , comme le sont toutes celles que fait ce savant, que l’on peut se former une idée de l'immense quantité d'argent mise en circulation par les mineurs du Mexique et par ceux du Pérou. Le filon de Guanaxualo comprenan: la Valenciana, la Rayas et autres mines, fourrissait au commencement du xix° siècle 551,000 marcs d'argent ; le filon de Catorce, 400,000 mares; celui de Zacatecas, de 335 à 402,000 marcs; le filon de Pasco ou de Lauricocha, 300,000 märes ; le filon de Potosi, 400,000 marcs. Mais on doit faire observer que la seule mine de Valenciana, dans le filofi de Guanaxuato, a de. :é immédiatement avant ja révolution jusqu’à 630,000 mares d’arget ; que le produit du filon de Pasco, quelques années après l'établissement des pompes à feu, #'181 élevé presque à 480,000 inarcs, el que la quañlilé Hoyenne fournie par le filon de Potosi, de 1585 à 15095, a été au mains de 897,978 marcs; selon d’atitres calculs cette quantité aurait été même de 1,497,380 mare ue avons déjà vu que toutes les mines d'a . l'Europe ne fournissent qu’envirofi 215,00 ou °S!
Léon, cha mante petite ville, avec de belles
res Lirées au cordeau, dont ‘: principales vont aboutir à une superbe place ornée d'une somptueuse église paroissisie, de beaux portiques, du palais du gouveraeraent et de riches magasins ; le commerce y ect très actif, elle est la plus peuplée de l'état après Guanaxuato et l'entrepôt principal de la fertile province nommée Zaxio,
théâtre funeste des plus grandes horreurs qui de
nos jours onÙ ensanglanté le Mexique. Dans un rayon de 30 milles on trouve les ruines de deux forts qui ont acquis à cet égard une funeste célébrité; ce sont le for { de Sombrero (Comanÿa des rojatistes), bâti par les patriotes sur le somme! d'une montagne : c'était le boulevard de ja révolution; et le fort de los Remedios construit sur la cime d’une autre montagne, et résidence du Padre Torres, un des principaux chefs de l'insurrection, renommé par son épou vantable cruauté. Hinauco (jadis Dolores), gros village. où commença la révolution du Mexique dirigée par son célèbre curé Hidalgo. Ze- LAYA, Ville riche, marchande et bien bâtie; la magnifique église des Carmes, dont on vante beaucoup la tour et le dôme , est un des plus beaux temples du Mexique, Dans sa banlieue on passe la Laxa sur un pont superbe. ALLENDE (jadis San-Miguel-el-Grande), importante par ses manufactures, et IRAPuATO, par sa population , qui dépasse 16,000 âmes; SALAMANCA , remarquable par la fertilité de son territoire et par sa magnifique église des Auguslins , où l'on conservait un très riche trésor de la Sainte- Vierge. EL-JARAL, gros village d'environ 3009 âmes, avec un magniñaius natiis, où séjourne de temps en temps ji: rçuis d’'El-Jural, regardé comme le pis: gra. ! propriétaire du Mexique ; ses possr:sions sont plus étendues que plusieurs royaumes üs l'Europe ; on estime leur surface à plus de 40,000 milles carrés.
M. Ward porte à environ 3,000,000 les têtes de gros et de menu bétail qui vivent sur ses possessions ; et à 30,000 le nombre des moutons envoyés tous les ans à Mexico, où ils sont vendus à raison de 20 à 24 réaux par tête; c'est sans doute un des plus riches particuliers du monde.
Dans l'ETAT DE MECHOACAN : VazLanouD, ville épiscopale , bien bâtie ; l’'aqueduc , dont la construction a coûté près de 500,000 francs ; la cathédrale etle séminaire qui est un des plus fréquentés de la Confédération, méritent d’être mentionnés ; on lui accorde 26,000 habitans. Pas- GUARO , jolie petite ville, remarquable par la beauté de sa situation, sur les bords du lac de ce nom. ZiNTZUNZANT, très petite ville, jadis capitale du royaume de Mechoacan fondé par les Tarasques, dont nous avons parlé à la page 960. TLALPUXAHUA (San-Pedru-y-San-Pablo-Tlalpuxahua), importante par sa population et ses mines d'argent; Zamora et Anio, par leur commerce.
C'est dans les environs de cette dernière, qu'en 1759 s’est formé le volcan de Jorullo(Xorullo, Juruyo), phénomène unique dans son genre, puisque, dit M. de Humboldt, la géologie ne nous offre aucun exemple, où :‘ans l’intérieur d'un continent, à 36lieues de “istance des côtes, à
plus de 42 lieues d'éloignement de tout autre vol can actif, il se soit formé sridainement, au centre d'un millier de petit: couv3 enflammés, une montagne de scories ei de cendres , haute de 517 mètres ,en ne la comparant qu'au niveau ancien des plaines voisines.
Dansl'ETAT DE XALISCO, qui est le plus peuplés après celui de Mexico et le plus étendu après ceux de Sonora-et-Cinaloa, de Cohahuila-Texas et de Chihuahua : GuanazaxarA , grande et belle ville. : siège d’nn évéché très riche. Ses rues tirées au cordeau et spacieuses , ses places nombreuses, grandes et symétriques, de nombreuses fontaines alimentées par un bel agueduc d'environ 14 milles de long , des maisons grandes et d’une assez belle apparence , quelques palaisi! "un aspect imposant, el plusieurs églises et couvens magnifiques doivent la faire ranger à côté des plus belles villes de l'Amérique. La cathédrale est un vaste temple surmonté de deux clochers : malgré la bizarrerie de son architecture elle est par ses ornemens une des plus belles églises du Mexique ; on y admire de superbes tableaux des plus grands peintres de l'Espagne ; une multitude de lampes et de vases en oreten argent, enrichis de pierreries et autres objets magnifiques. L'église de St-François est peut-être aussi magnifique que la cathédrale , et elle est d'une architecture plus régulière ; le couvent dont elle dépend est vaste et renferme dans son enceinie quatre autres églises assez étendues; nous citerons ensuite l’église et le couvent des Augustins. On doit aussi nommer le ci-devant courent des jésuites occupé depuis long-temps par l’université; celle-ci est de beaucoup inférieure à celle de Mexico; c'est dans son église que se trouve le sanctuaire de Notre-Dame de Loretle ; le séminaire, bâtiment spacieux et bien distribué, ainsi que l’Adtel des monnaies ; malheureusement, les mines d’£Estancias, de Palmareco et de Bolanos, qui naguëre encore restaient fermées, ne lui envoient plus leurs lingots d’or et d'argent. Nous avons déjà fait mention de l'université el du séminaire; on doit citer encore parmi ses principaux établissemens littéraires le collège et l'école modéle à la Lancaster. En 1826, on publiait quatre journaux dans cette ville, qui est le siège de la cour de justice, dont le ressort s'étend sur les états de Xalisco et de Zacatecas. On varie beaucoup dans la détermination de sa population, mais tous les Mexicains que nous avons eu occasion de consulter se sont accordés à la porter au-dessus de 30,000 âmes, c'est apparemment en étendant sa banlieue beaucoup au-delà de ses faubourgs immédiats, qu'on a estimé à 70,000 le nombre de ses habitans ; nous croyons
qu’on pourrait bien lui en accorder 45,000.
Nous nommerons encore dans ce vaste état:
Lacos, ville très florissante avant la révolution et renommée par sa foire célèbre ; SAN-BLAS , très petite ville, maistrès importante par son arsenal maritime , le premier établissement de ce genre que possède la Confédération; son climat est tellement malsain pendant la saison chaude, que les employés et toutes les personnes aisées se retirent à Teric, ville charntante , qui à cause
Gr E
de sas BoLa&c mine un tem un san sur les nom , el lèbre da la p. 10 Dans l’ de médid richesse sa banlie Juan-Bd Vela-Gr sède un qu'on pe fédératio estimait s Zacateca Nuest AGuas-( mais une du Mexiqu son sol bia presque to deux mon sent et l’a centre d'u surtout re de drap, i quelques a thermale.
et auxque tion parait NoCHISTLAN villes, rem M. Ward es ct Fresnillo riches mine avec M. de Sombreret, richesse qu deux hémis Dans l'ETA DEL FUERTE maintenant tous les jour tale de l’état grès et de lé étendue, qu tat. ALAMOS GUAYMAS , par son por dent comm:
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de sa situation élevée jouit d'un meilleur climat. BoLaA$os, gros bourg, considérable par sa riche mine d'argent, Banca, gros et heau bourg commerçant, KokuLa, autre beau bourg avec un temple magauifique, qui est en même temps un sanctuaire célebre, CuaAPpALA, gros bourg sur les rives du beau lac auquel il donne son nom, et sur lequel s'élève l'ile Mescala, si cé lèbre dans les annales de l'indépendance. Voyez à la p. 1016.
Dans l'ETAT DE ZACATECAS : ZacaTEcAs, ville de médiocre étendue, mais très importante par la richesse des mines d'argent qu'on exploite dans sa banlieue, parmi lesquelles les mines de San- Juan-Batista, de Panuco, et de Guadaiupe de Veta-Grande sont les plus riches. Zacatecas possède un collège, et un hôtel des monnaies, qu'on peut regarder comme le second de la Confédération. En 1826 on y publiait un journal et l'on estimait sa population à 26,000 âmes. À 3 milles de Zacatecas se trouve le magnifique ternple de Nuestra-Señora de Guadalupe.
AGUAS-CALIENTES, ville de médivcre étendue, mais une des plus belles et des plus industrieuses du Mexique ; son climat délicieux et la fertilité de son sol bien cultivé, lui procurent abondamment presque tous les fruits et toutes les denrées des deux mondes. Les grandes routes qui y aboutissent et l’activité de ses habitans l'ont rendue le centre d'un grand commerce intérieur; elle est surtout renommée par sa grande manufacture de drap, qui, selon M. Ward, employait il y a quelques années 350 personnes , et par les eaux thermales qu'on trouve dans son voisinage, et auxquelles elle doit son nom. Sa population parait dépasser 20,000 àmes. JEREz, Pino, NOCHISTLAN, SOMBRERETE et FRESNILLO , petites villes, remarquables par leur population, que M. Ward estime de 14 à 18,000 âmes; Sombrerete et Fresnillo sont en outre importantes par leurs riches #1ines d’argent. Nous rappellerons même avec M. de Humboldt, que la Feta-Negra de $ombrerele a offert l'exemple de la plus grande richesse que jamais filon ait montrée dans les deux hémisphères.
Dansl'ETAT DE SONORA-ET-CINALOA : VILLA DEL FUERTE, naguère encore très petite, mais maintenant assez considérable et s’accroissant tous les jours depuis qu'elle est devemue la capitale de l’état, la résidence du gouverneur. du congrès et de l'évêque. CuLtANcAN , ville de médiocre étendue, quoiqu’elle soit la plus grande de l'é tat. ALamos, avec une riche nine d'argent; Guaymas , imporlante par son commerce et par son port, que MM. Hardy et Ward regardent comme le meilleur du Mexique; elle est si bien située sous le rapport militaire, qu'’avec une légère dépense on pourrait la rendre imprenable. CiNALOA, remarquable par sa population; Anispe, par sa population et pour avoir été avant la révolution le siège de l'intendant; Soxora , par son évêché et par ses mines d'argent ; Prrir, la plus commerçante de l'état ; Hosrimuni, CosALA et EL-Rosanio , avec des rnines d'argent ; El-Rosario est aussi le siège de la cour supérieure de justice pour l’état de Sonora-
et-Cinaloa et pour le terriloire des Californies:; MazaTuAN, importante par son port. Presinio DE BUENAVISTA, (l Pimeria-Baxa (Basse), et Paësinio be Tonnexarg, dans la Pimeria Alta (Haute), pelits postes militaires , que nous nommons pour indiquer cette partie de la Sonora siimportante sous tant de rapports. La Pimeria-
Alla surtont , qui s'étend depuis Terrenate jusque vers le la, peul êlre appelée Ze Choco de
1m nlrionale, Tous les ravins, dit M. de . (& même des plaines y con tiennent rage disséminé dans des terra Y 2 Lrouvé des pépiles d'or pui rois kilogrammes, Mais ces {a blement exploités à cause
des incurs entes des Indiens-Indépendans , et st ause de la cherté des vivres qu'il faut lransporter de Lrés loin dans ce pays inculte, D'un autre côté, et sur la rive droite du Rio de l'Ascension , vivent les Sents, peuplade très belliqueuse, à laquelle plusieurs savans mexicains , trompés par la ressemblance du nom, ont allribué une origine asiatique.
Dans V'ETAT DE CHIHUAHUA : Cnunvauua, grande et belle ville située sur un petit aflluent du Couchos , qui porte lui-mème ses eaux au Rio del Norte, Parmi ses principaux édifices on remarque l'église principale, une des plus belles du Mexique ; le palais de l’état. et de vastes galeries; tous ces bâlimens ornent une vaste place. Chihuahua a une académie mililaire florissante et environ 30,000 habitans ; M. Hardy porte leur nombre à 70,000. Ses environs offrent de belles promenades et de riches mines d'argent ; un bel aqueduc y apporte l'eau. Chihuahua avant la révolution était la résidence du capitaine-yénéral des Provinces-Intérieures. Nous nommeronsencore SANTA Ro£A DE COSIQUIRAQUI à cause de ses riches mines d'argent.
Dans l'ETAT DE DURANGO : Dunaxco, ville épiscopale assez bien bâlie, avec un séminaire, un hôtel des monnaies regardé comme le troisième de la Confédération et une population qu'on porte à 25,000 àmes. On y frappe des pièces avec l'argent tiré des riches rrines de ses environs, où se trouvent aussi les deux sanctuaires de Nuestra Senora de los Remedios etde Nuestra Señora de Guadalupe.
C'est à peu de distance de cette ville que, selon M. de Humboldt, se trouve, isolée dans la plaine, une énorme masse de fer malléable et de nickel, qui dans sa composition est identique avec l'aérolithe tombé en 1751 à Hraschina près d'Agram, dans la Croatie ; elle pèse près de 1900 myriagrammes, ce qui est 400 de plus que l'aérolithe découvert à Olumpa dans le Tucuman
Les autres lieux les plus importans sont : San- Juan nez Rio, avec une population qu’on porte à 10,000 âmes ; San-Josr. DEL Pannaz, siège de la cour de justice pour les états de Durango et de Chihuahua et pour le territoire du Nouveau- Mexique ; elle est aussi le chef-lieu d’un distri:t de mines. SaN-PEnro DE BATOrILAS, encore assez considérable et jadis très célèbre par la richesse de ses mines d'argent: Nownne DE Dios et Pannas avec de riches mines d’argent; la cullure
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de la vigne réussit dans les environs de Parras située non loin du lac de ce nom.
Dans l'ETAT de COHAHUILA-ET-TEXAS, le moins peuplé de tous les états et peut-être ke plus vaste : Moxcuova , tres petite ville, que nous ne nommons que parce qu'elle est la capitale de l'état. Saurizce , qui en est la plus riche et la plus peuplée. San-FELIPE DE AusTiN, chef-lieu de la nouvelle colonie fondée dans le Texas. Il est bon de rappeler au lecteur que l'acquisition de ces vastes sulitudes est convoitée par les Etats-Unis ; on prétend que le gouvernement fédéral a offert, par le moyen du colonel Poinsett, de payer dix millions de dollars. Les Mexicains ont uon-seulement refusé cette proposition , mais ils ont mème envoyé cinq régimens pour y former des colonies militaires. De petites concessions , ou plutôt des ventes , se font actuellement à des émigrés de diverses nations, au prix de 40 dollars pour cent acres. Les Nègres et les Indiens, qui fuient l'esclavage et l'oppression des Etats Méridionaux de l’Union, y sont reçus et protégés; les esclaves sont libres en touchant le sol du Texascomme ils le sont au nord en mettant le pied sur celui du Canada. Les Indiens recoiveut des terres où ils s’'établissent.
Dans l'ETAT DE NUEVO-LEON : Monterey, ville de médiocre étendue et assez bien bâtie , avec uae population qu’on estime à 15,000 âmes; c'est la plus importante de toutes les villes mexicaines situées entre son méridien et celui qui passe par la frontière occidentale de la confédération Anglo-Américaine. Monterey fait un commerce assez étendu et est le siège d’un évèché et de la cour de justice pour les états de Nuevo-Leou , de Tamaulipas et de Cohahuila-et-Texas.
Dans l'ETAT DE TAMAULIPAS : Acuayo, petite ville d'environ 6000 habitans ; c’est la capitale de l'état. Tauvico Dr Tamauziras, pelite ville, fondé en 1824 sur les bords du lac qui communique avec le Panuco par une issue navigable pour les gros bateaux. Pendant le siège de la citadelle de St-Jean de Ulua, Tampico faisait avec Alvarado tout le commerce que faisait auparavant Vera-Cruz; cette circonstance favorable et l'avantage d’avoir un port, qu’on regarde comme le moins mauvais de la côte orientale du Mexi-
que, l’a rendue en peu de temps la ville la plus peuplée et la plus florissante de l’état ; avant la révolution ce n’était qu'un repaire de contrebandiers et de pirates. EL-Rerucio , très peite ville, importante par son port et son commerce, ALTA- MiRA, petite ville très déchue depuis que le commerce s'est transporté à Tampico. A quelques milles d’Altamira s'élève une montagne isolée, au milieu d'un pays plat monotone et aride ; son sommet se perd dans l°s nues ; coupée en pyramide parfaite, plusieurs savans l'ont jugée plutôt le produit des hommes que celui de la nature ; les traditions des indigènes Pattribuent aux géans. C'est sans doute un phénomène qu’on doit ranger parmi les plus grandes merveilles du monde. Tuca , assez jolie petite ville; elle doit son origine à une colonie de Mexi-
«ains de Tula que nous avons décrite à la page
2024. À plusieurs milles de distance se trouve la
fameuse gorge de los Gallos; M. Beltranu, qui l’a visitée , la compare à tout ce que Ja nature offre de plus romantique et de plus pittoresque en ce genre.
Dans l'ETAT DE SAN-LUIS-POTOSI : Sax-Luis- Porosi, ville de médiocre étendue , mais à laquelle une belle place, de belles fontaines, des rues larges et alignées. de superbes églises, des couvens très riches et un commerce très actif assi-" gnentune des premières places parmi les villes principales du Mexique. L'église paroissiale de St-PLerre et celles des vastes couvens du Carme et de St-François, la monnaie et l'aqueduc sont les édifices les plus remarquables ; on loue surtout les ciselures des deux premières, ainsi que le jardin du couvent du Carme, qui, selon M. Beltrami ,a deux milles de tour. Pendant le siège de la citadelle d’Ulua , le commerce de San- Luis avait pris un développement extraordinaire ; malgré sa diminution depuis l'ouverture du port de Vera-Cruz, il esttoujours resté très considérable ; c’est le grand entrepôt de Tampico pour les pays intérieurs. San-Luis doit sa célébrité aux riches mines d’argent de son voisinage, qui maintenant sont peu productives et que bien des géographes confondent avec d’autres mines très abondantes situées dans cet élat, mais trop éloignées pour être regardées comme appartenant aux environs de cette ville. San-Luis possède aussi un collège florissant et une école modèle à la Lancaster. On peut porter sa population à environ 20,000 âmes.
Nous nommerons ensuite : Caronce (la Purisima Concepcion de Alamos de Calorce) , gros bourg, renommé par la richesse immense de sa mine d'argent; Cuancas (Santa-Maria de las Charcas), Ramos et GuAbALcAzaR, autres bourgades importantes par leurs riches aires d’argent.
ETAT DE VERA-CRUZ. Il y a peu de région du Nouveau-Continent, dit M. de Humboldt, dans lesquelles le voyageur soit plus frappé du rapprochement des climats les plus opposés. Toute la partie orientale de cet état occupe la pente des cordillères d'Anahuac. Dans l’espace d’un jour, les habitans descendent de la zone des neiges éternelles à ces plaines voisines de la mer dans lesquelles règnent des chaleurs suffocantes. Nulle part on ne reconnait mieux l’ordre admirable avec lequel les différentes tribus de végétaux se suivent comme par couches les unes au-dessus des autres, qu'en montant du port de la Vera-Cruz vers le plateau de Perote, C'estlà qu’à chaque pas on voit changer la physionomie du pays, l'aspect du cicl, le port des plantes, la figure des animaux, les mœurs des habitans et le genre de culture auquel ils se livrent. Vena-Cruz , qui est la capitale de l’état, est bâtie sur le bord de la mer dans une plaine aride, entourée de colline de sable mobile, et près de marécages dont les miasmés délétères réunis à l’étouffante chaleur produite par la r'éverbération des rayons du soleil , rendent son climat un des plus malsains que l’on connaisse.
Deux redoutes avec quelques canons défendent son port qui n’est ni vaste, ni profond , et où les vaisseaux ne trouvent aucun abri contre les vents
du nor Malgré cette vi la pres Pendar la seule riche p:
d'Eurof merce regardé la mass lieet tr
struclior ville et p:
importar Viennent en 1803, de 480,00 c'est une château d a causé u tin l'ague sieurs mil duites par esl endé tion de ce est import ne parait du golfe d à la Havan étroites lin que sur qu dionaux d Cayenne el Jantique, e gal, à Cadi la Méditeri éloignées. I Vera-Cruz.
Les autre ALVARADO, | et misérable la citadelle « la plus gra Cruz; en 18 3000 habita marquable son voisinag monument, se compose briques ou employé da: Pierres de ta régularité de bles. C'est u longueur et
trame, a nature sque en
Ax-Lutslaquelle les rues des couctif assi-" les villes ssiale de | Carme aqueduc , on loue es, ainsi ui, selon endant le ce de Sanrdinaire ; du port de sidérable ; ar les pays aux riches ni mainteles géogratrès abonp éloignées ntaux enle aussi un ièle à la ation à en-
€ (la Puriurce) ; 8l'08 ense de sa aria de las tres bourines d’ar-
b région du oldt, dans du rappros. Toute la a pente des d'un jour, des neiges ha mer dans antes. Nulle irable avec x se suivent des autres, ruz vers le pas on voit ect du ciel, imaux , les ture auquel itale de l’édans une bble mobile, es délétères e par la r'éent son cliconnaisse.
S défendent d , et où les re les vents
du nord qui y soufflent avec une grande violence. Malgré tous ces désavantages et le manque d'eau, cette ville a été pendant des siècles et est encore la première place commerçante du Mexique.
Pendant la domination espagnole, elle était même la seule où l'on apportait toutes les denrées de ce riche pays, pour y être échangées contre celles d'Europe, qui y arrivaient de la Havane, le commerce qui se faisait à Acapulco ne devant être regardé que comme une très petite fraction dans la masse de celui du Mexique. Vera-Cruz est jolie et très régulièrement bâlie; elle a beaucoup gagné depuis quelques années sous le ra,.,‘ort de la police intérieure. Parmi les objets les plus remarquables, on doit surtout nommer la ciladellie de San-Juan de Ulua, bâtie sur un ilot ; la tradition vulgaire fait monter les frais de sa <onstruction à 200 millions de francs ; elle domine la ville et protège le port; c'estla meilleure et la plus importante forteresse de toute la confédération. Viennent ensuite : le chemin qui mène au Perote; en 1803, il coûtait, selon M. de Fumboldt, plus de 480,000 francs par lieue ; le magnifique phare; c'est une très haute tour placée à l'extrémité du château de San-Juan d’Ulua, qui, avec la lanterne a causé une dépense d'environ 500,000 francs; enfin l'agueduc, dont la construction a coûté plusieurs millions de francs. Malgré les pertes produites par la gucrre et par la fièvre jaune qui y est endémique, on nous assure que la popula-
tion de cette ville s'élève encore à 15,000àmes. Il
est important de remarquer que ce terrible fléau
ne parait régulièrement que sur plusieurs points
du golfe du Mexique , et surtout à la Vera-Cruz,
à la Havane et à la Nouvelle-Orléans. Hors de ces
étroites limites, cette maladie ne s’est montrée
que sur quelques points de la côte des Etats-Méri-
dionaux de la confédération Anglo-Américaine, à
Cayenne et dans quelques autres ports sur l’At- Jantique , et dans l'hémisphère oriental au Séné-
gal, à Cadix ct sur quelques points des côtes de
la Méditerranée, inais toujours à des époques éloignées. En 182, on publiait deux Journaux à
Vera-Cruz.
Les autres villes les plus remarquables sont : ALVARADO , très petile ville, naguère encore triste et misérable village, mais où pendant le siège de la citadelle de San-Juan d'Ulua, s'était concentrée la plus grande partie du commerce de la Vera- Cruz; en 1826, on lui accordait déjà au-dessus de 8000 habitans. PArANTLA , gros village indien, remarquable par l'antique pyramide située dans son voisinage au milieu d’une forêt épaisse. Ce monument, comme tous les téocallis mexicains, se compose de plusieurs assises ; mais au lieu de briques ou d'argile mêlée de cailloux, on n’a employé dans sa construction que d'immenses pierres de taille porphyritiques, dont le poli et la régularité de la coupe sont vraiment remarquables. C'est une pyramide carrée, de 25 mètres de longueur et de 16 à 20 mètres de hauteur. Un grand escalier mène à la cime tronquée du téocalli, Le revêtement des assises est orné d'hiéroglyphes, dans lesquels on reconnait des serpens et des crocodiles sculptés en relief, Chaque assise offre un grand nombre de niches carrées
et symétriquement distribuées; on en porte le nombre total à 378. Xazapa, dans une position délicieuse cst environnée de jardins et de campa: gnes fertiles, où croissent les arbres fruitiers de l'Ancien et du Nouveau-Continent; c'est dans ses environs qu'on recueille et que l’on prépare une grande rartie de la célèbre racine purgative qui en lire le nom; elle est aussi le séjour des plus riches négocians de Vera-Cruz pendant ja saison chaude. La foire, qu'on y tenait avant la révolution, était la plus fréquentée du Mexique.
À quelques milles on trouve, sur le chemin de
Las Vegas, une cascade qui, selon M. Bel-
trami, serait peut-être la plus haute qui existe
au monde; et sur le chemin de Vera-Cruz on passe le Puente del Rey, construit sur la rivière Antigua dans une gorge profonde ; c'est un des passages les plus importans, et il est fameux dans les annales de la gucrre de la révolution. Onizana, une des villes les plus florissantes de la confédération, et remarquable surtout par ses immenses plantations de tabac et par le voisinage de son volcan colossal. PEROTE,
importante par sa ciladelle, par l'école militaire qu'on y a établie et par la haute montagne voisine nommée Coffre de Perote; Convosa, par ses vastes champs de tabac, dontle produit, joint à celui d’Orizaba , suffisait, selon M. de Humboldt, à la consommation de tout le Mexique, et rapportait de 18 à 20,000,000 de francs au gouvernement. TuxTLA, remarquable par le voisinage de son volcan, que par erreur, quelques géographes placent dans les environs de Vera-Cruz. GuazacuaAzco, emplacement remarquable à l'embouchure de la rivière de ce nom, que nous signalons à cause de son port regardé comme le meilleur qu'offrent les rivières qui débouchent dans le golfe du Mexique, sans en excepter le Mississipi, et par la célébrité que lui a valu l'essai malheureux de colonisation fait dans ces dernières années par le gouvernement mexicain, en transportant sur ses rives des colons allemands, suisses et français.
“Dans VETAT PE PÜEBLA, outre PuesLa, Cu :- LULA, TLASCALA et TEPEACA, que nous avons déjà décrites aux pages 1026, 1027, et 1028, nous ajouterons encore Huasocixco, petite ville jadis très importante , parce qu'elle était la capitale de la république de ce nom, souvent en guerre contre celles de Cholula et de Tlascala; elle résista comme sesrivales pendant des siècles à l'empire Mexicain. TEnvacas, remarquable par sa population ; Aruixco, par la beauté de son climat, la fertilité de son territoire et par son fameux cyprès (cupressus disticha Lin.), dont le tronc a 73 pieds de circonférence, ce qui à quelques pieds près est la même grosseur que celle du baobab du Sénégal (4dansonia digitata).
Dans l'ETAT d'OAXACA : Oaxaca. une des plus belles villes du Mexique, bâtie sur les bords du Rio-Verde, au milieu de jardins et de plantations de nopals, dans un climat renommé par sa bonté et par la longévité dont jouissent ses habitans. Oaxaca est le siège d’un évèché. Le palais épiscopal, la cathédrale et le séminaire sont sec
bâtimens les plus remarquables. M. Robinson fait observer que cette ville est bâtie en pierres vertes, ce qui lui donne un air de fraicheur qu'on ne voit dans aucune autre. En 1826, on y publiait deux journaux , et on estimait sa populalion, en y ‘comprenant celle de sa banlieue immédiate, à environ 40,000 âmes. Nous rappellerons avec M. de Humboldt que c'est près de cette ville qu'on a trouvé un relief, qui est un des restes les plus curieux de la sculpture mexicaine. Il représente un guerrier sorti du combat et paré des dépouilles de ses ennemis ; son accoutrement offre un mélange de costumes très extraordinaire, Les esclaves, représentés assis et les jambes croisées aux pieds du vainqueur, sont tres remarquables à cause de leurs attitudes et de leur nudité. Ce qui frappe le plus danscette composition, dit M, de Humboldi, ce sont les nez, d'une grandeur énorme qui se trouvent répétés dans les six têtes vues de profil. Dans les environs immédiats d’Oaxaca, au village de Santa-Maria del Tule, on voit un éaorme tronc de cyprès (cupressus disticha Lin.) qui a 36 mètres de circonférence ; anais, dit M. de Humboldt, en l’examinant de près M. Anza a trouvé que ce qui excite l'admiration des voyageurs n'est pas un seul individu, et que trois troncs réunis forment ce fameux cyprès , dont la circonférence apparente dépasse celle du cuüpressus disticha d’Atlixco, du dragonnier des Canaries et de tous les baobabs de l'Afrique. M. Ward estime la circonférence du tronc de ce cyprès à 93 pieds anglais. Un savant géographe, M. de Larenaudière, a donné une brillante peiature de la délicieuse vallée au milieu de
laquelle s'élève Oaxaca. « De nombreux villages, dit notre ami, remarquables par des souvenirsou des beautés naturelles, s'y rencontrent à de petitesdistanc- C'est Talixlaca, renommé par
sa fertil :ayYapa, le jardin d’Oaxaca, qu'enter: bois de citrunniers, d'orangers et une mulu.ù .« d'arbres à fruits, que parfume la fleur blanche des cacaotiers, et que rafraichissent les eaux limpides des fontaines, Zachita, où les rois tzapotèques tenaient leur cour, et dont les voyageurs n'ont point encore examiné les antiquités; Ella , jadis Loohvanna (Marché), dont les terres fertiles approvisionnaient la maison militaire des anciens rois, et où l'on récolla le premier froment apporté par les Espagnols ;, Azompa, où l'on prépare la meilleure argile de la province, qui, travaillée par des mains habiles, se transformerait en vases élégans; Chilapa, qui n'offre que son église gothique comme une médaille de l’Ancien-Monde; enfin Ocotlan,au pied de la Sierra, du sommet de laquelle le grand esprit , disaient les naturels, rendait ses oracles; les superslitions ont disparu avec les pauvres Indiens, et la nature seule est restée inépuisable et pittoresque.» Nous rappellerons au lecteur que c’est surtout dans la vallée d'Oaxaca que l’on recueille cette belle coctenille, véritable trésor de cette contrée. Dans le cours de 62 ans, elle Jui a valu 96,937,509 piastres , sans y comprendre les sommes considérables entrées en contrebande par suite de l'élévation du tarif des droits.
Les autres villes et lieux les plusremarquabies sont : TerozcoLuL\, importante par son industrie et par la culture de la cochenille ; TEHUANTEPEC, par sa population , sa lagune et ses salines; nous avons signalé à la page 928 tout ce qui concerne le projet de canalisation ; ViLLaLTA, par ses mines d'argent et par ses manufactures. On ne doit pas oublier Mirca, dans une triste solitude , emplacement auquel des ruines d’édifices très remarquables par leur ordonnance et par l'élégance de leurs ornemens donnent une grande importance archéologique. Le palais ou plutôt les tombeaux de Mitla forment trois bâtimens disposés symétriquement ; l'édifice principal a près de 40 mètres de long ; la hauteur parait n'avoir jamais dépassé 5 à 6 mètres. Un escalier pratiqué dans un puits conduit à un appartement souterrain de 27 mètres de long sur 8 de large. Cet appartement lugubre est couvert des mêines grecques qui ornent les murs extérieurs de l'édifice ;
et, ce qui est très curieux , leur dessin est égal à celui que l’on admire sur les vases nommés.
étrusques. La distribution des appartemens intérieurs offre des rapports frappans avec celle que l'on remarque dans les monumens de la Haute.
Egypte. M. de Laguna a trouvé dans ces ruines
des peintures curieuses représentant des trophées de guerre et des sacrifices. Mais ce qui les distingue, dit M. de Humboldt, de tous les autres restes de l'architecture mexicaine, ce sont six colonnes de porphyre placées au milieu d'une vaste salle et soutenant le plafond. Ces colonnes, qu’on regardait, il y a quelques années, comme des seules qui eussent été trouvées dans le Nouveau-Continent, manifestent l'enfance de l'art ; elles n’ont ni base ni chaiteau; on n'y remarque qu’un simple rétrécissement à la partie supérieure. On conjecture que c’est dans cet édifice que le roi des Tzapotèques se retirait pour quelque temps lors de la mort d'un fils, d’une épouse ou d'une mère. On voit aux environs de ces ruines celles d’une grande pyramide et les débris de plusieurs autres édifices.
Dans l'ETAT DE CHiAPA : Ciupan-REAL, petite ville, résidence d’un évêque ; CHIAPA DE LOS Innios, TuxTLA, SAN-BARTOLOMEO (San-Bartolomeo de los Llanos), ComiTLan (San-Domingo Comitlan), et CnamuzaA (San-Juan-Chamula), toutes importantes par leurs populations. Chiapa avant la révolution n'était guère habitée que par des indigènes très civilisés, qui avaient obtenu du gouvernement espagnol de grands privilèges par la protection de l’immnortel Las Casas, défenseur des Américains et évêque de Ciudad- Réal. Ocosixco, gros village, remarquable par les vestiges de l’ancienne ville de Tulla.
SAN-DomiNco DE PALENQUÉ , autre gros village, devenu de nos jours très important par les
imposantes ruines de Cu/huacan, impropre-
ment appelées Palenqué, et que M. Jomard appelle la Thèbes Américaine. Ca:
chées pendant tant de siècles dans d'épaisses forêts , et inconnues jusqu'aux derniers temps aux philosophes et aux antiquaires, elles ont été explorées pour la première fois en 1787 par le çapitaine Antonio del Rio et don José Alonzo de
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Calderou , et postérieurement par d'autres personnes, qui ont découvert une grande quantité de ruines dans la province de Chiapa et dans le Yucatan. Elles offrent incontestablement les 10numens les plus curieux, les plus grandioses et les plus remarquables du Nuuveau- Monde. Dessinées sur les lieux avec une grande fidélité par le colonel (alors capitaine) Dupaix, en partie publiées à Londres et savamment analysées par M. Warden dans les Mémoires de la Société de géographie de Paris, leur ensemble forme la belle collection de M. Baradère et une partie de la collection mexicaine non moins remarquable qui a appartenu à M. Latour Allard. La ville de Culhuacan, située près du Micol, aftluent du Tulija, dont les eaux se dirigent du côté de Tabasco , parait avoir eu de 6 à 7 lieues de tour ; ses ruines offrent encore des temples, des fortifications, des tombeaux , des pyramides, des ponts, des aqueducs, des maisons, et l’on y a trouvé des vases, desidoles, des médailles , des instrumens de musique, des statucs colossales, et, ce qui estbien remarquable , des as-reliefs d'une assez belle exécution et ornés de caractères qui paraissent être de véritables hiéroglyphes. Tout annonce que ce fut jadis la résidence d’un peuple très avancé dans l'architecture, la sculpture et même dans la peinture, peuple dont la taille haute et svelte, les belles proportions et les traits de la figure n'ont rien d’asiatique, d'africain ou de malais. Le grand temple , de forme carrée etentouré d’un péristyle, peut avoir 300 pieds de long sur environ 30 d'élévation ; ses murailles ont 4 picds d'épaisseur. L'intérieur est divisé en plusieurs corps de logis séparés par des cours. Du milieu de l'édifice s'élève une tour d’environ 75 pieds de haut, qui probablement servait de belvédère; il en reste encore 4 étages ; l'escalier qui conduit au sommet est au centre; il est éclairé par des fenêtres percées de chaque côté à chaque étage; l'architecture en est simple et élégante. Au-dessous du temple il y a de vastes souterrains dans lesquels on descend par des escaliers ; ils n'ont pas encore été explorés. Les murailles sont ornées de bas-reliefs sculptés sur pierre et revè: tus d’un stuc très fin; les personnages ont huit à neuf pieds de hauteur. Notre savant ami M. le docteur Constancio, quien 1829 a donné un article très remarquable sur ces monumens dans la Revue Trimestrielle créée et savamment dirigée par M. Buchon , a fait preuve d'une vaste érudition dans l'explication qu'il a publiée du tableau de l'adoration de la croix, qu'on y a trouvé et sur lequel, depuis plusieurs années, M. le baron de Humboldt avait appelé l'attention des philosopheset des antiquaires. Ce fait mystérieusement curieux, selon l'expression de ce voyageur célèbre, mérite que nous entrions dans quelques détails. Ce bas-relief présente au milieu une croix de forme latine avec une seconde croix inscrite dans la première. Les trois bras supérieurs des deux croix se terminent par trois croissans réunis, et le pied de la grande croix repose sur un supportpresque semi-elliptique placé sur un cœur, dont la partie supérieure porte la figure d'un 8 placé en travers, ainsi &. La croix est surmontée
TS
d’un coq à double queue, tenant dans le bec un bonnet ou calotte hémisphérique. A gauche de la croix, on voit une femme tenant du bras gauche un enfant nouveau-né, et le présentant à un prêtre en habits sacerdotaux debout du côté opposé sur un siège formé de deux spirales placées ensensopposé.L'enfantest couché sur deux branches de lotus; sa tête est terminée en un croissaut de l'extrémité duquel sort un disque à rayons tournés en haut. Le derrière sa tête sortent deux feuilles de lotus, et son corps se termine de mème par une feuille et est séparé de la main de la figure de femme par quatre petites sphères. La croix inscrite est ceinle dans sa longueur par quatre demi-cercles placés deux à deux en face l'un de l'autre. De chacun des bras latéraux de la grande croix extérieure part une branche droite terminée en crochet rectangulaire et garnie de rayons divergens terminés par de petits globes. Ce vaste tableau est entouré d'un grand nombre de médaillons et de figures. Le scarabée est répété plusieurs fois sur les deux bandes latérales, et, sur celle à droite de la croix, il est accompagné de deux ellipses croisées. Sur plusieurs médaillons, on remarque la croix rectangulaire à branches égales, et dans l’un d'eux, elle porte quatre globes, chacun répondant à un de ses angles. Dans un autre médaillon on voit le T : et au-dessous est uneellipse renfermant une seconde ellipse qui contient un arc surmonté d'une pyramide.
Deux sphères sont placées au-dessus de l'un et une au-dessous.
D'après la place qu’occupent dans ce tableau et danstous les autres les caractères disposés en bandes devant les personnages, et d'après l'expression de la bouche de ces mêmes personnages, qui ont l'air de parler ou de donner des ordres, M. Conslancio pense que ce sont de véritables hiéroglyphes. En poursuivant ses comparaisons, il a reconau les ressemblances les plus frappantes entre les symboles de ce bas-relief et ceux de l'Egypte et de l'Inde, L'identité est parfaite pour plusieurs; et comme , dit ce savant, la religion et la symbolique des Brahmes paraissent n'être qu'une contre-épreuve modifiée et retouchée du système primitif égyptien, il n’est pas étonnant que la symbolique du Guatemala ressemble à-la-fois à celle des deux nations dont la civilisation remonle le: plus haut. Le serpent, le lotus, la tiare, le scarabée, la roue, la croix rectangulaire à branches égales ou inégales , inscrite ou non dans un cercle, le T mystique et une foule d’autres emblèmes solaires et luni-solaires sont communs à Palenqué, à l'Egypte et à l'Inde.
Plusieurs poses semblent se rapprocher davantage du type hindou : mais la croix posée sur un cœur, le crochet ou sceptre mystique, le fouet symbolique, le scarabée solaire, le disque d'où sort un faisceau de rayons, qui répond à l'idée de lumière , la calotte de Horus, sont tout-à-fait égyptiens et se raliachent au sens des représentations emblématiques exprimant la force et l'énergie sulaires et la marche annuelle de l’astre du jour, source de lumière et de vie, dans un système comme dans l'autre M. Constancio finit sa savante anal, se en d.suut
que dans ce tableau , qui occupait tout le fond d'un temple, dédié sans doute au soleil, on a voulu figurer la naissance du soleil au solstice d'hiver, L'enfant mystérieux est présenté par la déesse de l’année, ou l’année personnifiée, au .grand-prêtre du soleil, qui tire l'horoscope de cet enfant ; les hiéroglyphes disposés des deux côtés de la croix expriment les paroles des deux personnages. M. Constancio ajoute que les Portugais, à leur arrivée dans l'Inde, ont trouvé des croix tout-à-fait semblables à celles de Palenqué, surmontées les unes d’une couronne ou cercle, les autres d’une colombe , d’un paon ou d’un coq. Confondant Go-tamà avec Saint-Thomas, ils l'attribuèrent à l'apôtre, ainsi que des légendes écrites à l’entour en anciens caractères semblables au grant'ha, relatives à la mort de Chrichna sur un arbre en croix ,et à sa conversion en un morceau de bois d’ébène qui fut transporté miraculeusement à Orixa et recueilli dans la pagode de Jagernat. A la page 975, nous avons déjà signalé les analogies remarquables que M. Jomard a trouvées entre ces monumens et ceux de la vallée du Nil.
Dans l'ETAT DE TABASCO on ne trouve que de petites villes. Nous nommerons SANTIAGO DE Tasasco, parce qu'elle est la capitale; ct NuEsrTRA SENORA DE LA VITTORIA, parce que c’est sur son emplacement que Cortez débarqua et qu’il remporta une victoire lors de sa mémorable expédition contre l'empire du Mexique.
Dans l'ETAT DE YUCATAN : Ménina , ville de médiocre étendue, siège d’un évêché et de la cour de justice pour les états de Chiapa, de Tabasco et de Yucatan. Camrècug, petite ville rangée parmi les places fortes du Mexique , et importante par son commerce et par son port qui n'est pas très sûr. C'est surtout dans les forèts qui s'étendent au sud de cette ville le long du Rio- Champoton, que l'on fait la coupe du fameux bois de campéche (hæmatoxilon campechianum). En général, dit M. de Humboldt, l'hœæmatoxilon est très abondant dans tout le Yucatan, sur la côte de Honduras dans la confédération de Guatemala, et se trouve épars dans toutes les forêts de l’Amérique-Equinoxiale , où la tempéralure moyenne n'est pas au-dessous de 22° du thermomètre centigrade. Nous ajouterons que, dans la partie orientale de cet état et surtout au sud de Mérida , on trouve plusieurs bâtimens en pierre; un de ces édifices, que les naturels nomment Oxmutal, est encore assez bien conservé; le père Thomas de Sora, qui l'a visité dans la seconde moitié du xvin* siècle, dit qu'il a 600 pieds sur chaque façade ; lesappartemens, le corridor extérieur, les piliers sont ornés de figures in medio relievo, de serpens, de lézards, etc., en stuc. On y voit des statues d'hommes avec des palmes à la main et dans l'attitude de gens qui dansent en frappant du tambour; elles ressemblent en tous points à celles qu'on a trouvées dans les ruines de Palenqué. Il y a beaucoup de débris d’autres bâtimens semblables au nord de Mérida et surtout sur la route de cette ville à Bacalar. :
Dansle TERRITOIRE DES CALIFORNIES nous
signalerons : San-Canzos p£e MonrTErcy, petlle ville, résidence du gouverneur de la Nouvelle et de la Vieille-Californie; quoiqu'elle ne compte que 2506 habitans, elle est cependant la ville la plus peuplée de tout ce terriloire. SAN-FRANCISCO, remarquable par son port, que M. Morineau et plusieurs autres marins très instruits regardent comme le plus beau de tout le Nouveau- Continent ; c'est, dit M. de Humboldt , l’établissement le plus septentrional que les Espagnols aient fondé en Amérique. Lonero, misérable petite ville, regardée comme le chef-lieu de la Vicille-Californie. C'est dans la baie de CEraLvo et autour des îles de Sanra-Cruz et SAN-Jose, sur la côte orientale de la Vieille-Californie , que l'on fait la péche des perles ; malheureusement depuis plusieurs années le produit est réduil à peu de chose. Dans cet immense territoire erreut une foule de nations indépendantes et plusieurs qui font la guerre aux Mexicains ; c'est aussi dans seslimites que se trouvent les grandes bourgades des Moqui, le long du Rio-Yaquesila et les ruines de Casa-GRaNDE sur lesbords üx, ::0-Gila. Ce sont, dit M. deHumboldt, les restes d’une ancienne ville aztèque; ils occupent un terrain de près d'une lieue carrée. La grande-maison est exactement orientée et est construite en torchis;les murs ont douze décimètres d'épaisseur. Ce genre de construction est encore en usage dans tous les villa. ges des Moqui. Une muraille interrompue par de grosses tours ceint l'édifice principal et parait lui avoir servi de défense. Le père Garcès , qui les visita en 1773, découvrit les vestiges d’un canal artificiel, qui conduisait les eaux du Gila à la ville Toute la plaine environnante est couverte de cruches et de pots de terre cassés, joliment peints en blanc, en rouge et en bleu. On trouve aussi parmi ces débris de faïence mexicaine, des pièces d'obsidienne (&34li). Plusieurs savans croient que cette ville ruinée a été la seconde slation des Aztèques, dans la supposition très vague d’après laquelle on trace leur migration depuis Aztlan jusqu’à Tula et à la vallée de Tenochlillan, Le même missionnaire trouva dans le pays des Moqui des villages peuplés de 2 à 3000 âmes, el même une ville très régulièrement construite , ayant des maisons à plusieurs élages et deux grandes places publiques. C’est ici qu’il nous parait plus convenable de dire un mot sur Ia ville fabuleuse de Cisoza (Cibora), dont la magnificence, l'immense population, la police et la civilisation de ses habitans ont été tant cxagérées par le moine voyageur Marcos de Nizza. D'après les nouvelles de sa découverte, qu'il donna à Antonio de Mendoza, vice-roi du Mexique, celui-ci y envoya, en 1540, Vasquez de Coronado avec une petite ar mée, pour yÿ établir la domination espagnole. Vasquez y trouva en effet un royaume de Cibola, qui renfermait sept bourgades, dont la principale contenait 500 maisons assez bien.
construites , mais habitées par des sauvages. M. Eryès a commenté avec une rare sagacité la relation de Coronado dans la Biographie Universelle, ouvrage qu'il a enrichi, de même que MM. de Larenaudière, Walckenaer et autres savans distingués, d'un grand nombre d’excel-
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royaume de ades, dont la
ns assez bien.
des sauvages.
are sagacité la ographie Unide même que haer et autres ombre d’excel-