‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 447 sur 628 · CONFELERATION DE L'AMERIQUE-CENTRALE · texte numérisé non relu

CONFELERATION DE L'AMERIQUE-CENTRALE

soir et pour la nuit ; dans une des salles était le trône royal, sous quatre dais tissus de plumages; On y montait par plusieurs gradins. Dans cette nord du palais se trouvaient aussi la trésorerie ,

e tribunal des juges de la ville , le dépôt des armes, les jardins, les vergers, les ménageries d'oiseaux et de bètes féroces, ainsi que diverses fabriques ou offices. La quatrième et la cinquième division étaient remplies de palais où demeuraient les reines et les concubines du roi; le nombre en était grand, et une partie considérable de cet espace était encore occupé par les jardins, les vergers, les basses-cours, les ateliers de lisserands et autres. Dans la sixième était la maison d'éducation pour les infantes et les autres jeunes filles du sang royal, Hors du palais était encore un vaste bâtiment ou séminaire dans lequel on élevait cinq à six mille garçons. sous l'inspection de 70 précepteurs. »

Nous ajouterons : QuesauTexaxco et Toroni- CAPAN, villes importantes par leur industrie et leur population; Soconusco, remarquable par sun volcan, et encore plus par son excellent cacao; Ciquinuua, à laquelle M. Thompson n'accorde pas moins de 37,000 habitans; Acasa- GUASTLAN, GUALAN, SANTA-CRUZ et IZAVAL , imporltanies par leur commerce ;: Cosan ou Ciupannx Covan, pour sa population; P&TEn ou REMEDI08, par ses fortifications et par des débris de temples et d’idoles, qui attestent les progrès que les Itzaex ou llaix avasent faits, dans la civilisation avant l’arrivée des Espagnols.

Dans l'ETAT DE SAN-SALVADOR : San-Sau- VADOR, Capitale de l'état, située près du voican de San-Salvador, au milieu de belles plantations de tabac et d'indigo. Quelquesbeaux édifices, piusieurs manutactures, un commerce actif et une population d'environ 39,000 habitans, la font. ranger parmi les villes principales des nouveaux états de la ci-devant Amérique-Espagnole. Parmi ses élablissemens littéraires, on doit citer son collège. Elle a beaucoup souffert par la terrible éruption volcanique qui, en 1835 a fait tant de. ravages dans différentes parties de cette confédération. Viennent ensuite : SONSONATE, importante par son commerce, Isaco et SAN-VICENTE , qui méritent d’être signalées par leurs populations et leurs volcans: Martara, par ses mines de fer; San-Micues , avec une population considérable malgré son mauvais air. Elle a été en grande partie détruite par les éruptions volcaniques accompagnées de tremblemens de terre, ar. rivées en 1835.

Dans l'ETAT DE HONDURAS : Comayacu, ville Cpiscopale, avec un collège et environ 18,009 habitans ; TEGucIGALPA , importante par sa population; Corpus, par sa 2ine d’or, la plus riche de la confédération ; TauxiLLo, petite ville forte, avec un bon port, mais dans un climat délétère ; Omoa , petite ville fortifiée, importante par son port qui est le plus commerçant de la confédération, mais également exposée à l'influence du mauvais air. Il y a quelques aunées que le gouvernemen’, fédéral a accordé la permission d'abattre des bois dans ses environs et daus ceux du golfe Dulce, à tous les étrangers

ui en réclameraient l'autorisation ; c'est sans md pour atténuer les effets de la concurrence que suscite aux exploitations de bois de Guatemala l'établissement anglais de Balize. Copan, misérable bourgade , mais très digne de remarque parl es antiquités découvertes dans son voisinage, Elles ressemblent beaucoup à celles de Palenqué, quoiqu'elles soient beaucoup moins bien conservées. Dans ses environs on trouve aussi la fameuse caverne de Tibulca, quin'a rien de remarquable qui la distingue des autres grottes naturelles , si ce n'est sa silualion près de ces ruines et près des onumens imaginaires décrits par Domingo Juarros, daus son histoire de Guatemala, et que d'après les autorités les plus imposantes nous avons cru devoir reproduire dans l'Atlas ethnographique du globe el dans la première édition de cet 4brégé.

Dans l'ETAT DE NICARAGUA : Leon, située sur une vaste plaine ékvée, belle ville, avec des rues et des places larges et régulières , et, en général, disposées avec goût. Son collège Tridentinum, changé en université en 1812, estson principal établissement littéraire. La cathédrale est

son unique édifice remarquable; mais elle pour-

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre 61° et 85°. Lalitude, entre 12° boréale et 6° australe.

cowrins. Au n07d, la mer des Antilles et l’Océan-Atlantique. A l’est, l’Océan- Atlantique , la Guyane-Anglaise et l’empire du Brésil. Au sud, l’empire du Brésil et la république du Pérou. A l’ouest, la république du Pérou , le Grand-Océan et l’état de Costa-Rica dans la confédération de l’Amérique-Centrale.

rzeuvEs, Tous les grands fleuves des Etats-Unis du Sud appartiennent à l’Océan-Atlantique et à ses enfoncemens; le Grand-Océan ne reçoit , sur les côtes de ces états, que des fleuves dont le cours est très petit, surtout lorsqu'on le compare à celui des premiers.

L'OCEAN-ATLANTIQUE et ses enfoncemens reçoivent :

Le Cracrès; son cours est très petit, mais il est important pour le projet qu’on a eu de joindre les deux Océans par un canal qui partirait de ce fleuve et aboutirait sur le Grand-Océan. Le Chagrés traverse l’isthme de Panama de l'est à l'ouest et, après avoir passé par Cruces et Chagrès , entre dans la mer des Antilles.

L'ArraTo, sort de la chaine du Choco dans la province de ce nom, passe par Quibdo qui en estle chef-lieu, et, aprèsun cours presque droit

BPATHUNLI DU SUD.

rait orner toute autre plus grande ville, par son élégance et par ja régularité de son architecture. Leon fait un commerce assez étendu , est le siège d'un évèché et compte, selon M. Thompson, 38,000 habitans. Nicanacua, la plus importante et la plus peuplée aprés la capitale de l'état; MassAvA et GRANADA, remarquables par leurs vo/cans et par leur forte population; Manacua , près du lac auquel elle donne son nom, et avec une population presque égale à celle des deux précédentes; ReëALE3O, importante par ses chantiers et surtout par son beau port, réputé un des meilleurs du monde , et que quelques auteurs regardent même comme le plus beau de loute la ci-devant Amérique-Continentale-Espagnole. Nicoya, avec un port et des chantiers ; SAN-Can- Los , pelit fort à l'endroit où le San-Juan sort du lac de Nicaragua.

Dans l'ETAT DE COSTA-RICA : San-Jose pe Cosra-Rica , ville de médiocre étendue à laquelle on accorde 20,000 habitans; CantAco, ville très déchue, mais à laquelle M. Thompson accorde encore 20,000 habitans ; Bonuca : c'est une des rss le territoire des indigènes indépen-

ans.

du sud au nord, débouche dans le gulfe de Darien. Ses affluens sont trop peu considérables pour être mentionnés. D'après les renseignemens que nous devons à l'obligeante amitié de M. le général Santander, ancien vice - président de la Colombie et à celle de M. le général Mosquera, ancien préfet du département du Cauca, nous signalerons ici deux erreurs reproduites sur les cartes les plus récentes et regardées comme les meilleures; nous voulons parler du prétendu canal de Raspadura , mentionné à la page 928, et de la ville de Zitara, qui n'a jamais existé, et que les géographes représentent comme le chef-lieu du Choco, province cependant très renommée par ses lavages d'or, regardés encore comme les plus riches du Nouveau-Monde. Le canal de Raspadura n'a jamais été ouvert ; le curé de Novita, auquel on attribue l'honneur de son ouverture , n’a fait que reconnaître la possibilité de juindre le San-Juan , qui débouche dans la mer Pacifique , à l’Atrato, qui a son embouchure dans celle des Antilles, Dès l’année 1827, M. de Humboldt s'était empressé de détruire {cette erreur dans une note de la seconde édition de son Essai sur la Nouvelle-Espagne; mais comme il arrive de tant d’autres rectifications importantes relatives à la statistique, à l'ethnographie, à l'archéologie et à d’autres branches de connaissances intimement liées à la géographie, les savans qui cultivent cette science et les cartographes n’en ont tenu aucun compte et ont continué à décrire et à figurer ce canal imaginaire. Quant à Ziara,

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bien la source, qu'on su être peu éloignée de la cordillere Orientales le Meta, le second grand affluent de l'Orénoque; il nait dans la curdilière Orientale, passe par Buenavista, Santa- Rosalia et autres petites bourgades dans les Llanos, et se mêle à l'Orénoque peu au-dessous de San-Borjo ; l'Arauca, dont la source est à quelque distance des premiers échelons du versant oriental de la cordillière Orientale ; elle passe non loin de Payara; l'Apure, qui, pour la longueur et pour le volume des eaux , est presque égal au Guaviare et qui lui est supérieur pour les facilités qu'il offre à la navigation intérieure; il passe par San-Fernandod'Apure etdonne le nom à un des départemens de la république de Venezuela; il reçoit même plusieurs autres rivières sur lesquelles se trouvent Varinas, Guanare, Barquisimeto , San-Carlos, et parmi lesquelles nous cilerons la Portugueza , qui les dépasse toutes; le Guarico, qui descend des premières lerrasses du versant méridional de la chaine Maritime ou de Venezuela, traverse les Llanos de Caracas et passe par Calabozo.

L'Amnzons vient de Ja république du Pérou, arrose la province Jaen-de-Bracamaros et celle de Maynas, qui, au commencement de 1829, était encore occupée par les Péruviens, malgré les réclamations de la Colombie. Ses principaux affluens , sur le territoire de la première et sur la partie en contestation, sont à la gauche; le Santiago, qui parait être formé par la réunion du Paute , qui baigne Cuenca , et du Z amora, qui nait non loin de Loxa; il passe ensuite par Santiago ; le Morona , qui descend, sous le nom d'Upano, du grand volcan Sangai, dans la province de Chimborazo ; traverse des solitudes peu connues que parcourent des hordes nomades dans le département de l'Assuay, et, entre le Pongo de Manseriche et La-Baranca , il méle ses eaux à celles de l'Amazone ; la Pas taca, le Tigre, et surtout le Napo, le Putumayo etle Caqueta sont de grands affluens qui traversent des régions peu connues et qui sont encore occupées par des indigènes en partie régis par des missionnaires et en partie errans encore dans l’état sauvage, et conservant toute leur indépendance; plusieurs vivent même en état d’hostilité avec les Colombiens ; le Pu tumayo, dit Zça, dans la partie inférieure de son cours, et le Caqueta, qui, plus bas, prend le nom d'Fupura , n'entrent dans V'Amazone qu'après avoir parcouru de vastes coutrées de l'empire Brésilien. Le Huallaga, l'Ucayaliet le Juvari viennent de la république du Pérou et entrent à la droite dans l’Amazone, Voyez le cours de ce fleuve à la page 926. Le GRAND-OCEAN reçoit :

Le SaN-Juan, qui descend de la cordillère du Choco , passe par Novita, Quibdo , et, après avoir

arrosé du nord au sud la province du Choco, entre par plusieurs embouchures dans le Grand- Ucéau. Aux pages 928 et 1040, nous avons signalé l'importance de ce fleuve ainsi que d'autres moins considérables,

Le Paria , dans le département du Cauca , l'EsmenaLDAs, dans celui de l'Equateur , et le Guavaquiz, dans celui de ce nom sont les autres fleuves les plus remarquables qui , en descendant de la haute chaine des Andes, se rendent dans le Grand-Océan.

DIVISION POLITIQUE. Le vaste territoire de la Colombie se compose de la cidevant vice - royauté de la Nouvelle- Grenade et de la ci-devant captitainerie-générale de Caracas où de Venezuela , réunies depuis le 17 décembre 1819 sous le titre de république de Colombie. D’après la dernière organisation, tout ce territoire est divisé en 12 départemens , subdivisés en provinces , et celles-ci en cantons et en paroisses. En 1831, les 12 départemens se séparèrent pour former la Confédération des Etats-Unis du Sud, composée des 3 républiques suivantes : La RÉPUBLIQUE DE LA Nov- VELLE-GRENADE qui comprend les départemens de Cundinamarca , du Cauca, de l’Zsthme, du Magdalena et de Boyuca ; sa capitale est Bogota. La rÉpu- BLIQUE DE VENEZUELA qui se compose des 4 départemens de Venezuela , de Zulia, de l’Orenoco et de Maturin ; sa ca pitale est Caracas. La RÉPUBLIQUE DE L'ÉQUATEUR qui ne comprend que les 3 départemens de l’Equateur, de Guayaquil et de l’Assuay ; sa capitale est Quito. Quoique les dernières nouvelles représentent ces trois républiques comme entièrement indépendantes les unes des autres , nous croyons cependant devoir les décrire provisoirement comme trois états confédérés. Tous les noms écrits dans le tableau en petites capitales et en caractères espacés sont les chefs-lieux des départemens et des provinces. Les huit premiers départemens correspondent à la vice-royauté de la Nouvelle-Grenade; les quatre derniers, savoir : ceux de Zulia, Orenoéo, Venezuela et Maturin, formaient la capitainerie générale de Caracas.

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