‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 448 sur 628 · A NOU VELLE-GRENA DE · texte numérisé non relu

A NOU VELLE-GRENA DE

Lévupsrque D2 ma VOvvarre.

CUByAaDE, Cette république comme nous venons de

bleau suivant offre € voir comprend cin départemens de la tratives, ci-devant r publique de Colombie, Le ta-

TABLEAU DES DIVISIONS AD Dépanremens ET Provinces,

Dépanreuenr DE CuNDINAMARCA, Province de Bogota, , ,

ses divisions adminis…

MINISTR ATIVES

Cuers-Ligux » Vies

++ Bocora (Santa-Fe de Bo 0ta); Z/pa {| # \ Province d'Antioquia mMede9 F + k uaduas dquesa. + él o 6 6 Ù n } e -de- Marins, h. Oquia ; Santa hosa-de Province de Neyba,

Osos ; Rio-Negro ; ta : : : D eYba (Neyva) Timana; G;

Province de Mariquita : : + Hon da; Tbagte; Maria E La Faloig?*"{Mcacion, Dépanreuenr DU Cauca,

Province de Popayan,.

us. Porayan. Cali: Carta Buga: } rovince de Pasto, , Fasto; Barbacone ” “8e; Palmira “Cua |

l'ovince de Buenaventura: €; “at-Buenaventura, vince de Choco,,,, ve Quibdo; Novita.

Dépanr, pe L'Isrnme (Istmo).

Province de Panama, ,. +

Lo Santos; Chorrera Porlobello (Porto-

i C ag 68; la colonie du Cap-blas, larchipet dés

gories LA , D (EM IRS) avec l'ile de la Colombie, autrefois e del Re u Roi),

Province de Veragua . . ‘*.S i Véragua! La Mesa;

e os; Santi, Alange; l'ile de Quibo. Remedios; Santiago de DéPantesenT py MAGDALENA,

Province de Carthagène . CarTHAGENE (Cartagena); Turbaco; Soledad; Tolu; l'Ovince de Mompox , . : On] ompox; Ocüña; Simiti, rovince de Santa-Maria. : Santa-Ma rta; Cienega; Plato. Province de Rio-Hacha , : . Rio-Hacha, DéPantemenr DE Boyaca.

Province de Tunja, ,

El-Carmen.

cs. Tu; Chinquiquira; San

la-Rosa; Suata; Turmeque; Cocuy; Sogamoso (Sogamozo); Tensa; Boyaca, Province de Pampiona de Pamplon 4; San-Jose de Cucuta; Rosario de Cucuta; Mala- | ga; NAN 0 Giron; Piedecuesta.

Province du Socorro, ,,,, Socorro; San-Gi quil rovince de Casanare. . ue ;

Bogora , Capitale de la république et quoique les Murailles en soient d’ épartement de Cundina- i

S, et le fût des colonnes des églises est h les terribles Ouragans de l’est : elle en re- i

8 l "AUX secousses, Les maianière à pou- Sons sont bâties en briques séchées an ontre l’en- soleil

urs sont blanchis, Leur intérieur

sur la cons

COMposé que d'un rez-de-chaussée, ou ê ifices ; à l'exception de la Cathédrale, t

une terrasse Couverte, si Ja Maison a rien de vraiment remarqua- un étage. L’escalier est comm

8 el gothiquement co

places de Bogota sont spacieuses, et toutes sont ornées de fontaines, Celle de /a cathédrale est le lieu où le vendredi se tient le marché, qui est fréquenté par une foule immense, qui y accourt des environs. Les trois rues principales sont gaies, assez bien alignées mais mal pavées. Les trottoirs y sont plus commodes que dans les autres villes espagnoles, et l’on y marche à couvert de la pluie, parce que le toit des maisons les abrite presque entièrement.

Parmi les édifices publics, nous mentionnerons la cathédrale, bâtie en 1814; c’est le plus beau bâtiment de Bogota, malgré les défauts qu’on reproche à sa façade ; les couvens de San-Juan-de-Dios et des domninicains, plus remarquables par la solidité de leur construction que par la beauté de leur architecture; on prétend que les quatre sixièmes des maisons de Bogota leur appartiennent; le vaste pos du gouvernement est un bel

Ôtel , bâti en 1825 par un riche particulier qui l’a vendu à l’Etat ; depuis 1828 il est habité par le président et richement meublé : une grande partie est ocrupée par les bureaux des ministres et par la chambre des députés. Nous nommerons aussi le palais du Sénat : c’est une aile du couvent des Dominicains , où l’on a arrangé assez proprement et sur le modèle de la salle des députés, une chambre dont les murs sont ornés de figures emblématiques; enfin la monnaie et lethéâtre, qui n’offrent rien de remarquable. Bogota possède plusieurs établissemens scientifiques et littéraires : nous citerons l’universtté, qui est la plus fréquentée de la Colombie ; l’école normale d'enseignement mutuel; le musée d'histoire naturelle où des professeurs enseignent la botanique, la chimie et la minéralogie;

.le proto - medicato où d’autres ensei- ‘ gnent les sciences médicales ; et l’acadél mie des avocats où l’on enseigne la jurisprudence ; les collèges de San-Bar- -tolomé, du Rosario, de San-Thomas et des Ordenandos; la bibliotheque publique ou nationale qui est la mieux composée de la république; l'observatoire et le jardin botanique; l'académie nationale, qui compte parmi ses membres les citoyens les plus distingués de toute la Colombie. En 1826, on y publiait six journaur. Bogota est la capitale de toute la république , le siège du congrès,

des deux présidens, de la cour souveraine de justice et de toutes les autorités supérieures de l’état. Cette ville est aussi la résidence d’un archevêque. On ne connaît pas exactement sa population; il paraît cependant qu'elle s’élève à

Ses environs immédiats offrent de jolies promenades entourées de saules et de rosiers, sur lesquels grimpent des capucines; mais elles sont peu fréquentées. Plus loin et dans un rayon de 60 milles se trouvent plusieurs villes et localités remarquables ; nous nous bornerons à décrire les suivantes: ZipaquirA , petite ville très vivante, remarquable par sa riche zaine de sel gemme qui produit un gros revenu à la république. FusaGasuca, grus bourg remarquable par le voisinage de Pandi, village près duquel se trouvent les ponts nalurels d’Icononzo, sur lesquels on passe le torrent de la Summa Paz. Le premier forme une arche de 14 mètres et demi de longueur sur 12 mètres 7 centimètres de largeur , son épaisseur, au centre , est de 4 mètres 2 centimètres; la hauteur du pont supérieur audessus du niveau des eaux du torrent est de 97 mètres 7 centimètres. Le second pont, qui est à dix toises au-dessous du premier, est formé par trois énormes masses de rochers tombées de manière à se soutenir mutuellement. M. de Humboldt remarque que la masse du milieu forme la clef de la voùte, accident qui aurait pu faire naitre aux indigènes l’idée de la maçonnerie en arc, inconnue aux peuples du Nouveau-Monde comme aux anciens habitans de l'Egypte. Les deux ponts naturels de la Virginie mentionnés à la page 1002; le pont de terre ou Rumichaca, dans la province de los Pastos; celui de la Madre de Dios appelé Danto, près de Totonilco au Mexique ; la roche percée près de ‘Grandola dans l’Alentejo , et le superbe pont naturel près de Veja, dans le Veronais, cité à la page 313, sont les phénomènes géologiques les plus remarquabies que l’on connaisse dans ce genre. Soacus, gros village renommé par le voisinage de la célèbre cascade de Tequendama, formé par le Rio de Bogota dit aussi Rivière de Fuuza , affluent du Magdalena. Cette chute superbe réunit tout ce qui peut rendre un site éminemment pittoresque. Elle n'est point, comme on le croit dans le pays,

etromme des physiciens l'ont répété en Europe,

la cascade la plus haule du globe; la riviere ne se précipite pas, comme le dit Bouguer, dans un gouffre de 5 à 600 mètres de profondeur; mais elle est sûrement une des cascades les plus imposantes du monde , parce qu’elle réunit à une grande élévation une grande masse d’eau. En effet, dit M. de Humboldt, le Rio-Bogota qui, un peu au-dessus du sallo , a une largeur de 44 mètres, ce qui est la moitié de celle de la Seine entre le Louvre et l'Institut , à Paris , en conserve encore 12 à l'endroit d'où en deux bonds elle se précipite d’une hauteur de 175 mètres. GUATAVITA, village remarquable par le petit lac de sou nom, que nous avons décrit à la page 930.

tableau de

Muzo riche lébrité cette m plus à.

départe Roulin, raudes et mêm dans les l'Asie d une mé avons si connues Pour do l'audes qi vant natu dire 56 ar quint 300 lé soust sidérable mine, qu tion. Dep qui en a des produ ville, cap nous déci important lation qu'o malgré les la catastro ment ruiné guerre. M:

d’or et d' etexploitée Pagnie d’act lère, mais SAN-Juan D marquable, qui s'étend ;

LUE le quables de ons,

Dans le

MARCA , ou nous avons bitale, on d petite ville DELLIN, peti d'Antioquia

ee

SOU VE autoriile est ne. On opulaélève à

lies proiers , Sur elles SONL rayon de localités à décrire très vi- Le de sel la répumarquable rès duquel 1on20, SUT imma Paz.

res et demi les delarde 4 mètres ipérieur aunt est de 97 it, qui est à ttormé par bées de ma- M. de Humeu forme la pu faire naicrie en arc, onde comme s deux ports s à la page aca, dans la h Madre de lco au Mexiandola dans rel près de pe 313, sont s remarquapre. SOACIA, ge de la céormé par le aza , affluent éunit tout ce pittoresque.

dans le pays, en Europe, .

e; la riviere buguer , dans profondeur; ades les plus réunit à une e d'eau. En gota qui, ul ur de 44 mêde la Seine Len conserve onds elle se S, GUATAYITI e sou non,

Muzo, autre village, auquel le voisinage de sa riche rine d’émeraudes donne une grande célébrité et une haute importance ; car c’est de cette mineet de celle de Somondoco, située plus à l’est, hors du rayon de Bogota et dans le département de Boyaca , que, selon M. le docteur Roulin, proviennent en grande partie les émeraudes qui se trouvent maintenant en Europe, et même celles qui existent en Orient ; en effet, dans les xvi et xvu* siècles, on en tirait pour l'Asie des quantités considérables. C’est par une méprise semblable à d'autres que nous avons signalées ailleurs, que ces pierres sont connues sous le nom d'éneraudes du Pérou.

Pour donner une idée de la quantité d’émeraudes que l’on retira dela mine de Muzo, ce savant naturaliste fait observer qu’en 1620 , c’est-àdire 56 ans après sa découverte, elle avait payé en quint 300,000 piastres, sans compler ce qui avait été soustrait. La fraude devint par la suite si considérable, que le gouvernement fit fermer la mine, qui resta dans cet état jusqu'à la révolution. Depuis quelques années une commission qui en a obtenu la concession, en a déjà retiré des produits assez considérables. Tunsa , pelite ville, capitale du département de Boyaca, que nous décrirons plus bas. HonpA, petite ville, importante par son commerce et par sa population qu’on porte encore au-dessus de 5000 âmes, malgré les désastres qu’elle a éprouvés pendant la catastrophe de 1807, qui l’a presque entièrement ruinée et ceux qu'elle souffrit pendant la guerre. MAniQuiTA , renommée par ses mniner5 d’or et d’argent d’une exploitation très ditticile etexploitées il y a quelques années par une compagnie d'actionnaires anglais. À l'est de la Cor“illère, mais toujours dans le rayon, on trouve SAN-JuaN DE Los LLANOs, qui n'offre rien de remarquable, si ce n’est l'immense plaine herbacée qui s’étend à l’est de son territoire.

Voici les autres villes les plus remarquables de la république; nous les indiquons en suivant l’ordre adopté dans le tableau des divisions administratives.

Dans le DEPARTEMENT DE CUNDINA- MARCA , outre les villes et les autres lieux que nous avons décrits dans les environs de la capitale, on doit encore nommer : IBaGuE, très petite ville imporlante par son collège. MEvELLIN, petite ville, chef-lieu de la province d'Antioquia , importante par sa population, par son collège et plus encore par son commerce.

AnrioquiA , petite ville , siège d’un évèché et jusqu’en 1825 chef-lieu de cette province. SANTA- Rosa DE Osos, remarquable par sa situation élevée et par ses riches /avages d'or. Rio-Necro, laplus importante de la province .sous tous les rapports après Medeliin. Mais avant de quitter la province d’Antioquia nous devons signaler la mauière singulière d’y voyager.Hérisséeetenvironnée de tous côtés de montagnes difficiles à franchir, les personnes aisées ont l'habitude de se faire porter par des hommes , qui ont une chaise liée sur le dos ; c'est ce que les habitans disent «//er à dos

Page 1