‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 459 sur 628 · REPUBLIQUE DU CHILI · texte numérisé non relu

REPUBLIQUE DU CHILI

lui donnent que 30,000 habitans; M. Helm , savant minéralogiste allemand, qui y a séjourné plusieurs années, assure qu'elle contient 100,000 âmes. Nous ajouterons que vers le commencement du xvu* siècle, à l’époque de sa grande splendeur, on estimait à 160,000 âmes sa population , et qu'un recensement fait dans l’année 1826 a réduit, selon M. Pentlaud , à 9000 le nombre de ses habitans.

Liwez, chef-lieu de la province du même nom.

Porco, pelite ville autrefois importante par ses mines d'argent. Couua, naguère encore misérable village , situé au milieu du désert d’Acatama est devenue une petite ville assez jolie et florissante, Elle le doit à la franchise de son port, proclamée par le gouvernement, qui a changé son nom en celui dePusnaroneLaman. Des routes ont été ouvertes, pour faciliter ses relations commerciales avec l'intérieur dont elle est devenue l’entrepôt. Malheureusement tous les encouragemens prodigués à ce por't unique de La Bolivia, n'ont pu suppléer au besoin d'eau douce dont il manque presque totalement, ce qui bornera son accroissement et sa population, à moins que le gouvernement ne veuille ouvrir à ses frais plusieurs puits artésiens ; leur parfaite réussite en d’autres localités, condamnées par la nature à une complète stérilité et changées par la suite en terrains fertiles, remédiera sans doute, en partie sinon en totalité, à ce grave inconvénient. Dans le DEPARTEMENT DE COCHABAMBA :

CocHABaAMBA, assez grande ville, environnée de campagnes fertiles et assez bien cultivées; on porte à 30,000 le nombre de ses habitans. M1zquE,

nn petite ville, dans un pays fertile quoique malsain. Dans le DEPARTEMENT DE SANTA-CRUZ :

SANTA-CRUZ DE LA SIERRA, petite ville épiscopale mal bâtie, au milieu d'une plaine immense; On estime à 9000 âmes sa population. C'est dans la vaste province des Chiquilos , que M. d'Orbigny a parcourue, que ce savant trouva « sinon dans toute sa splendeur passée du moins encore intact dans ses formes et avec ses caractères primitifs le gouvernement qu'y avaient élabli les jésuites , gouvernement encore inconnu et bien mal apprécié, malgré tous les écrits dont il a été l’objet, et qui sut, par une patience dont il serait difficile de se faire une idée, réunir et rallier en 10 villages, sous les mêmes lois et sous l'empire d'un idiome identique, 17 nalions bien distinctes, parlant chacune une langue différente. » Au milieu de ces vastes forêts et sur les bords d’une grande rivière inconnue aux géographes avant le voyage de M. d'Orbi- 8ny, vit la nation des Guarayos , qui selon ce voyageur, réalise, en Amérique, par une hospitalité franche et loyale et par les mœurs simples des temps primitifs, le rêve poétique de l'âge d'or. Dans l'immense province des Moxos, si différente de celle des Chiquitos par ses terrains extrêmement plats et en partieinondés par un dédale de rivières , vivent, dit M. d’Orbigny , divisés en dix nations distinctes, et parlant des langages divers, des peuples {ous navi- &gateurs , qui connaissent parfaitement les moine dres détours de leurs canaux naturels journellement parcourus par eux sur de longues pirogues formées d'un seul tronc d'arbre.

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre 72° et 77°, en y comprenant l’archipel de Chiloé. Latitude australe, entre 25° et 44°.

cowrins. Au 0rd, la république de Bolivia. À l’esé, les Etats-Unis du Rio de la Plata et la Patagonie. Au sud, la Patagonie et l’archipel de Chonos, qui en fait partie. A l’ouest, le Grand-Océan.

FLEUVES, La position des Andes, qui laissent peu d’espace entre elles et la côte, rend extrémement borné le cours de tous les nombreux fleuves qui arrosent le territoire de cette république. Tous ss courans se rendent dans le Grand-

‘Océan. Le tableau suivant offre le cours

des principaux en allant du nord au sud.

Le Sazano, que nous ne mentionnons que parce qu’il forme le confin entre cet état et la république de Bolivia.

Le Cortaro, le Huasco et le CoquimBo. qui baignent les villes de lcur nom.

Le Limar:, le Quiuora dit aussi Aconcacua et le Mayro, qui arrosent la partie centrale du Chili; le Maypo est remarquable par sa grande rapidité et parce qu'il reçoit le Mapocho, qui passe par Santiago ; le Quizora, parce qu'on traverse son bassin pour aller de Mendoza à Santiago.

Le Mauze et le Biosio qu’on peut regarder comme les principaux fleuves de cet état , étant navigables pendant environ la moitié de leur cours. Nous rappellerons que le MauLE a été pendant quelque temps la limite méridionale du grand empire des Incas, et qu'à son embouchure s'élèveun immense rocher, dont la forme extraordinaire l’a fait nommer l'église. Le Bionio sépare le Chili proprement dit de l’Araucanie, qui est encore indépendante.

Le CHiLcan, qui arrose la partie du Chili comprise entre le Maule et le Biobio. Il prend sa source au pied de l'immense volcan de son nom, et passe près de la ville de Chillan.

Le CauLen, le Touren et le Vazoivia traversent l’Araucanie ; le premier est remarquable par sa grande profondeur; le dernier arrose la fraction de ce pays qui forme la province de Valdivia; le CazLa-CaLLA mèle ses eaux avec le Valdivia.

DIVISION et TOPOGRAPHIS, [a repuiblique du Chili correspond à l’ancienne capitainerie générale de ce nom. Après plusieurs changemens dans ses divisions administratives produits par l’ambition de quelques chefs et par les chances de la guerre de l'indépendance, cet état, depuis 1826, est partagé en huit provinces subdivisées en districts. Le territoire de la république n’est pas continu, mais il est interrompu par la partie de l’Araucanie , qui est occupée par les

Nous Des Provixces.

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