REPUBLIQUE DE HAITI
la république de Haïli, régie par Pétion, jusqu’en 1818 , et par Boyer depuis cette époque ; le petit éaé fondé par Goman dans les montagnes de Jérémie; celui des Cages , fondé et gouverné, jusqu’en 1811 , par le général Rigaud , et conu\ nué pendant quelques mois encore par Borgella ; enfin la partie Espagnole , qui, cédée en 1794 à la France, et rendue en 1814 à l'Espagne , resta toujours sous le gouvernement de celle dernière puissance jusqu’au 1°* décembre 1821. Après la chute de Henri, le royaume de Haiti se réunit spontanément à l5
Nos Des DÉPARTEMENS.
OuEsT. . ..
.. Port-au-Prince (Port-Républicain, Port-aux-Crimes) ;
république Haïtienne, et, en 1822, toute lle se trouva former, sous le régime du sage et habile Boyer, la république d'Haïti, dont l'indépendance a été reconnue par la France et par les autres grandes puissances.
Tout le territoire de la république est divisé en 6 départemens; sous le rapport militaire, en 26 arrondissemens ; et sons le rapport financier, en 8 arrondissemens.
Le tableau ci-desso.:s offre les 6 départemens, leurs chefs-lieux et leurs viiles et lieux les plus remarquables.
Cuers-LiEux, VILLES ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.
la Croix des Bouquets:
l'arcahaie; le Mirebalais; les Grands-Bois; Leogane: \e G -G ; Pelit-Goave; Jacmel; l'ile Gonave. $ Leogane: le Grand-Goave; le
Les Cayes; Sl.-Louis; Aquin; Miragoane; V'Anse d’Hainault; Cavaillon:
Tiburon; Jérémie.
AnTIBONITE. . . Les Gonaïves, St-Marc; Ennery; le Gros-Morne; Terre-Neuve: la Pelite-
Rivière; les lerrelles.
Cap Haïlien, (nommé d'abord Guarico, et ensuite Cabo-Santo: Cap- : Cap-Henri; So ARPARNE la Ferrière (ciladeile Henri); Millot! Rans uen s
Dondon:; la Peli
te-Anse; le Trou: Fort-Liberté (autrefois Fort-Dauphin); le
Limbèé; le Borgne:; le Port-de-Paix;: Jean-Rabel; le Mole St-Ni Nicolas , Mole); Plaisance; la Marmelade; \a Éhande vibre des Non ile
Tort
ue.
Nono-Esr. . . . St-Yague (Santiago de los Cavalleros); Port-Plate; Monle-Christi: Ban'ca;:
Suo-Esr. . .
Allamira; \a Vega: les ruines de la Concepcion de la Vega; C .. Santo-Domin go (St-Domingue); St-Christop he (San-Cristoal LEA Higuey;
Samana; Savana la no Bany; Azua; St-Jean: Neyba; Lamate (Lamoatte) :
les îles Saona, Beala, À
PorT-Au-PRINCE, fhef-lieu du département de l’Ouest et capitale de toute la république, bâtie au fond du golfe de La Gonave, aveu un port sûr et commode et une belle rade, mais dans un climat malsain. Cetté ville a des rues bien alignées, mais pas encore pavées. À dire vrai, aucun de ses bâtimens publics n’est remarquable sous le rapport de l’architecture; le seul palais du président, qui est l’ancien hôtel du gouverneur français, se distingue par ses dimensions et par l'élégance de ses appartemens. Nous citerons encore le sénat et le lycée.
L'arsenal a été brûlé en 1827; une assez belle conduile d’eau alimente la ville. La Place d'Armes, qui est devant le palais, est ornée d’un petit monument élevé à la mémoire de Pétion.
Port-au-Prince possède actuellement les principaux moyens d'instruction de toute la république ; nous nommerons le Zycée, et l’école de médecine annexée à l’hdpital; on nous assure que les ecoles militaire et de dessin , ainsi que la btbliothèque nationale, mentionnées dans
-Vela.
plusieurs ouvrages récens comme existantes, ne sont encore qu’en projets ; mais les écoles lancastériennes sont assez multipliées. Il y a aussi deux imprimeries, où l’ou publiait , en 1826, trois journaux ; l'un d'eux, le Télegraphe, qui continue à paraître, est regardé comme la gazette officielle. Portau-Prince est aussi la plus florissante ville de toute l’ile, avantage qu’elle doit à son commerce, supérieur à celui de toutes les autres places, et à la résidence des premières autorités de la république.
Sa population , qui a beaucoup augmenté dans ces dernières années, s’élève peutêtre à 15,000 âmes.
Voici les autres villes et lieux les plus remarquables :
Dans le DÉPARTEMENT DE L'OUEST , outre Pont-au-PriNce, que nous venons de déerire, nous nommerons : LEOUANE , petite ville assez importante , avec un port, et remarquable par le rôle qu’elle joua dans l'histoire de l'Amérique ; à l'époque de la découverte c'était la place principale du royaume de Xaragua, régi par le caciaue Behechio ; elle se distingua aussi dans les
fastes sanglans de la guerre de l'indépendance.
Le Petir-Goave, important par son port; dans ses environs, sur la route du Grand-Goave, s'élève le Tapinn de Pelit-Goave, montagne célèbre dans les annales de l'astronomie, par la tuesure du pendule faite en 1735 par les académiciens français, qui estimérent à 365 toises son élévation au-dessus de la mer. JACMEL, par son port et par son commerce; c’est le siège d’un tribunal civil. C'est aussi à ce département qu'appartient le prétendu arrondissement ou la commune des Granps-Bois, qui figure dans le recencement de 1824 publié par les journaux; ses habitans qui, selon M. Mackenzie, vivent dans l'état de nature et sans entretenir aucune relation avec les autres insulaires, occupent les montagnes qui s'étendent depuis les environs du Mirebalais jusqu'à la côte à l’est de Jacmel. Ce sont les descendans des Nègres marons échappés des anciens établissemens français ; ils n’ont jamais reconnu et ne reconnaissent l'autorité de personne. On les nomme, dit ce voyageur, les V'ien-Viennent, à cause du cri qu’ils poussent, lorsqu'ils se retirent dans l’intérieur de leurs forets à l'approche des étrangers, D'après un observateur intelligent, qui a long-temps résidé dans cette ile, et qui a braucoup contribué aux découvertes de l'Afrique et à nous faire mieux connaître quelques parties ‘de la Colombie, cette peuplade connue sous le nom de #ien-Vien, serait beaucoup moins sauvage que nous la représente l'observateur anglais. L'ile GONAvE, la plus grande de celles qui avoisinent Haïti et en dépendent, est sans habitans permanens,
Dans le DÉPARTEMENT DU SUD : Les Caves, chef-lieu du déps:tement, assez jolie ville, qu'on peut regarder actuellement comme la seconde place commerçante de !a république, à cause de l'activité qu’a prise son commerce ; c'est le siège d'un tribunal civil; le gouvernersent y a établi une imprimerie et une espèce de gymnase, où cent élèves sont instruits à ses frais. Les Cayes ont été la capitale de l’état éphémère fondé par le zénéral Rigaud. Le terrible ouragan du 12 août 181 l'a détruite entièrement. Sainr-Louis, très petite ville, très déchue , mais excrvre importante par la beauté de son port et par cell: de sa situalion. JÉRÉMIE , petite ville importante par la fertilité de son territoire, par son coinmerce et par son tribunal civil ; c’est dans les montagnes de son territoire que Goman avait essayé de se fonder un état.
Dans le DÉPARTEMENT DE £'ARTIBONITE :
Les Gonaïves, petite ville, chef-livu du département, avec un tribunal civil, un port et des bains,
Dans le DÉPARTEMENT DU NORD : Cap-Hai- TIEN, chef-lieu du désartement, autrefois capitale du royaume de Haïti; avant la révolution ele partageait avec Port-au-P 'ince, l'honneur d'être en temps de guerre la résidence du gouverueur général de la partie française de Saint-Somiague. Bâle au pied de la montagne nommée Le Morne du Cap et en face d’une vaste plaine, avec un beau port, cette ville, malgré les désastres qu'elle a éprouvés depuis la fin du dernier siècle, est encore la mieux bâtie et la plus belle
de l'ile, et n’est inférieure pour la population et le commerce qu'à Port-au-Prince. Ses rues sont larges el pavées, ses maisons toutes en pierres : elle a quelques belles places, des marchés, des fontaines; ses fortifications du côté de Ja mer, jadis considérables , lombent en ruines ; sa belle église de Notre-Dame n'est pas en meilleur état ainsi que le théâtre, le palais du gouverneur et deux vastes couvens. Ses bàtimens les mieux conservés sont l'arsenal et le palais de Christuphe; celui-ci est destiné à loger le président lorsqu'il se rend daus cette ville, Cap-Haïtien est le siège d’un tribunal civil, d’un tribunal de commerce et le chef-lieu de l'arrondissement militaire et de l'arrondissement financier de son nom. Sa population, qui a beaucoup diminué depuis ces dernières années, cst encore cstimée à près de 10,000 âmes.
Dans ses environs on trouve : Millot, petit village, près duquel on voit les restes de Sans- Souci, assez belle maison de plaisance bâtie par Christophe , et où il passait ne grande partie de l’année. Ses vastes appartemens, qui étaient garnis avec une grande richesse , ont été dévastés après la chute de ce tyran. M. Mackenzie y vit encore la chambre à coucher où il mit fin à sa vie par deux coups de pistolets. La chapelle est la seule partie de ce bâtiment que la fureur populaire ait épargnée. A trois lieues de Millot on voit Za Ferrière, autretoislaCitadelle Henri, forteresse bâtie par Christophe sur le sommet d’une mo6rtagne haute d'environ 2500 pieds, afin de s’y réfugier en cas d'irsurrection et d'y renfermer ses trésors. Sa construction , qui a duré plusieurs années, a coûté des sommes énormes, à cause des difficultés qu'offrait le transport des matériaux et de la grosse artillerie. On ne peui y arriver que par un sentier étroit et en partie taillé dans le roc. Ses murailles sont d'une épaisseur extraordinaire et elles sont garnies de 365 pièces de canon. Elle est très ahondamment pourvue d’eau et on la dit toujours approvisionnée pour trois ans. M. Mackenzie croit très probable qu'an moment où le tounerre fit sauter une partie de ses forlificalions et dispersa une portion des piastres qu'Henri y avait déposées, la totalité de l'argent comptantque ce despote y avait accumulé s'élevait à 30,000,000 de piastres, ou à plus de 150,000,000 de francs dont, après sa mort, 6 millions seulement passèrent dans le trésor de l'état. Mais nous ferons observer qu’un juge très compétent soutient que ce trésor ne s’est jamr's élevé au-delà de 40 millions de francs, dont environ la moitié passa dans les caisses de la république. Dondon, misérable village, qui joua un grand rôle pendant la première période de la guerre de l'indépendance de Haïti; on pourrait nommer le territoire mentueux qui l’environne la Vendée Haitienne , à cause de la longue résistance que les Nègres royalistes y opposèrent aux insurgés.
Nousnommerons encore : FoRT-LiBERTÉ , petite ville ruinée avec un beau port ; LE PorT DE-Paix, petite ville commerçante , avec un port; LE Morr SaunT-Nicozas , petite ville ruinée par Christophe, qui en rasa les fortifications; ses remparts élevés à grands frais par les Français et considéra.
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biement augmentés par les Anglais durant leur occupation, en avaient fait, dit M. Mackenzie, une des plus fortes places maritimes du monde ; sun port , sa position etses fortifications qui pourraient facilement ètre rélablies, lui donnent encore une grande importance militaire.
L'ile Tontue, renommée pour avoir élé le repaire des trop célèbres flibustiers et le premier établissement des Françuis à Saint-Domingue.
Dans le DEPARTEMENT DU NORD-EST : Sainr- YaGur, chef-lieu du département, siège d’un tribunal civil, mais très déchue depuis les dégâts qu'elle a soufferts lors de la retraite de Christophe sous les ordres de Dessalines en 1806. C'est une des plus ancienues villes de l'Amérique, ajant été bâtie en 1504; eiie es. aussi renommée comme un des lieux les plus salubres de l’Amérique, prérogetive justifiée par le mouvement de sa population, qui offre une mortalité extrêmement petite comparée au nombre de naissances respeclives. Port-PLarTe , petite ville très déchue, mais encore importante par son port el par la grande exportation d'acajou et d’autres produits qu'on y fait. AuramiRA , misérable hameau, remarquable par la magnifique vue dont on y jouit. Monre- CBRisTi , ville entièrement déchue, par la retraite du Yaque qui y avait autrefois son embouchure. La VEGA, pelile ville que nous nommons pour mentionner les ruines de la Concepcion.e da Vega situées dans les forêts deson territoire; cette dernière a été la plus florissante ville de St-Domingue jusqu'en 1564, époque où un tremblement de terre l’a tellement ruinée que ses habitans prirent le parti de l’abandonner; elle possédait un hôtel des monnaies, où l'on frappait des pièces avec l'or retiré des mines et des lavages de cette Île. Coruy, très petite ville, très ancienne, qui n’a jamais été importante malgré le voisinage des riches mines d’or qu'on y a exploitées jusqu'en 1747 ; il y en a aussi de cuivre aurifère et de fer. Les fameuses mMonTAGNEs du CiB4o appartiennent à ce département; M. Mackenzie croit pouvoir affirmer qu’elies recélent beaucoup d'or, et qu’elles pourraient fournir au moins de riches lavages de ce métal; il ajoute à ce propos que la monnaie de la Concepcion de la Vegafrappa 240,000 couronnes (crowns) dans une seule année avec l'or provenant de scs mines.
Dans le DEPARTEMENT DU SUD-EST : Sr-Do- MiNGUE , jadis capitale de toute la partie espa-
gnole, assez grande ville, située non loin de l'embouchure de l'Ozama, qui y forme un beau port défendu par plusieurs ouvrages. On la regarde communément comme la première ville bâlie par les Espagnols dans le Nouveau- Monde; mais M. Mollien nous fait observer que c'est à la Nueva-Isabella, bâtie en 1494 sur la côte septentrionale de l'ile, que cette qualification doit appartenir. Détruite presque entièrement en 1602 par un ouragan, St-Domingue fut rebâtie sur le bord occidental de l’'Ozama. Percée de rues larges et bien alignées, elle a des maisons construites dans le genre de celles de Cadix et &énéralement solides et bien proportionnées, ct quelques édifices remarquables. Nous nommerons surtout la cathédrale, beau batiment g0thique d'une grande solidité; on vante la hardiesse de.sa coupole; l'arsenal, qui est un des plus grands de l'Amérique : une partie a été changée en casernes; le palais où résidait le gouverneur espagnol ; celui du cabildo ou de la municipalité ; le ci-devant collège des jésuites, transformé en magasin militaire : la coupole et le maitre-autel de son église sont remarquables. Le xvi‘ siècle a été l'époque brillante de St-Domingue; depuis lors cette ville a toujours vu décroitre son commerce et avec lui ses richesses et sa population, qu'on n'estime plus qu'à environ 10,600 habitans. Elle est encore le siège d’un archevèché, d’un ‘ribunal civil, d’un tribunal de commerce et est le chef-lieu de l'arrondissement militaire et financier de son nom. Quelques établissemens littéraires peu considérables remplacent son ancienne université ; le gcuvernement y possède une imprimerie; la gazette qu'on y publiait a cessé de paraitre.
Nous nommerons encore: ST-CaRisToPxE, dans les environs de St-Domirgue, pour ses plantations et les fortifications que le général Borgella y a élevées. Hicuex, très petite ville, renommée dans toute l'ile par son célèbre sanctuaire de Notre-Dame , visité annuellement par un grand nombre de dévot-; c’est la Lorelle de Haïli.
Samana, très petite, située sur la grande baie, à laquelle elle donne le nom; quoique on la représente à tort comme une place commerçante, nous ne la regarderons avec M. Mollien que comme le bagne d’Haïti. L'ile Saone, habitée temporairement par des pêcheurs.
ATÉRLQUE-LNDIQËNE LUDÉPENDANTE,
Nous comprenons sous cette dénomination un grand nombre de petits états formés par les nations ami, ‘“usique vivant éparses sur les vastes solitudes que les puissances européennes el les nouveaux états de l'Amérique regardent
comme des parties intégrantes de leurs territoires respectifs, n’en conservent pas moins leur indépendance. La géographie physique des pays occupés par ces nations a déjà été donnée dans la description des états dont elles sont censées faire partie,
carrés la sUHANIQER des terres où sont disséminées le
pendantes, et à porter tout au plus à 1,300,000 âmes leur population coliective. Pour éviter des répétitions inutiles, nous renvoyons aux pages 954—965, où l’on a classé, d’après les langues, toutes ces petites nations, dont quelques-unes se trouvent partagées entre plusieurs états. Le signe ** qui précède le nom de certains peuples siguale ceux qui, étant indépendans, appartiennent à cette section.
Comme l’extrémité de l’Amérique-du- Sud , que les géographes s’accordent depuis quelque temps à nommer Patagonie, u’a encore été occupée ‘par aucune puissance, et que les prétentions des Espagnols sur ces vastes solitudes sont loin d’être reconnues par les puissances européennes , nous croyons qu'il est plus convenable de donner ici, plutôt que partout ailleurs, la description de cette partie du Nouveau-Monde. Nous y rattachons les îles les moins éloignées qui en dépendent géographiquement.
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale , entre le 65° etle 78°. Latitude australe, entre le 36° et 56°, en y comprenant l'archipel de Magellan , à cause de sa grande éicadueet de sa grande proximité,
coxr:xs,. Au n0rd , la confédération du Rio de la Plata. A l’est, l’Océan-Atlanque. Au sud, l'Océan-Austral. À l’ouest, le Grand-Océan , la république du Chili et l’Araucanie proprement dite, à l’ouest de la grande cordillière des Andes. È
rLeuves. Il n’y a que les fleuves qui se rendent dans l’Océan-Atlantique qui, par la longueur de leur cours, méritent d'être mentionnés.
Le Rio-Necno, qui sépare la Patagonie du territoire de Buéños-Ayres. À la page 1069 nous avon£ déjà dit tout ce que la géographie offre de moins vague sur ce fleuve qui est le courant principal de ces vastes solitudes.
Le Rio-Camanoxes (Fleuve des Homards). Après avoir traversé la partie méridionale de la Patagonie que les géographes espagnols nomment Comarca-Desierta (province déserte), ce fleuve se rend à l'Atlantique dans la baie à laquelle il donne son nom.
Le Rio-GaLLrGo ; son cours est beaucoup plus borné que celui des précédens , mais il ést remarquable par ia rapidité et le volume de seseaux, et parce qu'il est le plus méridional de tous les fleuves principaux qui arrosent la partie contiuentale du Nouveau-Monde. Nous ajouterons que d'après l'exploration que les Anglais ont faite il y a quelques années, la marée y monte jusqu’à 46 piedsanglais, élévation que nous signalons comme la plus grande que l’on ail encore observée à de si hautes latitudes australes.
DIVISIONS et TOPOGRAPHIS, Ces vastes soliludes dont le sol, généralement parlant, est aride , manquant de bois et d’eau douce, mais auquel la haute taille observée parmi quelques-unes des tribus qui le parcourent à donné depuis trois siècles nne grande célébrité, sont la patrie des Patagons, des Chunchi, des Puelches et d’autres peuples indigènes décrits dans larticle £Ethnographie aux pages 964 à 956. Les détails que nous en avons donnés sont les seuls que comporte le cadre d’un Abrégé. Nos lecteurs ont déjà vu dans l’article des Zles, aux pages 931 et 933, ce que les terres qui dépendent de la Patagonie offrent de plus remarquabie. Ils trouveront d’autres détails sur les nations indigènes indépendantes dans la description des différeus états de cette partie du monde. Mais nous devons dire un mot sur le pays des Arguèles où veszire #1 eur quelques emplacemens très remarquables, afin de détruire des erreurs récemment reproduites par des noms imposans, et pour signaler au lecteur des poñnis très impérans sous plus d’un rapport, mais que es géographes négligent entièrement et que l’on cherche en vain sur les cartes gansa es, surchargées cependant d’une oule de noms inutiles ou d’une beaucoup moindre importance.
Falkner , dans sa description de la Patagonie, a déjà relégué avec raison parmi les fables l’existence de la prétendue COLONIE DES ARGUËLES Ou Césares, dont le père Feuillée a donné une description remplie de détails imaginaires. Selon les uns cette colonie aurait dû sa naissance aux équipages des quatre vaisseaux espagnols naufragés en 1540 dans le détroi! de Magellan, et qui se seraient établis dans l’intérieur du continent entre te 43° et le 44° parallèles ; selon d’autres elle se serait forirée des descendans des Araucans, qui après avoir détruit en 1699 la ville d'Osorno dans le Chili et en avoir emmené les femmes, se seraient retirés dans ce même emplacement.
Le Pugnro-Deseano (Port-Désiré) au sud du cap Blanco, découvert par Magellan en 1520 et visilé
mens
ôsnes q
ucoup plus Lést remarseseaux, et de tous les artie contiuterons que s ont faite il te jusqu’à 46 nalous comencore obrales.
Ces vastes ment parje bois et aute taille des tribus epuis trois sont la panchi, des indigènes nographie létails que s seuls que é. Nos lece des Iles, e les terres e offrent de ont d’autres ènes indén des difféonde. Mais le pays des 1” quelques bles, afin de nent reproe, et pour très imt, mais que ièrement et r les cartes ndant d’une ne beaucoup
a Patagonie, a s fables l’exis- Ss ARGUËÈLES OÙ onné une deshires. Selon les tance aux équiols naufragés , et qui se seontinent entre utres elle se Se- Araucans, qui d'Osorno dans nes, se seraient
nt.
au sud du cap n 1520 et visilé
après lui par plusieurs navigateurs, et depuis lors par un grand nombre ds bâtimens qui fréquentent ces parages pour y faire la pêche. Le Puenro DE SAN-Juuian (Port de St-Julien), meilleur que le précédent et visité également par Magellan et par d'autres navigateurs, et de nos jours à cause de la pèche. Le Ponr-FaAmiNE, sur un enfoncement formé par la péninsule de Brunswick , qui se projette dans le détroit de Magellan, C'estl'emplacement de la Ciuoan REAL De FELIPE ou de Finippout, fondée en 1682 par Sarmiento par ordre de Philippe 11, dans le but d'assurer à l'Espagne la possession du passage de ce fameux détroit; c'était une citadelle de quatre bastions garnie de quelques pièces d'artillerie , et ayant à ce qu'on prétend 400 habitans. C'était sans con-
tredit la forteresse la plus australe de tout de globe; on peut même ajouter qu'aucune fortification permanente n'a jamais élé construite à de si hautes latitudes, Des mesures imprévoyantes ctl'anarchie firent bientôt périr cetétablissement, où Cavendish en 1586 ne trouva plus qu'un seul habitant. L'aspect des environs rend tout-à-fait improbable l'opinion généralement adoptée que cette colonie ait péri par la famine. Cetemplacement a été choisi, il y a quelques années, par le capitaine Kiag pour faire ses observations météorologiques depuis février jusqu'à juillet inclusivement. Sur la côte occidentale nous nommerons le GOLFE DE LA TRINITÉ, remarquable par les petits établissemens que l’amiral Sarmiento y fonda, et qui éprouvérent le mème sort que Filippoli.
ARÉRLQUE DANOLSP
POSITION ASTRONOMIQUE de la partie principale. Longitude occidentale, entre 17° et 78°. Latitude boréale, entre 59° et 76°.
cowrzms de la partie principale, Au nord, la partie encore non explorée du Groënland et l’Océan-Arctique. A l’est, l'Océan - Arctique. Au #ud, ce même Océan et l’Océan-Atlantique. À l’ouest, la Méditerranée-Arctique et la mer de Baffin, qui en est une dépendance. Voyez à la page 922.
1 Antilles-Danoises, dans la mer des Autilles, sont environnées des établissemens Anglaiset Espagnols situés dans cette mer, que nous avons vue être une dépendance de la Méditerranée-Colombienne.
Voyez à la page 993.
rzeuves., La configuration de la partie connue de ces régions boréales ne comporte aucun grand fleuve. Ceux de lIslande sont les plus connus et les plus remarquables. Nous citerons au sud , le HviraaA, qui passe par Skalholt, le Tuionssa et l’Hozmsaa; à l’est, le LAGARAA et ie BRuAA ; au nord, l’OExA4- RAA et le SKALFANDEAA, qui semblent être les plus longs, et l’'OExNADALAA et le KOLBEINSDALSAA, qui paraissent avoir une source commune, et qui, dans la plus grande partie de leur cours connu, forment un delta aussi remarquable par son étendue que par les groupes de montagnes qu’il renferme ; enfin, à l’ouest, !#
HvrraA, nommé aussi BORGARAA, qui longe Borg.
DIVISIONS et TOPOGRAPHIE, [après les importantes découvertes faites dans les mers Boréales par les navigateurs anglais, il parait hors de doute que le Groënland n’est pas une péninsule du Nouveau-Continent, comme on le croit généralement, mais un groupe de deux ou trois grandes tles environnées de plusieurs autres beaucoup moins étendues. Les Danois ne possèdent donc plus rien sur le Continent - Américain.
Toutes leurs possessions, dans cette partie du monde, forment trois groupes distincts qui correspondent aussi à leurs divisions administratives; ce sont : le GROUPE DU GROENLAND, l’ISLAND£ et les ANTILLES- DANOISES ; mais ces trois groupes diffèrent considérablement sous le rapport du mode de leur administration ; car les Antilles sont régies comme des colonies; le Groënland est, pour ainsi dire, gouverné par les missionnaires ; l’Zslande, divisée en trois bailliages, offre l’administration régulière du Danemark proprement dit. Le tableau suivant présente les villes et lieux les plus remarquables de ces trois grandes divisions. Nous y avons ajouté le résultat des découvertes les plus récentes sur ie Groënland-Occidental et sur le Groënland-Oriental.
Conraëes er Divisions ADMINISTRATIVES,
ISLANDE, SONDERAMTEL, .,,.
(bailliage du Sud) VESTERANTEL, , ,.,,.
(bailliage de l'Ouest).
Cuers-Lieux, VILLES ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.
EP Reinevic (Reikiavik);, Bessestad; Skalholt. «+... Stappen; Hraundalur.
Ronan 0G OSTERANTEL , . Madruval; Skagastrand; Holum; Eskeford.
baill. du Nord et de l'Est).
ROUP DU GROENLAND.
luspacronar pu Sun, . . .. Julianeshaab; S{aatenhuk sur une ile; Godthaab; Nye-Herrn-
hut (Nouveau-Herrnhut); Zi Inspzcronat pu Nono. . . . Egedesmin de? Umanak;
iechtenfels. ) Upernavik; l'archipel de Disco
GaognLanD-INDÉPENDANT . . Le Haut. Pays Arctique (Arlic Highland) , sur la côte occidentale ; la Terre de Jameson (lai. 71°), découverte par le capitaine Scoresby fils; Nugarbik (lat, 63° 22”), station où le capitaine Graah a hiverné en 1829-1830 gun continuer sa mémorable exploration de la côte
orientale du
roënland, où déjà le 28 juillet il avait pénétré jusqu'à
une île située à la latitude de 65° 18’.