‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 473 sur 628 · ANTILLES DANOISES · texte numérisé non relu

ANTILLES DANOISES

ILe px Sre-Croix. . .

IL& DE ST-ThoMmas. ..... St-Thomas.

ILE DE ST-JEAN. ...... Il n'y a aucune ville.

L’Amérique-Danoise, ainsi que les extrémités boréales de l’Améri ue-Anglaise et de l’Amérique-Russc, n’oflre, dans son immense étendue, que des contrées affreuses, où nul arbre n’ombrage le sel, où la verdure de quelques mousses et d’un petit nombre de plantes rabougries est la seule végétation dont elle peut se parer , ét où l’homme abruti n’a, dans plusieurs endroits, d’autre abri qu’une caverne, que souvent il est obligé de se creuser au milieu de la neige. Les seules exceptions que l’on doit faire à ce triste tableau sont la lisière maritime de l’Islande dans ses parties les moins pauvres d’habitans, quelques fractions du Groënland- Méridional, et, comme il est presque inutile de le faire remarquer, les Antilles, qui jouissent des avantages que la nature a prodigués aux régions équatoriales. Mais ces contrées polaires, que sans exagération on pourrait nommer l’asile de l’hiver et le séjour privilégié des bourrasques et des frimas, malgré le petit nombre de leurs habitans et l’état abruti où vivent encore quelques tribus indépendantes, n’inspirent pas moins d’intérêt que bien d’autres régions autrement favorisées de la nature. Elles offrent au géographe les contrées constamment habitées les plus boreales de tout le globe et le théâtre des conquètes paisibles et désintéressées de ces pieux missionnaires qui, maigré les rigueurs de ces climats affreux et les privations qu’ils imposent, n’ont pas craint d'apporter à leurs sauvages habitans les lumières et les bienfaits de l'Evangile. C’est sur la côte occidentale du Groënland, dans le Highland-Arctique,

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que vit cette intéressante tribu d’Esquimaux, que nous avons mentionnée à la page 965, et qui vécut pendant tant de générations ignorée de ses voisins et se croyant les seuls habitans de l’Univers.

C’est dans le Groënland-Méridional qu'ont fleuri, dans le moyen âge, les établissemens fondés par les audacieux Scandinaves, établissemens qui, avec ceux de l’islande, doivent être regardés comme les premières colonies fondées par des Européens en Amérique dont l’histoire fasse mention; ils précédèrent de plusieurs siècles ces établissemens immenses qui, à la suite des découvertes de l’immortel Colomb, devaient s'étendre d’un bout à l’autre du Nouveau-Monde. C’est dav:, la Méditerranée-Arctique et ses dépen Canees, qui baignent ces contrées, que ‘on péche ie naswal, dont la corne a été long-temps l’objet d’un respect superstitieux, à cause du prétendu 'eméde universel qu'on en retirait. Un grand nombre de navires viennent tous les ans y pécher les phoques et ces prodigieux colosses qui peuplent les abimes , et qui sont si utiles pour ne pas dire indispensables à l’existence des habitans de ces contrées , auxquels leurs dépouilles fournissent non-seulement la nourriture, le vêtement, des ustensiles et des meubles, mais encore la lumière, le feu, la couverture de leurs tentes et les matériaux pour construire leurs pirogues et leurs cabanes. Ces solitudes glacées offrent au physicien la température moyenne la plus basse que l’on ail encore observée sur tout le globe, et ces prodigieux amas de rochers entremélés d'immenses blocs de

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DANOISE. 1091 Cornelius Nepos, qui, jetés par la tempête sur les côtes des Gaules, furent présentés à Quintus Metellns Celer, proconsul de cette province, et sont sans doute les premiers Américains mentionnés par l’histoire, dont le pied ait touché le sol européen.

Après avoir signalé tout ce que la nature offre de plus remarquable dans ces contrées polaires, nous serons très court dans la description des lieux où vivent ses habitans. Îls n’offrent aucun de ces monumens que nous avons eus à décrire jusqu’à présent, et leurs souvenirs sont trop peu intéressans pour être admis dans le cadre d’un Abrégé de géographie. Voici les villes et les lieux les plus remarquables, d’après l’ordre adopté dans le ta-bleau des divisions administratives :

Dans l'ISLANDE nous nommerons d'abord :

REIKEVIG, parce qu’elle est regardée comme la capitale de toute l'ile, étant le siège du grandbailli, du tribuual suprème de l'Islande et de l'évèque; on estime sa population à 6500 ou 600 âmes. Malgré ce petit nombre d'habitans, Reikevig possède un /ycée, une ccole d’enseignement mutuel, une bibliotheque de 5000 volumes, une (ypographie où l'on imprime deux Journaux, une sociélé savante, qui est une section de la société royale des antiquaires. à Copenhague, une autre société, qui est une section de {a sociélé royale de la littérature: islandaise à Copenhague, et la société pour lu diffusion des connaissances utiles ; ces institutions et la passion pour l’histoire nationale, la poésie et l'instruction solide qu’on observe encore parmi les habitans de cette ile, rappellent les temps où , régie par ses magistrats, elle présentait dans le moyen age, à l'extrémité du monde connu et au milicu des glaces polaires, un des points du globe où les lettres élaient cultivées avec le plus de succès, et où le génie poétique inspirait à ses habitans ces sagas à l’aide desquels les savans de nos jours ont pu répandre tant de lumière sur l’histoire du Nord.

Nous nommerons ensuite : Lamsuuus , petite bourgade dans la banlieue de Reikevig, remarquable par l'observaloire qu'on y a établi; Bes- SESTAD, par s0n importance relativement à ces contrées si peu peuplées; Skaznozr, autrefois siège d’un évèché: à quelque distance on admire les deux plus célèbres sources ascendantes de l'1slande, le Geryser et le Strok, un despheuomeues les plus remarquables de la géographie physique; enfin Hozuu, jadis siège d’un évêché. lei nous r'appellerons que , dès l’année 1590, cette petite ville posséda une {ypograplhie, qui est par conséquent la première que l’on ait établie dans le Nouveau-Monde ; sa fondation est même anté. rieure à celle des imprimeries de toutes les grandes villes de l'Europe-Orientale, à un très pelit uoumbre d'exceptions près.

Dans le GROENLAND nous ne nommerons que JULIANESHAAB, parce que, malgré sa pelitesse, c'est le plus important de tous les élablissemeus dans ces régions arctiques; GonthAas, parce que c'est le plus ancien; Nouveau-HEnaNAUT, à cause de la mission des frères Moraves, à laquelle il doit sa naissance; Ursnnavis, parce que c'est l'établissement permanent le plus septentrional ; et l'anceirez D6 Disco, si important par la riche péche qu'on fait dans les parages des iles dont il se compose, parmi lesquelles on doit citer celle de Disco, à cause de son étendue. Nous avons déjà rappelé à l'attention du lecteur les Esquimaux, habitans du HiGHLAND-ARCTIQUE sur la côte occidentale du Groënland Indépendant. Mais nous ne pouvons pas entièrement passer sous silence l'exploration de la côte orientale entreprise par le capitaine Graah par ordre de Frédéric VI, dont le règne tiendra dans l'histoire sun principal lustre des sciences que ce sage et verlueux monarque encourage de sa puissante et généreuse protection. Le 20 mars 1829 ce marin aussi habile qu'intrépide partit de Nenortalik, situé à l'extrémité du Groënland-Méridional, et le 28 juillet il avait déjà pénétré jusqu'à une ile située à 65° 18’ de latitude, ce qui est beaucoup plus au-delà du point atteint par tous ses prédécesseurs, qui sous les règnes de Frédéric 11, de Chrétien IV, de Frédéric 111 et V et de Chrétien VII, avaient fait des voyages le long de la côte orientale pour retrouver les restes de l'ancieune colonie fondée par les Scandinaves.

Obligé de revenir sur ses pas par la saison avancée el par le manque de vivres, il établitson quartier d'hiver à Nucanix, d'où il envoya en Europe les détails de son exploration. L'illustre héritier du trône de Danemark, le prince Christian Frédéric, en fit part à la Société de Géographie de Paris. C'est de Nugarbik que M. Graal se proposait de partir de nouveau à la bonne saison pour achever, s'il était possible, la reconnaissance de cette côte, restée jusqu'alors inaccessible à tous les marins. uMais le but principal de l'expédition avait déjà été atteint par la première campagne; car ayant dépassé la latitude attribuée à l'ANCIENNE COLONIE ISLANDAISE, Sans en avoir trouvé la moindre trace, sans en avoir rencontré méme la plus insignifiante ruine, même dans des places, qui nécessairement auraient dû être habitées, si jamais le pays eût été occupé par un peuple domicilié, et, sans avoir découvert chez les indigènes, ni traditions, ni traces de la religion, de la langue ou des mœurs des aiciens chrétiens, il paraît évident, dit le capitaine Graah, que l'ancienne colonie n’a pas été à l'est de Statenhuh, mais dans la partie sud-ouest du Groénland actuel, celle où se trouve aujourd'hui l'établissement de Julianeshaab, opinion énoncee

il y a déjà plus de quarante ans par M. Eggers daus un dp » couronné par l'académie royale des sciences de Copenhague et adoptée par Maite- Brua et par d’autres savans célèbres.» Nous devons cependant faire observer que les ruines découvertes depuis sur la TEnRF DE JAMésON par le capitaine Scoresby fils, la belle végétation ubservée par ce marin, et que M. Graah lui-mème a trouvée supérieure dans les environs d'Ekolumiut (lat. 63° 30”) à la végétation la plus forte de la côte occidentale, et surtout la configuration des hommes si différens des peuples Esquimaux que le voyageur danois rencontra durant son exploration, en mème temps qu'ils s'approchent beaucoup des Scandinaves par leur haute taille, par la forme de la tête, par le teint et par l'ensemble des traits ; toutes ces circonstances nous paraissent laisser encore indécis cet important problème géographique. C'est peut-être derrière les nombreuses banquises qui longent la côte orientale du Groënland qu'exisle encore notre infortuné ami, le commandant de la Lilloise.l.a marine française cttous les savans qui s'occupent des sciences naturelles et de géographie prennent le plus vif intérêt au sort de M. Judes de Blosseville qui , dès le début de sa carrière s’est distingué si avantageusement par d'importans travaux et par de savantes recherches faites pendant deux circumnavigations du globe et par les premiers succès qu'il avait obtenus sur ces mêmes côtes d'un abord si diflicile et d'ou l'on craint qu'il nc puisse plus revenir. Deux expéditions infructueuses ont déjà été entreprises pour counaitre le sort de {a Lilloise; sur la pruposition d’un illustre astronome , de M, Aragu, ami et protecteur du jeune marin, la Chambre des Députés a voté de hautes primes proportionnelles applicables au navire qui ramenera toutou partie de l'équipage de {a Lilloise, ou fera connaître le sort de cet équipage.

Dans les ANTILLES on doit citer : Cunisrianstep, chef-lieu de l'ile de Ste-Croix et résidence du gouverneur général des Antilles-Danoises, petite-ville, bien bâtie, avec quelques édifices assez beaux et ornés de portiques, un port bien fortifié et environ 6000 habitans. Elle est importante par son commerce; malgré sa pelite population , c'est la ville la plus peuplée de toute l’'Amérique-Danoisc.

SainT-THomas, chef-lieu de l'ile de ce nom, petite vie bien bâtie, avec un por franc ; on peut la regarder comme une des principales piaces commerçantes des Antilles, surtout pour le commerce de contrebande des marchandises d'Europe et des Etats-Unis, dont elle est un des grands dépôts. Plusieurs juifs s’y sont établis et y ont une synagoguc. On porte à 300u àmes sa population.

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POSITION ASTRONOMIQUE, Les établissemens anglais en Amérique s'étendant, quoique avec d'immenses interruptions, d'un bout à l’autre de cette partie du monde , nous n’indiquerons que la longitude et la latitude de la partie la plus étendue de l’Amérique-Anglaise, de celle qu’on peut considérer comme formant une masse de pays continus, malgré les bras de mer considérables qui en séparent les iles regardées par les Anglais et les géographes comme appartenant à cette grande division du Nouveau-Monde. Les positions astronomiques que nous allons indiquer ne se rapportent donc qu’au Canada, au Labrador, à ce que plusieurs géographes modernes appellent Nouvelle- Bretagne, ainsi qu'aux archipels, dans les mers boréales, nouvellement explorés par les navigateurs anglais, et aux vastes contrées qui, vers l’ouest, s’étendent entre les montagnes Missouri-Colombiennes (Rocky Mountains) et le Grand-Océan.

Longitude occidentale dela Nouvelle- Bretagne avec ses dépendances, entre 65° et 142°. Latitude boréale , entre 42° et 78°.

cowrzws de la Nouvelle-Bretagne avec ses dépendances. Au aurd, l’Océan-Arctique. À l’est, la mer de Baffin et le détroit de Davis qui la séparent de l’Amérique-Danoise, ensuite l’Atlantique. Au sud , l’Atlantique et la confédération Anglo-Américaine. À l’ouest, le Grand- Océan et l’Amérique-Russe. Les autres parties de l’Amérique-Anglaise sont trop morcelées pour que notre cadre nous permette d’en indiquer les confins ; la de inspection d’une carte fera beaucoup plus que tous les détails que nous pourrions donner.

rzisuves. Cette partie du Continent- Américain offre un grand nombre de fleuves que la pente du sol fait aboutir à cinq mers différentes. Le tableau suivant présente le cours de ceux qui, plus que les autres, attirent l'attention du géographe par l'étendue des pays qu’ils traversent ; ils sont classés d’après les mers différentes auxquelles ils portent le tribut de leurs eaux.

L'OCEAN-ARCTIQUE reçoit :

Le Macuenzin, qui est le plus grand fleuve de celte mer dans l'hémisphère occidental. 11 commence son cours sur le versant oriental des Mon-

nes Missouri-Colombiennes ( Rocky-Mountains' par la réunion de plusieurs petits bras, parmi lesquels celui de la Paix, nommé aussi Ouxcican ou Unisau, est regardé comme le principal; on l'appelle aussi le Bnas OccinenTAaL par opposition à un autretrès considérable, qui vient du sud, en descendant de la même chaine et que les géographes appellent Bnas Ontenras..Le Mackenzie continue son cours sousle aom de Rivitau D£ LA Paix à travers le pays des Chepewyans, en passant par quelques misérables forts en bois: qui appartenaient à la Compagnie du Nord-Ouest; il entre ensuite dans le grand Lac Araresxow (dit aussi des Montagnes), auquel:aboutit encore la grande Rivière Atapeskow ou del’Elan.

En sortant de ce lac il prend la dénomination de Rivière Du LAG DE L'ESCLAVE, en passant à quelques milles à l’ouest du fort de Chipaway Le Mac-kenzie baigne ensuite le fort Entreprise ettraverse ensuite le grand.Lac og L'EscLave, sur lequel s'élève le fort Providence; c'est en sortant de ce grand lac qu’il reçoit le nom de Mackenzis. Ce fleuve passe ensuite par le fort Espérance, et après: avoir traversé les solitudes que parcourent les. Indiens des Montagnes , les Indiens Querelleurs et les Esquimaux , il entre enfin dans l'Océan-Arctique. En ne tenant pas compte des nombreux affluens qui se rendent dans les grands lacs Atapeskow et de l’Esclave, les principaux affluens du Mackenzie à la droite sont: la Rivière de PElan ou Atapeskow, que quelques géographes regardent à rt comme le bras principal de l’Oungigah ou Rivière de la Paix; c'est jusqu'à présent le plus grand de tous les affluens connus de ce fleuve comme aussi du lac Atapeskow. Vient ensuite le Fleuve de l'Ours, qui décharge le vaste lac du Grand-Ours. Parmi les affluens conaus à la gauche , nous ne nommerons que la Ri vière des Montagnes, qui jusqu'à présent parait être le plus considérable.

Le CoPPERMINE, Ou la RIVIERE DE LA Mine de Cuivas, prend sa source dans les hauteurs qui sillonnent les solitudes parcourues par les Indiens-Cuivre, traverse un grand nombre de lacs, parmi lesquels on distingue ceux de Poinr et de Ren-Rocx, franchit une infinité de rapides et de cascades, et, après avoir baigné le pays des Esquimaux , aboutit à l’enfoncement occidental du golfe de George IV, qui est lui-même un des plus remarquables de l’Océan-Arctique.

La MER D'HUDSON reçoit :

Le Caurçuize où Missinipi, dont on ne connait pas encore bien la source, et dont le cours laisse encore beautoup à desirer. Plusieurs géographes s'accordent à regarder la Riviëne pu Casron

comme la partie supérieure de ce fleuve; il traverse ensuile le LAG Ds LA Crosse el celui de l'Ouns; après être sorti de ce dernier il prend les noms de Missinipr et de Cuuncnizzz; c'est sous cette dernière dénomination qu'au fort Churchil}, il entre dans la mer d'Hudson, Le Missinipi baigue le pays des Knistenaux, reçoit à la gauche les eaux du grand lac des Rennes, qui parait communiquer avec le lae Wollaston ; ce dernier communiquant avec le lac Atapeskow par la riviére Stone, le bassin du Churchill se trouve ainsi communiquer avec le bassin du Mackenzie.

Le Nezson, qui est le plus grand courant de cette mer. Il est formé par la réunion de deux branches : la SASKATCHAWAN-SEPTENTRIONALE et la SASKATCHAWAN-MÉRIDIONALE, qui descendent des Montagnes Missouri-Colombiennes ( Rocky- Mountlains) ; la Branche-Septentrionale passe par le fort Augusta et à quelques milles au sud d'Hudson-house ; la Branche - Méridionalr passe par Chesterfield-house. Après ieur réunion, le Saskatchawan, nommé autrefois Fusuve Bounnon , passe par Cumberland-house , entre dansle grand lac Winnipeg, en sort sous le nom de Nelson , et, après avoir traversé la Nouvelle-Galles, se décharge à Fort-York dans la mer d'Hudson.

Le SEvER»x, selon les meilleures cartes, sort du tac Winnipeg, passe par le fort Canadien, et, après avoir arrosé la Nouvelle-Galles, entre à Severn-house dans la mer d'Hudson. C'est ici qu'il nous parait le plus convenable de placer la description de deux importans affluens du lac Winnipeg : la Rivière-Rouge (Read-River) et le Winnipeg.Toute la partie supérieure du cours de ce dernier offre plutôt une série de lacs que les bords d’un fleuve ; les principaux de ces lacs sont: le Zac Blanc, le lac Vermillon, le Lac de laPluieet lelac des Bois, qui est le plus grand ; tous ces petits bassins sont sur les frontières anglo-américaine et anglaise ; le lac Salé et autres appartiennent en commun au Winnipeg et au fleuve Azpanv, autre tributaire de la mer d'Hudson. La Rivière-Rouge estformée par la réunion de deux branches principales : l'4ssinibonisou Hautle-Rivière-Rouge, grossie à la droite par la Souris , et la Basse-Rivière-Rouge, qui vient duterritoire anglo-américain, où elle est grossie par la Rivière du lac Rouge. Tousles pays arrosés par ces fleuves sont occupés par les Indiens Chipaways, Knistenaux, Assiniboines et autres tribus indépendantes ; on n'y trouve que quelques petits forts qui appartenaient aux compagnies du Nord-Ouest et de la Baie-d’Hudson.

Le GOLFE DE ST-LAURENT, qui est un enfoncement de l'OCEAN-ATLANTIQUE, reçoit :

Le ST-LAURENT, qui est le plus grand fleuve de l’'Amérique-Anglaise, et dont nous avons décrit le cours de la partie supérieure aux pages 926 et 980. À son issue du lac Ontario le Sl-Laurent forme ce qu’on appelle le Lac nes Mie ÎLES; il passe ensuite par Brockvilie, Johnstown, Cornwall, plus bas il s'élargit pour former ce qu'on appelle le Lac ST-FraNcois; poursuivant son cours veys le nord-est il baigne Montreal, forme

ensuite l'élargissement nommé Lac Sr-Piënne, arrose Trois-Rivières, Quebec et d'autres villes beaucoup moins importantes , et par une embouchure qui par ses dimensions ressemble à un bras de mer, ilentre dans le golfe auquel il donne l» nom. $es principaux aMuens à la droite sont : le Richelieu (Sorel ou Chambly), qui offre la singularité d'être beaucoup plus large dans la partie supérieure que dans la partie inférieure de son cours ; il sort du lac Champlain, qui appartient à la confédération Anglo-Américaine , et res ensuite par l'Ile-aux-Noix, St-John et Fort

illiam Henry, autrefois nommé Sorel; la Chaudière, remarquable par sa belle cascade.

Les principaux affluens à la gauche du St-Laurent sont : l'Ofta w a (Outtawa ou Grande-Rivière), le plus grand des afHluens de ce fleuve; il parait naltre dans les environs du lac Abbitibbe, traverse le lac Temiscaming, forme les élargissemens nommés /ac Chat, lac Chaudiére et autres ,et après avoir séparé le Haut- Canada du Bas-Canada, il joint ses eaux à celles du St-Laurent près de l'ile Montreal; le Madawasca, le Mississipi , le Rideau , si important par le canal qui doit le joindre au lac Ontario, et la Pelile-Nation, sont ses principaux affluens ; viennent ensuite la Rivière-Maurice, qui traverse le Zac St-Thomas et baigne Trois-Rivières ; le Monimorency, d'un cours très borné, mais remarquable par sa magnifique cascade; et le Saguenay, le plus grand après l'Ottawa : il est nommé Pikouagamis audessus du lac St- John qu'il traverse; c'est à Tadousac que le Saguenay mêle ses eaux à celles du St-Laurent. La reconnaissance que le gouvernement du Canada a fait faire de cette rivière a enrichi la géographie physique d'un fait encore unique sur le globe; c'est que le lit du Saguenay offre, pendant environ 60 milles anglais, une profondeur qui varie depuis 600 jusqu’à 900 pieds anglais; à son confluent avec le St-Laurent, il est de 600 pieds plus profond que ce dernier, dont le lit a 240 pieds de profondeur, de sorte que la profondeur absolue du Saguenay est en cet endroit de 840 pieds! De hautes montignes, d'environ 2000 pieds anglais d'élévation, bordent la profonde vallée de ce fleuve extraoriinaire, dont la largeur varie dans toute la partie explorée depuis un quart de mille jusqu’à deux milles anglais.

Le Mairamicut, dont le cours est très borné, mais dont le bassin est très remarquable par les belles forêts qui alimentent les nombreux chantiers établis sur ses bords et ont fourni depuis plusieurs années une immense quantité de bois de construction au Royaume-Uni, Malheureusrment d'horriblesincendies en ont détruit de vastes espaces. Le Miramichi traverse une grande partie du Nouveau-B:unswick, baigne Newcastle et débouche dans la baie de son nom.

Le GOLFE DU MEXIQUE, qui est une subdivision de la MEDITERRANEE - COLOMBIENNE, reçoit :

Le Mississtri, dont nous avons décrit le cours aux pages 927 et 982. C’est à la gauche du Mis5souré, quicest son plus grand affluent, qu'a-

c'est le fleuve.

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boutissent les petits courans qui arrosent une fraction du territoire anglais.

L'OCEAN - ATLANTIQUE reçoit immédiatement :

Le Poumanoun qui arrose la Guyane-Anglaise, dans quelques parties de son cours ce fleuve marque la frontière entre la Colombie et cette partie de l'Amébique-Angiaise.

L'Esssqueso, qui est le plus grand de tous les fleuves de l’Amérique-Méridionale, entre l'Orénoque et l’Amazone; son embouchure est remarquable par sa grande largeur; on ne connait encore qu'imparfaitement la partie supérieure de son cours. L'Essequebo parait naître daus la Serrade Tumucuimaque dans l'empire du Brésil, arrose l'extrémité septentriunale de la province de Parà, sépare ensuite la Colombie de la Guyane- Anglaise, traverse cette dernière du sud au nord en passant par Fort-Insel et se rend dans l'Océan. Ses principaux affiuens à la gauche sont : le Rupunirioùu RAupunuwini, #\ renommé dans le mithe d'Eldora:o;le Cuy :' né, qui parsourt la partie orientale du département colomiien de l'Orenvco , où il est grossi par le Maz:'ony'; c'est le plus grand de tous les aMlu:us de ce fleuve.

Le Démenant, dont on n” *onnait pas encore exactement ni les sources : : sartie supérieure de son bassin ; il traverse di sud &:: nord la florissante colonie de Demerari, :n pasgaut par Georgetown.

Le Bennice, dont le cours est presque parallèle à celui du Demerari. Ce fleuve donne le nom au gouvernement de Berbice , traverse cette importante colonie en passant par la Nouvelle-Amsterdam ; dans sa partie supérieure il offre plusieurs grandes calaractes.

Le ConEnTyN ou CoRENTINE, court du sud au nord en séparant la Guyane-Anglaise de la Guyane-Hollandaise.

On doit ajouter que la vaste BAïE FuNDy, une des dépendances de l'Océan-Atlantique, si remarquable par ses hautes marées, reçoit les fleuves suivans :

Le St-Jean ou ST-Joun, qui vient de la frontière du Maine ans les Etats-Unis, traverse une partie du 4::-{anada et la meilleure partie du Nouveau-Brunswick, dont il est le plus grand fleuve , passe par Frederictown et, à St-John, il entre dans la baie Fundy. Ce fleuve est devenu de nos jours d'une grande importance pour les géographes, parce qu'il traverse le vaste espace réclamé d’un côté par l'Angleterre et de l’autre par les Etats-Unis. Parmi ses nombreux affluens nous ue nommerons que le St-François, parce que le lit de cette petite rivière, joint à celui du St-Jean, marque jusques à son confluent a ligne de démarcation que le roi de Hollande, nommé arbitre par les deux puissances, dans: cetle dispute, a déterminée ; la. position de cette ligne ôte aux Anglais plus de la moitié de l’espace auquel ils prétendaient.

Le Sre-Croix. Nous nommons ce petit courant parce qu'il trace la frontière entre le Nouveau-Brunswick et l'état du Maine; du côté anglais il baigne St-Andrews.

Le Sausenacany, autre courant très petit devenu de nos jours d'une grande importance par le beau canal qui y aboutit, Le Shubenacady cou

resque par le milieu la Nouvelle-Reosse et dé-

uche dans le bassin de Minas (Bason of Miuas), une des deux grandes baies qui forment l'extrémité de la baie Fundy,

Le GRAND-OCEAN reçoit plusieurs fleuves dans les limites de l'Amérique-Anglaise, mais ils sont tous encore trop peu connus et trop peu importans pour que notre cadre nous permette d'en tracer le cours. Nous nous bornerons à nommer le Tacoutrous - Tesse décrit à la page 984. Ce n'est que la partie supérieure de son bassin et toute la rive droite de la partie inférieure , qui, selon les cartes les plus récentes, appartiennent aux An- Slais ;. tout le reste, d'après ces mèmes cartes, serait compris dansle territoire Anglu-Américain. Voyez l'article Divisionetla Hégion de l'Ouest, aux pages 1097 el 1098.

canaux, Nous sortons du plan adopté pour la description des états de cette partie du monde pour signaler au lecteur plusieurs beaux canaux, sur lesquels les géographies les plus récentes gardent le sience (à l'exception du canal de La- Chine), quoique ces canaux aient été commencés depuis plus d’un lustre. Ce sont :

Le canaz WELLano, ouvert dans le Haut-Canada pour éviter la chute du Niagara et établir la comuunication entre le Jac Ontario et le lac Erié. 11 commence à Port-Maitland sur ce dernier, traverse la vallée du Chippewa et aboutit au Port- Lalhousie sur le lac Ontario. Sa longueur n'est que de 36 milles anglais; mais nar ses grandes dimensions , dit M. Tanner, il n'a d'égal en Amérique que le canal de la Delaware-et-Chesapeake que nous avons décrit à la page 985. La nature difficile du terrain, sa forte pente qui a nécessité la construction de 34 écluses, doivent le faire rangcr à côté des ouvrages hydrauliques dont l'exécution a le plus coûté, Son point culminant est à 8334 pieds anglais. M. M’ Gregor dit qu'il a 69 pieds anglais de largeur et 8 1/2 de profondeur,

Le canaz Rineau, qui n’est pas encore achevé; il doit joindre le lac Ontario à l'Ottawa , affluent du lac St-Laurent, Il commence à Kingston sur le lac Ontario, et à travers une chaine de petits lacs, il va se joindre au Rideau, tantôt en lon: geant cette rivière, tantôt s'identiflant avec elle ; il aboutit. à Bytown, non loin du confluent de l'Ottawa avec le St-Laurent. Sa longueur totale de Kingston à Bytown, en y comprenant la navigation naturelle des fleuves et des lacs, est de 160 milles anglais, Son point culminant au-dessus. de l'Otiawa est à 290 pieds anglais ; cette pente a, exigé la construction de 19 écluses du côté de: Kingston et de 34 du côté de Bytown. M.M' Gregor dit que la dépense a été estimée à 500,000 liv. sterling.

Le cANAL DE La-Cnine, commence immédiatement au-dessus de Montreal, en coupant l'ile de cenom ; il a été entrepris en 1821 par. une compa-

gnie et a coûté, selon M. M'Gregor, 130,000 liv. sterling ; sa longueur est de9 milles anglais, sa largeur de 20 pieds anglais et sa profondeur de 5 pieds.

Le canAL DE GRANVILLE, entrepris par le gouvernement dans les environs de cette bourgade, afin d'éviter les rapides qui embarrassent la partie inférieure du cours de l'Ottawa ; il s'étend de Vandrieul jusqu’au Long-Saut. On estime la dépense à 180,000 liv. sterl.

Le canaz d'Haurax. 11 doit joindre cette ville au Shubenacady, et par conséquent réunir l’Atlantique à la baie Fundy, et proprement le port d'Halifax au bassin de Minas, vaste anse de la baie Fundy. Sa longueur totale sera de 54 milles anglais; sa largeur à la superficie de 60 pieds anglais et de 36 au fond ; il sera navigable pour des vaisseaux qui tirent 8 pieds.

D’autres canaux ont été proposés; nous n’en citerons que deux : le c: xAL de 11 milles anglais qui doit joindre la baie Verte, enfoncement du golfe de St-Laurent au Cumberland-Bason, enfoncement de la baie Fundy ; la dépense est estimée à 70,000 liv. sterl. pour le rendre navigable pour des navires qui tirent 8 pieds ; le CANAL DE L'ÎLE CAP BRETON , qui doit ouvrir une communication entre le Bras-d’Or et la baie de St-Pierre (Saint-Peter’s bay); on a estimé sa dépense à 17,160 livres sterling.

La partie de la Guyane, actuellement dépendante de l'Angleterre, offre aussi quelques canaux uavigables pour de gros bateaux ; ils ont été construits sous le régime holiandaïis. Le CANAL Du Manaica paraît être le plus considérable, surtout lorsqu'on a égard à ses différentes branches; d’un côté ilmeten communication le villageet le fleuve de Mahaica avec le Demerari ; de l’autre il se réunit à un autre canal qui part du golfe du Mahaicony. On a projeté depuis plusieurs années l’ouverture d’un canaz entre le BerBice et l’ABary, qui aboutirait ensuite au Mahaicony. Nous ignorons si ce projet a été exécuié.

DIVISION et TOPOGRAPHIS. (COMME nous Pavons déjà dit, les pores Anglaises, dans cette partie du monde, ne forment point une masse de pays continus, mais seulement un ensemble de plusieurs contrées , que d’immenses intervalles séparent les unes des autres. Comme nous n’aimons pas à introduire des noms nouveaux , nous conserverons, malgré son peu de convenance , la dénomination générale de Nouvelle-Bretagne adoptée par presque tous les géographes et par les cartographes pour désigner les deux Canada, la Nouvelle-Galles et autres contrées de l’Amérique-du-Nord soumises aux Anglais ; mais nous y rattacherons toutes les vastes solitudes qui s'étendent, au nord, jusqu’à l’Océan-Arctique, à l’est, jusqu’à la Méditerranée - Arciique et à l'Océan Atlantique, et, à l’ouess, jusqu'aux

eonfins de !’Amérique-Russe et au Grand- Océan. Nous réunirons aussi à cette immense contrée toutes les îles qui en sont voisines, à l’exception de celles qui forment partie de larchipel Arctique ou des Terres-Arctiques décrites à la page 936. De cette manière, la Nouvelle- Bretagne offrira la plus grande des divisions géographiques de l’Amérique- Anglaise ; elle doit en outre être regardée comme le noyau des possessions Britanniques dans l’Amérique-du-Nord, à cause de la continuité de son immense territoire et à cause du développement qu'y ont pris dans ces dernières années la population, l’industrie, le commerce et l’agriculture. Les autres régions géographiques sont les Terres-Arctiques- Anglaises , les îles Bermudes, les Antilles-Anglarsvs, la Guyane-Anglaise et la Patagonie-Anglaise. Sous le rapport administratif, les divisions de cette partie de l’empire Britannique sont bien plus nombreuses ; nousles avons indiquées toutes dans le tabieau ci-dessous, où chaque gouverrementprincipal et ses snbdivisions les plus importantes sont rangés d’après les grandes divisions géographiques que nous venons de tracer. Mais ici notre franchise nous engage à déclarer que, malgré toutes les recherches que nous avons faites pour connaître avec exactitude les contrées diverses qui relèvent de chacun des gouverneurs , nous n'avons pu atteindre entièrement notre but, surtout à l’égard des subdivisions des Antilles. Ni quelques Anglais très instruits auxquels nous nous sommes adressé, ni l’Edinburgh Almanach de 1832, ni même le British Imperial Calendar de eette année, n’ont pu résoudre nos doutes. Nous croyons cependant que les divisions de notre tableau peuvent être regardées comme aussi exactes que possible , ayant profité d’une foule de faits importans que nous avons puisés aux sources indiquées dans Ja préface, ainsi que des précieux renseignemens que M. M’ Gregor a publiés dans son savant ouvrage sur l’Amérique-Anglaise (The British America), qui embrasse proue tout ce que nous venons de comprendre sous le nom de Nouvelle- Bretagne. On doit aussi ajouter que les auteurs et les géographes anglais s’accordert à former de toute l’Amérique, qui dépend de leur monarchie, deux divi-

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