‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 477 sur 628 · GUYANE-ANGLAISE · texte numérisé non relu

GUYANE-ANGLAISE

Gouv. D’EssequEeno + DEMERARI GEORGE-TOwN (jadis Stabroek), la plus importante de la Guyaneou de la Guyane, Anglaise par son commerce, par son port et par sa ponulation, quon porte actuellement au-dessus de 10,000 âmes; Fort-Insel, ans la colonie d'Essequebo.

Gouv. DE BERBICE, . .. . . .. NOUVELLE-AMSTERSAM , très pelite ; le gouverneur y réside. PATAGONIE.

ARCHIPEL DE MAGELLAN . . . . C'est sur l'autorité de Hassel et de Stein que nous citerons ici le

petit établissement d'Orrano, fondé en 1818 par quelques colons anglais sur l’éle des Elats, pour favoriser la pèche de la baleine qu'on fait dans ces paragrs. Aucune géographie anglaise, que nous sachions, ne le mentionne.

Dans des contrées qui n’offrent aucun à l’attention de l’archéologue , et dans souvenir historique important, où le géo- lesquelles la population étant encore presgraphe n’a pas de monumens à signaler que partout très clair-semée ou sauvage,

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il ne trouve que peu ou point d’édifices et d'institutions remarquables à décrire, nous aurons très peu de chose à dire dans cet article, surtout après les détails que nous venons d’intercaler dans le tableau des divisions administratives, et après ce que nous avons dit à l’article des canaux. Nous nous bornerons à la description des villes les plus remarquablesde cette partie de Amérique, en suivan! l’ordre adopté dans le tableau.

Dans le BAS-CANADA : Quesec , située sur la rive gauche du St-Laurent, qui, avec la rivière St-Charles, forme le promontoire sur lequel s'élève la ville. « Un superbe bassin dit un géographe célèbre, où plusieurs flottes pourraient mou‘:ler en sûreté, une belle et large rivière ; des rivages partout bordés de rochers très escarpés , parsemés ici de forêts, là surmontés de maisons ; les deux promontoires de la Pointe-Levi et du Cap-Diamant ; la jolie île d'Orléans et la majestueuse cascade de la rivière Montmorency , tout concourt à donner à la capitale du Bas-Canada un aspect imposant et vraiment magnifique. »

Quebec est divisée en deux villes entièrement distinctes : la Ville-Haute , bâtie sur la pente du Cap-Diamant , dont le scmmet est élevé de 350 pieds anglais au-dessus üu fleuve : c’est la plus belle;et la “’‘!le-Basse, située sur un terrain artificiel enlevé aux flots: cette partie de Quebec n'offre aucun bâtiment vraiment .-emarqrable. Depuis quelque' années la canitale d'1 Canada s’estbeaucoup embe!"'e; on y à soustruit plusieurs maisons d'une assez belle =: ;arence. Parmi les principaux édifices on doit nommer surtout : le château de St-Louis, ou le palais du gouverneur, à cause de ses grandes di:aensions et de son aspect imposant ; il a été entièrement brülé le 26 janvier 1834, la cathédrale catholique, qui n'est remarquable que par son étendue; la cathédrale protestante, assez belle église moderne surmontée d’une belle aiguille; le collège, beau et vaste bâtiment en pierre, où 200 jeunes gens sont élevés; la ch«p:'/e du séminaire, qui possède les plus beau: !ableaux de tout le Canada; les casernes, grand et bel édifice en pierre de trois à quatre étages , et l'arsenal, qu'on nous assure coutenir des armes pour 100,000 honimes. Mais les constructions les plus remarquables sont les fortifications, pour lesquelles on a dépensé des sommes énormes, et Gui, lorsqu'elles seront achevées, rendront Quebec une des plus fortes places de l'.{mérique. La citadelle surtout, construite sui ie Cap-Diamant, est ceinte :': frtes murailles garnies d’une artillerie fort: ie ; on la regarde comme imprenable ; les casemnates, quand elles seront finies, pourront mettre près de 6000 hommes à l'abri des bombes. Nous avons déjà signalé l’activité commerciale de Quebec, qui dans l’Amérique-Continentale-Anglaise n'a de rivale que Montreal. Plusieurs bateaux à vapeur partent régulièrement tous les jours de ces deux villes, vivifient tous les lieux intermédiaires ainsi que les bourgades qui se trouvent

dans leurs environs à plusicurs milles à la ronde; quelques-uns sont aussi longs qu’une frégate de 40 canons et offrent dans leur intérieur, meublé avec une grande élégance, toutes les commodités qu'on trouve dans les meilleures auberges de l'Europe. Les principaux établissemens scientifiques et littéraires de Quebec sont le col/lège et le séminaire ; viennent ensuite plusieurs écoles élémentaires, une bibliothéque publique assez riche, et depuis quelques années , la société de littérature et d’histoire de Quebec, divisée en quatre sections, savoir : littérature, histoire générale, sciences et arts; elle a déjà publié des mémoires iutéressans ; on doit aussi nommer la societé d’a- &ricullure , celle de médecine, ainsi que les deux sociétés,une d'hommes et l'autre de remmes, pour la propagation de linstruction et de l’industrie dans le Canada; enfin le cabinet littéraire (Exchange Reading-room), qui possède une assez belle bibliothèque et qui reçoitun assez grand nombre de journaux, Parmi les journaux publiés dans cette ville se distingue la vieille gazetle en français et en anglais ; elle a commencé à paraître en 1764 et était regardée comme le journal officiel du pays jusqu'en 1828. Cette ville est le siège d’une cour de justice, d’un évèché anglican et d'un évêché catholique, qu'on peut regarder comme le primat de tous les catholiques de cette partie de l'Amérique ; elle est aussi la résidence du gouverneur général, qui a le litre de capitaine-général de toute l'Amérique, Anglaise. On ne connait pas exactement la population de Quebec; nous la porterons, avec M. M’ Gregor, au-dessus de 30,000 âmes en comprenant celle de ses faubourgs.

Dans ses environs immédiats, qui offrent une population assez concentrée ,on trouve plusieurs lieux remarquables ; nous ne citerons que les suivans : Beaufort, petite bourgade, remarquable par le grand moulin à scies construit par M. Patterson ; il contient 80 scies isolées et 6 autres circulaires, qui, mises en mouvement par les eaux, coupent avec une étonnante rapidité les planches qu'un mécanisme ingénicux y adapte ; tout près on admire la superbe cascade du Montmorency, qui porte à la gauche du St-Laurent le tribut de seseaux. De l’autre côté de ce grand fleuve est silué Pont-Levi, village remarquable par la belle cascude que la Chaudière , affluent droit du St-Laurent, fait à quelques milles au sud de Quebec. Orléans, jolie bourgade sur l'ile de ce nom, qu'on doit mentionner à cause de sa ferti i ‘°! de sa position charmante. Son extrémité 5 0" tale offre un des points du globe les plus ‘crarquables ; c'est le vaste chantier sur lequel, en 1824, on a construit le Colormbus el, en 1826, le Baron Renfrew, vaisseaux énormes de plus de 300 ri ds anglais de long; £r, ax colosses sont arrivés tousles deux à la T amiae : maisle premier périt en retournant en Amériaue, et le second ft naufrage près de Gravelins:. Nous réservons pour un autre ouvrage leur comparaison avec les plus grands vaisseaux de ligne construits dans les temps modernes ; en attendant , appuyé sur des

mesures exactes, nous n’hésitons pc: à regarder le Columbus et le Aaron-Renfrew comme les plus grands bâtinens qui aient nasigué sur l'Océan. Lorslte . village d'Aroquois ronvertis et cavilisés par les missionnaires catholiques: on y remarqué uns atsez bulle église.

Mosraea, située sur la côte méridionat: à

l'lede ce nom, nos loin d'u cothie, qui ‘in valu sa dénominaiiou. C'est une assez jolic +ii?, qu'on peut regarder romme la première place commerçantie non-sex/ement du Canada, mais de ‘out le Contineat-Américain dépendant des Anglais; elle est le siège d'un évêché catholique. Ses principaux édifices sunt : la nouvelte catir:* drale cat'olique , beau templecumimenc: en 186 ei ouvert au culle en 1829 ;ses grandes dimensions doivent le faire sanger parmi fer plus grandes ép'isee “u Nouveau-Monde, x calcule qu'il peut conisnir de 10 à 12,000 persounes ; l'église principale angiicane (p:wcipal english church); le couvent des Sœurs-Grises , vasle bâtiment ; le collège, autre grand édifice en picrre, bâti en 1819; 300 élèves et plusieurs professeurs y sont logés ; les casernes, le théâtre , l'hôpital général, le plus grand et le mieux organisé de toute l'Amérique-Anglaise; le séminaire de St-Sulpice:; la maison-de-ville; la nouvelle prison. On doit citer aussi dans la place du marchéle monument de Nelson, Le!ie colonne d'ordre dorique de 30 pieds de haut, surmontée de la statue colossale de ce marin célèbre et ornée d'emblèmes relatifs à ses exploits maritimes. Parmi les bâtimens des particuliers nous nommerons la Masonic-Hall, qui est une des plus grandes et des plus belles auberges de l'Amérique. Sous le rapport scientifique et littéraire Montreal est à présent la première ville de l’Amérique-Anglaise. Ses principaux établissemens sont : le cutlège français, espèce d'université ; l'université anglaise (english university), fondée , en 1821, sur le plan de celle de l’Angleterre, quoique sur une bien plus petite échelle; le séminaire catholique; l'école latine (g'ammar school), l'institut classique académique classical academical institulion), les deux académies classiques (classical academies) et plusieurs autres institutions inférieures et écoles élémentaires. Parmi les établissemens d’un autre genre, üù doit nommer : la société d’histoire naturel'e de Montreal : elle publie des méraoires et possce une bibliothèque; l'institut mécanique (mecanic’s institution), avec un musée; la s0ciélé d'agriculture , celles d'horticullure, et les deux sociétés , une d'hommes et l’autre de femmes , pour la propagation de l’industrie et des progrès «: l’éducalion ; le cabinet littéraire (News r6°m,, fomé par de nombreux souscripteurs ‘* ua local bâti tout exprès; il possède la /: ’èque dite de Montreal, regardée just: .omme la plus riche et Ja mieux :/ oisi ‘Amérique-Anglaise. La presse périodic, us active ivi que dans toutes les autres 65: ’Amérique-Angjlaise ; on y imprimait ÿ: ; : “uelques années une douzaine d‘ Journar:r ..1t plusieurs en anglais et les au-

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vapeur établis eutre ces deux villes, cesbàlimeus remontent l'Ottawa et le St-Laurent et entretieunent les nombreuses relations commerciales qui pendant ces dernières annees se sont formées dans toute la partie supérieure du bassin du St-Laurent. C'est à ce commerce florissant et aux nombreux colons qui sont venus s’y élablir, que Mortreal doit l'extraordinaire accroissement qu'offre sa population ; en 1815 on ne l'estimait qu'à 15,000 âmes ; en 1825, elle s'élevait déjà à près de 24,000 et dépassait même de quelques centaines celle de Quebec ; maintenant on la porte à près de 40,000 âmes, en y comprenant celle de ses environs immédiats. Cette ville était le siège de la fameuse Compagnie du Nord-Ouest, dont l'esprit entreprenant avait fait tomber en grande partie le commerce de la Compagnie de labaie d’Hudson; tandis que cette dernière, autrefois si puissante, n’employait qu'environ 260 personnes à son service, celle de Montreal entretenait près de 3000 individus comme agens, facteurs etchasseurs ; ces deux chiffres représentaient immédiatement avant 1821 jusqu’à un certain point l'importance respective des affaires de ces deux corporations entre les mains desquelles se trouvait le riche commerce des pelleteries. Par l’arrangement fait dans cette année, les deux compagnies ont été réunies sous le nom de Hudson’s Bay Fur Company.

Cette réunion a mis fin à la guerre ouverte que leurs agens et dépendans respectifs se faisaient dans les différens postes de leur dépendance. Quoique, par cette réunion, Montreal ait beaucoup perdu, elle peut toujours être regardée comme la première place de l'Amérique pour le commerce des pelleteries. Nous rappellerons au lecteur que la nouvelle compagnie est la plus puissante associalion de ce genre qui existe : les directeurs résident à Londres; vient ensuite , selon M. M’ Culloch, la Compagnie Américaine (American Fur Company) de New-York ; le troisième rang appartient à la Compagnie Américaine de la Russie; le quatrième, à la Compagnie Danoise du Groenland, dont les directeurs vivent à Copenhague.

Dansles environs de Montreal, dont l'aspect rivalise en beauté avec les approches de Quebec, nous nommerons : laMontagne de Montreal, nom pompeux donné à une colline, qui selon les uns est presque aussi haute que le Cap- Diamant de Quebec, tandis que selon d’autres elle aurait 800 pieds anglais de haut; quelle que soit son élévation, c'est toujours un emplacement remarquable par la vue superbe dont on jouit de son sommet, et pe les fortifisrtions qu'on a le projet d'y constru.s. hors #7 ure une forteresse du premier ran:: La-Chine, gros village très cv nmerçr:t, qui a été pendant lc2-temps ie point prir pal de départ des canots chargés des marchandises que la Compagnie du Nord-Ouest envoyait à travers l'Ottawa , dans les vastes solitudes de l'intérieur, pour échanger contre les pelletcries ; ce commerce continue toujours. Nous avons déjà mentionné le canal qui aboutit à ce lieu. La-Chine est aussi le point de départ des bateaux à vapeur pour le Haut-Canada. Nous :iterons encore l'éle de Ste-Hélène, impor

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tante par l'arsenal et par les magasins que le gouvernement y a établis; La Prairie, par la station du bateau à vapeur, etpar son commerce.

Les autres lieux les plus remarquables de cette province sont : STE-ANNE el Srt-Tuomas, gros bourgs situés sur le St-Laurent, importans par leur forte population ; près du premier on pèche des marsouins; le second est le lieu le plus peuplé qu'on trouve au-dessous de Quebec et possède en outre une grande et assez belle église. PeTire- Rivière, bourgade qui doit à son exposition particulière la douceur de son climat si différent de celui des pays qui l'environnent, ce qui permet aux pommes, aux pêches, aux cerises et aux prunes de Damas d'y croltre comme près de Niagara. KamouraskA, gros bourg, qui augmente tous lesjours en population et en bien-être ; c'est le Margale et le Brighton du Canada; un grand nombre de personnes riches s'y rendent annuellement non-seulement de Quebec, mais même de Montreal et d'autres villes encore plus éloignées pour y prendre des bains de mer. Il y a plusieurs hôtelsbien tenus, et un bateau à vapeur entretient la communication régulière entre Kamouraska et la capitale du Canada, Les eaux du St-Laurent, qui a 22 milles anglais de large dans cet endroit, cessent d’être salées au-dessus de Kamouraska.TADOUSAC, GASPÉ, PORT-DANIEL et NEw- CaARLISLE, pelites villes, importantes par leurs ports et leur commerce, surtout la dernière et Gaspé; ces deux villes possèdent un assez grand nombre de vaisseaux marchands.

Au sud de Quebec nous nommerons : Trois- Rinères, petite ville commergçante , chef-lieu du district judiciaire de ce nom, importante par les produits de son agriculture et par sa population ; Sr-MauRICE, par ses forges de fer excellent ; Forr Wizurau - Henry, petite ville importante par sa position au confluent du Sorel avec le St-Laurent et par ses fortitications. Dans ses environs se trouve la jolie maison de plaisance du gouverneur général du Canada. Sr-Joun, petite ville, importante par son commerce, par sa douane et par la station des bateaux à vapeur qui mènent les passagers et les marchandises qui vont et viennent du Canada aux Etats-Unis dans la direcuon du lac Champlain. Dans ses environs immédiats est situé le FortChambly, dont les fortifications ont été considérablement augmentées dans ces dernières années. Plus loin on remarque l’Zle-aux-Noix, qui commande la navigation du Sorel ou Richelieu, et où les Anglais ont établi des chantiers militaires et élevé d'importantes fortifications.

Dans la RÉGION-MAKENZIF-SA SKATCHA- WAN nous ne nommerons que les petits lieux suivans : GRAND-PORTAGE, poste de chasseurs, remarquable surtout par la magnifique cascade du Portage de la Montagne qui se trouve dans ses environs, et qu’un voyageur dit n'être inférieure qu’à celle de Niagara. FORT- WILLIAM, sur la côte septentrionale du lac Supérieur ; c'est peut-être le plus grand établissement que les Anglais ont fait dans l’intérieur de ces solitudes. On y voit plusieurs vastes bâtimens, les uns destinés au logement des employés de la ci-devant Com-

pagnie du Nord-Ouest, les autres à renfermer ses marchandises ; d’autres servent d'ateliers à plusieurs artisans qu'elle avait à son service et qui sont passés à celui de la nouvelle Compaguie de la Baie-d'Hudson mentionnée à la page précédente. Dans l'édifice principal on doit citer la salle à manger à cause de sa grandeur, des beaux portraits dont elle est ornée , et surtout à cause d'une carle géographique immense, dessinée par M. David Thompson, astronome de la Compagnie du Nord-Ouest ; elle offre avec la plus grande exactitude et dans le plus grand détail tous les établissemens et tousles postes qui en dépendaient, d'un côté, depuis la Baie-d'Hudson jusqu'à l'Océan-Pacifique , et de l'autre, depuis le lac Supérieur jusqu'à la Rivière Athabasca et au grand lac Slave. Cet espace immense n’est encore assez bien connu que des employés de la Compagnie ; livrée au public, cette carte remplirait bien des lacunes dans nos cartes les plus récentes et ferait disparaitre bien des erreurs de celles qui passent pour être les meilleures. Fort-William peut être regardé comme l'entrepôt principal de tout le commerce de pelleteries dans l'intérieur de l’Amérique-Septentrionale ; c'est le rendez-vous annuel de tous les employés de la Compagnie, qui viennent y déposer le produit de leur chasse et de leur commerce et y prendre les articles nécessaires po: r faire l’une et l’autre pendant l'année suivante. Depuis les derniers jours du mois de mai jusqu’à la fin du mois d'août, c’est pour ainsi dire une foire perpétuelle , un lieu d’amusemens et de plaisir, le carnaval des chasseurs et des employés de la Compagnie. Dans cette circonstance Fort-William offre la réunion d’hommes la plus hétérogène peut-être qu’on trouve sur le globe. M. Ross Cox y vit ensemble des Anglais, des Irlandais, des Ecossais, des Français, des Allemands, des Italiens, des Danois, des Suédois, des Hollandais, des Suisses, Les Canadiens, des Anglo-Américains , des Africains de la Côte-d'Or, des Océaniens des lies Sandwich, des Bengalais, plusieurs Américains appartenant à différentes nations et plusieurs Bois-Brülés, métis provenant du commerce des

femmes indigènes avec les marchands du Canada

et les gens aux gages de la Compagnie. Tous les

bâtimens sont environnés de fortificationsen bois,

flanquées de bastions, le tout assez fort pour

n'avoir rien à craindre des attaques des tribus

indigènes. Tout près et hors de l'enceinte il y a

un chantier sur lequel la Compagnie fait con-

struire et réparer les navires qui naviguent pour

son compte sur le lac.

KiLponan , petite colonie formée en 1814 par lord Selkirk, sur les bords de la Rivière-Rouge (Red-River), à environ 40 milles anglais de son entrée dans le lac Winnipeg , au milieu des terres qu'il acheta en 1811 à la Compagnie de la Baied'Hudson. L'année mème de sa fondation, elle comptait déjà 200 habitans, la plupart Ecossais. Quatre-vingt-dix autres montagnards de l'Ecosse allaient s'y réunir, attirés par la fertilité de ce distriet, que la Compagnie nomma Ossiniboia, lorsqu'en 1815, par les menées de la Compagnie rivale du Nord-Ouest, le plus grand

nombre des colons désertèrent et les autres, attaqués à plusieurs reprises à main armée par les Canadiens libres et les Bois-Brülés, turent obligés d'abandonner leurs maisons et leurs campegnes, qui furent incendiées et détruites immédiatement après leur départ. Cette injuste attaque fut le sujet d'un long procès entre lord Selkirk et les agens de la Compagnie du Nord- Ouest, procès qui, pendant long-temps, a fourni aux journaux anglais plus d’un article répété par tous les journaux d'Europe et d'Amérique. D'après M. Ross Cox, cette colonie est actuellement florissante ; en 1829 elle comptait déjà 1052 habitans et 178 maisons; 672 acres 1/2 étaient en culture et 144,105 en prairies. Un missionnaire établi là depuis quelque temps était parvenu à convertir plusieurs indigènes des tribus voisines, Daasie HAUT-CANADA : Yonx, petite ville d’environ 7000 habitans ; elle est bien bâtie et a un beau port sur le lac Ontario; c'est le siège des autorités sunérieures de ce gouvernement; en 1826, on y pubiiait une gazelle. KINGSTON, près de l'emplacement de l'ancien fort Frontenac, située à l’'emboucäüre du Cataraqui et à l'issue du St-Laurent du lac Gatario;, c'est la ville la plus forte, la plus commerçante et la plus florissante du Haut-Canada; elle possède un arsenal, un chantier militaire, un beau port, où stationne la flotte anglaise de l’intérieur ; en 1826, on y publiait deux gazelles; le canal Rideau doit y aboutir; on porte sa population à environ 8000 âmes et c'est le siège d’un évèché catholique. Le St-Laurent de 112 canons, la frégate Psyché et d'autres bâtimens de guerre pourrissent désarmés dans le port, parce que, par un article du dernier traité, niles Anglais, ni les Anglo-Américains ne doivent entretenir des forces navales sur les lacs. Mais 1£8 Anglais conservent avec le plus grand soin sur les chantiers couverts de l'arsenal deux vaisseaux de 74, une frégate et d’autres bâlimens inférieurs. Cet établissement naval, qui est le plus considérable qui existe au midieu des continens, n'a de rival que celui que les Anglo-Américains ont établi à Sackel’s Harbor, à 24 milles de distance de Kingston de l’autre côté du lac Ontario; mais :ä aussi l'Oio de 102 canons et d’autres beaux batimens pourrissent dans le port pour la mème raison. Nous l’avous mentionné à la page 997 daus la description de l'état de New-York. Viennent ensuite Niacara (autrefois Newark), petite ville tlorissante , dans le voisinage de la célèbre cascade de ce nom; elle est défendue par le Fort-Georgc; en 1826, on y publiait deux journaux. Porrt- Maurcann et PortT-DALnOUSIE , petites villes qui augmentent tous les jours, étant situées aux deux embouchures du canal Welland. Dunnas, dans une position ravissante, à l'extrémité occidentale du lac Ontario; en 1826, on y publiait une gazelle. Lonpon, entre les lacs Erié, Ontario et Huron; un porte à 3000 âmes sa population, qui augmente tousles jours. BROCKVILLE, sur le St-Laurent, impor£ante par son industrie et PERTE par sa populalion. ByTown, bâlic e 1826 au débouché du cauat Rideau dans l'Ol'awa, comptait déjà l'année suivante 2000 habilans,

quatre églises, elc.; on a coastruit un hôpital ihilitaire ct de vastes casernes sur une hauteur voisine, sur laquelle on doit bâtir une forteresse; on admire le magnifique pont qui la réunit à Hull : il a 8 arches de 60 pieds anglais de corde, 2 de 70 et une de 200; c’est un des plus beaux ouvrages de ce genre qui existe. Tout près se trouve la superbe cascade formée par l'Ottawa.

Lans le NOUVEAU-BRUNSWICK : FREDERIC- Town, très petite ville, d'environ 2000 âmes, mais importaute comme chef-lieu de la province; elle a un coliège établi dans un beau local et une sociélé d'agriculture ; on y publie une gazette, ST-Josn, à l'embouchure du St-John qui y forme un bon port ; c'est, sous tous les rapports, la ville la plus importante de cette province ; son commerce est très actif à cause de la franchise accordée à son port , et sa population est estimée à 12,000 âmes; elle possède une banque, une école latine (grammar school) et d’autres établissemens inférieurs ; on y publie quatre journaux hebdomadaires. St-Axvnxews, petite ville d’environ 3090 habitans, très importante par sa douane sur la frontière des Etals-Unis, par son commerce et par son port; on y publie une gazette. Newcasree, sur le Miramichi, très petite ville, importante par les chantiers de son voisinage où l’on coustruit beaucoup de vaisseaux marchands, ainsi que dans les environs de plusieurs autres villes maritimes de celle province, Dans la NOUVELLE-&COSSE : HaLirax, cheflieu de la Nouvelle - Ecosse , située vers le milieu de la côte orientale de celle province ct siège d’un évèché catholique. C’est une jolie ville réguliérement bâtie, mais dont tous les édifices sonten bois à un très petit nombre d’exceptions pres Le Province Building (le bâtiment de la Province) est un- grand et bel édifice en pierre de taille d'une belle architecture, avec des colonaes d'ordre ionique ; on le regarde justement comme le plus beau batiment de l Amérique Anglaise ; on y a établi les tribunaux, les bureaux de l'administration , la bibliothèque pubiique ; le conseil et l'assemblée législative de la province y ont des salles où ils tiennent leurs séances. On doit aussi mentionner la nouvelle église catholique, à cause de son étendue. Son port sur l'Atlantique, ouvert en toute saison, est un des plus beaux de l’Amérique, aussi les Anglais y ont-ils établi un vaste chantier, où leurs vaisseaux, dont Halifax est la station ordinaire en temps de guerre, peuvent trouver tous les approvisionnemens nécessaires el promptement réparer les ava ies qu’ils auraient pu souîMir; les Anglais le regardent comme le plus vaste établissement de ce genre qu’ils possèdent hors du Royaume-Uni. D'importantes fortifications défendent l'entrée de ce beau bassin. Depuis quelques années, cette ville possède k Dalhousie collez: arganisé comme l'université d'Edinburgl: : li dans un bei édifice, une excellente écol: € et plusieurs autres éta blissemens inféric :‘s. Depuis 1822 il s’y estforme une sociélé pour lencouragement el les progrès du commerce. Halifax est le siège d'un évèché anglican. Son commerce est très floris-

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sant et sa population, qui a fait de grands progrès, est estimée à 18,000 âmes. On y publie 6 ou 7 journaux hebdomadaires et un mensuel ; elle a deux bibliothèques mobiles (circulating libraries), et le genre de vie qu'on y mène est regardé par M. M'Gregor comme supérieur à celui de toute autre ville de l'Amérique-Anglaise, La situation si avantageuse du port d'Halifax a rendu cette ville un des points principaux pou; les communications entre l’Europe et l’Amérique. Des paquebots du gouvernement et de la Compagnie d'Halifax (Halifax Paket Company's) partent régulièrement une fois par mois; ceux du gouvernement vont de Halifax à Falmouth ; ceux de la Compagnie, à Liverpool. Cette dernière traversée , qui est d'environ 2600 milles, se foit en peu de jours et ne coûte, sur les beaux navires de la Compagnie, que 26 livres sterling y compris une excellente nourritus® ; d’autres paquehots partent régulièrement de Halifax pour Boston; et des navires mettent à la voile toutes les s-maines de ce port pour New-York et les Antilles (West-Indies). Les paquebots du gouvernement vont et viennent des Bermudes. Pendant l'été des navires partent à des époques fixes pour les îles du Cap-Brelon, du Prince Edouard , pour Pi:tou, \es baies de Miramichi, de Chaleur et pour Quebec, etpresque pendant Loute l'année pour les parages de Terre-Neuve et du Nouveau-Brunswick, On a établi des vaisseaux à vapeur entre Quebec et cette ville. Pour compléter ce que nous avons dit dans la description de Quebec et de Montreal, nous ajouterons que la Compag'.'e de la navigation à vapeur du St-Laurent (St-Lawrence steain navigation Company) a lancé ‘in mornitique vaisseau à vapeur de près de 1200 :

neaux , destiné à établir la communicatico cire Halifax et la capitale du Canada. A Pictou àt y a deux autres bateaux à vapeur, qui appartiennent à la Compagnie générale des Mines; un autre est déjà employé à Halifax. H y en a trois autres à St-John dans le Nouveau-Brunswick : un va tous les jours de cette ville à Frederictown , un autre à Annapolis ct le troisième entretient la communication entre St-John , St-Andrews et les Etats- Unis. Enfin un beau bateau à vapeur transporte les passagers et les marchandises de Montreal à La Prairie, et vice versé. En 1895 il s’est formé à Londres une compagnie dans le but d'entretenir des communications régulières et fréuentes, au moyen de plusieurs fort beaux vais ; \ vapeur, entre le Royaume-Uni et l’Amérique-Anglaise à travers l’Atlantique. Malheureusement ce projet n’a pas encore été réalisé. Ce manque de réussite duiten grande partie être attribué, dit M. M'Gregor, aux préjugés qu’on a en Angleterre contre ces pays, dont on parait ignorer presque entièrement les ressources et l'importance. A la page 5265, dans la description de Valentia, nous avons indiqué les points extrèmes de celte immense ligne de navigation à vapeur.

Les autres villes et lieux les plus remarquables de cette province sont : Luneeurc, avec un port et environ 1200 habitans presque tous allemands. liverrooz, petite ville florissante par son commere et par sa nombreuse marine marchande ;

son beau port ue gèle presque jamais entierement; on la regarde comme la seconde ville de la province, SneLsuans, dont les beaux édifices, déserts et tombant en ruines, rappellent la splendeur éphémère ; sa population , qui l'année même de sa fondation , en 1783, s'était élevée à près de

12,000 âmes, est réduite, y compris mème celle

de ses environs, à près de 5001 mais son port

reste toujours un des plus beaux de l’Améri-

que. Yanmouru et CLARE, villes maritimes, im-

portantes par leur population; Ansarouts, par

son port superbe ; sa population ne s'élève cependant qu'à 1200 âmes; Winnsor, par son wirersilé, connue sous le titre de King’s college,

‘ondée en 1802; on la regarde comme /e meit-

leur établissement de ce genre que possède

l'Amérique-Anglaise; une assez riche bibliothèque en dépend. Truno, très jolie bourgade, située à l'extrémité de l'enfoncement de la baie

Fundy nommé Bason of Minas, que nous avons

mentionnée à la page 1095, et remarquable surtout

par les hautes marées qu'on ÿ observe, L'estimation de Chabert, citée à la page 923, avait été révoquée en doute par quelques auteurs. Des ouvrages estimables, publiés il y a quelques années en

Amérique, réduisaient déjà à 30 pieds anglais seulement la plus grande hauteur de ces marées.

Mais des observations récentes ont confirmé les anciennes évaluations, puisque les marées observées à Bason of Minas, à Chignecto, à Blomidom et à Windsor, montèrent à 60 pieds anglais; celles qui eurent lieu à l'embouchure du Shubenacady et à Truro, atteignirent 70 pieds, et celles qui furent observées près du Fort Cumberland, à l'extrémité de l’enfoncement nommé Cumberland Bason, s'élevèrent même jusqu'à 71; il n’est donc pas étonnant que dans des circonstances favorables à nne plus grande accumulation des eaux, elles aient atteint, comme dit Chabert, jusqu’à 70 pieds francais. Picrou, très petite ville de 1600 âmes, im ante par son beau port et par l'activité comm: e de ses habitans;'elle possède une bonne ecv/e latine (grammar school) et une académie connue sous le titre de Pictou college, espèce de petite université, avec une bibliothèque , un laboratoire, un cabinet de physique et un musée zoologique, riche surtout en objets d’ornithologie. Dans ses environs se trouve New-Glasgow, village remarquable par le voisinage des riches mines de houille d’Albion exploitées par la Compagaie des Mines (General Mining Company) formée à Londres en 1826; il y a quelques années, les mineurs travaillaient déjà à la profondeur de 250 pieds anglais, et des machines à vapeur étaient appliquées pour en tirer les eaux; ces mêmes mines fournissent du fer aussi bon que le meilleur de la Suède.

Dans l'ize De Cap-BRETON, qui depuis 1820 forme une partie de la Nouvelle - Ecosse, quoique les géographies les plus récentes la représentent comme formant une province à part; dans cetteile si remarquable par ses profondes et nombreuses découpures , qui y forment une foule de beaux ports, et si importante par ses pêcheries et surtout par ses inépuisables mines d'excellente

l'ouille, nous nommerons au moins : Sionéy, très petite ville, chef lieu de l'ile; M. M'Gregor réduit à 600 âmes les milliers d'habitans que des pret lui accordert. De riches mines de

ouille sont exploitées dans son voisinage du côté du nord et du côté opposé, Louisnounc, que des gtographies très récentes représentent encore comme la ville principale du Cap Breton, et dont elles estiment à 10,000 le nombre des habitans, n'offre depuis bien des années que quelques cabanes, hurmbles demeures d'une cinquantaine de pauvres pêcheurs; mais son port superbe et les

‘ir ,nsanles ruines de ses vastes édilices, de ses svridables fortifications, rappellent la splendeur et la prospérité de cette place, dont la France avait fait le centre de ses pècheries et le rendez-vous ordinaire de ses forces navales. Prise en 1768 par les Anglais après un siège méiaorable, ses basiions furent démolis et ses habitans dispersés. AnicHarT, que les géographes et les carlographes ne daigneut pas seulement nommer, est la ville la plus importante de l'ile sous tous les rapports; elle est située sur la petite ile de Madame, et compte pré - de 2000 habitans presque tous adonnés au commerce ou à la pêche, Siv- Hansour , très petite ville, située sur le détroit de Canseau (Gut of Canso), qui sépare l'ile de Cap-Breton de la côte de ia Nouvelle-Ecosse, C'est le passage le plus sûr et le plus fréquenté pour aller de l'Atlantique dans le golfe de St-Laurent et vice ver'sà; ou pourrait appeler cet important détroit l’Euripe-Américc.n, tant ses marées sont irrégulières et se jouent de tous les calculs des physiciens. ,

Dans l’ILE DU PRINCE-EDOUARD : CHARLOTTE- Town, petite ville, avec un beau port etenviron 3400 habilans ; elle possède une bonne école latine (grainmar school), une société d’agriculture et est la résidence d’un évèque catholique, Beurasr, colonie agricole d’'Ecossais, fondée en 1803 par feu lord Selkirk, et très florissante; sa population , qui n'était primilivement que de 800 âmes, s'élève déjà à 4000. ST-ANpnew, avec une assez belle chapelle catholique, desservie par un évêque in parlibus, dont relèvent les cataoiiques du Nouveau-Brunswick , de l'ile Cap-Breton et du groupe des Madeleines. GeorGe-Town et Murnay-Hansour , remarquables, surtout la première, par leurs ports, et loutes les deux par leurs chantiers sur lesquels ont été construits, Aans ces dernières "unées, un grand nombre de vaisseaux marchands.

Dans lILE DE TERRE-NEUVE : Sr-Joun, vitle fortifiée et importante par son beau port, par sa population, qu'on porte en hiver de 12 à 16,000 habitans, dont plus de 2000 sont employés à la pêche pendant l'été; on y construit plusieurs vaisseaux ; en 1826, on y publiait 3 journaux hebdomadaires; elle est le siège d'un évéché catholique. Hansoun-Grace (Conception), avec environ 4000 habitans et un beau port; elle est florissante par ses pêcheries; on y publie un journal hebdomadaire. PLacenciA, autrefois capilale de l'ile et maintenant très déchue; elle a un port. Trixiry-Hansour, avec un port, et florissante par ses pêcheries. À la page 922, nous

avons déjà signalé l'importance que donne à celte colonie l’abondante pêche que l'on fait sur ses côles et sur le grand-banc de Terre-Neuve, qui en est voisin. Nous ajouterons que ce dernier est da plus grande élévation sous-marine que l’on connaisse; que la meilleure place pour la pêche de la morue se trouve entre le 42° et le 46° parallèles, et que depuis 1814 un très petit nombre de pêcheurs anglais s'y rendent annuellement ; ce sont les Anglo-Américains et les Frangais qui sont les plus nombreux.

Dans les vastes et horribles solitudes du L4pnavon qui dépendent de cette division administrative, et dont le climat est peut-être aussi froid que dans le voisinage du pôle, nous n'avons aucun lieu remarquable à citer. Nous dirons seulement que, depuis 1814, les pêcheurs qui habitent Terre-Neuve, et un grand nombre de ceux de la Nouvelle-Ecosse “t du Nouveau-Brunswick se rendent annuellement sur ses côtes pour y faire la péche, qui depuis cette époque a plus que sextuplé ; son produit, en 1829, s'éleva À la somme énorme de 278,400 iv. sterl. Seion M. M'Gregor:, près de 20,000 sujets anglais y sont employés pendant la saison de la pêche; ce mème auteur estime la valeur moyenne actuelle des exportations de Terre-Neuve et du Labrador, qui consistent tous en produits de la pêche, à la somme énorme de 772,400 liv. sterl,

Nous rappellerons au lecteur que la Nouvelle- Ecosse, le Bas-t'anada, le Nouveau-Bruns- «vick, lesiles de Terre-Neuve, du Cap-Breton, et du Prince-Edouard! possèdent à eux seuls ue marine marchande, qui dépasse le tiers de ce la marine marchande de la France ; qu’elles fouruissent anovellement. aux commerçans du Royaume-Uni un grand nombre de vaisseaux construits dans leurs ports; que les chantiers de la marine militaire et marchande de la Grande Bretagne et d'Iñlande tirent de ces mêmes colonies d'énormes uwantités de bois de construction d'excellente quatité ; qu'enfin les riches mines de houille exploitées dans l'ile de Cap-Breton et à Pictou, dans la Nouvelle-Ecosse , ajoutent à l'importance que leur donnent les pêcheries, des ports superbes etune position admirable pour le commerce et pour la domination des mers de cette partie du monde.

Dansles ANTILLES, nous aommerons d'abord:

Dans la JAamMAÏQUE: Spantssi-TOWN, ville pelite, mais importante par son antiquité, et parce qu'elle est la résidence du gouverneur ; on lui accorde 5000 habitans. Ensuite KincsTon, bâtie sur la côte méridionale de l'ile, au fond d'une baie magaifique, défendue par deux forts. Des rues larges et droites, des maisons généralement bien bâties, lui donnent une assez belle apparence.

Son commerce est immense ; c’est, sous ce rapport, la première ville non- seulement de la Jamaïque mais de toute l’Amérique-Anglaise; elle nous parait être aussi la seconde ou la troisième sous celui de la population, qu'on porte y compris les esclaves au-dessus de 33,000 âmes. Viennent ensuite : Ponr-Royaz, importante par ses fortifications, son port et sa population estimée à 15,000 âmes : Monreco-Bay, par son commerce;

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elle a un port etplus de 4000 habitans. À la page 1100, nous avons vu que parmi les dépendances de cette riche colonie figure l'établissement que les Anglais nomment de Monduras, quoiqu'il soit situé dans le Yucatan, un des états mexicains décrit à la page 1036. Bauizk , très petite ville, commergante, avec mn port et environ 2000 liabitans, est le chef-lieu de cette colonie, qui doit son origine au droit qu'ont les Anglais de couper les bous de campéche et d'acajou sur la côte orientale du Yucatan, dans la confédération Mexicaine, au sud du Rio-Honda on Grande, et sur la côte de l'état de Honduras, dans la confédération de l'Amérique-Centrale. Cet établissement, que les géographies les plus récentes ne nomment pas ou qu'elles mentionnent à peine, est de la plus haute importance pour les Anglais. Dès l'année 1824, il reçut des marchandises anglaises pour la valeur de 392,664 livres sterling. En 1829, il en reçut pour 792,278 liv. sterling, et ses importations, dans le Royaume-Uni, s'élevèrent à 190,795 liv. sterling. Cette grande activité commerciale ne peut ètre expliquée que par le commerce de contrebande que ses habitans font avec les provinces limitrophes des confédérations Mexicaine et de l'Amérique - Centrale ; car la faible population de 4643 âmes, que lui accorde un recensement fait depuis peu, ne saurait consommer ni payer le trentième de ces fortes sommes,

Dansla BARS ADA,que deterribles ouragansont ravagée il y a quelques années en causant un dommage estimé à près de 60 millions de francs et en faisant périr un grand nombre de ses habitans, nousnommerons : BrinGErow», une des plusjolies villes des Antilles, capitale de l'ile bâtie an fond d’une baie qui y forme un beau port rempli constamment de vaisseaux. Parmi ses bâtimens les plus remarquables on doit citer: l'église de St- Michel ,une des plus belles et des plus grandes des Antilles, le palais de justice etlaprison.Quoique le commerce de Bridgetown ne soit plus ce qu'il était dans le xvn* siècle, lorsque la Barbade était la plus florissante des Antilles, il est toujours très considérable, à cause surtout de la position orientale de son port, rendez-vous ordinaire de pres-

POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale entre 133° et 170°. Latitude boréale , entre 55° (précisément 54° 40’) et 71°. Dans ces calculs, on n’a pas tenu compte des Îles.

co”"rins. Au #0rd, l’Océan-Arctique.

A l’est, l’Amérique-Anglaise. Au sud, le Grand-Océan. A l’ouest , le Grand- Océan, la mer de Bering, le détroit de Bering et l’Océan-Arctique. ,

FLEUVES, Quoique cette vaste contrée offre un grand nombre de fleuves dont

que tous les vaisseaux qui font le commerce dans cel archipel. Aussi les étrangers y sont-ils très nombreux, et cette ville leur offre plus d'attraits et de divertissemens qu'ils n'en trouvent presque partout ailleurs dans ces parages, La Havane seule exceptée. Deux paquebots y arrivent d’An- &leterre régulièrement deux fois par mois. De nombreux forts et une formidable artillerie protègent le port et loat de cette ville une des plus fortes places maritimes des Antilles,

Pour compléter ce que nous avons dit aux Pages 1099 el 1100, sur l'Ancuipes DES LucayEs, nous dirons que le cnouP£ DEs TURQUES est aussi remarquable par l'opinion émise par quelques savans, qui regardent une de ces iles comme identique avec l'ile Guanahani de Colomb, En admettant cette opinion , cet archipel joue un grand rôle dans les annales des découvertes géographiques, puisqu'il offre la première terre découverte par Colomb dans sa mémorable naviga.

tion, Mais les savans ne sont pas encore d'accord sur la désignation de l’ile que le navigateur italien nomma San-Salvador et que les naturels appelaient Guanalani. Le savant commentateur des voyages de Colomb, M. de Navarète, pense que c’est la plus septentrionale des {/es Turques, appelée la Grande-Saline ou el Gran-Turco, el soutient son opinion avec un talent remarquable et des raisons très plausibles, M. de Humbolüt se range aussi de son avis. Mais Herrera, Catesby, Jean Ferrer, feu le contre-amiral de Rossel et un géographe justement célèbre par sa vaste érudition, M. Eyriès, soutiennent au contraire que c'est la Grande-San-Salvador qui doit être regardée comme identique avec la Guanahani de Colomb, Notre ami, M. de Laroquette, qui, dans la traduction des Voyages de Colomb, a résumé avec une grande sagacité ce point embrouillé de l'histoire de la géog aphie, a eu la modestie de se borner au simple rôle de rapporteur, sans se prononcer ni pour l’une ni pour l’autre opinion. Ainsi donc, cet important problème de la géographie historique est bien loin d’être complètement résolu, comme il paraît l'être dans les traités de géographie et dans les dictionnaires géographiques.

ARÉRLIQUE AUSSI.

plusieurs , pendant la saison chaude, apportent à la mer une grande masse d’eau, la partie de leurs cours, reconnue jusqu’à présent, est trop peu considérale pour que nous ayons à les mentionner. “ DIVISION et TOPOGRAPHIE. On peut dire que eette partie de l’empire Russe, considérée sous le rapport administratif, appartient à laSibérie-Orientale et dépend immédiatement de la Compagnie Américaine-Russe mentionnée à la page 6535.

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