‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 488 sur 628 · Sagua · texte numérisé non relu

Sagua

] arcadero, 5. San- (San-Pablo de Jiguani) , 2. Holde Holguin), 8. Puerto de Gibara, 0.3.

Nuestra Señora de la Asumpcion de Ba-

ILE DE PORTO-RICO. San-Juax (San-Juan de Puerto-Rico); Manaty : Arecive; Coamo; Guayama ; San-German ; Mayaguez (Magagua; Miaguessé); Cabo- Roxo; Ponce. Dans le Groupe des Vierges, les iles Grand et Petil-Passage, Colubra (Serpent), Bieque (Boriquem ; Crabe ou Krabben),

LaA-HAvANE, grande ville, très forte et très peuplée, située sur la côte septentrionale de l’île de Cuba, qui y forme un des plus beaux ports du monde.

C’est la résidence du capitaine général, de l’intendant ou gouverneur civil du département occidental et d’un évêque , qui jouit d’un revenu estimé à 110,000 piastres. « Vue de lentrée du port, dit M. Galibert, La-Havane offre un des coups-d’œil les plus rians et les plus pittoresques dont on puisse jouir sur le littoral de PAmérique-Equinoxiale. Ses environs, sans avoir la sauvage majesté des côtes du Brésil, réunissent à la grâce des scènes de la nature cultivée de nos climats , la vigueur organique qui caractérise les productions végétales de la zone torride. Les châteaux forts qui couronnent les rochers à l’estdu port, son bassin entouré de villages, et dans lequel se déploient les brillantes couleurs des pavillons de diverses nations, les flèches pyramidales d’un grand nombre de clochers qui se confondent, tantôt avec la cime pauachée du palmier royal tantôt avec la mâture des vaisseaux, la couleur verdoyante des jardins intérieurs, le faite rougeâtre des maisons , présentent, par un beau soleil, le spectacle le plus ravissant, Mais l’intérieur de la ville est loin de répondre à ce premier coup-d'œil.

A l'exception de la douane , de l’Aôtel

des postes, du palais du gouverneur, de la manufacture des tabacs et de quelques hôtels de la noblesse, on ne voit partout que maisons basses, construites, il est vrai, avec solidité, mais encombrées de balles, de caisses, de tonneaux. Dans ses rues, presque toutes étroites et mal pavées, où l’on est suffoqué par l’odeur du /asajo (viande salée), on ne rencontre que portefaix et esclaves chargés , que charrettes , que volantes (espèce de chaise de poste) de gens d’affaires, cabriolets sans ressorts, qui, dans leur marche rapide, soulèvent des flots de boue ou des nuages de poussière. Dans le port, sur les quais, à l’intérieur de la ville, tout respire l’activité et le mouvement , mais sans ce luxe, sans cette recherche , sans ce comfort que l’on trouve dans la plupart des villes commerçantes de l’Europe. Le soir seulement ses délicieuses alamedas (promenades) sont e’:vahies par un concours varié de promeneurs des deux sexes, dont l’élégance et la toilette pourraient rivaliser avec celles de nos fashionables ; et lorsque, au théâtre, qui est assez vaste pour admettre 1800 spectateurs, on représente un opéra de quelque maëstro fameux, on est sûr de pouvoir y admirer les grâces et la beauté piquante des Havanaises de distinction. »

Parmi les belles maisons de La-Havane,

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