D CR
dit un jeune voyageur qui l’a visitée il y a quelques années, et qui confirme la peinture que nous en avons donnée, on remarque celle du comte de Fernandida, qu’il a payée 1,500,000 francs; il y en a sept ou huit dans la ville qui ont coûté cette somme ; on ne peut se figurer le luxe déployé par les nobles habitans de ces palais. La plaza de armas , qui est la place principale de La-Havane, est ceinte par le palais du gouverneur et par ceiui de l’intendant ; elle est ornée de statues, de vases , de fleurs , de plantes indigènes et exotiques, coupée de jolies allées sablées et entourée de bancs de pierre avec des dossiers en fer ; le soir elle est très bien éclairée. Vis -à-vis du palais du gouverneur, dit M. Eugène Ney, est une chapelle élevée en mémoire de la première messe, qui, à la découverte de l'ile, se célébra dans cet endroit, à l’ombre d’un immense ceiva, qui existait encore il y a peu d'années. Les ouvrages qui font de La-Havane une des plus fortes places du monde, méritent une mention particulière par leur importance, leur solidité et par les sommes dépensées pour leur construction : le seul ancien chemin couvert du comte de Santa- Clara a coûté 700,000 piastres; le Morro, qui avec le fort de la Punta défend l'entrée du port, exige 800 hommes de garnison ; la Cabaña , qui en demande 2000 , est une superbe citadelle, avec ce vastes casemates ; le Fort situé à l’est de la Cabaña ; les châteaux de Atarés et del Prineipe, et la batterie de Santa-Clara, sont les autres ouvrages les plus importans. On ne doit pas oublier l'arsenal , qui doit être rangé à côté des principaux établissemens de ce genre que possède l'Amérique. On y a construit de superbes vaisseaux qui, dit M. de Humboldt, sont plus chers sans doute que les vaisseaux des chantiers d'Europe; mais ils ont sur ces derniers, par la nature des bois des tropiques, l’avantage d’une longue durée.
Depuis 1778 jusqu’en 1827, cet arsenal a fourni à la marine militaire de l'Espagne 22 frégates, 7 paquebots, 9 brigantins , 14 goëlettes et 49 petits navires.
La-Havane possède plusieurs institutions scientifiques et littéraires, qui, en rehaussant les facultés de l’homme, concourent à le faire avancer rapidement vers un état de civilisation plus perfectionné qui distingue avantageusement
1iia AMERIQUE.
cette ville de plusieurs autres grandes capitales de l’Amérique ci-devant Espaguole. « L'université, dit M. :: Aumboldt, avec ses chaires de théoivgie, de jurisprudence, de médecine et de mathématiques , établies depuis 1728 dans le couvent des Padres Predicatores ; la chaire d'économie politique, fondée en 1818; celle de botanique agricole ; le musée et l’école d'anatomie descriplive, due au zèle éclairé de don Alexandro Ramirez ; la bibliothèque publique, l’école gratuite de dessin et de panture, l'école nautique , les écoles lancastriennes et le jardin botanique, sont des institutions en partie naissantes, en partie vieillies. Eiles attendent, les unes, des amélicrations progressives, les autres, des réiv'mes totales, propres à les mettre en harmonie avec lesprit du siècle et les besoins .e la société. » Depuis 1793, La-Havane possède une s0ciété patriotique, d’où dépendent celles de Santo-Espiritu, de Puerto-Principe et de Trinidad, et depuis quelques années elle se distingue aussi favorablement par l’activité de la presse périodique ; en 1830 on y publiait 7 Journaux , dont un en anglais et un mensuel; ce dernier, qui paraissait sous le titre d’'Annales de Ciencias, était rédigé par M. Ramon de la Sagra; il traitait de l'agriculture, du commerce et des arts, et a enrichi la géographie et la statistique de documens précieux qui ont rempli bien des lacunes qu'offraient ces deux sciences dans la description des iles de Cuba et de Porto- Rico. À la demande de M. de Humboldt, la Société patriotique a ordonné la construction d’une maison magnétique pour y faire annuellement , d'heure en heure, et pendant un jour et demi , des observations sur les variations horaires de la déclinaison magnétique ainsi que sur tout ce qui est relatif à la déclinaison et l’inclinaison absoiues et à l’intensité magnétique. De semblables établissemens ont été fondés d’après le plan formé par ce savant, à Pekin, à Kazan, à Pélersbou:'; , à Nicolagev dans le gouvernement de Kherson, à Berlin, à Freiberg, à Paris, de manière que, sr une longueur de 198 méridiens, depuis l’Amérique-Centrale jusqu’à l’extrémité de la Chine, depuis les tropiques jusqu’au 60° parallèle boréal, et dans les profondeurs des mines comme sur le sommet
de hau d’obser dantes, constrt nuées | duiront lois du divers é si gran rels, et excité |
qu’elle o ment su dence et lui doni rivales, pulation, dite que en 1827, bre, 22, époque , 2641 voit on estima portation:
de ses ex et le mo ou même Yantes, d d'{uessa, üclyVieet toutes jus “ombre de dont la v exportatioi La-Havancé Voici les t:marquab divisions appartienn DANS le DE GLA €t Guanal dionale et 01 le pc* de L Chtre cesdeux de jolies mai population aid (vomilo neg lerrible fréqu blissemens d minérales. Ma Ses bains mi :‘wés fréquent
pa— um , de madans res ; ndée ole ; desdon ) PUcoles ique, intes, t, les S, les pres à rit du » De- 16 80celles rincipe années nt par n 1830 , un en qui pap Ciende la re, du la géocumens lacunes dans la Portomboldt, la conrétique eure en ni ; des horaires si que ha déclita l'inles étale plan azan, ans le rlin ; à que, SU depuis smité de usqu’au pr nfonsommet
AMERIQUE ESPAGNOLE
de hauts plateaux, on exécute un système d'observations simultanées et correspondantes, au moyen d’instrumens de même construction. Ces observations , conti nuées pendant un temps suffisant, conduiront sans doute à la connaissance des lois du magnétisme terrestre dans ses divers élémens, magnétisme qui joue un si grand rôle dans les phénomènes naturels, et qui depuis quelque temps, a tant excité l’attention des naturalistes, des physiciens et des géographes.
La-Havane est, sans contre, une des villes les plus riches et les plus peuplées du Nouveau-Monde ; son heureuse situation, la sûreté et l’étendue de son port, la variété et l'abondance des produits qu’elle offre à Pexportation , l’accroissement successif de sa population, la prudence et la sagacité de ses commergçans, lui donnent sur les autres places, ses rivales, des avantages immenses. Sa population, tant dans la ville proprement dite que dans les faubourgs , s’est élevée, en 1827, à 112,023 âmes ; dans ce nombre, 22,830 étaient esclaves. A la même époque , on n’y comptait pas moins de 2681 voitures de maitres ou de louage; on estimait le montant annuel de ses importations à 80,000,000 francs , et celui de ses exportations à 50,000,000 francs, et le mouvement de son port égalait ou même surpassait celui de Bristol, de Yantes, de Bordeaux, d'Anvers, de Riga, d’{:essa, de Porto, de Boston, de Philaely vie et de Baltimore, places maritimes toutes justement renommées par le grand ‘ombre de navires qui les fréquentent et dont la valeur des importations et des exportations était inférieure à celle de La-Havane.
Voici les autres villes et lieux les plus remarquables de l’ile de Cuba, d’après les divisions administratives auxquelles ils appartiennent
DANS le DEPARTEMENT OCCIDENTAL : Re-' GLa et GuAnAñacoA , situées sur la partie méridionale et orientale du beau bassin qui forme le pc de La Havant, leg collines qui s'élèvent entre cesdeux grosses bourgades sont couronnées de jolies maisons de campagne où se retire la population aisée dé 14 ville, lorsque la fiévre jaune (vemilo negro) y eXCFUD HS fravages avec une terrible fréquence ; on y a formé plusiènrs établissemens d® bains alimentés par dés sources minérales. Manauca, bourgade rémiärquable par ses bains minéraux renommés dans toute l'ile .'arès fréquentés. PurrTo-Maniec el Bania-HONDA,
beaucoup plus petites, mais très importantes par
leurs ports superbes, Maranzas, dans un site
pittoresque, quoique marécageux, à l'est de La-
Havane. En 1762 ce n'étaitencore qu'un pointsans
importance, tant à cause de sa faible population,
que du peu de commerce qu'elle faisait; mais depuis l'ouverture de son port en 1793 et la levée des entraves qui s’opposaient au développement du commerce, Matanzas est devenue /& seconde
Place commerçante de l'ile; en 1827 elle a vu s'élever ses exportations à 9,101,939 fr., et'ses
importations à 7,353,750 fr. Nous nommerons
encore lice ne Pinos, à cause de sc: grande étendue et parce qu’on y u fondé la coicnie de ta
Reina Amalia, el le cap ANTONIO, auxuel les
atrocités commises dans ces dernières ai. nées par des corsaires espagnols et anglo-américais, commandés par Gibbs, ont donné une triste ce lébrité. C'est dans le voisinage de cette pointe que ces flibustiers, aussi intrépides , mais peut-être plus cruels que ceux qui dans les 17° et 18° siècles furent la terreur de St-Domingue, dirigeaient leurs altaques contre les vaisseaux de toutes les nations qui naviguent dans la Méditerranée-Colombienne. C'est sur une espèce de campement établi sur le cap Antonio et défendu par une batterie de quatre canons, qu'ils dirigeaient leurs prises et que là ils faisaient transporter à La-
Havane, sur des navires côtiers, lesmarchandises qui en provenaient. Les innombrables ilots situés à l'est de l'ile de Pinos et ceux qui forment une grande partie de l'archipel de Bahama au nord de Cuba,sont d'autres repaires de flibustiers non moins cruels et aussi entreprenans que ceux du ca» Antonio; depris plusieurs années, ils ré- #andent la terreur et la désolation dans les mers des Antilles. Gibbs, tombé entre les mains de la justice de New-York, a péri à Long-lsland, par la main du bourreau, après avoir pris, dans l'espace de quatre ans, treize vaisseaux à l’abordage et avoir massacré près de quatre cents hommes dans ses terribles exploits.
Dans le DEPARTEMENT DU CENTRE : PuerTo- Paixcire , située dans l'intérieur des terres; quoique chef-lieu du département, siège de la Real Audiencia ou cour d'appel de l'ile, et renfermant une population de 49,000 âmes, cette ville offre l'aspect le plus misérable qu'il soit possible d'imaginer. Ses rues sont étroites, tortueuses et dégoûtantes par leur saleté, Les parties bas ses scraicnt même absolument impraticables, si les habitans, en construisant leurs maisons à trois ou quatre pieds au-dessus du sol, pour se garantir de l'humidité, n'avaient eu soin d'y adapter des galeries extérieures, espèce de trottoirs qui, seuls, entretiennent la communication au-dessus des mares infectes qui séjournent dans les rues. Puerto-Principe possède une société patriotique, fait un assez grand commerce avec l'intérieur de l'ile, mais son commerce extérieur par la baie de Nuevitas est de très peu d'importance. En 1830 on y publiait tue gazelle. CoLoNIA DE SaN-FEANANGO DE Nueviras, fondée en 1818 sur la magnifique haie de Nuevitas, est le chef-lieu d’une des cinq divisions maritimes « ‘l'ile ; malgré son importance on cherche en vais. On nom sur
mp
ns —
les cartes les meiticu°8 et les plus récentes, C’est aussi en vain que “ous avons cherché la Ciuvan DE FERNANDINA DE JAGUA, autre colonie fondée depuis 1817 sur la baie de Jagua ou Xagua, qui y forme un des meilleurs ports du monde, défendu par le fort de Nuestra-Señora de los Angeles, regardé par des militaires habiles comme la meilleure forteresse de l'ile après les fortifications de La-Havane et le Morro de Santiago de Cuba ; depuis quelques années son commerce a pris un grand accroissement, CiunaD ManiTima DE Trininan, ville assez bien bâtie, chef-lieu d'une division maritime, avec une s0ciélé patriotique ; c'est une des plus peuplées et des plus commerçantes de l'ile; en 1830 on y publiait une gazelle. Dans ses environs est située la superbe baie del Masio. ViLra DE SanTA-CLARA et VizLA DE Espinitru-SanrTo, petites villes, situées dans l’intérieur et remarquables par leur population ; la seconde possède une sociélé patriotique. VizLA ne SAN-JUAN DE LOS RemEnios, petite ville, chef-lieu d’une division maritime etimportante par la beauté de son port. Pans le DEPARTEMENT ORIENTAL : Sanr- 1460 DE Cusa, une des plus anciennes villes de l'Amérique , ayant été fondée en 1614, considérée comme la capitale de l'ile jusqu’en 1589, et actuellement chef-lieu de ce département, d'une division maritime et siège d'un archevêché, Son port, qui est un des plus beaux de l Amérique, est défendu par le fort del Morro. Les constructions intérieures de Cuba , quoique présentant plus de régularité et une meilleure disposition que celles de la plupart des autres villes de l'ile, n'offrent cependant aucun monument remarquable, Dépourvue , pour ainsi dire, d’eau potable, sans cesse exposée à la réverbération du soleil, par la nature crayeuse de son sol et le voisinage des montagnes, l'air qu'on y respire est suffucant. Les miasmes qui s’exhalent des lagunes qui l’environnent, et de la baie au fond de laquelle elle s'élève en amphithéâtre , rendent son séjour malsain; aussi les habitans aisés, pour respirer un air plus pur et plus frais, se retirent, de juillet à octobre , dans leurs maisons de campagne, la plupart situées sur de rians coteaux, au milieu de riches plantations de cannes à sucre et de caféiers. Depuis 1778, époque de l'ouverture de son port, Santiago a pris une grande extensien, et en 1827 elle a vu ses exportations monter à la valeur de 7,637,554 francs et celle des importations à 6,734,105 francs. En 1830 on y publiait une gazette. CarinaAn DEL Core (Villa de Nuestra-Señora de la Caridad del Cobre), très petite ville, remarquable par son sanctuaire, visité annuellement par un grandnombre de pélerins. Hozcuin et Bayamo, petites villes de l'intérieur, importantes par leurs populations et leur commerce; ManzaniLzco est le port de la seconde el fait un commerce qui augmente tous les jours. BARACOA, très petite ville, avec un port ; c'est le premier élablissement que les Espagnols ont fait dans l'ile
Mais avaut de quitter cette superbe colonie, que des documens officiels que nous avons sous les yeux nous aulorisent à regarder comme la plus
riche de toutes les colonies fondées par les Européens, qu'ilnous soit permis de nous arrêter un instant pour offrir au lecteur quelques faits relatifs à sa grande importance et à som étonnante prospérité. « L'importance politique et commerciale de Cuba n’est pas seulement fondée sur l'étendue de sa surface, supérieure à celle des autres Antilles, sur l’admirable fertilité de son sol, sur ses établissemens militaires et sur la na ture de sa population, composée de trois cinquièmes d'hommes libres; elle s’accroit encore, dit M. de Humbolt, par les avantages de sa position géographique : sa forme étroite et allongée la rend à-la-fois voisine d'Haïti et de la Jamaïque, de la partiela plus méridionale des Etats-Unis (la Floride) et de l'état le plus oriental de la confédération Mexicaine (le Yucatan). » Réduite pendant les deux derniers siècles à puiser dans les caisses de la Nouvelle-Espagne les s0mmes nécessaires pour subvenir aux frais de son administration intérieure et à payer sa nombreuse garnison, elle s'est vue depuis en mesure de suffire non-seulement à ses propres besoins, mais encore de venir au secours de la métropole pendant la lutte opiniâtre qu'elle a soutenue contre les colonies du continent, Ce changement favorable est dù principalement à la levée des inconcevables entraves qui arrêtaient le développement de son commerce et de son industrie, à l’introduction de la culture de la canne à sucre de Tahiti, à la grande population blanche qui s'y est établie pour échapper aux massacres de St-Domingue , et pour éviter les horreurs inséparables des guerres civiles , surtout de celle qui a ensanglanté dans ces dernières années les possessions continentales ci-devant Espagnoles ; au nouve! essor donné à l’agriculture et au commerce par les colons arrivés des Florides et de la Louisianeenfin à ce grand nombre d'esclaves qui, importés pendant les dix dernières années, ont créé tan de nouvelles plantations. Un concours heureux de circonstances politiques, la modération des otficiers de la couronne, la liberté des échanges avec les nationsétrangères, la conduite prudente deshabitans et les nombreuses concessions de la métropole ont puissamment contribué aux progrès de la population, de l’agriculture, du commerce et de l'industrie, et ont rendu Cuba, eu égard à son étendue et à sa population, la plus florissante et la plus riche de toutes les colonies, non-seulement üe l'Amérique, mais de tout le globe. Sa population qui en 1775 n'était que de 170,370 âmes, s'était élevée à 272,140 dès l'année 1791, à 551,998 en 1817 eten 1827 à 730,562; dans ce dernier nombre les esclaves ne figurent que pour 286,947; leur nombre en 1775 n’était que de 44,336 individus. Cet accroissement de population, même en faisant abstraction de ce quiest dû à l’infame commerce des nègres, estteilement considérable, qu'on ne saurait le comparer qu'à l'augmentation qui a eu lieu aux Etats-Unis et dans le Canada, les pays de l'Amérique qui sous ce rapport se présentent sous le jour le plus favorable. L'agriculture a fait des progrès encore plus rapides; l’exportlation du sucre , qui de 1790 à 1800 n'était, année moyenne, que de 110,091 caisses, s’est élevée
de 180 à 260,34 tait que robas ce:
douar, Porta qu en 1826 le mou l'ile a é
la mi
Bénéral a chandises lies fraud, doivent né nous veno qui en 177
et qui ne , 1,136,918 p 1827, ce qu Maintenant avec d'aut:
nous verrio Mexique en âmes, rapp les Possessi lation était « offraient un tres; la mag riche et la à Population portait en 1 Buerre qui à francs. Si l’ prochemens Cuba avec 1 l'Amérique j que la recet Coup celle da à l'exceptior ricaine et Me Etats-Unis d Paraison ave avons donné On trouverai dépasse la red de cette par Puissances € ordre seules e inférieur à] gaise, et pre de Wurtenb des recettes duché de Bad à celui des d Hesse réunis celui de l'Etat des royaumes ela monarch
et
r les rrèter
its reinante miner-
sur l'é-
le des
de son
y la na
pis Cinencore,
| sa por
t allon-
e la Janale des
18 oriencatan).»
à puiser les s0m-
s de son sa nom-
n mesure besoins, métropole enue COnment favoles inconoppement à lintrore de Taqui s'y est de St-Doséparables ui à ensanpossessions au nouvé mmerce par Louisiane:
i, importés t créé tan rs heureux tion des ofhanges avec ente deshade la métrorogrès de la erce et de à son élenbte et la plus ulement de populalion es, s'était 551,998 en prnier NOMur 286,947; BG individus.
éme en fainfame com- Érable, qu'on ntation qui Canada, les port se pré- », L'agriculpides; l'ex 1800 n'était, 6, s'est élevée
AMERIQUE ESPAGNOLE
de 1800 à 1820 à 207,696 caisses, et de 1820 à 1825 à 260,384 caisses ; celle du café, qui en 1804 n'était que de 50,000 arrobas, monta à 320,000 arrobas en ! et à 1,221,609 art'obas en 1826, La douane de La-Mavane, qui en 1817 ne rapporta que 2,110,000 piastres, en rapporta 3,733,000 en 1826 et 4,389,262 en 1827. Dans la mème année le mouvement général de tous les ports de l'ile a été de 1841 navires entrés et 1649 sortis, la mème époque, le montant des importal'aprés les relevés de la douane, s'est élevé
854 piastres, et celui des exportations
92 piastres, dans lequel la valeur des ineligènes figurait pour une somme de
"7 puastres. Ces chiffres, au reste, ne doiconsidérés que comme le minimum
ur des importations et des exportations;
a côté, les estimations de la douane, en général au-dessous de la valeur réelle des marchandises , et de l’autre , les entrées et les sorties frauduleuses qui ont lieu en grandnombre, doivent nécessairement rehausser les sommes que nous venons d'indiquer. Enfin les revenus de l'ile qui en 1778 ne montaient qu’à 885,358 piastres, et qui ne s'étaient encore élevés en 1794 qu'à 1,136,918 piastres, ont été de 8,469,9738 piastres en 1827, ce qui fait près de 45,000,000 de francs. Maintenant si l'on voulait comparer cette colonie avec d’autres regardées comme les plus riches, nous verrions que, d’après M. de Humboldt, le Mexique en 1804, avec une population de 5 ,800,000 âmes, rapportait 20,000,000 de piastres; toutes les Possessions Anglaises en Asie, dont la population était estimée à la même époque à 32 millions offraient une recette brute de 43,000,000 de piastres ; la magnifique Île de Java ,la contrée la plus riche et la plus peuplée de l'Océanie , avec une population d'environ 6,000,000 d'àmes, ne rapportait en 1822, avant le commencement de la guerre qui a ralenti sa prospérité, que 63,900,000 francs. Si l’on voulait pousser plus loin ces rapprochemens et comparer les revenus de l'ile de Cuba avec les revenus des principaux états de l'Amérique indiqués à la page 1128, on verrait que la recetle brute de Cuba dépasse de beaucoup celle de tous les états du Nouveau-Monde , à l'exception des confédérations Anglo - Américaine et Mexicaine , de l'empire du Brésil et des Etats-Unis du Sud, Si l'on voulait faire la comparaison avec les états de l'Europe, dont nous avons donné les revenus aux pages 636 et 637, on trouverait que la recette brute de cette colonie dépasse la recette correspondante de tous les états de cette partie du monde , celles des grandes puissances et de quelques monarchies du second ordre seules exceptées; que son revenu est de peu inférieur à la recette de la monarchie Portugaise, et presque égal à celle des états réunis de Wurtemberg et de Hanovre, ou à la somme des recettes du royaume de Saxe et du grandduché de Bade ; que son revenu est supérieur à celui des deux grands-duchés de Bade et de Hesse réunis à la Hesse-Electorale ; qu'il égale celui de l'Etat du Pape, qu'il dépasse le revenu des royaumes de Suëde et de Pologne et celui dela monarchie Danoise ! telles sont les immenses
ressources de cette colonie, qui est exempte de toute espèce de dette. Elles étonnent d'autant plus que des documens officiels prouvent qu'elles ne proviennent que de la septième partie de son territoire; que serait-ce si toute l'ile était mise en culture ! « Bien plus florissante, dit M. Galibert, que la plupart des nouveaux états indépendaus de l'Amérique, obérés déjà par leursem-
prunts , elle ‘ tous les jours accroitre sa prospérité, :::: ::1,, romettre son avenir.»
Nous av: Git que l’iLE DE Ponro-
Rico est la iivins étendue des Grandes Antilles. Quoique sur une moindreéchelle, les progrès de sa population, de son agriculture et de son commerce, furent aussi considérables que ceux de Cuba, Sa population , qui en 1778 était estimée à 80,650, s’éleva, en 1827, à 288,473 âmes ; dans cenombre, 28,408 seulement étaient esclaves ; 101,749 étaient laboureurs.
Voici les villes et les lieux les plus remarquables de cette importante colonie, à laquelle un terrible ouragan causa des pertes énormes le 26 juillet 1825 :
Ponro-Rico ou SAN-Juan DE Ponro-Rico, ville assez grande et assez bien bâlie, sur une presqu'ile de la côte septentrionale, au milieu d'une vaste baie, communiquant à la terre-ferme par un isthme d’une longueur considérable; cette position et les importans travaux qu'on y a faits, l'ont rendue une des plus fortes places de l'Amérique. Son port est sûr, spacieux et profond. Porto-Rico est la résidence du capitaine général et d'un évèque. Son commerce est florissantetsa population est estimée à près de 30,000 âmes. ARECIFE et GuavamaA, bourgades importantes par leur population considérable ; Coamo, village remarquable par ses eaux thermales sulfureuses ; SAN-GER4AN, petite ville, chef-lieu de la seconde division administrative de l'ile : elle a été bâlie en 1511. MayaGuez, bourgade à laquelle la tentative de Ducoudray a donné de nos jours une certaine célébrité. En 1822 , un parti de pirates ou flibustiers commandé par cet aventurier s'empara de son port, y fit paraitre une proclamation pour annoncer l'indépendance de toute l'ile sous le tilre de république de Boiqua ; battus parles Espagnols ils furent obligés d'évacuer l'ile ; mais leur tentative, dit M. Buchon dans son Atlas géographique, statistique et historique des deux Amériques, et leur proclamation n’est pas un des épisodes les moins curieux de cette époque historique. Cano-Roxo, village près du cap de ce nom, important par ses salines qui fournissent du sel à une grande partie de l'ile. Poxce, bourgade florissante par ses plantations. Les ilots qui dépendent de Porto-Rico n'offrent rien de remarquable. Nous ferons seulement observer que celui de Breque est de beaucoup le plus grand de tous, etqu'il égale en étendue la florissante ile danoise de Santa-Cruz qui en est voisine.
ie.
— <= = cu Ss 0 “M si À O T + — Si Tr —
> ACC ù 4 é :
et
ARÉRIQUE SUÉDOLIR
La Suède ne possède dans le Nouveau- Monde, que la petite ile de Sé-Barthélemi , que la France lui a cédée en 1784. C’est la plus petite des divisions politiques de l’Amérique. Environnée par desiles occupées par ‘es Hollandais, les Français, les Anglais et les Danois, elle est assez importante par l’état florissant de son agriculture ; mais son commerce a beaucoup perdu depuis la cessation de la guerre maritime, pendant laquelle son
port
port , ouvert à toutes les nations , faisait d’immensesaffaires. GusTaviA (longitude occidentale 65° 10’; latitude boréale 17° 55')est la résidence du gouverneur ; c’est une petite ville, assez bien bâtie, avec un franc , fréquenté par un assez grand nombre de navires; c’est encore un des principaux entrepôts du commerce des Petites-Antilles ; on porte à 10,000 le nombre de ses habitans.
TADLBAU STATISTIQUE DE L'AMMRIQUE.
Nos lecteurs connaissent déjà les diffieultés sans nombre qui s'opposent à une appréciation exacte des forces et des ressources des états, ainsi que les principes qui nous ont guidé dans ces recherches
iMficiles. Dans l'introduction au tableau statistique de l’Europe, nous leur avons mème exposé nos doutes relativement à plusieurs points de la statistique des principaux états de l’Amérique. Mais quelques remarques nous paraissent encore nécessaires pour justifier des changemens importans que nous avons fait subir aux résultats statistiques admis dans la Balance politique du Globe. D'ailleurs, ilest bon de signaler les limites au-delà desquelles toute application, que l’on voudrait faire à d’autres états des élémens contenus dans le tableau statistique que nous allons offrir , donnerait des résultats erronés.
SUPERFICIS, AUX pages 607, 609, 1095 1097, 1113, etc., nous avons déjà signalé les doutes que le géographe a encore sur certains pays, et les causes qui ne peuvent manquer de produire une grande différence dans lestimation de la superficie des possessions des Anglais, des Français et des Anglo - Américains dans celte partie du monde. Aussi nos évaluations ne sont basées que sur les limites que leur accordent les meilleures cartes, et surtout celles de M. Brué. La
contradiction apparente qu'offre l’évaluation de la surface du Brésil donnée par la Balanceavec celle que nous avons adoptée dans le tableau que nous allons donner, vient de ce que, à l’époque de la publication du premier ouvrage, toute la superficie du Nouvel-Etat-Oriental de PUruguay , formant alors partie de la province Cisplatina de l’empire du Brésil, devait être nécessairement comptée dans la surface générale de cette vaste monarchie.
POPULATION. Dès des 1808, pe notre Prospetto politico geografico dello stato attuale del globo. pi un nuovo piano, nous avons fait connaître les exagérations des géographes sur la population du Nouveau-Monde. Dans cet ouvrage, nous la portions à 27,400,000, d’après les renseignemens les plus positifs qu’on pouvait avoir à cette époque.
Les recherches que nous avons faites, et les travaux géographiques publiés depuis lors sur les principales régions de ce continent, nous ont engagé à porter sa population, d’après les sommes spéciales de ses différentes parties , à 33,800,000 en 1816, et à 36,000,000 en 1819. Mais ces calculs avaient besoin d’une rectification.
Ne nous étant pes encore livré à des études sur les langues de l'Amérique, nous n'avions aucun moyen de corriger
re l’éva- | donnée jus AvOnS us allons poque de ge, toute jental de tie de la du Brésil, ptée dans aste mo-
os , dans sografico ropra un connaître
faites, et jés depuis de ce coner Sa pOspéciales 3,800,000 819. Mais ne rectifi-
vré à des mérique ; e corriger
les exagérations des géographes et des voyageurs sur le 2ombre des Indiens sauvages où indépendans. Quelques écrivains, même parmi ceux que la renommée place au premier rang, avaient augmenté extrordinairement , et eontinuent à augmenter leur nombre. Le savant géographe Morse portait encore, en 1812, à 5,000,000 les sauvages indépendans de l’Amérique, lorsque l’ingénieux Volney , dès l’année 1804, avait tâché de prouver qu’ils ne sauraient être estimés au-delà de 1,639,000. L’éditeur de la Grammar of general geography of Goldsmith ne tenant aucun compte des estimations de Morse et de Volney, publiait encore à Londres, en 1822, que les sauvages indépendans du Nouveau-Monde s’élèvent à 12,000,000, dont 5,000,000 vivent dans l’Amérique - du- Nord et 7,000,000 dans celle du Sud! Un voyageur très instruit, M. Buchanan, estimait en 1824, à 2,000,000 ceux qui errent entre l’itshme de Panama et l’Océan- Glacial-Boréal. Hassel, dans une dissertation sur le nombre d’habitans de l’Amérique, insérée dans les Ephémérides géographiques de Weimar , croyait pouvoir évaluer tous les sauvages du Nouveau-Monde à environ 2,500,000 en 1825.
Dès l’année 1816, et après un premier examen sur ce sujet difficile, nous avions cru pouvoir les réduire à ce nombre dans notre Compendio. Mais les études de M. de Humboldt sur ce même sujet, les faits que M. Gallatin a consignés dans un mémoire manuscrit, dont nous devons la communication à l’obligeance du premier, ainsi que les détails multipliés que nous avons rassemblés sur le nombre des Indiens sauvages , en rédigeant l'Atlas ethnographique du Globe, nous ont engagé à diminuer de moitié notre première évaluation. Ayant publié, dans le xxxvin® volume de la Revue Encyclopédique, nos recherches sur la population de l'Amérique, nous croyons inutile de répéter ici les raisonnemens que nous avons faits pour justifier nos calculs. Nous ferons seulement quelques remarques sur la population de quelques états à laquelle nous avons fait subir de grandes modifications.
La population de la Confédération Anglo-Américaine, que, pour la fin de 1826, nous avions estimée à 11,600,000
eme
âmes, doit être portée pour la même année à 11,800,000 Celte erreur vient de ce que, dans la multiplicité des calculs que nous devions faire pour la rédaction
e la Balance politique du Glube, nous avons oublié d'ajouter à la somme
rovenant du recensement de 1820 et de
’augmentation qui avait eu lieu depuis cette époque jusqu’au 1° janvier 1827, la population des tribus indépendantes, toujours comprises dans nus évaluations du nombre d’habitans de tous les autres états de cette partie du monde. Le recensementde 1830, dontnous avons donné les résultats aux pages 1012, et 1018, nous à servi à contrôler les calculs approximatifs que nous avions faits pour 1826 ; et, à part l'erreur quenous venons de signaler , entièrement indépendante des calculs relatifs à la population des races blanche et noire , nous avons eu le plaisir de voir que dans cette évaluation, si différente des estimations exagérées faites à la même époque par les journaux indigènes et étrangers, nous nous étions tellement approché de la réalité, que nous n’avons eu besoin de leur faire subir aucune modification. À la page 1013 nous avons expliqué la cause des contradictions apparentes qu’offrent nos calculs relatifs à la population des Etats- Unis.
A la page 611, nous avons indiqué les motifs qui nous ont engagé à diminuer la population de l'Amérique-Espagnole. D’autres prétendus recensemens officiels relatifs anx deux Canada et publiés par un journal allemand, qui jouit d’une célébrité justement acquise, nous ont fait évaluer trop haut la depuis de l'Amérique-Anglaise. Selon le rédacteur de ce journal, un recensement de 1824 aurait donné au Bas-Canada 822,628 habitans et 280,567 au Haut-Canada, ce qui fait plus de 900,000 pour ces deux seules provinces. Des documens officiels que nous avons reçus depuis , et dont la vérité et l'exactitude sont confirmées par les faits importans que MM. Bouchette , Douglas et M'Gregor ont publiés à Londres , nous ont fait rejeter ces dénombremens imaginaires, et nous ont engagé à réduire toute la population de cette partie du Nouveau-Monde à 1,900,000 Ames pour la fin de l’année 1826.
Les incertitudes qui subsistent encore sur le nombre des habitans du Brésil
sont tellement considérables , qu’il nous a paru plus convenable de conserver les nombres ronds admis dans la Balance, plutôt que d'offrir une précision illusoire, en faisant la soustraction des 70,000 habitans que nous avons assignés au Nouvel-Etat-Oriental de l'Uruguay. On sera peut-être élonné de nous voir estimer si bas la population de cette république, à laquelle on s'accorde à donner 176,000 âmes d’après les calculs erronés de Hassel, suivis de tous les statisticiens allemands ainsi que des statisticiens et des géographes français, qui exploitent ses ouvrages sans peus jamais daigner le citer. Mais notre évaluation est basée sur les faits positifs que nous devons à l’amitié dont nous honorait M. le vicomte deSan-Lourenço, ancien ministre des finances de la monarchie Portugaise, sous la direction duquel a été fait le dernier recensement du Brésil. D’autres renseignemens plus récens que nous devons à l'obligeance de M. Varaigne, qui connaît si bien tout ce qui concerne Fancienne vice-royauté du Rio de la Plata , dont cet état faisait partie, ne diffèrent que de
uelques milliers en moins des estimations du ministre brésilien.
Nous devons aussi faire subir une grande diminution à la population que nous avons donnée à /a république d'Haïti sur l’autorité d’un prétendu dénombrement officiel publié par les journaux des Etats-Unis, d’après lequel cet état, en 1824, n'aurait pas compté moins de 935,335 habitans. Un observateur habile, M. Mackenzie , ancien ministre anglais auprès du président Boyer, a réduit à sa juste valeur ce prétendu recensement dans l’intéressant ouvrage qu'il a publié à Londres. Un autre voyageur, ci-devant consul-général de France à Haïti, M. Mollien, auquel nous devons beaucoup de renseignemens précieux sur cette république où il a séjourné assez long-temps, nous assure que la population actuelle de l'ile est au-dessous de 600,000 âmes. Comme on ne peut nullement compter sur l'exactitude d’aucun recensement fait jusqu’à présent dans cette contrée, et que l’on ne connaît que très imparfaitement le mouvement de sa population, nous croyons qu’on pourrait provisoirement adopter en nombre rond les 800,000 âmes que lui accordait M. de Humboldt en 1822; mais cette somme
doit être regardée comine le maximum de la population qu’on puisse assigner à Haiti pour la fin de 1826.
Nous n’avons aucune raison pour modifier les populations que nous avons assignées aux autres états de l'Amérique,
uelque différentes que soient les estimations données par d’autres géographes et statisticiens. Nous ne sommes pas surpris que le savant statisticien Hassel, dans la multiplicité des calculs auxquels il était livré, ait, par un double emploi, si étrangement exagéré la population des Provinces-Unies du Rio de la Plata , en accordant à cette seule partie la totalité de la population qu’on assigne à ces mémes provinces, à la républipue de Bolivia, au Paraguay et au Nonvel-Etat-Oriental de l’Uruguay ; nous concevons aussi que des savans, étrangers aux points difficiles de la géographie et aux difficultés de la statistique , persistent encore à donner 2,200,000 âmes à la seule confédération du Rio de la Plata après tout ce que nous avons dit sur ce sujet dans le mémoire sur la population de l'Amérique, publié par la Revue encyclopédique, journal que son mérite justement apprécié met entre les mains de tout le monde; mais nous ne pouvons comprendre qu’une erreur aussi grossière puisse être annuellem” ‘produite dans des recueils et dans d: rages estimables publiés en Alle- Mag. , en Angleterre, dans l’empire d'Autriche et dans les Etats-Unis , tous rédigés par des hommes spéciaux et d’un savoir profond. A l’égard de la population de la république de Bolivia , que deux généraux, célèbres dans les guerres de la Colombie, nous ont reproché confidentiellement d’avoir portée trop haut, nous ferons observer que M. Pentland, qui a visité cette intéressante partie de l’Amérique, sur laquelle il a bien voulu nous communiquer de précieux renseignemens , nous ayant fourni les
résultats du dénombrement fait en 1827 , nous avons trouvé qu’en y comprenant les indigènes indépendans , ce document officiel donne un total presque identique avec la somme publiée par la Balance Politique du Globe. Cette concordance remarquable avec des faits positifs el avec les estimations d’un observateur habile, nous engage à persister dans notre opinion.
Aux pages 1087 et 1088 nous avons
Buscai: PINKER:
LAURIE VOLNEY FaB:t, CALLENI Huusou Baunt, Benruci tion d Hasset.
CANNaB Baui, € Huysoz Monse, WoncEs Danny, STEIN , Bazot, Q DENaIx , MaLTE-B MELISu, Hasse, CHARLES SCHNABE
Guipen Ricciour MoNraic:
um de ner à
modiy assi— rique , stimaphes et surpris dans la il était | étranog Prota ; EN totalité ces mé- Bolivia, Oriental ussi que difficiles tés de la à donner édération que nous mémoire e, publié , journal récié met de; mais u’une erannuellels et dans en Allel'empire nis , tous x et d’un populajoia , que s guerres pché conrop haut, Pentland , te partie il a bien précieux fourni Îles en 1827 ;, pmprenant document identique Balance ncordance positifs el ateur hafans notre
pus avons
indiqué les élémens dont se composent la superficie et la population des vastes espaces du Nouveau-Monde que nous avons nommés Amérique-Indigène-Indépendante.
En considérant les états fédératifs sous leur véritable point de vue, nous voulions faire, à l'égard des confédérations de l’Amérique, ce que nous avons fait à l'égard de celles de l’Europe. Mais après de longues et difficiles recherches, nous nous sommes convaincu de l'impossibilité où l’on est de poil non pas offrir les principaux élémens de leur statistique, mais, à l'exception des états de l’Union, évaluer avec unecertaine exactitude même leur superficie et leur population. Tout ce que nous avons pu faire, c’est de déterminer aussi exactement que possible les élémens principaux de la statistique générale des confédérations Américaines, remettant à des circonstances plus favorables la rédaction de la statistique des différens états dont elles se composent.
Nous n’avons fait qu’une seule exception à égard des Etats-Unis proprement dits, à cause de la stabilité qu'offrent leurs di-
visions, grâce à la paix dont ils jouissent.
En résumant toutes les modifications en plus eten moins que nous avons fait subir aux populations publiées dans la Balance politique du Globe, il résulte que la population totale de l'Amérique ne serait, pour la fin de 1826, que de 38,500,000 âmes au lieu des 39,000,000 que lui assigne cet ouvrage. Comme dans toutes nos évaluations nous nous sommes toujours arrêté à des nombres qui pèchent en moins, surtout à l’égard du Brésil, du Mexique et des Etats de la Colombie, nous croyons que, vu les doutes que l’on a encore sur toutes les populations de ces contrées , on pourra retenir sans grave inconvénient le nombre rond de 39 millions pour la population totale de cette partie du monde.
Maintenant nous allons offrir au lecteur.
le tableau des principales opinions émises ar certains géographes, par des naturaistes, des astronomes et des littérateurs sur la population de l'Amérique. Ce sera une nouvelle preuve des calculs hasardés et du manque total de critique qu’on leur, reproche justement à cet égard.
TABLEAU COMPARATIF DES PRINCIPALES OPINIONS ÉMISES SUR LE NOMBRE DES HABITANS DE L'AMÉRIQUE.
Büscminc , en 1778. . . .
PINRERTON, en 1800 (en 1804, dans la traduction ‘française Le 25,500,000). ° Laure et Wire, dans le New-Juvenile-Allas, cn 1808 .
VoLnEY, en 1804, et STEIN, en 1811.
Fat, en 1806, et GRÂBERG , en 1813.. . . .
CALLENDER , en 1798.
Hussouor, au commencement du xrx° siècle,
Bauet, eu 1808, dans le Prospello Polilico Geografico del Globo. : due ere Benrucu, dans les Ephémérides géographiques de Weimar, et Reicuarn, dans l'édi-
tion de la Géogr'aphie de Galelli, en 1822 .
Hasseu et Sreix, dansleurs Dictionnaires géographiques , en1817 et 1818. .
Habitans.
os + + os + + + + 16,180,000 20,000,000
ou se ee + + + + + + + 24,000,000 25,500,000
+ + + 31,000,000 CANNABICH, @M 1821. « + + à e + + + + + + + + + + + + + + + + + + + 33,000,000 BauBt, en 1816, dans la 1° édition du Compendio di Geografia Universale.. . + 33,800,000 HumBoOLDT , en 1828. 4 + « + « + + + + + + + + + + + + + + + + + «+ 34,942,000 Monse, en 1812. | 35,000,000 WorcEsTER , en 1822, et Ba pt dans la 2° édition du Compendio en 1819... . . + 36,000,000 Danay, en 1826. 37,400,000 STEIN, en 1826. . 4 + . «eo + + + + où 0 ee + ee eo + 38,086,000 Bauot ; en 1828, dans la Balance politique du Globe, pour la fin de l'année 1826. . 39,000,000 DENAIX , en 1828. 39,309,000 MALTE-BRUN , en 1810, au-dessous de. . . . « « « + + + + + + + + + + +. + 40,000,000 MeLisu , en 1818. 40,000,000 Hassez , dans son dimanach de 1828, et l'Almanach de Gotha de 1829. . . . . . 40,048,844
CuarLes Juuius BERGIUS, en 1828.
ScuNaBEL , dans la septième édition dela Géographie de Galelli, en 1831.. . . + 42,000,000
Le SAGE, en 1823 ; ct LETRONNE , en 1824.
Monse, vers la fin du xviu®s lan IX (1800). .« . . .
Dee, continuateur de l’4/manach de Hassel, en 1832, pour 1831. . . . . A 43,943,358 50,000,000
iècle; HEnvas , en 1800 ; et LALANDE , dans l'Annuaire de | 60,000,000!
BIELFELD, en 1760; SussuiLcu , ‘en 1765 ; BEAUSOURE en 1771 ; et l’auteur anonyme de la Description des mœurs et coutumes , en 1821.
L'ARDÉ De SAINT-Pienne, vers 1760 ; et LALANDE , dans l'Annuaire de ban Vill (1799). 180,000,000
Guusenr Chances LE GENDRE, vers 1758, au moins.
licciout , vers 1660. .
Monraicne et Mexresquisc l'estünaient au plus bas pour l'époque de sa découverte à. 400,000,000 ;
LL LR ner eh
ASVENUS et DETTES, Nous venons de voir les difficultés qui accompagnent la détermination de la surface et de la po-
ulation des différens états dont l’ensem-
leformeles confédérations. Cesdifficultés sontincomparablement plus grandes lorsqu’il s’agit de déterminer les revenus et la dette de ces mêmes états. Aussi, les considérant quant à présent comme insurmontables, avons-nous renoncé à les admettre dans notre tableau, sans faire d'exception, pas même gour les états qui forment la puissante confédération Anglo- Américaine. À cet égard nous ne faisons qu’imiter un savant, à-la-fois administrateur habile et économiste distingué, qui a étudié dans son ensemble le système financier de ce pays, et qui a démontré, dans un article très remarquable de la Revue Britannique, combien sont incomplets les renseignemens donnés par les recueils statistiques publiés dans l’Union. « Il est d'autant plus difficile, dit M. Saulnier, de classer ces matériaux, qu’il y a une grande variété dans la nature des recettes comme dans celle des dépenses des divers états. Cette difficulté s’augmente encore par la confusion qui règne dans la rédaction des budgets, rédaction assurément fort inférieure à celle des budgets que faisait Sully, au commencement du xvn° siècle. Dans plusieurs on ne voit pas figurer les sommes considérables employées annuellement à payer l'instruction élémentaire. Dans d’autres au contraire , on met en ligne de compte non-seulement toutes les branches du revenu, mais même tous les dividendes des banques particulières, dont une partie , quelquefois seulement assez considérable, appartient à l’état; et, ce qui est plus extraordinaire encore, par la Plus étrange des anomalies, on fait figurer dans la recette de ces budgets les capitaux des fonds de l’état, sans mentionner l'intérêt des dettes qu’ils ont contractées, et qui absorbent souvent plus des deux tiers de la recette. »
Nos relations nous ont fourni les moyens de connaître les budgets fédéraux des confédérations de l’Amérique ; ce sont ces budgets dont nous offrons les résultats généraux dans le tableau. Mais il faut bien se garder de croire qu’ils représentent la totalité des recettes qui a lien dans ces états. Dans l’Union, par exemple, chacun des vingt-quatre états
dont elle se compose a son budget à part, indépendamment du budget général ou fédéral. Pour connaître la totalité des recettes de cette confédération, il faudrait additionner les recettes spéciales de chaque état avec la recette générale. Cette ernière ne comprend que le produit des douanes, celui de la vente des terres publiques et des dividendes de la banque fédérale, outre quelques autres branches d’un rapport beaucoup moindre. Les recettes spéciales des états se composent de Pimpôt territorial ; de plusieurs droits sur les commissions, sur les ventes, sur les consommations; des taxes sur les personnes, les animaux domestiques ; du produit des routes à barrières ; des dividendes des banques particulières et autres articles. Après les longues Techerches que nous avons faites sur ce sujet et les documens que nous avons réunis sur les différens états de l’Union, nous croyons qu’on approcherait beaucoup de la réalité en prenant pour la totalité de la recette le double du budget fédéral.
Cette somme est bien loin d’être exagérée ; nous la regardons même comme le minimum de la recette totale de cette puissante confédération. M. Saulnier la porte beaucoup plus haut, appuyé sur des faits qui nous paraissent d’un grand poids. De ce que nous venons de dire sur le budget de l’Union, il faut bien se garder de conclure qu’il faille doubler celui des confédérations Mexicaine , de l’Amérique-Centrale et du Rio de la Plata pour avoir la totalité de leurs recettes. Les circonstances particulières où se trouvent les états dont elles se composent , et une foule de motifs que nous ne pouvons exposer ici, exigent une bien moindre augmentation. On pourrait presque les regarder comme identiques avec leurs recettes générales.
Mais avant de terminer cet article nous devons modifier l'évaluation des revenus de la république d'Haïti, que, trompé par de prétendus documens officiels publiés dans les journaux d'Europe et d’Amérique, nous avons estimés à 30,000,000 de francs , et que des statisticiens inexperts, voulant apparemment corriger nos erreurs, ont portés depuis jusqu'à 37,000,000! MM. Mackenzie et Mollien, que nous avons déjà cités en parlant de la population, sont nos deux autorilés ; nous y ajouterons un budget que nous
sujet et réunis \, nous coup de alité de fédéral.
exagémme le de cette alnier la 8 sur des grand dire sur se garler celui e l’Améata pour tes. Les se trouosent , et pouvons moindre sque les leurs re-
cle nous revenus >, tromofficiels e et d’A- ),000,000 iens incorriger s jusqu'à Mollien, rlant de utorités ; ue nous
tenons de l’obligeance de feu l’abbé Grégoire , ancien évêque de Blois; ce document est identique avec celui que M.
Mackenzie a publié dans son intéressant ouvrage sur St-Domingue, Le résullat définitif de nos recherches sur ce point de la statistique nous a amené à réduire le revenu brut de cette république pour l’année 1826 à la somme de 15,000,000 de francs, chiffre que nous regardons comme le maximum que l’on puisse accorder à cet état. M. Mollien ne e porte même qu’à 13,000,000 pour 1831.
Nous n’avons rien à dire sur les 500,000 piastres ou 2 millions et demi de francs que des géographes et des statisticiens distingués accordent au pays des Araucans, üvat ils estiment la population à 450,000%mes et la milice à 46,000 hommes ! C’est encore une méprise échappée au célèbre statisticien Hassel.
Les documens importans que nous a
Erars-Unis ou ConFéLiRATION ANGLO-AMÉRICAINE Euvins vu Bnésis.
Erars-Unis vo Mexique.
Etats-Unis vs L'Aménioue-CenTRaLs,
Erars Unis vu Sun. . ,
Révusuique vu Bas Pénou,
Répuatique pu Omer, 4 0 0 0 0 4 + + + Erats-Unis pu liio vs La Puara.
Révcauique v'Haïre.
Dicratonar nu Panaeuar.
Noovsz-Erar-Ouisxras v6 L'Unreuar
Avant de tracer le tableau statistique de cette partie du monde, nous devons rappeler au lecteur que l’on n’a tenu aucun compte ni de la guerre qui désole encore quelques-uns des nouveaux états , ni des troubles qui plus ou moins les agitent tous.
Tous les calculs se rapportent à la fin de l'année 1826. Nous devons encore dire un mot sur l’arrangement différent qu'offre ce tableau comparé aux autres. Nous étant proposé dans sa rédaction d'offrir les divisions actuelles coordonnées à celles qui existaient avant 1783, époque de la première émancipation de l'Amérique , nous avons dû classer les nouveaux états
fournis feu le vicomte de San-Lourenço, ont été notre base principale pour l’évaluation approximative du revenu de l'Etat-Oriental de l'Uruguay; mais nous devons déclarer que le produit des douanes forme la presque totalité de la recette , comme on peut le voir par le budget de l’empire du Brésil pour l’année 1829, que nous avons publié dans le Bulletin des Sciences géographiques.
FORCES DE TERRE ET DE MER, Après tout ce que nous avons dit aux pages 629- 633, il ne nous reste plus qu’à offrir pour l’Amérique le tableau de ses marines militaires, comme nous l'avons fait pour l'Europe à la page 633. Nous rappellerons seulement que nous n’avons pas donné
de frégate aux Etats-Unis du Rio de la:
Plata , parce que celle que cette confédération possédait en 1826, a péri quelques mois après en se rend
Buenos-Ayres.
se. mms wo
de manière à faire saisir tout de suite au lecteur les anciennes colonies dont ils se composent, et les nations différentes auxquelles ils appartenaient. Nous espérons avoir atteint ce but par les subdivisions de la première colonne, par le jeu des caractères différens qu’on y a employés et par l’arrangement particulier donné à ses différentes parties. Le titre des autres colonnes indique assez leur contenu pour m'avoir besoin d'aucun éclaircissement ; d’ailleurs elles sont entièrement semblables à celles des tableaux statistiques des autres parties du monde.
ant du Chili à.
TABLEAU STATISTIQUE DE L'AMÉRIQUE
ETATS ET TITRES
AMÉRAIQUE INDÉPENDANTS.
Anubsioos cf-devant Anoration, Paançaisn, Esracnote.
Btats:Unis ou l'Union, dits auesi TR 4,57,000144,800,000 17.5
\ration Auglo- Américaine iles XII tinces Anglaises de l'Amérique-du-Nord, la Floride, la'Louisinne , ete., etc}.
Aubaiqus ci-devant Esracnoue,
Confédération du Mexique vu Etats-Unts]1,242,000
du: Memique !lu vice-royauté du Mezique, une paie partie du territoire de la eapitainerie générule e Lg al à Etats: Unie de l'Amérique-Centrale (ln cs:
itainerie générale de Guatemala muins, quelques acliuns de son territoire), Btatos Unis du Sud vor dant à Ja ci-devént :: république de: Colombie (la tice-rogauté de la Nouvelle Gievude, et la capitsinerie générale de Cara-
cus).
République de la Nouvelle-Grenade.
République de Venezuela.
République de l'Equateur.
République du Pérou où du Bas-Pérou (la vice royauté du Pérou).
République de Bolivia.(le Haut-Pérou, partie de la vice-royauté de la Plata), République du Chili ‘ln capitainerie générale du Chili et l'archipel de Chiloë).
Btats-Unis du Rio de lu Plata (la plus grande purtie de Îx vice-royauté de la Plata). Nouvel-Etat:Oriental de l'Uruguay (la Bunda-Orientale, partie de le vice-royauté de la Piata {et plus tard de lu province Cisplatine de l'emre du Brésil).
Dictatorat du Paraguay (partie de la vior royauté de ls Plata), ’ Auénique ei-devant Ponruuaiss, Empire du Brésil.
Auénique ei-devant Faançarse et Esracxoze, République d'Haïti (île de Saint-Domingue, partie française et partie enpaguole), Auéaique Invichwe Inuéranvanre Les Araurans, les Teherokis, les Crik, les Tchikkasakh, es Tchaktahe, les Apaches, les Siouæ, les Aigonquins, les Ch eppewyans, les Esquimaux, et une foule d'autres peuples que nous avons indiqués dans l'ethno-
erp AMÉRIQUE COLONIALE.
Amérique Anglaise (Uanada, Nouvelle-Ecowe, Nouveau-Brunswick et autres pays jadis. apparte: nant à,la France ; la Jamaïque, la Barbade, Binte Christophe, Antigoa, partie de la Guyane ci-devaut Hollundaise , eto.).
Amérique Bspagnalellesiles de Cubaet Porto- Rico et autres beuticoup plus petites).
âmérique Française Losnle. de la Guyane, les
. Îles Martinique, Guadeloupe, les Saintes, Marie- Galande et partie de Saint-Martin),
âmérique Hollandaïise (parie de la Guyane, les îles Saint-Eustache, Saba, rie etc.)
Amérique Danoise, le groupe du Groëntand, l'Islande, les îles Sainte-Croix, Saint-Thomas et Saint-Jean dans les Antilles,
Amérique Russe (l'extrémité uord-ouest de l'A. ad Lg Septentrionale, les Îles Kudjak, Sika, l'archipel des Aleoutes, eic.),
Amérique Suédoise (l'île Saint-Barthélemi!,