TABLEAU DES POINTS CULMINANS DES SYSTÈMES D
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est aussi probable que la hauteur du plateau du ci-devant empire de Menang- Kkabou et d’autres contrées de l’intérieur del’ile Sumatra va de 300 à 700 toises. La hauteur des hautes plaines de l’intérieur de l'ile de Java nous parait être de 250 à 600 toises.
vozcaws, Aucune partie du monde n’en offre un aussi graud nombre que l’Océanie, surtout lorsqu'on veut tenir compte de sa surface comparée à celle des autres grandes divisions du globe. L'ile de Java compte au moins quinze volcans ; celle de Luçon au moins quatre; Sumatra, cinq ; Mindanao, Mindoro, Sumbava et Flores en ont plusieurs; un grand nombre d’autres iles en ont ## chacune, et l’Archipel Mounin-Volcanique doit en partie son nom aux volcans qu’il renferme. Voici les monts ;gnivomes les plus remarquables, soit par leur funeste activité, soit par leur hauteur : dans Java et Sumatra , presque tous les pics que nous avons nommés dans le tableau des montagnes; viennent ensuite le Mayon ou Albay et l'Arayet, dans Luçon; le volcan de Ternate , dans l'archipel des Moluques proprement dites ; le Gounongapi, dans le groupe de Banda; le Tomboro, dans Sumbava ; le voican de Tofoa, dans l’archipel de Tonga; levolcan de Tanna, dans celui de Quiros (Espiritu-Santo); le Rocher Mathercs, qui n’est qu’un cratère vomissant du feu ; le Mauna-Vororai et le Keraouta, dans l’île d'Hawaïi, dans l’archipel de Sandwich. Nous ferons même observer que le Keraouia offre la singularité remarquable de n’être point au sommet d'une montagne , mais dans une plaine d’une élévation médiocre, au pied de l’énorme colosse nommé Mauna-Roa. La Tasmanie (Nouvelle-Zélande) possède aussi des volcans : celui de Motou-Hara, dans la baie de l’Abondance, Tasmanie-du- Nord , et celui de la Tasmanie-du-Sud, dont les naturels ont indiqué l’existence.
Nous ajouterons aussi que le Continent- Austral offre un volcan qu’on a découvert il y a quelques années dans la Nouvelle-Galles-du-Sud ; il offre la singularité de n’avoir pas de cratère et de lancer continuellement des flammes.
VALLÉES et PLAINES, Les plus grandes et les plus profondes se trouvent dans l’intérieur du Continent-Austral (Nouvelle-Hollande) et des grandes îles Su-
matra, Java, Bornéo, Celèbes, Luçon, etc.
Les plaines qui s’étendent à l’ouest des Montagnes - Bleues, dans la Nouvelle- Galles-du-Sud, sont les plus étendues de cette partie du monde. Viennent ensuite celles de la côte orientale de Sumatra. On connaît trop peu la partie intérieure de Bornéo et de la Papouasie (Nouvelle- Guinée) pour pouvoir citer celles qui probablement se trouvent dans ces deux
randes terres. Toutes les autres îles ofrent des plaines inférieures à celles que nous venons de nommer.
péssnTs. On trouve dans le Monde- Maritime plusieurs solitudes, mais on n’y voit aucun désert proprement dit. Le Continent-Austral seul forme une exception; il offre le long de ses côtes méridionale et occidentale, et probablement dans son intérieur, de vastes espaces qui pourraient mériter ce nom.
czimaT. À l’exceplion de la partie méridionale du Continent-Austral (Nouvelle- Hollande) , de la Diemenie (Terre de Diemen) et de la Tasmanie (Nouvelle- Zélande), toutes les grandes terres de l'Océanie éprouvent tour-à -tour l’influence d’un soleil vertical et jouissent des avantages des climats de la zone torride, sans éprouver cependant, à quelques exceptions près , les chaleurs excessives qu’on observe dans les climats correspondans des autres parties du monde.
Mais à cause de la petite étendue des terres, ces effets généraux sont iei plus modifiés qu'ailleurs par l’effet des volcans, des ventset de la différence d’élévation du sol.
Comme la presqu’ile de l’Inde et les golfes du Bengale et d'Oman, la Malaisie est soumise à deux moussons : au nord de l'équateur règne celle des mers de Chine ou Sud-Ouest et Nord-Est, et au sud on ressent celle des mers de la Sonde et des Moluques ou Sud-Est et Nord-Ouest , dont les effets sont totalement opposés.
Les vents qui dépendent de l’est sont ceux de la belle saison ; ils règnent au sud de la ligne de mai à octobre, et au nord d'octobre à mai. Les vents, au contraire, qui tiennent de l’ouest sont ceux du mauvais temps et de la saison pluvieuse; ils succèdent aux premiers. C’est au milieu de leur durée que les uns et les autres font particulièrement sentir leur force et leur influence. Les changemens de mousson s’établissent par un mois de calme ou par des vents faibles et variables,
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pendant lesquels les naturels fon! dans leurs pirogues de longs voyages sur des mers tranquilles. Dans les iles Philippines les passages d’une mousson à l’autre sont souvent accompagnés de ces coups de vent terribles appelés fyphons, qui sont inconnus dans l'autre hémisphère.
La brise souffle quelquefois avec une grande force, mais on n’éprouve jamais d’ouragans au sud de la ligne. Près des côtes, à certaines époques, des brises réglées de terre et de mer se succèdent comme le jour et la nuit avec des intervalles de calme. La direction des vents est aussi modifiée quelquefois par la rencontre des terres et le gisement des détroits. Dans certains parages la muusson tient plus de l’est où de l’ouest; dans d’autres, elle dépend davantage du sud ou du nord. Il arrive aussi que la hauteur des montagnes, en arrêtant les nuages, cause desanomalies dans lessaisons. Ainsi la mousson du sud-est, qui est si belle à Amboine, occasionne des pluies dans celle de Bourou qui en est très voisine.
Les mers intertropicales de la Polynésie sont rafralchies, comme l’Océan-Atlantique, par les vents alisés qui, dans l'hémisphère boréal, soufflent entre le non et l’est, et dans l’hémisphère austral entre le sud et l’est. Dans le voisinage des grandes Îles, la rencontre des montagnes altère souvent leur direction ; etils sont même remplacés quelquefois par des brises alternatives de terre et de mer. Pendant les mois d'hiver, c'est-àdire lorsque le second passage du soleil au zénith amène les pluies, les ventstournent tont-à-fait et soufflent très fréquemment du sud et du sud--ouest. Aux équinoxes, les coups de vent sont quelquefois très impétueux aux Îles Sandwich; ils ont beaucoup moins de force dans l’archipel de la Société. Les 1les Mariannes et la partie occidentale des Carolines, situées à la rencontre des vents alisés avec ceux des moussons, subissent particulièrement l'influence de ces derniers, qui se font quelquefois sentir à une distance encore plus grande dans Pest. Dans le voisinage de l’équateur les brises ont moins de régularité et les calmes sont plus fréquens.
La côte orientale de l’Australie (Nouvelle-Hollande;, entre les tropiqu , est assujétie à la mouszon sud-est et nordouest. À partir du tropique du Capricorne jusqu’au détroit de Bass, le vent
souffle depuis octobre jusqu’en avril du sud-est avec beau temps , mais en hiver, de mai à septembre, les vents de sudouest et d'ouest sont dominans.
On peut dire, en général, que cette partie du Monde-Maritime jouit d’un climat sain , à l’exception des côtes marécageuses de quelques iles, qui , exposées à l’action d’une grande chaleur, offrent un air pestilentiel. Dans la Malaisie, Batavia et Coupang ont joui long-temps d’une terrible réputation d'insalubrité qu’ils méritent encore à certaines époques de l’année. Un relevé exact des décès depuis 1730 jusqu’en 1752, démontre qu’il a été enterré dans les différens cimetières de Batavia plus de 1,100,000 individus. Dans la seule année 1751 il y est mort 58,809 personnes, et cela lorsqu'on estimait sa population permanente à environ 70,000 âmes.
L'Océanie-Centrale et surtout le Continent-Austral présentent dans leur climat des excès inconnus dans la Polynésie et dans la Malaisie. Dans le comté de Cumberland et dans ceux qui Pavoisinent, la température de l’air , très chaude dans le mois de décembre, fait monter lethermomètre centigrade quelquefois jusqu’à 50° ; Collins dit même qu’on a vu les forêts et les herbes prendre feu; et Péron et beaucoup d’autres voyageurs représentent les effets produits par le vent du nord-ouest comme semblables à ceux du chamseyn de l’Egypte. Les côtes méridionale et occideutale de ce continent sont en général arides et privées d’eau douce, ainsi qu’une partie de la côte septentrionale. Nulle part ses rivages ne sont attrayans ; mais dans toutes les parties explorées, plus on s’enfonce vers l’intérieur, plus le pays prend un aspect riant. Le climat de l’intérieur, dans la partie connue, parait très propre à l'existence de l’homme ; celui de la Diemenie est un des plus sains que l’on connaisse. En général on peutdire que cette partie du Monde-Maritime est salubre et favorable à la colonisation et à la multiplication de l’espèce humaine , surtout dans les grandes Îles. On a cependant observé que pendant l’hiver la température y est plus basse hors des tropiques que dans les latitudes correspondantes de l’hémisphère boréal.
Le peu d’étendue des nombreuses îles qui forment la Polynésie leur procure un climat tempéré, semblable à celui de l’O-
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céan lui-même. Les Îles hautes paraissent autant de Paradis terrestres. Susceptibles de donner presque toutes les productions aux différentes hauteurs de leur sol fertile, la température varie sur ces petites terres avec leur élévation. L'air y est sans cesse renouvelé. Pendant une grande partie de l’année les vents alisés soufflent avec force dans une même direction ; quand ils s’affaiblissent et que la terre s'échauffe beaucoup , les iles éprouvent des calmes ou des brises alternatives de mer et de terre; la première se fait sentir ordinairement depuis dix heures du matin jusqu’à six heures du soir ; la brise de terre depuis sept heures du soir jusqu’à huit heures du matin. Ce printemps perpétuel n’est que rarement troublé par des euragans et par destremblemens de terre, dans celles qui ont des volcans ou qui en sont voisines.
vx. Ne connaissant encore que très imparfaitement l’intérieur des plus grandes terres de l'Océanie, on ne saurait tracer le tableau des richesses minérales de cette partie du monde. Cependant, les notions acquises sur ce sujet par de savans voyageurs, non-seulement ont «lémontré que la Malaisie (Archipel-Indien) possède les mines d’étain les plus riches du globe, mais que les rnines d’or et celles de diamans de l’ile de Bornéo, quoique mal exploitées, nonseulement sont comparables pour la richesse de leur produit à celles des contrées du globe regardées comme les plus célèbres sous ce rapport, mais que peut-être elles leur sont supérieures soit par l’abondance du métal, soit par la grosseur des diamans. Voici quelques faits assez bien constatés qui viennent à l’appui de notre assertion. Les mines d'étain de l’ile de Banca , dans l’Océanie-Hollandaise , ne donnent pas moins de 58 pour cent et sont d’une exploitation très facile, surtout lorsqu'on les compare à celles du Cornouailles en Angleterre, regardées cependant comme les plus productives de l’Ancien-Continent. Malgré l’imperfection de leur exploitation, les mines de Banca rapportaient68,000 pikles d’étain en 1750; ce produit, selon M. Crawfurd, était tombé à environ 10,000 pikles depuis 1799 jusqu’à l’époque de l’occupation de lava par les Anglais. En 1817 il s’était déjà élevé jusqu’à 35,000 pikles ou à
2083 tonneaux anglais , égalant par con-
séquent la moitié du produit de toutes les mines du Cornouailles à la même époque. On nous assure que cette production a encore considérablement augmenté dans ces dernières années. M. Crawfurd estime à 88,382 onces anglaises la quantité d’or retirée annuellement des mines de Montradak, sur la côte occidentale de Bornéo, exploitées par environ 8000 Chinois ; il porte à 35,530 onces le produit des mines de ce métal dans le Pays des Battas, dans le ci-devant empire de Menangkabou et dans le royaume d’Achem, et il évalue à 30,973 onces tout l’or recueilli annuellement dans les iles Celèbes, Timor et autres parties de la Malaisie ; ce qui donne un total pour toute cette grande ivision de l’Océanie de 154,865 onces, équivalant à 4700 kilogrammes ou à une valeur d’environ 2,980,000 piastres d’'Espagne. En comparant ces produits et cette valeur avec les renseignemens, du même genre que nous avons donnés aux pages 568, 945, 946, et 1003, le lecteur verra la place distinguée que la Malaisie doit occuper parmi les contrées les plus aurifères du globe. M. de Rienzi nous assure qu’on a trouvé, dans quelques vallées des cantons aurifères de Celèbes des morceaux d’or pur dans leur gangue du poids de 4 à 12 livres. Les territoires de Banjermassing et Pontianak dans l’Île de Bornéo, et, selon M. de Rienzi, les monts Cristallins dans le royaume de Varouni, dans cette même île, et quelques vallées dans celles de Celèbes , offrent, avec l'Inde, le Brésil, et l’Oural, les seules contrées connues du globe où l’on ait encore trouvé des diamans. Les plus riches mines se trouvent dans les environs de Landak dans lle de Bornéo ; les Dayaks ou les indigènes sauvages sont les seuls qui les exploitent, et leurs précieux produits sont taillés et polis par les Bouguis établis dans cette Île. Nous verrons plus bas que c’est dans les mines de Landak qu’on a trouvé un des plus gros diamans connus après celui que possédait le grand-mogol au temps de Tavernier. Le tableau suivant offre les contrées de l'Océanie reconnues actuellement] pour être les plus abondantes en pierres précieuses, en métaux, houille et sel.
Dans chaque article, on a essayé de placer chaque pays avant ou après un autre, selon la quantité plus ou moins grande du minéral qu’il produit.
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