CHAÏNON3 DES ÎLES SHETLAND
Caaluons DES ÎLES FOERO. :
Toises.
Mont Vevis, dans le comté de Ross ......,..,.. 682 Bens-Nevis, dans le comté d’Inverness, point culminant detoutle système. . ........ Sn oosrsse .. 682 Ben-na-muich-Duidh, dans le comté d’Aberdeen. 673 Le Zowther, dans le comté de Lanark, dansun chaînon secondaire nommé Lend-Hill , ,,.,.,...,,..,..4.4.. 490 Le Cheviot-Hill, dans le Northumberland. 420 Le Crossfell, dans le Cumberland. ....,.,.,,... 629 Le Wharnside , dans le comté d'York. 373 Le Conistonfell, dans le Lancaster ,,.. ,..,,..,, 403 Le Snowdon, dans un chainon du Pays de Galles. 6556 Le Cader-Idris , dans le Pays de Galles. 458 Le Carran-Tual, dansle comté de Kerry. . .,.,.,. 634 Le Sniebh-Dorin, dans le comté de Londonderry. 492
Le Sleibh-Douard, dans le comté de Down. ..,... .. 438 Monts de Chuchullin, le deSkye. ......,,,..,. 469
uelfell , ile d'Arran. 448
en-Oir, ile de Jura. 388 Ben-More , Ne de Mull. 484 Hecla, ile de South-Uist, 470 Suaneval, ile de Lewis. 422 Le point culminant de l'ile Hoy. 188 Mont Rona, ile de Mainland. 662 Slatterind , ile Stroemoe? 469
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SYSTEME AÇORIQUE ou OCCIDENTAL. Ce petit système insulaire comprend toutes les montagnes de l’archipel des Acores, que bien des géographes classent encore à tort avec les iles Africaines, Par les motifs, exposés à la page 32 nous l'avons regardé comme une dépendance politique et géographique du Portugal. Ses points culminans sont le Grand Pic, dansl'ile Pico, haut de 1260 toises; le Pic de Vara, dans l'ile Saint- Michel, de 833 toises.
SYSTEME BOREAL. Nous proposons de comprendre sous cette dénomination toutes les montagnes du Spitzberg. Les points culminans de ce petit système, le plus boréal de tout le globe actuellement connu, sont : la Pointe Noire , haute de 703 toises et le Mont Parnasse , de 618, tous deux dansla grande île nommée aussi Spitzberg ou Nouvelle-Frislande; le Honberg, dans l'ile Charles, haut de 688. Voyez à la page 84,
PLATEAUX. Le plus grand est celui de la Russie centrale ; mais son élévation est peu considérable, puisque vers la source même du Volga, elle n’est que de 175 à 180 toises. Viennent ensuite le plateau de l'Espagne centrale, haut de 350 toises ; le plateau de Za Suisse, entre les Alpes et le Jura , de 270 à 600 ; de l'Auvergne , de 360 ; du Piémont, de 100 à 300 ; du Jura, de 270 à 300 ; de la Bavière , de 260 ; de la Thuringe, de 100 à 120 toises.
voLcans. Le Vésuve, près de Naples, est le seul volcan proprement dit, qui appartienne au Continent européen; mais il y en a plusieurs dans les îles de cette partie du monde. Les principaux sont : l’'Efna ou mont Gibel en Sicile; c’est le plus actif, le plus ancien et en même temps le plus élevé de tous ceux qui appartiennent à l’Europe ; viennent ensuite les trois volcans des Îles Vulcano , Vulcanello et Strongoli, dans le petit archipel de Lipari; le grand volcan de Pico et celui de Saint-Georges, dans les Îles de cenom, lans l'archipel des Açores; et le volcan Sarytcheff, dans la grande ile septentrionale du groupe de la Nouvelle-Zemble ; c’est le plus boréal de tous les volcans connus aujourd’hui. L'Europe compte aussi l'lusieurs volcans sous-marins parmi lesquels nous citerons celui qui est près de l'ile Santorin dans l’Archipel proprement dit, et ceux qui avoisinent les iles Saun- Miguel, Terseira et Saint-Georges, dans l’archipel des Açores. Nous ne ferons ici qu'indiquer celui qui, en 1833, donna signe d'existence près de la Sicile, et :jui produisit à la suite d’une irruption une pelile Île qui fut appelée Ferdinan-
dine, mais qui disparut quelques mois après.
ef et PLAINES. Les vallées de l'Europe sont naturellement moins étendues que celles de l'Asie, de l’Afrique et del’Amérique.La vallée du Bas-Danube, comprenant les plaines de la Valachie et de la Bulgarie, et la vallée du Danube Moyen , formant la Hongrie, sont les plus considérables. La magnifique vallée du Pô vient en troisième ligne pour la grandeur. Celles du RAix, entre Bâle et
Mayence; du Haut-Rhône, dans la Suisse : de la Drave, dans la Carinthie,
sont aussi remarquables par leur étendue que par leur beauté. Les vallées de la Norwège et de l’Ecosse offrent pour caractère spécial un bassin long et étroit occupé très souvent au milieu par un lac de la même figure. Les autres régions montueuses de l’Europe en offrent un grand nombre. Nous citerons encore les belles vallées de la Savoie, du Brescian, du Bergamasc et du Tyrol, dans l’empire d'Autriche; des cantons de Berne, du Tessin, des Grisons, d'Uri, etc..etc., dans la confédération Suisse; de l’4ragon, de la Catalogne , de la Navarre et du royaume de Grenade , en Espagne; de la Beira et du Tras-os-Montes, en Portugal ; du Dauphiné, des Hautes et Basses-Pyrénées , des Pyrénées-Orienlales et de l’Ariege , en France. Nous terminerons cet article en faisant observer que l’Europe, malgré la petitesse de ses dimensions , offre une plaine immense que les géographes ordinaires ne mentionnent pas, mais dont l’éiendue et l’importance ont été signalées par Malte- Brun. Nous voulons parler de cette plaine qui s'étend depuis Paris et Londres jusqu’à Moscou et Kasan d’un côté, et Astrakhan de l’autre. Elle comprend les parties basses de la France septentrionale, les Pays-Bas, l'Allemagne du nord, toute la Prusse, la plus grande partie de la Pologne et de la Russie jusqu’aux premières terrasses de l’Oural.
C’est encore ici que nous croyons devoir signaler un fait généralement ignoré, mais qui forme le trait caractéristique d’une grande partie de la vaste plaine qui occupe un si grand espace dans l’empire Russe.
C’est que le sol des gouvernemens de Kiew, Poltava, Kharkov, Koursk, Orel, Kalouga, Toula, Tambov, Voro rèje, etc., etc., de la Russie centrale et méridionale, est
recouvert d’une couche d’hwmus décomposé, entièrement formé de débris végètaux , dont l’épaisseur varie de 3 à 5 picds. C’est cette vaste couche, tantôt élevée, tantôt si basse, que son niveau est audessous de celui de la mer , qui permet à la Russie de récolter ces énormes quantités de blé, qu'elle déverse dans le reste de l’Europe, lorsque la disette s’y fait sentir. La fertilité de cette plaine est si grande qu’on n’y emploie pas le moindre engrais.
D'après des calculs assez exacts on estime la surface couverte par cet Aurnus végétal à plus de 374,000 milles carrés, c’est-àdire beaucoup plus que toute la surface de la monarchie Francaise et de l’empire d'Autriche réunis. Selon M. Ritter, on ne connaît encore sur tout le globe que cette partie de la Russie et un vaste espace de l’Indoustan qui présentent des couches d’Aumus végétal aussi étendues et aussi fécondes.
DÉSERTS, STEPPES €t LANDES. L’Europe n’a pas de désert proprement dit d’une vaste étendue ; mais elle a beaucoup de landes, nommees steppes en Russie, putvens en Hongrie, etc., etc. Les plus vastes se trouvent dans l’empire Russe ; la steppe de Ryn , entre le Volga et l’Oural ; celle du Volga, entre ce fleuve et le Don; celles de la Crèmeée, dela Petchora, etc, elc., sont les plus considérables. Après celles de la Russie les landes les plus remarquables se trouvent dans la monarchie Norwégiéno- Suédoise, surtout dans le Nordland , dans la Laponie , et dans la Gothie occidentale. L'empire d'Autriche en a plusieurs, surtout dans la Æongrie , où elles sont très étendues. Le royaume de Hanovre en a de considérables dans les environs de S/ade , de Hanovre , de Lunebourg et de Zell. Celle de Hambourg est très connue,ainsi que celles de ‘aNonvelle- Marcheetdela Poméranie, dans la mouarchie Prussienne. La plus grande partie des départemens des Landes et de La Gironde est aussi occupée par des landes.
Le royaume de Naples proprement dit en a aussi d’assez grandes dans la province de la Terre de Bari.
cuimaTs. La division banale du sol de l’Europe en trois climats, chaud, tempéré et glacial, fondée uniquement sur les différences de latitude , eston ne saurait plus absurde. Comme nous n’avens pas assez d'espace pour réunir ici tous les faits qui peuvent donner une idée exacte des
innombrables anomalies qu’oîfre l’Europe considérée sous ce point de vue, nous nous bornerons à présenter le résumé des idées, aussijustes que neuves en partie, exposées par Malte-Brun dans son Précis.
Trois grandes causes physiques modifient en Europe les résultats du climat astronomique. Ces trois causes sont : le froid, produit par le voisinage de l’Asie Centrale et Boréale dans tous les pays qui sont exposés aux vents froids qui viennent de ses montagnes, de ses plateaux élevés, et de ses pin glacées ; la chaleur produite par le voisinage de l’Afrique dans tous les pays qui, étant rapprochés de cette partie du monde, sentent plus que les autres l’influence des vents chauds, dont ses déserts brâûlans sont le point de départ; les changemens brusques produits dans la temnpérature des pays de l’Europe inclinés vers l’Océan-Atlantique et ses branches, par les vents qui balaïent sa vaste surface.
Ces trois causes générales, combinées avec la disposition des montagnes, l’exposition du solet son élévation, permettent de distingucr en Europe trois climats généraux, qui peuvent étre figurés par les trois côtés d’un triangle, dont les trois pointes seraient dirigées vers le cap Saint-Vincent en Portugal, le cap Nord dans le Finmark, et le nord de la mer Caspienne. Nous appellerons celui qui va du cap Saint-Vincent au cap Nord , côté Océanique ; nous nommerons côté Asiatique celui qui unit le cap Nord à l'extrémité septentrionale de la mer Caspienne, et nous désignerons par côté Australcelui qui de la mer Caspienne va au cap Saint-Vincent. En suivant dans l’hiverle côté Océanique, le froid augmente en allant du sud au nord ; si on suit le côté Austral , le froid s’accroit avec des variationsirregulières à mesureque l’on marche vers l'Orient ; le long ducôté Asiatique, le froid reste presque le même en allant du sud au nord. La chaleur de l’été suit d’autres lois générales : dans tout le nord elle acquiert beaucoup d'intensité par la longueur desjours, mais sur le côté Océanique du triangle sus-mentionné , la température constante de la mer modère cette chaleur ; sur le côté Asiatique elle devient quelquefois incommode, surtout à camse des froids rigoureux qu’on y éprouve durant les hivers ; enfin sur le côté tourné vers la Méditerranée, elle varie singulièrement selon les vents et d’autres causes locales; mais elle diminue généralement vers lPest.
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Si l’on voulait une classification plus détaillée des influences climatologiques qui agissent de dehors sur l’Europe, on pourrait tracer l’heptagone que voici : 1° côté tourné vers l'Afrique , depuis Gibraltar jusqu’à la Cr.:+; 2° côté tourné vers le mont Taurus ec! le Caucase, depuis la Crète jusqu’à la mer d’Azof; 3° côté tourné vers la mer Caspienne ct les déserts
ui l'avoisiner:t ; 4 côté tourné vers es monts Ouraliens ; 5° côté tourné vers la mer Glaciale, depuis le détroit de Vaigats jusqu’au cap Nord, 6° côfétourné vers la partienord de l'Océan-Atlantique , depuis le cap Nord jusqu'au cap Ouessant ; 7° côté tourné vers la partie moyenne de l'Océan-Atlantique. Voy.
letableau des lignes isothermes, à la p. 12, pour la partie relative à l’Europe.
muxéRAUx, Si l’Europe ne possède qu’un
très petitnombre de mines d’argent, d’or et de pierres précieuses, dont les produits sont même très limités, elle a en retour des mines de fer, de plomb, de cuivre, d’étain, de houille, de sel et de mercure les plus riches que l’on connaisse.
C'est même le produit de ces dernières qui a tant contribué à augmenter celui des mines d’or et d’argent du Nouveau-Monde, pendant les xvu° et xvin* siècles et les premières années du x1x°. Le tableau cidessous offre les contrées de l’Europe dans lesquelles les diamants etles autres pierres précieuses , l'or, l'argent, l’élain, le mercure, le cuivre, le fer, leplomb, lesel commun etla houille , sont les plus abondans. On à tâché dans chaque article d’énoncer les pays dans un ordre correspondant au degré des richesses minérales qu’ils possèdent.