‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 84 sur 628 · TABLEAU MINÉRALOGIQUE DE L'EUROPE · texte numérisé non relu

TABLEAU MINÉRALOGIQUE DE L'EUROPE

Dia: 18. Empire Russe, gouvernement de Perm.

AUTRES PIERRES PRÉCIEUSES, Ep. d’Aulriche, Bohème, Hongrie, Transylvanie : r'oy.de Saxe.

On. Empire Russe, gouvernemens de Perm et d'Orenbourg; empire d'Autriche, Transylvanie, Hongrie, Saltzbourg. etc.; royaume Sarde, Piémont, etc.

AncenT. Emp. d'Autriche, Hongrie et Bannat, Bohème, Transylvanie, etc.; roy. de Saxe, Erzgebirge ; roy. de Hanovre, Harz; emp. Oltoman, Macédoine, Albanie, Bosnie, etc.; mon.

Prussienne, provinces de Saxe, du Rhin, etc. ; mon. Anglaise, Cum“erland, Derby, Flint, etc.; mon. Française, Finistère, Lozère, Vosges; mon, Norwégiéno-Suédoise, Buskerud, . : steras, Stora-Kopparberg; duché de Nassa':,; roy. Sarde , Savoie, etc.

ÉTAIN. Monarchie Anglaise, Cornwallis, Devon; roy. de Saxe ; emp. d'Autriche, Bohème.

Mercure. Monarchie Espagnole, Manche ; empire d'Autriche, Carniole, etc.; royaume de Bavière, Rhin, etc.

Cuivre. Mon. Anglaise, Cornwallis, Anglesea, Irlande, Devon, Galles, etc.; emp. Russe, Perm, etc.; emp. d’Autriche, Hongrie et Bannat, Fellunais, Styrie. ec.; mon. Norwégiéno-Suédoise, Stora-Kcpparberg, Sondre, Trondhielm, Lindkoping, Westeras; emp. Olloman, Macédoine, etc.; mon. Prussienne, provinces de Saxe, au Rhin, etc.; Espagne, Andalousie, etc., mon. Française, Rhône, Haut-Rhin, Basses- Pyrénées ; r'oy. de Hanovre ; etc.

FEn. Mon. Anglaise, Galles Méridional, Staf.

ford, Shrop, York, Ecosse, etc., emp. Russe, Perm, Orembourg, Tambov , Nijni-Novogorod, “alouga, Olnnetz, Viatka, etc.; mon. Française, Haute-Marne, Côte-t'Or, Meuse, Nievre, Haute-Saône, Moselle, Meurthe, Ardennes, Doubs, Jura, Ariège, etc.; mon. Prassienne, Silésie, Rhin, Brandebourg, etc.: mon.

“wégiéno-Suédoise, Orebro, Stora-Kop- 2 *, Carlstad, Gefleborg, Westeras, Jonkoping, Upsala , etc., en Suède, Smaalehnene, Laurvig,en Norwège ; emp. d’Aulriche, Siyrie, Carinthie, Hongrie et Bannat, Bohême, Transylvanie , gouvern. de Milan, etc.; grand-duché de Toscane, île d'Elbe; mon. Espagnole , Catalogne, Aragon, Navar.+, Riscaye, Asturies, Grenade , etc.; emp. Otloman, Bulgarie, Bosnie, Macédoine ; roy. de Bavière ; roy. Sarde, Piémont, cetc.; duché de Nassau , etc.

PLous. Mon. Espagnole , Grenade , Andalousie, Catalogne , etc.; mon. Anglaise, Denbigh, Flint, Cumberland, Northumberland, Durham, York, Derby, etc.; emp. d’Autriche, Carinthie, Hongrie, Bohème , etc. ; mon. Prussienne , Silésie, Rhin, etc.; roy.de Hanovre; mon. Française, Finistère, etc.; duché de Nassau; roy. de Saxe ; roy. Sarde , Savoie, Sardaigne , etc.

Zinc. Mon. Anglaise ; roy. de Belgique ; mon. Prussienne, Silésie; empire d'Autriche , Carinthie.

CHARBON DE TERRE. Mon. Anglaise, Northumberland, Durham, Cumbérland, Stafford, Derby, Lancastre, York, Leicester, Galles-Méridional, etc., en Angleterre; Lothian, Lanark, Renfrew, Ayr,etc., en Ecosse; roy.de Belgique, Mons, Namur, Liège, etc.; mon. Frangaise, Nord, Loire, Haute-Loire, Calvados, etc,; mon. Prussienne , Silésie, Westphalie, Phin, ete.; enip, d'Autriche , Bohème, Hongrie, Basse-Autrichie, Styrié, Moravie, etc.

Sec commun de terre, de mer et de source. Emp. Russe, Saralow, Perm, Tauride, Astrakhan, Bessarabié , élu; emp. d’Autriche , Gallicie, Transylvanie, Hbfgriée orientale, Haute-Autriche avec Saltzbourg , TYf01, Venise, Dalmatie , Tiieste, etc.; mon. Fl'angaise ; Ciarente-lnférieure, Meurthe, Jura, Loireslñiérieuve,

Vendée, Gard, etc.; mon. Espagnole, Catalogne, Grenade, Navarre, Séville, Valencia, lvica, etc.; mon. Anglaise, Chester, Worcester, Stafford , “ortoik, Kent, Fife, etc., Munster, Ulster; Au4. Portugaise , Selubal, Lisbonne, Figuiera, etc.; mon. Prussienne, Saxe, Westphalie, Poméranie, etc.; princip.

de Falachie et Moldavie ; ray. Sarde , Sardaigne, Gênes; roy. des Deux-Siciles, Sicile, Pouille, Calabre, etc.; r'oy.de Bavière , Isar, etc.; Elals du Pape, Forki, etc.; mon. Norwégiéno-Suédoise, Smaeland, Bohus, etc., en Suède ; Tonsberg, etc., en Norwège; r'épublique des iles Ioniennes, Sainte-Maure, etc.; Grèce , ile Naxos, etc,

PLarine., Emp. russe, gouvernement de Perm.

Au commencement de ce siècle, l’Amérique produisait onze fois autant d’argent qu’en produit aujourd'hui l’Europe.

La production en or était aussi beaucoup plus grande que l’était alors celle de l’Europe. Depuis cette époque, elle a un peu diminué, et celle de l’Europe a augmenté dans une si forte proportion qu’elle Pa dépassée. La Russie , à elle seule, depuis les découvertes récentes de nouveaux minerais d’or et de platine dans le Caucase, produit les six septièmes de la quantité totale d’or préparée en Europe; la Hongrie et la Transylvanie près d’un septième.

L’Angleterre, si riche en métaux communs, ne produit que des quantités insignifiantes de inétaux précieux. Elle fournit à elle seule rs du tiers de la quantité totale di: irr produit en Europe; la Russie un quai, À l'rance un cinquième; la Suède x dixième ; les autres pays le reste. Les jiers anglais sont de qualité inférieure mais se vendent à très bas prix.

Les fers russes et suédois sont de bonne qualité, surtout pour la fabrication de l'acier. La France produit en même temps des fers de première et de dernière qualité. Les cinq sixièmes de la quantité totale de fonte de moulage coulée en Europe pour la fabrication des machines, poteries, etc., proviennent des usines d’Angleterre: un dixième seulement de celles de France, et un quarantième des usines de Prusse. La Russie et la Suède en produisent peu. IL est remarquable que la production des mines de fer, malgré la faible valeur intrinsèque du métal, représente plus des trois quarts de la valeur de la production totale des mines d’Europe, et celle de la production des mines d'or, argent et platine, un neuvième seulement. Moitié du plomb consommé en Europe estextrait des minerais d’Espagne,

ettrois septièmes deceux d'Angleterre ia France , l'Allemagne même, n’en produisent que de petites quantités, eu égard à leur étendue. L’Angleterre produit dix fois autant de charbon de terre que la France ; la Belxique et la Prusse une fois et demie. L’Augieierre entre encore pour plus de moitié dans la production totale du cuivre en Europe; et pour les douze treizièmes de celle de l’étain, la Russie pour un cinquième et la Suède pour un dixième : la France n’en produit que de très petites quantités.

véograux. La plus petite et la mieux connue des parties du monde, l’Europe, reléguée au nord de l’hémisphère boréal, s’avance trop peu du côté de l’équateur pour offrir les productions végétales des contrées chaudes. Néanmoins toutes ses côtes, baignées par la Méditerranée, ont une végétation presque identique avec celles de l’Afrique-Septentrionale et du sudouest de l’Asie. Cette végétation a pour liraités certaines zones obliques sur les méridiens. Ainsi l'olivier, la vigne et le maïs , ces trois plantes, dont la culture détermine l’aspect de la végétation des contrées méridionales et qui donnent en quelque sorte la mesure de leur température et de leur climat, remontent beaucoup plus vers l’est que près de l’Océan où elles ne franchissent point les 36°, 44° et 49° degrés. Latempérature moyenne de l’Europe- Occidentale étant réellement moins élevée que celle des contrées de l'Orient situées sous les mêmes parallèles, il en résulte, quant à ses végétaux, moins de rapports avec les autres grandes régions botaniques.

Indépendammentdes plantes cosmopolites, elle en nourrit quelques-unes qui sont pour ainsi dire réservées à l’extrême nord des deux continens. Enfin la partie centrale de l’Europe se distingue par une végétation très variée, etquia ses caractères propres, quoique de hautes chaînes de montagnes

résentent, depuis leur sommet jusqu’à eur base, toutes les productions des contrées intermidiaires, depuis les régions glaciales jusqu'aux contrées brûlantes de PAtlantique. Mais, sans nous ar rèter à ces pays qui, comme la Suisse, le Tyrol, la Carinthie, les Pyrénées, etc., sembient être projetés du midi vers le pôle , nous présenterons ici une esquisse de la végétation européenne, en commençant par les régions polaires et descendant suecessivement vers les bords de la Meditcrranée.

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Dans les CoNTRéEs GLACIALES croissent, en petit

nombre, des espèces qui se retrouvent partout où la neige se maintient pendant une grande partie de l'année, Ainsi, les plantes alpines de la Suisse, des Pyrénées et mème des hautes chaînes qui occupent le centre de l'Espagne sont à-peuprèsles mêmes que celles de la Laponie. L'espace terrestre qui forme une pointe dans le nord, est trop resserré pour que les causes influentes puissent en diversifièr considérablement la végitation. Celle-ci est d'ailleurs presque identique à celle des contrées adjacentes ou analogues de l'Asie et de l'Amérique. Ce sont pour lupart des cry plogames appartenant à une tude d'espèces que l'on retrouve dans Le res rope, à l'exception cependant du Pa/me!

dis. Ainsi, parmi les léchens, le giferina, que l'on rencontre da est si abondant en Laponie qu'il sen envahi tout le terrain, et qu'il est l’uniqu des rennes, Les plantes paanérogame.

nombreuses, appartiennent principalement aux familles des crucifères , graminées , r'osacées, renonculacées, saxifragées, amentacées et conifères. Ces deux dernières familles se composent d'arbres qui forment l'essence des forèts des contrées sauvages arctiques, Le bouleau blanc (betula alba) est l'arbre qui s'avance le plus vers le nord; sa faculté de résister au froid est due au grand nombre d’épidermes dont son écorce est revètue, et qui retiennent entre ellesautantde couches d'air captif, qui préserve l'intérieur du boisdes rigueurs de la température extérieure. Les arbres résineux de la famille des conifères se plaisent également dans les régions du nord, Tout le monde sait que les pins ct les sapins de la Suède et de la Norwège sont très recherchés pour les constructions navales à cause de la bonne qualité de leurs bois, En Norwège, diverses espèces de peupliers disparaissent vers le 60° parallèle; les cLénes s'avancent deux degrés plus au nord; on trouve le hétre et le tildeul jusqu'au 63° ; passé cette limite, ces arbres disparaissent et sont remplacés par les pins et les sapins jusqu'au 67° degré ; au 70° l’orge et l'avoine sont les seules céréales qui résistent à la rigueur du climat, L'influence de l'Océan se fait sentir dans les : ‘gions polaires , quoique plus faiblement que dans les pays méridionaux de l’Europe. Il en résulte que la température des côtes Océaniques septentrionales est en général un peu moins basse en hiver et moins élevée en été que celle des pays septentrionaux éloignés de l'Océan. Aussi, les végétaux dont nous venons de parler s'avancent un peu moins au nord dansl'est de l'Europe, c’est-à-dire dans les plaines septentrionales de la Russie. Le chéne et le noisetier ne dépassent le 60° parallèle que par pelits groupes et dans des localités particulières; le fréne ne s'étend que jusqu'au 62°,

La néGtoN CENTRALE de l'Europe comprend une immense étendue formée par le Danemark , l’Angleterre, la Hollande, PAllemagne, la Bohème, la Pologn: , la Hongrie, une partie de la Russie- Méridionaie, de l'Autriche, de l'ilalie et de la France. À l'exception des parties montueuses de

ces contrées, la végétation y est assez uniforme.

Les forèts sont formées essentiellement de chë-

nes , de hétres, de chétaigniers, de tilleuls,

de bouteaux, d'aunes, de divers peupliers, etc.

Les céréales y sont partout cultivées avec suc-

cès ; c'est là que les nombreuses variétés de fr'o-

ment, de seigle, d'orge et d'avoine prospè-

Quelques végétaux originaires des contrées chaudes du globe s’y sont parfaitement acclimatés, Le marronier d'Inde (æsculus hippocaslanum) par exemple , existe maintenant dans toute l'Europe, et s'avance jusqu’en Suède , où | brave la rigueur des lrivers. La pomme de terre (solanum tuberosum)}, originaire du Chili, est cultivée universellement; le maïs et la garance atteignent des latitudes assez élevéesvers

* nord, Les pays montagneux de l'Europe-Cen-

tale offrent une végétation totalement différente

de celle des pays de plaine, En Suisse, dans le

Fyrol ct la Savoie, croissent les plantes hyper-

boréennes ; sur les sommets glacés de leurs

monts presque inaccessibles, on trouve les plantes que les voyageurs ont rencontrées dans le

Groënland, le Spitzherg et l'ile Melville. Leurs flancs sont couverts de noirs sapins et d'autres conifères. Enfin à leur base s'élèvent les végélaux de l'Europe tempérée et méridionale. La noture du sol des contrées exerce aussi une grande influence sur leurs productions. Les terrains sablonneux , par exemple, donnent naissance à des plantes d'un aspect particulier; il en est de même des terrains marécageux et tourbeux, Quoiqu'il existe beaucoup de ressemblance dans la végétation de la plupart des pays qui composent la région centrale d'Europe, cependant on observe dans chacun d'eux quelques plantes particulières qui indiquent les rapports de ces pays avec les contrées voisines appartenant à d’autres régions botaniques. C'est ainsi que la Russie d'Europe et la Hongrie se lient, sous quelques points, d’un côté avec la région orientale ou asiatique, de l’autre avec la région méditerranéenne, À l'ouest de la région centrale européenne, la végétation offre également un aspect qui tient du nord de l'Europe et de l'Amérique. Ainsi, on rencontre en Écosse et en Irlande quelques espèces communes au nord de l'Europe, aux Etats-Unis et à Terre-Neuve. Plus au midi, les iles de Jersey et.de Guernsey, sur les côtes de la Normandie et de la Bretagne, ont beaucoup d’analogie avec les Açores.

Enfin, les plantes de la RÉGION MÉDITERRANÉENNE d'Europe ont une physionomie tout-à-fait particulière, Cette région comprend à lorient l’AIbanie-Riveraine , la Macédoine , les provinces I!lyriennes, la Grèce et son archipel; au centre, l'Italie-Méridionale et la Sicile ; à l'ouest, la France- Méridionale, l'Espagne et le Portugal. A l’exception d’un petit nombre d'espèces qui, parleur prédominance sur les autres plantes, caractérisent certains pays, comme , par exemple, les cistes en Espagne, les chamærops en Sicile et dans le midi de la péninsule Hispanique, on retrouve sur les bords de la Méditerranée une végétation identique, mais une végétation qui présente un aspect aussi enchanteur par la beauté que par la variété des

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plantes dont elle se compose. Les bords du bassin fermé par les côtes de l'Italie, de la France-Méridionale et de l'Espagne, s'élèvent en un magnifique amphithéâtre où l’on distingue quatre zones de végétation. Dans la plus basse, qui ne dépasse pas cent mètres de hauteur, on remarque les plantes quej'appellerais volontiers sa/ines, parce qu'elles vivent dans un terrain imprégné de sel; telles sont les salsola, les slalice, les eryngium, etc. Dans la seconde croissent les orangers , qui réclament une localité abritée pendant l'hiver, les micocouliers , les platanes , les lauriers-roses dont les touffes couvertes de fleurs élégantes dessinent les contours des petites rivières, les Jasmins, les grenadiers , etc. Dans la troisième zone on observe principalement les oliviers, les figuiers, les lauriers, et les arbousiers. Dans la quatrième on ne trouve plus, vers le sommet des lieux élevés, que des romarins, des lavandes et autres arbustes aromatiques, ainsi que des caroubiers et des cisles qui croissent spontanément dans les fissures des rochers.

animaux. Couverte d'hommes, d’habitations et de cultures sur presque toute sa surface , l’Europe a vu disparaître plusieurs espèces de ses animaux indigènes.

La souche sauvage de nos bœufs domestiques, cet wrus des Romains et des écrivains latins du moyen âge, ce fur des Polonais, encore existant en Angleterre versle xrir° siècle, en Pologne dans le xv', et dont les crânes remplissent les tourbières de l’Europe-Moyenne, n'existe plus aujourd’hui. L’aurochs, ce bison si redoutable des forêts marécageuses de l’Europe-Orientale, cezubides peuples slaves,

ue l’on a considéré à tort comme la souche

e notre gros bétail, est lui-même à la veille de d'sparaître de l’Europe-Moyenne.

Le cha. “ruvage, une autre espèce du même £eure, ainsi que le /ynæ, ont été refoulés dans les forêts des montagnes centrales d’Espagne , età l’autre extrémité de l’Europe, dans les forêts de la Scandinavie , où il en existe peut-être trois espèces, dont une au moins approche de la panthère pour la taille. Enfin, dans les Alpes de la France, de la Suisse et de l’11lyrie, vécurent ces égagres , type de nos chevres, dont on découvre à peine aujourd’hui quelques traces; le on; type de nos moutons, et dont les descendans

domestiques couvrent aujourd’hui nos plaines et nos montagnes. Avec ces troupeaux de ruminans vivent péle-méle les porcs, issus du sanglier d'Europe, encore habitant de nos vieilles forêts ; toutes ces espèces de chiens, dont Buffon inventa la prétendue souche unique primitive , qui

n’exista jamais, et dont les ancêtres sauvages, toujours subsistant en Europe et dans la partie adjacente de l’Asie, sont : le loup, le renard, le chacal, Îe karagen et peut-être le corsac des steppes de

a Tàrtarie ; les ânes introduits dans l’Europe lors des invasions arabes, et multipliés surtout après les croisades ; les chevaux dont peut-être il exista une espèce boréale particulière au nord-ouest de l'Europe, et dont on retrouve des indices dans ces chevaux sauvages et domestiques de la Bretagne et de l’irlande, avant la conquête des Romains , et dans ces chevaux à la taille petite et svelte , et au front carré, comme l’espèce arabe , qu’on retrouve encore dans l’archipel d’Aland. L'intérêt et l’industrie de l’homme, commandant à la nature, ont anjourd’hui multiplié tous ces animaux à tel point, qu’en Europe leur nombre dépasse de beaucoup le chiffre de la population.

Si maintenant nous étendons nos investigations jusqu'aux animaux sauvages, nous devrons placer en première ligne les ours si peu variés des montagnes de l’Andalousié, de Gredos et des Pyrénées; ceux des Alpes de la Suisse, de la Scandinavie et

me de l’Altai, variétés qui ne diffèrent entre elles que par un peu plus ou moins de prolongement du museau. Quelques naturalistes en reconnaissent plusieurs espèces distinctes ; d’autres n’y voient que des variétés de l’ours mont&gnard d’Europe: les cerfs, les daims, les chevreuils errent dans les grandes forèts ; sur les cimes de toutes les Alpes méridionales habitent à différens étages, le chamots, dans la région encore boisée, et le bouquetin dans la région nue et licheneuse qui touche aux neiges perpétuelles. Sur toutes ces montagnes et dans ces forèts vit aussi l’écureuil ordinaire ; dans les Pyrénées l'écureuil noir, et au nord de la Baltique l’écureuil volant ou le polatouche. Du détroit de Gibraltar au promontoire boréal de l’Oural, denombreuses espèces derats, de campagnols et de musaraïgnes, sont échelonnées par régions, en dehors desquelles on ne les rencontre pes Deux sortes de faupes habitent le midi de l’Europe. Le moscovite, circonscrit entre le Dnieper, le Volga, la Kama etla mer Noire, habite sous toutes les eaux de cette contrée ; + ed ; dans les terrains Pau

e la Laponie; le pyrénaique , près des ruisseaux des byrénées , où il semble en-

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Europe et ie, sont : le R Îe dore S s de S LHC , et multi- 8 ; les cheune espèce otiest de des indices lomestiques e, avant la ceschevaux front carré, etrouve en— L'intérêt et andant à la

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core moins aquatique que celui de la Scandinavie. Le blaireau, la martre, la fouine , la genette, les putois sont encore des autochtones des forêts européennes. Dans le nord ils deviennent compatriotes du glouton. Dans la seule bande polaire de l’Europe a toujours vécu le renne , que deux noms g“ographiques défigurés avaient fait cousidérer comme un ancien habitant des Pyrénées et des Alpes.

Vers l’orient, en suivant l’inflexion australe de la zone des lichens qu’il pâture, il s’avance sur le dos de l’Oural, à travers les forêts qui en couvrent les pentes jusqu’au pied du Caucase. Dans cette même Scandinavie et dans les forêts orientales de l’'Europe-Moyenne, commence la patrie de l'élan , que nous suivrons ailleurs jusqu'aux rives du Saint-Laurent en Amérique. Mais partout où l’homme multiplie ses plantations et ses cultures, tous ces animaux ne se retrouvent plus à l’état sauvage, et ceux que l’inflexibilité de leur instinct, ou leur inutilité empéchent de réduire à la domesticité, sont bientôt exterminés. L'Europe est donc la contrée qui peurs aujourd’hui le moins de mammières ; mais les diverses couches de son sol renferment des quantités considérables de débris fossiles d’espèces depuis long-temps éteintes. Des éléphans , des mastodontes, despalæothériums, des anoplothérüumsetcentautres espèces complètement perdues,prouvent que jadis uneautre sorte de création animait sa surface , et que des révolutions que nous ne pouvons préciser en ont diminué les habitans primitifs.

Les oiseaux seuls, à qui les airs ouvrent rar une fuite toujours facile le champ de a liberté, ont pu perpétuer leurs espèces.

Les aigles, les vautours, les mtilans, d’autres oiseaux de proie, diurnes ou nocturnes , habitent l’Europe, mais cependant on les retrouve dans la partie adjacente de Asie, et l’on peut même dire que les grandesespèces habitent égalementle nord des deux continens. Partout ces espèces sont plus communes dans les hautes montagnes et dans les grandes forèts. Nous mentionnerons aussi les guépiers, les tichidromes, les rolliers ; les grimpeurs y sont en moindre quantité; les assereaux y sont excessivement nomreux , de même que les échassiers et les palmipèdes. Les gailinacces n'y sont représentés que par un nombre très restreint de genres, et encore ceux-ci sont-ils

peu riches en espèces. Parmi les oiseaux utiles on doit citer la poule domestique naturalisée , le dix don originaire d’Amérique, les perdrix, les bécasses, les cailles , les merles, les ortolans, les canurds, etc. , ete. , ete. , objets de chasse lucrative. Les espèces qui fournissent des vroduits utiles aux arts sont : le cygne,

'éider, dont on tire l’édredon , etc. , etc, etc. Les rapaces les plus remarquables sont les aigles , les Ma 7 et le vautour arrian, etc., etc. La plupart des oiseaux sont sédentaires ; mais cependant on en compte un grand nombre qui émigrent annuellement et qui se retirent pendant la saison rigoureuse dans les contrées plus chaudes, soit de l’Afrique, soit de l’Asie. Les coucous, les huppes, les loriots et les hirondelles sont dans ce cas.

Très fréquemment chassés des limites du pôle par les grands froids , des oiseaux maritimes apparaissent sur le rivage du midi de PEurope ; c’est ainsi que souvent onrencontrealors des pingoins, des macaceux , des alques dépaysés. Des ban des de cygnes et d’éiders annoncent aussi la rigueur des hivers dans les contrées septentrionales. L’été, tous ces oiseaux regagnent les contrées boréales. Le rollier ne quitte point l’Europe , et une multitude de becfins, de sylvies, d’alouettes, sont exclusivement propres aux zones tempérées de cette contrée.

Moins féconde en reptiles que les autres continens , l’Europe n’a que deux espèces de tortues terrestres et deux aquatiques.

Plusieurs espèces de vipére et surtout ia commune habitent toute l’Europe jusqu’en Suède , où une autre plus redoutable encore parait avoir au-delà de trois pieds de long. Les reptilesetles couleuvres y sont même plus nombreux qu’en France, à cause, sans doute , de la grande chaleur des étés. On trouve aussi en Europe des orvets, des lézards , des scinques , des crapauds, des grenouilles , des salamandres, etc., etc., espèces fort peu 715 gr par leur taille et leurs propriétés.

Parmi les poissons de cette partie du monde nous nommerons : la morue, les turbots, les muges, les raies, plusieurs squales, les scopernes, les lumbs, les merlans, les harengs, les sardines, les saumons, lesscombres, les carpes, les brochets, les anguilles, les gobies, les boulereaux, ete. , etc. Les

poissons des mers d'Europe sont excessivement variés, et la plupart, à cause de la délicatesse de leur chair , deviennent l’objet d’un grand commerce. On doit remarquer que presque tous n’ont point les couleurs brillantes de ceux des mers équatoriales. Lessquales sont surtoutune grande ressource pour les a dir riverains, et leur peau dure est employée dans les arts pour fairele chagrin. Les ablettes des eaux douces donnent la matière des perles fausses, et les œufs d’esturgeon préparés en caviar fournissent un immense article de consommation dans le nord, Il en est de même des anchois, des sardines, des harengs, si utiles à la classe pauvre , et dont la pêche nécessite chaque année des armemens considérables.

Parmniles crustacésilyales crevettes, les crabes, les langoustes, les homards, les écrevisses, etc., etc.

Les insoctes sont extraordinairement multipliés dans les différentes parties de l'Europe, mais ils ne se propagent dans les diverses zones qui la composent qu’en raison de leur convenance de température.

Les coléoptéres surtout y comptent de nombreuses espèces riches et variées. Les hannetons, les cétoines, les bupresdes , etc. , etc., y sont surtout les plus multipliés. Les cantharides et les meloës sont utiles en médecine. Les papillons, les mouches, les libellues ; \es cigales,

les grillons, les aptères, les scolopendres, le scorpion , se présentent en si grand nombre que leur nomenclature formerait une liste immense qui ne peut trouver ici sa place.

Parmi les mollusques : les poulpes, les phylades, les venus, les peignes, les 'solens , les moules, les huîtres, les limaçons, \a pinne-marine, dont le byssus sert à faire des étoffes. Les mollusques entrent pour une grande partie dans lanourriture des habitans des côtes. Beaucoup d’espèces sont transportées dans l’intérieur des terres ; les huîtres , les moules, les vénus sont très recherchées dans l’Europe tempérée, et les limaçons sont très estimés en France et s’exportent même dans les colonies.

Parmi les annélides, les sangsues utiles en médecine, sont les seules qu’on puisse citer. Mais les pécheurs recueillent, pour approvisionner les marchés, plusieurs espèces de zoophytes délicats et édules , tels que les vursins, les ascidiens , les actinies qu’on mange dans le midi. Les mers d'Europe sont très fécondes en espèces de ces animaux bizarres et encore si peu connus, qu’on nomme n6duses , béroës, pyrosomes , salpas, etc.

Le corail rouge commence à paraître dans le midi de l’Europe, sur le rivage de la Méditerranée opposé à la côte d’Afrique.

GÉOBRAPELE POLITIQUE.

sursaricis. 2,793,000 milles carrés.

POPULATION. Absolue , 227,700,000 ARE ; relative , 82 habitans par mille carré.

BTHNOGRAPKIS, On peut réduire à vingt souches principales ou familles tous les peuples qui habitent actuellement l’'Europe dans les limites naturelles que nous lui avons assignées. Comme dans l’article ethnographie de chaque état on trouvera indiquées les contrées où demeurent les peuples compris dans chacune de ces familles, nous nous bornerons ici à ranger

tous les peuples de l’Europe, que l’ethnocpu regarde comme tels, dans leurs milles respectives. Pour cette classification nous suivrons l’ordre de notre Alas ethnographique du globe ; mais nous devons faire observer qu'ayant adopté dans cet ouvrage la limite orientale de l'Euro proposée par Malte-Brun , il nous a fallu modifier la classification de manière à mettreen Europe presque tous les peuples qui habitent la région du Caucase, et qui dans ren sont regardés comme appartenant sie.

TABLEAU DE LA CLASSIFICATION DES PEUPLES DE L'EUROPE D'APRÈS LES LANGUES,

FAMILLE IBÉRIENNE Ou BASQUE : les Escualdur.ac, plus connus sous le nom de Bascongados ou Basques, en Espagne eten France.

Fauilce CELTIQUE : les descendans des véritables Celtes, enirlande, dansles Highlands en Ecosse et dans l’ile de Man; les Ximri ou Gal-

dois , dans la principauté de Galles, en Angleterre, et les Breyzad ou Bas-Brelons, en France.

FAMILLE THRACO-PÉLASGIQUE Ou GRÉCO-LATINE : les Skipatar, plus connus sousle nom d'#rnautes etd'Albanais ; les Grecs, dans le nouvel état

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, en Angle- Brelons, en

D-LATINE : les d'Arnaultes nouvel état

de la Grèce, dans la Turquie d'Europe, etc.,etc.; les Romans, subdivisés en Catalans, Valenciens, Majorquains, en Espagne; Languedociens, Provençaux , Dauphinais, Lyonnais, Auvergnats, Limousins et Gascons, en France; Savoisiens, en Savoie ; Rethiens, etc., etc. , en Suisse, dans une partie du canton des Grisons et du Valais; les Jtaliens, dans l'Italie (voyez l’Introduction à la description de l'Italie); les Frangi » dans la France, au nord de la Leire, dans

Pays-Bas et la Suisse; les Espagnols, dans la plus grande partie de l'Espagne; les Portugi dans le Portugal et l'archipel des Açores,

Rumanje ou Roumouni, plus connus sous le nom de Valaques , dansles empires d’Autriche, Ottomanet Russe,

Fauizze GERMANIQUE : les 4/lemands de la Haute - Allemagne, subdivisés en Souabes, Bavarois, Autrichiens, Francuniens, Hauts- Saxons, etc., etc., parmi lesquels on range les Allemands de la Suisse, de la Bohème, de la Moravie, de la Silésie, dela Hongrie, de la Transylvanie, de la Livonie, de la Courlande, del’Esthonie ,etc., etc.; les 4/lemands de la Basse-Allemagne, où l'on distingue les Westphaliens, les Saxons de la Basse-Saxe, ceux qui habitent la partie septentrionale du cercle de la Haute-Saxe , etles Prussiens proprement dits, ou les habitans allemands des deux provinces de Prusse ; les Frisons, dans la confédération Germanique et les monarchies Danoise et Hollandaise; les Néerlandais, où l'on distingue les Hollandais dans le royaume de Hollande, et les Flamands dans le royaume de Belgique; les Norwégiens, dans la Norwège et une partie de la Suède et dans l'archipel de Shetland et de Fœroer ; les Suédois , dans la Suède, les villes de la Finlande, etc., etc.: !:s Danois dans le royaume de Danemark, les villes de la Norwège et le Jutland; les Anglais, dans l'Angleterre, la plus grande partie de l’Ecosse, une partie de l'Irlande et de la principauté de Galles.

Famizce SLAVE : les Jl{yriens, dansles empires d'Autriche et Ottoman, parmi lesquels on distingue les Serviens, les Bosniens , les Dalmates, les Bulgares ; les Russes, dans l'empire Russe, et sous le nom de Rousniaques , dans la Gallicie, la Hongrie, etc., etc., dans l'empire d’Autriche et dans la plus grande partie des gouvernemens russes de Velhinie et de Podolie; les Croates , les Windes ou Wenden, etles Bohémes ou Tchekhes, dans l'empire d'Autriche ; les Podonais , dans le royaume actuel de Pologne, la république de Cracovie, une grande partie des provinces ci-devant polonaises de la monarchie Prussienne et de l'empire d'Autriche, et une partie de la Silésie ; les Serbes , dans le royaume de Saxe et dans la monarchie Prussienne ; les: Lithuaniens, dans les gouvernemens russes de Wilna, Grodno, Minsk, Witepsk, Smolensk, etc., etc., et dansle gouvernement prussien de Gumbinnen; les ZLeltes ou Zoltwa, dans la plus grande partie des gouvernemens russes de Mittau et de Riga et dans une fraction de la province de la Prusse-Oricntale.

FAMILLE OURALIENNE, FINNOISS ou Tcuoupe : les Souomiou Finnois dansle grand-duché de Finlande et une partie des gouvernemens russes d'Olonetz et de Saint-Pétersbourg; les Esthoniens , dans le gouvernement de Revelet partie de celui de Riga; les Sames ou Lapons, dans l'extrémité septentrionale de l'Europe, dansl’empire Russe et la monarchie Norwégiéno-Suédoise; les Mari ou Tcheremisses, dans les gouvernemcens russes de Kazan, Simbirsk, Viatka, Perm etOrembourg ; les Mordwa , dans les gouvernemens de Penza, Kazan, Vialka, Saratov, Simbirsk et Orembourg; les Komi ou.

Komi-Mourt, plus connus sous les noms de Zy-raines et Permiens ; dansles gouvernemens de Perm, Viatka, Vologda et Arkhangelsk; les Oudi, Oudi-Mourt ou Potiaques, dansles gouvernemens de Viatka, Orembourg et Kazan; les Mansi, Mansi-Koum ou Vogoules , dans les gouvernemens de Saratov et de Perm, et dans:

les hautes vallées de l’Uural ; les Magyarock ou: Madjars, plus connus sous le nom de Hongrois , dans la Hongrie et la Transylvanie, dansl'empire d'Autriche.

FamiLLe SAMOYÈDE : les Kassovoou Samoyèdes; dansle gouvernement russe d’Arkhangelsk.

Les peuples compris dans les familles suivantes: sont regardés comme des peuples asiatiques, quoique plusieurs habitent depuis long-temps le sol Européen. Tous ceux qui demeurent dans la région du Caucase ne doivent être considérés: comme Européens qu’autant que l'on veut admettre la frontière naturelle de cette partie de l'Europe. (For. page 31.)

CAMILLE Turke : les Osmanlis ou Ottomans.

plus connus sous le nom de Turks ; c'est la nation dominante de l'empire Ottoman,; les Baschkires , dansles gouvernemens russes de Perm et d'Orembourg; les Tciouwaches , dans les gouvernemens de Kazan, de Viatka, de Simbirsk et d'Orembourg ; les Meschtchereks, dans celui d'Orembourg ; les Uroukes ou Turkomans de la Macédoine dans l'empire Ottoman, et les Turkomans dans les provinces Caucasiennes, dans celui de Russie : on distingue parmi ces derniers les Nozaÿ, lès Aoumuks, les Basians, etc., etc., enfin les prétendus Tatars purs des auteurs russes et allemands, qui ne sont que les descendans des véritables Turks qui: formaient la plus grande partie de l’armée du conquérant tatar, Batou ; ils vivenc dans les gouvernemens de Kazan, SimbirsK, Penza, Saratov, Astrakhan et Orembourg.

FAMILLE TATARE Où MOGoLe : les Kalmouks,.

dans lesgouvernemens russes d'Astrakhan, Simbirsk, Orembourg et dans la province du Caucase,

FasiLe Awane : les 4wares, les Andi et les Didoethi ou Dido-Unso.

Faice Kaszi-Kouuux : les Xeszi-Koumuk.

FamiLLe AkoucHA : les 4koucha.

Fame Koura : les Koura. Les peuples compris dans cette famille ainsi que dans l’Akoucha, les Kaszi-Koumuk et l’'Aware habitent les montagnes de la région du Caucase ,etsontconnussous le nom collectif de Zesghis ou Montagnards,

Famizce Mirsnsecui : les Milsdjeghi nommés Tchetchenzi par les Russes, dans les hautes vallées du Pays des Montagnes dans les provinces Caucasiennes ; on y distingue les Go/gaiou Ingousches, les Karaboulaks , etc., etc.

FAMILLE PERSANE : les Zrons ou Ossetes, dans les hautes vallées du Pays des Montagnes dans la région Caucasienne , etles Boukhares, établis dans plusieurs villes marchandes du sud-est de la Russie.

FAMILLE CIRCASSIENNE : les Adighé ou Circassiens, dans les Pays des Montagnes, dans la région du Caucase.

FAMILLE ABas£ : les Absne ou 4basse, dans la Petite- Abasie et dans le Pays des Montagnes, dans la région du Caucase.

FAMILLE SÉMITIQUE : les Juifs qui sont répandus dans tous les élats de l'Europe, à l'exception de la Norwège, de l'Espagne et du Portugal. Les

pays où ils se trouvent en grand nombre sont les contrées qui formaient l’ancien royaume de Pologné , ensuite les empires Oltoman et d’Autriche, et l'Allemagne; si tous les Juifs de l’Europe étaient réunis ils formeraient une nation assez nombreuse; les Maltais, dans les campagnes du groupe de Malte, etles Arabes peu nombreux des provinces Caucasiennes dans l'empire Russe.

FAMILLE SANSCRITE Ou Hinnous : les Roma, Kola ou Sinle , nommés Bohemiens en France, Zigeuner en Allemagne, Zingari en Italie, Gitanos en Espagne, Gipsy en Angleterre, etc., peuple vagabond, que l’on peut regarder comme originaire de l'Inde.

FAMILLE ARMÉNIENNE : les Arméniens, dans les villes marchandes de l'empire Ottoman, dans que localités des empires Russe ct Autrichien.

ABLIGIONS. LC CHRISTIANISME, dans ses formes diverses, étend sa bienfaisante influence sur toute la surface de l’Europe ; il est professé par la presque totalité de ses nombreux habitans.

L'Eglise CatholiqueRomaine étend son empire sur presque toute la France, la Belgique et la Pologne ; sur toute l'Italie, l'Espagne, le Portugal; sur les trois quarts de l’Irlande ; sur la plus grande partie de l’empire d'Autriche, sur presge la moitié de la monarchie Prussienne,

e la confédération Suisse et des puissances secondaires de la confédération Germanique , et sur une fraction considérable de la population de l’empire Ottoman et du royaume actuel de la Hollande.

L’'EgliseGrecqueouOrtentale est dominante dans l’empire Russe, dans les Iles loniennes, dans le nouvel Etat de la Grèce et dans les trois principautés de Servie, de Valachie et de Moldavie. Elleest professée par presque la moitié des habitans de l’empire Ottoman ; et elle estaussi la religion d’un grand nombre de sujets de Pempire d'Autriche, surtout en Transylvanie, Hongrie, Croatie, Slavonie et Dalmatie.

Nous avons indiqué aux pages 67 et 68 lesdivisions et subdivisions principales des Eglises Protestantes; nous donnerons d’autres détails dans la description de la confédération Germanique. Ici nous nous bornerons à indiquer seulement les grandes généralités. Le Luthéranisme ou l’Eglise Evangelique domine dans les monarchies Prussienne , Danoise , Norwégiéno - Suédoise, dans les royaumes de Hanovre, de Saxe, de Wurtemberg et au-

tres états de la confédération Germanique ; les habitans des provinces Baltiques dans Pempire Russe, et un grand nombre d’individus dans l'empire d’Antriche, surtout dans la Hongrie, la Transylvanie, etc., suivent les dogmes de cette Eglise, à laquelle on tâche, depuis quelque temps, d:

réunir ceux qui professent le Calvinisme.

Les dogmes de ce dernier dominent principalement dans le royaume actuel de Hollande, dans les cantons suisses de Berne, Zurich , Bâle, etc. , etc., dans le duché de Nassau et dans la Hesse électorale, dans les principautés d’Anhalt, de Lippe, etc. , etc. Un assez grand nombre d’habitans des monarchies Française et Prussienne et de l'empire d'Autriche, ainsi que la grande majorité de la population de PEcosse, sont attachés à cette Eglise. L’Episcopale on Anglicane règne en Angleterre, et quoique en minorité, elle opprime encore la population catholique de l’Irlande et toutes les communions dissidentes des Trois Royaumes. .

On peut dire avec assez d’exactitude que ces trois Eglises principales forment trois grandes divisions religieuses et géographiques de l’Europe, puisque l’Eglise catholique domine dans les contrées méridionales, l'Eglise protestante dans les pays septentrionaux et la religion Grecque dans les contrées orientales.

Outre ces trois grandes divisions ecclésiastiques de l’Europe chrétienne, il est quelques petites associations religieuses séparées de la masse , telles que les Mé/hodistes, dans la monarchie Anglaise, les Mennonites où Anabaptistes , dans les monarchies Anglaise, Hollandaise, Prus-

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sienne, dans l’empire Russe et la confédération Germanique ; les Suciniens en Transylvanie ; les Quakers en Angleterre et dans les Pays-Bas, les 4rmeniens en Turquie, et quelques autres dont nous avons parlé aux pages 67 et 70.

La population non chréticnne de l’Europe se partage entre les quatre religions suivantes : l’Zslamisme,dominantdans l'empire Otioman et professé par por toutes les populations turques de l'empire Russe, que nous avons déjà mentionnées dans l’article e/Anographie.LeJu daïsme est professé par tous les Juifs répandus dans presque tous les états de l’Europe.

Le Lamisme est la religion que professent les hordes kalmouques errantes sur le sol de la Russie d'Europe. Ce n’est guère que dans la partie européenne de la région

u Caucase, vers l’Oural et dans les solitudes du gouvernement d’Arkhangelsk dans l'empire Russe, et du Finmark dans la monarchie Norwégiéno-Suédoise, qu’on rencontre encore des idolâtres parmi les Mitsdjeghi, les Ossetes, les Tchouvaches, les Mordwa, les Samoyèdes et les Lapons.

couvennxamanr, L'Europe, dans ses différens états, offre presque toutes les formes possibles de gouvernement, depuis le despotisme le plus absolu jusqu’à la démocratie la plus prononcée. Si l’on veut classer tous ces états d’après leur gonvernement respectif, on peut les réduire à trois classes principales , savoir : aufocraties ou mnonarchies absolues ; monarchies limitées ou constitutionnelles, etrépubliques. Chacune de ces trois classes cendant offre de grandes nuances dans la orme de gouvernement qu’elle embrasse, Il ya même des états qui se refusent à toute classification rigoureuse : quelquefois une partie du territoire appartient à la première et une partie à la seconde ; ainsi le gouvernement de la partie continentale du royaume Sarde présente les formes d’une monarchie absolue, tandis que le gouvernement de la partie insulaire suit les formes des monarchies constitutionnelles. Il en est d’autres , comme la monarchie Prussienne, qui offrent des nuances si délicates qu’on pourrait avec autant de raison les mettre dans la première classe que dans la seconde. Nous réservons pour la description particulière des divers états de l’Europe l’indication des nuances principales qu'offrent leurs gouvernemens respectifs.

DIVISIONS DE L'aUROPS. ]l est impossible de tracer des divisions naturelles de l’Europe qui correspondent exactement à ses divisions politiques. Pour atteindre ce but, autant que possible , il faut se borner à trois ou quatre grandes divisions; c’est aussi ce qu’ont fait presque tous les géographes, quoique sans beaucoup de succès. La division de l’Europe en trois grandes régions, appelées : méridionale, centrale, et septentrionale, est on ne peut plus absurde, car l'empire Russe, qu’on place dans la dernière, appartient aussi aux deux autres. Dès l’année 1815, en rédigeant le Compendio di Geografia universale , nous avons senti l’inconvénient de cette division, et nous avons proposé de partager LEupe en deux parties principales, nommées : EUROPE OCCIDEN- TALE êt EUROPE ORIENTALE. Nous avons placé l’empire Russe dans cette dernière ; nous avons subdivisé la première en s tentrionale , centrale etméridionalie, etnous y avons classé tous les autres états.

Mais par la suite, réfléchissant mieux sur cette division , et considérant que la Turquie d'Europe et les républiques des Iles loniennes et de Cracovie appartiennent incontestablement à l’Europe orientale, nous n’ayons pas hésité à les classer dans cette division. En effet, le centre du continent européen se trouve à une petite distance à l’ouest de Varsovie. En tirant par ce point une ligne droite du nord au sud , on a à l’est tout l’empire Russe et les trois états que nous venons de nommer; une seule fraction de l’empire Ottoman dépasse la ligne de partage. Tous les autres états de l’Europe restent à son occident, à l'exception de la moitié environ de l'empire d’Autriche et d’une fraction de la monarchie Prussienne.

On peut donc, sans inconvénient , adopter la division que nous proposons, comme celle qui s’accorde plus que toute autreavee les divisions politiques actuelles. La division proposée par les savans rédacteurs du Vollstandiges Handbuch der Neuesten Erdbeschreibung et adoptée dans presge toutes les géographies allemandes en iffère entièrement. Elle consiste à partager l’Europeen cinq grandes régions , dont trois alpines ct deux maritimes , subdivisées en douze grandes contrées. Cette division , à laquelle d’ailleurs on pourrait reprocher quelques inexactitudes, est trop en opposition avec les divisions politiques actuelles pour pouvoir leur servir de base.

an TABLEAU

Pants OCCIDENTALE , subdivisée en :

Partie Centrale, qui comprend l'empire d'Autriche, les monarchies Française

sienne et Hollandaise ,\e royaume de Be,

ares ét les confédérations Germanique et

Pariie Australe , qui comprend les monar-

chies Portugaise ei E. le et la bi que d’'Andorre , dans la er) nique ; es dix états de l'italie, savoir: l'Ééat du pape ,

es, le

les royaumes Sardé etes Deux-S grand-duché de Toscane ; \es duchés de

oltique, ll offre pas moins de qu po , elle n'offre pas moins de quatreviagt-sept états très différens pr eux, oies excepti rene sont tous x sous le rapport de indépendance politique. Lnterenhietisin.

nomistes les distinguent souvent en états du premier ordre , états du second et élats du troisième rang, classification basée selon arch rt forces : les re sources respectives de chaque état: Mais cette elassification est très vaghe, pour ne pas dire inexacte, puisqu'il est impossible de tracer un:ligne de démarcation eutre chacune de ces trois grandes divisions. 11 nous semble cependant qu’on “sé regarder comme assez exacte la qualification de grandes puissances que l’on donne à la France, à PAngleterre , à l’Autriche, à la Russie et à la Prusse, quoi cette dérnière reste bien en arrière des autres sous le rapport de la population, des revenus et des ressuurces.

En résumant ce que nous avons dit dans l’article. gouvernement et ce que nous venons de dire dans celui-ci, nous trouvons que l'Europe offre actuellement : trois ; pers ou ; une monarchie élective ec-

clésiastique ; seize royaumes ; sept grands-duchés ; un électorat; douze duchés; dix-sept principautes ; un landgraviat ; une seigneurie et trenteet-une républiques. Mais l’on doit faire observer que l’union du royaume de Pologne à l’empire de Russie et celle du royaume de Norwège au royaume de Suède ne isent pas leur qualité d'états ; quele

duc d’Oldenbourg n’a pas encore ver letitre de grand-duc que lui a accordé le

ede l'Italie, comme le Lame iniien » l'ile de Corse.et | pe alle, a nnent à l'empire d'Autriche, à la Française et à la monarchie Àa-

glaise Pa rtie Borédale, qui comprend les #0onarchies Anglaise (Royaume-Uni), Norwégiéno- Un 0 2 j nd les empire.

ARTIR ORIENTALE , Qui compre el 7) Russe el Ooman ; et les républiques des Îles PRES Cracovie , le’ nouveau royaume de Grèce et les princi, s de Servie , de Falachie et de Moldavie.

pport de Vienne , non plus que l'électeur de Hesse-Castel, qui continue toujours à

se servir de celui d’électeur ; il le cg cependant ce cou en sa qualité de grand-duc de Fulde.

Nous rerarquerons aussi, avec M. de Malchus, que l'empire Ottoman est aujourd’hui le plus ancien empire de l'Euro.

pe, puisque son origine remonte à l’époque de la prise de Constantinople en 1453, tandis que l’emnpire Russe ne date que de 1791 etcelui d'Autriche de 1804 avec cette dénomination ; que la France est la plus ancienne des monarchiesexistantes , pnisqu’elle remonte à l’année 486; que l’ gne, le Danemark etl' Angleterre viennent immédiatement après sous le rapport de l'antiquité; que la Toscane est le plus ancien des grands-duchés , et Brunswick le plus ancien des duchés ; que Saint- Marin est non-seulement la plus ancienne des républiques , mais qu’elle est en même temps un des plus anciens états de l’Europe; que les républiques de Sehwoïz , Uri ét Unterroald subsistent depuis 1308 ;que ù de Hambourg su 94 rames la plus comm » tandis que les princi-

autés de Lichlenetein et de Monaco et

a seigneurie de Kniphausen sont les plus petits de tous les états Européens.

Le tablean que nous venons de tracer a donné une idée suffisante de la physionomie générale de l’Europe, tant sous le rapport de la géographie physique, que sous celui de la géographie politique; ilest temps maintenant que nous nous occupions de la description particulière des divers états qui en font partie : nous commencerons par |: monarchie française.

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nonte à l’époque leen 1453, tanne date que de 21804 avec cette ince est la plus xistantes , puis- 86; quel’ ngleterre viensous le rapport cane est le plus et Brunswick ss 3 que Saintla plus ancienne elle:est en mème états de l’Eurolanta à » Uri uis 1308 ;que plus riche et la que les princit de Monaco et ausen: sont les Euro, ons de tracer. a de la physiono- >, tant sous le ue physique, raphie politint que nous nous mn particulière artie : nous ie française.

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