PET) ABRÈGÉ DE GÉOGRAPHIE
Rose de 2,371, dans lachaïne Centrale, et dans le royaume Sarde; le Mont-Cavailo où Corno , haut de 1,489 et le Mont- Vetora, de 1,272, dans la chaîne de l'Apennin-Central, dans le royaume de Naples proprement dit; et l'£tna en Sicile , élevé de 1,700 toises , dans l'Apen. nhin-Insülaire, Le sxsrème Sanno-Corse, dont les points culminans sont le Mont-Rotondb , haut de 1,418 toises, et le Mont-d’Oro, de 1,361 dans l'île de Corse, dans l’Italie-Française, Voyez aux pages 88 et 89. atxs, L'Italie en a plusieurs qu'on peut regarder comme des dépendäuces géographiques de la péninsule ; les principales sont : la Sardaigne , la Sicile et la Corse, qui figurent parmi les plus grandes de l'Europe; des mesures exactes ont récemment démontré combien certains géographes se trompent, lorsque, en répétant d'anciennes évaluations, ils regardent encore la Sicile comme beaucoup plus grande que la Sardaigne; c'est cette | dernière qui est la plus étendue des Îles italiennes. Voyez à la page 42. 1 Viennent ensuite l’île d'Etbe et les petits flots dont elle est environnée à différentes distances et qui sont répandus sur le bras de mer entre la Corse et la Toscane; parmi ces flots se distinguent ceux de Gorgona, Capraia, Pianosa et Giglio. Aux îles sus-mentionnées il faut encore ajouter : le groupe de Ponza, au sud-ouest de Gaëte; les îles Zschia et Capri, à l'entrée du golfe de Naples; le groupe de Lipari, si remarquable par ses volcans, et celui de Malte, si important sous le rapport militaire et commercial. Toutes ces îles sont dans la mer Méditerranée. L'Italie n’a dans la mer Ionienne et dans la mer Adriatique que des îlots ; les plus considérabies composent lé groupe de Tremiti, au nord-ouest du Monte-Gargano, dans lé royaume de Naples, et le long archipel qui met à l'abri des fureurs de la mer Adriatique les célèbres lagunes de Venise.
LACS. Les principaux sont ceux de Garda, d'Iseo, de Como et le Majeur dans l’Italie-Autrichienne; celui de Lugano, dans l'Italie-Suisse ; ceux de Bolsena , de Perouse et de Bracciano, dans l'Etat du Pape; de Fucecchio , dans le grand-duché de Toscane ; et de Celano dans le royaume de Naples proprement dit. 11 y a plusieurs autres lacs assez grands dans ce royaume, tels que ceux de Lesina, Varano, Salpi, etc., etc.; mais come ils communiquent avec la mer, on doit les classer parmi les lagunes. C'est ce qu'on doit faire à l'égard du lac de Castiglione en Toscane et de celui de Comacchio dans l'Etat du Pape. Quant aux lacs d'Agrano; d’Averno et.autres si renommés, ils sont trop peu importans sous le rap-. port géographique pour mériter ici une mention. La Sicile offre le lac de Lentini; c'est le plus considérable de ceux des îles italiennes.
FLEUVES. Tous les fleuves de l'Italie peuvent se partager en trois Ha 4 d’après les trois mers différentes où se trouvent leurs embouchures.
La MER ADRIATIQUE recoit :
Le Lrsonzo , le l'agcramenro, la Piave, la Brenra, le BacomiGziows, l'Anice dans l'Italie Autrichienne. Foyez à la page 216. Le P6, qui est le plus grand fleuve de l'Italie et qui reçoit un grand nombre d'affluens; il parcourt les royaume Sarde et Lombard-Vénitien , baigne les duchés de Parme, Modène et l'extrémité septentrionale de l'Étatdu Pape ; le Merauro, le Trowro dans l'Etat : ds du Pape; la Pescana, le Canpecoro, l'Oraxro, dans le royaume de Naples propreë ° ment dit.
Là MER IONIENNE recoit :
Le Bnabaño, daus la Basilicate, et la Granerra, dans la Sicilé.
ni iholtip init dans le royaume Sarde ; Mont- Vetora, de 1,272, s le royaume de Naples oo toises, dans l'Apenpnt les points culminans le Mont-d’Oro, de 1,361 , aux pages 88 et 89.
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DESCRIPTION DE L'EUROPE, 28 La MÉDITERRANÉE reçoit:
Le Sauso en Sicile; le Serre, le Vorrunxo et le GariGztranve dans le royaume de Naples proprement dit; le Tisre dans l'Etat du Pape; l'Anxo dans le grand-duché de Toscane; le Sencuro dans ce dernier état et dans les duchés de Modène et de Lucques ; la Magna dans les territoires Modenais, Toscan et Sarde; le Van sur les territoires Sarde et Français. Le T'ynso et la Fcumewposa dans l'ile de Sardaigne; le Govo dans celle de Corse.
CANAUX. On ne doit pas s’étouner si la patrie des Léonard de Vinci, des Galilée, des Castelli et de leurs élèves, offre un grand nombre de travaux hydrauliques remarquables , parmi lesquels quelques-uns sont regardés même comme les plus anciens que l’Europe possède, Le plus grand nombre de canaux et les plus importans se trouvent dans la partie de l'Italie qui est comprise dans l'empire d'Autriche; nous en avons déjà fait mention à ln page 216. Les autres parties de la péninsule en ont plusieurs , surtout le royaume Sarde, le duché de Modène et la partie septentrionale de l'Etat du Pape; mais ce sont plutôt des canaux d'irrigation que des canaux navigables. Les principaux canaux que l’on peut ranger parmi ces derniers soni : le canal de Pise, qui va de cette ville à Livourne; le canal de Cento, qui met en communication Bologne avec Ferrare; il est remarquable dans l’histoire de la science hydraulique par les longs et difficiles travaux dont il a été l’objet pendant près de deux siècles sous la direction des premiers mathématiciens de l'Italie ; le canal qui va de Ferrare au Pô de Maestro; le canal Tassoni, qui va de Moncasale au P6, et fait communiquer Reggio avec ce fleuve; le canal qui de Modène va au Panaro.
Parmi le grand nombre de canaux d'écoulement et d’arrosement qu'offre le ci-devant Piémont, nous signalerons surtout les suivans : le canal d'Ivrée , celui de Cagliano et le Rotto , qui , avec leurs branches nombreuses, forment le système d'irrigation artificielle à laquelle les provinces de Vercelli, de Biella et de Casale doivent en grande partie leur fertilité ; le naviglio di Bra, qui est le plus important dans le haut Piémont, et qui est alimenté par les eaux de la Stura de Cuneo et de la Grana ou Mellea ; Emmanuel Filiberto avait le projet de le rendre navigable; le canal de la Venaria, dérivé de la Dora ; le canal de Caluso , par lequel de vastes terreins incultes dans les environs de Chivasso ont été changés en campagnes fertiles par Charles-Emmanuel IT ; on admire surtout une vaste galerie qu'on a été obligé de creuser pour la conduite des eaux. Dans la Toscane on trouve le canal de la Chiana, remarquable par son étendue et par son antiquité ; il joint le Tibre à l’Arno; le canal de l'Ombrone qu’on devrait nommer de Léopold à l'honneur du jeune prince aussi philanthrope qu'éclairé qui vient de le faire construire avec une étonnante rapidité, afin de redonner à la
culture et de rendre habitable une grande partie de la Maremma de Sienne ; il conduit une partie des caux de l’'Ombrone dans la lagune de Castiglione.
Notre cadre ne nous permet pas de citer seulement les nombreux canaux d'irrigation qui sillonnent les plaines fertiles des duchés de Modène et de Lucques, et celles des légations de Ferrare, Ravenne et Bologne; mais nous ne pouvons passer sous silence les nombreux et importans tra vaux faits à différentes époques pour assainir les marais Pontins, et ceux qu’on a commencés en 1824 dans l’Abruzze- Ultérieure IE, pour ouvrff l'ancien émissaire construit par l’empereur Claude afin d'éviter les ravages produits par les débordemens du lac Fucino appelé aujourd’hui Celano ;
le roi de Napies régnant a même le projet de faire servir ce lac comme d'un grand réservoir auquel aboutiraient les deux canaux navigables que l'on se propose d'ouvrir pour faire communiquer la Méditerranée avec la mer Adriatique. Nous ajouterons, comme nne curiosité qui mérite d’être signalée, le petit canal de Castel-Gandolfo, dans l'Etat du Pape ; c'est peut-être le canal de ce genre le plus ancien connu historiquement ; creusé par les Romains l’an 398 avant Jésus-Christ, on ses qu'il n'a jamais eu besoin de réparation; il a 3 pieds et demi de largeur sur 6 de hauteur et 1,260 toises de longueur; il Aobates les eaux du lac de Castel- Gandolfo situé près d’Albano.
C'est ici que nous croyons indispensable de faire mention des routes magnifiques qui, ouvertes à grands frais depuis le commencement du siècle , ont fait disparaître l'inconvénient qu’on reprachait à l'Italie d'étre séquestrée du reste de l’Europe par des remparts à peine accessibles. Les superbes routes du Mont-Cenis , du Sémplos et du Stelvio, par les difficultés
w'il a fallu vainere dans leur construction, par.l’immensité des travaux d'arten murs de soutenement, en ponts et en galeries souterreïnes, sont justement rangées parmi les plus grands monumens que la main de l’homme ait encore produits en ce genre. La nature et l’art se disputent l'admiration du voyageur qui les parcourt; ils doivent étre signalés dans la description d'une contrée qui plus que toute autre est riche en monumens. La nouvelle route de Calabre, qui, sur une ligne de plus de 250 milles, parcourt toute la partie méridionale du royaume de Naples, le plus souvent sur la crête des plus hautes montagnes et sur des fleuves ou des torrens indomptables et toujours funestes aux digues qu'on leur avait opposées pour les contenir ; la reconstruction de l’ancienne voie romaine qui conduit 4 Brindes (Brindisi), en passant par Fondi, Bénevent et Bari; les grandes et belles routes qui traversent dans les directions principales toute la Sicile, à laquelle des géographes peu instruits reprochent encore de manquer entièrement de grands chemins; la nouvelle route de Turin à Gênes, par un col beaucoup plus bas que celui de la Bochetta ; celle ouverte dernièrement entre Génes et Livourne et dont on admire la superbe galerie entre Recco et Chiavari, non plus que celle qui conduit de Géhes à Nice, et la superbe route ‘que le grand-duc de Toscane fait construire entre Livourne et Grossetto, ne doivent pas être passées sous silence; ce sont des travaux pour le moins aussi importans que la construction de quelque canal à petites dimensions , que les géographes se plaisent à décrire avec les plus minutieux détails.
PORULATION. Population absolue, 21,400,000 habitans. Population relative, 225 habitans par mille carré. Voyez l’article Superficie, à la page279.
ZTHNOGRAPRIE. L'Italie, dans les confins que nous venons de lui assigner , n’est habitée que par des Ztaliens qui appartiennent à la soucnr Gasco-Larine. Une petite fraction seulement de sa population se compose de peuples qui ne parlent pas l'italien; ce sont les Faudois , dans les vallées de Lucerne, Angrogna et Saint-Martin dans. l'intendance de Pinerolo dans le royaume Sarde; les prétendus Grecs du royaume des Deux- Siciles, qui sont réellement des colons 4banais ; les véritables Grecs, établis à Livourne, Trieste et Venise et dont une petite colonie existe en Corse dans les environs d’Ajaccio; les Catalars qui vivent à Alghero en Sardaigne; ces quatre peuples appartiennent à la souche sus-mentionnée.
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