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LTÉE faire servir ce lac comme deux canaux navigables nuniquer la Méditerranée ne nne curiosité qui mérite ifo, dans l'Etat du Pape; ien connu historiquement ; hrist, on prétend qu’il n'a demi de largeur sur 6 de e les eaux du lac de Castel-
e faire mention des routes puis le commencement du \ reprachait à l'Italie d'être arts à peine accessibles. Les du Stelvio, par les difficultés ar l’immensité des travaux galeries souterreines, sont sens que la main de l’homme art se disputent l’admiration signalés dans la description he en monumens. La nouplus de 250 milles, parcourt \ples, le plus souvent sur la ves ou des torrens indompeur avait opposées pour les joie romaine qui conduit à nevent et Bari; les grandes tions principales toute la Sireprochent encore de manelle route de Turin à Gênes, Bochetta ; celle ouverte dern admire la superbe galerie ui conduit de Géñnes à Nice, oscane fait construire entre assées sous silence; ce sont e la construction de quelque s se plaisent à décrire avec
,000 habitans. Population reticle Superficie, à la page279. fins que nous venons de lui ui appartiennent à la soucnr de sa population se compose tles Faudois, dans les valdans. l'intendance de Pinerecs du royaume des Deuxais; les véritables Grecs, une petite colonie existe en ns qui vivent à Alghero en à la souche sus-mentionnee.
Les Allemands des vi Communi au nord de Vicence, ceux des xnir Communi dans le Véronais, ceux de la Val Sugana dans le Tyrol méridional et quelques autres milliers d’Allemands établis à Venise, dans la partie italienne du gouvernement de Trieste et dans quelques autres localités au
sud des Alpes, appartiennent à la soucHE GERMANIQUE. que milliers.
de Slaves habitent dans la partie italienne du gouvernement de Trieste et sont compris dans la grande famille des reuPcrs SLaves. Enfin, les Juifs, dont on a tant exagéré le nombre, et qu'on rencontre dans toutes les grandes villes et dans les places de commerce, et les Maltais, qui habitent les campagnes du groupe de Malte, sont des peuples qui appartiennent à la grande soucse SÉmITIQUE.
RELIGION. On peut dire que tous les Italiens professent la religion catholique , parce qu'il n’y a qu’une très petite fraction de la population de l'Italie qui suive d’autres dogmes. Cette fraction est subdivisée en Vaudois (Valdesi), secte de protestans qui remonte jusqu’au xrn° siècle, et dont les prosélytes vivent en Piémont dans les vallées de Lucerne, Angrogna et Saint-Martin; en Cabvinistes et Luthériens établis dans lès principales villes de commerce, et surtout à Venise, Trieste, Naples et Livourne ;.en Grecs, qui se trouvent à Venise, Livourne, Triesteet dans le
royaume des Deux-Siciles; enfin en Juifs qui demeurent dans toutes les
grandes villes et dans les places les plus commerçantes ; Rome, Livourne et Venise en offrent le plus grand nombre réuni.
GOUVERNEMENT. Il est monarchique absolu dans tous les états, à l'exception de celui de Saint-Marin, où il est républicain. La Sardaigne a un parlement formé par les trois ordres du royaume : l’ecclésiastique est regardé comme le premier ; il comprend les évêques, les abbés et les chapitres; le militaire ou le second, composé de nobles: le troisième dit aussi royal, formé par les conseillers des sept villes du royaume ; une junte de députés des trois ordres accorde au gouvernement tous les trois ans plusieurs contributions sous le titre de donativi (dons) dont le roi demande le renouvellement par des lettres circulaires. La Sicile depuis 1815 n’a plus de parlément et est gouvernée absolument comme le royaume de Naples proprement dit. Le gouvernement de l'Etat du Pape est une monarchie absolue élective, dont le chef est choisi dans le collège des cardinaux.
INDUSTRIE. Lorsqu'on veut être impartial il faut avouer que sous le rapport de l'industrie manufacturière, les Italiens, qui dans le moyen âge marchaient à la tête de la civilisation, sont, en général, restés en arrière des Français, des Anglais et des Allemands. Leurs villes cependant n’offrent pas le manque d'activité que plusieurs géographes étrangers se plaisent à leur supposer , et il y a même quelques parties qui, sous ce point de vue , peuvent rivaliser avec les pays les plus industrieux de l’Europe, surtout dans l’Italie-Autrichienne; le royaume de Naples et l'Etat x Pape, pays que l’on accuse de manquer presque entièrement de manufactures, offrent même des localités qui se distinguent par une grande industrie ; nous les avons signalées dans la description des états auxquels elles appartiennent. Ne tenant pas compte des parties de l'Italie qui dépendent d'états étrangers et dont nous avons déjà Pr en les décrivant, on peut citer parmi les principales productions de l'industrie du reste de l'Italie : les étoffes de soie de Turin, Gênes, Eucques, Naples,
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Palerme et Catania, d'Ancône, de Florence; de Pesaro et Bologne, le velours noir de Gênes; les gants de fil de pinne-marine de Palerme ; ceux en peau de Naples, de Gênes, de Rome et Lucques; les crépes de Bologne ; les gazes de Chambéry et la blonde de Gênes; les fleurs artificielles de Gênes, de Turin, de Bologne, de Rome et d’autres villes; les tannerieside Rieti, Ancône , Rome, Gênes, Solfra, Arpino, etc.; le papier de Lucques , Pescia, Colle et Serravezza, Gênes, Fabriano, Turin et celui des bords du Fibreno dans le royaume de Naples proprement dit; le parchemin de Rome, de Fabriano et celui du Piémont; les rosolio et le chocolat de Florence; les essences et les fruits candis de Florence, de Nice et de Gênes, de Naples, Reggio, Sulmona et Palerme, Rome et d’autres villes de l'Etat du Pape; les énstrumens optiques de Modène, faits par le célèbre Amici, et ceux de Turin; la bijouterie de Rome, Bologne, Florence, Turin, Naples, etc., etc.; les ratines du Piémont; les savons de Naples, de Livourne et de plusieurs autres villes; le vitréo! de Viterbe ; les pâtes de Naples, Bologne, Gênes et plusieurs autres villes ; les huiles de Lucques et du royaume des Deux-Siciles qui, avec les soies de ce même royaume et celles du royaume Sarde, du duché de Lucques et du grand-duche de Toscane, figurent parmi les principaux articles d'exportation de l'Italie; la quincaillerie d'Annecy, Turin, Gênes, Varallo dans le royaume Sarde, de Scarperia et Pistoja en Toscane, de Campobasso dans le royaume de Naples et de plusieurs villes des états de l’Italié septentrionale et moyenne; les fers de l’île d'Elbe, du Piémont et de la Calabre ; les cristaux etla verrerie d'Alex dans le Genevois, Crevola dans la province d’Ossola; la porcelaine des environs de Florence, celle de Turin; la faïence de Faenza, de Pesaro , de Pinerolo et d’autres villes; et les ouvrages en terre cuite des environs de Florence; les ouvrages en albätre de Volterra, de Castelvetrano en Sicile et de plusieurs autres villes; ceux en marbre de Carrare, de Doussard dans leGenevois; les draps de Mondovi, Savigliano, Turin, Pinerolo, Voltri, de Borzonasca et autres communes du royaume Sarde , ainsi que ceux d’Arpino, Naples et autres villes du royaume des Deux-Siciles et de l'Etat du Pape; les bonnets de laine à l'usage des peuples du Levant, dont on fabrique encore 16 à 17,000 douzaines par an à Gênes; et plusieurs milliers à Prato, dans le grand-duché de Toscane ; les cireries de Livourne, Florence, Rome, Naples, etc.; les cordes de boyaux pour les instrumens de musique de Naples, Rome, etc.; les chapeaux de paille de la Toscane, de Naples, de Gênes et de Turin; les chapeaux en feutre de ces deux dernières villes; les ouvrages en corul de Gènes, Livourne, Pise, Naples, Castelvetrano, Catania et autres villes du royaume des Deux-Siciles et de l'Etat du Pape; ceux en agate et en ambre de Catania; les perlss fausses de Rome; les ouvrages en mosaique de cette ville et ceux en pierres dures de Florence. L'Italie continue toujours à être le siège des beaux-arts dont elle a été le berceau, et sans parler des nombreux artistes qui vivent dans les cités de l’Italie-Autrichienne, ceux qui habitent ses grandes villes, surtout Rome et Florence, ajoutent continuellement aux richesses qu'elle possède en ce genre. Nous n'énumérerons pas ici les nombreuses productions de ces artistes; mais nous ferons observer que la typographie et la gravure des cartes géographiques, dans lesquelles on reproche aux Italiens d’être restés en arrière des Français, des Anglais et des Allemands, offrent de nos jours des chefs-d’œuvre pour le moins égaux à ceux de ces nations. Tout