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RE TT SE Fossano; la Serivia; la Staffora qui baigne Voghera; le Tidone et la Trebbia qui passe par Bobbio ; ces deux dernières ont leurs embouchures dans le duché de Parme, Les principaux affluens à la gauche sont : le C/uson, qui passe non loin de Pignerol ; la Dora-Riparia; l'Orco; la Dora-Baltea, qui passe par Aosta et Îvres : la Sesia, par Borgo di Sesia et Vercelli; la Gogna où Agogna, par Novarra; le Terdoppio; et le Tessin, qui vieut du canton Suisse de ce nom , traverse le lac Majeur et sépare le royaume Sarde du royaume Lombard#Vénitien.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES. La partie continentale du royaume ou les Etats de Terre Ferme ( Stati di Terra Ferma ) sont divisés en huit intendances générales, subdivisées en quar:ate intendances ou petites provinces. Les huit intendances générales correspondent aussi aux huit divisions militaires qui composent cette partie du royaume de Sardaigne; la division de Gênes a le titre de duché ( ducato di Genova ). L'île ou le royaume de Sardaigne depuis 1821 est partagée en dix petites pro vinces ou intendances, dont six forment l’intendance générale immédiate de Cagliari et les quatre autres la vice-intendance générale de Sassari ; cette dernière cependant relève toujours en dernier ressort de la première. Pour nous accommoder au cadre rétréci de cet ouvrage, nous ne donnerons dans le tableau suivant que les intendances générales, en écrivant cependant en caractères italiques les chefs-lieux des petites provinces ou simples intendances, afin quon uisse connaître les lieux et les villes les plus remarquables qui en dépendent. On a ajouté entre parenthèse le nom de la province lorsque sa dénomination diffère de celle du chef-lieu; les chiffres qui suivent les noms indiquent leur population respective. Voyez à la page 124.
s pour les contrées difléaux chapitres de l'empire aise et de la confédération ie dépendantes de chacun
se et proprement le candu Valais et du Tessin. A Milan dans l'empire d’Auie et le ci-devant duché de la Méditerrance. A l’ouest, ‘temens du Var, des Basses
rennent le duché de Savoie, ia principauté de Piémont, ve de Verceil; les comtes partie du duché de Milan, , de Val de Sesia, de No- , partie du Pavesan et la fs du Canavese et du terries NOUVELLES POSSESSIONS, énes, qui forme le duché ghe ou les fiefs impériaux.
t de mettre garnison dans : Noms ves Inrexpances GÉNÉRALES Cuers-Lieux, Vizues ar Lieux Les PLUS REMAR-
oyaume est abondamment ou Divisions MILITAIRES. QUABLES. a mer Adriatique ou à la ÉTATS DE TERRE-FERME. Turin (Torino). ..,.,.... Turin, 114. Venaria Reale, 3. Stupinigi. Superga. Rivo-
b 5. chine, 7. Gergaanos LA Prononert 7: Blais, 7. 3 : vrea , 8, Caluso, 5. Locana , 5. Pinerolo, 12. . ucher la frontière de la Savoie. trelle , r. Villafranca di Mao PU Exil. à la gauche; nous nommerons : les, 1. Giaveno, 7. É vie, passe par Cluse, Bonneville Cuneo. ....,.,.... +... Cuneo ou Coni, 18. Busca, 8. Fossano, 13. Chiusie Savoie moyenne, par sa, 5. Alba, 7. Bra, 11. Mondovi, 16. Cherasco, 8. ance après avoir reçu l'Arc qui Lu ou Saluces, 12, Savigliano, 15. Barge, 8. ALESSATTDRIA, , PT Pnau ir ou Alexandrie, 35. San « Sal ndance générale de Nice et dans dore, 5. Valensa, 6. Asti, aa, et A 6. "A onarchie Française, ; qui. 5. Niaza, 3. Casale, 16. lortona, 9. Caliclnuovo, raverse le territoire de l'inten- 6. Voghera, 11. j Vara, son affluent principal, Novaña. .........,.... Novara, 15. Borgomanero, 6. Mortara (Lumellina), 4. Vigevano, 12. Domo-d'Ossola (Ossola), 1. Pallansa , à, Arona, à. Varallo (Valsesia), 5. Borgosesia, 3, Fer. celli,15. Trino, 7.
Aosra (Aoste). : . ...,..... Aosta, 6. Donnas, r. Saint-Vincent, à. Courmayeur, t. Nusa.......,.......,.Nizza ou Nice, 26. Villafranca, 3. Sospello, 4. On& glia ou Oueille, 5. Porto-Mauriziô ou Port-Maurice, 5, : San-Remo, 11. Veutimiglia, 5.
Genova (duché de Génes). . . . Genova où Gênes, 80. Voltri, 7. L'ile Capraÿa. Savona, 12. Cairo, 3, À , 4. Finale-Marina, 3, Vovi, 10, Gad [A 3. Chiaveri, 10. Spezia (Levante), 8, arzana, 8.
Savora (duché de Savoie). . . . Chamb éry (Savoia Propria, Savoïc proprement dite), tr. Aix, 3. Montmeillan, r. Les Ecliclles, r, L'Hépitai (Alta Savoia, Haute-Savoie), r. Conflans, 2. Saint-
Fcumenposa, au sud-est; et le ile de Sardaigne; leur cours, à ès pau considérable,
jont la source: se trouve sur la s de Cüueo, Turin, Alexandrie jcaliéri, Turin, Casale, Valence s principaux affluens à la droite n loin de Savigliano; le Tanaro recoit à la droite la Bormidu, et qui, la Stura passe par Guneo:et
si PA ntm école pr Rem md S
pr mp ve one ment dé nel pd opt a
RE — Amen
Julien (Carouge), 1. Thonon (Chablais), 4. Bonneville ne 1. Cluse,a, Annecy (Genevois), 6, Saint-Jean
Maurienne), 3, L'Esseillon, Moutiers (Tarantuise), à. ILE ET ROY. DE SARDAIGNE.
CAGLIANRR 6 4 dues oo so Cacutant, 27. Quarto, 5. Iglesias , 5. Villacidro, 5. Guspini, 3. Les îles San-Autioco avec San- Antioco, 2 ; et San-Pietro avec Carloforte, à. Esili, à, Nurri, à, Mundas, à, Busachi, à. Oristagno, 5, Ales, 1. Lanusei, 1, Villaputzu , 2. Wuoro, 3. Dorgali, 3. Oliena, 3. SASSART, . , .,.. ,.. +... Sassari, 19. Nulvi, 3. Sennori, 2. Porto de Torres, 0.8, ltiri-Cannedu, 3. Osilo, 5. L'ile Asinara. Castel Sardo autretois Castel-Araganese , à. Alghero, 7 Bo. norva , 4. Villanova , 3, Oxteri, 3. Tempio, 7. Terra- « nova, 2. Pattada, 3. L'ile Maddalena. Cuglieri, 5, Bosa , 6,
TOrOGRAPHIS. Tunin, située au milieu d’une plaine dominée par une montagne cet arrosée par le Pô à l'endroit où ce fleuve reçoit la Dora Riparia, capitale du royaume, résidence ordinaire du roi et chef-lieu de l’intendance générale de la province de ce nôm. C’est une des villes les plus régulièrement bâties de l'Europe, surtout dans la partie qu'on appelle le Nuovo Torino (Nouveau Turin). Les rues du P4, de la Dora Grossa où du Mont-Cenis et la rue Neuve sont remarquables par leur longueur, par leur largeur et par la symétrie des maisons, qu'on prendrait pouf des édifices publics, tant elles sout bien bâties et ornées d'une manière régulière; elles rappellent la magnifique rue de Rivoli de Paris. Deux beaux ponts en pierre de taille sur j* PÔ et sur la Dora mènent à la ville du côté de l’est et du côté du nord; se dernier est remarquable par l'ouverture de l'arc dont il est formé. Ya place de Saënt- Carlo est réputée la plus belle de Turin; celle du Castel! (château) ea est la plus vaste. La citadelle est la seule partie qu'on a conse:vée des importantes fortifications qui faisaient de cette ville une place d'armes.
Ses principaux bâtimens sont : le palais du roi, grand édific., dont les appartemens sont décorés avec goût et avec richesse ; le palais des ducs de Savoie ou castello Reale, où l’on admire une façade dans le goût du péristyle du Louvre ; le palais du prince de Carignan, où l'on remarque surtout le grand escalier et le salon; le thédtre, où l’on joue l'opéra , dit aussi le grand thédtre, qui est un des plus beaux d'Italie; le bdtément de l'université , V'arsenal, la citadelle et les casernes; on range ces dernières parmi les plus belles de l'Europe.
Malgré sa petite étendue, Turin ne compte pas moins de 110 églises ou chapelles, dont quelques .nes se distinguent par leur architecture et
ar la richesse et le bon goût de leurs ornemens. Nous citerons d’abord : a cathédrale ou l'église de Saint-Jean-Baptiste , remarquable surtout par la magnifique chapelle du Saint-Suaire, et l'église de Saint-Laurent, presue tout en marbre et surmontée d’un beau dôme; ensuite celles de la nsolata des Feuillans, du Saint-Sacrement, de Sainte-Thérèse des Carmes déchaussés , de Sainte- Christine des Carmélites et de Saint-Philippe Neri.
Turin est le siège d’un archevêché et du sénat du Piémont ou du tribunal suprême, dont relèvent tous les tribunaux civils et criminels des intendances générales de Turin, de Coni, d'Alexandrie, de Novare et d'Aoste; elle possède en outre un bel hôtel de monnaies, et tous les trois ans on y fait une exposition des objets d'industrie commerciale et agricole. Sa population dépasse actuellement 114,000 hahitans,
iii 4
onon (Chablais), 4. Bonneville nnecy (Genevois), 6. Saint-Jean ou, Moutiers(Tarantuise), 2.
Iglesias , 5. Villacidro, 5. Gustivco avec San-Antioco, 2 ; et te, à, Jsili, à Nurri, 2 Munstagno, 5. Ales, 1. Lanusei, 1.
3, Dorgali, 3. Oliena, 3.
Sennori, 2. Porto de Torres, Dsilo, 5. L'ile Asinara. Castel- Aragonese , à. Alghero, 7 Bo.
Osteri, 3. Tempio, 7. Terra- L'ile Maddalena. Cuglieri, 3.
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es par leur longueur, par qu'on prendrait pouf des rnées d'une manière réguvoli de Paris. Deux beaux a mènent à la ville du côté marquable par l'ouverture rlo est réputée la plus belle lus vaste. La citadelle est 8 fortifications qui faisaient
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1 sénat du Piémont où du naux civils et criminels des Alexandrie, de Novare et monnaies, et tous les trois ustrie commerciale et agrt- 000 hahitans,
Sous le rapport des établissemens littéraires Turin est au premier rang parmi les villes de l'Italie ; nous nous bornerons à citer les suivans comme les plus consid ‘es : l’université, une des principales et actuellement la plus fréque..ée de l'Italie; l'académie militaire , où trentetrois professeurs et huit maîtres sont chargés de l'instruction de la jeunesse qui se destine à l’état militaire; les collèges Caccia, del Carmine et de San-Francesco da Paola; l'institut des sourds-muets ; V'académie royale des sciences, une des plus célèbres de l'Europe et divisée en classe des sciences mathématiques et physiques, et classe des sciences morales, historiques et philologiques; la société royale d'agriculture (Reale società agraria di Torino ); l'académie royale des beaux-arts , restaurée en 1824; l'académie philharmonique , à laquelle en 1827 on a joint une école de chant avec trois maîtres; la bibliothèque de l'université, une des plus riches de l'Italie; le superbe musée égyptien; celui d'antiquités, avec un riche médailler; le cabinet d'histoire naturelle, celui de physique ; les laboratoires de chimie ; e jardin botanique du Valentino, un des plus beaux de l'Italie ; l'édifice hydraulique (edifizio idraulico), établissement unique dans son genre, où dans les mois de mai et de juin un professeur célèbre donne un cours d'hydraulique accompagné d'expériences faites sur de grandes masses d’eaü ; le jardin expérimental de la socicté royale d'agriculture , dirigé par M. Bonafous, un des plus savans agronomes de l'Italie, et auquel on a joint de riches collections d'histoire naturelle, une bibliothèque composée des meilleurs ouvrages sur l’agriculture et la botanique, ainsi qu'une collection d'instrumens aratoires, et plusieurs modèles de machines ct d'instrumens agricoles ; le bel établissement que M. Burdin vient d'établir, dans la banlieue de Turin, pour la culture et l’acclimatation des plantes exotiques. Mais l'importance du musée égyptien créé par le roi régnant, en achetant la superbe collection de M. Drovetti, exige quelques détails. Cette magnifique collection se compose de plus de 8,000 pièces; M. Champollion la regarde comme la première de l'Europe sous le rapport des monumens historiques qu’elle contient. On y admire les trois statues colossales d'Osimandias, de Toutmosis 1, de Toutmosis II et celle du grand Sésostris ou de Rhamsès IV , regardée comme la plus belle statue égyptienne que lon connaisse; mais surtout la collection des manuscrits égyptiens, qui est la plus nombreuse, la plus variée et la plus importante % toutes celles qui existent en Europe. On y voit les fragmens d'une table chronologique « dynasties des rois d'Egypte antérieurs à la XVIII° et écrite, à ce qu'il paraît, au temps de la XIX:; elle contenait la série entière des anciens rois avec l'indication de la durée du règne de chacun indiqués par années, mois et jours et plusieurs registres des receveurs publics; ces derniers ont fourni les moyens de connaître complètement la théorie des différens chiffres employés dans la numération des anciens Egyptiens; on peut dire enfin que ce musée superbe offre une collection d'actes originaux qui remontent aux temps reculés des Pharaons Moeris , Amenophis 11, Rhamsès Il, etc., etc., de la XVIII: et de la XIX° dynasties; on y trouve aussi des papyrus qui appartiennent au temps de Darius Istaspe avec l’inditation des différentes années du règne de ce monarque persan. La capitale du Piémont possède plusieurs promenades remarquables par leur beauté ; on doit surtout mentionner : le Jardin du château, à la vérité petit, mais très bien dessiné par Le Nostre et très beau ; la promc-
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mie peer ptite let rte
nade du Valentin, où se trouve le jardin botanique ; elle offre plusieurs allées plantées d'arbres et Lordées de petits canaux; c’est une des plus belles de l'Italie; et la place du Rondeau sur le P6, qui tous les soirs est le rendez-vous du beau monde.
Peu de villes ont des alentours aussi délicieux que Turin. La chaine de hauteurs nommée la Collina est garnie de superbes maisons de plaisance, et sur un rayon de plusieurs inilles à la ronde on trouve plusieurs petites villes et plusieurs endroits aussi beaux qu'importans, On doit surtout citer les suivans qui se trouvent dans un rayon d'environ 10 milles : le château royal de Srurinier ,une des plus belles maisons de plaisance de l'Europe. La Venansa-Reass où la Vananie, jolie petite ville, importante par son école vétérinaire, par celle d'équitation, par son haras et par une maison ruyale de campagne. LA Sursnea , basilique np ar bâtie sur une hautenr , d'où l'on jouit d'une vue superbe; on y ensevelit les rois de Sardaigne. AG, délicieuse maison royale de plaisance. Rivour, jolie petite ville, avec un château royal. Momcastent, sur le ro, l'ondée sur les ruines de la république de l'estona ; elle a un château royal et on y tieut de grands marchés, Cuient, assez industrieuse et commerçante, bâtie sur la pente d'une colline; elle a joué un grand rôle dans le moyen âge pormi les républiques de l'Italie supérieure. Cassezze , joli bourg , industrieux. La Vriza MADAME, jolie maison de plaisance du roi dont les jardins en terrasses sont ornés de balustrades de marbre et de statues.
Gies (Genova), grande ville, forte, la plus industriense et la plus commerçante du royaume Sarde, jadis capitale de la célèbre république de Gênes, qui, avec celle de Venise, sa rivale, a été une des grandes puistances maritimes du moyen âge.
Bârie en amphithéâtre, sur le penchant d’une montagne, couverte de jolies maisons et de campagnes délicieuses , la beauté de la position de Gênes n’est surpassée que par celle de Naples , à laquelle elle ressemble sous plus d’un rapport. Le surnom de superbe que l'usage lui accorde ne convient, à proprement parler, qu'aux trois rues Balbi, Novissima et Nuova, qui n’en font à bien dire qu’une seule, et qu'on pourrait regarder comme la plus belle rue du monde. C'est une double enfilade d'édifices magnifiques, les uns en marbre, les autres incrustés de stuc imitant parfaitement les marbres les plus beaux et tous remarquables par leur architecture et pes leurs ornemens. Parmi ces magnifiques palais, dont plusieurs contiennent d*s collections superbes d'objets scientifiques et de beaux-arts, on remarque surtout le palais Duruzzo, réputé le plus beau et le ‘plus vaste ; celui de Brignole, dit palazzo Rosso, parce que les murs en sont peints en rouge; le palais d'André Doria, qui est un des plus vastes et dont on admire le jardin décoré d’une superbe colonnade en marbre de Carrare; les deux autres palais Brignole et Doria, ainsi que ceux de Serra, Balbi, Carrega, Rovere ; le palais du marquis Del Negro est remarquable surtout par sa position superbe et son jardin botanique.
Parmi les bâtimens publics se distinguent : le palais ducal ou palais du gouvernement , où résidaient les doges, remarquable par son étendue, ses orñemens intérieurs et le petit arsenal qui en est une dépendance; lé bdtiment de l'université ; les trois hôpitaux, savoir, le grand hépital, l'hdpital des incurables et celui nommé Albergo dei Poveri (l'hôtel des pauvres); ce dernier surtout s'annonce comme un château par sa maynifique façade et par sa belle avenue; la banque de Saint-Gecrge , avec sa vaste salle; la Loge ou Bourse, dont onadmire la voûte très hardic ;
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et le magnifique thédtre qu'on vient de bâti moins égal à ceux de la Scala à Milan et de 5 Chartes à peut ajouter l'arsenal où Darsena; la lanterme on phare ; n We pont de Carignan , qui réunit les deux collines Sarzana ot Cartuman , «t au-dessous duquel on:voit des maisons de six à sept étages. Toutes les églises de Gènes respirent la magnificence, quoique aucunc nesoit comparable, pour les dimensions, aux plus grands temples de l'Italie. Les plus remarquables got
puon dit we pour le
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sont : la cathédrale, dédiée à Saint-Laurent, édifice ique , où l'on conserve le fameux vase de la Cène qu'on disait être d'émeraude; Saint-Cyr, renommée par ses ornemens et par le rôle qu'elle joue dans les révolutions politiques de Gènes; l’#nnonciation, qui se distingue par l'élégance de sa construction, par son étendue et par ses riches ornemens; Saint- Ambroise, dont on loue la noble architecture; et l'église de Carignan, surmontée d'une belle coupole et ornée avec goût.
La place de l'Annunziata, à laquelle aboutit la rue Balbi, est la plus grande de Gênes; vient ensuite la place Amorosa, qu'on trouve à l'extrémité de la rue Neuve. Les autres places sont peu régulières , ce qui vient en grande partie de la difficulté de pouvoir leur donner une étendue suflisante sur un sol fort inégal. Les plus belles promenades sont : es môles, qui s'avancent beaucoup dans la mer ; la promenade le long du quai jusqu'à Saint-Pierre d'Arena; celle d'Æcqua Sola, qui est la plus fréquentée et la plus belle ; celle d'Acqua Verde, dont les allées sont fréquentées tous les soirs par le beau monde; celle autour des murailles du fort.
Gènes n'est pas dépourvue d’établissemens littéraires, comme paraissent le lui reprocher plusieurs géographes; les plus importans sont : l'université, qui compte vingt-neuf professeurs sans les suppléans ; l'école de marine, avec trois professeurs; celle de navigation (nautica); l'énstitut des sourdsmuets ; qui est un des principaux de l'Italie ; l'académie des beaux-arts à laquelle est jointe une école où cinq professeurs enseignent la peinture, la sculpture, l'architecture, l’ornat et la gravure; les quatre bibliothèques publiques ; celle de l'université est la plus considérable.
Gênes possède un arsenal avec de vastes chantiers de construction pour la marine royale , et est le siège d’un archevéché , d’un conseil d’amirauté et du sénat judiciaire ou du tribunal d’appel pour toutes les intendances comprises dans l'arrondissement de l’intendance générale à laquelle elle donne son nom. Une partie de son enceinte est regardée comme port franc et offre un mouvement commercial prodigieux. Depuis quelques années on peut méme regarder cette ville comme la première place commerçante de l'Italie et une des principales de l'Europe. La population de Gênes, que le recensement de 1822 ne portait qu'à 76,679 âmes, monte actuellement au-dessus de 80,000.
Les autres villes les plus remarquables dans les ÉTATS DE TERRE FERME sont les suivantes; mais avant de les signaler à l'attention du lecteur, nous ferons observer, afin d'éviter les répétitions, que dans chaque chetlieu de province il y a nn collège royal, où selon l'importance de la ville
huit ou douze professeurs et maîtres enseignent la théologie, le droit ca-
nonique, le droit civil, la chirurgie, les mathématiques, la chimie, la
géographie, la rhétorique, les humanités et les classes 4°, 5° et 6°; dans
tous les autres endroits, à très peu d'exceptions près, il y a un simple col.
lège avec deux ou trois professeurs et trois à quatre maîtres.
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Daus la division de Turin on trouve: Bisves et Pinanoso, petites villes épiscopales, importantes par leur industrie. Susa, très petite ville épiscopale, remarquable par son arc de triomphe d'Auguste ét plus eucore par le voisinage de la magnifique route du Mont Cenis, Ce chemin sûperbe s'étend entre Suse et Lanslebourg sur la croupe de cette montagne, depuis le pont de Lanslebourg, en Savoie, jusqu'au point culminant de toute la route près de la Ramasse ; il a fallu s'élever de'694 mètres sur une longueur ho-
rizontale. et directe de 2,855 mètres : six rampes en lacet ont réduit cette chute ubrupte ‘à une pente douce que les voitures de toute grandeur peuvent monter et descendre facile. ment en,parcourant 10,a1à mètres. Exi£uas et Fansrnaibe, très petites villes , importantes par leurs fortifications.
Dans la division de Cunen on trouve : Cunso, ville épiscopale, assez commerçante ; ses fortifications qui ont eté démolies lui ont valu une grande célébrité dans les guerres d'Italie; elle possède une société philharmonique qui s'occupe aussi de littérature. Moov: , ville épiscopale , importante par ses fabriques de draps, de toile de coton et de papier. Savieztano, par ses fabriques de draps et de toile , et par ses soies. Fossaxo, ville Éiscopeie, remarquable par ses bains, par ses fabriques de soie et par son academie royale de belles-lettres, Vinanio, petite ville, importante par les bains de son voisinage et par la mine de plomb argentifère sd y exploite depuis quelque temps.
Dans la division d'Alexandrie on trouve : Azxxanpais, jolie ville sur le Tataro , que les formidables fortifications élevées pendant la domination des Français avaient rendue une des plus fortes places de l'Europe; on les a démolies, et où n'en a conservé que la citadelle. L'hdtel-de-ville, \a cathédrale, les eu de Saint-Laurent, de Saint Alexandre, les casernes et le thédtre sont ses édifices les plus remarquables ; la Pibliothe. que publique, qui s'est beaucoup accrue dans ces dernières années , et l'académie des sciences et arts des immobili (des Immobiles), une des plus célèbres de l'Italis et divisée en deux classes, celle des sciences et celle de la littérature et des arts, sont ses établissemens littéraires les plus 4 aps Alexandrie est le siège d’un évèché et fait un assez grand commerce ; ses deux foires sont très fréquentées,
A quelques milles de distance on trouve : Marengo, petit bourg, célèbre dans les fastes militaires de nos jours; et Æcqui, petite ville épiscopale, remarquable par ses bains chauds déjà connus des Romains, par les antiquités qu'on y a découvertes et par le grand nombre de baigueurs qui les fréquentent.
Asr1, ville épiscopale, assez industrieuse et commerçante , autrefois capitale du duché de sou nom; ses évêques ont possédé dans le x11° siècle une grande partie du Piémont méridional. Asti a été aussi célèbre dans le moyen Age par son industrie et son commerce. Acqur, petite ville épiscopale , remarquable par sa grande antiquité, par un reste d'agueduc romain et par ses bains sulfureux assez fréquentés. Gasaux, ville épiscopale; plusieurs édifices assez beaux et quelques belles églises attestent l’ancienne importance de cette antique capitale du Montferrat.
Dans la division de Novara on trouve : Novana, vilie épiscopale, assez jolie et industrieuse; la place d'armes, la basilique de Saint-Gaudens et le palais Bellini sont ses édifices les plus remarquables, Vaacerr. (Vercelli), ville archiépiscopale, jadis riche et florissante, avec quelques beaux édifices et une bibliothèque publique ; elle a été la résidence d'Amédée 1X et de Gharles HL Viuzvaxo , ville épiscopale, importante par ses manufactures de soie, ses fabriques de savon et autres articles. AronA , par son commerce, son port et ses chantiers sur le lac Majeur ; on doit citer la statue colossale de saint Charles Borromée, une des plus grandes qui existent; et la magnifique route du Simplon, dont la construction a coûté 9 millions de fr.; elle commence à rate milles de cette ville,
Dans la division d'Aosta on trouve : Aosra, petite ville épiscopale, remarquable par les im tes antiquités qu'on y observe, entre autres un arc de triomphe et les restes d'un amphithéätre. Gaassax, petit bourg important pur ses riches mines de fer.
Dans la division de Nice on trouve : Nizza où Nice, bâtie à l'embouchure du Paglion dans une situation délicieuse, au pied d'un amphithéâtre de collines, couvertes de hastides ou maisons de campagnes peintes de différentes couleurs et entremélées de jardins et de bosquets d'orangers et de limoniers. Nice est la résidence d’un évêque et d'un sénat judiciaire ou d’un tribunal d'appel ; elle a un thédtre , quelques édifices assez beaux,
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par sa riche végétation, par ses mines, par sa péche de corail et par celle du thon et antres poissons, n'offre aucune ville vraiment remarquablé sans en exclure même sa capitale. Voici celles qui méritent le plus d'être mentionnées :
Cacutant, capitale du royaume de Sardaigne, ville archiépiscopale, fortifiée et la plus commerçante de l’île, avec un beau port et de riches salines. Le palais où réside le vice-roi et la cathédrale sont les édifices les plus ‘remarquables. Cagliari possède une université, une société royale d'agriculture , un musée d'histoire naturelle et d’antiquités fondé par le roi actuel lorsqu'il était vice-roi de Sardaigne, et une bébliothèque publique assez riche. Cette ville a un hôtel de monnaie et est le siège du sénat judiciaire ou cour suprême de justice de toute l’île , et le lieu où s’assemble le parlement.
Sassanr , ville archiépiscopale, siège d'un tribunal d'appel pour les intendances de son arrondissement ; c'est la seconde de l'île sous tous les rapports ; elle a une université, un collège, une bibliothèque publique et autres établissemens littéraires; la cathédrale avec un beau portail, le palais du gouvernement, Y'hôtel-de-ville et le palais du duc d'Asinara, sont ses édifices les plus remarquables.
Les autres villes principales de l’île sont :
Azcsero, avec un petit port et siège d'un évêché, et Casrau San po; toutes deux importantes parleurs fortifications ; dans leurs parages ainsi que dans ceux de Bosa, pelite ville épiscopale avec un port, on fait la riche pêche de corail. On doit encore nommer Ozrenr, siège de l'évêque de Bisarcio, et Tamrro où réside celui d'Amrunatas , à cause de leur population. On doit mentionner ensuite Ponro Pazwas et Ponro Contre, à cause de leurs beaux ports, et Orisracxt, siège d’un archevéché, avec-un port.
L'ilé de Sardaigne offre plusieurs monumens qui rappellent Ja domination :sûccessive des Pelasges, des Phéniciens, des Étrusques, des Carthaginois , des Grecs et des Romains. Parmi ces constructions antiques le géographedoit surtout signaler les Nuragesou Nuraglhes, qui ont tant exercé de nos jours la sagacité de MM. Peyron, De la Marmara, Mimaut, Manno et Petit-Radel ; ce dernier savant attribue aux Pelasges.ces constructions qu'il appelle cyrclopéennes ou pélasgiques ,. et fait remonter leur construction au xv° siècle. avant Jésus-Christ. Ces monumens extraordinaires, dont.on a déjà découvert environ 600 ; ont près de 5o pieds de haut et go pieds dé diamètre ; lesommet, lorsqu'il est conservé , setermive en cône surbaissé ; les blocs dont ils se.composent ont un mètre cube environ ; les architraves plates qui surmontent les portes et lucarnes en ont deux dé longueur sur un de.hauteur; les parois sont sans ciment tant, à l'intérieur qu'à l'extérieur, Un mur de dix pieds de baut et du mème style de construction que l'édifice même , entoure comme un rempart le terre-plein qui porte le nuragbe; ce œur a quelquefois 120 mètres de circuit. Quelques nuraghes sont flanqués de cônes, au nombre de trois à sept qui se groupent autour du cône principal; ce sont des espèces de casemates. Enfin le mur d'enceinte est surmonté d’un parapet de trois pieds de hauteur, Une rampeen spirale est pratiquée dans l'épaisseur totale, et sert de communication entre les trois chambres qui forment les trois. étages de chaque nuraghe ; la vodte de chaque chambre est en ogive ovaïde, ;
Duché de Parme.
CONFINS. Au zord, le PÔ, qui le sépare du royaume Lombard-Vénitien. À l'est, le duché de Modène. Au sud, quelques territoires dépendant de ce même duché, la Lunigiane Toscane et le royaume Sarde. À Fouest, ce même royaume.
PAYS. L'ancien duché de Parme, savoir les duchés de Parme, de
mn mt tt cp mens me me Ait mage dé
pêche de corail et par celle nille vraiment remarquablé qui méritent le plus d'être
igne, ville archiépiscopale, > un beau port et de riches thédrale sont les édifices les iversité, une société royale d'antiquités fondé par le roi etune bibliothèque publique * et est le siège du sénat jul'ile , et le lieu où s’assemble
ribunal d'appel pour les inconde de l'ile sous tous les une bibliothèque publique et e avec un beau portail, le alais du duc d'Asinara, sont
et Casrac San po; toutes deux imisi que dans ceux de Bosa, pelite > corail. On doit encore nommer réside celui d'Amruntas ; à cause aro Pazmas et Ponro Conre, à archevéché, avec-un port.
ppellent la domination süccessive aginois , des Grecs et des Romains.
signaler les Nurages ou Nuragles, Peyron, De la Marmara, Mimaut, Pelasges ces constructions qu'il apim construction au xv° siècle, avant a déjà découvert environ 600 ; ont mmet, lorsqu'il est conservé ; seternt ont un mètre cube environ; les nes.en ont deux dé longueur sur ntérieur. qu'à l'extérieur, Un mur tion que l'édifice même, entoure 5 ce mur a quelquefois r20 mètres s, au nombre de trois à sept qui pèces de casemates. Enfin le mur hauteur. Une rampe en'spirale est ation entre les trois chambres qui : de chaque chambre est en ogive
ie.
e du royaume Lombard-Vé- , quelques territoires dépenane et le royaume Sarde. À
r les duchés de Parme, de
Plaisance et de Guastalla, moins quelques fractions de territoire situées à la gauche du P6 et cédées à l'empire d'Autriche. Le petit duché de Guastalla est séparé de la masse principale de cet état et forme une enclave du royaume Lombard-Vénitien et du duché de Modène.
FLEUVES. Le PÔ, qui vient des royaumes Sarde et Lombard-Vénitien, baigne Plaisance et reçoit dans les confins de cet état : le Tidone ; la T'rebbia; la Nura; le Taro, qui baigne Borgo di Taro et San- Secondo; la Parma, qui baigne Parme et Colorno; et la Lenza,
TOPOGRAPHIE. Panme, sur la Parma, assez jolie ville, avec des rues larges et bien alignées et environ 30,000 habitans, capitale du duché : de Parme proprement dit et de tout l'état, siège d’un tribunal suprême et d'un évéché,
Ses principaux édifices sont : le palais ducal, assemblage de grandes masses de bâtimens, sans régularité, mais dont quelques-uns sont richement meublés et avec beaucoup de goût ; le bdtiment de l’université, édifice remarquable par son étendue, où se trouvent réunis tous les établissemens de. ce bel institut, à l'exception du jardin botanique , établi dans un autre quartier; le grand thédtre , qui est le plus vaste de l’Europe, et qui est un des chefs-d’œuvre de l'architecte Vignola; on ne s’en sert:jamais à cause de son étendue disproportionnée à la population de la ville et pour éviter les grands frais qu'exige son éclairage.
Parme a un grand nombre d’églises, dont le principal mérite consiste dans leurs ornemens intérieurs et surtout dans les fresques et les tableaux des plus grands peintres de l'Italie. Les suivantes passent pour être les plus remarquables : la cathédrale , dont la coupole représente l'assomption de la Vierge au milieu des anges et des saints; quoique un peu dégradée, cette fresque est réputée le plus bel ouvrage du Corrège ; la Madonne de la Steccata, qui passe pour être la plus belle église de Parme; Saint-Joseph et Saint-Roch; viennent ensuite celles de Saint-Jean-Evangéliste, de Tous les Saints, de Saint-Paul. et du Saint-Sépulcre, qui toutes offrent des fresques et des tableaux du Corrège, du Parmesan, de Lanfranc, de Raphaël, d’Aunibal Carrache. Il faut aussi ajouter l’église de l’Annonciade, à cause de sa forme assez singulière ; elle se compose de dix chapelles en ovale, qui sont dirigées dans le même centre; on y admiré une Ænronciation du Corrège; et surtout le magnifique baptistére de la cathédrale, dont les sculptures qui ornent le dessus de la porte opposée à celle de la place, représentent le soleil et la lune chacun sut leur char, tels qu'ils sont figurés sur les temples connus de Mithra. Ces figures émblématiques, échappées aux savantes recherches d’Agincourt et de Millin, ont été dernièrement illustrées par le célèbre M. de Hammer, qui, avec son érudition ordinaire, a Mhbutsé qu’elles ne sont pas, comme quelques-uns le prétendent, un caprice de l'architecte, mais qu’elles sont toutes des symboles du baptême, qu’on pratiquait aussi dans les mystères de Mithra. Voyez à la page 236. s
Parme a plusieurs établissemens littéraires À la tête desquels on doit placer l'université, l'école des arts , le collège des nobles et la bibliothèque du palais ducal ; on remarque dans cette dernière la collection de livres hébreux et rabbiniques, manuscrits et imprimés, formée par le savant orientaliste Bernardo de Rossi, regardée comme la plus riche en ce genre que l’on connaisse, C’est aussi dans cette ville que se trouvent un des plus
gi rene Mn mini re
beaux établissemens typographiques de l'Europe, l'imprimerie du célèb:e Bodoni, d’où sont sortis de nos jours tant de chefs-d'œuvre dans cet art admirable, et un des principaux cabinets littéraires de l'Italie.
Tout près de Parimeon voitle Palais Giardino, maison de plaisance ducale, remarquable par son architecture, par ses ornemens et par ses beaux jardins; et le magnifique port que Marie-Louise a fait construire sur le Taro. Beaucoup plus loin, vers le nord, on trouve Col/orno sur la Parma, petite ville d'environ 1,600 âmes, remarquable par le beau château ducal , où la cour passe l'été.
PLatsance (Piacenza), près de la rive gauche du P6, chef-lieu du duché de son nom, assez grande ville épiscopale, bien bâtie, mais peu peuplée, n'ayant qu'environ 28,000 habitans. Le Stradone ouCorso est sa plus belle rue et une des plus belles de l'Italie. On y remarque aussi le palais ducal d'une grandeur considérable, la cathédrale, l'église de Saint-Augustin, et plusieurs grandes maisons de particuliers qui ont l’apparence de palais. Ea bibliothèque publique , le collège et le séminaire sont ses principaux établissemens littéraires. La citadelle de cette ville est occupée par des troupes autrichiennes. ,
Lès autres lieux les plus remarquables sont : Bonco-Sax-Donxino, petite ville épiscopale, d'environ 5,000 habitans. Guasrarza, petite ville fortifiée, dont on porte à 6,000 âmes la ppulation; et Fronewzuoca ; encore plus petite, mais renommée depuis que dans:ses environs on. a découvert les ruines de l’ancienne F'elleia, qui paraît avoir été détruite subitement, par l'écuption d'un volcan, ou par-l'éboulement de deux montagnes quelques années après la mort de Constautin-le-Grand. Les rochers qui en couvrent les ruines à plus de vingt, pieds rendent les fouilles très difficiles, On a recounu que cette ville était située sur le penchant de la colline ; que ses maisous formaient diffé rens étages ;, que quelques-unes étaient pavées en marbre et d’autres en mosaiques. On y a découvert une place publique très ornée, avec un canal tout autour pour l'écoulement des eaux , de beaux sièges en marbre soutenus par des livns, et au milieu un autel consacré à l’empereur Auguste, On y a aussi déterré un grand nombre d’ossemens, de monoaies, de bustes en.marbre, de vases de bronze incrustés en argent et autres objets précieux.
Duché de Modène.
CONFINS. Au nord, le royaume Lombard-Vénitien. À l'ess, l'État du Pape. Au sud, ce dernier état, le grand-duché de Toscane et le duché de Lucques. A l'ouest, la Lunigiane Toscane et le duché de Parme. PAYS. Ce petit état se compose du duché de Modène proprement dit, et de ceux de Reggio et de Mirandola; ensuite des principautés de Correggiv, de Carpi et de Novellara et d'une partie de la seigneurie de Garfagnana. Par le mort de la duchesse Marie-Béatrix, le duché de Masse-ct- Carrare vient d’être réuni à cet état.
FLEUVES. Malgré la petitesse de cet état ses fleuves appartiennent à deux mers différentes :
La MER ADRIATIQUE reçoit :
- Le Pô, qui ne fait que toucher son téfritoire , en venant du duché de Parme et du royaume Lombard-Vénitien ; mais il y reçoit plusieurs affluens à la gauche, dont les prin-
cipaux sont :le Crostolo, qui passe non loin de Reggio; la Secchia, qui baigne Sassuolo ; etle Pænaro, qui baique Finale,
La MER MÉDITERRANÉE reroit :
La Sancirro, qui paitalans la partie méridionale du duché, passe par Castelnuovo di
Garfagnana , entre dans le duché de Lucques, et aboutit à la Méditerranée sur le territoire tosean.
, l'imprimerie du célèb:e efs-d'œuvre dans cet art es de l'Italie.
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re sont ses principaux étaest occupée par des trou-
ax-Dowmino, petite ville épisille fortifiée, dont on porte à petite, mais renommée depuis me Felleia, qui paraît avoir ar.l'éboulement de deux monrand. Les rochers qui en coues très difficiles, On a recounu que ses maisous formaient difféet d'autres en mosaiques. On y L'tout autour pour l'écoulement ns, et au milieu un autel consaombre d'ossemens, de monvaies, ent et autres objets précieux.
Yénitien. A less, V'État du de Toscane et le duché de duché de Parme.
; Modène proprement dit, > des principautés de Corie de la seigneurie de Gartrix, le duché de Masse-ct-
ses fleuves appartiennent à
nant du duché de Parme et du fluens à la gauche, dont les pringgio; la Secchia, qui baigne
duché, passe par Castelnuovo di la Méditerranée sur le Lerritoire
DESCRIPTION DE L'EUROPK. 297
TOPOGRAPHIS. Monèxe, julie ville capitale du duché, et siège d’un évêque. Elle est située entre la Secchia et le Panaro, mais plus près de la première que du dernier. Ses rues , comme celles de ru d’autres villes de l'Italie, ont des portiques. La Strada Maestra (\a Grande- Rue) qui traverse toute ja ville est superbe et décorée de beaux édifices. Les principaux bâtimens sont : le palais ducal, d'une architecture élégante et majestueuse ; il est richement meublé et a recouvré en partie les belles collections qu’il renfermait pendant le règne du dernier duc. Viennent ensuite : la cathédrale, qui n’est remarquable que par sa tour appelée Guirlandina, une des plus élevées de l'Italie, et où l’on conserve le vieux sceau de bois qui a fait le sujet du fameux poème héroï-comique -/a Secchia Rapita ; les églises de Saënt-George et de Saint-Vincent; le thédtre et les casernes. #
Quoiqu'on ne porte qu'à 27,000 âmes la population de Modène, cette ville se distingue avantageusement sous le rapport littéraire; parmi ses nombreux établissemens nous nommerons : l’université, le collège des nobles, avec vingt-huit professeurs et maîtres et renommé dans toute l'Italie; l'académie militaire des nobles | avec quatorze professeurs et maîtres; l'académie ou école royale des beaux-arts ; l'académie royale des sciences , lettres et arts de Modène ; l'académie royale des philharmoniques de Modène ; la société italienne des sciences qui depuis long-temps publie des mémoires très importans; la bibliothèque publique. La citadelle a été changée en maison de travaux forcés ; on y a établi des manufactures de drap grossier, de toileries et de cordes.
Les autres villes les plus importantes du duché sont :
Rucero, près du Crostolo, ville épiscopale d'environ 18,000 habitans. Le palais ducal, la cathédrale, la chapelle de la Mort, le théâtre, la bibliothèque publique et le musee d'histoire naturelle, qui a appartenu au célèbre Spallanzani , sont les objets les plus importans qu'offre cette ville, où l’on tient une foire très fréquentée, On doit aussi mentionner la maison des fous, qui par les soins du docteur Galloni est devenue l’émule de celle d’Aversa près de Naples.
Massa , pelite ville épiscopale, d'environ 7,000 âmes, remarquable parce qu'elle a été dernièrement la capitale du duché de son nom, possédé par Marie-Béatrix, dont la résidence ordinaire était cependant à Vienne. CanRARE, encore qe petite. mais plus importante par le beau marbre statuaire qu'on tire des carrières de ses environs, et dont le travail occupe la plupart de ses habitans qu'on estime à 4,500. 11 part chaque année en viron cent navires chargés de marbre, tant brut que travaillé, portant chacun mille quine taux, La grande difficulté du choix, ainsi que celle du transport, fait que plusieurs sculpteurs viennent séjourner dans cette ville pour y ébaucher leurs ouvrages. Viennent ensuite :
Minanpora , importante par son industrie et ses fortifications; pop. environ 6;ouo âmes. Finaue, par son commerce; pop. 6,000 âmes. Carr: ,siège d’un évêché avec envirun 5,000 âmes. Sassuozo , remarquable par la belle maison de plaisance où le duc passe l'été. Cas- TELNuÔvO , avec environ 3,000 habitans, chef-lieu de la Garfagnana dépendante de cet état. On peut uommer encore Runixna , ConnecGto el NovaLcena.
Duché de Eucques.
CONFINS. Au xord, le duché de Modène et le grand-duché de Toscane. À l'est et au sud, le yrand-duché de Toscane. A l’ouest, la Méditerranée , l’enclave toscan de Pietra Santa et le duché de Modène.
PAYS. Ce duché comprend le territoire de la ci-devant république de Lucques. Par un article du congrès de Vienne, à la mort de la duchesse de
Parme, le duc de Lucques régnera sur ce dernier duché et cet état sera réuni au Mi-dotére Toscane.
FLEUVES. Le Serchio, qui vient du duché de Modène, traverse tout le duché.en passant par Lucques; c'est le seul fleuve remarquable de cet état sur le territoire duquel il reçoit la Lima.
TOPOGRAPHIE. Lucours (Lucca), ville archiépiscopale, située sur le Serchio; au milieu d’une campagne cultivée cemme un jardin ; capitale du duché et résidence ordinaire du duc. Le palais dueal, la cathédrale, incrustée de marbre, les ruines d'un ancien amphithédtre, et les églises de Saint-Michel et de Saint-Fridien dont la construction remonte, selon M. San-Quiritino, au vu ou vin siècle, sant les objets les plus remarquables sous le rapport de l'architecture. L'université nouvellement établie mais peu importante; la bibliothèque publique et l'academia luechese di scienze , lettere éd arti sont les principaux établissemens littéraires de cette ville, dont les archives, conservées comme par une sorte de miracle sans jamais avoir été ni brûlées ni pillées, remontent, selon M. Sun-Quintino, presque jour par jour jusqu’au v° ou vi‘ siècle de notre ère. La population de Lucques est estimée à 22,000 habitans. Ses fortifications ont été converties en belles promenades.
À quelques milles de distance se trouvent les fameux bains de Lucques, très bien eutretenus et assez fréquentés. Les autres lieux les plus importans sont : VianxoGro sur la Méditerranée et Bonco-a-Mozzano, sur le Serchio.
Principauté de Monavo.
coxr1ms. Ce petit état est un enclave du royaume Sarde, étant situé entre l’intendance générale de Gênes et celle de Nice.
PAYS. La principauté de Monaco, qui avant la révolution était sous la protection de la France, dont le roi avait le droit d'y mettre garnison; par le congrès de Vienne, ce droit a été transféré au roi de Sardaigne.
TOPOGRAPHIE. Monaco, petite ville, bâtie sur un rocher, avec un petit port et environ 1,000 habitans , est la capitale de cet état, dont le prince réside ordinairement à Paris. Menrone, autre petite ville d’environ 3,000 habitans, avec un port, est le lieu le plus important de toute la principauté,
République de Saint-Marin.
. CONFINS et PAYS, Cette petite république est située entre Cesena, Rimini et Urbin. C'est un enclave de l'Etat du Pape, sous la protection duquel elle.se trouve. Elle ne consiste que dans la ville de San-Marino “et dans les quatre villages qui l’environnent.
C’est un des états les plus anciens de l’Europe, qui doit sa conservation surtout à sa petitesse.
TOPOGRAPMIE. Sax- Manixo, bâtie sur la montagne de ce nom, petite ville d'environ &,000 habitans.
Grand-duchée de Toscane.
CONFINS. Au nord, les duchés de Lucques et de Modène et la partie septentrionale de l'Etat du Pape ou les provinces de Bologne, Ravenne ‘et Forli. A l'est, l’Etat du Pape. Au sud, la mer Méditerranée. A Tloëest, cetie mer etle duché de Lucques. La partie de la Lunigiane dépendante
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de la Toscane, ainsi qu’une partie de la Garfagnane sont de petites fractions de territoire qui confinent avec les duchés de Parme, de Lucques ct de Modène et avec les possessions du roi de Sardaigne.
PAY£. Toutle ci-devant grand-duché de Toscane. Ensuite par le traité de Vienne : l'Etat des Presides et \a petite partie de l'ile d'Elbe, qui dépendaient autrefois du roi de Naples; la principauté de Piombinoavec ses dépendances, cédée dernièrement moyennant une redevance annuelle par le prince Ludovisi Buoncompagni, qui par le traité de Vienne la possédait sous la suzeraineté du grand-duc ; les anciens fefs émpériaux de Vernio, Montauto et Monte Santa-Maria , renfermés dans le territoire toscan.
FLEUVES. En ne tenant pas compte de l'extrémité supérieure du cours du Reno ; du Santerno, du Senio, du Lamone et d’autres courans qui appartiennent à l’Adriatique et qui ont leurs sources dans le territoire toscan, tous Îés fleuves de cet état se rendent dans la Méditerranée. En voici les principaux :
La Mana ; qui traverse la Lunigiane, passe par Pontremoli et entre dans le royaume Sarde où elle se jette dans la mer Méditerranée. !
Ls Serouto , qui vient du duché de Lucques, et ne fait que traverser l'extrémité du territoire Pisan proprement dit , où il entre dans la Méditerranée.
L'Anxe (Arno), qui est le fleuve principal de cet état dont il traverse les provinces d'Arezzo , de Florere et de Pise, en passant par Florence , Empoli et Pise. Ses principaux affluens à la droits sont : le Sie ve qui passe par Dicomano, et 'Ombrone, par Pistoie et Poggio à Cajano ; ceux à la gauche sont: l'£/sa et l'Era. L'Arne communique avec le Tibré par un canal en partie naturel et en partie artificiel, dont la base est la Chiana qui sort du lac de Monte Palciano d’un côté pour se rendre dans l’Arne, et de l’autre du lac de Chiusi, pour se décharger dans la Paglia, affluent du Tibre; mais on doit faire observer que ces deux lacs n’en forment réellement qu’un seul sous la dénomination de Monte Pulciano et de Chiusi, C'est dans la province de Pise que l'Arneentre-däns la mer.
L'Omsauxe,. qui traverse les provinces de Siene et de Grossetto, et qui a son embouchure dans la mer au milieu de la Maremma Senese. Le grand-duc régnant vient de faire creuser un canal qui porte une partie de ses eaux dans.le lac ou pour mieux dire dans la lagune de Castiglione. Ce beau travail hydraulique à pour but d’assainir la Maremma Senese et de rendre à la culture de vastes terreins, qui jusqu’à présent-ont été le tombeau de presque tous ceux qui ont osé y séjourner pendant l'été.
Le-Tisaz, qui après avoir pris sa source dans cet état et en avoir traversé l’extrémité orientale, entre dans l'Etat du Pape, où il reçoit la Chiana qui a déjà traversé la RER os d’Arrezzo et, passe près de Chiusi, Le Tibre baigne sur le territoire toscan :San-
tefano et Borgo-San-Sepolcro.
DIVISION. Cet État est divisé en cinq compartimenti (divisions) de Florence, de Pise, de Siene, d’Arezzo #t de Grossetto, subdivisés en plusieurs territoré comunitativi. Le tableau ci-dessous offre les cinq divisions ou provinces et leurs lieux les plus remarquables.
PaoviNoss. Cazrs-Lreux, Vitres sr LIEUX REMARQUABLES.
ComranrimenTo pt FIRENZE. . FLorence (Firenze); Signa; Prato. Pistoja; Pescia; Colle;
Volterra; Empolis San-Miniato; ‘-arperia; Modigliana.
CompantimEenTo D'Anxzzo. . . Arezzo; AMnghiari: Castiglhion=:entino; Cortona; Borgo- San-Sepolcro; Monte Pulciano; ‘us,
ComrantimenTo nr Stena. .. Sicne (Siena); Colle; San-Geméniano; Montalcino; Poggibonsi; Radicofani
ComrantimanTo pt Grosserro. Grossetto; Massa; Pitiglano; Orbitello, L'ile Giglio.
Comrantimenro pt Pisa, . . , Pise (Pisa);. Livourne (Livorno); Piombino, Les enclaves où se trouvent Pietra-Santa, Saravezsa, Barga, Fivizsuno, Bagnone, Pontremoli. L'ile d'Elbe, où se trouvent Porto- Ferrajo (Cosmopoli); Porto-Longone et Rio.
TOPOGRAPHIE. FLonencs, située sur l’Arno, au milieu d’un bassin délicieux, très peuplé et très bien cultivé, siège d’un archevêché et résidence ordinaire du gran.:-duc. C’est une des plus belles villes du monde, malgré beaucoup de rues étroites , la forme irrégulière de quelques-uns de ses édifices et l'architecture de plusieurs de ses palais dont la construction rappelle les forteresses du moyen âge. Des édifices publics superbes, des collections magnifiques, plusieurs palais dessinés et ornés avec le goût le plus délicat par Raphaël et Buonarroti, les bords de l’Arno bordés de
uais charmans, et la belle promenade dans le bois le long de ce fleuve à l'entrée même de la ville, ro or des campagnes riantes bordées par des collines couvertes de végétation et de fruits; tout cela annonce la capitale de la célèbre république qui dans le moyen âge étendait son commerce dans tout le monde alors connu et dirigeait la politique de l'Italie.
Parmi le grand nombre de bâtimens magnifiques qui la décorent nous nous bornerons à signaler les suivans qui méritent le plus d’attirer l’attention du voyageur : le palais Pitti, demeure ordinaire du grand-duc; c'est une des plus belles résidences souveraines de l'Europe ; il a deux façades différentes remarquables par leur architecture ; cel'e qui donne sur la place et celle qui regarde sur le magnifique jardin Bobuli. Les fresques des voûtes et por chefs-d'œuvre de sculpture et de peinture et surtout la magni-
ue galerie de tableaux , une des plus remarquables de l’Europe, ajoutent à la beauté de ce vaste édifices le 7reux-Palais, situé sur la rive droite de l’Arno, sur une place ornée des chefs-d'œuvre des plus célèbres sculpteurs d'Italie, rivalise avec le premier par l'originalité de l'architecture et par celle de ses ornemens; ces deux châteaux communiquent par une galerie couverte de 250 toises de longs la gaierie de Florence, composée de trois galeries où se trouvent réunis dans un ordre admirable les chefs-d’œuvre des beaux-arts anciens et modernes. Viennent ensuite : le palais Riccardi, jadis appartenant à la famille des Médicis; le tiédtre de la Pergola , un des plus grands de l'Italie; l’Adpital de Santa-Maria-Nuova et celui de Bonifazio.
Parmi les palais appartenant à des particuliers nous citerons ceux de Pandolfini, Deuccions ; Giacomini, Strozzi, Borghese (autrefois Salviati), Capponi , Corsini, Brunaccini, Rucellai, Altoviti, Buonarroti , Poniatowski, Perruzzi, tous remarquables qu leur architecture et plus ou moins par les monumens des sciences et des arts qu’ils contiennent : sous ce dernier rapport il faut aussi ajouter le palais Guerini. Dans le beau jardin du palais Stozzi on voit un colosse debout, dont les dimensions égalent environ la moitié de celui de Pratolino.
Florence offrirait peut-être les plus belles églises de toute la chrétienté, si elles étaient toutes terminées. Les suivantes se distinguent sur les autres par leur beauté et leur magnificence. Saënte-Maric del Fiore ou le Duomo (la cathédrale) , aussi remarquable par son étendue que par son dôme superbe, le plus grand qui existe, pär sa tour magnifique , par la richesse des marbres employés dans la construction de cet immense édifice et parce qu’elle offre la plus haute méridienne du monde, étant élevée d'environ 360 pieds; le baptistére ou l'église de Saint-Jean-Baptiste, où l'on adinire surtout les bas-reliefs de ses trois portes en bronze; l’église de Saint-Laurent, renommée par ses deux sacristies, et surtout par la fameuse chapelle des Médicis, qu'on appelle vulgairement la merveille de la Toscane, par
o, au milieu d’un bassin d’un archevéché et résibelles villes du monde, yulière de quelques-uns s palais dont la construcdifices publics superbes, inés et ornés avec le goût ds de l’Arno bordés de ois le long de ce fleuve à mpagnes riantes bordées its; tout cela annonce la "en âge étendait son comit la politique de l'Italie.
xes qui la décorent nous nt le plus d’attirer l’attenire du grand-duc; c'est une je ; il a deux façades difféqui donne sur la place et Les fresques des voûtes et ture et surtout la magnibles de l’Europe, ajoutent , situé sur la rive droite e des plus célèbres sculpinalité de l'architecture et pmmuniquent par une gade Florence, composée de : admirable les chefs-d’œunent ensuite : le palais dicis; le hédtre de la Perde Santa-Maria-Nuova et
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ses de toute la chrétienté, e distinguent sur les autres riu del Fiore ou le Duomo due que par son dôme suagnifique , par la richesse t immense édifice et parce étant élevée d'environ 360 ptiste, où l’on adinire sure; l'église de Saint-Lauut par la fameuse chapelle veille de la Toscane, par
que les monumens laissés par les
Po REP AT UOTE
la hardiesse de son architecture et par la richesse de ses ornemens. Vien nent ensuite : l’église Sainte-Croix , qui est le panthéon de la Toscane et est la plus grande après la cathédrale; elle contient les mausolées de Michel-Ange , de Dante, de Macchiavelli, de Galilei, de Léonard.-Bruni Aretino , d'Alficri, de Viviani et d’autres grands hommes. Viennent ensuite les églises du Saint-Esprit, chef-d'œuvre d'architecture ; de l’Æ#nnonciation (Annunziata) ; de Saint-Marc ; de Sainte- Marie- Nouvelle , desservie par des dominicains , dont les préparations pharmaceuti mées dans toute l'Italie et même en deçà des Alpes. Florence compte plusieurs belles places, parmi iesquelles se distinguent la place deil' Annonciation , entourée de portiques, ornée de deux fontaines et de la statue équestre de Ferdinand 1”; la place de lu Trinité, avec une belle colonne qui supporte la statue de la justice; la place Sainte-Croix, où ont lieu les divertissemens populaires pendant le carnaval; la Grand-Duc, qui st développe devant le Vieux Palais, décorée de équestre de Cosme 1”, et de plusieurs autres chefs-d'œuvre de sculpture ; enlin celle de Saënte-Marie-Nouvelle, ornée de deux obélisques, autour desquels on fait tous les ans des courses de chars à la manière des anciens. Cette ville possède plusieurs établissemens littéraires importans, dont quelques-uns peuvent figurer à côté de ceux qu'offrent les grandes métropoles de l’Europe. Nous citerons : les Scuole Pie, auxquelles est annexé l'observatoire , dirigé par ie savant père Inghirami ; l'académie impériale et royale (école) des beaux-arts , à laquelle on a joint l’atelier pour la taille des pierres dures ; l'académie des Georgophiles ou société royale et impériale économique, qui publie des mémoires très intéressans et din d'orticulture ; la célèbre académie de la Crusca; \ société Colombaria ; la bibliothèque Magliabecchiana, qui est la plus riche; la bibliothèque particulière du grand-duc , aussi remarquable par le nombre que par le choix de ses livres ; la Zaurenziana ou des Medici, riche en manuscrits précieux, et celles de Riccardi et Marucelli; le musée d'histoire naturelle , où se trouvent l'admirable collection d’objets anatomiques exécutés en cire par des artistes toscans sous la direction du célèbre Fontana ; la magnifique galerie ou musée Florentin, qui, considérée dans son ensemble, mare être regardée comme la plus belle collection d'antiquités et de aux-arts qui existe. Dans un superbe local, partagé en plusieurs vastes salles, on trouve réunies et disposées avec un ordre admirable des collections d’antiquités étrusques, grecques et romaines, telles dailles , pierres précieuses, bas-reliefs et statues, parmi mire la célébre Vénus de Médicis et le fameux groupe de Ninbé ; dans la méme galerie on a rassemblé les débris de la peinture des anciens ainsi intres modernes; cette dernière collection, unique dans son genre, offre outre les peintures des Grecs et des Romains et les ouvrages faits en Italie lors de la renaissance des sciences et des arts, les tableaux exécütés plus tard par les prineipaux maîtres des écoles modernes des différentes nations ; ainsi eile présente la réunion des pièces justificatives de l'histoire de la peinture dans tous les pays, depee l'antiquité jusqu’à nos jours. Cette collection offre même un intérét istorique et biographique ; car elle renferme une suite, peut-être unique de portraits, non-seulement de presque tous les grands peintres anciens et modernes, mais aussi les portraits des grands hommes que les sciences
ques sont renom-
ossède un beau jarhénée italien et la
ue bronzes, méesquelles on ad-
ra tua ainétaéttaieemer ennans
et les lettres ont produit en Europe dans les-trois derniers siècles. Ce musée vient de s'enrichir d’une foule d'objets curieux et de dessins superbes provenant de l'expédition que le grand-duc régnant a fait faire en Egypte et en Nubie par des artistes toscans sous la direction du ravant professeur Rosellini. On ne peut quitter ce sujet sans mentionner le cubinet de lecture établi depuis quelques années par l’estimable M. Vieusseux directeur et fondateur de l’Antologia italiana, établissement qui, par le nombre et le choix des écrits périodiques qu’on y reçoit de tous les pays du globe et par la riche bibliothèque consultative qui l'accompagne, est non-seulement le premier de l'Italie, mais un des plus remarquables qui existent (Voyez à la page 132). C'est dans ce magnifique établissément que les savans du pays et les voyageurs les plus distingués se donnent un rendez-vous intéressant sous tous les rapports.
La plus belle promenade de Florence est celle du jardin de Boboli, un des plus beaux de l'Italie ; viennent ensuite dans la ville, la promenade le long des beaux quais de l'Arno,surtoutentre les ponts de la Carraja et de la Sainte-Trinité ;, nous ferons observer que ce dernier est le plus beau des quatre qui traversent l’Arno; et, hors de la ville, la promenade des Cascine, métairie appartenant au grand-duc : c’est la plus agréable; elle est pour les Florentins ce que sont les Champs-Élysées pour les Parisiens, et ce que le Prater est pour les Viennois. On doit ajauter les jardins Goldoni qui ressem lent assez à ceux de Tivoli à Paris; ils ont de plus de vastes appartemens et des salons magnifiques, où se réunit tous les soirs une brillante société et où se donnent de temps à autre des bals, des concerts et des fêtes de tout genre.
Un grand nombre de jolies maisons de campagne, de lieux agréables et de villes plus ou moins importantes environnent Florence, On duit citer au moins : Pogero-ImrsntaLe, Casresco et Posaro À Casano, maisons de campagne délicieuses , ornées. de,statues, de peintures et accompagnées de beaux jardins et de grands parcs , et dans lesquelles le granddue passe alternativement quelques mois de l’année, Paarozino, dont les fameux jardins et le palais, jadis séjour enchanté de la célèbre Bianca Capello pendant la belle saison, ont'été réduits à un superbe parc anglais ; on y admire encore le fameux colosse fait par Jean Bologna, qu'on peut regarder comme la plus grande statue de l’Europe; elle représenté l'Appenir; c'est un géant immense fait en pierre et assis à l'extrémité d’un grand bassin; sa hauteur, s'il était debout , sérait d'environ 80 pieds. Frxsoze, petite ville épiscopale remarquable par sou antiquité, par les restes deses murs cyclopéens et d'autres antiques édifices, illustrés par les savans travaux de M. Jughirami , frère de l'astronome. Fiesole offre le point de vue le plus magnifique dont on puisse jouir aux environs de Florence. Praro , Ville épiscopale , d'environ 10,000 babitans, remarquable par son industrie, par sa belle cathédrale, par quelques aut‘es éslificés et par son académie petrarchesca.
Pise, sur l’Arne, ville archiépiscopale , grande mais dépeuplée, jadis très florissante lorsqu'elle était la capitale de la puissante république de cenoin. Plusieurs beaux édifices rappellent son ancienne splendeur, entre autres sa cathédrale qui est un des plus beaux: et vastes temples de l'Italie, bâti dans un style qu'on ne saurait comparerà celui d'aucune autre grande église de cette époque, quoiqu'un savant très distingué l'ait classée dernièrement avec les temples néo-grecs, tels que la basilique de Saint-Marc de
Venise; sa construction précéda celle des grandes cathédrales élevées par les Italiens avant la renaissance de l'architecture classique, parmi lesquelles M. San-Quintino compte celles d'Ancone , de Modène, de Lucques, de Ferrare, de Vérone, de Bergame, de. Parme et le fameux dôme. de
DESCRIPYION DE L'EUROPE, 303
rois derniers siècles. Ce urieux et de dessins suic régnant à fait faire en 15 la direction du savant sans mentionner le cabi- 'estimable M. Vieusseux tablissement qui, par le y reçoit de tous les pays ve qui l'accompagne, est es plus remarquables qui mifique établissément que listingués se donnent un
Milan; à côté s'élève le Campanile Torto, magnifique tour de forme cylindrique , dont l'extérieur offre sept ordres ou rangs de colonnes posés les uns sur les autres, mais dont l'inclinaison est pe “hd considérable , ue si l'on fait descendre perpendiculairement un plomb par le moyen d'une ficelle , on le voit s'éloigner de 15 pieds des fondemens de la tour. Malgré cette forte inclination et sa hauteur de 188 pieds, cet édifice singulier est d’une grande solidité, puisqu'il existe depuis 600 ans. On doit citer ensuite le baptistére ; le célèbre Campo-Santo (cimetière), si remarquable par son architecture, par ses belles peintures et par ses anciens motrumens ; la loge des marchands ; les palais Lanfreducci, Lanfranchi et celui de l'éhehevéque ; la place, l'église et le palais des chevaliers de Saint- Etienne ; \e"grand-hépital; on doit aussi mentionner les magnifiques quais le long de l’Arne et les beaux ponts sur ce fleuve. Pise possède actuellement la première université de la Toscane, qui est en même temps une des principales de l'Italie, et à laquelle sont attachés quatre collèges et d’importans établissemens, tels que, une riche bibliothèque, un cabinet d'histoire nüturelle remarquable par sa richesse et par les attitudes qu’on a données aux différens animaux , un bel observatoire et un jardin botanique très bien en tretenu. Pise, qui dans le moyen âge paraît avoir compté jusqu’à 150,000 âmes, n'en a actuellement qu'environ 20,000. On doit ajouter que la fête populaire de San-Ranieri dite la Luminara, qu'on célèbre "ous les trois ans dans cette ville vers la fin de juin, avec peut-être plus de pompe encore que celles de saint Janvier à Naples et de saint Pierre Rome, y attire un grand noinbre d'étrangers non-seulement de toutes les parties de la Toscane , mais même des états voisius. Une illumination générale et des joûtes sur l'eau distinguent cette belle fête, qui , sous quelques rapports, rappelle la fête des lumières à Saïs, en Egypte. L'illumination fait East ben de ville de Pise à une montagne de feu ; l2s facades de tous les édifices, les clochers les pius élevés, les coupoles des églises sont chargés de feux et de petits verres, et produisent un effet vraiment magique. Les bains de Sän- Giuliano; :i renommés au temps des Romains, attirent tous les ans plusieurs étrangers dans cette ville; ils se trouvent à peu distance et sont très bien entretenus, C’est aussi dans ses environs qu'on trouve la Chartreuse de Pise, renommée par sa beauté.
SIÈNE, grande et belle ville archiépiscopale, bâtie sur trois collines, dans une situation aussi salubre que délicieuse. Plusieurs beaux édifices rappellent la splendeur de cette ville lorsqu'elle était la capitale d’une république rivale de celle de Florence, et que sa population, qui maintenant ne s'élève qu’à 18,000 âmes snträ mures, allait beaucoup au-delà de 100,000. Nous citerons d’abord la cathédrale, bâtiment gothique, qui est peut-être le temple plus orné qui exis’e après le Domo de Milan; c'est une véritable galerie des beaux arts, depu s leur renaissance dans le xin° siècle jusqu’à leur perfectionnement dans ds xv*; son magnifique pavé en mosaïque est unique en son gene. Viennent ensuite le palazzo publico où hôtel-de-ville, remarquable par son architecture du style gothique le plus pur, et surmonté d'une tour très élevée; la célèbre fontaine Branda, le thédtre, les palais du grand-duc et du gouverneur ti-devant Piccolomini. Parmi les bâtimens qui appartiennent à des particuliers nous citerons les palais Buensignori, Saracini et Chigi. Sa place semi-circulaire, concave et en forme de coquille est une des plus belles et des plus singulières de l'1-
> du jardin de Boboli, un la ville, la promenade le ponts de la Carraja et de la nier est le plus beau des la promenade des Cascine, 18 agréable; elle est pour pour les Parisiens, et ce outer les jardins Goldoni ils ont de plus de vastes anit tous les soirs une bril- > des bals, des concerts et
ieux agréables et de villes plus au.moins : Pocaro-IMPBRIALE , icieuses , ornées: de,statues, de arcs , et dans lesquelles le grandozxo, dont les fameux jardins pello pendant la belle saison, icôre le fameux colosse fait par statue de l'Europe; elle repréassis à l'extrémité d’un grand Fixsoue, petite ville épiscomurs cyclopéens et d'autres antiini , frère de l'astronome. Fiesole vuir aux-environs de Florence.
rquable par son industrie, par n académie petrarchesca.
de mais dépeuplée , jadis a puissante république de ancienne splendeur, entre vastes temples de l'Italie, elui d'aucune autre grande stingué l'ait classée dernièbasilique de Saint-Marc de es cathédrales élevées par ure classique, parmi les- »; de Modène, de Lucques, e et le fameux dôme. de
GS Éd Ed ; Semsruses
talie; on y fait des courses à cheval uniques dans leur genre et qui attirent tous les ans à Siène un grand nombre d'étrangers. Ses principaux établissemens litiéraires sont : l'université, qui a été pendant long-temps la rivale de celle de Pise; l'académie des sciences, qui est la seule que possède la Toscane, et le collège des nobles, qui est renommé dans toute l'Italie et le lus remarquable du grand-duché; l'académie ou école des beaux-arts et a bibliothèque publique.
‘Livouaxe, jolie ville moderne, épiscopale, bâtie régulièrement sur les bords de lu Méditerranée, vis-à-vis l'ilut Meloria. Son port, protégé et augmenté par un beau môle, est aussi défendu par des fortifications bien
combinées. Livourne est une des principales places marchandes de l'Eu- "pe , avantage qu’elle doit à la franchise de son port, le premier de la Méditerranée à jouir d'un semblable établissement. Un de ses quartiers
s'appelle la Nouvelle- Venise, à cause des nombreux canaux dont il est coupé , et par le moyen desquels, comme à Venise, on transporte les marchandises jusqu’à la de me des magasins, La place, qui est une des plus grandes et des plus régulières de l'Italie, et le beau groupe du grand-duc Ferdinand 1°’ méritent d’être mentionnés , ainsi que la synagogue des Juifs, regardée comme la plus belle et la plus pr de l'Europe après celle d'Amsterdam. C’est un carré dont les deux côtés et l’une des extrémités sont entourés d’un portique au-dessus duquel est une tribune grillée, où les femmes juives viennent assister aux cérémonies de leur religion. Les hommes sont en bas sous le portique ou dans le reste du temple. Au milieu de la nef est une tribune ornée de pupitres et bâtie de marbres choisis. Au fond de la nef est une espèce de sanctuaire dans lequel sont enfermés les livres de l'Écriture sainte, enveloppés des plus riches étofles ct recouverts de couronnes d'argent et autres ornemens. Livourne a de beaux chantiers sur lesquels on a construit dernièrement une frégate de 60 canons pour le vice-roi d'Egypte. La topulation de cette ville, qui s'agrandit tous les jours, dépasse aujourd'hui 66,000 âmes. On construit un nouveau quartier d'2près un plan aussi beau que régulier; en angmentant l'étendue de Livourre de plus d’un tiers , il pr, in l'état prospère où se trouve la Toscane sous le prince éclairé qui la gouverne.
Parmi les autres villes rer: suables sous plus d'un rapport qu'offre cet état nous signalerons les suivantes, en avertissant que malgré leur faible population elles sunt presque toutes siège d'un évéché.
Pisreus (Pisloja), importante par plusieurs beaux édifices, par sa célèbre fabrique d'orgues , par ses manufactures de draps, d'armes et de quincaillerie ; elle passe pour avoir donné son nom au pistolet ; pop. 12,000 Âmes. Pescra , remarquable surtout pa’ ses papeteries et par son commerce de soie, Vouranna , par sa grande antiquité, par sun musée d'antiquités toscanes le plus remarquable qui existe, ses murs cyclopéens, var ses sources salées qui fournissent une grande quantité des et par ses carrières d'albâ:re les plus belles de l'Europe. Lorsque ce marbre y était exclusivement travaillé, cette ville possédait un atelier dirigé par les premiers séulpteurs d'Italie ; maintenant on le travaille en grande partie à Florence, Sexa, gros village, sur les bords de l'Arne, qu'on peut regarder comme le centre de l'immense fabrication des chapeaux de paille dit de Fforence, qui rapportent annuellement plusieurs millions de francs; on peut dire que quelques villages des environs ont été bâtis dans les dernières années par la richesse extraordinaire que cette branche d'industrie y a répandue. * ,
Anszzo, remarquable par plusieurs beaux édifices, par les restes de son amphithéâtre, e! par son industrie; on y voit encore les maisons de Pétrarque , de Guido d'Arezzo et de
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303 18 leur genre et qui attirent » a en nieesnnle sta uns re : 4 Kédi, dont elle a été la patrie; pop. 9,000 à + ’
rs. Ses principaux étab lis- tans travaux hydrauliques qui OU ch0Ogé des darts mure an mn re
mdant long-temps la rivale ries el en campagnes assez saines, bien peuplées et très fertiles gone dostlettiels en prai-
st la seule que ssède la tions publiques et particulières d'antiquités drrgnes, que à aussi par ses collec.
imé dans toute l'Italie et le M. Dorow , savant archéologue allemand qui a visité derrièrement ps ser elrusea,
ou école des beaux-arts et apercevoir une grande analogie entre plusieurs des bronzes étrusques ! ru 4 x de
fouilles de cette ville et des figures de divinités et de prètres des Gaulois, een \.
bâtie régulièrement sur les fouilles faites le long du Rhin et dans l'ancienne Gaule. Cortone offre encore dans ses
oria. Son port, protégé et : , par des fortifications bien re ur ton, vin excellent. Carust, par ses nombreuses collections d'antiquités
Û : étrusques, ebsurtout par les nombreux vases en te , ï à laces march 16 de l'Eu- Mdr il grottes sépulcrales et dont la galerie has cu LA pe og ue son port, le ier de la vases semblen la pl i sue un Choix parfait ; ces
Û S ent pour la plupart ne pas être cuits au feu, mais avoir été simplement séchés au ment. Un de ses quartiers soleil; Les groupes mythologiques qui les recouvrent sont en relief ; le style du travail parait nbreux canaux dont il est à M. Dorovw être oriental, Cet mubéoloque croit même qué les idées exprimées par à ap
rise, on transporte les marlace, qui est une des plus beau groupe du tr
e la synagogue des Juifs, de de 1
bleaux trouveront probablement leur explication dans l'Asie, ear ils F. et vg Me rux que En voit sur les bas-reliefs de Persepolis et ds lobe ie He sen 1 e Chiusi est très mauvais et sa population ÿ compris la banlieue s'élève
Gaosserro, remarquable par les vastes salines de isi : À de l'Euro e après celle la Toscane, Onser£ 0, ville très petite, mais tirer mar 4 pod à hu vs tés et l'une des extrémités cropolis d'une ville étrusque qu’on vient d'y découvrir et qu'on croit rare de Sue
est une tribune grillée, où Cosa; on y trouva des vases en bois avec et sans figures, dont onies de leur religion. Les figures, don er hou de formes
le reste du temple. Au mi- guerrier pm ga a trouvée en position verticale ; divers orne où arpant ci pet bâtie de marbres choisis.
très pur ; un scar.
in . autres composent le musée de M. Derrit, habitaut d'Orbetello i
sr ÿ ner Loos Loles être estimée à 3,000 âmes en y comprenant celle de sa Lg RPM: pet Los de P Li de Dans les euclaves on trouve plusieurs petites villes importantes : nous citerons S
ici rioinsonllshtut-dé so Art vazza , remarquable par ses carrières de beau marbre statuaire qui tous les jours pr ernièrement une frégate de aeut plus importantes, depuis que celles de Currare paraissent ne pouvoir plus f ien ulation de cette ville, qui les beaux blocs qu'on en tirait jusqu'à ces derniers ah en à us Parois 66,000 âmes. On construit error Le petites villes de cette division. ol one oo: sd 1 que régulier; en angmen- Una, si importante par ses inépuisables mines de fer , exploitées ad: il pr, in l'état prospère les Romains, par ses fortifications , et par la célébrité que lui donna 1e ciur de Napolée”
en y résidant comme souverain depuis le mois de mai 4814 jusqu'en 36 février 1815;
qui la gouverne. on trouve : Poaro-Fennaso, petite ville très forte , avec un port et de belles salines, Les
: : seuls édifices remarquables qu'on y trouve sont : l i Uvarn Ÿ i pport qu'offre cet élat nous signa- Napoléon ; il est formé d q : sont : le palais du gouvarneur, où résidait | \ c les deux bâlimens, dits d {ri 'artilleri le population elles sunt. presque Me le plus élevé de la ville, entre le Forte Stella ge! le Far cn bite din Mg ce prince moyennant un nouvoau corps de bâtiment ; les belles écuriés.qu'i fit construi uincaille pad ele fée pôûr next eu faisant sauter des rochers ; le thédire ; qui n'est que l'église del Carmine qu'il changea
emarquable surtout pa’ $es paperaude antiquité, par sun musce ar ses murs cyclopéens, var es et par ses carrières d'albâ:re les lusivement travaillé, cette ville talié ; maintenant on le travaille bords de l’Arne, qu'on peut repeaux de paille dit de Forence, nes; on peut dire que quelques es par la richesse extraordinaire
séjour, Porto-Ferrajo compte environ 2,000 habitans. Ponro-Lonconx, i
L 0 D x , importante ses fortifications et par son port; elle aphartenait autrefois au roi de Naples; La rio 13000 âmes, Rio, pelit village, remarquable par ses mines de fer rangées parmi les plus riches de l’Europe ; on y a trouvé dernièrement dans une grotte des instrumens re
ciens mineurs, qui par la suite des temps ne formai | deg L 7 y con ps ne formaient plus qu'uné même masse avec le
Etat de l'Eglise ou du Pape.
d CONFINS, Au nord, le royaume Lombard-Vénitien , dépendant de pa en d'Autriche et la mer Adriatique. A l'est, cette mer et le royaume es Deux-Siciles. Au sud, pendant un petit espace ce même royaume, en-
ar les restes de son amphithéätre, trarque , de Guido d'Arezzo et de
he he MB EN EE
oo suite la Méditerranée et le grand-duché de Toscane, A l'ouest, ce grand duché et le duché de Modène.
PAYS. Tout le ci-devant État du Pape , moins le comté d'Avignon avec ses dépendances cédé à la France et quelques fractions du Ferrarois cédées à l'Autriche, Voyez l'article Pays de ces deux états,
FLEUVES, Cet état est traversé par le Tibre, un des grands fleuves de l'Italie et baïigné dans son extrémité septentrionale par le Pô, Tous les autres ont un cours très borné. Ils se rendent tous on à la mer Méditerrunée ou à la mer Adriatique.
La MÉDITERRANÉE reçoit :
Le l'ion (Tevere), qui vient de la Toscane, et arrose avec ses affiens la plus graude partie du territoire de cet état , située au sud de la chaine principale des Apennins; dans son cours le Tibre passe par Città di Castello, Roma, Porto et Ostia. La Chiana est son principal affluent à la droite; elle est grossie par la Paglia. Les principaux affluens du Tibre à la gauche sont: le Topio où Topino, qu pad par Foliguo et reçoit le Chiascio et la Timia; ln Nera qui baigne Terni, Narni et est grossie par le Corno et le Pelino; ce dernier passe par Rieti; le Teverone qui baigne Tivoli.
La Manra, qui sort du lac Bolsena, baigne Toscauells et Corneto.
La Fiona, qui vient de la Toscane et passe par Montalto.
La MER ADRIATIQUE reçoit :
Le Pô qui ‘icat #: svaume Lombard-Vénitien; sa branche principale touche la
mm md
dite see
frontière septentrionale de ect état; les autres nommées Po p1 Parmano et Po m1 Vocano arrosent le Ferrarais. Le Po di Primaro passe par Ferrare et reçoitle Aexo, qui passe par Vergato; la Savena, g*" Bologna; le Silaro, par Castel-San-Pietro; le Santerno, par Imola; etle Senio, par Castel-Bolognèse.
L'Amône, le Savio, là Maneceura, le Merauno, l'Essxo, le Musons, la Porenza, le Cusewri et le Tnowro sont de petits fleuves ou torrens qui descendent des Apennins et arrosent toute la partie dle l'Etat du Pape qui est située au nord de la chaine principale des Apennins ; l'Amone passe par Faenza ; le Savio , par Cesena ; la Marecchia, par Rimini; le Metauro, par Urbauia et Fano ; l'Esino, par lesi; la Potenza, par San. Severinoet non loin de Macerata ; le Chienti, par Tolentiuo ; le Tronto , par Ascoli.
DIVISION. Depuis le 25 octobre 1824 tout l'Etat du Papx est divisé en quatorze provinces, dont celle de Rome a le titre de Comarca, celles de Bologne ; de Ferrare, de Ravenne et de Forii ont le titre de Zegazioni, parce qu’elles ont un légat pour gouverneur; les autres sont ahpellées Delegazioni, parce qu’elles ont un détégat à la tête du gouvernement, La délégation de Bénevent est un enclave de la Principauté-Ultérieure dans le royaune de Naples; le territoire de Ponte-Corvo fait partie de la délégation de Frosinone, et est une av°re enclave du même royaume dans la Terre de Labour.
PROVINCES. Cnévs-LIEUX, Virxs xT LIEUX REMARQUABLES, Cumanques De Roms, . .. Rome (Roma); Tivoli; Pelletri; Albano; Castel- Gando{f ; ' Frascati; Subiaco; Palestrina.
Décéoarion ns Frostwonx Frosinone; Alatris Ponte-Corvo; Sezze; Terracina; Veroli.
et Punrs-Convo. 5 Dénécarion. ne Srouxre et Spolete(Spoleto); Varni; Terni; Rieti; Piediluco; Magliano.
Rixri. : ; ;
Décécarron ve Virenus et Viterbe (Viterbo); Ronciglione ; Orvieto; Bolsena ; Civita-
CiviTa=VECCHIA. Castellana; Nepi; Civita-Vecchia; Bacc.no; Tolfa; Corneto;
Canino; Montalto:
Dérécarion pe Pénouse. Perouse (Perugia): Assisi; Ciuä-di-Castello; .Ciuà della : Pieve; Foligno; Nocera.
Dévéearron 8 Fenmo et Fermos Porto di Fermo; San-Elpidio; Ascoli; Montalto; Ri- AscoLt. pâtransone, :
1LA
me +
wane, A l'ouest, ce grarid-
18 le comté d'Avignon avec fractions du Ferrarois céeux états,
re, un des grands fleuves rionale par le Pô, Tous les tous on à la mer Méditer-
nrrose avec «es üffiiéns la plus la chaîne principale des Apenlo, Roma, Porto et Ostin. La grossie par la Paglia. Les prin.
ui Topino, qui passe par Foigne Terni, Narni et est grossie éverone qui baigne Tivoli, ella et Corneto.
ontalto.
à branche principale touche la Po pi Parmano et Po pt Vo- Ferrare et reçoitle Aexo, qui ilaro, par Castel-San-Pietro; Bolognèse.
, l'Essxo, le Musoxws, la Poou torrens qui déscendent des ji est située au nord de la chaine avio, par Cesena ; la Marecchia, par lesi; la Potenza, par San.
tiuo ; le Tronto, var Ascoli.
L l'Etat du Pape est divisé e titre de Coma ca, celles i ont letitre de Zegazioni, les autres sont appellées tête du gouvernement, La icipauté-Ultérieure dans le vo fait partie de la déléga- Ju même royaume dans la