KT LIEUX REMARQUABLES
letri; Albann ; Castel - Gandolfo ; na.
-Corvo; Sezze; Terracina; Veroli.
Terni; Rieti; Piediluco; Magliano.
glione » Orvieto ; Bolsena ; Civitaecchia; Bacc.no; Tolfa; Corneto;
sis Ciua-di-Castello; Cité della an-Elpidio; Ascoli; Montalto; Ri-
DESCRIPTION DE L'EUROPF, 307
tn à mile
me
———nnnnnne pentes Désécarios be Macanara Maceratu; Fabriano; Loretos Recanati; Camerino et Camaninn. ;
Dévéuarion n'Ancônk, Ancône (Aneona), Jesi; Osimeo,
Dinéonrion D'Unuin et Pre Urbin (Urbino); Cagli; Fano; Fossombrone; Gubbio: San sAno, Leo ; Pesaro; Sinigaglia, “e
Lécarion px Fonur. Forli; Cesena; Fort oli ; Rimini ; Cesenatico ; Savignane Lécarion pe Ravanse, Ravonne (Ravennu); Cervia; Faensa; Imola; Castel Bols.
gnese, Lécnrion pr Borounx. Bologne (Bologna); Cento; Bagni dotla Porretta; Medi. + cina; f’ergato; Forte-Urbano, Licarion px Fannanx, Ferrare (Ferrara); Comacchin ; Ponte-di-Lago Svuro ; Dagna Cavallo; Lugo; Massa-Lombarda.
Dévécrrio@ ps Bénavenr. Béncvent (Benevento) ; San-Leucio.
TOPOGRAPHIS. Rour, capitale de l'Etat ct siège du Pape, située sur un terrein fort inégal. Sa forme est à-peu-près celle d'un carré oblong dont le milieu de chacun des deux grands côtés qui sont au nord et au midi , ainsi que les quatre angles font saillie. Le Tibre la divise en deux parties ; la plus grande, bâtie sur la rive gauche de ce fleuve , est Rome proprement dite ; l'autre porte le nom de cété Léonine ou Trastevere, Dans son enceinte actuelle qu'on estime à environ 15 milles, la partie habitée de Rome moderne est presque toute située au nord de l'uucienne » puisque le Capitole terminait cette dernière au nord, et que l'on peut considérer jusqu'à un certain point ce bâtiment comme la limite de la ville actuelle du côté du sud; en effet, resque tout l’espace qui s'étend au midi du Capitole est rempli de lle, de vignes et mème de terres labourées ; une grande partie de la ville moderne occupe l'ancien Champ-de-Mars.
Aucune ville ancienne ni moderne n'offre réunis sur une égale éten due autant de monumens que cette capitale ; on peut dire sans exagéralon que, considérée sous ce point de vue et sous celui des beaux-arts , Rome est la première ville du monde, C’est aux soins des souverains pontifes qu'elle dut l'avantage de renaître dé ses propres cendres; depuis le milieu du xv' siècle les papes l'ont presque renouvelée; secondés par quelques hommes de génie is srahallirent leur résidence de tout ce que l'architecture, la sculpture et la peinture ont jamais pu imaginer et produire de plus grand, de plus majestueux. Voici les monumens anciens et modernes les plus remarquables que le cadre de cet ouvrage nous permet. de signaler à l'attention du lecteur ; nous les classerons d'après le plan adopté dans la description des autres métropoles, en rappellant que Rome est partagée en quatorze rioni ou quartiers, et que sa population actuelle permanente dépasse 154,000 âmes, en comptant les nombreux Juifs et autres habitans qui ne professent pas la religion catholique, et qui ne figurent jamais daus les listes de population publiées par le gouvernement.
Parmi les quinze portes par lesquelles on entre dans Rome, la plus septentrionale dite porta del Popolo est la plus belle; elle annonce par ses ornemens la splendeur de cette métropole. :
Trois rues principales Lonrstenps alignées se font surtout remarquer par leur longueur et par la beauté des édifices qui les décorent; elles partent toutes les trois de la place dn Popolo; celle du milieu appelée la strada del Corso est la plus fréquentée et la plus longue ; elle s'étend jusqu'au palais de Venise et traverse par conséquent presque toute la partie de la ville actuellement habitée. C’est dans cette magnifique rue que se
snmbibiintéa av aisbté sitting toits se hist bétons niet het nas aie a rrereestegéterdt
308 ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE, font les courses aux chevaux, et qu’on se promène presque tous les soirs en carosse: elle est garnie de trottoirs. La strada di Ripetta prend à droite, et aboutit au port du même nom sur le Tibre ; celle dx Babuino, qui est à gauche, mène à la place d'Espagne. On doit aussi mentionner la strada Julia , \a stradu Lungara et la strada Condotti. Les autres rues, quoique en général assez larges, sont souvent tortueuses et surtout mal entretenus. L'immense palais du Vatican, bâti sur la colline ou mont de ce nom,
sert quelquefois de résidence au pape pendant l'hiver; c'est sans contredit le-plus grand palais de l'Europe; mais il manque de plan et d'ensemble; il est surtout remarquable par sa vaste étendue ; on prétend qu'ilne compte as moins de 4,42 salles, chambres ou galeries et 22 cours. On y admire es musées Pio-Clémentin et Chiaramonti, remplis de chefs-d'œuvre des beaux-arts antiques et modernes, parmi lesquels on distingue lApollon, le Laoocon , V Antinoüs, etc.; uinsi qu'une suite presque innombrable d'inscriptions grecques et romaines ; les galeries ou salles peintes par Raphaël, où se trouve la Création du monde par ce grand maître ; la chapelle Sixtine, avec le fresque célèbre du Jugement dernier, par Michel-Ange; la précieuse bibliothèque du Vatican, renfermée dans deux galeries aussi remarquables par leurs vastes dimensions que par leurs ornemens ; cette bibliothèque estune des principales de l'Italie pour les livres imprimés et peutêtre la plûs riche de toutes celles de l’Europe pour le nombre et pour la rareté des manuscrits, parmi lesquels se trouve une copie des comédies de Térence du 1v° siècle de notre ère, ornée de peintures et regardée comme le-plus ancien livre manuscrit qui existe; c'est aussi dans ses salles qu'a été déposée dernièrement la précieuse collection de livres concernant les beaux-arts , la plus riche et la plus choisie peut-être que l'on eût encore recueillie; elle formait à Venise la bibliothèque particulière du comte Léopold Cicognara auquel Léon XII l’a achetée. C'est aussi dans les salles du Vatican qu'on a déposé les chefs-d’œuvre de la peinture que les Français avaient enlevés de différentes églises et rendus à Pie VII en 1815. On doit enfin mentionner les deux jardins qui sont très remarquables. Le Quirinale, autre palais superbe, résidence des papes pendant l'été; on le nomme aussi palais de Monte Cavallo, parce que devant sa façade on voit deux groupes en marbre représentant chacun un cheval de proportion colossale et d’une grande beauté. Le jardin du Quirinale a plus d’un mille de tour et est un des plus beaux de l'Italie. Le Capitole moderne, bâti non loin de l’ancien , sur le plan tracé par Michel-Ange; on y admire le magnifique escalier par lequel on y monte , le palais du sénateur de Rome, celui des conservateurs qui sont les magistrats municipaux de la ville et le musée des antiques formé par plusieurs papes et offrant dans son ensemble un des plus dohes musées de l'Europe; la statue en bronze de Marc-Aurèle à cheval, réputée la plus belle statue équestre antique que l’on connaisse, s'élève au milieu de la place formée par ces trois édifices. Viennent ensuite la Curia Innocenzia ; \e palais de la chancellerie apostolique ; celui de Saint- Marc; la Douane , avec sa superbe colonnade; le bétiment de la Sapienza et celui du col/egio Romano ; le grand hôpital, qui est peut-être le plus magnifique édifice de ce genre qui existe; on pourrait ajouter les ?hédtres Aliberti et Argentina, qui sont les plus grands et les plus beaux de Rome. Parmi cette multitude de palais, qui sont un des principaux orneamens de cette métropole, on en compte près de soixante, qui paraissent
ne presque tous les soirs di Ripetta prend à droite, Île de Babuino, qui est à ssi mentionner la strada Les autres rues, quoique t surtout mal entretenues.
line ou mont de ce nom, hiver; c'est sans contredit e de plan et d'ensemble; n prétend qu'ilne compte et 22 cours. On y admire plis de chefs-d'œuvre des on distingue l’Apollon, le resque innombrable d'inalles peintes par Raphaël, maître ; la chapelle Sixtine, ar Michel-Ange; la préeux galeries aussi remarrs ornemens ; cette biblioes livres imprimés et peutpour le nombre et pour le une copie des comédies de intures et regardée comme t aussi dans ses salles qu'a on de livres concernant les it-être que l’on eût encore que particulière du comte e. C’est aussi dans les salles la peinture que les Français à Pie VII en 1815. On doit ès remarquables. Le Quipapes pendant l'été; on le e devant sa façade on voit h un cheval de proportion Quirinale a plus d’un mille Le Capitole moderne, bâti hel-Ange; on y admire le balais du sénateur de Rome, municipaux de la ville et le t'offrant dans son ensemble # en bronze de Marc-Aurèle antique que l’on connaisse, édifices. Viennent ensuite la apostolique ; celui de Saintle béitiment de la Sapienza 1, qui est peut-être le plus bourrait ajouter les Zhédtres et les plus beaux de Rome.
tun | principaux orne-
de soixante, qui paraissent
plutôt faits pour servir d'habitation à des princes que pour loger des particuliers. Tous ont de vastes cours, des portiques intérieurs et de belles façades du côté de la rue. Ouvrages des Bramante, des Michel-Ange, des Bernini et d'autres grands architectes, ils offrent tous. des parties et des collections précieuses trop importantes pour être passées sous silence , mais que nous ne saurions signaler sans sortir du cadre de cet abrégé ; nous cilerons les suivans qu’on prétend se distinguer au-dessus des autres; ce sont les palais Barberini, que tous les arts semblent s'être réunis pour embellir; Doria, remarquable par son étendue, par ses beaux portiques et par sa galerie de tableaux, une des plus riches de l'Europe; Borghese, renommé par sa rare beauté, par la double colannade de sa cour et par la magnifique galerie de 1,700 tableaux qu’il renfermait; Colonna, par sa belle galerie et par la beauté de ses jardins; Rospigliosé, par ses peintures ; Braschi et surtout Ruspoli, par leurs magnifiques escaliers ; Farnese ( le grand ), par le grandiose de son architecture et par sa galerie; du prince de Canino , par ses riches collections et surtout par son musée étrusque ; Corsini, Ghugi, Aldobrandini, Mattei, Spada , Pamfili, Rondanini, Strozzi, Torlonia-Bracciano , etc. etc. Il est vrai qu’à la suite des malheurs que la ville éternelle a éprouvés dans ces derniers temps, plusieurs princes romains ruinés par la guerre ont été obligés de vendre les objets les plus précieux aux amateurs étrangers.
Parmi les palais de Rome qui portent le nom de villa, parce qu'ils sont regardés comme-des maisons de campagne, quoique presque tous se trouvent dans l'enceinte même de la ville, nous citerons : la villa Borghese ou Pinciana , la Medici,\a Farnese , V Aldobrandini , \'Albani, la Ludovisi- Piombino » la Mattei, \a Farnesina, \a Massimi, ci-devant Negroni, la Giustiniani » la Casali, la Doria, la Barberini comme les plus remarquables. La première ou la villa Borghese les surpasse toutes en beauté et en magnificence , surtout depuis les grands embellissemens qu'on y a faits récemment. Mais on y cherche en vain cette magnifique collection de statues, de bas-reliefs et de vases antiques qui, achetée par Napoléon , ornent depuis vingt ans le musée de Paris. La.villa qui tient aujourd'hui le premier rang par ses richesses dans le même genre , est celle du cardinal Albani; . c'est en étudiant ses collections que le célèbre Winckelman fit une grande partie de ses mémorables découvertes. Viennent ensuite la villa Ludovisi, dans laquelle son riche AMP a rassemblé à grands frais ce que les dernières fouilles ont produit de plus important; la villa Aldobrandini, où se trouvent les Voces Aldobrandini, la 3 LA précieuse peinture qui nous soit parvenue de l'antiquité; enfin la villa Medici, jadis si fameuse par sa Vénus et par les autres chefs-d'œuvre qui décorent maintenant la galerie de Florence, est devenue le séjour des jeunes artistes que la France envoie chaque année à Rome pour se perfectionner dans l'étude des beaux-arts. Nous ajouterons que ces villas, qui ont peut-être une supériorité décidée sur toutes les plus belles maisons de plaisance de l'Europe, peuvent donner une idée de ces lieux d'agrément où les Scipion , les Lucullus ct tant d’autres illustres personnages allaient se délasser de leurs travaux; le goût
de ces grands hommes pour les belles campagnes semble être passé à leurs
descendans. Les viflas de Rome réunissent l'élégance à la simplicité ; souvent de grandes haies et des bosquets de lauriers les mettent à l'abri des vigueurs de l'hiver et y conservent une verdure perpétuelle. Dans le mi-
lieu, ce sont des parterres entremélés de plantations d’orangers et de citronniers qui répandent un doux parfum; les villas d'une grande étendue offrent aussi des bois, des prairies et des pâturages. De belles statues antiques. ou modernes, des fontaines d’où jaillissent sans interruption les caux les plus limpides, un sol extrémement fertile, un beau ciel et l’inéyalité même du sol, qui forme ces magnifiques terrasses d’où l'on jouit des points de vue les plus agréables et les plus variés, ajoutent à tant de charmes et complètent ce tableau délicieux.
Parmi les 364 églises que compte Rome, nous citerons les suivantes : Saint-Pierre , qui est non-seulement le plus vaste, mais aussi le plus beau temple que l’on ait encore construit, on pourrait même dire que c'estle plus bel édifice du monde; une pliceimmense ; un magnifique péristyle cireulaire orné de deux superbes fontaines et d'un des plus grands obélisques égyptiens , forment pour ainsi dire l'avenue de cette basilique, dont la double coupole qui la domine, aussi vaste que le panthéon d’Agrippa, mais, pour ainsi dire, suspendue à 160 pieds au-dessus du pavé , est regardée comme l'ouvrage le plus hardi et le plus étonnant que l'architecture moderne ait encore exécuté, C’est au-dessous de ce dôme immense qu'est placé le maîtreautel, couronné d'un baldaquin soutenu par quatre colonnes torses de bronze doré; ce morcéau, si remarquable par sa belle et majestueuse architecture etipar son élévation, est le plus grand ouvrage en bronze que l’on connaisse ; il. pèse 450 milliers. Immédiatement au-dessous est la magnifique chapelle souterraine dite /« confession de Saint-Pierre, dont on admire les ornemens et la richesse. Les statues colossales en bronze des quatre pères de l'église, les précieux tableaux en mosaïque où l’on a imité pour l'éternité les chefs-d'œuvr® “i périssables des plus grands maîtres, les magnifiques mausolées de pli rs papes, ainsi que la chapelle Clémentine et autres sont les objets . 1 :::5ent le plus le spectateur étonné à la vue de tant de chefs-d'œuvr 1: r:nferme l'intérieur de ce temple. Viennent ensuite la basilique de <unt-Jean de Latrar, qui est censée êire l'église desservie par le pape, qui en est le curé et qui pour cela a le rang sur toutes les autres du monde catholique; c’est ici que l'on couronne les papes et que se trouve la chapelle Corsini, la plus belle peutètre du monde ;. on dit que sa construction a coûté plus de 10 miltions de francs; Sainte-Marie-Majeure , où l’on admire les mosaïques du v' siècle et les chapelles de Sixte V et de Paul V. Saint-Paul, hors des murs, qui était le plus grand temple de Rome après celui de Saint-Pierre; détruite presque<ntièrement par le feu en 1823 , on la rebâtit à présent ; les églises de Saint Laurent, hots des murs, et de Saint-Sébastien, remarquables surtout par leurs catacombes ; colles de la dernière sont censées ètre les plus vastes de Romc; l'église de Suinte-Agnés sur la place Navone; celles de Saint- Augustin, de Jésus, de Saint- Ignace, de Sainte-Marie-des- Anges ou des Chartreux , édifice formé des restes des bains de l’empereur Dioclétien , et remarquable par sa grande et belle méridienne; de Saint-Pierre in Montorio, où se trouvait primitivement la célèbre Trans/figuration par Raphaël, réputée le plus beau tableau que l’on connaisse; de Sainte-Marie in 4ra Cæli, bâtie à l'endroit où était autrefois le temple de Jupiter Capitolin; de Saint-Pierre in Vincoli, regardée comme l’église la plus ancienne de Rome, où se trouve le mausolée de Jules IT, ouvrage de Michel- Ange ct l’un des monumens les plus célèbres de l'Italie.
ious d’orangers et de ci- [las d'une grande éteudue wages. De belles statues ent sans interruption les ile, un beau ciel et l’inérrasses d’où lon jouit des ariés, ajoutent à tant de
us citerons les suivantes :
e, mais aussi le plus beau néme dire que c’estle plus nifique péristyle cireulaire s grands obélisques égyp-
basilique, dont la double on d’Agrippa, mais, pour avé , est regardée comme architecture moderne ait anse qu'est placé le maîtrequatre colonnes torses de a belle et majestueuse ard ouvrage en bronze que tement au-dessous est la ion de Saint-Pierre, dont tues colossales en bronze Lux. en mosaique où l’on a rissables des plus grands s papes, ainsi que la chaent le plus le spectateur .nferme l'intérieur de ce “Jean de Latran, qui est en est le curé et qui pour tholique; c'est ici que l’on
orséni , la plus belle eutoûté plus de 10 miljions les mosaïques du v' siècle Paul, hors des murs, qui de Saint-Pierre; détruite ebâtit à présent ; les églises astien, remarquables sursont censées être les plus place Navone; celles de e Suinte-Marie-des- Anges bains de l’empereur Dioéridienne; de Saint-Pierre slébre Transfiguration par onnaisses de Siénte-Maric le temple de Jupiter Caomme l’église la plus anles IT, ouvrage de Michell'Italie.
Parmi les 46 places publiques qui décorent Rome, on doit du moins citer les suivantes : la place de Saint-Pierre , qu'on regarde comme la plus belle du monde et que nous avons déjà nommée en parlant de la basilique qui en forme le principal ornement; la place Navone , destinée aux marchés de Rome , et embellic par la magnifique fontaine à laquelle elle donne son nom; la place d'Espagne, la plus fréquentée par les étrangers et décorée de la fontaine Barcarcia , du palais de la cour d’Espagne et du magnifique escalier qui conduit à l’église de la Trinité-du-Mont; la place de Monte- Cavallo ; qui se développe devant le palais j'ontifical de ce nom; la place Colonne , ainsi nommée de la superbe colonne qui s’y élève, et celle qui emprunte son nom à la porta del Popolo. |
. Douze fontaines principales embellissent cette capitale et la pour voient abondümment d’eau ; quatre méritent une mention partinilière ; celle de Trevi ; qui est la plus belle et dont l’eau passe pour ètre la meilleure; la fontaine Sictine, qu'on peut comparer à la précédente par le volume d'eau qu'elle fournit; celle de la place Navone, qui est la plus magnifique ; celle de Paul F, près de l’église de Saint-Pierre in Montorio, d’une mauvaise architecture, mais remarquable par l'immense volume d’eau qui en jaillit, assez grand pour faire tourner plusieurs moulins; c'est elle aussi qui forme les supétbes jets qu'on admire dans la place de Saint-Pierre.
Un grand nombre d’établissemens littéraires ajoutent à l’importance de cette métropole. On doit mettre à leur tête l’université ou l'université Romana della sapienza, une des plus anciennes de l’Europe et des principales de l’Italie; viennent ensuite le co//ége Romain, fondé depuis longtemps par les jésuites, qu'on peut regarder comme une autre université , et auquel sont annexées une riche bibliothèque et de belles collections d'antiquités, d'histoire naturelle, de modèles de machines, etc.; le collège de la Propagande, où des indigènes de l'Inde, de l’Abyssinie, de la Syrie , de l'Arménie et de la Grèce sont instruits par des professeurs pour aller répandre dans les contrées les plus éloignées les lumières et les bienfaits du christianisme ; une célèbre typographie est attachée à cet établissement, où l’on à imprimé des ouvrages en plus de trente langues différentes et avec leurs caractères respectifs; malheureusement depuis la révolution française ce collège a perdu uue partie de ses ressources et de son importance; le séminaire Romain , bel et utile établissement considérablement augmenté et perfectionné dernièrement par les soins du savant cardinal Zurla; les collèges Nazareno , les collèges Anglais, Irlandais, Ecossais et dix-sept autres tous plus ou moins considérables ; l'nstitut des sourds-muets, celui de Ripa-Grande où l'on instruit dans tous les arts et métiers environ mille enfans des deux sexes ; plusieurs écoles des beaux-arts pour les élèves dé l'empire d'Autriche, de la France, de l'Angleterre, du rôyatuime des Deux-Siciles ; l'académie romaine de Saint-Luc, où dix professeurs habiles enseignent la peinture, la sculpture, l'architecture théorique et pratique , la géométrie perspective , l'anatomie, l'histoire, la mythologie et les costumes. Parmi ses numbreuses sociétés savantes nous citerons : l'académie des Arcades , une-des plus renommées et des plus anciennes de l’Europe ; celle des Nuovi Lincei ou d'histoire naturelle, à laquelle est joint un observatoire; l'académie théologique de l'université de Rome ; \a pontificia academia romana d'archeologia, dont le but est l'illustration des monumens anciens et
ré mrnmtiértrretétet mméntteripetntiisnnttéfitetnnnentier 2e EM EU
Pa
ER CEE PP
EE — me
la rectification des erreurs débitées sur les plus connues; la Zéberina ; la Latina; \a Filarmonica ; \a Filodrammatica-Romana. Parmi les nombreuses bibliothèques publiques ou qu'on peut regarder comme telles, on doit citer au moins : la Faticana déjà mentionnée , la Casanatense dans le souvent de la Minerva, l’Ælessandrina dans le bâtiment de la Sapienza , l’4ngelica et l’Aracælitana dans les couvens de Saint-Augustin et d’Ara-Coœli. Outre les superbes musées d’antiques et les galeries de tableaux déjà mentionnés en parlant du Vatican et du Capitole, il faut nommer les musées d'anatomie et d'histoire naturelle de l'hôpital Saint-Esprit, le musce de minéralogie de la Sapienza, le jardin botanique et l'observatoire dépendant de l’université, et la belle galerie attachée à l'académie de Saint-Luc; le musée Kirkerianum d'histoire naturelle et celui d'antiquités au collège Romain ; l'étude de mosaïque , qui est peut-être le premier établissement de ce genre qui existe. Les nombreuxes et magnifiques collections appartenant à des particuliers n’entrant pas dans le cadre de cet ouvrage, nous nous bornerons à signaler à l'attention du lecteur les ateliers de peinture et de sculpture qui forment un des principaux traits caractéristiques de cette métropole; il n’y a pas d'étranger instruit qui ne s'empresse de les visiter et qui n’ait eu l’occasion d'admirer les chefs-d'œuvre que renferment l'atelier de peinture du célèbre Camuccini et ceux qui assignent une place si distinguée aux ateliers de l'immortel Canov, dirigé par un de ses élèves les plus distingués, et de M. Thorwaldsen, dont les productions rendent moins sensible la perte du Praxitèle italien. Nous ajouterons enfin que l'on vient de fonder sous les auspices du prince héréditaire de Prusse un énstitut de correspondance archéologique , partagé en quatre sections, suivant les quatre pays où se trouve le principal théâtre de pareilles études, l'Italie, l'Allemagne, la France et l’Angleterrc; on se propose d'ajouter d’autres sections pour la Grèce, la Suède, la Hollande.et la Russie; c’est la plus grande association savante que l'on ait encore établie; elle contribue déjà à étendre la sphère d’une science qui de nos jours a fait tant de progrès en publiant des annales et en admettant indistinctement à participer aux découvertes nouvelles les savans de tous les pays du monde civilisé qui font de l'archéologie le sujet de leurs recherches.
On se formerait une idée très imparfaite de Rome si l'an passait entièrement sous silence les monumeus et les débris des somptueux édifices qui décoraient l’ancienne ville, et qui, malgré leur vétusté et les dévastations des barbares, forment encore un des plus beaux ornemens de la résidence des successeurs de Saint-Pierre. Nous en signalerons les plus remarquables.
Le pont Ælius, construit par l'empereur Adrien, et nommé aujourd'hui pont Saint- Ange, un des plus maguifiques de l'Italie; il est encore le plus beau de ceux qui traversent aujourd'hui le Tibre, .
La Cloaca marima, \e plus considérable des anciens égouts : c'est une voûte qui étonne par sa hauteur et par sa largeur, et qui sert encore à son ancienne destination » quoique sa construction remonte au n° siècle de Rome ; c'est-à-dire aux temps des Tarquins.
L'agriedue d'Acqua-Vergine, construit par Agrippa, et qui se dégage par la belle fontaine de ‘£revi; et ceux de l'Æcqua-Martia et de l’Acqua-Paola sont les pri-cipales coustructions de ce genre qui, comme aux beaux temps de Rome, fournissent abondamwent d’eau excellente les nombreuses fontaines de cette ville.
Le Panthéon, bâti et dédié par Agrippa à tous les dieux , est aujourd'hui l’église qu'un
DESCRIPTION DE I'EUROPE. 313 de SC ER nn ee a UNSS — —SONINNER
appelle /a Rotonda ou Sainte-Marie-de-la- Rotonda consacrée à tous les saints. C’est l'édifice le mieux conservé de l’ancienne Rome ; on admire son majestueux portique qui est soutenu par seize colonnes de granit de dimensions colossales, et sa vaste coupole qui a servi, sinon de modèle, du moins d'étude pour toutes celles qu'on a construites depuis, C'est dans ce temple que reposent les restes mortels des grands hommes de l'Italie inorts à Rome. Le joli temple rond de Pesta, aujourd'hui de {a Madonna del Sole et les débris de plusieurs autres temples , tels que ceux de la Lune, de Jupiter Stator, e\ de la Pair, le plus vaste et le plus somptueux de tous ceux que Rome possédait au temps de sa plus grande splendeur ; et les débris de plusieurs autres qu'il serait trop long de nommer,
Le cirque de Caracalla, le seul qui subsiste encore des dix que possédait Rome; ce vaste et bel édifice se trouve aujourd'hui au milieu des champs et des vignes; son arène est convertie en pré ou cn jardins potagers, et les belles pierres, qui formaient la ligne spinea ainsi que les statues unt été enlevées.
Le Colisée, bâti par Vespasien ; c'est le plus vaste amphithéâtre connu après celui ue Catane; il en a péri presque la moitié. Ce magnifique monument vient d'être décombré et ressort dans tout son lustre.
Les restes du #hédtre de Marcellus élevé par Auguste, consistant en un certain nombre d’arcades à double étage, qui forment un quart de cercle, et font l'admiration de tous les connaisseurs,
Les ruines des thermes de Titus et de Caracalla; on voit encore les murs extérieurs des vastes palais qui, sous le nom de thermes , servaient de bains publics; ils donnent une idée de leur immense étendue. On y avait placé 1,600 sièges de marbre pour la commodité des baigneurs des deux sexes, qui y trouvaient des bains de toute espèce, mème d’eau de mer, Ces bains étaient distribués dans de grandes salles dont les voûtes extraordinaire. ment hautes ient sur des colonnes de marbre le plus rare; les cuves dans lesquels on prenait les bains étaient de marbre fin, de granit oriental ou de porphyre. On avait encore ménagé de vastes bassins pleins d'eau , pour ceux qui voulaient s'exercer à nager. Une foule d'esclaves de l’un et de l’autre sexe étaient chargés de servir les baigneurs. On ÿ voyait aussi des portiques sous lesquels on pouvait se promener, et où des marchands étalaiént toutes surtes de bijoux. 11 y avait de grands emplacemens destinés anx exercices du corps et même à ceux de l'esprit : les philosophes et les rhéteurs s'y assemblaient pour donner des leçons à la jeunesse ; les poètes y récitaient leurs vuvrages; les peintres et les sculpteurs y attiraieut les amateurs des arts. L'intérieur de ces magnifiques édifices n’est plus qu'un amas informe de ruines couvertes d’herbages et d’arbustes ; les colonnes de marbre et les statues en ont été enlevées pour urner les palais modernes de quelques particuliers. Viennent ensuite les ruines des thermes de Diociétien ; ces bains étaient encore plus grands ; Michel-Auge en a converti la grande salle impériele, qui subsistait encore de son temps, en une église qui appartient aux Chartreux , en laissant à leur place huit colonnes de granit qui occupent le centre de l'édifice.
Parmi les nombreux arcs-de-triomphe qui ornaient la métropole de l'empire Romain, plusieurs ont traversé les siècles et sont encore assez bien conservés ; nous citerons l'arc de Titus, élevé par Trajan au triomphateur de la Palestine ; c’est le plus beaux de ceux que possède Rome sous le rapport de l'architecture ; quoique très délabré , il offre encore daus ses bas-reliefs le triomphe de ce guerrier sur les Juifs; on y voit le candélabre à sept branches, la table des pains de propcsition et plusieurs ornemens et dépouilles du temple de Jérusalem; l'arc de Constantin, remarquable eu ce qu’il est.le mieux conservé de tous; celui de Septime Sévère, par ses bas-reliefs, et celui de Janus, par sa conservation.
Un élit aonbes de colonnes monumentales ont échappé à l'action du temps et à la fureur des barbares qui à différentes époques ont saccagé Rome, Nous citerons les trois principales qui subsistent encore : la colonne Antonine, qui donne le nom à la ‘place Colonne, dont elle fait le plus bel ornement; c’est un trophée magnifique, tout en marbre, élevé par le sénat à l'empereur Antonin-le-Pieux; les bas-reliefs qui l'entourent eu spirale dans toute sa hauteur, représentent divers évènemens des guerres des Romains sous Antonin et sous Marc-Aurèle ; on la restauréeen 1589. La co/onne Trajane, regardte comme le plus beau monument de ce genre que les anciens nous aient laissé; des basreliefs en spirale, offrant l'histoire militaire de Trajan , en recouvrent toute la surface : on y
s connues; la Zéberina ; la ana. Parmi les nombreuses ler comme telles, on doit a Casanatense dans le coument de la Sapienza , l’4nnt-Augustin et d’Ara-Cœli.
sries de tableaux déjà menil faut nommer les muital Saint-Esprit, le musée que et l'observatoire dépene à l'académie de Saint-Luc; celui d’antiquités au colt-être le premier établisse- , et magnifiques collections ins le cadre de cet ouvrage, à du lecteur les ateliers de ipaux traits caractéristiques struit qui ne s’empresse de les chefs-d'œuvre que ren- 1muccini et ceux qui assilimmortel Canova, dirigé de M. Thorwaldsen, dont e du Praxitèle italien. Nous ous les auspices du prince lance archéologique , partagé , où se trouve le principal re, la France et l’Angleterrc; la Grèce, la Suède, la Holciation savante que l’on ait la sphère d’une science qui nt des annales et en admetrtes nouvelles les savans de archéologie le sujet de leurs
de Rome si l'an passait enébris des somptueux édifices & leur vétusté et les dévastaplus beaux ornemens de la (ous en signalerons les plus
et nommé aujourd’hui pont Sainte le plus beau de ceux qui traver-
égouts : c'est une voûte qui étonne son anciénne destination, quoique dire aux temps des Tarquins.
a, et qui se dégage par la belle *Acqua-Paola sont les pricipales s de Rome, fournissent abondame ville. ï eux, est aujourd'hui l'église qu'un
compte 2,500 figures d'un dessin'et d’une exécution admirables, La colonne rostrate de Duillius ; c'est le plus ancien monument de ce genre qu'il y ait à Rome; elle a environ douze pieds de haut et a été érigée par le sénat pour conserver la mémoire de la victoire navals remportée sur les Carthaginois l'an 4g4 de la république; elle est à présent au Capitole,
Loi obélisques qu'on a retirés des ruines, quoique originairement apportés d'Egypte, font encore partie des antiquités de Rome et figurent parmi ses plus beaux ornemens. Elle en compte dix sur pieds; le plus grand’ de tous est celui qui décore la place de Saint-Jean-de-Latrau; viennent ensuite céux de la place Saint-Pierre, de la Porta del Popolo et'celui de Monte-Pinciv,
Le mausolée d'Adrien , aujourd'hui le chateau Saint-Ange, était un des monumens les plus remürquables de l'ancienne Rome. L'empereur Adrien lui-même le fit construire. Sur uue base carrée, d'une vaste surface ,s’élevaient en pyramide arrondie , trois ordres d'architécture; le tout en marbre de Paros. Chaque ordre se composait de colonnes de granit et de porphyre, qui formaient de superbes aleries décorées dé statues et de bas-reliefs desn “leurs iuaîtres. Ce monument qu'on appelait Mole Adriana, à cause de sa masse Ai était terminé par une magnifique coupole, sarmoutée d’une pomme de pi ‘rome. ès avoir servi de forteresse aux Goths, de retraite aux petits tyrans qui désolaient ….nc pendant le 1x° et x° siècles il fut transformé en citadelle régulière par Urbain VIIL. L'ancien tombeau en forme le corps principal, qu'environnent quatre gros bastions. On y conserve le trésor de l’église, les büllés et les chartes de la cour de Rome, et on y tient enfermés les prisonniers d'état. Au centre du ‘monument est uné vaste salle peinte à fresque par Jules Romain , avec des antiques estimés. Une immense galerie le met en communication avec le palais du Vatican, Viennent eñsuite lé mausolée d'Auguste, dont les débris annoncent encore sa maguifieence ; sur les ruines de ce palais de la mort, où chaque membre de la famille d’Auguste avait un asile, on a bâti un théâtre, où l’on donne de témps en tetips dés combats de buffles et où tous les dimanches, pendant la belle saison, sé raïsemble beaucoup de motide pour jouir de la musique et des feux d'artifices qu'on y donne. Le mousolée de Caïus Cestius, monument remarquable son antiquité et.par les peintures faites à la détrempe qui existent encore dans son intérietr ; c'est une grande pyramide carrée bâtie en pierres et en briques, et révêtue dé marbre blanc; ses environs servent maintenant de sépulture aux protestans élablis à Rome. Le mausolée de Cevilia Metella, qui se distingue surtout par la beauté de son architecture et celle des marbres employés dans sa construction.
Le magnifique palais des Césars sur le mont Palatin, commencé par Auguste, continué par Tibére, embelli des trésors de la nature et des chefs-d'œuvre de l'art par Caligula, Néron, Domitien et autres empereurs, est entièrement enseveli sous des jardius modernes.
On cherche en vain le Capitole , où étaient conduits en triomphe les rois et les dépouilles des peuples, où Jupiter avait un temple magnifique et Rome son sénat. Nous avons déjà signalé lés béaux édifices construit sur son emplacement d’après le plan de Michel-Ange.
Le Forum Rimanun, autrefois couvert de temples, de palais, d’arcs-de-triomphe , de trophées, de statués de héros et de dieux , où se trouvait la tribune aux harangues, où le peuple romain petidant tant de sièclos jugeait les uations et décidait du sort dés rois ; cette place auguste aperdu jusqu'à son nom : on ne la connaît que sous l'iguoble dénomination de Campo Vaccino, parce qu'on y tenait autrefois le marché aux vaches. Mais le dernier pape , qui à déjà tant fait pour les progrès de l'archéologie, a ordonné qu'on déblayt cette vaste placé à l'instar du forum de Trajan, qui sortit pour ainsi dire de terre sous l'administration des Français. Déjà les déblais se font avec activité et intelligence, et un des premiers résultats fut la découverte de la première colonne milliaire, regardée comme le centre du vaste empire Romaïn , et qu'on avait jusqu'à présent cherchée sans fruit.
Nous avons vu dans l’Introduction à la description dé l’Italic 4 est la place qu'occupe Rome parmi les villes commerçantes et industrieuses de cette contrée. [ci nous ajouterons que la magnificence déployée dans
LE
les cérémonies religieuses, l'illumination du château Saint-Ange cet de la coupole de Saint-Pierre le soir de la fête de ce saint, et le carnaval sont ce que la moderne Rome offre de plus important à voir après ses mugniliques monumens. Son carnaval, quoiqu'il ne dure que huit jours, est un des plus beaux de l'Italie; pendant ce temps ce ne sont que mascarades, courses de chevaux et jeux de toute espèce; les masques font quelquefois des quadrilles et des marches pompeuses.
Les campagnes de Rome fais si florissantes sont en proie à un air malsain et offrent un aspect désolé, L'œil fatigué de voir partout des champs presque incultes n’a pour se reposer que des débris de tombeaux et les restes des aqueducs qui fournissaient de l’eau et en fournissent encore à cette capitale. Néanmoins dans un rayon d'environ 18 milles, on trouve une foule de lieux célèbres dans l’histoire; plusieurs sont encore assez importans pour mériter quelques détails. Nous signalerons au moins les suivans :
irables, La colonne rostrate de l'y ait à Rome; elle a environ erver la mémoire de la victoire ‘publique; elle est à présent au
inairement apportés d'Egypte, rmi ses plus beaux Grnemens.
celui qui décore la place de : Saint-Pierre, de la Porta del
hge, était un des monumens les n lui-même le fit construire. Sur Je arrondie, trois ordres d'archiosait de colonnes de granit et de ues et de bas-reliefs desn “leurs se de sa masse” Ai était omme depir ‘ronze. ès its tyraus qui désolaient …..nc égulière par Urbain VTIL. L'anut quatre gros bastions, On y a cour de Rome, et on y tient t est un vaste salle peinte à immense galerie le mel en coms mausolée d'Augiüste, dont les le ce palais de la mort, où chabâti un théâtre, où l’on donne limanches, pendant la belle saimusique et des feux d'artifices t remarquable par son antiquité re dans son intérienr ; c'est une t révêtue dé marbre blanc; ses établis à Rome. Le mausolée de de son architecture et celle des
Tivoër, sur « f'everone, plite ville épiscopale d'environ 6,000 Ames, non moins remarquable par sa situation délicieuse qué par ses antiquités. Il faut voir la cascade du Teveroue, les ruines du temple de la Sibylle ou ptutèt de Pesta, celles de la villa ou campagne de Mécène, et dans les environs les restes imposans de la magnifique ile Adriana, où de la maisun de plaisance de l’empereur Adrien. On reconnaît encore parmi les vastes masures de cette deruière le logement des gardes prétorieines ; on distingue dans l'un de ses deux théâtres le portique extérieur, les salles qui servaient aux acteurs, l'orchestre et autres parties. Le palais était carré ; la salle où Adrien donnait ses audiences, a ceut pas de long sur soixantedix de large; dans une galerie voütée qui est au-déssous, ou aperçoit des restes de fresques , une suite de chambres, des salles, des temples domestiques, mais fort dégradés. Ce qu'il y a de mieux ceuservé, est uné galerie tournante qui fait partie d'un temple voûté et couvert; les peintures de la voûte ont encore de l'éclat. A l'extrémité d'un grand bassin est un temple de Neptune On ÿ remarque élicore d'autres édifices, des escaliers, des restés de colonnades, de portiques, de grandes cours, de cortidurs, de péristÿles, d'aqueducs ; enfin on y reconnaît l'emplacement du hrcee , de l acadénie, du prytance, du pæœcile d'Athènes, du canope d'Egypte, du tempé de Tlhessalie et de tout ce que l'antiquité avait de plus célèbre, qu'Adrien avait vu dans ses voyages et qu'il avait voulu imiter, Les fouilles faites à différentes époques dans ces superbes ruines ont produit une partie des précieux monumens de sculpture et de mosäique antiques que l'on admire atijourd’hui dans le musée de Rome.
Varrerar, Ville épiscopale, mal bâtie, d'environ 1o,v00 âmes, mais importante par quelques beaux édifices et par ses antiquités, On y admirait autrefois le musée Borgia, disséminé aujourd'hui en partie à Rome et en partie à Naples; son illustration a donné” lieu à plusieurs ouvrages importans. Arno, petite ville épiscopale, d'environ 2,400 âmes, agréablement située, non loin du lac de ce nom; plusieurs grands seigneurs de Rome y ont des maisons de campagne; on y distingue surtout le palais Corsini, On y voit tout près Gasrer Gaunozro, bâti sur les bords du lac, avec un beau palais, où le pape vient passer une partie de l'été, Fnascari, l'ancienne Tusculum, petite ville épiscopale, d'environ 4,000 âmes, bâtie à mi-côte d’une montagne, au milieu d'une campagne délicieuse que les grands de Rome vientient habiter pendunt les plus fortes chaleurs de l'été; a recommande par plusieurs antiquités et surtout par les restes de la maison de
icéron.
Susraco', petite ville de 2,000 âmes, 1ion loin du Teverone, avec un château du pe et les restes du palais de Nérou, Osrra , à l'embouchure du TJibre, jadis florissante lorsqu'elle était le purt de Rome , et maintenant presque entièrement abandonnée à cause du mauvais air; sa population éoncentrée autour de la cathédrale ne s'élève qu'à 260 âmes.
, commencé par Auguste, cotichefs-d'œuvre de l'art par Caliment enseveli sous des jardins
n triomplie les rois et les déque et Rome son sénat. Nous mplacement d'après le plan de
palais, d’arcs-de-triomphe , de la tribune aux harangues, où le t décidait du sort dés rois ; cette que sous l'iguoble dénomination ché aux vaches. Mais le dernier gié, a ordonné qu'on déblayät tit pour ainsi dire de terre sous activité et intelligence, et un onne milliaire, regardée comme présent cherchée sans fruit.
scription de l’Italic ad inercantes et industrieuses agnificence déployée dans
Virenss, ville épiscopale, assez bien bâtie, su pied d’une montagne et environnée de jardins, de vignobles, et de waisons de campagne appar-
tenant à des familles distinguées de Roine, qui viennent y passer une partic de la belle saison. La cathédrale et le palais du gouvernement sont ses principaux édifices. La place est remarquable par sa régularité. Viterbe possède aux environs des bains minéraux assez fréquentés. On estime sa population à environ 13,000 âmes. .
Dans un rayon de 26 milles à la ronde on trouve : Montefiascone, Orvieto, Todi, Terni, Amelia, Narni, Otricoli, Magliano , Civita Castellana, Baccano, Nepi, Ron. ciglione, Civita-Vecchia, Tolfa, Corneto, Piano di Voce, Ponte-Bodio, Montalto, Toscanella, Canino, Bolsena, Bracciano et Aquapendente, dont presque tous sont sièges d’un évéché ou dunnent le titre au diocèse, et sont remarquables sous plus d’un rapport, Nous sigualerons surtout les suivans :
Onviaro, remarquable par sa belle cathédrale gothique, par son vin excellent et par sa population qu'on estime à près de 8,000 Âmes. Teaxz, par ses antiquités et surtout par sa magnifique cascade delle Marmore , formée par le Velino; pop. environ 5,000 Âmes. Nana: et Nur1, par leurs beaux aqueducs; Narni est en outre remarquable par sa grande antiquité supérieure même à celle de Rome, et par son beau pont dit Sasguinazio, construit par les Romains, Ronciezrone , par sa papeterie et ses usines de @r. Baccano, par sa riche mine de soufre, Monrariascone, par son vin renomé, Bozsexa et Baacorano, par leur position près des lacs auxquels elles donnent ieurs noms,
Civrra-Vacoura , petite ville épiscopale d'environ 7,000 habitans, importante par ses fortifications, par ses chautiers militaires, par sou arsenal et surtout par son port franc et son commerce. Tozra, par sa riche mine d’alun, Conwero, Prano-ni-Voce, Ponr:- Bonro, Monrauro et Camino, lieux très petits, mais qui viennent d'acquérir uue grande célébrité par la “ecuuverte récente des nécropolis des anciennes villes dir ues de Tarquinie, de Coriolo, de Pulci et de Graviscæ, due en très grande partie aux fouiiles faites sous la direction et aux frais du prince de Canino, ainsi que par la discussion soulevée par ce savant sur la priorité de la civilisation des Étrusques ; discussion déjà débattue avec très peu de succès par les plus célèbres antiquaires italiens et étrangers du siècle passé, et dans laquelle viennent de s'engager des savans illustres tels que Ciampi, Vermiglioli , Orioli, Bossi, Niehbur, Raoul-Rochette et autres. Les fouilles faites dans la necropoli de Tarquinie près de Corneto ont donné les résultats les plus importans; on y a découvert 593 hypogées. Parmi les objets déterrés se trouvaient : un bouclier ciselé de plus de trois pieds de diamètre et richement orué de figures d'hommes et d'animaux ; diverses parties d'un char; un grand nombre de vases ; des plaques d'or sur bronze et faisant partie d’une armure ; des bijoux d'or ; des petites idoles en terre bleuâtre, absolument semblables à celles qu’on trouve par milliers dans les catacombes de l'Egypte. Quelques-uns de ces tombeaux ont offert des peintures très bien conservées représentant des jeux et des repas funéraires, dont quelques-unes d'une graude beauté; d'autres étaient accompagnées d'inscriptions. Tout récemment MM. Fossati et Manzi, encouragés par la riche moisson d’antiquités étrusques , faite par le prince de Canino en pratiquant des fouilles sur le même territoire, ont découvert les thermes de Tarquinie , dc superbes mosaïques et trois temples étrusques avec leurs sanctuaires respectifs. Les nécropolis de Coriolo, de Fulci et de Graviscæ offrent des tombeaux plus vastes, mais il paraît qu'on n'ya pas trouvé jusqu'ici de peintures, non plus que dans les tombeaux grecs de la Grande- Grèce; mais en revanche il s'y est rencontré un assez grand nombre de ces vases peints qui scrvaient sans doute aux mêmes usages, et qui, par les représentations mystiques et funéraires dont ils sont ornés, remplissaient dans ces tombeaux étrusques , aussi bien que dans les sépultures grecques , le même objet que les peintures observées dans les grottes de Gurneto, dans celles de Chiusi , et dans quelques autres tombeaux de la Campagne de Rome, qui était primitivement un territoire étrusque. è
Nous ajouterons qu'entre Cività-Castellana et Nepi se trouve le fameux ermitage taillé dans le roc par Joseph-André Rodio; ce solitaire, décédé en 1819, y travailla assidùment perdait quinze ans ; on‘y admire surtout la maisonnette, la chapelle, l'escalier de 144 marches, partagé en cinq vastes paliers, l’ovatoire et la sacristic ; un nouvel ermite uceupe déjà cette demeure solitaire, visitée tous les ans par uu grand nombre de curieux.
IE
iennent y passer une pardu gouvernement sont ses ar sa régularité. Viterbe fréquentés. On estime sa
Montefiascone, Orvieto, Todi, llana, Baccano, Nepi, Ronoce, Ponte-Bodio, Montalto, e, dont presque tous sont sièges quables sous plus d’un rapport.
par son vin excellent et par sa r ses antiquités et surtout par sa pop. environ 5,000 âmes. Nanni arquable par sa grande antiquité t Sanguinazio, construit par les Or. Baccano, par sa riche mine et Baaccraxo, par leur position
)0 habitans, importante par ses al et surtout par son port franc Nero, Prano-ni-Voce, Ponr:- | viennent d'acquérir uue grande riennes villes étrusques de Targrande partie aux fouilles faites i que par la discussion soulevée es; discussion déjà débattue avec us et étrangers du siècle passé, s tels que Ciampi, Vermiglioli , ss fouilles fuites dans la necroltats les plus importans; on y a ouvaient : un bouclier ciselé de res d'hommes et d'animaux ; diplaques d'or sur bronze et faidoles eu terre bleuâtre , absoluss catacombes de l'Egypte. Quelbien conservées représentant des e beauté; d'autres étaient ati et Manzi, encouragés par la e de Canino en pratiquant des s de Tarquinie , de superbes moes respectifs. Les nécropolis de us vastes, mais il paraît qu'on es tombeaux grecs de la Grandend nombre de ces vases peints les représentations mystiques et nbeaux étrusques, aussi bien que ntures observées dans les grottes res tombeaux de la Campagne de
trouve le fameux ermitage taillé Lédé en 1819, y travailla assidünnette, la chapelle, l'escalier de et la sacristic ; un nouvel ermite par un grand nombre de curieux.
Penouse (Perugia), ville épiscopale, bâtie sur une petite montagne peu loin de la rive droite du Tibre , au milieu d'un territoire fertile et bien cultivé. Sa nombreuse population, qu'on port environ 30,000 âmes, quelques beaux restes Fantiquités , l'université , le musée d'antiques, la bibliothèque , de belles églises, surtout celle de! Jesu, un beau thédtre et quelques manufactures de soie, lui assignent un rang distingué parmi les principales villes de l’Etat du Pape. Nous ajouterons que c'est dans cette ville qu'en 1822 on a découvert la grande inscription étrusque illustrée récemment par le savant professeur Vermiglioli.
«Dans un rayon de 10 milles à la ronde de Perouse on trouve : Gublio, Nocera, Assisi, Foligno, Trevi et Todi daus les confins de cet état, et Chiusi et Cortona sur le territoire Toscan , toutes villes épiscopales. Nous sigualerons surtout à l'attention du lecteur : Fo- L16N0, importante par son commerce et par ss fabriques de bnugies , de draps, de papier, ainsi que par ses confitures très estimées; elle a un musée d'antiques et parait avoir environ 9,000 âmes. Assis: , renommée par le tombeau de saint François d'Assisi qui y attire encore tous les ans un grand nombre de pelerius; pop. environ 4,ouo âmes. Gusnto , Mer «ie pat: son industrie et par ses autiquités, à lesquels on doit citer les fameuses tables Eugubines qui exercèrent tant la sagacité de Lanzi pour déchiffrer ce monument étrusque; pop. environ 4,000 habitans.
Ancoxe, ville épiscopale assez bien bâtie en amphithéâtre , sur le penchant d’une colline qui s'étend sur la mer Adriatique, avec un port franc et environ 30,000 habitans. La cathédrale, la bourse , i'ancien’arc-de-triomphe qui orne l’entrée de la Rue- Neuve, sont ses constructions les plus remarquables. Le môle aussi mérite d’être mentionné. Ancône est assez industrieuse et la première place marchande de l'Etat du Pape. Depuis peu elle est le siège d’un tribunal d'appel pour les délégations d’Urbin-et-Pesaro, de Macerata-et-Camerino , de Fermo-et-Ascoli et de celle qui porte son nom.
Dans un rayon de 20 n'illes autour de cette ville on trouve Sinigaglia, lesi, Cingoli, Macerata, Recanati, Loreto et Osimo, toutes villes épiscopales ou donnant le titre à des diocèses remarquables, à l'exception de Cingoli, par leur population et sous d’autres rapports, Ou doit surtout mentionner : Srxteacura , importante par son port et particulièrement par sa foire, qui est la plus grande de l'Italie et une des principales de l'Europe ; pop. environ 8,000 âmes, MacunatTa, par son université, ses établissemens littéraires, et paf sa population qui dépasse 12,000 âmes. Lonuro, pe le célèbre sanctuaire de Notre- Dame, cunxa sous le nom de la Santa-Casa; cette dernière se trouve dans ‘'intérieur d'un temple magnifique, dout le trésor, quoique beaucoup moins riche qu'on ue le disait, ht avant son pillage, un des plus considérables de la chrétienté; pop. environ 8,000
mes.
Rimm, ville épiscopale, assez grande, mais peu peuplée, située près de l'embouchure de la Marecchia, qui n’y forme plus qu’un petit port pour des bateaux de pêcheurs, à cause de la retraite de la mer. De belles rues, plusieurs places ornées de fontaines, un grand nombre de maisons hien construites, plusieurs belles églises, une bibliothèque publique assez riche, et plusieurs restes importans des anciens édifices qui ornaient cette ville, la rangent parmi les pius impoïtantes de l'État du Pape. L'arc-de-triomphe d' Auguste à V'entrée de la ville, un des mieux conservés, et le superbe
pont, près de la porte Saint-Julien, construit en marbre blanc sous les empereurs Auguste et Tibère à la jonction des deux routes consulaires la Flaminienue et l'Émilienne , sont les deux constructions anciennes les plus remarquables de cette ville, dont la population paraît s'élever au-dessus de 15,000 âmes.
tirées stlilerrtteniitentspérere méme
mp2 perd
hits cotes
318 AURÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
Daus un rayon de 26 milles autour de Rimini un trouve Cesenativo, Cervia, Raven, Forli, Forlimpopoli, Cesena , Savignano, San-Angelo in Fado, Urhania, Urbino, Fos. sombrone, Fano , Pesaro et la république indépendante de Saint-Marin , toutes sièges d'un évéché ou donnant le titre à un diocèse, à l'exception de Cesenatico et de Forlimpopoii, et remarquables par leur population à l'exception de Cesenatico , Gervia, San-Angelo in Vado, Urbauls et Hat. Notre cadre nous permet de signaler seulement les suivantes:
Ravaswe (Ravenna), ville archiépiscopale , située entre le Montone et le Rouco, pres d'un terrein marécageux qui en rend l'air malsain “ette ville si florissante au temps de Romains, si peuplée dans les vu1® et vint siècles lorsqu'elle était la résidence des exarues qui gouvernaient l'Italie pour les empereurs d'Orient, ne compte plusqu'environ 16,000 habitans. Mais si les superbes édifices bâtis par les Romains et par T'héodorie ont disparu sous les atérissemens qui ont fini par combler entièrement son port où Pompée et Auguste faisaient hiverner leurs flottes, d'autres édifices assez bien conservés rappellent son ancienne magnificence, Nous citerons entre autres la grande et belle église octogoue de Saint-Vital et Ve baptistère de l'église de Saint-Jean Baptiste, édifices dont la construction remonte , selon M. San-Quintino, à la première moitié du vi° siècle , et doivent par conséquent être rangés parmi les plus anciens temples du christianisme ; celle de Saint Vital est aussi remarquable parce qu'on peut la regarder comme l'original, d’après lequel Charlemagne fit construire la magnifique cathédrale d'Aix-la-Chopelle. Viennent ensuite la cathédrale et V'église Saint. Apollinaire des Camaldules, dans la ville, et hors de son enceinte, vers l'ancien port, celle de Sainte-Marie de la Rotonde ; cette dernière était primitivement le tombeau que la célèbre Amalasonte éleva à son père le grand Théodorie, et imitation du mausolée d'Adrien; c'est une rotonde à deux étages dont le premier est enterré ; un seul bloe de pierre d'Istrie de 34 pieds de diamètre hors-d'œuvre en forme la coupole. Le musée d'antiquités et a bibliothèque publique ne doivent pas être oubliés. Daus une de ses églises reposent les cendres du Dante, réclamées plusieurs fois en vain par les Toscans.
Cenvra, très petite vilie d'environ 4,000 habitans, mais importante par ses immenses solines. Foncr et Créexa , par leur industrie et par leur population dont on estime celle dela première à 16,000 âmes, et celle de la seconde à environ 12,000, Unniw, par sou université et parce qu'elle est le siège d'un archevèché; pop. environ 7,000 àmes. Fawo et Pusano, par leurs ports et leur commerce; celle-ci compte environ 13,100 habitans ; vu en accorde près de 15,000 à Fano. ;
Bozocxe, belle et grande ville archiépiscopale, industrieuse, commerçante et la plus importante de l'état, après Rome. Elle est située sur le caual de Bologne, entre le Reno ct la Savena, au milieu d'une campagne délicieuse, couverte de jolies maisons et de villages; sa population dépasse aujourd'hui 71,000 habitans. Les maisons sont en général bâties ou revétues de pierres de taille avec des portiques en arcades, élevés au-dessus du niveau de la rue, en sorte qu’on peut parcourir cette ville à l'abri des injures du temps, à pied sec'et sans être incommodé par les voitures. On doit remarquer que ces portiques sont très communs dans un grand nombre de villes de l'Italie, surtont dans celles de sa partie septentrionale; ils contribuent beaucoup à leur donner une physionomie toute particulière. Parmi les nombreux édifices qui font l’ornement de Bologne on doit citer la cathédrale dédiée à Saint-Pierre, dont on admire la nef; l'église de Saint- Petrone, où se trouve la fameuse méridienne tracée par Cassini; l'église des Célestins ; les bdtimens de l'ancienne université, où se trouvent maintenant les écoles élémentaires, et celui de l'érstitut ; l'hôtel des monnaies ; le thédtre Communale, un des plus grands de l'Italie; les palais Caprara, maintenant aux héritiers du prince Eugène Beauharnais ; Ranuzzi , aujourd'hui appartenant au prince Bacciocchi; Fantuzzi; Tanari; et ceux de Zambecari et Sampieri, vemarquables par leurs belles collections de ta-
bleaux; on ne doit pas oublier la our des Asinelli, la plus haute de l'Italie; et celle de Garisendi, remarquable parce qu'elle est inclinée de huit pieds deux pouces; et la magnifique fontaine de Neptune qui orne la grande place; c'est un beau groupe en bronze, travail de Jean Bologne,
Bologne s esL toujours distinguée et se distingue encore par ses importans établissemens littéraires, à la tête desquels ou doit mettre l'université, une des plus anciennes de l'Europe et actuellement une des principales de l'Italie; le jardin botanique, un des plus beaux et des mieux entretenus de l'Europe méridionale; l'Zstituto, établissement ma snilique où se trouvent une des plus riches bibliothèques de cette partie du monde et des collections superbes de chimie, de physique, d'anatomie, d’antiquités et un bel observatoire; l'académie des beaux arts , où plusieurs prolesseurs enseignent tout ce qui est nécessaire pour former des artistes habiles dans tous les genres; elle possède deux superbes galeries de sculpture et de peinture ; dans cette dernière on admire la Sainte-Cécile estimée le lus beau tableau de Raphaël, et la Madonne du Rosario de Don inichini : le Leée philiarmonique , qu'on peut regarder comme une des principales écoles de musique de l'Europe; plusieurs professeurs y enseignent tout ce qui se rapporte à cet art aussi agréable que difficile. Parmi les différentes sociétés littéraires que possède Bologne nous citerons l'académie de’ Filodicologi ou jurisconsultes ccmme la ples importante. Cette docte cité, la plus centrale de l'Italie a toujours revendiqué l'avantage d'appeler dans ses murs les divers artistes de musique pour qu'ils y fassent choix des lieux où ils desirent montrer leurs talens; aussi Bologne est-elle depuis long-temps le centre principal des engagemens pour les artistes des théâtres de l'Italie, An doit ajouter que sous le gouvernement italien c'était dans cette ville que se rassemblait le collège des savans (dotti) du royaume d’Italie, tandis qu’à Venise se rassemblait celui des négocians et à Miiau celui des propriétaires (possidenti).
ve Cesenatico, Cervia, Ravenne , n Fado, Urhania, Urbino, losle Saint-Marin , toutes sièges d'un le Cesenatico et de Forlimpopuii, esenatico, Gervia, San-Angelo in de signaler seulement lessuivautes:
re le Montone ét le Rouco, prés le ville si florissante au temps de; Île était la résidence des exarijues e compte plus qu'environ 16,000 ains et par T'héodoric ont disparu nent son port où Pompée et Auez bien conservés rappellent son rande et belle église octagone de aptiste, édifices dont la construcoitié du v1° siècle , et doivent par du christianisme ; celle de Saint.
r comme l'original, d’après lequel Aix-la-Chapelle. Viennent ensuite es, dans la ville, et hors de son
la Rotonde ; cette dernière était va à son père le grand Théodorie,
deux étages dont le premier est liamètre hors-d'wuvre en forme la que ne doivent pas être oubliés.
, réclanées plusieurs fois en vain
mais importante par ses immenses r population dont on estime celle environ 12,000, Unniw, par son ; pop. environ 7,000 àmes. Fano compie environ 12,00 habitans ;
Dans les environs immédiats, qui sont d'une beauté remarquable , on trouve le fa sanctuaire de la Madonna di San- Luca auquel on va sa un portique de fé cades, qui rendent ce pélerinage très agréable aux dévots; le beau monastère dela Certosa (Chartreuse) changé en un des plus beaux cimetières de l'Italie ;.et celui des Olivétains de Saint-Michel in Bosco, d'où l'on a une vue superbe sur la ville,
Eu décrivant un cercle autour de Bologne avec un rayon de 20 milles, l'espace inscrit offre plusieurs villes et lieux remarquables sous plus d'un rappart, tels que : Mz- PIGINA, gros hourg d'environ 5,000 habitans ; Imocs, ville épiscopale de 8,000; Casrec SaPierao et Casrer-Franco, jolis bourgs ; Canro, petite ville-épiscopale, d'environ 4,000 habitans. Sur le territoire modenais ou trouve Monëxe et Finaue.
ale, industrieuse, commertome. Elle est située sur le , au milieu d’une campagne llages; sa population dépasse it en général bâties ou revin arcades, élevés au-dessus courir cette ville à l'abri des mniodé par les voitures. On mmuns dans un grand nomde sa partie septentrionale; ysionomie toute particulière.
ent de Bologne on doit citer mire la nef; l'église de Saint- + tracée par Cassini; l'église orsité, Où se trouvent mainnstitut ; V'hôtel des monnaies ; > l'Italie; les palais Caprara, auharnais ; Ranuzzi , aujourintuzzi; Tanari; et ceux de urs belles collections de ta-
Fennant (Ferrara), ville archiépiscopale, fortifiée, grande, mais mal peuplée et malsaine à cause des marais qui l’environpent, située sur une anche du Pô et sur un canal qui la fait communiquer au Pé di Maestro. Parmi ses édifices les plus remarquables nous citerons la” cathédrale, le nouveau palais du gouvrrnement, l'ancien palais ducal et le théâtre. Ferrare
dont la population s'élevait jadis à plus de 60,000 âmes, lorsque la cour de ses ducs était ie rendez-vous des littérateurs les plus distingués de l'Italie, ne s'élève maintenant qu’à environ 24,000 habitans. Cette ville possède une université, une bibliothèque publique où l'or: conserve les manuscrits de l’Arioste, du Tasse, de Guarini et d'autres poètes célèbres, et quelques autres établissemens littéraires assez importans. On doit ajouter
“té ABRÈGÉ DE GÉOGRAPHIE.
que depuis quelque temps Ferrare est le siège du conseil du célèbre ordre souverain de Jérusalem de Malte, et qu'elle a une citadelle, grande, forte et régulière, qui est présidée par les troupes de l'empereur d'Autriche.
Peu loin sur le Pô on trouve : Ponte di Lago-Scuro, petite ville très importante par son commerce de transit, auquel son port franc a donné une grande extension dans ces dernières années, pendant lesquelles la population a beaucoup augmenté; on croit qu'elle dépasse aujourd'hui 5,ouo âmes.
On doit encore signaler parmi les villes remarquables de l'État du Pape les suivantes :
Taanacins, ville épiscopule de la délégation de Frosinone ; elle passe pour être un des séjours les plus malsains de l'Europe, ce qu'elle doit aux marais Poutins à l'extrémité méridionale desquels elle est située. On y remarque surtout une vaste place environnée de beaux édifices, le palais cunstruit par Pie VI et plusieurs restes de son ancienne splendeur , tels que la façade d'un temple de Jupiter, les ruines d'un chdteau de Théodoric et des travaux élevés pur Antoniu-le-Pieux pour la construction d'un pes qui est maintenant comblé, On voit aussi dans les environs les restes considérables de la Foie Appienne; pop. environ 4,000 âmes,
Srouxro , ville épiscopale, chef-lieu de la délégation de ce om, assez grande mais peu peuplée, remarquable surtout par les restes de son antique magnificeuce , tels que le temple de la Concorde, les ruines des temples de Jupiter et de Mars, le palais construit par Théodorie, V'arc-de-triomphe appelé la porte d'Annibal ou di Fuga , l'aqueduc et le pont sur la Maroggia hors de la ville, attribués aux Romains; ce dernier est regardé comme le pont le plus haut de toute ! Europe; l'aqueduc passe sur un de ses côtés; pop. environ ,000 âmes. On ÿ a découvert dernièrement un pont romain magnifique, près de la porte de la ville; il était enterré. Prunisuco, petit village sur le lac de ce nom, remarquable par un des plus beaux échos que l’on connaisse; il répète très distinctement un vers endécasyllabe. Riri, ville épiscopale, renommée depuis le temps des Romains par lu grande fertilité de son territoire, et encore importante par son industrie, par quelques beaux édifices, par son lycée et par les restes d'anciens qu'on vient d'y dévouvrir} l'ancienne Fia Salaria la traverse ; pop. environ 12,000 âmes,
Fenmo, ville archiépiscopale , importante par son université secondaire, et par plusieurs beaux édifices parmi lesquels se distinguent surtout la cathédrale et le thédtre ; pop. sans la banlieue , 7,000 âmes. Près de Porto-Fermo , dans une campagne délicieuse, Jérôme Bonaparte a fait bâtir un palais magnifique où se trouvent deux belles collections de statues et de tableaux,
Camenrxo , assez jolie ville épiscopale, remarquable surtout par son université secondaire; pop. euviron 7,000 âmes,
Fasarano, ville épiscopale, importante par son industrie, surtout par ses fabriques de papier et de parchemin ; pop. environ 7,000 âmes.
Fauwza , ville épiscopale, assez grade et assez bien bâtie, importacte par son industrie et par son commerce favorisé par le canal qui la met en communication avec le Pô de Primaro; elle a donné son nom aux ouvrages de terre cuite appelés majolica par les Italiens ; quoique cette manufacture de faïence ait perdu beaucoup de son ancienne spleudeur, lorsque les Raphaël, les Dominicains et autres grands maîtres lui fournissaient leurs dessins, elle est encore assez considérable pour mériter d'être mentionnée ; pop. environ 14,000 âmes.
Cowaconio , petite ville épiscopale de la délégation de Ferrare , importante par ses pécheries, scs salines et surtout par ses fortifications occupées par une garnison autrichienne; pop. environ 3,000 âmes. ;
Dans les enclaves du royaume de Naples on doit surtout nommer : BénavanT , assez grande ville, siège d'un archevêché et remarquable par plusieurs beaux édifices, entre autres la cathédrale et par ses antiquités ; parmi ces dernières se distinguent le bel ærcde:triomphe de Trajan. Cette ville a joué un grand rôle dans le moyen âge, lorsque ses dues étaient une des puissances prépondérantes de l’Italie. Population environ 14,000 âmes,