‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 182 sur 457 · PLATEAUX DE · texte numérisé non relu

PLATEAUX DE

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due, paraît offrir actuellement après l’Europe et l'Afrique le moindre nombre de volcans press dits, Les principaux se trouvent dans la presqu'île de Kamtchatka, où l'on en compte cinq; nous nommerons : le Klioutchevskoï ou volcan de Tolbatschik, qui est le plus formidable ; l'4vatcha, qui vient après et le Xamtchatskaïa, On pourrait ajouter le volcan que M. Francis Hamilton dit exister dans les monts Djenkyeit, partie de la chaîne Birmano-Siamoise dans l'Indo-Chine ; ce volcan se trouve entre Moyeip et Tavay. Le Pe-chan ou Echik-bach sur la pente septentrionale du Thian-chan dans le Thian-chan-pe-lou et à quelques mifles de Koutché, et celui de Ho-tcheou, sur sa pente méridionale dans le Thian-chan-nan-lou et peu éloigné de Tourfan , sont très remarquables, étant les monts ignivomes encore brälans, les plus éloignés de la mer que l'on connaisse; c'est à deux wrientalistes célèbres, à MM. Abel Rémusat et Klaproth, que les géographes doivent leur connaissance. On à encore des doutes sur l'existence des volcans qu’on prétend avoir observés en 1825 dans la partie orientale de l'Himâlaya , et l'activité des autres volcans de ce continent est pour le moins très contestée. Nous citerons cependant sur l'autorité imposante de M. de Humboldt, le volcan de Damavend, visible de Téhéran, et le Séiban, entre Melazkird et Bayazid, en Arménie. Mais c’est dans les îles que l’Asie offre le plus souvent ce terrible phénomène. Nous nommerons dans l'archipel du Japon : le Fusi-no-yama, dans l'île Niphon; c'est le plus considérable et le plus terrible de tout l'empire Japonais; le Séra-yama et l'4sama-yama où Asama-no-duke, dans la même île; l Ounzen-ga-dake , le Miyi-yama et V Aso-no-yama, dans l'ile Kiousiou; les trois volcans sur la Baie des Volcans, dans l’île de Ieso ; l'Ourbitch, dans l'ile Itouroup, une des Kouriles ; et celui de l’ilot Xoo-sima , à l'ouest du détroit de Sangar ; ce dernier est, selon le docteur Tilesius, le vo/can peut-étre le plus petit du globe ; son cône ne s'élève qu’à 25 toises. Tous ces volcans appartiennent à l'empire Japonais. Dans l’Asie Russe, outre ceux du Kamtchatka déjà mentionnés, nous nommerons ceux des îles 4/aid, Tkarma et Tchi-rikotan daus l'archipel des Kouriles. La mer des Indes offre dans le volcan, sur l'ilot Barren-island, une montagne ignivome très artive. Notre cadre ne nous permet pas de parler des volcans sousmarins et de ceux que les naturalistes classent ou avec les flammes légères de Pietra-Mala et de Barigazzo dans les Appenins ou avec les éruptions boueuses de Macalot:ba et de Taman. L’Asie ainsi que les autres parties du monde a déjà présenté aux voyageurs plusieurs de ces volcans qui n'offrent qu'une partie des phénomènes des volcans proprement dits.

VALLÉES et PLAINES. Il serait oiseux de vouloir seulement nommer toutes les vallées et toutes les plaines principales de cette partie du monde. Nous nous bornerons à citer les vallées du G/erwal, du Nepal, du Boutan, du Tibet, du Szu-tchhouan, du Yun-nan, de l'Arménie, du Caucase et de l’Adzarbaidjan, peur la grande élévation de leur sol. Ensuite nous nommerons les plaines qu’arrosent le Gange, l'Iraouaddi, le Maykaoung, \e Kiang, \e Houang ho, \e Lena , l'Ienisseï, V'Ob, le Djihoun, le Sioun et l'Euphrate , à cause de leur grande étendue.

ENFONCEMENS. L'Asie offre non-seuieiment les montagnes les plus hautes et les plateaux peut-être les plus élevés du globe , mais aussi la dépression de sa surface la plus considérable et la plus étendue que l'on connaisse, Ce trait si remarquable de sa géographie physique, qu'elle partage

L'ASIE

5oo? à 1,300

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cependant avec l'Europe Orientale, est bien connu depuis environ une dizaine d'années, malgré le silence des géographes routiniers qui nous décrivent minutieusement le contours des es, les cascades d'une médiocre élévation, les détours compliqués de quelques fleuves peu importans et une foule d’autres accidens du sol d'une importance secondaire, L'existence de ce singulier affaissement a été prouvée par les chservations barométriques de nivellement faites par Lecker à Astrakhan, cité par Chappe d'Auteroche, par MM. de Parrot et Engelhard, entre la mer Caspienne et la mer Noire; par MM. de Helmersen et Hoffman, entre Orenbourg et Gouriev; par MM. Duhamel et Anjou, entre la mer Caspienne et la mer d'Aral, Voici les limites de ce grand enfoncement d'après M. de Humboldt, qui le remier les a tracées en résumant tous les travaux entrepris jusqu'à ce Jour pour les reconnaître, La mer Caspienne et celle d’Aral offrent la partie la plus basse de ce bassin intérieur du globe; une partie considérable des terreins qui lui aypartiennent s'étend entre la Kouma, le Don, le Volga, l'Oural ou Jaïk, l'Obtchei-syrt, le lac Ak-sakal, le Sihoun inférieur et le khanat de Khiva sur les rives de l'Amou-deria, Tous ces pays, dont M. de Humboldt évalue la superficie à environ 10,000 milles alle. mands carrés, sont situés au-dessous du niveau de l'Océan. M. de Humboldt fixe à 5o toises au-dessous de ce méme niveau la hauteur moyenne des eaux de la mer Caspienne et à 31 celle des eaux de la mer d'Aral; Saratov sur le Volga et Orenbourg sur l’Oural, malgré leur grande distance de la mer Caspienne, ne sont encore qu'au niveau de l'Océan.

DÉSERTS et STEPS. L'Asie offre un graud nombre de déserts et de steps, dont plusieurs sont d’une immense étendue. On peut regarder, à quelques exceptions près, toute la partie septentrionale de l'Asie Russe, comme un immense step, parsemé de grands marais. Dans sa partie méridionale on trouve beaucoup de steps, quoique moins vastes que celui qui borde l’Océan-Glacial-Arctique. Parmi ces steps on doit citer le grand step des Khirghiz, une partie considérable appartient au Turkestan-Indépendant; c’est le plus grand. Viennent ensuite celui d’Zchim, entre le Tobol et l'Irtyche; celui de Baraba etitre l’Irtyche et l’Ob. Le désert Gobi, quoique beaucoup plus resserré qu'on ne le représente sur les cartes, est toujours un des plus grands déserts sablonneux que l’on connaisse; il traverse la Mongolie, et sépare les Khalkha des Mongols proprement dits ; c'est aussi un des plus élevés du globe. Un autre désert, mais beaucoup moins grand , occupe une partie du Thian-chan-nan-lou et s'étend au sud du Tarim; c'est le plus central de l'Asie; on pourrait le nommer le désert Central à cause de sa position; nous l'avons déjà vu figurer parmi les plateaux les plus remarquables de l'Asie. Le désert de Khdrizm et ceux de Kara-koum et de Kizyl-koum , dans le Turkestan-Indépendant. Le désert d’Adjmér entre YIndus et le Ban, dans l'Inde ; et ceux de l’Adjemi, de Kïrman et de Mekran, dans la Perse. Le Barraï-el- Cham ou le désert de Syrie, entre cette région et l’Euphrate. Enfin les vastes déserts qui occupent la plus grande partie de l’Arabie, parmi lesquels selui d’44/haf paraît être le plus étendu.

CLIMATS. Les nombreux plateaux qui occupent la plus grande partie de la surface de l'Asie, et la direction des grandes chaînes de montagnes qui s’élèvent sur leur dos, donnent à la plupart des régions dont se compose cette partie du monde, des climats physiques rarement correspon-

Ê DESCRIPTION DE L'ASIE, ü1o

epuis environune dizaine niers qui nous décrivent l'une médiocre élévation, importans et une foule daire. L'existence de ce ervations barométriques ité par Chappe d’Autemer Caspienne et la mer Orenbourg et Gouriev:; ienne et la mer d'Aral.

M. de Humboldt, qui le ux entrepris jusqu'à ce

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ntre la Kouma, le Don, k-sakal, le Sihoun infcu-deria, Tous cés pays, iron 10,000 milles aile.

de l'Océan. M. de Humau la hauteur moyenne eaux de la mer d’Aral; gré leur grande distance | de l'Océan.

ombre de déserts et de e. On peut regarder, à éonale de l'Asie Russe, ‘ais. Dans sa partie méins vastes que celui qui à doit citer le grand step au Turkestan-Indépen- [chèm, entre le Tobol et désert Gobi, quoique les cartes, est toujours onnaisse; il traverse la rement dits ; c’est aussi mais beaucoup moins 1 et s'étend au sud du it le nommer le désert à figurer parmi les plale Khdrizm et ceux de Indépendant. Le désert ceux de l’Ædjemi, de l- Cham où le désert de es déserts qui occupent lui d’4khaf paraît être

dant aux climats astronomiques, En suivant les traces de Malte-Brun , nous partagerons l'Asie sous 0e rapport dans les cinq régions suivantes :

Récton Ganrrass, Elle occupe le centre du Continent Asiatique et embrasse toutes les contrées comprises daus l'empire Chinois, que nous avons vues figurer parmi les plataux de l'Asie, Quoique située entre le 28° ei le 5o° parallèle, cette vaste région est généralement sujette à des froids excessifs, et tels qu'on n'en éprouve de semblables que dans les latitudes les plus élevées. L'hiver y est très long et i'été très court, Ce dernier y estaccompagné d'une chaleur insupportable dans les déserts à cause des sables qui en recouvrent la surface, Mais, à cause d'une grande dépression du sol et d'autres circonstances , le pays compris entre le Kuen-lun et le Thian-chan ainsi que quelques autres contrées jouissent d'un climat bien différent, car le coton , le riz, la grenade et la vigne y prospérent partout. : D dci Ricron Méninionae. Elle comprend l'Inde et l'inde-Fransgangétique. Garanties des vents glacés du nord par les montagnes du Tibet et du Yun-nan, incliuées furtemeut vers l'équateur et arrosées par de nombreux et larges fleuves, ces magnifiques contrées offrent, surtout l'Inde , les pays les plus fertiles et les plus riches de l'Asie, L'hiver y est inconnu et les étés ÿ sont très chauds, quoique cependant, généralement parlant, ils soient bien bin d'offrir les excès de chaleur qu'on éprouve dans la Région Occidentale, On n'y connait en général que deux saisons : l'été ou la saison sèche; et le printemps ou la saison des pluies, Nous nommoos printemps cette dernière, parce que dans les plaines de cette région le thermomètre oscille toujours autour du tempéré.

KéGron Surrenraionazs, Elle embrasse toute l'Asie Russe au nord du plateau ceu-

tal, Penchée tout-à-fait vers le pôle et vers l'Océan-Glacial-Arctique, cette vaste région W'aspire jamais la douce haleine des vents des tropiques; elle voit continuellement les slaces s'amonceler en masses énormes aux embouchures de ses grands fleuves et le long de ses côtes solitaires Lbordées du côté opposé d'immenses marais glacés. Quelques cantons dans ses parties australe et occidentale, favorisés par des circonstances lucales, lrment les seules exceptions qu'offre l'aspect horrible des immenses solitudes de cette vaste partie de l'Asie, :

Récrox Ontenraur. Cette région, qui se confond insensiblement avec les plateaux de lAsie-Moÿenne, offre trois parties distinctes, La Se ptentriona le, qui comprend l'extréuité orientale de la Mongolie et le pays des Mandchoux ; par son exposition au nord-est, tar l'élévation assez considérable de son sol , par son voisinage de la Région Septentrionalo et des grands plateaux; cette subdivision offre les contrées de la zoue tempérée peut-être les plus froides de tout le globe. La Partie Méridionale comprend la Corée et la Chine ; bordée au nord et à l'ouest par des pays très froids, avec un sol fortement incliné i l'orient et baigné dans ses extréiités méridionale et orientale par le Grand-Océan dont la température est peu variable, le climat de cette subdivision, malgré sa position méridionale, doit être nécessairement moins chaud que les autres pays de l'Asie situés sous les mêmes parallèles. Aussi voyons-nous la Chine nous offrir tous les climats de | Europe. La troisième partie, que nous appellerons Maritime, embrasse cette longue chaine d iles voleaniques, qui, avec la côte opposée du Continent Asiatique, forment les méditerranées d'Okhotsk, du Japon, de Toung-haï, et dont les montagnes composent le groupe maritime du système Altaï-Himälaya. Voyez à la page 607. Placée entre les pays tropicaux et les contrées froides de cette région d’un côté, et de l’autre entre les contrées glacées de la Région Septentrionale, environnée en outre des mers les plus orageuses du globe, cette région entièrement maritime doit présenter nécessairement d'innombrables variations de température et éprouver en hiver des froids peu en rapport avec les basses latitudes sous lesquelles sont situées ses îles les plus boréales. :

Récion Occinenraze. Cette grande région se détache plus qu aucune des autres de la masse du Continent. La mer Caspienne, dit Malte-Brun, le Pont-Euxin, la Méditerranée et les golfes Persique et Arabique donnent à l'Asie-Uccidentale quelques ressemblances avec une grande péninsule. On pourrait, avec quelque degré de vérité, dire que cette région est aussi opposée à la Région Orientale, que celle du Midi l'est à celle du Nord. L'Asie-Orientale est en général humide, l'Occidentale est sèche et mème en plusieurs en-

it la plus grande partie chaînes de montagnes régions dont se comrarement correspon-

616 ABRÉGÉ DE CYOGRAPMHIE.

droits aride ; l'une a le ciel orageux et sansest nébuleux, l'autre jouit de vents constans et d'une grande ..rénité d'atmosphère; Lu : ces chaines le montagnes escarpées, séparées par fois par des plaines marécageuses, !aut: * est composée de plateaux en grande partie sablonneux et peu inférieurs en élévation aux chaines de montagnes qu'ils portent sur leur dos. Dans l'Asie-Orientale on voit les fleuves de long cours se suivre de très prés, tandis que dans l'Asie-Occidentale il n'y en a que deux ou trois d'un volume considérable; mais en revanche beaucoup de lacs sans écoulement, Enfin, la proximité de l'immense foyer de chaleur que renferme l'Afrique, la qualité du sol et la petite masse d'eau qui le couvre donnent à vne très grande partie de l'Asie-Occidentale une température bien plus chaude que celle dont jouissent même les pays les plus méridionaux du Continent Asiatique,

MINÉRAUX, Il n'y a pus de minéral précieux ou utile qu'on ne rencontre dans cette vaste partie de l'Ancien Continent, Si l'Asie, sous le rapport minéralogique, paraît jouer un rôle moins brillant que l'Amérique, ce n'est pas parce qu'elle en est moins riche, mais parce que l'on connait encore très imparfaitement ses richesses minérales, et parce que l'art de les exploiter y est encore peu avancé. Le tableau suivant offre comme celui que nous avons donné à la page 97, les pays de l'Asie qui se distinguent le plus par leurs richesses minérales. Mais nous devons faire observer, pour nous mettre à l'abri de la critique, que les prétendues mines de diamans de Golconde, mentionnées dans toutes les géographies et dans presque tous les traités d'histoire naturelle, n’ont jamais existé. Selon M. Hamilton cette pierre précieuse, qu'on trouve si abondamment près des vives du Krichna et du Pennar, n’est connue dans le commerce sous le nom de déamans de Golconde, que parce qu'elle a été taillée dans cette ville, qui depuis bien des siècles a été justement regardée comme son marché principal,

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