‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 183 sur 457 · TABLEAU MINÉRALOGIQUE DE L'ASIE · texte numérisé non relu

TABLEAU MINÉRALOGIQUE DE L'ASIE

Dinmans. Jade, royaume du Nizam, Balaghat, Soumbloulpour, Gundur, Ceylan; Asie Russe, gouvernemens de Perm et d'Orenbourg,

AUTRES PIERRFS PRÉCIEUSES, Empire Birman; royaume de Siam; Inde, Ceylan, cte.; Russie Asiatique, dans les gouvernemens de Perm, d'Orenbourg, de Tomsk, d'Irkoutsk , etc.; empire Chinois, Chine, ete, ; royaume de Perse, Khorasan ; ete.; Turkestan- Indépendant, Badakhchan.

On. Empire Japonais, îles Sado, Niphon, etc.; empire Chinois, Tibet, Yun-nan, ct. pays des Lolos; île Huinan ; Asie Russe, gouvernemens de Perm, d'Orenbourg, de Tomsk, etc; empire Birman, Ava, etc.; empire d’An-nam, Cochinchine, Tuokin, etc. ; royaume de Siam ; péninsule de Malacca ; Asie Anglaise, royaume d'Assam, etc.

ARGENT, £mpire Chinois, Chine; Russie Asiatique, gouvernemens de Tomsk , Irkoutsk, etr.;

. Cmpire Japonais, province de Bungo; Asie Ottomane, Arménie, Asic-Mineurc.

Eraix, Empire Birman; royaume de Siam; péninsule de Malacca, royaume de Ligor, royaume de Quéda, île de Salanga, cte.; empire Chinois, Chine ; empire d'An-nam.

Mancure. Empire Chinois, Chine, Tibet; empire Japonais; Inde, Ceylan.

Cuivre. Empire Japonais, provinces de Sourounga, Atsingo, Küvo-Kuoni, etc.; Asie Russe, gouvernemens de Perm, d'Orenbourg, de Tomsk, Géorgie, etc.; Asie Ottomane, Asie- Mineure, Arménie ; empire Chinois, Yun-nan, Kouei-tcheou, ete., dans la Chine, Tibet, etc.; empire d'Anenam ; Inde, Népal, Agra, Adjmir, Nellore, etc. ; royaume de Perse, Adzurbaïdjan.

Fer. Asie Russe, gouvernemens de Perm, d'Orenbourg, de Tomsk, d’Irkoutsk ; Znde, Cachemire, Népal, Bengale, Bahar, Oude, Agra, Berar, Nellore, etc. ; empire Chinois, Chen-si dans la Chine, Tibet, Boutan; royaume de Siam ; empire d An-nam , Tonkin, etc.; Asie Otiomane, Diarbekr , ete.; royaume de Kaboul; Confédération des Seikhs, Peichaouer; royaume de Perse, Fars ; empire Japonais.

Pioms. Empire Chinois, Chine; Asie Russe, gouvcrnemens d'Irkoutsk, de Tomsk, de Géorgie ; royaume de Siam ; empire Japonais , tle de Leso ; royaume de Perse, Vars; Arabie, imanat de Mascate ; Asie Ottomane , Asie-Mineure, Arménie.

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DESCRIPTION DE L'ASIE, n17

Cnanvon pa Tenne, Æmpire Chinois, les provinces septentrionales de la Chine, Ce minéral existe en plusieurs autres contrées de cette partie du monde, mais sans y être exploité, Sur. Empire Chinois, Tehy-li et autres provinces de la Chine propre; Inde, Guzerate, Adjmèr , Bengale, Lahore, Allahabad , Agra , Orissa , ete., côte de Coromandel , Arakan, Ceylan, cte.; Asie Russe, step d'Ichim, de Baraba, ete,, lac de Koriakov, non loin de l'Irytche, Chirvan, Arménie, etc.; royaume de Perse; Arabie, Yemen; Asie Otto mane, Anatolie , Chypre, ete.

VÉGÉTAUX. Cette immense partie de l'Ancien Continent est dotée d'une végétation extrêmement riche et variée. Toutes les familles naturelles semblent en effet avoir des représentans dans les plantes de l'Asie, car la vaste étendue de son continent réunit les climats be plus disparates. Depuis les humbles végétaux des mers glaciales qui composent la Flore Arctique, de qu'aux arbres gigantesques et aux plantes, admirables par le luxe de leur végétation, des Indes orientales, on trouve en Asie tous les intermédiaires ; quelquefois les extrêmes semblent exister dans une même contrée, comme, par exemple, dans le nord de la presqu'île en-deçà du Gange où la haute chaine des monts Himälaya présente une végétation polaire; mais la plupart des autres pays de l'Asie offrent chacun une végétation homogène et tellement caractéristique que, pour donner une idee générale des plantes qui couvrent le Continent Asiatique, nous croyons convenable de le diviser en plusieurs grandes régions. Nous avouerons néanmoins que ces régions présentent sur leurs bords des nuances qui se fondent entre elles de manière à ne point offrir de limites précises. Elles se lient aussi par les plus grands rapports avec les autres parties du monde qui les avoisinent. Ainsi, la végétation de l’une a l'aspect Européen, tandis que celle de l'autre est ou Africaine ou Océanique, selon qu’elle est soumise aux mêmes influences climatériques de l'Afrique ou l'Océanie. Mais ce défaut de précision est inévitable, lorsqu'on veut parler d’une manière générale sur les objets d’une immense contrée. Les régions suivant lesquelles nous divisons l’Asie sous le point de vue botanique sont : 1° la région Sibérique ; 2° la région Sinico-Japonique ; 3° la région Arabico-Persique ; 4° la région Indique.

utre jouit de vents constans montagnes escarpées, séparosée de plateaux en grande le montagnes qu'ils portent cours se suivre de très près, js d'un volume considérable; la proximité de l'immense la petite masse d'eau qui le une température bien plus méridionaux du Continent

ou utile qu'on ne renent, Si l'Asie, sous le s brillant que l’Amériie, mais parce que l'on inérales, et parce que : tableau suivant offre les pays de l'Asie qui Mais nous devons faire ue les prétendues mines les géographies et dans it jamais existé. Selon abondamment près des ns le commerce sous le été taillée dans cette nt regardée comme son

ASIE

our, Gundur, Ceylan; Asie

Siam ; Inde, Ceylan, cte.; enbourg, de Tomsk, d'Ir- , Khorasan; etc.; Turkestan- RéGron Sisénique. Sous cette dénomination, nous entendrons la réunion de ces immenses contrées qui s'étendent depuis les monts Ourals à l'occident jusqu'à la mer du Kamtchatka à lorient, et depuis la mer glaciale jusqu'aux confins de la Chine proprement dite et aux montagnes qui bornent le Tibet. Arrosées par une multitude de fleuves et de rivières, coupées en divers sens par plusieurs grandes chaînes de montagnes , ces contrées nourrissent un nombre de végétaux fort considérable, nombre qui doit s’accroitre à mesure qu'on s'éloigne du pôle et que l'aspect du pays est plus diversifié, Jetons un coup-d'æil rapide sur la nature des régions partielles qui divisent naturellement cette grande portion du Continent Asiatique. Toute l'étendue comprise entre la Russie d'Europe et le fleuve Iénisseï offre dans ses productions une physionomie européenne. C'est à l'est de ce fleuve que l'on croit être réellement en Asie, soit par la nouveauté des plantes , soit par l'aspect étrange de la contrée, Ici ce n’est plus comme dans la partie occidentale une terre où çà et là s'élèvent des collines et quelques sommités élevées, mais le pays est traversé par de hautes chaînes de montagnes entre lesquelles s'étendent de vastes plaines ou des vallées remarquables par leur fertilité. Les bords du laïk , de l'Irtyche, de l'Ob et de la Selenga sont les lieux qui ont été le plus explorés sous le point de vue botanique; et les collections rapportées par Gmelin, Pallas et Patrin, donnent une idée de la végétation dans cette partie du globe. C'est principalement sur les environs du lac Baïkal et sur les gouvernemens où le commerce attire les voyageurs que nous avons le plus de notions.

Pour en donner une idée générale il convient , d'après l'examen des matériaux que nous possédons, de signaler les genres de plantes qui caractérisent la région Sibérique.

, Tibet, Yun-nan , cte., pays Orenbourg, de Tomsk, etc.; , Tuokin, etc.; royaume de am, etc,

ns de Tomsk , Irkoutsk, et; nic, Asic-Mineurc.

alacca, royaume de Ligor, ne ; empire d'An-nam.

de, Ceylan.

üvo-Kuoni, etc.; Asie Russe, etc.; Asie Oltomane, Asiec., dans la Chine, Tibet, etc.; , etc. ; royaume de Perse,

Tomsk, d’Irkoutsk ; Inde, llore , etc.; empire Chinois, * empire d'An-nam , Tonl; Confédération des Seikhs,

l’Irkoutsk, de Tomsk, de aume de Perse, Vars; Aruénie,

La majeure partie de ces genres appartient aux familles des ombellifères, des rosactes, des synanthérées, des gentianées, des graminées , des cypéracées, des crucifères, des légumineuses et des renonculacées, On en trouve également d'autres qui sont comme Jes représentans des petites familles dont ils font partie. Dans les ombellifères nous citerons plusieurs espèces de ligusticum et de selinum particulières aux bords du Iaïk et de la Lena, Le genre spiræa de la famille des rosacées est presque entièrement indigène de la Sibérie, Les asters, les absinthes (artemisia), les rentianes, les pédiculaires , les dauphinelles, les carezx, ele., sont fort nombreux dans les coftrées à l'est du Ténisseï. Parmi les légumineuses on remarque le genre astragalus, composé d'une masse énorme d'espèces presque toutes particulières à la Sibérie, mais répandues de loin en loin sur cette immense région, On conçoit, en effet, que la diversité des stations doit faire naître des plantes voisines quant aux formes génériques, mais très différentes par leur port , leur feuillage, ete. Ainsi, un genre de plantes tel que l'astragalus dont il vient d’être question, affectionne un climat particulier comme celui de la Sibérie; mais ses nombreuses espèces sont modifiées d'après les changemens des localités. D'un autre côté, la région Sibérienne est tellement vaste qu'on doit y distinguer plusieurs climats ; par conséquent les plantes qui naissent sous l'influence de ces climats divers, ne doivent point se ressembler. Aussi la végétation du Kamtchatka a-t-elle de grands rapports avec celle de la côte nord-ouest d'Amérique; tandis que les végétaux de la Daourie ressemblent à ceux de la Russie-Méridionale, ceux des monts Altaï ont des rapports avec les végétaux des chaines Caucasiques et ceux du gouvernement d’Irkoutsk avec les plantes de la Chine Occidentale,

Récron Sinico-Jaronique. Elle comprend non-seulement la Chine proprement dite, mais encore tout le royaume d'An-nam y compris la Cochinchine qui fait le prolongement méridional du littoral chinois sur l'Océan, ainsi que les grandes iles situées dans cette mer à l'est de la Chine , et qui dépendent de la monarchie Japonaise, Les difficultés sans nombre qu'ont éprouvées les Européens et surtout les savans pour péuétrer dans ces pays si dignes de l'attention des naturalistes, ont singulièrement retardé la connaissance des plantes qui ÿ croissent naturellement. Après avoir demeuré deux ans au Japon, Kæmpfer, médecin allemand, le quitta en 1692 et publia la relation de son voyage sovs le titre de Amænitates eroticæ, etc., ouvrage dans lequel il décrivit et figura les plantes les plus remarquables du Japon. En 1575, le docteur Thunberg, animé du zèle le plus ardent pour la science, surmonta tous les obstacles, s'établit comme chirurgien dans la petite ile où est située la ville de Nagasaki, en explora les richesses végétales sous le prétexte de chercher des plantes médicinales, parcourut ensuite pendant quatre mois tout le pays jusqu’à Iedo, capitale de l'empire. La Flora Japonica fut le résultat de cette expédition. Ce livre, malgré ses imperfections , est fort précieux à cause des renseignemens qu'il fournit sur l'état général de la végétation. De nouveaux renseignemens sont promis à l'Europe savante par le docteur Siebold, naturaliste hollandais, qui a fait un long séjour au Japon et qui a déjà publié quelques résultats de ses observations botaniques, particulièrement sur le genre Lydrangea. 1 s'en faut de beaucoup que nous ayons sur la Chine des documens aussi importans. La science des végétaux ne parait pas avoir fait de grands progrès chez les Chinois, car d'après les dessins des plantes qui nous sont venus de la Chine, par la voie du commerce, on s'aperçoit bien qu'ils ont tout sacrifié à la bizarrerie des formes et au brillant du coloris , et qu'ils se soucient fort peu de ce qui peut instruire sur les objets qu'ils ont voulu représenter, Cependant, grâces au goût des Chinois pour les plantes d'ornement , les négocians d'Europe ont pu se les procurer à Canton, le seul port qui leur soit permis de visiter et aux environs duquel quelques botanistes out herborisé pour ainsi dire par pro- : curation. Loureiro, missionnaire Portugais, qui a passé trois ans dans cette ville, ne

À pouvait obtenir les plantes des environs que par l'intermédiaire d'un paysan chinois. Cet ÿ auteur les a publiées dans l'ouvrage important qui a pour titre : Flora Cochinchinensis; mais le plus grand nombre des végétaux dont ce livre renferme l'histoire botanique, croit

dans la Cochinchine,

Une singulière analogie avec la flore Européenne, et en même temps la présence de > plusieurs végétaux de l'Inde; tels sont les traits principaux qui caractérisent la flore Japonaise. On y rencontre, en effet, des veronrica, des tris, des carez, des campanula , des chenopodium , des allium, des Juncus, des exphorbia, etc., ete. spécifiquement sem -

mbellifères , des rosacces, acées, des crucifères, des autres qui sont comme Jes ombellifères nous citerons ords du Iaïk et de la Lena, ent indigène de la Sibérie, aires, les dauphinelles , les ssei. Parmi les légumineuses e d'espèces presque toutes cette immense région, On des plantes voisines quant ir feuillage , ete. Ainsi, un , affectionne un climat pars sont modifiées d’après les > est tellement vaste qu'on jui naissent sous l’influence végétation du Kamtchatka l'Amérique; tandis que les nale, ceux des monts Altai et ceux du gouvernement

blables à nos plantes européennes. Mais, d'un autre côté, le Japon nourrit des canna F des amomum, des justicia, des celastrus, des carissa, des dioscorea, des diospyros, des paullinia, des laurus, ete., que nous savons être des plantes indiennes ou indigènes des climats tropiques. Ce mélange des deux végétations peut s'expliquer par la position géographique des îles japonaises, par la grande chaleur qui y règne pendant l'été et la basse température de l'hiver, enfin par l'inégalité et ia différence de nature du sol qui donne naissance à des plantes fort diverses. Le Japon offre en outre des espèces et mème des genres particuliers. Nous citerons, entre autres plusieurs plantes remarquables, l’olea fragrans qui sert, dit-on, à aromatiser le thé; l'aukuba J'aponica, arbrisseau que l'on cultive daus les jardins d'Europe, à cause de con feuillage touffu , luisant et tachete ; le gardenia fhorida, si multiplié dans les serres des jardins d'Europe et dont les fleurs toujours doubles exhalent l'odeur la plus suave; le rhus vernix, célèbre par le vernis qui en découle; les aralia cordata, pentaphylla et japonica, ces végétaux d'une petite famille voisine des ombellifères et dont les fleurs offrent l'élégante disposition qui caractérisent ces dernières ; plusieurs liliacées, telles que l'amaryllis sarniensis , \e lilium j'aponicum , les hemerocallis japonica et cordata, qui se sont répandues dans tous nos jardins; le camellia, qui, par les soins de nos horticulteurs, s’est extraordinairement multiplié et a produit un grand nombre de variétés aussi remarquables par la vivacité et la fraicheur de leurs couleurs que par l'élégance de leurs formes; le daphne odora ; le sophora j'aponica; le pyrus japonica à fleurs d'un beau rouge écarlate; le mespilus japonica; plusieurs spirées, et enfin le corchorus japonicus ou plutôt spiræa j'aponica , qui décorent maintenant les bosquets de l'Europe.

Quoique nous ne possédions que peu de données sur la végétation de la Chine, nous pouvons néanmoins avancer d'une manière générale qu’elle a beaucoup de rapport avec celle du Japon. Seulement elle est moins viche en plantes analogues à celles de l'Inde, landis qu’au contraire elle nourrit beaucoup de végétaux semblables à ceux de la région Sibérique et qui appartieunent même pour la plupart à des genres européens. La fertilité du territoire chinois, sa culture extrémement soignée, ont changé, sans doute , l'aspect du pays, soit par l’extirpation des espèces semées par la nature, soit par les changemens que la culture du riz et d'autres céréales ont fait subir au sol. Aux environs de Péking les plantes herbacées sont pour la plupart les mêmes que celles des environs de Paris. M. de Jussieu possède un herbier formé par ua missionnaire (le père d’Incarville), et qui peut servir de preuve à notre assertion. Cependant, certaines contrées de la Chine et particulièrement les provinces méridionales, sont les habitations naturelles de plusieurs plantes remarquables par leur extrême beauté ou par les usages qu'en font journellemeat, nonseulement les Chinois, mais encore des nations répandues sur toute la terre. Il nous suffira de citer parmi les plantes d'ornement, l’hortensia, l’hibiscus sinensis, le magnifique aster connu sous le nom de reine-marguerite , la jolie primevère nouvellement introduite dans les jardins d'Europe sous le nom de primula sinensis, le glycine sinensis, magnifique légumineuse à fleur de couleur lilas et qui se multiplie avec la plus grande facilité par les soins de nos horticulteurs , etc. Le thé (thea viridis), dont tout le monde connait l'utilité, est indigène de la Chine. Les différentes sortes que l'on rencontre dans le commerce ne proviennent pas d'espèces différentes sous le rapport botanique, elles doivent leurs qualités à la meilleure préparation qu'on leur fait subir zinsi qu’à la stratification de plusieurs couches des fleurs de l'ofea fragrans et du camellia sesanqua , végétaux communs dans les lieux où croît le thé. Nous mentionnerons encore , comme une des plantes les plus intéressantes par leur importance commerciale: l'illicium anisatum, qui fournit l’anis étoilé ou anis de la Chine, avec lequel on aromatise l’anisette de Bordeaux , et plusieurs autres liqueurs de table.

RéGron Anamrco-Pensique, Toute la partie sud-ouest de l'Asie, ou celle que nous désignons en Europe sous le nom d'Orient, est comprise dans cette région. Au nord, sa végélation se confond avec celle de l’Europe Méridionale et Orientale; excepté dans la partie située entre la mer Caspienne et la mer Noire, où de hautes chaînes de montagnes (le Caucase et le Taurus), et dans les plaines voisines des mers où la dépression d’un sol arenacé et imprégné de sel déterminent la croissance des végétaux particuliers. Les plantes de l'Asie Mineure, c’est-à-dire de tout le littoral Asiatique de la Méditerranée, ont les

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la Chine proprement dite, ne qui fait le prolongement s iles situées dans cette mer Les difficultés sans nombre Lrer dans ces pays si dignes naissance des plantes qui ÿ n, Kæmpfer, médecin alleovs le titre de Amænitates s les plus remarquables du rdent pour la science, surite île où est située la ville e de chercher des plantes s jusqu’à Iedo, capitale de 1. Ce livre, malgré ses imurnit sur l'état général de ope savante par le docteur Japon et qui a déjà publié ntsur le genre ydrangea.

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620 ABRÉCÉ DE GÉOGRAPHIE.

plus grands rapports avec celles de la Grèce, de l'Italie et de l'Egypte. Cependant, quelques pays dont le sol est très varié, la Syrie, par exemple, offrent aussi plus de variétés dans les espèces qu'ils nourrissent, Ainsi le Liban nourrit un certain nombre de plantes que l’on ne retrouve point ailleurs, C'est dans cette chaîne de montagnes que croissait en abondance, aux temps les plus reculés de l’histoire sacrée, le fameux cèdre (pinus cedrus L., cedrus excelsa des auteurs modernes) qui servit à la construction du temple de Jérusalem. Ce bel arbre est maintenant si rare dans sa patrie, que, suivant des voyageurs dignes de foi, on n’en trouverait pas trente individus dans toute la chaîne du Liban, D'autres plantes s'y sont au contraire extraordinairement multipliées. Ce sont principalement celles dont les produits sont devenus des objets de commerce très considérables. Telles sont les diverses espèces d'assragalus , d'où découle la gomme adraganth. L'empire Persan a reçu la visite d’un grand nombre de voyageurs; mais ces voyageurs se sont plutôt appliqués à transmettre leurs observations sur les mœurs, les usages et les antiquités des pays qu'ils ont parcourus, qu'à nous en faire connaître l'histoire naturelle, Les seuls documens importans que l’on possède en Europe sur la flore de l'intérieur de la Perse, sont encore inédits et consistent en quelques herbiers recueillis par les voyageurs Michaux, Bruguières et Olivier, Espérons que les matériaux recueillis par M. Bélanger, dans la traversée de la Perse depuis le Caucase jusqu'au golfe Persique , fourniront des renseignemens nombreux et intéressans pour la Flore de cette contrée. Ces collections, quoique fort incomplètes, donnent néanmoins une idée suffisante de la végétation persiques on cesse d'y voir les formes européennes qu'offraient encore les plantes de l'Asie-Mineure; les genres ont changé et ils offrent de grandes affinités avec les plantes de l'Hindostan, De tout temps les Persans ont été passionnés pour les jardins d'agrément, et ils y ont cultivé un certain nombre de charmans végétaux qui se sont répandus dans les jardins d'Europe ; tels sont le lilas, le cyclamen, plusieurs espèces d’œillets, de roses, etc., auxquels on donne pour nom spécifique celui de la Perse leur patrie originaire.

La flore de l'Arabie voisine de ia mer Rouge, car c'est la seule partie de cette région que l’on connaisse suffisamment , se lie avec celle d'Egypte. Parmi les botanistes qui ont exploré avec succès celte région . Forskal est celui qui a laissé le plus de renseignemens positifs; un séjour de plusieurs années dans l'Arabie heureuse, pendant lequel il se concilia l'amitié des indigènes, le mit à portée de connaître les végétaux du pays beaucoup mieux que n'aurait pu le faire tout autre voyageur. Sa flore d'Egypte et d'Arabie comprend un plus grand nombre de plantes appartenant à cette dernière contrée qu’à la première. Le littoral arabique de la mer Rouge est célèbre par la beauté et la richesse de ses productions vé-

étales, à l'exception des environs de Suez où la végétation est extrêmement aride, Près de Tôr, ville située au pied du mont Sinaï, on cultive en abondance plusieurs sortes d'arbres fruitiers, et on rencontre çà et là <'e petites forêts de palmiers. Au sud de ces contrées est située la partie principale de l'Arabie nommée Yemen ou Arabie heureuse. Ce riche pays est entrecoupé de rivières et de chaînes de montagnes qui entretiennent la fertilité de son territoire le plus souvent argilleux. Le climat y est assez pluvieux ; ce qui, joint aux autres circonstances, fait que la température y éprouve beaucoup de vicissitudes. C'est non loin de Loheïa, villa située sur les bords de la mer Rouge , qu'est le centre de Ja flore Arabique. On y rencontre de temps en temps, dans les terreius sablonneux , le corypha umbraculifera ou palmier-éventail qui croit abondamment dans les Indes-Orientales, Le café (coffæa arabica) est spontané dans les monts Djèbbel ésuad, près de la ville de Hadie; mais on cultive cette précieuse plante dans toute l'étendue de la contrée. Depuis la ville de Djôbla jusqu'à Taæs, le pays est pour ainsi dire envahi par de petits bois d’euphorbes arborescentes. On y voit aussi, mais en petite quantité, le mimosa nilotica, arbre qui fournit la gomme arabique. La présence en Arabie de ces plantes à gomme, de plusieurs autres qui se retrouvent également en Afrique, particulièrement sur la côte occidentale, indique un certain rapport de végétation entre ces diverses contrées, D'un autre côté, la Flore de la partie sud de la presqu'île Arabique , se lié avec celle de l'Inde- Méridionale et de :on archipel, ainsi que le prouve le palmier que nous avons mentionné plus haut.

Si nous ne craignions pas d'être par trop prolixe , nous citerions une foule de végétaux qui croissent dans l’Arabie et qui depuis long-temps sont célèbres par les parfums et les

Egypte. Cependant, quel.

rent aussi plus de variétés certain nombre de plantes e montagnes que croissait e fameux cèdre (pirus ce.

construction du temple de que, suivant des voyageurs toute la chaîne du Liban.

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omme adraganth. L'empire ces voyageurs se sont plules usages et les autiquités istoire naturelle, Les seuls de l’intérieur de la Perse, par les voyageurs Michaux, par M. Bélanger, dans la ; fourniront des renseignees collections, quoique fort tation persique; on cesse tes de l’Asie-Mineure; les plantes de l’Hindostan. De ément, et ils y ont cultivé dans les jardins d'Europe; e roses, etc., auxquels on paire.

> partie de celte région que ; botanistes qui ont exploré de renseignemens positifs; lequel il se-coneilia l'amitié pays beaucoup mieux que Arabie comprend un plus qu’à la première. Le littoral esse de ses productions vét extrêmement aride, Près bondance plusieurs sortes e palmiers. Au sud de ces emen où Arabie heureuse.

agnes qui entretiennent la est assez pluvieux ; ce qui, e beaucoup de vicissitudes.

Rouge , qu'est le centre de es terreins sablonneux, le at dans les Indes-Orientales, el èsuad, près de la ville ndue de la contrée, Depuis envahi par de petits bois ntité, le mimosa nilotica, e ces plantes à gomme, de ticuliérement sur la côte es diverses contrées, D'un , se lié avec celle de l’Indeque nous avons mentionné

ions une foule de végétaux bres par les parfums et les

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médicamens qu'on en retire; nous parlerions de ces plantes céréales tellement nombreuses et vigoureuses dans cette partie du monde, qu'on a prétendu que celle-ci en avait été le berceau ; mais ces renseignemens nous forceraient de dépasser les limites de cette notice qui a seulement pour but de donner une idée générale sur la végétation des diverses régions.

Récron Ixpique. De toutes les parties du continent Asiatique, c'est la plus favorisée de la nature. Après les conquêtes d'Alexandre, lorsque lon eut pénétré dans les contrées au-delà du Gange, rien ne frappa plus d'admiration les anciens que les productions aussi belles que singulières de ces Indes-Orientales qui semblaient avoir en dépôt toutes les richesses et les magnificences naturelles. Cependant on ne les cunnut pendant long-temps que d'une manière très imparfaite, quoique les naturalistes, et particulièrement Aristote, eussent porté vers elles une vive attention. Mais la science des végélaux n’était encore appuyée sur aucun principe stable; l’art de la culture n'avait d’ailleurs fait aucun progrès en Europe, et dès-lors on ne pouvait avoir sur les plantes de l'Inde d’autres notions que celles qui étaient fournies par les voyageurs dans l'esprit desquels les êtres les plus disparates se confondaient.

Ce ne fut qu'après la découverte du passage aux Indes par le Cap-de-Bonne-Espérance, et lorsque les Portugais et les Hollandais eurent éiabli des comptoirs sur les côtes des vastes presqu'iles de l'Asie - Méridionale, qu'on commença à se former des idées exactes sur leurs productions végétales. Plusieurs d’entre elles devinrent des objets importans de commerce, et par cela même leur origine fut tenue, pour ainsi dire, secrète, par les nations ou le: particuliers qui voulaient en perpétuer le monopole entre leurs mains. Les propriétés médicales, vraies ou imaginaires, d'un très grand nombre de ces plantes, employées par les naturels contre une infinité de maladies, déterminèrent quelques médecins à les étudier avec plus de soin qu'on ne l'avait fait jusqu'alors, C'est dans ce but que Rumph et Rhéede écrivirent leurs énormes in-folios, dont l'un a pour titre : Herbarium Amboinense ; et l'autre : Hortus Malabaricus. Nous citons ici l'ouvrage de Rumph quoiqu'il traite des végétaux appartenant à une partie de l'Océanie, mais la similitude de ces plantes avec celles du Continent Indien, oblige les botanistes qui étudient celles-ci, à consulter les planches dont cet ouvrage est orné et qui souvent sont les seules que l’on possède. Aussitôt que la botanique eut pris rang parmi les véritables sciences, on ne tarda pas à explorer les végétaux de l'Inde avec autant et même plus de succès que pour d'autres contrées plus rapprochées de nous. Burmann, coutemporain de Linné, écrivit une Flora Indica, résumé de tout ce que l’on avait écrit jusqu'alors , enrichi de plusieurs espèces que le savant Paul Hermann avait recueillies lui-mème et dont Burmaun avait acquis la précieuse collection. Enfin , de nos jours les travaux de %oxburgh, dans le magnifique ouvrage sur les plantes de Coromandel, des docteurs Francis Hamilton, Carey et Wallich , dans les deux volumes qui ont paru récemment de la nouvelle Flora Indica , les immenses matériaux rapportés en Europe par M. Wallich qui en a commencé la publication dans ses Plantæ Asiaticæ rariores, ont presque complété les connaissances qu’il était possible d'acquérir sur la végétation du Continent Indien.

Au nord de la presqu'île en-deçà du Gange, court la vaste chaîne des monts Himälaya. Les pays adjacens nourrissent des plantes qui offrent de grands rapports avec les plantes des climats septentrionaux. Celles du Népâl, par exemple, qui sont les mieux connues , ont toutes une physionomie que nous uommerions volontiers européenne, car une graüde quantité d’entre elles appartieunent à des genres dont À: ssaieure partie des espèces croît parmi nous. C’est dans cette partie de l’Inde que croit naturellement ie beau marronnier (cesculus hippocastanum) si répandu aujourd’hui ans ! Europe. Mais à mesure que l’on s'approche de l'équateur et que l'on descend en mème 'emps, des plateaux élevés sur lesquels s'appuient les hautes montagnes , la végétation change de face, elle déploie alors tout le luxe et la majesté qu'elle offre ordinairement sous les climat: trapiques, lorsqu'elle est secondée par les agens les plus puissans, crime la nature du :o1 et l'humidité, En effet, ce u’est point aux plages arides de l'Afiiiu situées sous les mêmes latitudes, mais au Brésil et à l'Amérique-Méridicnale que les Indes-Orientales peuvent être comparées. Mais, malgré l’analogie qu’on observe entre les végétations de régions si distantes entre elles , on trouve que chacune : reçu en partage des plantes qui en font la décoration particulière et caractéristique.

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