‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 192 sur 457 · INDE · texte numérisé non relu

INDE

Cette vaste contrée, dans les limites que lui accordent les géographes, portait anciennement chez les peuples qui l’habitent les noms généraux de Djamboudwipa , Y'ile de l'arbre Djambou (Eugenia Djambou) et de Bharatakhanda, \e pays de Bharata. Ils le divisent en Pays Septentrional (Ouditchya-desa), Moyen (Madhya-desa) et Méridional (Dakchina-desa). Ils regardent la partie septentrionale et la moyenne, ou tout le pays compris entre l’Himälaya et le monts Vindhya comme la véritable patrie de leurs ancêtres. Tout ce qui est hors de ces frontières, était réputé pays impur, et même l’Inde-Méridionale au sud des Vindhya. Dans les anciens livres de Zoroastre, l’Inde porte le nom de Ferakh-kand. La dénomivation qu'on lui donne communément d’Znde en decà du Gange est on ne peut plus inexacte, parce que ce fleuve passe au travers, mais ne forme pas la limite orientale des provinces d’Allahäbäd, de Behar et de Bengale, qui en sont indubitablement des parties intégrantes et principales. La qualification de péninsule, que lui accordent quelques géographes, ne saurait convenir tont

irkestan pour la population aauat de Tachkend , et de- > sur un petit affluent et à C'est une ville industrieuse a; peut-être sa population e fortification. Les trois ba- , Sont, avec son chateau et les maisons sont en:terre.

LAN et KuopsenD, qui selon nd. Kodjand est situé: sur le peuplée. TacakenD, sur des lustrieuse, jadis capitale du l'unkesran, jadis florissante le ne contient aujourd'hui

au plus qu’à la partie de l'Inde qui s'étend au sud de la Nerbudda, et qu'on connaît depuis long-temps sous le nom de Dekkan ou Pays du Midi. Les limites naturelles de l’Inde sont au nord, l'Himâlaya; à l'ouest, la chaîne qu’à la page 607 nous avons proposé de nommer Soliman-Brahouik; à l'est, les monts Khamti, les hauteurs qui séparent les affluens du Brahmapoutra de ceux de l’Irraouaddy; ensuite la chaîne de montagnes qui traverse l’Arakan. La mer des Indes achève le contour de cette magnifique région. Dans ces limites tracées par la nature, l'Inde compreudrait l’#ssam , le Pays des Garrows, le Katchar, tout le Tiperd, la plus rande partie du Xathiou Kassar et l’Ærakan, pays que l’usage place Er l'Inde-Transgangétique, ou dans la presqu'île au-delà du Gange ; le Sindh , \e Pendjdb et le pays compris entre les bords occidentaux de l'Indus et les monts Soliman-Brahouik.

Il est bon aussi de faire observer que lorsqu'on parle du commerce des * Indes, on y comprend souvent non-seulement le commerce de l’Inde- Transgangétique , mais aussi celui de la Chine, du Japon, et des prétendues Iles Asiatiques ou de la Malaisie. On l'appelle le commerce des Indes- Orientales pour le distinguer de celui des Zndes-Occidentales ou de l’Amérique, Quelquefois on appelle le premier le commerce des Grandes-Indes par opposition à celui de l'Amérique qu’on nomme des Petites-Indes, POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude, entre 65° et 90°. Latitude, entre 8° et 35°.

CONFINS. Au nord, le Tibet et autres contrées comprises dans l’emire Chinois. A l’est, l’Inde-Transgangétique. Au sud, l’'Océan-Indien. A ’ouest, le Beloutchistan et le royaume de Kaboul. FLEUVES. Peu de régions de l’Ancien-Continent offrent un plus grand : nombre de fleuves que l'Inde ; elle en possède même deux qui figurent armi les plus grands du globe. C'est à ces vastes et puissans courans qu'elle doit sa grande fertilité. Voici les fleuves que notre cadre rétréci nous permet de mentionner ; nous les rangeons en deux classes selon les mers différentes auxquelles ils aboutissent.

Le GOLFE D'OMAN recoit :

L'Ixpus, qui parait prendre sa source dans le Petit-Tibet, au pied des monts Kaïlasa, sur le revers septentrional de l’Himâlaya; il court d’abord au nord sous la dénomination du Sinp , est joint par la rivière qui passe par Leh ou Ladak et traverse la ville de Draus; franchissant ensuite l’Himälaya ce fleuve traverse le royaume fondé par Randjit-Singh et la principauté de Sindh en passant par les villes d’Attock, d'Haïdräbäd et de Tatta. Deux branches principales s’en détachent; celle nommée KamBarGanDy où LârknÂna au dessous de Bakkâr, qui après un long délour vient encore rejoindre le fleuve principal; et celle appelée FanrÂn ; celle-ci traverse l'extrémité occidentale du graud marais de Run (Ruun), et contribue par ses eaux à former la grande île de Katch (Cutch). Selon M. Hamilton, le prétendu grand delta que les cartes donnent à ce fleuve, n'existe pas, excepté dans le plus fort de la saison pluvieuse, L’Indus n’a à proprement parler qu'une seule embouchure qui verse ses eaux dans la mer. Ses principaux affluens à la droite sont: le Kameh ou Xaboul, grossi à la gauche par la grande rivière qui traverse le Kaferistan; à la gauche : le Pandjnad, formé par la réunion de cinq rivières qui donnent le nom au Pendjäb ou province de Lahore ; ces rivières sont le Djhelam (Jhylum) nommé aussi Bekat, qui reçoit, selon M. Hamilton, le Tchendh et le Raveï, et le Set le dj (Sutledge), qui prend le nom de Gharra après avoir reçu le Bedjah (Byas). Le Setledj est le plus remarquable des affluens de l'Indus par la longueur de son cours et par l'énorme élévation à laquelle se trouvent les lacs de Rawan et Mana Sarovara, qui paraissent devoir être regardés comme ses sources, D'autres géogra-

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phes considèrent le Tchenäb, comme la branche principale à laquelle ils font aboutir le Djhelam. 11 parait aussi qu'on pourrait regarder comme un affluent temporaire de l’Indus le Ban, qui traverse l’Adjmir et dont les branches inférieures se perdent dans le grand marais Run; ce dernier s'étend à l’est de la branche de l'Indus nommée Farnän sur la carte que M. Cary vient de publier, et Gowr sur des cartes moins récentes.

La Nanmmani ou Nensüpnan prend sa source dans un petit lac, sur le plateau d'Omerkantak dans le Gandwänà, court à l'ouest en traversant cette province, el celles de Malwa, de Kandeich et de Guzerate, en passant par les villes de Mândlah, Garräh Hindia et Barotch, et finit au golfe de Kambaÿa. Ses affluens sont trop peu considérables pour nous engager à les mentionner ; mais nous rappellerons que c’est au sud de ce fleuve que la plupart des géographes font commencer le Dekkan, Ù

Le Tarry nait dans le Gandwân , court de l'est à l'ouest presque parallèlement à la Nerbuddah, traverse les provinces de Berar, de Malwa, de Kandeich et de Guzerate et, après avoir passé par Bourhänpour et Surate, entre dans le golfe de Kambaya. 5

Le GOLFE DU BFNGALKF. ‘it:

Le KÂveny ; «ee? ‘ive laus les Gates Occidentales, :-- :- le Maïssour, le Koïmbatour et le Ke: ‘’k, pus * Eroad, Seringapatnam, T, ‘poly, et par plusieurs branches se rend dans le gui du Bengale, C'est sur ces branches que se trouvent Negapatam, Karikal et Tranquebar.

Le Pawnar a sa source sur le plateau de Maïssour, court au nord sur ce dernier traverse le Balaghât et dans le Karnatik se rend à la mer, ’ La Kisrxau ou Kaicuna prend sa source dans les Gates Occidentales dans le Bedjapour, traverse cette province, celle d'Haïderâbâd et dans les Circars du Nord entre dans le golfe de Bengale, par deux branches principales; celle du Nonp dite aussi Kisrmam passe près de Masulipatam; celle du Sup, qui est la plus large, prend le nom de Strrerex. On doit remarquer avec M. Hamilton que ce fleuve, plas que tout autre courant de l'Inpx est riche en diamans et autres pierres précieuses. Ses principaux affluens à la droite sont: la Mdlparbd et la Toumbadràh (Toombudra); cette dernière est regardée par quelques géographes comme une des trois branches dont selon eux se forme la Kistnah; la Toumbadräh reçoit à la droite la Féddwatty,-qui vient du centre du plateau de Maïssour, Les principaux affluens de la Kistnah à la gauche sont : la Bimd, grossie par la Sina et autres rivières; et la Moussy qui passe par Haïderabad.

Le Gopaveny, naît dans les Gates Occidentales, dans l'Avrangäbäd, le traverse ainsi que les provinces de Bider , de Berar et les Circars du Nord. C’est dans ces derniers que ce fleuve entre dans la mer par plusieurs embouchures qui portent différens noms, et dont une vers le nord relient la dénomination de Godavery. Ce fleuve passe par Nâdere et Mangapett. Ses principaux affluens sont à la droite : la Ma n d jera; à la gauche: la Pourna, la Ward grossie par la Pain-Gangd, la Bain-Gangd et le Silair,

Le MäinÂnanpy ou Karrar (Cuttac), descend des montagnes du Baudelkand, traverse le Gandwänä et l'Orissa, baigne Senepour et Kattak, et après avoir formé un large delta composé de plusieurs branches entre dans la mer.

Le Gance est le fleuve principal de l’Inde. Il est formé dans le Gherwal par l'union des deux branches le BuâcrnaTuy, qui est regardé comme le vrai Gange, et par l'Acânnannâ. Le Buâcrnaray sort du flanc de l'Himâlaya au-dessus de Gangotri à la hauteur de 13,800 pieds anglais au-dessus du niveau de la mer. Mais selon M. Hamilton le Dauur, étant plus considérable et venant de plus loin, devrait être regardé comme la source principale, Le Bhâgirathy et l'Aläknandà se réunissent dans un lieu nommé Devaprayaga, où s'élève un temple qui est un des sanctüaires les plus célèbres parmi les Indiens. Après Hardwär le Gange entre dans la vaste plaine de l'Hindoustan, traverse les provinces de Delhi, Agra, Aoudh, Allahäbäd, Behar et Bengale, en passant par Farrakhâbäd, Allahäbâd, Mirzapour, Benares, Ghazipour, Patna, Râdjämahala. C'est dans le Bengale que ce fleuve forme un delta immense composé d’un grand nombre de branches, sur lesquelles se trouvent Mourchidäbâd, Kassim-bazar, Dakka et autres grandes villes. Les branches principales sont : l'Houczx, qui passe par Calcutta et Chandernagor ; elle est toujours navigable et traversée par les vaisseaux qui font le commerce avec la capitale de l’Inde Anglaise; ses eaux sont réputées sacrées par les Brahmines, Ces prètres de

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Brabma jureut devant les tribunaux sur ses eaux, comme les mahométans jurent sur le Coran et les chrétiens sur l'Évangile. Viennent ensuite : l'HourinGorrÀ, qui est aussi toujours navigable ; et le Gaxex proprement dit; c'est la plus orientale; elle confond ses eaux avec celles du Megna ou Brahmapoutra au-dessous de Lakipour. Les principaux affluens du Gange sont à la droite : la A a /li- N add y (Calini), la D jam nd (Jumnah) dont les sources se trouvent dans le Gherwal à l'ouest de celles du Gange ; elle passe par Delhi, Agra et Allahäbäd , et reçoit le Tchambal (Chumbul), la Betwah et la Xiane; la Sone qui passe par Daoudnagar. Les principaux affluens à la gauche sont : la Räm. ganga, qui passe à Morabad; la Goum ty (Goomty), qui arrose Lucknow; la Gogra, qui naît sur le versant méridioual de l'Himälaya dans le Nepal, forme la célèbre cascade de Kanar, passe par Feïzäbäd et Aoudh, et reçoit le Aali, le Tchauka , le Rapty et le Petit. Gandatk ; le G a n da k (Gunduk), qui est le plus grand fleuve du Nepal et dont les sources se trouvent selon les uus dans le l'ibet, selon d'autres près du Dhawalaghiri, la plus haute montagne connue du globe; le Adgmatty (Bogmutty), qui nait près de Khatmandou, capitale du Nepal; le Kouss us (Kosi, Cosah), qui prend sa source sur le versant méridional de l'Himälaya, reçoit l'A4run et le Tombao dans le Nepal, et le Gogary dans le Behar; la Mdhdämada, gvossie par le Päérndbabah; la Tistah (Teestah); c'est le dernier des grands affluens du Gange; il uaît dans le Tibet, sépare la principauté de Sikkim du Boutan, passe par Dinâdjpour et partage inégalement le tribut de ses eaux entre le Gange et le Rrahmapoutra. :

Le BaaumarouTRA (Burrampooter); sur l'autorité de Rennell et de Turner les géographes représentaient ce fleuve comme la continuation du grand courant qui traverse le Tibet sous le nom de Zzanersiou; mais l'exploration faite en 1829 par les lieutenans Wilcox et Burlton a démontré que le Brahmapoutra naît dans le pays de Borkhamti au pied des Langtan, montagnes neigeuses qui s'élèvent à l'est de l’Assam et au nord de l'em: pire Birman. Ce fleuve traverse le pays des Mismi, le royaume d'Assam et le Bengale vriental, et après avoir reçu une branche du Gange et quelques-unes de celles de son affluent Tistah, le Brahmapoutra prend la dénomination de Mzcna, passe par Lakipour , et au-dessous de cette ville il confond ses eaux avec celles du Gange. Ces deux fleuves réunis arrivent au golfe du Bengale, où ils forment un vaste delta. Les principaux affluens du Brahmapoutra, dont le cours supérieur appartient selon les divisions arbitraires des géographes à !’Inde-Transgangétique, sont à la droite : le Go ddado, qui vient du Boutan; à la gauche: le Zrak, qui traverse le Kassay occidenta! et le Katchar dans l'Inde-Transgangétique, et le Silhet dans le Bengale; le Goumti (Goomty), qui traverse le Haut-Tiperah dans l'Inde-Transgangétique et le Bas-Tiperah dans le Bengale.

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RELIGIONS. Les Hindous sont très inégalement partagés sous le rapport de leurs croyances religieuses. Le BrammAnISMe est professé par plus des sept huitièmes de la population de cette contrée. Les princes Maharattes , les rois de Maïssour , de Travankore, les princes radjapoutes d’Adjmir, etc., etc., appartiennent à cette religion. Le Bouppnismr est professé par une grande partie des habitans de Ceylan, par les Tibetains (Bhotias) dans le Kemaoun, dans le Nepal, la principauté de Sikkim. La croyance des Djaïnas , sectaires établis dans le Dekkan et peu nombreux comparés avec les adorateurs de Brahma, est une dégénération du Bouddhisme. La rezicroN DE Nanek, réformée par Gourou-Gowind, qui nous paraît tenir le milieu entre le Brahmanisme et l’'Islamisme , est professéc par les Seikhs, peuple guerrier et dominant dans la confédération de ce nom. La piupart de ses disciples vivent dans le Lahore -et dans la partie occidentale de la province si Delhi; le célèbre Randjit-Singh était attaché à ses dogmes. L’IsLamisme compte après le Brahmanisme le plus grand nombre de croyans ; c’est la religion professée par les prétendus Mongols, et celle qui dominait dans l’Inde lorsque la plus grande partie de cette contrée formait le grand empire, dont le souverain était connu

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sous le titre de Grand-Mogol, C'est aussi la religion que professent encore les souverains des royaumes du Decan où d'Haïderâbâd, d'Aoudh, les princes Battiers dans l’Adjmir , les radjas de Bopal, les princes du Sindh, etc., ete. La RELIGION Des Macus ou pr Zonoasree est professée par les Parsi ou Guèbres, dont le plus grand nombre vit à Bombay, à Surate et autres villes du Guzerate. Le Cunisrianismx compte plusieurs milliers de fidèles surtout dans l’île de Ceylan, dans le Malabar et dans le Canara. Les Catholiques sont les plus nombreux; viennent ensuite les Jacobites, les Protestans , les Arméniens et les soi-disant chrétiens de Saint- Thomas. La RELIGION pe Moïse, dont on a tant exagéré le nombre des croyans, ne compterait, selon les calculs approximatifs des meilleurs auteurs qui ont écrit sur l'Inde, qu'environ 100,000 âmes : c'est dans le Malabar qu’on les trouve en plus grand nombre.

GOUVERNEMENT. Tous les nombreux princes indigènes qui règnent encore sur une grande partie de l’Inde jouissent d'une autorité absolue sur leurs sujets, quoiqu'elle soit différemment modifiée dans quelques états. Dans la confédération des Seikhs, dans les états des princes Muharattes, dans ceux de l'Adjmir, aussi bien qu'en plusieurs autres principautés tributaires des Anglais, le gouvernement peut être regardé comme féodal. La Compagnie Anglaise des Indes-Oricntales, qui est le véritable souverain de presque tous les pays qui forment l'empire Anglo-Indien, quoique jouissant de tous les droits annexés à la royauté , n’en a pas le titre; son autorité n’est que temporaire; elle doit être confirmée tous les 20 ans par le roi d'Angleterre, dont elle reconnaît toujours la suzeraineté, et auprès de qui elle est responsable de la conduite des gouverneurs généraux et des employés supérieurs. Dans ses possessions immédiates on a laissé subsister les lois du pays; seulement on a introduit plusieurs améliorations dans ie mode d’administrer la justice et dans tout ce qui concerne la police. Le grandmogol Acbar IL existe encore à Delhi, où il vit richement pensianné par la Compagnie; mais au milieu des égards qu'on lui témoigne et dela pompe royale dont il est environné, il n'en est pas moins un véritable prisonnier , n’ayant pas la liberté de sortir de son palais. La Compagrie fait placer son nom et son protocole en tête de quelques-uns des édits qu'elle rend pour l'administration de la justice dans la partie de ses vastes possessions situées dans les anciens états de ce prince.

Les princes qui régissent les pays médiats ou: vassaux de la Compagnie, n'en sont guère que les souverains nominaux pour tout ee qui ne concerne pas l'administration intérieure de leurs territoires; pour tout le reste l'autorité réelle appartient aux résidens anglais accrédités à leur cour. Une foule de petites principautés enclavées dans les provinces immédiates de la Compagnie doivent èire regardées plutôt comme des grands fiefs que comme des territoires vassaux; et tous les états radjepoutes dans la vaste province d’Adjmir, forment depuis 1818 une confédération particulière sous la protection des Anglais.

Le gouvernement du Sindh offre un véritable phénomène politique. Trois branches de la famille Talpouri, beloutchi d’origine, occupent simultanément le trône d’Haïderâbäd. Par le traité qu’elles ont stipulé en 1809 à la mort de Mîr Fattih-Ali, l'aîné mâle de chaque famille hérite par tiers du royaume du Sindh, de manière cependant que le plus âgé des trois aînés a la prééminence ; la moitié du territoire est censée lui appartenir; il prend

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Rennell et de Turner les grand courant qui traverse eu 1827 par les lieutenans s le pays de Borkhamti au l'Assam et au nord de l'em:

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le titre d'AÆmir et se trouve à la tête du gouvernement. Le plus âgé après lui occupe la seconde place, et le plus jeune la troisième. La formidable association connue sous le nom de Péndaries , qui pendant une longue suite d'années a ravagé régulièrement tous les ans plusieurs provinces de l'Inde, a été entièrement détruite par les Anglais en 1818. Dans la même année ils ont mis fin à la puissante confédération des Maharattes. Quelques années auparavant ils avaient détruit plusieurs établissemens de pirates sur la côte occidentale de l'Inde, et dernièrement ils ont fini de purger ces parages, ainsi

ue ceux du Gange des corsaires qui les infestaient encore. Mais la plupart

es Bhüs (Bheels), les Sondies , les Minahs (Meenuhs) , les Gadjars (Gudjurs), les Xoulies , les Xitchaks ou Gidarmars, les Tchohans (Chohans), les Thougs, les Gerds et autres peuples dans l'Inde, les Bedahs où Waddahs dans l'île de Ceylan, errent sur de vastes espaces à-peu-près déserts et vivent encore sans lois et dans l’état sauvage. Nous ajouterons que les Bhinderwas, tribu de Gônds qui habitent dans es montagnes d'Omerkantak dans le Gandwänä, sont incontestablement anthropophages par suite d’une horrible superstition, qui leur fait croire que c’est une action agréable à Kali et un acte de miséricorde envers leurs parens que de les tuer et de les manger, lorsqu'ils sont attaqués d’une maladie grave regardée comme incurable, ou bien lorsque quelque individu de la famille, arrivé à un âge avancé, devient faible et infirme. Cet horrible festin, dit le lieutenant Prendegast qui en 1820 visita cette peuplade, est partagé par tous ses parens et amis qu'on a soin d'inviter Les ces occasions.

INDUSTRIE. Depuis bien des siècles l'Inde est renommée par l'industrie et l'adresse de ses habitans dans les arts. Les toiles de coton qu'on appelle communément indiennes , parce que de temps immémorial elles ont formé un article principal des exportations de l'Inde, les étoffes de soie, les draps et les châles de laine, les tapis et les nattes sont les articles dans lesquels se distinguent les Indiens. On peut même dire que par la combinaison et les heureux mélanges de différentes espèces de coton qui conviennent par leur force, leur souplesse et leurs qualités variées au tissage des différentes mousselines , et à force de recherches et d'observations faites par les ancêtres, et transmises de père en fils, les Hindous sont parvenus à perfectionner les arts de la main et à les porter tous à un degré de perfection que les nations les plus industrieuses de l'Europe n’ont pu atteindre que dis ces dernières années. On ne compte pas moins de 124 espèces différentes d’étoffes de coton que ces peuples savent travailier. Vizigapatnam, les environs de Mazulipatnam, Paliakate, Madras, etc., plusieurs villes de l'Orissa et du Bengale sont les lieux qui en fournissent la plus grande quantité et les qualités les plus estimées. Les soieries brochées d'or et d'argent de Surate; les étoffes de soie de Mourchidâbäd, Kassim-bazar et autres villes du Bengale; les draps et surtout les châles de Kachemiîr qui sont encore supérieurs à tous ceux qu’on a fabrique: hors de ce pays, et les tapis de Patna sont, avec les ouvrages en filigrae et en natte et les armes blanches, les autres objets dans la fabrication deique's se distinguent éminemment les peuples de l'Inde.

COMMERCE. Les productions du sol aussi variées que précieuses et abondantes, et les produits de l'industrie ont attiré depuis la plus haute a..tiquité les nations commerçantes dans cette contrée, qui a été toujours le centre d’un grand commerce. Les Hindous sous le nom de Banianes,

vrineipaux royaumes de l'Europe, sont en allant de l'ouest à l'est le Zahore, le Moultan ,

le Sindh, le Katch, le Guserate, lo Malwa, l'Adjmir, le Delhi, l'Agra , l'Aoudh, \'Allah. dhdd, le Behar et le Bengale,

Le DEKKAN-SEPTENTRIONAL ou DEKKAN proprement dit, qui s'étend au sud de [x Nerbuddah et d'une ligne imaginaire tirée depuis la source de ce flouve jusqu'au golfe de Bengale. Dans son acception générale, cette division s'étend usqu'au cap Comorin; mais dans le sens propre et chez les naturels, le Decan du côté du sud est limité, selon M. Hamilton, par ln ToombadrA et le Kistuah, Rétrécie de la sorte, cette division de l'Inde ne comprend que le Kandeich, l'Avrangaäbéd, le Bedjapour, \'Haïderdbdd, le Bider, le Berar, le Gandwdnd , l'Orissa et les Circars du Nord.

Le DEKKAN-MÉRIDIONAL ou PAYS AU SUD DU KRICHNA. Cette partie comprend le reste du rang) ge dre cap Comorin, qui en est l'extrémité méridionale, Ses subdi. visions sont selon M. Hamilton : le A'anara, le Malabar, le Kotchin, le Travankore, le Koïmbatour, le Karnatik, le Salem ou Barrémaähät, le Mysore, le Balaghät.

Les ILES qui en dépendent géographiquement, Nous passons sous silence la grande Île for. mée par le Farrân, branche de l'Indus, et le Run, pa 4 “ssez considérables qui forment le delta du Gange et du Megna , et les Îles beaucoup plus petites qui se trouvent le long des côtes du Guzerate, Nous nous bornerons à nommer ici le groupe de Salsette ou de Bombay, cause de son importance politique et archéologique; le groupe de Ceylan, dont l'tle principale est unc des plus grandes de toute l'Asie; et les deux vastes groupes d'innombrables

écueils, que les géographes depuis long-temps décorent du titre imposant d'Archipel des Lakedives et d'Archipel des Maldives.

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