‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 201 sur 457 · PE ES · texte numérisé non relu

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Aumenâsân, sur le Sabermatty, jadis capitale de la province de Guzerate et une des plus grandes, des plus belles ct des plus riches villes de l'Asie u temps du voyageur Thévenot. Quoique très déchue pendant les

hinchoor), petite ville de | révolutions qui ont bouleversé l’Iude, et rendue une des plus misérables i f

yau mystérieux), que les de leurs divinités favorites;

. Sernour (Serroor), ville villes de cette contrée par les vexations exercées sur ses habitans pendant

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la domination des Maharattes, elle offre encore plusieurs édifices qui at testent son ancienne splendeur. On doit surtout nommer : la Djema'- Mesdjid , bâtie par l’empereur Ahmed; c’est une des plus belles mosquées de l'Inde; on vante ses deux hauts minarets, la grande place qui l’environne et le superbe mausolée de ce monarque, qui en est tout près; la mosquée de Sadja’at-khan, moins magnifique, mais plus élégante que la précédente; la #osquée dite d'ivoire à cruse de ses nombreux ornemens en cette matière , ainsi que d’autres en argent et en nacre. Ahmedäâbâd a beaucoup souffert par le tremblement de terre de 1819. On croit que sa populatiun dépasse actuellement 100,000 âmes.

Dans ses environs immédiats on trouve : le Kokanta (Kokarea), joli petit lac d'environ un mille de circonférence, bordé tout autour en gierre de taille ct de grands es:aliers; on y arrive par quatre entrées magnifiques; au milieu il y a une île sur laquelle on voit un palais qui tombe en ruines environné de jardins qu'on laisse dépérir. CHÂn Bic (le jardin Royal), palais magnifique, bâti par l’empereur Chäh-djihân lorsqu'il était viceroi du Guzerate, est encore assez bien conservé, mais ses beaux jardins sont presque entièrement détruits. Sxnxaze, remarquable par sa grande mosquée , bâtie exactement sur le modèle de celle de la Mecque.

Plus loin et dans un rayon de 33 milles on trouve : Kaïrau, jolie ville, très importante par le voisinage d'un des principaux cantonnemens de l’armée anglaise; elle possède un beau temple djain avec un coliège de ces sectaires. Kampaya, grande ville, très déchue, résidence d'un nabab dont l'autorité est presque nulle, et tributaire des Anglais. Des rues désertes, des mosquées qui s'écroulent, des palais qui tombent en ruines rapps encore son ancienne splendeur et l'instabilité des choses humaines. Le darbdr ou e palais du nabab, et la Djema’ Mesdjid ou la mosquée principale, sont de beaux édifices assez bien conservés. On y voit aussi un beau temple souterrain de la secte des Djainas, remarquable surtout par le grand nombre de statues qu’il contient. La retraite de la mer et l’attérissement de son port qui était le grand débouché d'Ahmedäbäd, ainsi que la ruine de son commerce ont tellement diminué son imménsé population qu'on ne l'estime plus qu'à 30,000 âmes.

Parmi les villes les plus remarquables qui appartiennent à la présidence de Bombay nous nommerons les suivantes :

Dans la provinced'Avrangabad:Anmennaccar (Ahmednuggur), grande ville, moderne, très déchue, jadis capitale du royaume mahométan de ce nom; sa grande et forte citadelle, ses fortifications et sa position lui donnent encore une grande importance sous le rapport militaire. Dans ses environs immédiats on voit d'un côté le vaste et massif palais des sultans d’Ahmednaggar et de autre le mausolée de Sdläbat Djeng, situé sur une montagne.

Dans la province de Bédjapour : Bénsarour ou Vizarour, jadis capitale du puissant royaume mahométän de ce nôin et une des plus grandes et des plus belles métropoles de l'Inde, n'offre plus qu'un vaste espace parsemé de ruines au milieu desquelles, suivant l'expression de M. Mackintosh, s'élèvent énvore quelqués beaux bâtimens qui attestent la splendeur de la Paimyre du Dekkan, Une très petite partie de la ville seutement est habitée ; le reste est désert quoiqu'il subsiste un grand nombre de bâtimens assez bien conservés pour offrir un logement commode, Les principaux édifices qui méritent d’être mentionnés sont : le Makbara où le mausolée du sultan Mohamed-châh; sa conistruction dura 42 ans; il est surmonté par une coupole , dont le diamètre n'est que de ro pieds plus petit que celui de la coupole de Saint-Pierre à Rome; on y remarque un écho que les Anglais disent être aussi parfait que celui produit par la galerie sonore de la coupole de Saiat-Pav! à Londres; quatre beaux minarets de forme octogone s'élèvent à 140 pieds äuglais aux quatre coins de ce magnifique édifice, dont la mosquée qui en dépend n'est pas une des moins belles -urties. La Djema’ Mesdjid où mosquée principale, dont le heau dôme a r40 pieds de hauts enfin le mausolée du sultan Ibrahim II, que l'on peut corparer aux magnifiques bâtimens de ce genre de l'Inde Septentrionale, Toutes les faces

extérieures de ce beau monument sont recouvertes d'inscriptions du Coran, sculptées avec le plus graud art, formant par leur disposition aussi belle que variée une infinité d'ornemens ; on pourrait presque dire que cet édifice ressemble à une belle page d'un des plus beaux et des plus riches manuscrits arabes ; on prétend que tout le Coran ÿ est sculpté,

BisnaGaR (Bijauagur), une des plus grandes et des plus belles villes de l'Asie, lorsque dans les x1v° et xv° siècles elle était la capitale du puissant royaume de ce nom , qui embrassait toute la partie méridionale de la péninsule et dont dépendaient ceux de Tandjore et de Madoura; quelquefois on l’appelait royaume de Narsinga, du nom de la dynastie régnante, La Toumbaddräh sépare en deux parties distinctes les vastes ruines de Bisuagar ; celles qui restent au nord portent le nom d'#znagoundy, celles situées au sud forment Bisnagar proprement dit. Les restes imposans de cette ville célèbre dépassent en étendue et en grandiose ceux de toute autre ville hindoue depuis l'Himälaya jusqu'au cap Komorin, Ce sont surtout la matière de ces édifices et les dimensions colossales des pierres employées dans leur construction, qui les distinguent de tous les autres monumens de l'Inde. Ses énormes murailles sont encore debout; les rochers le long du fleuve sont recouverts d'innombrables sculptures représentant des sujets de la mythologie brahmanique; ses rues désertes sont pavées d'immenses blocs de granit; on en voit une de près d'un mille de long sur 100 pieds de large, toute bordée de colonnades. Parmi ses édifices les plus remarquables qui subsistent encore on doit citer surtout le grand temple de Mahdädeva, desservi par des Brahames; sa façade pyramidale à dix étages a 160 pieds de haut; le grand temple de Krichna ; ceiui plus petit dédié à Ganesa, avec une statue colossale de ce dieu; le temple de Rama, remarquable par ses sculptures mythologiques d'un travail exquis; et celui de Wittoba qui les surpasse tous pour l'étendue, l'exécution et la belle conservation; c'est un groupe magnifique composé d'un temple principal de quatre grands tchoultris ou auberges pour les pélerins et de plusieurs petites pagodes, le tout enfermé dans une enceinte murée de 400 pieds de long sur 200 de large ; tous ces bâtimens sont couverts de sculptures mythologiques d’une exécution parfaite. Annagoundy offre moins de restes remarquables, mais aussi c’est la seule partie de la ville qui contienne des habitans ; elle dépend immédiatement d’un radja qui est le descendant des puissans souverains de Narsinga; il réside ordinairement à X «am lapour, très petite ville, située dans l'ancienne banlieue de cette immense métropole, à laquelle le voyageur César Frédérick donnait 24 milles de circonférence. On doit remarquer que ce prince est plutôt un grand propriétaire qu’un souverain tributaire et vassal des Anglais.

Vizranroue , très pelite ville, importante par son purt, regardé comme le meilleur de toute la côte occidentale après celui de Bombay.

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mednuggur), grande ville, e nom; sa grande et forte rande importance sous le é le vaste et massif palais bat Djeng, situé sur une

Ce serait sortir des bornes de cet ouvrage que de vouloir seulement décrire toutes les plus grandes villes qui appartiennent aux états sous la protection de la Compagnie -Anglaise. Nous nous bornerons à donner la description abrégée de celles seulement qui offrent une grande population ou un plus grand nombre de monumens remarquables, en renvoyant pour les autres aux indications données aux pages 701 et 703 dans le tableau des divisions administratives et politiques de cette partie de l’Asie.

, Dans le royaume d’ Aou dh (Oude) on trouve : Lucxnow, très grande ville, située sur la rive droite du Goumty, capitale du royaume depuis 1775. Elle se compose de trois quartiers entièrement différens. La Cité proprement dite ou l’ancienne ville ; elle est mal bâtie quoique très 51204 plée. Le Nouveau quartier, presque entièrement construit pendant le règne de Sa’adet-Ali, le dernier nabab. Il s'étend le long du Goumty, et il offre dans ses différentes constructions une véritable ville anglaise, soit dans l'architecture extérieure des maisons, soit dans leur ameublement. C’est dans le centre de ce beau quartier qu’on trouve un magnifique marché et la résidence royale nommée Farriäboukch. L'architecture de c:: bâtiment n'offre rien de remarquable; mais il se distingue par son étendue, par ses

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ilieu desquelles, suivant bâtimens qui attestent la la ville seulement est hade bâtimens assez bien lifices qui méritent d'être edchâh; sa construction est que de ro pieds plus arque un écho que les e sonore de la coupole de ne s'élèvent à 140 pieds quée qui en dépend n'est juée principale, dont le brahim II, que l’on peut trionale, Toutes les faces

décorations et par son beau parc. Le troisième quartier, séparé du précédent par un misérable bazar, se compose principalement de bâtimens religieux construits par le nabab Asaf-ed-Daulah et par ses prédécesseurs, Ce sont tous des édifices dans le genre moresque, parmi lesquels on distingue l’Zmam Barrah avec sa belle mosquée, qui comprend la mosquée principale et le tombeau de son fondateur Asof-ed-Daulah; le palais commencé par Sa’adet-Ali et resté encore inachevé; le Daulet- K anah ; le Hossein-Bdgh ; le Sangi-Ddäläm et quelques autres palais; lord Valentia et l’évêque Heber regard”. l’ensemble offert par les édifices de l’Imambarrah comme le plus beau morceau d'architecture de l'Inde , soit par l'harmonie des proportions soit par la beauté des matériaux et la finesse du travail. Deux ponts, dont un en pierre, traversent le Goumty. Lucknow possède aussi une ménagerie très bien fournie , quoique encore plus mal disposée que celle de Barrakpour. On croit que sa population dépasse 300,000 âmes. Nous FeppAtIer ne que depuis la chute définitive de Du pire du grand-mogol, la cour de Lucknow doit être regardée comme la plus brillante et la plus magnifique de l'Inde, Le roi actuel possède une riche bibliothèque ; et son père a publié à ses frais un ouvrage magnifique en plusieurs volumes in-folio, offrant le dictionnaire , la grammaire et un système complet de grammaire et de réthorique en persan.

Dans ses environs immédiats on voit Constancia, magnifique palais où demeurait le résident Claude Martine; on préteud que sa co: +truction a coûté à ce général 150,000 livres sterling. On ne doit pas oublier FrizÂsÂb, ville encore très grande et très peuplée, quoiqu'elle soit bien déchue depuis qu'elle a cessé d’être la capitale du royaume, On y voit les restes du palais royal et de la forteresse.

Dans le royaume du Dekkan ou du Nidzam ontrouve: HAïnERAsin (Hyderabad), capitale du royaume et de la province de ce nom, située à la droite du Mousah (Moossy), grande ville, dont la population est estimée monter au-delà de 200,000 âmes, y compris celle de ses vastes faubourus. Le palais où réside le souverain, qui a le titre de Nidzam (Nizam), celui qu'il fit bâtir pour loger le résident anglais et la mosquée dite de la Mecque sont avec quelques tombeaux ies bâtimens les plus remarquables.

Dans ses environs immédiats est située Goucowpe’, jadis capitale du royaume de Tellingana; ses fortifications ont joué un grand rôle dans l'histoire de l'Inde, et ses prétendues mines de diamant, dont nous avons parlé à la page 616, l'ont rendue célèbre dans tout l'Orient. Depuis long-temps elle est très déchue; elle sert de prison d'état aux personnes qui déplaisent au Nidzam.

Plus loin à la distance de 66 milies vers le nord-ouest on trouve: Bien (Beeder), grande ville, très déchue, jadis capitaled’un descinq royaumes mahométansde l'Inde, remarquable par l'ensemble pittoresque qu’offrent ses superbes mausolées, ses mosquées qui tombent en ruines et ses palais délabrés. L'auteur des Sketches in India dit que le mausolée de Bereed est un des plus beaux pour ses proportions et pour la richesse de ses ornemens.

A l'extrémité nord-ouest du royaume on voit : AvramciBÂp (Aurungabad), capitale du Dekkan, avant que la résidence fût transférée à Haïderâbâd. C'est une grande ville, mais à moitie ruimée et déserte. Le superbe mausolée de Rabi'a- Douräni, fille d’Avrangzeb , qui ressemble un peu au eélèbre Tadj-Mähäl et les restes du palais de ce monarque sont, avec l'immense bazar d'environ deux milles de long, les édifices les plus remarquables de cette ville, résidence favorite d’Avrangzeb qui s’est plu à l’agrandir et à l’embellir. M. Hamilton lui accordait 60,000 habitans vers 1825.

er, séparé du précénent de bâtimens rew ses prédécesseurs, rmi qe on disomprend la mosquée d-Daulah; le palais &; le Daulet-Kanah ; palais; lord Valentia »s édifices de l’Imame de l'Inde, soit par atériaux et la finesse le Goumty. Lucknow ique encore plus inal à population : d' te définitive de l’eme regardée comme la oi actuel possède une a ouvrage magnifique », la grammaire et un persan.

Dans un petit rayon de r4 milles on trouve: DavzerÂnän, autrefois nommée Deocnrr par les naturels, capitale d’un puissant royaume indien, ville située atour d'un rocher isolé très escarpé et sur le sommet duquel s'élève une citadelle réputée imprenable, Cette dernière est une des plus grandes cutiosités du Dekkan; elle ressemble assez à une ruche de 500 pieds de haut, qui s'élève au milieu de la plaine; on y voit une énorme colonne haute de 160 pieds anglais. Davletäbäd est aussi remarquable par les inutiles efforts faits au commehcement du x1v° siècle par l’empereur Mohamed pour y transporter la population de Delhi et en faire la capitale de ses vastes états. Rozau (Rowzah), petite Ville, remarquable par sa position romantique, par les nombreux tombeaux de saints personnages mahométaus situés dans son voisinage, parmi lesquels celui de Bourhän-ed-din est le plus beau, et celui d'4vrangzeb le plus simple, comme aussi par la salubrité de son climat; cette dernière circonstance y attire plusieurs Anglais de Bombay, qui viennent y rétablir leur santé.

Erona, petit village près duquel on voit plusieurs temples taillés dans une montagne de granit, qui surpassent en grandeur et en perfection de travail tout ce que l'Inde offre de mieux dans ce genre; ils rivalisent même avec les étonnantes constructions des anciens Egyptiens. Selon M. Erskine, ces étonnantes excavations peuvent ètre rangées én trois classes : celles du nord, qui paraissent devoir être attribuées à des Bouddhistes ou mieux encore à des Djaïnas ; celles du milieu, parmi lesquelles on trouve le grand temple de Kaïlas, sont incontestablément brahminiques; les méridionales doivent être attribuées à des Bouddhistes. Les sculptures innombrables, les frises, les colonnes, les chapelles presque suspendues en l'ait, tout y respire un goût très raffiné et atteste un travail immense. Le Kaïlas ou Kaylas surtout, qui a excité l'admiration et l’étonnement de tous ceux qui l'ont visité, est un vaste temple de forme conique, de 100 pieds dé haut et de 500 de circonférence, séparé des montagnes voisines par un espace de 247 pieds de long sur r 50 de large, environné d'une colonnade qui soutient d’autres chambres. Toutes ces étonnantes excavations du Kaïlas, avec ses cinq chapelles, ses vastes purtiqués, ete. , sont supportés sur le dos d'éléphaus et de tigres ou griffons sculptés altrnativement. Tout l'intérieur du temple principal, ainsi que la colonnade qui l’environne et toutes les parties accessoires sont couvertes d'innombrables sculptures, offrant en quelque sorte un panthéon de toutes les divinités du brahmanisme.

ifique palais où demeurait oûté à ce général 150,000 ès grande et très peuplée, apitale du royaume, On ;

n trouve: HAÏDERABiD de ce nom, située à la >opulation est estimée e ses vastes faubourus.

idzam (Nizam), celui quée dite de la Mecque s remarquables.

Dans le royaume de Nagpour nous nommerons : Nacpour, sur les bords du Nag, capitale du royaume maharatte de ce nom. Quoique grande et résidence du bhounsla (bhoonsla) depuis 1740, époque où elle n'était qu'un simple village, cette ville n'offre aucun bâtiment vraiment remarquable. Le palais royal ne se distingue que par son étendue. Ses rues sont tortueuses et étroites et ses maisons assez mal bâties. En 1825 elle comptait 115,000 habitans.

Dans le royaume de Baroda, qu'on pourrait aussi nommer royaume de Guzerate, parce qu'une grande partie de cette vaste province lui appartient, nous nommerons : Banona, grande ville située au milieu d’un territoire riche et bien cultivé. C’est la capitale de tous les pays soumis à Sydji Rau, le chef actuel de la célèbre famille maharatte Guikowär. Les objets les plus remarquables QE cette ville et ses environs sont le palais du roi, quelques pagodes et quelques hôpitanx, ainsi que lé pont sur le Viswamitra, le seul qu’on trouve, selon M. Hamilton, dans le Guzerate, et les grandes et belles citernes. Baroda a beaucoup souffert par le tremblement de terre de 1819. On croit que sa population dépasse 100,000 âmes.

itale du royaume de Tel- He l'Inde , et ses prétendue rendue célèbre dans tout ison d'état aux personnes

e:Bipsr (Beeder), grande ans de l'Inde , remarquable es mosquées qui tombent a dit que le mausolée de ichesse de ses ornemens.

cABâD (Aurungabad), asférée à Haïderäbâd. te. Le superbe mrausemble un peu au cérque sont, avec l'imfices les plus remarqui s’est plu à Pagranb habitans vers 182).

A 20 milles au nord-est de Baroda s’éiève au inilieu de la plaine une montagne d’environ 2,500 pieds ar lais de haut, sur le sommet de laquelle est située la forteresse de TonamrÂnir (Chumpaneer) ou PowAnenar ; elle n’est accessible que d'un seul côté for tifié par cinq rangs de murailles et est abondamment pourvue d’eau. Elle passe pour im-

799 ABRÉGI DE GÉOGRAPHIE,

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prenable, quoique les Anglais l'aient prise en 1803. Dans sa partie la plus élevée est 1m ancien temple dédié à la déesse Aali, auquel on monte par 240 march:s, La population environnante se compose principalement de Rhils | Bheels), peuplade remarquable jor ses mœurs et usages.

- À l'extrémité occidentale du Guzerate, et dans le district d'Okâämandel, dont les féroces habitans depuis la plus haute antiquité ont excreé la piraterie jusqu'en 1816, époque à laquelle les Anglais détruisirent leurs repaires, on trouve Dwanaxa , très petite ville, im. portante par son temple visité annuellement por jÿlus de 15,000 pélerins: c'est au dieu Rantchor auquel il est consacré qu'appartenaient plusieurs vaisseaux armés en course, ainsi qu'une partie du butin fait par ses forbans,

Les autres états médiats offreut tous des villes beaucoup plus petites que les capitales que nous venons de décrire; mais quelques-unes ro elles sont trop importantes sous plus d’un rapport pour étre passées sous silence. Voici les plus remarquables; nous les indiquons d’après les états auxquels elles appartiennent et en suivant les anciennes provinces.

Dans la vaste province de Guzerate, divisée entre plusieurs petits états tribu. taires ou des Anglais ou du royaume de Baroda, nous nommerons : NoawaGan (Noatagur), assez grande ville, située non loin de la’ côte nord-ouest de la péninsule; c'est la résidence du djam de ce nom, regardé comme le plus puissant de ces petits princes. PounsanDER (Poorbunder), assez grande ville située vers le milieu de la côte méridionale de la péninsule, importante par son port et son commerce florissant ; c'est la capitale du petit état de son nom; sa population peut s'élever à 30,000 âmes, Parrax-somnÂru (Put: tansomnautb), petite ville, renommée dans toute l'Inde par son temple bâti sur l'em. placement de l’ancien, détruit par le célèbre conquérant Mahmoud ; ce dernier était d’une richesse prodigieuse; les 56 piliers qui supportaient le toit de la partie principale étaient recouverts de plaques d'or ornées de pierres précieuses; plusieurs milliers de petites statues en or et en argent de formes et dimensions différentes étaient disposées tout autour; au milieu s'élevait une idole gigantesque, dans l'intérieur de laquelle les prètres avaient caché une quantité immense de pierres précieuses; une chaîne d'or massif du poids de 40 mdnd (maund), servait à faire mouvoir une cloche pour appeler les fidèles à la prière. Deux mille brahmes desservaient ce temple magnifique auquel appartenaiert aussi 5oo danseuses et 309 musiciens. On prétend que le butin enlevé par Mahmoul s'éleva à 20,000,000 de dinars d'or, équivalant selon Price au moins à 9,166,666 livres sterling ou à 251,666,650 francs. Le temple moderne, qui n’a rien de remar: quable, est encore un des pélerinages les plus renommés de l'Inde.

Dans le X atch (Gutch), dont les habitans sont très adonnés à la navigation et prétendent avoir enseigné aux Arabes l'art de construire et de guider les vaisseaux , on trouve Rouns (Booj, ou Bhooj), assez grande ville environnée de jardins, de temples, d'étangs. Plusieurs pagodes sont remarquables par leurs dimensions et pr les sculptures mythologiques qui les recouvrent. On doit surtout mentionner le mausolée de Rau Laka ; l'intérieur de l'édifice principal consiste en une tour de 24 pieds de diamètre ayant quinze côtés et surmontée d’une grande coupole; à chaque angle il y a la statue d’une des femmes qui se sont brülées avec lui; le capitaine Macmurdo le regarde comme un des plus beaux monumens de l'Inde, Le tremblement de terre de 1819 a miné une grande partie de cette ville à laquelle en 1818 on accordait 20,000 habitans. Elle est la résidence d’uu prince dont relé-

vent tous les petits chefs qui se partagent le sol de cette province. Les Anglais, auxquels il paie un tribut, y tiennent une garnison. ManpÂvix, importante par son port et par son commerce ; c’est la ville la plus grande et la plus peuplée de tout l'état ; en 1818 on estimait sa population à 55,000 âmes.

Dans la vaste province d'Adjmir (Ajmeer) dit aussi Radjpoutana (Rajpootana), à cause des principautés radjepoutes entre lesquelles elle est partagée, on trouve : Oveyrour , assez graude ville, située près d’un lac; c'est la capitale de la principauté de ce nom, dont le souverain porte le titre de rana; quoique moins puissant que ceux de Djoudpour et de Djeypour, il est repardé cependant comme le premier de tous les radjepoutes par la noblesse de la tribu dont il descend; les palais en marbre et les jar.

page 723.) Duän, grande ville, encore plus déchue que la précédente, et chef-lieu du petit état de ce nom , qui a été jadis un des principaux de cette vaste province, À quelques milles au sud , on voit les importantes ruines de Æ d n d'a u (Mandow), dont les murailles, mesurées dernièrement, n'ont pas moins de 28 milles anglais de circonférence; les restes les plus remarquables de cette ville immense, dont l'architecture La cr tout afghane sont: le palais de Bdz-Bahäder, \e Djehas-ka-Mahal, la Djema' Mesdjid regardée comme la plus belle et la plus grande de toutes les mosquées bâties par les Afghans dans l'Inde; le collège qui en dépendait n'est plus qu'un amas de ruines; le mausolée de Hussein Chdh, grand bâtiment tout en marbre, Ces imposantes ruines ont servi, dans ces derniers temps, de repaire aux féroces Bhils, que les Anglais ont détruits en 1817 : quelques ascétiques Hindous sont les seuls habitans permanens,

Dans le “royaume de Sdtdrd, qu'on peut regarder comme le noyau de la mo. narchie Mahratte, fondée par le célèbre Sevadji, dont les limites ont été si resserrées par les Anglais, nous nommerons SÂrÂnÀ, petite ville , résidence du radja , qui est le descendant de Sevadji ; il s'est fait bâtir dernièrement un beau palais; la citadelle, située sur une montagne , est une des plus fortes places de l'Inde,

Daus le royaume de Maïssour (Mysore), si puissant pendant k règne de l'usurpateur Heïder-Ali et de son fils Tippou-Saheb, et rendu par les Anglais à ses princes légitimes, mais dans des limites beaucoup plus resserrées, nous nommerons : Maïssoun, assez grande ville, qui s’est beaucoup relevée depuis qu'elle est redevenue la résidence de ses rois; leur palais, situé dans la citadelle, est vaste mais irrégulier, 11 est probable que sa population dépasse 50,000 âmes, Dans ses environs immédiats on trouve la maison du résident anglais, remarquable par sa position élevée ét une immense statue représentant le taureau Nandy, de 16 pieds de haut , morceau supérieur , pour l'exécution , aux statues semblables de Bisnagar et de Nandydroug, et la ville de Seringapatam, qui appartient aux Anglais. Dans un rayon dé 30 milles on trouve : Waïlkotta, petite ville remarquable par ses deux temples célèbres, l'un dédié à Ndrdsingha et l'autre à Tchillépulla-Räyd, visités annuellement par un grand nombre de pélerins, Srd v d nd. Belgalä, gros village, qu'on peut regarder comme la principale station des Djaïnas; ils ont tout près leur temple principal, où l'on voit l’image de Gonrmatd-Rdyd; qui est une des plus grandes statues qui existent. BaxGazone, ville forte, la plus grande, la plus industrieuse et la plûs commerçante du rnyaume ; dès l'année 1805, on portait sa population à 60,000 âmes ; Sera, ville très déchue, à laquelle, avant d'être prise par Heïder, les indigènes accordaient 50,oou maisons, et qui en 1800 n’en avait plus que r,500. Teui-:::prRot: assez grande ville, à laquelle ses formidables fortifications, occupées par ie: nglai:, donnént une grande importance.

Dans la principauté de Kotchin, qui remplace le puissant royaume de ce nom, Laegé aujourd'hui entre les Anglais, le roi de Travankore et autres princes indiens, “ous ne nommerons que Trironrany, ville de médiocre étendue, résidence du radja, Dans le royaume de Travankore, qui est un des plus puissans états du second ordre, on trouve : Trivawbenam, assez grande ville, capitale du royaume; le palais du roi est un vaste édifice, d'une architecture élégante et orné de tableaux , de pendules et d’autrès objets d'art venus d'Europe, Travanxonx, qui est l'ancienne capitale , paraît avoir beaucoup perdu,

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Pour les pays soumis à la Compagnie-Anglaise hors des limites de l'Inde, voyez l'INDE-TRANSGANGÉTIQUE aux pages 742, 743 et 744, et l'ile de Sainte-Hélène dans l'AFRIQUE ANGLAISE.

Nous avons déjà indiqué que l’ILE DE CEYLAN, si importante par sa position, par ses beaux ports, par ses productions, forme un gouvernement séparé dépendant directement du roi d'Angleterre. Ses villes

rincipalés sont : CoLomno, capitale de l’île de Ceylan, assez grande ville; orte et assez bien bâtie, ressemblant plus à une ville européenne qu'à une ville de l'Inde, Le paiais du gouvernement et l'église de Wolfendal sont

ses plus beaux édifices. Colombo est le centre du commerce extérieur de

le Mi |

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