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CIHM/ICMH CIHM/ICMH Microfiche Collection de Series. microfiches.
Canadian Institute for Historical Microreproductions / Institut canadien de microreproductions historiques
DESCRIPTION DE L'ASIE. 725 oo mm mm toute l’île, malgré l’imperfection de son port, qui n'offre de sûreté aux vaisseaux que pendant une partie de l’année. Sa population estimée à 50,000 âmes en 1804, doit sûrement aujourd'hui dépasser considérablement ce nombre.
Dans un rayon de 56 milles on trouve : Necowno, petite ville, importante par ses pêcheries; TcurLau (Chilaw), par sa pêche de perles, qui cependant est beaucoup inférieure à celle qu’on fait dans la baie de Kondatchy. Kanoy , autrefois capitale du royaume de ce nom; c'est une très petite ville, dont la population, même avant l'insurrection de 1817, arrivait à peine à 3,000 âmes, malgré le nom de Maua-Nzr-va (grande-ville) que lui donnent les Cingalais. Ses principaux édifices sont le palais où residait le roi, remarquable seulement par son étendue, et par uu temple de Bouddah, où l'on couserve la fameuse dent de ce dieu , dont la possession confère, selon les Cingalais, le droit de gouverner le royaume, Le r1c p'Anam, nommé Hamw-a-Liz par les Cingalais; c'est la plus haute montague de l'ile et un des plus célèbres pélerinages des Bouddhistes, qui y accourent de tous les pays où domine la religion de Bouddah pour voir l'empreinte du pied de cette divinité; on monte sur le sommet de cs cône majestueux au moyen d'escaliers taillés dans le roc. PoinT DE aux, petite ville importante par ses forèts de cannelle, son commerce, son beau port, sa vaste citadelle, et par la salubrité de son air, préférable à celui de tout autre endroit de l’ile,
Les autres villes et lieux à citer sont : Maroura, petite ville, importante par la chasse aux éléphans qu'on fait, et par les pierres précieuses qu’on trouve sur son territoire, ainsi que par le voisinage du célèbre temple bouddhique de Bellegam; Barrikauo , par son commerce et son petit port; TRINKOMALt, par son port, un des plus beaux de l'Asie et le plus important de toute l'Inde par sa position qui le rend la clef de l'Océan-Indien; les Anglais viennent d’y établir des chantiers militaires et se proposent d'augmenter ses fortifications déjà très considérables; on pourrait nommer cette ville le Malte de l'Inde. A quelques milles dans l'intérieur on trouve le /ac de Kan de lei (Candely), remarquable par les immenses travaux NL et les grosses pierres employées dans leur construction; et le village de Damboulau. renommé par ses vastes femples bouddhiques taillés dans le roc. Jarnararam, ville de médiocre étendue, importante par son beau port, son commerce et ses fortifications. Kowparcay , baie célèbre dans toute l'Inde par la riche péche de perles qu'on y fait depuis plusieurs siècles. Les ruines de Nourapsapoura où AxouranesourRo, :a capitale de l’ile dans l'antiquité, qui nous parait identique avec Anurogrammoum que.Ptolomée plaçe, dans la Taprobane. Cette ville fut rebâtie avec la plus grande magnificence l'an 246 de Jésus-Christ par Voundou Kabadjo l’un de ses rois. On remarque encore un grand nombre de colonnes de marbre dispersées de tous côtés, et plusieurs pyramides de très grandes dimensions érigées en l'houneur de plusieurs rois qui se sont distingués par leur piété et que les bouddhistes invoquent comme des saints. Knok, dans le xv1® siècle, y avait déjà vu les débris de trois ponts de pierres. Ce lieu est encore remarquable par le serimahabod (ficus religiosa), le plus vénéré de l'ile; il est l'objet du principal pélerinage des adorateurs de Bouddah , qui croient que ce dieu a souvent goûté sous san ombrage le frais et le repos.
Royaume de Sindhia.
CONFINS. Ce royaume si puissant et si e.du sous Doaulet-Rau au commencement du siècle actuel, est réduit maintenant dans des bornes bien étroites. Comme il se compose d’une partie des provinces d’Agra, Mâlwà et Kandeich, il est environné de tous les côtés par les possessions médiates où immédiates de l'empire Anglo-Indien. Son territoire n’est pas contigu, mais il est interrompu par des districts appartenant à plusieurs princes indiens.
FLEUVES. Le Tarrx et la NarmmaDÂ (Nerbuddah) dans la province de
Kandeich; le Tchambal (Chumbul) et le Betwa, affluens de la DJ a mn qui porte le tribut de ses eaux au Gaxce, parcourent le Mälwä et l'Agra.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES ct TOPOGRAPHIE. On ne connaît pas exactement les subdivisions actuelles de cet état. Le tableau sui-
vant offre ses villes principales rangées d’après les grandes divisions de l'Inde auxquelles elles appartiennent.
Pays. Casrs-Lieux, Vinues RT LIEUX LES PLUS REMARQUADLES.
AGRA . . Gouâliar; Mérwér; Attair; Gohad (Gohud). Kannercu, Bourhânpour?; Hindia,
Mârwi. . Oudjeïn (Oojein); C’ tdjéwalpour (Shahjehanpoor); Büsah ; Tchandery, Hagoughar.
GouâLior, ville florissante et populeuse, dont la plus grande partie s’est formée depuis 18r0 à côté de l’ancienne. Celle-ci est bâtie dans une vaste plaine au milieu de laquelle s'élève une colline, dont le point culminant est à 342 pieds anglais au-dessus du niveau de la plaine. C’est sur cette colline que se trouve la célèbre forteresse de Goualior. On ne peut y arriver qu'en montant uu escalier taillé dans le roc et défendu par des bastions. Eu dedans des fortifications il y a des maisons, des champs, des potagers et des réservoirs d’eau pour l'entretien de la garnison. C’est dans cette forLeresse que les grands-mogols renfermaient les princes de leur famille qui leur donnaient de l'ombrage. Il y avait alors une grande ménagerie remplie de lions, de tigres et autres bêtes féroces pour leur amusement. Il est probable que la population actuelle de cette capitale monte à 80,000 âmes,
Ounsrix (Oojein) , sur la Serpa , une des villes les mieux bâties de l’Inde, capitale nominale du royaume de Sindhiä jusqu’en 1810, et encore résidence de plusieurs membres de sa famille. Ses principaux édifices sont : le pafais habité par la veuve de Mädhädji-Sindià, les temples de Mähé-Kdli, de Arichna et de Rémd, et les mausolées le long de la Serpa. Dans un temple dédié à Mahädeva annexé au beau mausolée d’une des femmes de Mädhädji-Sindià, on voit un grand groupe en marbre blanc représentant le taureau Mandi de Siva, avec sa bouche sur un panier de fruits posé sur un lingam et soutenu par deux mounis; M. Hamilton le regarde comme un chef-d'œuvre de la sculpture indienne. Oudjeïn est célèbre dans l'Inde par ses écoles et par son observatoire ; ce dernier est inférieur, malgré sa réputation , à d’autres établissemens semblables dans le Haut-Hindoustan; les géographes hindous y font passer leur premier méridien. On ne connaît pas la population de cette ville ; il est probable qu'elle s'élève à près de 100,000 y compris celle de sa banlieue. Dans ces dernières années elle araît avoir diminué ainsi que son commerce à cause de la translation de la capitale à Gouâlior et de la prospérité croissante d’Indore.
Dans ses environs immédiats, et au nord de la ville moderne, on voit les vestiges de l'ancienne ville de ce nom, qui est l'OzeNE de Ptolomée, et l'Ouvspsavint où J'Avanr! des Hindous; c'était l’A4thènes de l'Inde, sous le régne du célèbre Vikrämädityà, dont l'a vènement au trône forme la principale ère indienne. En creusant le sol à 15 ou 18 pieds, dit” “unter, on trouve des murailles en briques, des piliers en pierre et des morceaux de boi. dureté extrême ; on en a tiré aussi plusieurs ustensiles et des monnaies anciennes. En aplacement de l'ancienne ville et Ja nouvelle , est située la prétendue caverne de Rädju thyrtey, qui n'est qu'un grand édifice ancien, bâti en briques, et les immenses constructions au-dessous du niveau actuel, qui en sont voisines, décorées de colonnes et ornées de sculptures, La tradition populaire prétend qu'un passage souterrain conduit de
ffluens de la Dyamnd ent le Mâlwà et l’Agra, GRAPHIE. On ne conet état. Le tableau suiles grandes divisions de
ce monument, d'un côté, jusqu'à Hardwär, et de l'autre, jusqu'à Benares. Vient ensuite le Xdlydeh, ancien palais bâti sur une île de la Serpa par le sultan Nazir-ed-dyn- Khildji qui monta au trône l'an 905 de l’hégire : c'est un vaste bâtiment, remarquable par son architecture bizarre, par son étendue, par sa solidité et par les ouvrages hydrauliques eutrepris pour faire tomber l'eau en mille formes différentes.
Nous nmmerons encore: BÂc (Baug), dans le Màlwä, ville très déchue, remarquable par ses riches mines de fer, et par les excavations situées dans son voisinage, que M. Erskine croit avoir été des temples bouddhistes, Les murailles d'une de ces excavations sont toutes recouvertes de peintures assez bien conservées et supérieures à tout ce que peuvent faire les artistes actuels de l'Inde. BounsAnroun, sur le Tapty, dans le Kandeich dont elle était autrefois la capitale. C’est une des villes les mieux bâties de l'Inde, et encore assez peuplée et florissante par son commerce. La rosquée principale est un des plus beaux édifices de ce genre, On doit ajouter que Bourhânpour est le siège principal d'une secte mahométane nommée Fokrak ou Ismaëlites, dont le grand prêtre y réside, selon M. Hunter, tandis que selon M. Hamilton, il résiderait à Surate et selon d’autres à Oudjeïn ; ces Bohrahs sont très adonnés au commerce et sont, dans l'Inde Centrale, ce que sont les Parsi à Bombay et à Surate.
Confédération des Seikhs.
Depuis 1805 les Seïkhs sont partagés en Seïkhs Orientaux à la gauche du Satledj et en Seïkhs Occidentaux à la droite de ce fleuve. Les premiers sont vassaux de l'empire Anglo-Indien ; les Seïkhs Occidentaux, qui sont les plus nombreux, formaient à cette époque la puissante cozfédération des Seikhs. Depuis lors Randjit-Singh , chef de Lähor, est parvenu par sa politique et par la valeur de son armée, dont une grande partie est organisée à la manière européenne, à rendre sujets ou tributaires les princes seikhs qui étaient ses égaux. Profitant de l’anarchie qui désole depuis 1803 le royaume de Kaboul, ce prince entreprenant a enlevé à ce dernier tout le Kachmir, le Moultän et les provinces de Peïchaouer, de Tchotch, de Hasareh et de Tchikârpour. Ilest vrai que toutes ces conquêtes, qui étaient déjà peu solides avant sa mort, peuvent être perdues à la suite du premier revers qu'éprouverait son fils aîné , qui lui a succédé en 1827. Il faut aussi avouer que les riches provinces de Kachmir et de Peïchaouer paraissent avoir été détachées dernièrement de ce royaume, la première pour former un état * part, la seconde pour suivre les nouvelles destinées des souverains actuels de Kaboul. Dans cette incertitude nous avons laissé subsister les choses telles qu'elles étaient à la mort du fameux Randjit-Singh. Vu la grande prépondérance de la famille de Singh sur les autres princes seïkhs, on peut regarder cette Confédération comme n’existant que de nom. Il nous semble qu’on devrait nommer les pays qu’elle embrasse , royaume de Ldhor, du nom de la province principale qui forme le noyau des possessions de la famille régnante. ;
CONFINS. Au zord , le royaume actuel de Kaboul , et le Petit-Tibet dans l'empire Chinois. A l’est, ce dernier pays, les possessions médiates de l'empire Anglo-Indien. Au sud , ces dernières et la PRNEENE du Sindhy. A l'ouest, le Beloutchistän et le royaume de Kaboul.
FLEUVES. L'Inous, qui reçoit à la gauche le Pendjnad, formé par la réunion de cinq rivières qui donnent Le nom au Pendjäb, et à la droite le Xameh où Kaboul.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOGRAPHIE. 1 est inutile de donner les subdivisions de pays, dont l'état politique est encore si incertain. Cependant nous ferons observer que le Lâhor, qui est le
LUS REMARQUABLES
apoor); Biüsah ; Tchandery ;
plus grande partie s’est est bâtie dans une vaste lont le point culminant à plaine. C’est sur cette or. On ne peut y arriver fendu par des bastions. s champs, des potagers rnison. C’est dans cette princes de leur faraille grande ménagerie remr leur amusement. Il est le monte à 80,000 âmes.
mieux bâties de l’Inde, 810, et encore résidence ax édifices sont : le patemples de Mähd-Kâli, x de la Serpa. Dans un ée d’une des femmes de bre blanc représentant n panier de fruits posé ilton le regarde comme est célèbre dans l’Inde est inférieur, malgré sa ns le Haut-Hindoustan; méridien. On ne conle qu’elle s'élève à près es dernières années elle use de la translation de e d’Indore.
lerne , on voit les vestiges de
l'Ouvspsavint où J'AvanT!
bre Vikrämädityà, dont l'aisant le sol à 15 ou 18 pieds, en pierre et des morceaux de es et des monnaies anciennes.
uée la prétendue caverne de en briques, et les immenses es, décorées de colonnes et assage souterrain conduit de
qe pm pays qui depuis long-temps appartient à la Confédération, est partagé en Pendjäb où Bas-Ldhor, dont la plus grande partie depuis plusieurs années forme avec la ville de Lähor l’état particulier de la famille Singh, et où se trouvent #mretsir, Nourpour et autres villes; et en X ou. histan où Lähor des Montagnes, pariagé en un grand nombre de
etits états, régis immédiatement par des Seïkhs qui sont presque tous tri-
utaires du roi de Lähor. Le tableau suivant offre les grandes divisions des pays qui d’une manière quelconque en 1827 appartenaient à la prétendue confédération des Seïkhs et à son chef Randjit-Singh.
Récions Er Paovinoss, Cuers-Lieux, VILLES ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES. LÂHOR.
PenpiÂs.. ..,,. AmreTstn; LÂnor; Réhoun; Midni (Meani), riche mine de sel ; Pindi Makoulé, dans le Pays des Gakers (Guckers), si renommés par leur turbulente bravoure; leur territoire n'offre plus que des villesruinées,
KounisrÂn. . ... Radjour, Djdmboe et Mandi (riches mines de fer et de sel), chefs-lieux des principautés de ce nom; Ædngrd ou Nagarkote, Sujanpour et Rädone (résidence du radja) dans la principauté de Kängrä,