MARTABAN
Laos DIRMAN. . ..
Ava, nommée dans les documens de l'empire RÂrni-roura (la ville des Joyaux). C’est une ville grande, mais peu peuplée, située sur la gauche de l’Iraouady; ses maisons clairsemées sur la grande superficie qu’elle occupe ne sont à proprement parler que des cabanes couvertes de chaume. Quelques habitations des chefs sont construites en planches, mais il n’y a vraisemblablement pas une demi-douzaine de maisons en briques. Ava renferme un grand nombre de temples, dont les longues flèches verticales, blanchies ou dorées, Ini donnent de loin un air imposant, qui disparaît quand on s’en approche. Le plus considérable de ces temples est le Zogartharbou ; il se compose de dvi édifices bâtis dans deux styles différens. L'autre bâtiment le plus remarquable est le palais du roi, quoique bâti tout en bois; il a été achevé en 1824 ; c’est un vaste édilice dont on vante la salle d'audience par son étendue et surtout par la richesse de ses ornemens; elle est partout ouverte et n’a de mur que derrière le trône; un grand nombre de helles colonnes en supportent le toit. On voit encore dans plusieurs endroits les ruines des anciens édifices de cette antique capitale de l'empire. M. Hamilton ne lui accordait que 30,000 habitans au
commencement de 1827; nous croyons qu'on pourrait bien porter sa population actuelle à 50,000 âmes.
Dans ses environs on trouve : Amararoura, située sur la rive gauche de l’Iraouady et sur les bords romantiques d’un lac, Bâtie en r 783, elle a été la capitale de l'empire sous le dernier empereur et sous son successeur jusqu’en 1824. Amarapoura est toute bâtie en bois, l'exception de quelques temples ; un rempart et une citadelle vaste et solide la défendent, Il paraît que le temple dit d'Arakan, orné de sculptures et de 250 hautes colonnes de bois, chacune d’un seul tronc et dorée, est le plus bel édifice de cette ville ; on y révère h figure colossale en bronze de Gautama, le dernier des Personnages qui dans le système du Bouddhisme aient joué le rôle de Bouddhah. Dans une longue galerie, construite exprès, se trouve une collection de 260 inscriptions anciennes et modernes, apportées de différens lieux de l'empire ; une petite partie seulement est gravée sur le marbre, la plupart sont taillées sur le grès. Ces monumens sont très importans pour l’histoire, Amarapoura , à laquelle le capitaine Cox donnait en 1800 environ 175,000 habitans, n’en contenait plus en 1827, selon M. Hamilton, que 30,000. En 1810, selon le capitaine Canaing, 20,000 maisons furent détruites par un incendie.
SaïcaïnG (Zeëkain), sur la rive droite de l’Iraouady vis-à-vis d'Ava, Le nombre de *s temples , tant anciens que modernes, est prodigieux ; mais plusieurs tombent en ruines
depuis qu'elle a cessé d'être la capitale de l'empire. Presque toutes les cimes des collines de ses environs sont couronnées de temples, la plupart ornés de flèches et de toits dorés, ce qui forme une des plus belles vues du moude, Saïgaing est, avec la ville de Kyxorzur, le grand atelier où l’on sculpte presque toutes les statues de Gautama répandues dans l'empire. En 1826 , elle était encore très peuplée. Nous ferons observer que les trois villes que nous venons de décrire sont tellement voisines l'une de l'autre qu’elles pourraient être regardées comme n'en formant qu'une seule. On porte leur population réunie, y compris celle de leurs banlieues respectives , à 354,000 habitans.
Les autres villes les plus remarquables de l'empire sont : Yexwanc-Guroux, dans le Birma, située à la gauche de l’Iraouady, ville florissante et bien peuplée; c'est dans ses en. virons qu'on trouve les sources de pétrole les plus abondantes que l’on connaisse ; elles forment une des principales branches des revenus de l'empire. Prowx, sur la rive gauche de l'Iraouady, regardée en 17995 comme plus grande et plus peuplée que Rangoun, à beaucoup déchu depuis. Naguère on n'estimait sa population qu'à 3,000 âmes; mais des rapports plus réceus disent que cette ville prospère, et lui accordent déjà 10,000 habitans. On y construit beaucoup dè vaisseaux. Tonco (Taungoo), sur le Miaï-Zittäng , ca. pitale d'une province presque déserte, qui a le titre de royaume ; c'est le fameux royaume de Tangou des voyageurs du xvr° siècle, qui a causé à cette époque tant de révolutions mémorables dans l'ouest et le centre de l'Inde-Ultérieure, Comme ses habitaus étaient les premiers Birmans que l’on ait connus distinctement sous cette dénomination, les géographes et les historiens ont supposé jusqu’à ce jour que le Tangou était la patrie primitive de ce peupte qui, par la force des armes, s'était répandu dans les pays voisins.
Pecov, située sur les bords du Pegou et sur l'emplacement de l’ancienne capitale du royaume de ce nom, entièrement détruite en 1757 par Alompra, à l'exception de ses temples. Elle a été rebâtie en 1790, mais elle était encore presque déserte lorsque les Anglais y entrèrent en 1824.0n y admire le fameux temple de Choumadou; c'est une pyramide composée de briques et de mortier, sans aucun creux ni ouverture, de forme octogone à sa base, et finissant en spirale. La hauteur est de 331 pieds anglais, et la cire conférence de la base est de 1,296 pieds. Le sommet est surmonté d'une espèce de parasol en fer doré, et de 56 pieds de circonféreuce. Les prètres qui le desservent prétendent qu'il a été bâti il ya 2,300 ans par plusieurs monarques successifs, C’est sans contredit une des constructions les plus remarquables et les plus hautes de toute l'Asie , et supérieure, sous le rapport de l'architecture, au temple de Choudagon à Rangoun.
RanGoux, sur le Rangoun, une des branches de l'Iraouady. C'est la ville la plus commerçante et le premier port de l’empire. Elle a plusieurs chantiers, sur lesquels on construit les plus gros vaisseaux marchands et militaires. Raugoun est le grand entrepôt du hois de tek. Sa population, qu’on portait autrefois à 30,000 habitans, est estimée à 14,000, mais il est probable qu’elle s'élève actuellement à 20,000. A environ deux milles de distance, sur le sommet d'une colline, s'élève le fameux temple de Choudagon; c'est une pyramide semblable au Choumadou de Pegou , qu'on pourrait comparer à un porlevoix renversé; le parasol en fer doré qui le surmonte est plus petit et moins haut que l'autre, mais la hauteur de la pyramide de celui-ci est de 338 pieds anglais Le long de tout le chemin qui mène à ce sauctuaire bouddhiste, on voit un grand nombre de petits temples bâtis par des particuliers; abandonnés à eux-mêmes, plusieurs de ces édifices tombent eu ruines. Cette magnifique pyramide nous paraît ètre le plus haut bâtiment de l'Asie. Dans le voisinage se trouve une cloche en bronze de sept coudées de hauteur, cinq de diamètre et douze pouces d'épaisseur, qui sert à annoncer les offrandes faites au temple et les actes de dévotion mis en pratique. Cette cloche a été érigée vers l'an 1280 par le prince du pays qui a cru par là se rendre la divinité favorable. C'est ce qu'on lit sur une inscription en langue pali qui est gravée autour de la cloche et qui a été expliquée dernièrement. Cette inscription est ‘très importante par les notions qu’elle renferme sur l'histoire et les opinions religieuses des Birmans,
Royaume de Siam.
ConNFINS. Cet état, dont les géographes, d’après la carte du major Symes, s'accordent à diminuer tant l'étendue, en augmentant extraoru.-
naire”‘snt à ses dépens celle des empires Birmans et d’An-nam, nous : voir s'étendre au nord jusqu’à la Chine, à l'ouest jusqu’au Salou: : À l'est et au sud beaucoup plus que ne le représentent les cartes les 3 récentes, sans en excepter celle de M. Wyld. En admettant d’après les nouvelles les plus récentes que la partie septentrionale du royaume des Langians dans le Laos, dont on faisait il y a quelque temps un royaume indépendant, ait été subjuguée par les Siamois et qu’elle soit renfermée dans le royaume de Siam, les limites de ce dernier nous paraissent être : au nord, le Yun-nan dans l'empire Chinois; à l'est, l'empire d’An-nam; au sud, le golfe de Siam, la mer de la Chine et les royaumes indépendans de la péninsule de Malacca ; à l’ouest, la partie du golfe de Bengale nommée communément le canal ou le détroit de Malacca ; ensuite les nouvelles provinces anglaises de Tenasserim, de Tavay et de Ye, et l'empire Birman.
FLEUVES. Le SALOUEN , qui trace la frontière occidentale du royaume; le Meixam, qui vient du Yun-nan et qui parcourt tout le royaume du nord au sud ; et le MEenam-xonc où Mayx-KaounG, qui vient du Laos et qui baigne une partie de la contrée des Chan ou des Laosiens, dépendante du royaume. Il y a un grand nombre d’autres rivières trop peu importantes et trop peu connues pour être mentionnées. Voyez à la page 733.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES ct TOPOGRAPHIE. On ne connaît pas bien les divisions administratives de ce royaume, qui a pris un nouvel essor sous la dynastie chinoise fondée par Piatak, nommé communément le roi chinois. Cet homme habile après avoir délivré en 1768 le royaume du joug des Birmans, fit rentrer dans l’obéissance le Yangoma et les autres parties du Laos qui en dépendaient autrefois, ainsi que presque tous les petits rois de la péninsule de Malacca; il reprit aussi au roi de Kambodje la belle province de Chantibon et toute la côte jusqu’au voisinage de Kankao ou Athien, aussi bien que tout l'archipel qui se développe devant elle. Le tableau ci-dessous offre les contrées différentes dont se compose actuellement ce royaume, et leurs villes principales.
outes les cimes des collines le flèches et de toits dorés, , avec la ville de Kykorle Gautama répandues dans observer que les trois villes tre qu'elles pourraient ètre pulation réunie, y compris
EevNaAnNG-Guroux, dans le | peuplée; c'est dans ses en.
s que l’on connaisse ; elles Pros, sur la rive gauche s peuplée que Rangoun, a qu'à 3,000 âmes; mais des cordent déjà 10,000 habi- , sur le Miaï-Zittâug , ca.
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uady. C'est la ville la plus s chantiers, sur lesquels on goun est le grand entrepôt 00 habitans, est estimée à 000. À environ deux milles temple de Choudagon; c'est rrait comparer à un porlepetit et moins haut que l’auds anglais. Le long de tout and nombre de petits temieurs de ces édifices tombent 18 haut bâtiment de l'Asie.
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Pays. Cugrs-Lisux, Vicces ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.
Royaume pe Sram pro Banckor (Bancasay; Fon des Siamois); Paknam, importante par ses prement dit (Paysdes fortifications; Si-yo-thi-ya (Yuthia ou Siam des Européens; Doua- Thay). raouddy des Birmans); Porselouc; Koupengbet; Tchaïnat; Louvo; Pra-bat; Bankanam; le groupe des îles Ko-si-chang, remarquable par son beau port; Cham, Cin et Barda, sur lu côte occidentale; Chantibon, sur la côte orientale.
KamsoDse SraAmors. . . Baysaye, qu port sur la côte; l'archipel de Kambodje formé (Camboge). d’un grand nombre d'iles ; il est encore peu connu. Laos Sramors. . . . . . Encore très peu connu ; il uous semble qu'il faudrait y distinguer le (Pays des Chan). royaume de Zimé ou Fangomaæ, dont la capitale est Zimé ou Tchang-mai (Zemee; Saymmayÿ) ; on y trouve aussi Logan, petite ville à laquelle le docteur Richardson n'accorde que 2,400 âmes; la partie septentrionale du royaume des Lanjans (Lantshang, Layn-Zayn), dont la capitale est Langione où Winkjan. PEninsuLe px MarAGCa partagée dans les petits royaumes suivans : royaume de Ligor, jadis indépendant, aujourd'hui entièrement soumis; Ligor. Royaume de Bondelon, jadis indépendant, uujourd'hui entièrement soumis; Bon delon; l’île Tantalam. Royaume de Patani. Cest le plus grand, le plus peuplé et le plus fertile; Patani, siège d’un sultan tributaire; Sangora. Royaume de Kalantan.Kalantan, siège d’un sultantributaire, Royaume de Tringanou. Tringano ou Tringanou, résidence d'un sultan tributaire.
près la carte du major augmentant extraoru.-
Péninsuze px Maracca. Royaume de Kedah (Queda). Kedab; Allestar, naguère résidence favorite du suitan allié des Auglais. Chassé de ses états par le roi de Siam en 1822, ce prince vit maintenant avec touté sa famille à Georgetown, d’une pension que lui accorde le gouvernement du Bengale. C'est à ce royaume qu’appartenait l'ile de Poulo-Pinang et la petite province de Wellesley qui en dépend, ainsi que le groupe de Lunkava dans l'archipel de Djank-
suylon-Pinang.
Ile de Djankseylon (Junkseylon; Salunga), dans l'archipel Djankseylon-Pinang. C'est une dépendance de l'établissement siamois de Pangäh (Pungah), situé sur la péninsule. Très peuplée et florissante avant l'invasion des Birmans en 1810, cette Île était presque déserte en 1824. Les Anglais ont le projet de se la faire
céder à cause de sa position et de ses riches mines d’étain. Banckok (Bankok), située sur le Meinam, non loin de son embouchure. C'est une grande ville, presque entièrement bâtie sous la dynastie actuelle, après le pillage de Siam ; elle est le siège d’un grand commerce et des principales branches de l’industrie du royaume. Tous ses édifices sont en bois, à l'exceptionde la résidence royale, des temples et d’un petitnombre d’autres bâtimens. Une très grande partie de Bangkok consiste en maisons bâties sur de grands radeaux amarrés le long des rives du Meinam, Elles forment une seconde ville flottante, avec des rues et des bazars sur l’eau, fréquentés par un grand nombre de personnes qui s'y font conduire en bateau L'édifice le plus remarquable est le temple principal consacré à Bouddhah. C’est un bâtiment de forme pyramidale , terminé par une flèche légère et haute de 200 pieds anglais. L'intérieur offre une grande salle presque carrée, pavée en pierre et ayant dans le milieu un grand nombre de petites images de Bouddhah, entre lesquelles on voit des petits morceaux de miroir, de papier doré et des peintures chinoises. Dans un autre temple de Bouddhah il y a une statue colossale de ce dieu en bois doré. Bangkok possède un vaste port, un arsenal très bien fourni et plusieurs chantiers sur lesquels on construit un grand nombre de vaisseaux. Il y a une grande diversité d'opinions sur la population de cette ville; nous croyons qu’on pourrait lui accorder 90,000 âmes, dont près des trois quarts sont Chinois.
Les autres villes les plus remarquables sont : Sr-xo-rar-va nommée aussi Siam par les Européens, bâtie sur une île formée par le Meinam, qui selon Laloubère n’a que 2,200 toises de long sur 800 à 1,400 de large; à peine la sixième partie de cette surface était-elle habitée ; le reste ne renfermait guère que des temples et l'arsenal. C'était au xvzu* siècle une des plus belles villes de l’Inde-Transyangétique ; ses rues étaient droites et arrosées par des canaux ; les principales étaient larges et pavées de briques; un grand nombre de ponts, la plupart de elaie, traversaient ces canaux ; ceux du grand-canal étaient de briques et longs de 80 pas. Le peuple habitait des cabanes en bois. Les maisons des grands, construites en briques, avaient très peu d'apparence; les plus belles avaient été bâties par des Européens Le palais royal, d'une demi-lieue de tour, en briques, à un étage et sans mérite extérieur, renfermait dans la dernière de ses trois enceintes le palais proprement dit, c’est-à-dire l'appartement du roi. Selon Gervaise, son plan avait la forme d’une croix; du centre s’élevait une haute pyramide à plusieurs étages, distinction réservée aux demeures royales. 1l était couvert de calin, espèce d'étain blane et brillant, orné en dehors de belles sculptures et tout éclatant d’or. Le palais en général renfermait aussi le palais de la fille du roi et ceux de plusieurs anciens monarques, et quelques temples remarquables par la richesse de leurs ornemens, Si-yo-tbi-ya comptait plus de 200 temples ; les principaux, selon Kæmpfer et les autres voyageurs, qui en cela ne sont pas d'accord avec Laloubère, se distinguaient par quelques beautés et par une extrême magnificence à l’intérieur et à l'extérieur; c’est-à-dire par le grand nombre de leurs toits superposés, leurs frontispices dorés, les pyramides qui les entouraient et les nombreuses idoles, quelques-unes dorées el
edab; Allestar, naguère Auglais. Chassé de ses états e vit maintenant avec touté on que lui accorde le goupyaume qu’appartenait l'ile e de Wellesley qui en dé- 1 dans l'archipel de Djank-
1; Ve dans l'archipel ’établissement siapéninsule. Très peuplée et ns en 1810, cette Île était ont le projet de se la faire : riches mines d’étain.
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nommée aussi Siam par les loubère n’a que 2,200 toises cette surface était-elle habi- . C'était au xvsnr siècle une nt droites et arrosées par des n grand nombre de ponts, la al étaient de briques et longs s des grands, construites en été bâties par des Européens age et sans mérite extérieur, proprement dit, c’est-à-dire d'une croix; du centre s'élervée aux demeures royales.
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d'autres de grandeur colossale, qu’ils renfermaient, Dans le temple particulier du roi, situé dans l'enceinte du palais , la principale idole qui était debout Hd
hauteur ; elle était composée, selon Kæmpfer, comme les autres idoles, d'un mélange de plâtre, de résine et de poils. Près du palais était un autre temple en forme de croix et surmonté de cinq dômes couverts en calin; il s'élevait sur plusieurs bases qui soutenaient 44 pyramides de différentes dimensions , surchargées d'ornemens et dorées à leur sommet, qui se terminait tantôt en pointe, tantôt en dôme. Au bas du graud escalier qui conduisait à ce temple on voyait de chaque côté 20 figures de personnages et d'animaux de dimensions colossales, mais d'une exécution médiocre, L'édifice était renfermé dans un cloître de 120 pas de long sur 100 de large. La galerie qui régnait en dedans offrait plus de 400 statues très bien dorées, toutes semblables et assez bien faites; les plus grandes qui étaient assises avaient 6 pieds depuis le haut du genou jusqu'au bout du pied. L’extérieur du temple était environné de 16 pyramides de 40 pieds de haut de 12 de largeur à Ja base et à sommet doré,
Dans les environs immédiats de Siam, on voyait du temps de Kæmpfer les monumens suivans : un temple à l'usage des Peguans ; il renfermait une statue de Bouddhah assise sur un autel; elle aurait eu 120 pieds de long, si elle eût été droite; Kæmpfer dit qu'elle ne cède en grandeur ni en beauté à la représentation du même dieu qu'il vit depuis à Miako. Le beau temple de Berkiam , remarquable surtout par les ciselures de sa porte, et un autre temple dont on vantait beaucoup les quatre toits et les beaux ornemens des portes; enfin la pyramide Pouka-thon, érigée en mémoire d'une victoire remportée dans le lieu même sur un roi de Pegou. L'architecture en était lourde mais magnifique; elle s'élevait à la hauteur de 20 brasses ou 120 pieds; sa partie inférieure consistait en un massif carré de 115 pas de côlé à la base et de 36 au sommet, et élevé de 60 pieds. On parvenait au sommet par un escalier découvert. Le piédestal de la partie supérieure était octogone et se terminait par une aiguille; des saillies, des corniches, des colonnes à chapiteaux et des globes ornaient avec profusion ce bel édifice, qui probablement a été détruit par les Birmans, maitres du Pegou, lorsqu'en 1767 ils dévastèrent cette ville. Siam depuis long-temps, malgré les brillantes descriptions qu'on en trouve dans les géographies les plus récentes , n'offre plus qu'un vaste amas de ruines, parmi lesquelles habite un petit nombre de Siamois. Les relations diplomatiques de Louis XIV avec Tehaou-naraïa, vers 1680, et la mémorable révolution qui en est résultée nous ont engagé à entrer dans quelques détails sur une ville autrefois si importante, Nous avons eu aussi en vue de montrer les erreurs et les exagérations de certains géographes, qui continuent encore à la décrire d'après son ancien état, et celles d'autres géographes moins récens, tels que La Croix, édition de 1780, et celle de Buache de 1772 qui ne lui donnent pas moins de 600,000 âmes !
A une trentaine de milles au nord de Siam on voyait sur les bords du Meinam la ville de Louvo, où Tchaou-uaraïa résidait la plus grande partie de l’année dans un palais qu'il avait fait bâtir. Plus loin encore au nord de Louvo, est situé le Pra-Bar, c'est-à-dire le pied sacré, prétendue empreinte colossale du pied de Bouddhah dans un rocher; c’est le plus fameux pélerinage bouddiique du royaume de Siam.
Lancroxe, sur le May-Kaoung , capitale du ci-devant royaume des Lanjans. Selon Marini qui la décrivit vers 1650 on ÿ remarquait le palais royal pour son étendue, sa structure et sa symétrie; l’appartement du roi, bâti en bo tispice , était urné en dehors et en dedans d'excellens bas-reliefs parfaitement dorés. Selon Van Vusthorf cette ville renfermait de beaux édifices religieux , tels que des temples à flèche dorée et une haute pyramide, dont le sommet était couvert de lames d'or.
CnanTisox, sur le Chantibon, ville de moyenne étendue, mais très florissante par son commerce, entièrement exploité par les Chinois qui forment la plus grande partie de sa population. C’est aussi un des meilleurs ports et un des grands arsenaux du royaume. Une caravane y arrive tous les ans du Bas-Laos, chargée des riches produits de ce pays.
Malacca Indépendant.
La péninsule de Malacca, qui vers la fin du xvrri* et au commencement du xix° siècle était parvenue à secouer le joug du roi de Siam, est ren-
vrée avait 45 pieds de
is incorruptible, avec un superbe fron-
OS
" trée presque entièrement sous le joug de la domination étrangère. La partie qui conserve encore son indépendance ne comprend aujourd'hui que les peuplades sauvages et en partie nègres qui errent dans les montagnes de l’intérieur, et l'extrémité méridionale de la péninsule au sud des limites des royaumes dépendant de Siam. Les peuplades sauvages les plus connues sont : les Samang dans les limites qu'on assigne au royaume de Kedah, et les Diakong et les Benoua dans lcs territoires de Malacca, de Roumbo et de Djohore. Les royaumes qu'on peut regarder encore comme
indépendans de Siam sont :
Royaumes. Caers-Liaux, Vies £T LIEUX LES PLUS REMAFQUABLES.
Panan. . . Ce royaume est le plus riche en étain. On y trouve Perak, qui est la capitale de nom; Âala ng ui est le siège ordinaire du sultan.
SALENGORE, fondé par une colonie de Bugis de Celcbes. Sultan Ibrahim, son souverain actuel, paraît être le plus puissant, Dès l'année 1818 il a fait un traité de commerce avec le gouverneur anglais de Poulo-Pivang, et en 1822 il a aidé le sultan de Perak à secouer le joug des Siamois. Ses sujets sont redontés
: comme de terribles corsaires. Molong ou Kalang est sa capitale. Sa. lengore, qui l'était autrefois, est maintenant presque déserte.
Duonone. . Ce royaume jadis très puissant, est aujourd’hui aussi faible que dépeuplé. Son
(Johor). souverain actuel est sous la protection des Anglais , qui lui ont acheté l’île de Singhapour et quelques flots voisins, Djohore, misérable village de pêcheurs, est selon M. Hamilton la capitale de ce royaume. Voyez le royaume de Lingan , dans lc groupe de Sumatra dans l’Océanic.
PawAnG. . . Ce royaume est assez fertile et peuplé. Son souverain a le titre de trésorier du roi de Djohore, mais il est de fait entièrement indépendant. Pahang, petite villo avec un port, en est la capitale; Tringoram est remarquable par son port.
Roumso. . . Ce petit royaume situé dans l'intérieur de la péninsule, était vassal de l’empire de Menang-kabou dans l’île de Sumatra. {l paraît qu’il est devenu entiérement indépendant depuis la dissolution de cet empüe. Scs habitans se livrent presque tous à l’agriculture. '
Inde- Transgangétique- Anglaise.
CONFINS. Cette partie de l'empire Anglo-Indien se compose de trois parties différentes : les pays détachés dernièrement de l'empire Birman; les îles de Poulo-Pinang et de Singhapour achetées des sultans de Kedah et de Djohore; et le territoire de Malacca cédé par les Néerlandais en 1824. Les confins de la partie principale qui touche au Bengale sont : au nord, l'empire Chinois; à l’est, ce même empire et celui des Birmans; au sud, le goife du Bengale; à l'ouest, ce même golfe et le Bengale dans la présidence de Calcutta. Les provinces à l'est du Salouen sont bornées par l'empire Birman, le royaume de Siam et le golfe du Bengale. Le territoire de Malacca est renfermé entre les royaumes de Salengore, de Roumbo et de Djohore.
FLEUVES. Les principaux fleuves de cette partie de l'Asie Anglaise sont : la partie supérieure du cours du BrammarouTnA, ainsi que la partie supérieure du cours de ses affluens le Brak etle Goumty. L'ARAKAN , qui vient de l'empire Birman. La partie inférieure du cours du SazGuex. Le “Tavay et le Tenassanim. Voyez aux pages 732 et 733.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOGRAPHIE. Toute l’Inde- Transgangétique Anglaise est provisoirement partagée dans les pays suivans, Où il faut distinguer : les pays ENTIÈREMENT INDÉPENDANS , Parmi lesquels il faut ranger les territoires occupés par les montagnards Garrows, par les Nagas, par les féroces Aoutchoung et par les Aouki, ainsi que
ion étrangère. La parrend aujourd’hui que nt dans les montagnes iinsule au sud des lilades sauvages les plus ssigne au royaume de itoires de Malacca, de egarder encore comme
par les Mismi,
US REMATQUABLES.
: Perak, qui est la capitale u sultan.
an Ibrahim, son souverain 1818 il a fait un traité de Pivang, et en 1822 il a aidé is. Ses sujets sont redontés alang est sa capitale. 5aesque déserte.
ssi faible que dépeuplé. Son ais , qui lui ont acheté l’île de isérable village de pêcheurs, . Voyez le royaume de Lin-
guhar a proposé
erain a le titre de trésorier nt indépendant. Pahang,
ingoram est remarquable par Pays.
sule, était vassal de l'empire PAYS A L'OUEST
att au’il est devenu entiérenpiie. Ses habitans se livrent
laise.
en se compose de trois t de l'empire Birman; s des sultans de Kedah es Néerlandais en 1824.
engale sont : au nord, des Birmans; au sud, Bengale dans la présisont bornées par l'emngale. Le territoire de ore, de Roumbo et de
Pays De KATOHAR
(Garrows).
rtie de l'Asie Anglaise rnA, ainsi que la partie oumty. L'ARAKAN, qui cours du SaLGuEN. Le
PROVINCE DE Ye. Ye.
RAPHIE. Toute l’Inde- PROVINCE DE Tavay. . . .. Tavay(Tavoy) gée dans les pays sui- Province De Tanassenim. Merghi (Mergui); Tenasserim;l’archipel de Merghi habité par
T INDÉPENDANS , parmi montagnards Garrows, rles Kouké, ainsi que
les Sénghpho, les Abor, les Khamti et autres peu lades encore peu connues, qui vivent dans les hautes vallées du dérant royaume d’Assam. Les PAYS TRIBUTAIRES OU VASSAUX ; tels que les pays de Katchar ou Haïroumbo, et de Kassaï où Mannipour, unie vassaux de l'empire Birman; le pays de Djintiah et une partie du Tiperah. Enfin les PAYS ENTIÈREMENT DÉPENDANS, tels que les ci-devant royaumes d’Assam et d'Arakan, les provinces de Martaban, de Ye, de Tavary et de Tenasserim, cédées dernièrement par les Birmans; l'île de Poulo-Pinang ou du Prince de Galles, celle de Singhapour et le territoire de Malacca. Par une ordonnance du mois de juin 1830 du gouverneur général de l’Inde-Anglaise, les iles du Prince de Galles et de Singhapour ainsi que le territoire de Malacca , qui formaient des petits gouvernemens séparés, viennent d’être réunis à la présidence de Calcutta. Il n'y a aucune ville qu'on puisse regarder comme la capitale de ces pays qui relèvent tous immédiatement de a présidence de Calcutta. Nous rappellerons cependant que le colonel Far-
comprendrait toutes les possessions à l’est et au sud du Salouen, et dont Malacca serait le chef-lieu.
Le tableau suivant offre les villes principales des pays que nous venons de nommer. Nous partagerons toutes ces possessions en deux sections géographiques que nous nommerons Pays à l'ouest de l'Iraouady et Pays à l'est du Salouen.
RoyauMEe n'AssAM. .
Pays De Dainrian (Gentiah). Djintishpour. C'est le pays des Kossyah ou Khassya, (Haïroumbo ; Cachar). section, quoiqu'il le soit très peu, comparé aux provinces
Pays pes Ganraus. .. .. Karribâry (Curribary), dans la partie soumise aux An-
Pays pes Kount. . .. ..: Il n’y a que des villages. C’est la partie du Tipperah qui ne (Kookies ; Lunctas). dépend pas des Anglais.
Pays Des Moïray. . .,.. Mannipour, ville entièrement détruite par les Birmans (Ka-thee ; Cussay). pendant la dernière guerre; elle est encore presque déserte. ROYAUME D'ARAKAN. : . . : Arakan; l'archipel d Arakan, dont les îles rincipales sont