‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 207 sur 457 · PAYS A L'EST DU SALOUEN · texte numérisé non relu

PAYS A L'EST DU SALOUEN

Province DE ManTasan. . Amherst-towu; Junzalaen.

dernièrement de former un nouveau gouvernement qui

Casrs-Lieux, VizrEs 2T LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.

DE L'IRAOUADY.

.... Djorkit (Jorhaut); Rangpour, la plus grande et la plus peupise de tout le royaume; Ghergong, jadis capitale et maintenant un amas de suines ; Soudya; Gohati (Gwahatee); Kandar.

qui offrent encore à leurs dieux des sacrifices humains. ..... Kospour. Ce pays paraît étre le plus peuplé de toute cette

de l'Inde, même médiocrement peuplées. Ses habitans font encore des sacrifices humains à la dus Kali,

glais. Les territoires indépendans sont régis par lation chefs, parmi lesquels Agand , en 1813, était le plus puissant. Les crânes humains peuvent être regardés comme la monnaie principale chez ces féroces sauvages, qui ont l’usage affreux de manger la tête de leurs ennemis.

Ramri (Ramree), remarquable par sa popu ation, ses fortifications et ses volcans vaseux ; et Tchedabd (Cheduba), par ses volcans vaseux et £a population.

les Tcholomé et les Pasé; ses îles principales sont : Aings , cédée jadis par le roi de Siam aux Françnis, qui n’en prirent jamais possession ; Domel, qui est la plus grande, mais sans habitans; et Saint- Mathieu, remarquable par son beau port.

name ati tt bo ht

oo Ice Du Paince De Gars Georgetown, La petite province de Wellesley sur le

(Poulo-Pinang). continent opposé en dépend.

Paovince pe MALACGa. Mulacca.

Le pe SiNGmaroun. ... , Singhapour (Sincapore).

Les villes les plus remarquables de cette partie de l'Asie sont :

Ananan, grande ville située sur l'Arakan, jadis populeuse et florissante, mais réduite à la plus grande misère pendant la domination des Birmans, qui la conquirent en 1583. Ses maisons ne sont que des cabanes de bambous bâties sur des piliers le long du fleuve, d'après l'usage des peuples riverains de l'Inde-Transgangétique et de la Malaisie. Dans le centre se trouve uu emplacement carré environné d'une muraille, et dans son enceinte s'élèvent plusieurs temples, avee un grand nombre de statues de Gautama, depuis un pouce jusqu'à 20 pieds de hauteur, C’est dans un de ces temples que se trouvait la fameuse Jigure colossale de Gautama représenté assis et en demi-relief sur une table de bronze; c'est l'objet de la vénération d'un grand nombre de pélerins , qui s'y rendaient de toutes les contrées où domine la religion de Bouddhah. Cette figure, ainsi que le fameux canon de trente pieds de long composé de très grosses barres de fer battu, ont été transportés à Amarapoura par les Birmans, L'air d’Arakan est très malsain , et sa population ; que les géographes s'accordaient à porter au-delà de 100,000 âmes, paraît ne pas s'élever aujourd'hui au tiers de ce nombre.

Amuensr-rowx , petite ville du royaume de Martaban , bâtie en 1826 près de l'embonchure du Salouen, C'est une place importante sous le double rapport militaire et commercial. Son port est excellent, et sa proximité de la frontière birmane y attire tous les jours un grand nombre de Pegouans, et d'autres habitaus de l'empire Birman, qui viennent chercher dans Amherst-town un meilleur gouvernement et tous les avantages qui en résultent, La population de cette ville, qui, en janvier 1827, s'élevait déjà à 1,600 âmes, doit être actuellement de r0,000 au moins.

Mençni, ville assez bien bâtie, sur les bords du Tenasserim, non loin de son embouchure, petite, mais très importante par sa position , par la bonté de son port et par la salubrité de son climat. En 1825, elle comptait environ 8,000 habitans, y compris ceux répandus dans les villages voisins,

GxorGe-Towx, dans l'ile du prince de Galles, jolie ville, bien bâtie et assez bien fortifiée, avec un port, une citadelle, un arsenal et quelques édifices remarquables. C'est

" Je siège d’une cour supérieure de justice et d’un évêché anglican. Cette ville prend chaque

jour un nouvel accroissement dû au commerce qui y est très florissant, Sa population pa-

\ rait s'élever actuellement au-dessus de 15,000 âmes. Depuis quelques années on y publie un journal.

Macacea , à l'extrémité de la péninsule et sur le détroit auquel elle doune s00 nom, ville jadis très commerçante et forte, mais actuellement très déchue sous tous les rapports. Elle commence cependant à se relever un peu depuis qu'elle est passée sous la domination anglaise. Une partie de la ville est assez bien bâtie; son port est bon et sa population paraît s'élever à environ 5,000 habitans. :

Sixesaroun , fondée en 1819 par sir Thomas Raffles sur l'ilot de ce nom ; c’est une ville bien bâtie et déjà très florissante. Plusieurs grandes maisons de commerce y ont élé établies par des Européens, et beaucoup d’autres par des Chinois, des Arabes, des Indiens, des Arméniens et autres nations de l'Orient. On a déjà construit plusieurs gros vaisseaux sur ses chantiers, et son port, déclaré franc et ouvert à toutes les nations indistinctement , est devenu le rendez-vous des vaisseaux de tous les peuples maritimes l'Asie et de l'Océanie, qui regardent Singhapour comme le marché le plus avantageux des produits de leur sol respectif. On y a transféré et réuni au collège Malais, fondé par Raffles, le collège Chinois établi à Malacca. Le Singhapoor chronicle, qu'on y publie depuis quelques années, contient des articles très importans pour la géngraphie de l’Asie- Orieutale et de l'Océanie. La brillante peinture que Fénélon a tracée de l'ancienne Tyr, se trouve, en quelque sorte, réalisée de nos jours par l’étonnante prospérité de cette ville qui, dans le court espace de cinq ans ,a vu s'élever sa population de 150 misérables pécheurs à 15,000 habitans aussi riches qu'industrieux , et a vu porter la valeur de son mou vement commercial à la somme énorme de r 10,000,000 de francs.

DESCRIPTION DE L'ASIE, 745 ps 00 à

vince de Wellesle Ü , ] vince ellesley sur le Empire d’'An-nam ou de Viet-nam.

CONFINS. On connaît encore très imparfaitement les limites occidentales de cet empire, fondé au commencement du siècle actuel par le brave et habile Ngaï-en-choung ou Gia-long, dernier rejeton des rois de Cochinchine. Il nous semble cependant que dans son état actuel on pourrait tracer ses limites de la manière suivante : au nord, l'empire de la Chine roprement dit ; à l'est, la mer de la Chine; au sud, cette même mer; à ouest, le royaume de Siam.

FLEUVES. Le Maykaunc où Mexaw-Koxc, qui vient du Yun-nan et du Laos dépendant de Siam ; il traverse le Laos tributaire et le royaume de Kambodje, en passant par leurs capitales; le Sano-Koi, qui vient aussi du Yun-nan , traverse le Tonquin en passant par sa capitale Ke-tcho; il reçoit dans ce royaume le Zi-sing-Kiang, qui est son principal affluent à la droite. Le cours de ces deux fleuves dépasse de beaucoup celui de tous les autres de l'empire. Viennent ensuite le Tcne Laï-mo, qui prend sa source dans le Yun-nan et traverse le Tonquin. Tous les fleuves “ la Cochinchine ont un cours très borné; l’Hué n'est remarouable que parce qu'il baigne la capitale de l'empire. Dans le Kambodje (Camboge) on peut nommer, outre le Menam-Kong déjà mentionné, le Sauxe ou Donaï, qui passe par la grande ville de Saïgon.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOGRAPHIE. Comme on ne connaît pas exactement toutes les divisions et les subdivisions actuelles de l'empire, nous offrirons dans le tableau suivant ses grandes divisions géographiques, en y intercalant les villes principales respectives, autant ag la géographie encore si imparfaite de ces régions et le cadre resserré

e cet ouvrage peuvent le permettre.

nt:

et florissante, mais réduite jui la conquirent en 183.

4 piliers le long du fleuve, e et de la Malaisie. Dans le aille, et dans son enceinte :s de Gautama, depuis un que se trouvait la fameuse f sur une table de bronze; ii s’y rendaient de toutes les si que le fameux canon de ttu, ont été transportés à , et sa population ; que les irait ne pas s'élever aujour.

ie en 1826 près de l’emboupport militaire et commermane y attire tous les jours Birman, qui viennent cheravantages qui en résultent, éjà à r,600 âmes, doit étre

rim, non loin de son embonté de son port et par la » habitans, y compris ceux

:, bien bâtie et assez bien difices remarquables. C'est n, Cette ville prend chaque orissant, Sa population paielques auuëcs on y publie

Pays. Cuers-Lizux, Vitres &T LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.

Royaume De Cocnincurne Hué (Huefo); Keoha (Toanhon); Hue-han (Faïfo); Touron (Drang-trong ou royaume (Hansan); ville très déchue, quoique toujours importante du Dedans; royaume d’An- par son commerce et par sa baie superbe ; les Francais, à qui nam Méridional). elle fut cédée en 1787, n'en prirent jamais possession ; Aitta

(Quitta); Ainhone (Quinhone); Phuyen (Quipphu). L'arc. ipel de Paracels, composé d’ilots fréquentés par les pécieurs. Royaune pe Toxquin. .. Ketcho (Bak-kinh, Dong-king ou Catchao); Hanvints; Hun- (rang-ngay ou royaume nan; Domea; Chinten. Nous ajouterons que le Lactho, du Dehors; royaume d’Au- mentionné par M. de la Bissachère et dont la situation a tant nam Septeutrional). embarrassé les géographes, n'est, selon ce que nous a dit M. Langlois, supérieur des missions étrangères, e ai a séjourné dans ce pays, qu'un kuyen ou subdivision de la province de Than-hoa ; à la vérité, aussi grande à elle seul 2 que toutes les autres ensemble. Ce pays est habité par un peuple qui parle une langue particulière. Le groupe des Mirates , jadis et peut être encore aujourd’hui habité par des pirates Tscamra (Biuh-Tuam), . . . Une grande partie est occupée par des peuplales indépen-

dantes ct Éotliquetises. Dans la partie soumise il n’y a que

des villages. Padaran et Phanary en sont les principaux. Royaume ne Kamnopss, . . Saigon (Saygan); Kambodÿje Lâweik); Panomping, seconde (Camboge, Cambodia). capitale du royaume de Kambodje; depuis 1824 cet état a été réuni à l'empire aprés la mort de son roi; Aankao ou Athien, petit état fondé par un négociant chinois, autrefois indépendant et PA entièrement soumis. Le groupe de Poulo-Condor; en 1704 les Anglais y avaient fondé une colouie qui fut détruite par les Makassars. Poulo- Way, île déserte, où se réfugia Ngaï-en-choung; ce prince y séjourna peudant les troubles qui agitérent la Cochinchine.

uquel elle doune son nom, hue sous tous les rapports.

t passée sous la domination test bon et sa population

l'ilot de ce nom ; c’est une ons de commerce y ont élé nois, des Arabes, des Inà construit plusieurs gros ert à toutes les nations inis les peuples maritimes " sarché le plus avantageux collège Malais, fondé par ronicle, qu'on y publie deir la géngraphie de l’Asietracée de l’ancienne Tyr, te prospérité de cette ville ion de 150 misérables pérter la valeur de son mou cs.

Laos Anamire , , ,.... Cette partie de l'empire d'An-nam parait être composée de trois parties distinctés : le royaume du Petit-Laos, à l'ouest du Tonquin, dont il est tributaire, selon Marini; sa capitale est Han-niech, selon M. de la Bissachère; le royaume de Tiem, mentionné par Choisi et Van, Vusthorf, situé dans les montagnes à l'ouest de la Cochinchine-Septentrio. nale ; la partie méridionale du royaume des Lanjans, où l'on trouve Sandapoura.

Royaums px Bao (Boatan). Cette contrée mentionnée pur le père Tissanier, Dampier et autres, était tributaire Sa Tonquin, selon Marini, et avait pour capitale Zao, Nous ne mentionuous ce pays, ainsi que

lusieurs antres, que pour engager les géographes à les réta- Piir sur Les cartes, d'où ils ont été effacés sans qu'aucune récente exploration ait'infirmé leur existence.

Tunarrormss 1NDévenmnans. Dans les limites de l'empire ct spécialement dans les hautes

à vallées des montagnes qui sépareut In Chine du Tonquin et le bassin du Menam-kong, du Tonquin et de la Cochinchine, vivent plusieurs tribus plus ou moins féroces , plus ou moins belliqueuses , parmi lesquels se distinguent les Moi ou Mou et les Mouang, par leur nombre et par le vaste territoire qu'ils occupent. Quelques-unes de leurs tribus font des fré. quentes incursions sur le territoire cochinchinois. Viennent ensuite les Loyes qui habitent les hautes vallées du Bin. Tuam ou Tsiampa. Ces peupludes sont régies par différens chefs tout-à-fait indépendans.

"= ce @ © (=

= ee

Hvué, ville grande et très forte, située sur l’'Hué, dans l’An-nam Méridional. Ses ouvrages extéricurs et intérieurs, construits par des ingénicurs français, sont immenses et d’une grande solidité. M. Finlayson loue surtout les greniers, les inagasins, les casernes et les arsenaux de terre et de mer, dont la plupart s'élèvent sur les bords d’un canal navigable qui traverse la ville. Selon M. Whit: on a employé à ces travaux, depuis 20 ans, près de 100,000 hommes. Le fossé qui environne la place a trois lieues de circuit et 100 pieds de large; les murs ont 6o pieds de haut. Ces immenses fortifications , qui font de Hué la première place d'armes de l'Asie, sont presque achevées. On y entretiendra une garnison de 40,000 hommes, et les remparts seront garnis de 1,208 canons. La citadelle est de forme carrée. Le palais de l'empereur est aussi vaste que massif. Hué possède une immense fonderie de canons, qui, après la suppression de celle de Kambodje, est la seule de l'empire. Elle est aussi la station ordinaire d’une forte section de la flotte des galères. Tous les ans on construit sur ses chantiers des bâtimens de guerre, les uns d’après la coupe des vaisseaux européens, les autres d'après des modèles qui sont un mélange des formes des bâtimens de l'Europe et de l’Asie. Quoique M. Hamilton n’estime la population de cette ville qu'à 30,000 âmes, nous croyons qu’on pourrait sans exagération la porter jusqu’à 100,000.

Les autres villes les plus remarqnables sont :

Kærcno, située sur le Sankoï dans l'An-nam Septentrional, Richard la dit égale à Paris en étendue, et cependant M. de la Bissachère ne lui accorde que 40,000 habitans! Ces deux faits peuvent se concilier dès qu'on observe que des cabanes, des jardins, de larges rues et de vastes terreins couverts de décombres , en occupent la plus grande partie. Les palais du roi et des mandarins sont les seuls construits en briques séchées au soleil. La résidence des derniers rois est très vaste, mais elle tombe en ruines ; une partie sert actuellement de demeure au vice-roi du Tonquin. Dans les environs de Ketcho ou voyait du temps de Baron et l'on voit encore selon M. Chaigneau la triple enceinte de l'ancienne ville et les ruines du palais des anciens rois ; ce deruier avait 6 à 7 milles de circonférence. Ses cours pavées de marbre, ses portes, les restes de ses appartemens an-

noucent que c'était un des plus magnifiques édifices de l'Asie. Nous rappellerons aussi avec M. de la Bissachère, qu'un grand chemin construit par Gia-long m#1e de cette ville à celle d'Hué et que Ketcho en 1800 possédait la seule imprimerie de l'empire.

Saisons (Saigon), bâtie sur la péninsule, formée par la réunion des deux branches du Donna ; cette capitale du royaume de Kambodje se compose de deux villes distinctes : la ville nouvelle, dite Bingeh , et \a ville ancienne, nommée Saigong. Tout près de la première s'élève une immense citadelle construite sous la direction des ingénieurs français. Elle n'était pas encore achevée en 18ar; pour la force et l'étendue, elle rivalise avec les immenses furtifications de Hué, Au milieu de la ville s'élève un vaste palais, bâti pour le roi, qui cependant n'y avait jamais résidé jusqu'à l'époque où M. White était à Saïgong. Selon ce voyageur, l'arsenal maritime ne le cède guère aux établissemens de ce genre qui sont en Europe. En 1819 il y avait sgo galères d'une construction excellente, longues de 40 à 100 pieds , et portant les unes 16 canons, les autres seulement de 4 à 6 ; ces pièces sont en cuivre et de la plus belle fonte, A la même époque il y avait aussi deux frégates de construction européenne. Les maisons de cette ville sont , pour la plupart , construites en bois et revètues d’un chaume de feuilles de palmier et de pailles de riz; quelques-unes sont bâties en briques et en tuiles; elles n'ont qu'un étage et n'ont pas de croisées à 1itres, mais des volets qu'il faut ouvrir pour éclairer l'appartement, Les maisons de la classe pauvre sont sales et misérables. On y remarquait une église chrétienne, desservie par deux missionnuires italiens. Un canal navigable, construit dernièrement, joint cette ville au Kambodje, Saïgong est aussi la première place de commerce de l'empire. Quoique M. White lui accorde 180,000 habitans, nous n'hésitons pas à réduire ce nombre à 100,000. Dans les environs immédiats de cette ville on voit le monument que la reconnaissance de Gia-long a élevé à celui qu'il appelait le maître illustre, c'est-à-dire à son vertueux et habile ministre l’évêque d’Adran ; c'est une plate-forme surmontée d'une belle maison, dont la conservation est confiée à un détachement de la garde impériale,

Kamsopsyr (Camboge; Eauwek; Ldweik; Loech}, bâtie sur une Île formée par un bras du Menam-kong ou Maykaoung et traversée par plusieurs canaux. Selon Van Vusthrof, qui la visita en 1639 , toutes les maisons étaient contiguës et situées le long d'une digue, Le palais du roi, d'une architecture très simple, et bâti en bois, éclatait d'or et d'argent das l'intérieur. Cette ville renfermait un temple très beau , dont le toit était soutenu par des piliers de bois vernissés, avec des ornemens en relief et dorés; le pavé en était précieux ; on y voyait trois grandes statues couvertes d'or. Kambodje est très déchue depuis que la résidence royale avait été transférée, selon M. Hamilton, à Panompin. 11 paraît que le beau palais royal et ses magnifiques pagodes tombeut en ruines. On ne saurait rien dire sur le nombre de ses habitans, qui sûrement doit avoir bien diminué.

Archipels d'Andaman et de Nikobar.

Ces deux archipels forment une longue chaîne d'îles qui s'étendent du nord au sud dans le golfe du Bengale entre le cap Negrais dans l'empire Birman et l'extrémité nord-ouest de l'ile de Sumatra. Leurs habitans sont très peu nombreux, et sont absolument indépendans, malgré les assertions des géographes qui font dépendre l'archipel d’Andaman des Anglais et celui de Nikobar des Danois. Nous ajouterons cependant que ces derniers ont le projet d’y faire un nouvel établissement.

im paraît être composée de yaume du Petit-Laos, ttributaire, selon Marini; sa le la Bissachère; le royaume olsi et Van, Vusthorf, situé » la Cochinchine-Septentrio.

oyaume des Lanjans,

père Tissanier, Dampier et quin, selon Marini, et avait ationuous ce pays, ainsi que ger les géographes à les réta t été effacés sans qu'aucune leur existence, pécialement dans les hautes reut la Chine du Touquin et onquin et de la Cochinchine, moins féroces , plus ou moins distinguent les Moi ou Mou re et par le vaste territoire de leurs tribus font des fré.

oire cochinchinois. Viennent les hautes vallées du Binhdes sont régies par différens

, dans l’An-nam Mériruits par des ingénicurs M. Finlayson loue surarsenaux de terre et de anal navigable qui traravaux, depuis 20 ans, | place a trois lieues de ieds de haut. Ces imace d'armes de l'Asie, son de 40,000 hommes, citadelle est de forme e massif. Hué possède uppression de celle de station ordinaire d'une s on construit sur ses la coupe des vaisseaux un mélange des formes I. Hamilton n’estime la croyons qu'on pourrait

onal. Richard la dit égale à kcorde que 40,000 habitans!

les cabanes, des jardins, de cupent la plus grande partie.

: briques séchées au soleil.

be en ruines ; une partie sert nvirons de Ketcho on voyait la triple enceinte de l'ardernier avait 6 à 7 milles de estes de ses appartemens an-

Ancucrer D'Anpaman. Il est composé d'une grande ile, de deux autres moindres et d'un grand nombre d'autres encore plus petites, Les meilleures cartes nous représentent la plus grande, nommée pat et partagée en deux iles, séparées par le détroit d'Andaman, Celle du nord est la plus étendue; on y trouve le beau port Corawalis , où les Anglais , en 1793, avaient construit un fort qu'ils ont abandonné depuis à cause du mauvas air. Dans celle du sud est situé le port de Chatham , où les Anglais avaient fondé une colonie en 1791, qu'ils ont eusuit: ahandonnée pour aller s'établir au port Cornwalis. La Petite-Andaman est plus élevée que la grande et bien boisée, mais privée de bons ports. Les habitans de cet Archipel sont des nègres très laids, aussi féroces qu'abrutis.

Anourvez ve Nrxonan (les Frederiksderne, où iles de Fédérik des Danois), compow de dix îles principales et d'un grand nombre d'autres beaucoup plus petites disposées en trois groupes, Leurs habitans, doux et paisibles, ressemblont aux Malais par les formes et par la couleur de leur corps. Dans leur habillement, nne petite bande de drap pend derrière eux , ce qui peut-être fit croire au suédois Koeping, marin ignorant , que ces in. sulaires avaient une queue; conte absurde , qui a été cependant cru par Linnée, Buffon et Monboddo. Les Îles principales sont : Grande Nikobar, qui est la plus grande de tout l'Ar. chipel; Petit-Nikobar ou Sambelong ; Katchoul (Katchal); Kamorta, où les Autrichiens, en 1778, ont fondé une colonie, qu'ils ont abandonnée depuis; VNancowry (Noncovery), où les Danois avaient un établissement, abandonné depuis plusieurs années à cause du mauvais air; Terressa; Chowry; Tillantchong ; Karnikobar, la plus septentrionale, et où était l'établissement danois qui a été le dernier abandonné,

Page 1