‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 222 sur 457 · ITE · texte numérisé non relu

ITE

DESCRIPTION DE L'AFRIQUE. are

tn, forment les quatre grandes pourrait partager l'Afrique,

te mer ne reçoit qu'un seul des ble de tous; c'est le Nrz; il tra.

Tunis, et le Melgig, dans celui d’Alger, quoique assez considérables, n’ont acun débouché. Le Calounga-Kouffoua (lac Mort) dit aussi oh Kouffoua , que M. Douville a découvert dans son importante exploration de l'intérieur de l’Afrique-Equatoriale , reproduit sur une grande échelle me partie des phénomènes qui caractérisent la mcr Morte dans l’Asie- Ottomane; les montagnes qui l’environnent au nord et au sud exhalent ie odeur fétide, qui leur a valu le nom de moulonda gia iaïba risoumba ou monts des mauvaises odeurs ; il en coule du bithume; les eaux du lac snt recouvertes de cette substance ainsi que de naphte, qui s'élève du fnd. Aucun poisson ne vit dans ces eaux, dont le goût est huileux et dont les exhalaisons causent une toux assez forte. Aucun être animé ne vit dans ses environs ; la végétation même y est presque nulle. Ce lac extraordinaire donne naissance à plusieurs rivières qui coulent à l’ouest et à l'est. La plus considérable vers l’ouest est le Bancora (un des principaux afluens du Couango), qu’on a cru à tort être le Zaïre. MM. Douville et Eyriès le croient identique au lac Zambre et au lac Maravi, que, d’après des relations confuses données par les indigènes, les cartographes ont promené sur un grand espace de l’Afrique-Orientale. Nous n’hésitons pas à partager leur opinion, mais nous ne nous prononcerons pas relativement au lac Aquilundo. Des recherches d’un autre genre ne nous laissent pas le loisir qu'il faudrait pour concilier les remarques judicieuses de M. Douville sur ce lac, avec la description que les Ephémérides géographiques de Weimar en ont donnée, d'après les renseignemens d’une authenticité fort problématique fournis par M. d'Étourville, qui l'aurait visité au commencement de ce siècle. Nous nommerons encore parmi les lacs les plus remarquables de l’Afrique le Dembea ou Tzana, dans le ci-devant empire d'Abyssinie, et le Birket-el-Keroun , dans l'Egypte; ils sont les plus grands lacs de la région du Nil; nous rappellerons que le second est le célèbre Mæœris; on a cru pendant long-temps, sur l’autorité des auteurs anciens, qu'il avait été creusé de main d'homme ; mais M. Jomard a prouvé que ce lac est l'ouvrage de la nature, quoique modifié par les travaux des anciens Egyptiens. Le lac Mariout (l’ancien Maréotis) était un lac d'eau douce, célèbre chez les anciens par ses jardins et ses vignobles ; aujourd'hui ses eaux sont salées par l’irruption de la mer arrivée cu 1801. Quant aux prétendus lacs Ædkou, Bourlos et Menzaleh, ce ne sont que des lagunes , qui reproduisent dans le delta du Nil ce que nous avons déjà signalé aux embouchures du Brenta, de l’Adige et du Po, en Italie, de l'Oder, du Pregel et de la Vistule, dans la monarchie Prussienne. à

ILES. Le contour si peu découpé de l’Afrique est cause que cette partie di monde offre moius d'îles que les autres grandes divisions du globe. Nous proposons de les classer d’après les cinq mers où elles sont placées. Nous nommerons toutes les principales, en nous bornant à décrire ici les îles donit on n’a pas fait mention dans les six chapitres entre lesquels nous avons partagé la description de l’Afrique.

s grands sont : le Sénécar. et la ouara (Niger); il traverse une ); le Couanco ou Zaïre (Congo, ale (Congo) ; l'Onaxce, qui par.

paux sont le ZamBëze ou Covam » qui paraissent traverser d'im.

mboucht es sur les côtes de Mo-

ette vaste mer intérieure , décou.

£OU, qui traverse la partie orien.

l'empire de Bournou; le Cany, ontrees.

és que le sont ceux qui apoit pas s'attendre à trouver re d’Achantie, qui figurent ivilisation sur ce continent, offrent des canaux ; mais a ule en a qui sont navigables.

sent cette contrée célèbre, omme les plus importans:

nviron 100 milles de long > paraît répondre à l’ancien ant, prit pour le Nil même.

; le Bahr-el-W/ady, que l'on eusé Gans la pierre calcaire amanhour, \ong de 40,000 : de Rosette au lac Maryout; le canal Abu-Meneggy, qui n’a pas moins de 160,000 puis quelques années par le port d'Alexandrie ; il comaployé 150,000 Arabes penint les travaux. Ce bel oure du terrein et l'insuffisance st à moitié rempli de vase, les eaux du Nil sont élevées.

u sultan régnant Mahmoud.

n peut dire que cette partie e lacs. Ce n’est que la Nigrirs, parmi lesquels se trouve peu d’années; c’est le plus it il occupe presque le cence sont le séjour des féroces es. Viennent ensuite le lac ; le Zoudeah, dans l’état de

ces pans La MER Mépirerranée, Elles sont toutes très petites, les principales sont : l'île Zerbi ou Geros, qui est la plus grande et la plus importante de toutes ; elle est située dans le golfe de Cabes ainsi que le roupe de Kerkeni; ces iles appartiennent à l'élat de Tunis. Viennent ensuite : Pantellaria , qui æppartient politiquement à la Sicile, mais qui, sous le rapport géographique, doit être placée er: Afrique; Tabarca, que le bey de l'unis vient de céder à la France,

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ne

Aves pans r'Océan-Arranrique. Cette division en offre plusieurs , dont un certain nombre forme des groupes et même des archipels. Les principales sont : le groupe de Madère, et l'archipel du Cap-Vert, dans l'Afrique-Portugaise; l'archipel des Canaries, dans l’Afrique-Espagnole ; l'Üe Gorée, dans la Sénégambie-Française, Viennent ensuite : l'archipel des Bissagos , vis-à-vis l'embouchure du Geba et du Riogrande, où demeurent les Bijugas ou Dissagos , renommés par leur férocité et par leur humeur belliquense; ils sont régis par plusieurs chefs indépendans; on remarque dans cet archipel l'île issao, qui appartient tx Portugais; Houlama, sur laquelle les Français, dans le xvrrr° siècle, projetérent à L.rférentes reprises de funder une colonie, et qui plus tard fut le siège d'un petit établissement anglais abandonné en 1793. Plus bas on trouve : l’fe Cherbro, qu'on peut regarder comme la plus grande de toute la Guinée-Occidentale ; ses habitans couservent leur indépendance. Les iles d'AÆnno-Bon, de Saint-Thomas, du Prince et de Fernan-do-Po; elles forment un groupe dans le plus grand enfoncement du prétendu golfe de Guinée; ce groupe est partagé entre les Anglais, les Portugais et les indigènes; ces derniers possèdent encore Anno-Bou , quoique leur île, depuis 1778, appartiénne de nom à l'Espagne ; nous proposons de nommer ces îles, groupe d'Anno-Bon et de Fernan-do. Po. Les iles de l'Ascension , de Sainte-Hélène, appartiennent aux Anglais.

Izes pans L'Océan-Ausrraz. Ces iles sont toutes très petites, à l'exception de celle de Kerguelen, et désertes, à l’exception de celle de Tristan-d'Acunha. Les principales sont : le groupe de Tristan-d’Acunha, qui appartient aux Anglais; nous proposons d'y réunir, à cause du voisinage, l'éle de Diego- Alvarez, qui parait être la même que l'ée Gough; elle a de hautes montagnes d'où descendent de belles cascades ; lie Bouvet , qui correspond au cap de la Circoncision des anciennes cartes; les petits groupes du prince Edouard et de Crozet ou Marion ; enfin l'ile de Kerguelen, nommée ile de la Désolation, par Cook, presque entièrement dénuée de végétation, mais fournie d'excellens ports, que les marins fréquentent à cause de la riche pêche de phoques qu'on y fait depuis quelques années.

Ices pans L'Océan-Inviex. Cette grande division de l'Afrique maritime offre un vaste assemblage d'îles, que les géographes anglais nomment depuis quelques années archipel Ethiopien ,. dénomination peu exacte , que nous proposons de remplacer par celle d’archipel de Madagascar. Nous décrirons Madagascar, qui est une des plus grandes iles du monde, et les îles Comores qui appartiennent à cet archipel , dans le chapitre de la Ré: gion de l’Afrique-Orientale ; toutes les autres, telles que l'ile de France ou Maurice, l'ile de Bourbon où Mascarenhas, les Seychelles, les Amirantes, etc., etc., seront décrites avec les possessions Anglaises et Françaises. Les iles Quiloa, Monfia, Zanzibar, et Pemba, le long de la côte de Zarguebar et celle de Socotora , presque vis-à-vis du cap Gardafui, seront décrites dans l'Afrique-Arabe, à cause de leurs rapports politiques avec l’imam de Mascate.

Ices pans La mir Rouce, Parmi les iles assez nombreuses mais peu importantes que leur voisinage de la cûte africaine oblige les géographes à ranger dans cette partie du monde, nous nommerons l'{/e Dahlac, qui est la plus grande de toutes. Au temps des Romains cette ile était la station principale pour le commerce des perles. Sous les Ptolémées et même du temps des califes les marchands qui l’habitaient étaient renommés par leurs immenses richesses. Depuis long-temps les pêcheries de la mer Rouge sont épuisées ou complètement abandonnées. Dahlac n’a plus pour habitans que de pauvres pèchieurs.

MONTAGNES. L'orographie de l’Afrique n'offre encore, à quelques exceptions près, que des doutes et des hypothèses. On ne connaît complètement la direction d'aucune des chaînes principales de ses systèmes montueux, et ce n’est que dans les îles, dans la région du Nil, dans quelques localités de la Nigritie et à l'extrémité de l’Afrique-Australe, que l'on en a mesuré quelques pointes. Toutes les autres évaluations ne sont que des mesures approximatives, la plupart affectées des plus grandes incertitudes. L’inspection des belles cartes de cette partie du monde publiées cernièrement par M. Brueet la comparaison.des voyages anciens avec ceux faits de nos jours, nous ont prouvé la justesse de ce que Malte-Brun avait dit sur le caractère warticulier et sur l’ensemble des montagnes de l’Afri-

es bffre plusieurs , dont un certain principales sont : le groupe de tugaise; l'archipel des Canaries, ie-Française, Viennent ensuite :

et du Riogrande, où demeurent ar leur humeur belliqueuse; ils ke dans cet archipel l'ile Bissao, s Français, dans le xvrrr° siècle, e, et qui plus tard fut le siège s bas on trouve : le Cherbro, Guinée-Occidentale ; ses habitans e Saint. Thomas, du Prince et de bd enfoncement du prétendu golfe es Portugais et les indigènes; ces epuis 1778, appartienne de non pe d'Anno-Bon et de Fernan-do.

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que. Ses chaînes sont plus remarquables par leur largeur que par leur hauteur , et généralement parlant elles n'arrivent à un niveau considérable qu'en s’élevant lentement de terrasse en terrasse. On pourrait presque dire que toute l'Afrique offre deux immenses plateaux que nous proposons de nommer Boréal et Austral , à cause de leur position respective; le second, beaucoup moins étendu que le premier, paraît être incomparablement plus élevé. Au milieu de tant d’incertitudes il nous semble qu’on pourrait, en attendant des faits positifs, classer provisoirement toutes les montagnes connues de ce continent en quatre grands systèmes que nous proposons de nommer système Atlantique, système Abyssinien, système Austral et système Nigritien où Central. Laissant de côté tout ce qui est hypothétique ainsi que les détails trompeurs des anciennes cartes, nous engageons nos lecteurs à nous suivre, ayant sous les yeux la dernière édition ue la carte générale de l'Afrique de l’Atlas de M. Brué. Nous regardons comme autant de petits systèmes isolés les montagnes qui s'élèvent au-dessus des îles, et qui sont des dépendances géographiques du Continent-Africain.

SYSTÈME ATLANTIQUE , ainsi nommé du mont Atlas célèbre depuis si long-temps, mais encore très peu connu. Nous rattachons à ce vaste système toutes les hauteurs de la Région du Maghreb, c'est-à-dire les montagnes des États Barbaresques, ainsi que les élévations qui sont dispersées dans l'immense Sahara ou Désert, Il paraît que la chaine principale s'étend depuis les environs du cap Noun , sur l'Atlantique, jusqu'à l’est de la Grande-Syrte dans l’état de Tripoli. Dans ce vaste espace, elle traverse le nouvel état de Sÿdy-Hescham, l'empire de Maroc, le ci-devant état d'Alger , et les régences de Tunis et de Tripoli. C’est dans l'empire de Maroc et proprement à l'est de la ville de Maroc et au sud-est de celle de Fez, que cette chaîne offre les plus grandes hauteurs connues de tout le système; elle diminue ensuite d'élévation en avançant à l’est, de manière qu’il paraît que les sommets qui s'élèvent dans l’état d'Alger sont plus hauts que ceux du territoire de Tunis, et ces derniers moins élevés que ceux qui sont situés dans l’état de Tripoli. Plusieurs chaines secondaires se détachent en différentes directions de cette chaine principale ; nous nommerons entre autres celle qui va finir au détroit de Gibraltar dans l'empire de Maroc. Plusieurs montagnes intermédiaires semblent lier l’une à l’autre les chaînes secondaires qui sillonnent le territoire des états d’Alger et de Tunis; les géographes nomment Petit-Ailas les montagnes secondaires du pays de Sous, par opposition au nom de Grand-Atlas, qu'ils donnent aux montagnes élevées de l'empire de Maroc. Dans la partie de la chaîne principale, nommée monts Gharian, au sud de Tripoli, se détachent plusieurs rameaux très bas, qui, sous les noms de monts Maray, mont Haroudjé-Blanc, mont Haroudjé-Noir, mont Tibesty, mont Tiggerendoumma et autres moins connus, sillonnent les immenses solitudes du désert de Libye et du Sahara proprement dit.

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