Partie Continentale
Nous proposons pour cette section les deux grandes divisions suivantes, que nous nommerons d'après leur position Partie Intérieure et Parti Maritime.
La PARTIE INTÉRIEURE. Parmi les nombreux pays qu'elle embrasse, nous nous bornerons à mentionner les suivans, en commençant par quelques-uns de ceux qui formaient autrefois l'emrcne Du Moxomorara. Ce vaste état a éprouvé le sort de l'empire | d’Abyssinie, Les Maravi, les Cazembes, les Meropua et les Bororos sont les principaux peu- | ples qui se sont partagé ses dépouilles, Les Maravi, que nous avons vus appartenir à la famille Monomotapa, en possèdent la plus importante partie; Changamera, le plus puissant de leurs chefs, s’est emparé depuis plusieurs années de presque tout le Botonga ct de tout l'Abutua, j et ayant pris le titre de quiteve, il est regardé par les siens comme le successeur des empe- | reurs du Monomotapa ; on nous a assuré à Lisbonne que vers le commencement du siècle il ; siégeait à Z imbaoé, l'ancienne capitale de l'empire. Les Cazembes et les Meropua viennent après pour la puissance, mais ils sont moins connus; les Movizas, si remarquables par leur L activité commerciale, sont tributaires des Cazembes. Les Bororos, qui occupent le pays entre s les établissemens portugais de Sena et de Tete, sont assez avancés dans la civilisation et | paraissent posséder de vastes territoires. Les Mongas, qui demeurent dans les environs i de Sena, n'ont jamais été soumis aux quiteve ou empereurs du Monomotapa. Nous ne st ‘ vons à qui appartient aujourd’hui le Pays de Matuca, où se trouve le canton ou la pro- l vince de Manica, si renommée dans le xvi° siècle par la grande quantité d’or qu'on en