‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 238 sur 457 · RÉGION DE L’AFRIQUE-ORIENTALE · texte numérisé non relu

RÉGION DE L’AFRIQUE-ORIENTALE

POSITION ASTRONOMIQUE. Zorgitude orientale, entre 29°? ct 19°. Latitude , entre 12° boréale et 20° australe.

CONFINS. Au rord, la Région du Nil et le golfe d’Aden. A l’est, l'Océan-Indien. Au sud, l'Océan-Indien pendant un petit espace, ensuite la Région de l’Afrique-Australe. A l’ouest, la Nigritie.

FLEUVES. Les doutes que nous avons signalés sur la direction des fleuves de la Nigritie sont encore plus grands lorsqu'on veut tracer le cours des grands fleuves qui arrosent cette vaste partie de l'Afrique. On peut dire qu'on ne connaît entièrement le cours d'aucun de ses fleuves principaux. Tout ce que la géographie offre de moins vague et de plus important sur ce sujet, nous parait pouvoir être réduit à ce que nous offrons dans le tableau suivant :

L'OCÉAN INDIEN recoit :

Le Zamnezx, dit aussi Couama et Quizrmaxé; c’est un des plus grands fleuves de l'Afrique; on ne connaît que la partie inférieure de son cours; toute la partie supérieure et encore livrée aux conjectures des géographes. Il paraît cependant que sa source est beaucoup plus éloignée qu'on ne le croyait. Nous penchons à croire que le Rouroura et le Murvuura qui traversent le vaste territoire des Cazembes , pourraient bien être les deux branches principales du Zambeze; nous invoquerons à notre appui la belle carte de l'A rique de notre savant ami M. Brué, et quelques renscignemens qu'on nous a donnés à Lisbonne. En admettant cette hypothèse, ce grand fleuve , après avoir arrosé les contrées soumises aux Cazembes, traverserait le royaume de Changamera, le Mocaranga et h partie centrale des établissemens portugais, qui forment la capitainerie générale de Mozambique. Ses principaux affluens seraient la Wanzora (Arvanha), à la droite; l'A ro ang a (Roanga), le Reizigo, et la Mangaza dite Chiré dans la hrtie inférieure de son cours, à la gauche ; cette dernière paraît recevoir à la gauche le Suabo-Grande. Le ‘Zambeze se jette dans le canal de Mozambique par quatre embouchures principales dites Luanoez, Luano, Couama et QuiLrmané; cette dernière parait tre actuellement la plus considérable ; c’est aussi celle qui est la plus fréquentée par les

navigateurs qui remontent ce grand tleuve, Parmi les lieux situés sur le Zambeze nous nommerons Zumbo, Chicova, Tete, Sena et Quilimané,

Le Lovrun (Luifee), le Muron-en-Fine et le Ouranno (Whotundo), sont trois grands fleuves, dont on ne connaît que les embouchures et qui se jettent dans l'Océan Indien, au septième parallèle austral, dans le voisinage de l'ile Zanzibar. Ou leur suppose un cours très long, surtout au Loffih. Il parait que ce dernier est identique au grand courant qui, selon M. Douville, sort du lac Kouffoua. Le Loffih pre aussi arroser le pays des Domges , qu'on dit avoir des relations de commerce aves les Mombas où Mombaza. Le Casati où Casau, qu'on suppose traverser une partie du territoire des Cassanges, pourrait être provisoirement regardé comme un affluent du Loffit

Le Qursimaney, On ne connait eucore qu'uue ;etite partie de son cours dans les environs de Melinde, Malte-Brun, Brué et autres san géographes pensent qu'il pent être identique au Zenr (Zebee), qui descend du huut plateau du royaume de Narea, décrit à la page 846, et traverse celui de Gingiro ou Zendero ; on suppose que ce fleuve après avoir arrosé le vaste pays que parcourent les hordes errantes des féroces Gala, vient aboutir à l'Océan sous le nom de Quilimancy près de Melinde.

DIVISION, La grande région, dont nous a!lons parler plutôt que h décrire, est un nouvel exemple de l'état très imparfait où se trouve h géographie de cette partie du monde. Faute de documens satisfaisans, à l'aide desquels on puisse déterminer des divisions distinctes physiques ou politiques, nous partagerons provisoirement tous les pays qu'elle embrasse en deux sections, que nous nommerons Partie Continentale et Partie Insulaire. Obligé d'exclure de cet Abrégé tout ce qui est très vague ou purement hypothétique, nous n’avons rien à .Lre sur la plus grande partie intérieure de cette région , à l'exception di peu que nous dirons d'après les auteurs portugais sur le prétendu empire du Monomotapa. Nous subdiviserons toute la partie maritime, qui s'étend depuis la baie de Sofala, sur le canal de Mozambique, jusqu’à Zeylah sur le golfe d’Aden, en différente côtes, en suivant en cela l’usage de tous les géographes nos devanciers et en retenant dans nos descriptions les noms sous lesquels depuis long-teinps tous ces pays sont connus.

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