‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 243 sur 457 · partie · texte numérisé non relu

partie

Voye gypte e penden ons l’A

genre, a déployé fit élever à Tanad'uu maçon qu'il édifice est presque en l'honneur du fresque , informe rathic, le mauvais , que le premier, es plus remarquanne, par le même s de ces palais sont li par les missione Radama a répaiti ; on ÿ enseigne l'a- 8 écoles infériettres couture ainsi qu'à imprimer une tra ssez versés dans les es font marcher la pris ceux des bour-

isant le tour depuis dans la partie méries, dont une grande sidait à BOMBETUC, tes de Mozambique Ovas; dans ce même laquelle on accorde , etson port est fréneut une partie très e de ce peuple que se itoire de 100 milles ment. Le Pays des Louquez, jusqu'aux partient au royaume autres nations font la rve encore son indéus, où les Français ua , ancien chef très , et qui règne sur le l'ile de Sainte- Ma-

LPOINTE peut en ètre e Pays des Bêta es maritimes de l'ile; rs le port Manourou, du chefou roi Jean aume de Madagascar rritoire d'Yvondrou, ans le pensionnat de it être aujourd'hui la nd marché d'esclaves je de la ville nommée ieurs bâtimens isolés;

le plus grand servait d'habitation à Ratafe, beau-frère de Radama , et gouverneur du fort de Tamatave, et était aussi la résidence ordinaire de ce prince lorsqu'il séjournii dans rette ville. Les apjartemens, sans ètre vastes et dignes d'un souverain, sont propres, commodes, et la salle de réception est décorée avec luxe. Nous ajouterons avec M. de Fontmichel, que Tamatave, qui a été pris par les troupes françaises en 1829, est le point le plus important de l'ile par la sûreté de sa rade , par la modicité de la dépense qu'il exigerait pour ètre mis sur un pied respectable de défense, et par l'heureuse disposition du terrein sur lequel on peut asseoir avec facilité des fortifications formidables. Le Pays des Antacimes, au sud de celui des Bétanimènes. On y trouve Maxanzant et MaALATANE, ports commerçans, où se sont établis dernièrement des traitans français pour les achats de riz. Anvr- VOURANTE passait, il y a quelques années, pour être le plus grand village de toute l'ile.

Parmi les pays qui paraissent être entièrement indépendans du royaume de Madagascar, nous nommerons les suivans : le Pays d'Anossy, partagé entre plusieurs petits chefs, et où se trouvent le ronr De Sainre-Lucre et les ruines du rorr Dauruin, où les Français fondéèrent leurs premiers établissemens dans cette ile, et où ils font encore le commerce. Rabé-Fagnian , chef de l'Anossy proprement dit, Raava, fille du vicux Ramalifois, mort dernièrement, et Bédouk , chef des montagnards, paraissent être les principaux princes de cette partie de Madagascar; ils ont résisté à toute la puissance de Radama et sont amis des Français. Toute la côte sud-ouest, qui s'étend depuis le cap Sainte- Marie jusqu'au cap Saint-André, est peu connue sous le rapport de ses divisions politiques ; on représente ses habitans comme inhospitaliers , cruels et peu portés au commerce, du moins avec les Européens.

GROUPE DES ILES COMORES. Ce petit groupe, situé à l'entrée septentrionale du canal de Mozambique, comprend les iles Comore, Anjouan (Johanna), Mayotta et Mehilla. Autrefois très peuplées et florissantes, ces îles sont depuis quelque temps ruinées et presque désertes à cause des dévastations commises annuellement par les Seclaves, les Antavares, les Betimsaras et les Bétanimènes, peuples maritimes de l'ile de Madagascar; ces virates cruels en ont enlevé un grand nombre d'habitans pour les vendre comme esclaves. Le groupe des Comores paraît aujourd’hui être partagé entre quatre chefs principaux. 4 njouan, quoique très déchue, semble être encore l'ile la plus peuplée et la plus importante; son chef, qui prend le titre de sultan réside , à Macuanou, petite ville fortifiée, avec une baie et environ 3,000 habitans; ce prince dominait autrefois sur tout ce groupe. Comore, dite aussi Grande-Comore, est la plus grande; elle à un pic très élevé. Me hilla est la plus petite.

POSSESSIONS des PUISSANCES ÉTRANGÈRES.

Les possessions des puissances étrangères en Afrique ne forment pas une région géographique, mais plusieurs divisions politiques très inégales entre elles et très morcelées. Plusieurs des établissemens qui appartiennent aux Européens, surtout ceux de la côte de Guinée, ont beaucoup perdu de leur importance, depuis que la traite des nègres est défendue. Il est même question en Angleterre de les abandonner presque tous. Nous réunirons sous les dénominations d’4frique-Ottomane , d’Afrique-Portugaise, d’Afrique-Anglaise, d’Afrique- Française , etc., tout ce que l'empire Ottoman, le Portugal, l'Angleterre, la France, etc., possèdent dans cette partie du monde.

ÆAfrique-Ottomane.

Voyez à la page 858 le tableau de tous les pays soumis au vice-roi d'Egypte et aux pages indiquées la description des autres contrées qui en dépencens dans la Région du Nil; leur ensemble forme ce que nous appeons l’4frique-Ottomane.

sur lil

Afrique- Portugaise.

comme La monarchie Portugaise est la seconde puissance étrangère par l’éten- en dé] due et le nombre des habitans de ses possessions dans cette partie du monde. L Elles forment les cinq gouvernemens suivans, indépendans les uns des y tour autres et très inégaux pour la surface et pour la population. de Le Gouvennemenr ve Manëne. Il ne comprend que le groupe de Madère, relative situé dans l'Océan-Atlantique. 11 comprend l'ile de Madère qui est de beaucoup la plus tement grande, et renommée par son vin ; la petite île de Porto-Santo, et d'autres ilols encore que la moins importans et presque tous déserts. Fuxcæaz, dans l'ile de Madère, ville très agréa- tion et blement située sur la côte méridionale, au pied de hautes montagues et défendue par plu- maiutet sieurs forts. C'ést la résidence du gouverneur et d’un évêque ; où lui accorde 20,000 ha- de fran bitans, dont plusieurs font un commerce étendu. Malheureusement Funchal n'a pas de ale pr port, et sa rade n’est pas tenable en hiver. avouer Le Gouvennement pu Car-Venr. Il se compose de deux parties distinctes : l'archipel stration du Cap-Vert, situé dans l'Océan-Atlantique, et la Partie Continentale. comme La Partie Continentale ne comprend que les petites places ou postes de Ca- marche cheu, Bissao (Bissago), Zinghicor (Zinghichor), Farim et Geba le long de la Casamanz, civilisat du Geba et du Rio-Grande dans la Nigritie-Occidentale (Sénégambie). Cacneu, sur le pendan San-Domingo, petite ville, avec un fort, un port et 500 habitans, est la résidence du gou- éminem verneur de tous ces postes et le lieu le plus important. : nègres, L'archipel du Cap-Vert se compose de 10 iles principales, savoir : San- à une se Thiago, qui est la plus grande; Virra DE PRAYA, avec 1,200 habitans et une rade , st ville, bi la résidence du gouverneur général de l'archipel et des possessions dans la Sénégambie; belles c: V'évèque réside à Ripena:Granvx, misérable endroit qui ne complé que 200 habitans. les établ San- Antäo, estl’ile la plus peuplée de tout l'archipel; elle est aussi remarquable par son un jour pic élevé; Virra px Nossa-SENHORA-DO-RosAR1o , avec environ 6,000 habitans, en est le Glouces chef-lieu. Fogo, remarquable par son volcan ; c'est la troisième île pour la population. populati San-Nicolào est très dépeuplée; Rinena-Brava , avec un port et 3,600 habitans, en Le est le chef-lieu, Les autres îles principales sont : Boa- Vista et Maio, impurtantes par (Nigritie leurs salines ; et San - Picente (Saint-Vincent), remarquable par son beau port; Sa {ou situés da Sel, avec de riches salines, et Santa-Luzia, sont désertes; Brava (Saint-Jean), n'a de petits rien de remarquable. Nous les Le GouvernemenT DE Sax-Tuomé et po Prinerrs. Cette province ne comprend que différens les deux iles de ce nom, situées dans le golfe de Guinée et dans le groupe des iles Fernan- nahea, do-Po-et-Annobon. San-Thomé;, qui parait être la plus grande de tout le groupe, est dans le r aussi remarquable par son pic élevé, San-Taomt (Pauoasan), ville d'environ 3,000 habi- Animab tans, est la résidence du gouverneur. L'ile do Principe (du Prince) est beaucoup le fort d plus petite; Sax-Anrio, avec environ 1,000 habitans et un port, en est lé chef-lieu; le fort Ja c'était il y a quelque temps le rendez-vous ordinäire des vaisseaux négriers, AR dansler Le Gouvernemenxr D'AnGura comprend une grande partie du Congo dans la Nigritie. gouverne Nous l'avons décrit aux pages 907 et 908. L on lui ac Le Gouvernement De Mosamsique comprend une partie considérable de la Région des école de l'Afrique-Orientale, Nous l'avons décrit aux pages 913 et 914. | ; cette der Nons ajouterons que le gouvernement portugais n’a pas encore renoncé aux droits Les qu'il prétend avoir sur les territoires de Cabinda et Malemba dans le Congo, et que les encore tr Vortugais possèdent encore une loge à #hidah dans le royaume de Dahomey. Une des ; Ë nom, au Afrique- Anglaise. struire 81 Toutes les possessions des Anglais dans cette partie du monde peuvent Her être partagées dans les trois divisions suivantes, qu'on nous assure cor- dei respondre à leurs divisions administratives actuelles. et comme Évancissemens pans LA NicRirie ET SUR Les ÎLES DE L'OGÉAN-ATLANTIQUE. Cette de la Ni

division comprend les Colonies de la Sénégambie, où lon trouve Bathurst, anglaise y

ère par l'étenrtie du monde, ns les uns des )n.

e de Madère, beaucoup la plus utres ilots encore e, ville très agréadéfendue par pluccorde 20,000 haunchal n'a pas de

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renoncé aux droits Congo, et que les ahomey.

monde peuvent ous assure cor-

ATLANTIQUE. Cette n trouve Bathurst,

sur l'ile Sainte-Marie, à l'embouchure de la Gambie, petite ville, où se fait le plus grand commerce de la Gambie; les postes ou comptoirs de Pingtain, Jonkakonda et Pisania en dépendent.

Les Établissemens de Sierra-Leone (Nigritie où Guinée-Occidentale), On ÿ trouve la colonie de Sierra-Leone, fondée en 1787 dans le but philanthropique de supprimer la traite des nègres et de propager la civilisation en Afrique par le moyen d'Alfricains libres, Les derniers rapports ont démontré combien l’on était daus l'erreur relativement à la prétendue prospérité de cette colonie, que son clinat délétère a fait iustement nommer un charnier infect, Depuis sa fondation jusqu'en 1826 elle a dévoré presque la moitié des personnes qui s’y sont établies. L'épreuve qu’on y a faite de l'instruction et du travail des nègres libres est restée bien loin de ce qu'on en espérait. Il est maintenant démontré que cet établissement, qui a coûté à l'Angleterre près de 400 millions de francs, est aussi inutile comme station navale que comme entrepôt de commerce ; on a le projet de l’abaudonner pour le transférer dans l'ile de Fernando-Po, I faut cependant avouer que depuis trois ans et surtout depuis les améliorations introduites dans l’administration par le célèbre voyageur colonel Deuham, qui en a été gouverneur et y est mort comme ses prédécesseurs, de grandes améliorations ont eu lieu, et cette colonie parait marcher vers un état florissant, qui pourrait avoir des conséquences immenses pour la civilisation de l’intérieur de l'Afrique et des pays côtiers qui l’envirounent. I faudrait cependant renoncer tout-à-fait à y envoyer des soldats et des colons blancs; le climat est si éminemment délétère pour la race blanche, en mème temps qu'il parait être favorable aux nègres, qu'un séjour de quelques mois dans cet établissement équivaut, pour des Européens, à une sentence de mort, Freetown, sur la rive méridionale de la Sierra-Leone , petite ville, bien bâtie, avec un port et 4,400 habitans. Elle possède cinq écoles, un théâtre, de belles casernes, et est la résidence du gouverneur général, dont l'autorité s'étend sur tous les établissemens de la Sénégambie et de la Guinée-Occidentale; depuis 1817 on ÿ publie un journal politique, Regentstown est l'autre ville la plus importante. Viennent ensuite Gloucester, Wellington, Kingstown et autres gros villages , qui gaguent tous les jours en population et en embellissement.

Les Établissemens de la Côte-d'Or et de La Côte-des-Esclaves (Nigritie ou Guinée-Orientale). Tous ces établissemens, à l'exception d'un seul, sont situés dans la partie maritime de l'empire d'Achanti, et ne consistent presque tous qu'en de petits forts insignifians situés près des villes , dont presque tous prenuent leur nom. Nous les mentionnons dans l'ordre de leur position de l’ouest à l’est et en indiquant les différens royaumes où ils sont placés. Ces forts sont : le fort d'Apolonia et celui d'Amanahea, dans le royaume d'Amanahea; le fort près de Dircove et le comptoir à Suconda , dans le royaume d’Ahanta ; le fort abandonné de Commenda ; le Cap-Corse (Gape-Coast); Animaboe, qui est le meilleur fort que les Anglais possèdent sur cette côte; Cormantin ; le fort de Tantumquerry et le fort de Winebah on Simpal , dans la république de Fantie ; le fort James, dans le royaume d'Accra ou Incran, et le fort illiam, à Whydah ou Juda dans le royaume de Dahomey. Le Cap-Cor se avec la ville de ce nom est la résidence du gouverneur général, dont la juridiction s'étend sur tous les établissemens de la Guinée; on lui accorde 8,000 habitans. Cap-Corse fait aussi un roumerce important ; on y a fondé des écoles pour les nègres, ainsi qu'à Ænimaboe ; on ; cri: à 4,000 âmes la population de cette dernière ville.

Les Établissemens dans les Iles de l'At'antique. Ces colonies sont encore très peu considérables , parce qu'elles ne comptent que quelques années d'existence. Une des plus importantes est celle de Fernando-Pc, fondée en 1828, dans l'ile de ce nom, au fond du golfe de Guinée. Le fort Clarence, que les Anglais viennent d'y construire sur un territoire acheté aux indigènes de cette ile, compte déjà près d’un millier d'habitans et plusieurs habitations destinées à recevoir les agens de la suciété africaine de Sierra-Leone, établissement qu'on a le projet d'abandonner. La salubrité et la fertilité de cette île, ses superbes forêts, sa position importante sous le double rapport militaire et commercial , vont faire de Fernando-Po le centre des furces britanniques dans les parages de la Nigritie, et l’entrepôt du commerce anglais avec l'intérieur de l'Afrique. La marine anglaise ÿ a déjà établi le centre de ses croisières pour empècher la traite des nègres.

PR RE PES æ

920 ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIF.

L'ile Ascension, naguère déserte, et depuis peu occupée par un poste de soldats

anglais avec leurs familles et quelques nègres; ce rocher aride et volcanique sert de re- Loui. lâche aux vaisseaux anglais qui croisent dans l'Atlantique. L'ile Sainte-Hélène, autre augmer petit rocher perdu dans l’immensité de l'Océan, mais de nos jours devenu si célèbre par établiss le séjour et la mort de Napoléon ; il appartient à la Compagnie Anglaise des Indes-Orien- de la g tales, et est un des points les plus importans de l'empire Britannique par les avantages florissai qu'offre sa lacçi À établir des croisières, et par ses fortifications qui l'ont fait ap- presque peler le Gibraltar des mers des Indes, Nous nommerons à cause de leur célébrité : populat James-Walley, petite bourgade, bien bâtie, avec un hôpital militaire et un jardin bota. vaisseau nique ; c'est la résidence du gouverneur ; et Longwood, sur un petit plateau, non loin du mais 0! lieu où, sous quelques pierres que voilent de grands saules, reposent les restes de Napo- royaum léon. « La maison de Bonaparte, dit un voyageur récent, est aujourd'hui dégradée et tombe placeme en ruines ; les chambres basses sont métamorphosées en écuries, et la chambre où il ren- coustrui dit le dernier soupir sert de grenier à paille; un hideux palefrenier chinois commande en pays de: maître dans cette fameuse demeure, » Le Tristan-d'Acunha, la plus grande du gomme | groupe de ce nom, et remarquable par son pic élevé. Depuis 13 ans quelques Anglais s'y de Sierr sont établis; sa position, son climat salubre, et son port la rendent un point important l'on peu pour les navigateurs qui vont dans l'Australie (la Nouvelle-Hollande). Gorée , | ÉTABLISSEMENS DANS L'Avaique-Ausrraze. Voyez l'#frique- Australe Anglaise décrite Djoliba

à la page gog et suivante. cours d'e TABLISSEMENS SUR LES ÎLES DANS L'OcéAN-Inbten. Ces colonies cédées en 1814 par bouctou

la France à l'Angleterre comprennent l'importante de Maurice et un grand nombre d'ilots ration de compris géographiquement dans l'archipel de Madagascar. L''le Maurice ou de Éranr France est de beaucoup la plus grande; on y trouve Port-Louis, dit aussi Port-Nord- des Seycl Ouest. Cette petite ville, bien bâtie, ave: un port, est la résidence du gouverneur gé- de l'ée & néral de tous ces établissemens anglais dans l'Océan-Indien. On y publie deux journaux, et près di et on nous assure qu’elle compte 20,000 habitans avec sa banlieue, À quelques milles de parlé aus distance se trouve le célèbre jardin de l'État, où fleurissent les richesses botaniques de populatic tout l'Orient. Parmi les dépendances les plus importantes de Maurice nous nommerons : montagni lle Rodriguez, qui ne compte que 123 habitans , mais qui a un bon port; Diego- sucre, Ca Garcia, ilot peuplé par 295 habitans; 4galega, autre îlot, avec 199 âmes; le çante, es groupe des iles Seychelles composé de 30 îlots, dont ceux de Mahé et de cour roy: Praslin sont les plus grands; le groupe des iles Amirantes, composé de 11 ilots 9,000 ha inhabités, et fréquentés seulement dans la srison de la pêche des tortues par un petit nom- terribles bre des habitans des Seychelles. Depuis quelques années les Anglais paraissent posséder le colonie, beau port Louquez dans le Pays des Seclaves dans lle Madagascar. timens d' à ; ouragan «

Afrique-Française. perpendic

réduisit c

Les possessions françaises dans cette partie du monde peuvent être par- Nouiat JO!

tagées de la sorte :

la France

ÉTABLISSEMENS pans LA SÉNÉGAMBI&. Il sont divisés en deux arrondissemens : celui de pour elle « Saint-Louis, qui comprend l’{e de Saint-Louis et celles de Babagué, Safal et Ghim- ülité et pa bar (Ghéber) formées par le Sénégal; les divers établissemens sur ce fleuve, tels que Ka- ÉTABLIES mou, Makana ou Saint-Charles, Bakel, Dagana et Faf; les escales ou lieux de marchés et 884 cet le long du Sénégal où se traite la gomme, telles que l'escale du Coq près de Podor, l'escale grand rep

des Darmankours au-dessous de Saint-Louis et celle des Trarzas au-dessus de Dagana; enfin la partie de la côte qui s'étend depuis le cap Blanc jusqu’à la baie d'Iof. L'arrondissement de Gorée, qui comprend avec l'ile de Gorée toute la côte depuis la baie d'Iof L'Esp: jusqu'à la Gambie, et notamment le comptoir d’A4lbreda. Nous devons faire observer que P

le territoire le long de la côte depuis le cap Blanc jusqu'à lg Gambie n'est pas une posses- raries da

sion de fait, mais seulement de nom, puisqu'il appartient à des peuples entièrement in- à l'entrée dépendans, Une grande partie de l'arrondissement de Saint-Louis appartenait au royaume nomment de Oualo ou Hoval, ruiné et presque entièrement dépeuplé par la guerre civile et par les Dans les Maures ses voisins; il reconnait depuis quelque temps la suzeraineté de la Franee. Voyez mité orient

à la page 900. C'est la rés

| poste de soldats nique sert de reeHélène, autre nu si célèbre par des Indes-Orienpar les avantages qui l'ont fait ape leur célébrite :

et un jardin botaiteau, non loin du s restes de Napodégradée et tombe ambre où il rennois commande en la plus grande du elques Anglais s'y in point important

le Anglaise décrite

dées en 1814 par rand nombre d'ilots Maurice ou de t aussi Port-Norddu gouverneur gélie deux journaux, quelques milles de esses botaniques de nous nommerons :

bon port; Diego:

, avec 199 âmes; le ux de Mahé et de omposé de 11 îlots es par un petit nomraissent posséder le LE

dissemens : celui de ué, Safal et Ghimeuve, tels que Xau lieux de marchés ès de Podor, l’escale sous de Dagana; end'Iof, L'arrondisdepuis la baie d'Iof faire observer que 'est pas une possesples entièrement inrtenait au royaume re civile et par les e la France. Voyez

DESCRIPTION DE L'AFRIQUE. v21

D. ne. mes mnt mnmtpnn

Les lieux les plus remarquables de cette partie de l'Afrique-Française sont : S a à n t- Louis, dans l'ile de ce nom, petite ville assez bien bâtie et qui s’est considérablement augmentée depuis quelques années ; c'est la r' idence du gouverneur générat de tous ces établissemens , et l'entrepôt du commerce qu'on fait sur le Sénégal, et surtout de celui de la gomme, On y compte près de 6,000 habitans. Dans ses environs, à Aichard-Tol, florissait un beau jardin de naturalisation fondé en 1822 ; le défaut de ressources l'a presque fait abandonner, Gorée, sur l’ilot de ce nom, avec un port et deux forts; sa population s'élève à environ 3,000 âmes. C'est un lieu de relâche trés important pour les vaisseaux français qui vont daus l'Inde. Ba kel, sur le Sénégal , n'a que 400 habitans, mais on y entretient un poste de 100 soldats, Dagana, village de nègres dans le royaume de Oualo, avec environ 1,200 habitans. Le village de Ma kan a, ancien emplacement du fort Saint-Joseph; c'est un établissement assez important ; en 1825 on y a coustruit un comptoir auquel on a donné le nom de Saint-Charles, Portendick, dans le pays des Maures Aulad-Ahmed-Dahman , n'a d'habitans qu'au moment de la vente de la gomme aux bâtimens européens, C'est surtout depuis la décadence de la colonie anglaise de Sierra-Leone et le nouvel établissement que les Anglais ont formé à Fernando-Po , que l'on peut prévoir l'importance qu'aura pour la France la possession de Saint-Louis et de Goree , surtout si les stations du Haut-Sénégal peuvent se maintenir, De là au bassin du Djoliba on peut communiquer en peu de jours, De faibles obstaclea séparent les deux cours d’eau, et une fois arrivés à Sego on pourra aisément descendre à Djenny et à Tombouctou , ou remonter à Bouré, le pays de l'or, ainsi que !'a démontré l'naportante exploration de M. Caillié,

ÉTABLISSEMENS DANS L'OcÉAN-Inpien, Après la perte de l'Ile-de-France et du groupe des Seychelles, la France ne possède plus dans ces parages que l’Ze-Bourbon et la colonie de l'éle Sainte-Marie près de Madagascar , ainsi que les loges à Tamatave, à Foulepointe et près de l'emplacement de l'ancien Fort-Dauphin dans cette grande ile, dont nous avons parlé aux pages 916 et 917. L'Ile-Bour kan est remarquable par son étendue et sa population qui en 1826 s'élevait à 85,198 âmes, par son volcan et la hauteur de ses montagnes, par la salubrité de son climat et par la qualité de ses productions, telles que sucre, café, cannelle, girofle, muscades, cacao, etc, Saint-Denis, jolie ville très commerçante, est la résidence du gouverneur général de tous ces établissemens et le siège d’une cour royale; elle possède un collège, un assez beau jardin botanique et compte environ 9,000 habitans. Elle n'a pas de port, mais seulement une rade peu sûre et exposée à de terribles ouragans, qui font souvent éprouver de grandes pertes aux habitans de cette colonie, Eu 1819 on a commencé la foudation d'un port , susceptible de recevoir des bâtimens d’un faible tonnage. Le travail était déjà assez avancé, lorsqu'en 1828 un violent ouragan déplaça le môle déjà fondé, et le ramenant presque parallèlement à la côte , de perpendiculaire qu'il y était, acheva d’un seul coup ce qu'on avait projeté de faire , mais réduisit considérablement les dimensions qu'on s'était proposées dans son établissement. Nous avons déjà signalé aux pages 916 et 917 les relations commerciales et politiques que la France entretient avec les nations de Madagascar, relations qui pourraient devenir pour elle de la plus grande importance par la grande population de cette île, par sa ferülité et par la richesse de ses productions.

ÉTABLISSEMENS DANS LE CI-DEVANT ÉTAT D'ALGER. Nous avons déjà décrit uux pages 88 et 884 cette importante acquisition que la France vient de faire, en détruisant le plus grand repaire des pirates qui infestaient la Méditerranée.

Afrique-Espagnole.

L'Espagne ne possède dans cette partie du monde que l'archipel des Canaries dans l'Atlantique et quelques forteresses dans l'empire de Maroc , à l'entrée de la Méditerranée. Ces dernières forment ce que les Espagnols nomment les Presidios et servent de lieu de déportation pour les criminels.

Dans les Paestpros on trouve : Ceuta, place forte, située sur une presqu’ile à l’extrémité orientale du détroit de Gibraltar, avec un mauvais port et environ 8,ovo habitans. Cest la résidence d’un évêque et du gouverneur, dont dépendent les autres presidios de

Penon-de-Velez, Alhucemas et Melilla; ce dernier a un port, et quoique plus considérable que les deux autres, ne compte qu'environ un millier d'habitans,

L'Ancutrez pes Canaries se compose de 20 îles et ilots; les sept suivantes sont les De plus considérables et les seules qui soient habitées, les p Teneriffa. C'est la plus grande ile de tout l'archipel et celle qui compte le plus qu'en d'habitans; elle offre, dans son pic fameux , une des plus hautes moutagnes de l'Afrique; op pendant plusieurs siècles on l'a regardée comme la plis haute du monde, La ville de Santa. Ldiau Cruz (Sainte-Croix), est commerçante et la résidence du gouverneur général de tout l'ar- à l' ul chipel; elle a un assez bon port et trois forts ; on lui accorde 8,000 habitans, Laguna, ville à l'est mal bâtie et très déchue , remarquable par la bonté de son climat qu'elle doit à sa situation Dan élevée ; c'est le siège du tribunal de l'ile; on lui accorde 8,000 habitans, Orotava, dans nommé une position charmante; c'est la ville la plus considérable de l'ile après Santa-Cruz; on corar ; porte sa population à r 1,000 âmes, y compris celle de Puerto de la Paz , qui est son port. fort Se4 Canaria, presque égale en étendue à Ténériffe; elle donne le nom à tout l’archijl, burg, p et est renommée par sa fertilité. Pa/mas, avec environ 9,000 habitans, est le chef.lien de Mor de l'ile, et le siège du l'évèque des Canaries et du tribunal supérieur ou de l’audiencia d'Accra de cet archipel. en piert Les autres îles les plus importantes sont : Pa/ma, dont Santa-Cruz est le chef-lieu; établisse Lancerota, remarquable par son extrême aridité et par son volcan; Teguisé en est le commer. chef-lieu, Forteventura, aussi aride que la précédente ; Santa-Maria de Betencuria en âmes sa

est la capitale, Gomera et Fer, beaucoup plus petites que les précédentes; la seconde est un des points les plus importans de la terre, ayant été depuis Ptolomée jusqu'à Riccioli

l'endroit du globe par lequel tous les géographes faisaient passer leur premier méridien Les] Des analogies frappantes, signalées il y a quelques mobs par un philologue célèbre, forts er entre les idiomes que parlent les peuples indigénes de l'Atlas et ceux que parlaient jadis berté d les Guanches , les anciens habitans de cet archipel, ont réveillé de nos jours l'attention les arts des savans sur cet ancien peuple, détruit par le glaive impitoyable des premiers conqué- mens. | rans espagnols, Dépouillé de tout ce qui appartient aux brillantes fictions mythologiques dèna ] et à l'exagération de ses enthousiastes admirateurs, qui les premiers nous l'ont décrit dans Rent

de nombreux récits, ce peuple éteint inspire encore trop d'intérêt pour que le géugraphe n'ait pas à s'arrèter un moment afin de rappeler quelques-uns de ses usages en parlant des îles où, pendant tant de siècles, il vécut ignoré du reste du monde, La taille élancée et la grande force musculaire des Guanches, si vantées par les anciens auteurs, nous autorisent à regarder ce peuple comme les Patagons de la Géographie classique; la parfaite conservation et l'affublement de ses momies , nous offrent , à l'extrémité du monde connu des anciens, cet usage si remarquable d'embaumer les morts, propre, presque exclusivement , aux Egyptiens , tandis que les cordelettes et les petits disques, qui parfois leur sont attachés, nous présentent quelque chose qui ressemble aux fameux quippus des Péruviens , des Mexicains et des Chinois. D'un autre côté, ses institutions politiques nous retracent le système féodal de l’Europe au moyen âge, que nous avons vu établi, depuis un temps immémorial , sur les hautes plaines de l'Asie-Moyeune, et que nous retrouverons chez presque toutes les nations policées du Monde-Maritime, L'habitude singulière des Guanches de donner à une femme plusieurs maris, nous rappelle la polyandrie, que naguère encore on croyait n'être en usage qu'au Tibet , mais que des voyageurs dignes de foi ont retrouvée depuis dans d'autres régions, au nord de l'Inde, à Ceylan , dans le Decan, sur les bords de l’Orénoque, en quelques autres localités de l'Amérique et jusqu'au centre de la Polynésie. Enfin la grande muraille, que les anciens habitans de Lancerota, réputés les plus policés de tous les Guanches, ont élevée pour séparer les possessions des deux petits états rivaux entre lesquels cette ile était partagée, rappelle les murailles semblables construites par les Romains au nord de l'Angleterre et en Ecosse, par les Persans dans la Région du Caucase, par les Egyptiens depuis Pelusium jusqu’à Héliopolis, par les Péruviens dans l'Amériquedu-Sud , et la plus étonnante de toutes les constructions de ce genre, la grande muraille élevée par les Chinois pour mettre à l'abri des incursions des barbares leur vaste empire.

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iivantes sont les

i compte le plus nes de l'Afrique; La ville de Santa.

éral de tout l'arns, Laguna, ville doit à sa situation 18, Orotava, dans 8 Santa-Cruz; on , qui est son port à tout l'archijel, s, est le chef-lieu ou de l’audiencia

uz est le chef-lieu; 3 Teguisé en est le a de Betencuria en identes; la seconde née jusqu'à Riccioli remier méridien hilologue célèbre, que parlaient jadis os jours l'attention es premiers conqiéions mythologiques ous l'ont décrit dans ue le géugraphe n'ait a parlant des iles où, élancée et la grande hs auterisent à r'egarfaite conservation et nu des anciens, cet ivement , aux Egypsont attachés, nous viens, des Mexicains ent le système féodal ps immémorial , sur 2 presque toutes les hes de donner à une ore on croyait n'être vée depuis dans d'a rds de l’Orénoque, Polynésie. Enfin la plus policés de tous its états rivaux entre struites par les Ro- Région du Caucase, ns dans l’Amérique- , la grande muraille s leur vaste empire.

ÆAfrique-Hollandaise.

Depuis la perte de l’importante colonie du Cap-de-Bonne-Espérance, les possessions Hollandaises dans cette partie du monde ne consistent qu'en quelques petits forts re Pepe sur la côte d'Or dans la Guinée et proprement dans l'empire d'Achanti. Nous nous bornerons à les citer en indiquant leurs noms suivant l’ordre de leur position, en allant de l'ouest à l'est et en désignant les royaumes où ils se trouvent situés,

Dans le royaume d'Ahanta, le fort #nronius, près d'Axim et le fort Ho/landia, jadis nommés Friedrichsburg, près de Pockeso; le fort près d'ÆÆkhouna et un autre près de Taccorary ; le fort Orange, près de Suconda: selon M, Hutton, ce fort serait abandonné ; le fort Sébastien, près de Chamah ou Assema. Dans la république de Fantie, le fort Fredenburg, près du PetitCommenda ; £/mina ou Saint-George de la Mina; le tort Nassau, près de Mori; le fort Leydssaamheyde où Apam et le fort près de Seniah, Dans le royaume d'Acera, le fort Crèvecœur, à Accra. Erwina, jolie ville, avec plusieurs maisons bâties en pierres et quelques rues pavées. C'est la résidence du gouverneur général de tous ces établissemens; elle est défeudue par une bonne citadelle et un fort, et est le siège d’un

commerce assez florissant qu'y attire la franchise de son port; on porte à environ 10,000 âmes sa population.

ÆAfrique- Danoise.

Les Danois ne etre dans cette partie du monde que quelques petits forts environnés de territoires peu étendus, mais remarquables par la liberté dont jouissent leurs habitans et par les progrès qu'ils ont faits dans les arts les plus utiles de la civilisation européenne. Ces petits établisse mens, encore très peu connus, sont situés sur les Côtes d'Oret des Esclaves, dans la Guinée 'et proprement dans l'empire d’Achanti. Nous nous bornerons à les indiquer selon l'ordre de leur position en allant de l’euest à l’est.

Dans le royaume d'Incran, on trouve : le fort de CunisriansnunG. C’est l'établissement principal et la résidence du gouverneur général ; il est situé près d'Accra. Viennent ensuite les comptoirs de Tema; Nimbo, etc. Dans le pays d'Adanpi on trouve: le fort Friedensburg à Ningo; Ædda, sur le Rio-Volta, petite ville de 3,000 habitans, et le

fort Kæninstein sur le même fleuve. Dans le pays de Crepi (Kerrapay), le fort Zinzenstein près de Quitta.

Afrique- Anglo- Américaine.

La Société Américaine de colonisation, indépendamment de tout secours du gouvernement fédéral, a fondé en 1821 dans la Guinée, sur les bords du Mesurado (Montserado) et à l'est du Cap-Mesurado, un petit établissement auquel on a imposé le nom de Liga, parce qu'il ne doit être habité que par des hommes libres. Cette petite colonie, après avoir couru le risque d'être détruite par les attaques des Deys , des Queahs, des Gurrahs et autres peuples voisins confédérés contre elle, se trouve, d’après les plus récens rapports, dans un état assez prospère. Monrovia, ainsi nommée en l'honneur de Monroe, alors président des États-Unis, petite ville fortifiée avec environ 700 habitans et un port, en est le chef-lieu; elle possède déjà des écoles, une bibliothèque publique et un journal. Caldwe ll, avec 600 habitans et une société d'agriculture , est l'autre endroit le plus remarquable de cette colonie, qu’on peut regarder comme formant une petite république composée d’Africains délivrés de l'esclavage en Amérique , et transportés en Afrique dans le but philanthropique de répandre dans l’intérieur de ce continent les sentimens d'humanité, l’industrie, les

arts et les sciences de l’Europe. Le noble but que l’on s’est proposé dans la fondation de cette colonie est déjà atteint en partie. Les naturels, dit

cepenc M. G. de Felice, ont déjà adopté l'habillement des colons, ils montrent

long l’année un vif desir d’imiter leurs manières et de prendre les habitudes de la vie ! appelé civilisée; quelques enfans des indigènes fréquentent les écoles; quelques { tendus tribus se sont placées de leur propre mouvement sous la protection du que ac gouvernement colonial; d’autres peuples , placés à une distance trop grande science de Liberia pour réclamer son appui, demandent comme une faveur que valeur les colons viennent se fixer sur leur territoire; et on cite plus d’un chef voir q africain, qui a ouvert des négociations à ce sujet avec l'agent principal de cet genre « établissement. Parmi ses chefs les plus distingués on doit citer le brave, le avions vertueux Ashmun, qui vient de mourir en Amérique, et le célèbre Prince, Politiqt qui resta pendant quarante ans esclave à Natchez ; c'est le frère d’Abdule- tous ce Kadre, qui en 1825 était almamy du Fouta-Ghialo. Voyez à la page 901. ques et

Afrique- Arabe. C'est en

à de lo

Nous comprenons sous cette dénomination tous les pays de cette partie tous ce: du monde qui dépendent de l’imam de Mascate. D’après les rapports les plus graphie récens, ce prince possède soit médiatement, soit immédiateme t, les iles nent le: suivantes situées le long de la Côte Orientale d'Afrique : Quéiloa, dans notre ct le royaume de ce nom, qu’à la page 914 nous avons vu étre tributaire de doit rej l'imam; Monfia et Zanzibar (Zindgibar; Souayeli); cette dernière est que pot la plus peuplée et la plus importante à cause des relations commerciales en avoi qu’elle entretient avec les îles de France, de Bourbon et de Madagascar; ce travi | Pemba, remarquable par sa fertilité, mais dont l’imam de Mascate ne Mais

| possède qu’un tiers ; Socotora, la plus grande de toutes, mais aride, subir ai

pierreuse et presque entièrement dépourvue d’eau et de végétation; ce- ce tuble

pendant le meilleur aloès croît dans ses vallées abritées; on y recueille aussi succès d

| une grande quantité de dattes excellentes. Sa position et ses deux rades engagé à

: l’ont fait servir de station aux négocians de l'antiquité; on croit même Nous av qu’Alexandre-le-Grand y avait envoyé une colonie. Il paraît qu’une partie presque

des habitans de l’intérieur est attachée aux dogmes de l’‘glise jacobite et les roya qu’une tribu sauvage vit encore indépendante dans les bois. Les Anglais évaluati avaient commencé il y a quelques années des négociations avec l’imam de anglais Mascate pour se faire céder cette île; qui est gouvernée par un cheïkh, dé- l'empire pendant de ce souverain arabe. Voyez aux pages 665 et 666. sieurs n

ront bea observat évaluatic traveil s

Malgré les remarques que nous avons faites aux pages 44 et 45, et tout pire de | ce que nous avons dit dans l'introduction au tableau statistique de l'Asie, croyons nous croyons indispensable, dans l'intérêt de la science et dans celui de coup au nos lecteurs , d'ajouter encore quelques autres observations. - instruit,

La géographie de cette partie du monde est encore si imparfaite, ses géograpl lacunes sont encore si grandes et si nombreuses, que le titre de Tableau 'apré statistique de l'Afrique devrait être rejeté comme absurde. Comment, célèbre, pourrait-on nous dire : voulez-vous donner la statistique d’états dont vous acquisiti ne connaissez pas seulement la géographie ? Quelle confiance peut-on avoir par ses i dans des chiffres qui ne sont basés sur aucun des élémens qu'on regarde est à mé

TABLEAU STATISTIQUE DE L’AFRIQUE

DESCRIPTION DE L'AFRIQUE. 924 est proposé dans Les naturels, dit 1, ils montrent bitudes de la vie icoles; quelques a protection du ance trop grande une faveur que e plus d’un chef t principal de cet iter le brave, le e célèbre Prince, : frère d’Abdulez à la page go1.

cependant comme les seuls à l’aide desquels on peut les obtenir ? Depuis long-temps nous nous sommes fait à nous-méme ces objections, et dès l'année 1808, au début même de notre carrière littéraire, nous avons appelé l'attention des savans sur les richesses chimériques que de prétendus géographes et des savans étrangers à la géographie et à la statistique accumulent dans leurs ouvrages, au grand détriment de ces deux sciences. Dans tous nos travaux postérieurs nous avons réduit à leur juste valeur ces prétendus trésors scientifiques, et nous avons eu le plaisir de voir que non-seulement les savans qui s'occupent spécialement de ce genre d’études, mais aussi le public ont applaudi à notre franchise. Nous avions même pris la détermination d’exclure entièrement de la Balance Politique du Globe tous les états de l'Afrique et de l'Océanie, et resque tous ceux de l'Asie; mais le géographe célèbre, dont les sciences historiques et géographiques déplorent encore la perte, nous à fait changer d'avis. C'est en cédant pour ainsi dire à ses instances que nous nous sommes livré à de longues et pénibles recherches pour offrir, non pas la statistique de tous ces états, mais les zombres limites qui, dans l'état actuel de la géographie pourraient être adoptés, en attendant que des faits positifs viennent les remplacer, Et pour nous servir de l'expression employée par notre célèbre ami Malte-Brun, c’est plutôt pour signaler au lecteur ce qu'il doit rejeter, et pour le mettre en garde contre une exactitude trompeuse, que pour lui offrir réellement la statistique d’états qui ne peuvent encore en avoir, que nous nous sommes décidé à leur accorder une place dans ce travail sur la statistique générale du globe.

Mais nous devons justifier quelques modifications que nous avons fait subir aux résultats numériques auxquels nous nous étions arrêtés dans ce tublean. Les changemens survenus dernièrement dans l’Abyssinie, et les succès de Subgadis, l’entreprenant successeur de Welleta Selassé, nous ont engagé à donner une beaucoup plus grande étendue au royaume de Tigré. Nous avons vu à la page 844 que cet état paraît comprendre aujourd’hui presque tous les pays qui, à l’époque du second voyage de Salt, formaient les royaumes de Tigré et d’Amhara. D'un autre côté nous avons rejeté les évaluations exagérées que, d’après les premiers rapports des voyageurs anglais et d’après les calculs du savant Hassel, nous avons adoptés sur l'empire de Bornou et sur celui des Fellatahs ou Fellans. Nous avons plusieurs motifs pour croire que les chiffres que nous proposons s’éloigneront beaucoup moins de leur étendue et de leur population réelles. Les observations qu'un géographe et statisticien très distingué a faites sur nos évaluations relatives à l'empire de Maroc, en rendant compte de notre travail sur la Russie, nous ont engagé à porter la population de cet empire de l’Afrique-Septentrionale à 6,000,000 d’âmes, nombre auquel nous croyons devoir provisoirement nous arréter, quoiqu'il reste encore beaucoup au-dessous de celui proposé par M. Gräberg. Un voyageur très instruit, M. Washington, qui vient de remplir bien des lacunes dans la géographie de cet empire, ne lui accorde que de 5 à 6 millions d’habitans.

D'après les renseignemens que nous devons à l'obligeance d’un savant célèbre, dont le nom figure toujours dans presque toutes les grandes acquisitions que la géographie de l'Afrique a faites de nos jours et qui, par ses intimes relations avec les hommes les plus importans de l'Egypte, est à même, plus que tout autre, de connaître les principales ressources

s de cette partie rapports les plus ateme €, les îles : Quiloa, dans tre tributaire de cette dernière est ns commerciales de Madagascar; m de Mascate ne tes, mais aride, végétation; cea y recueille aussi t ses deux rades ; on croit méme raît qu’une partie ‘glise jacobite et bois. Les Anglais s avec l’imam de ar un cheikh, dé-

FRIQUE.

44 et 4b, et tout istique de l'Asie, et dans celui de ons.

si imparfaite, ses titre de Tableau urde. Comment, d’états dont vous nce peut-on avoir ns qu’on regarde

926 ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIFs

de cette contrée, nous laisserons subsister les évaluations que d’après lui nous avons données dans la Balance Politique du Globe. Nous n'avons aucune confiance dans des recensemens et dans des tableaux statistiques sur l'Egypte, dont M. Jomard n’a pas eu connaissance, et dont nous avons déjà signalé l’exagération dans la partie relative aux revenus de l'empire Ottoman à la page 802. Nous espérions pouvoir fixer notre opinion sur l'étendue et la population du royaume des Molouas d’après les repseignemens pris sur les lieux par M. Douville; mais cet estimable voyageur, qui réunit à une solide érudition une grande réserve sur tout ce qu’il n'a pas vu par lui-même, n’a jamais voulu nous rien affirmer sur ce sujet. Malgré -sa louable réserve, qui devrait être imitée par bien des voyageurs , nous croyons que l'étendue de ce royaume, en y comprenant toutes les vastes contrées qui en sont tributaires ou qui reconnaissent sa suzeraineté, pourrait bien étre évaluée à 200,000 milles carrées. En adoptant ce chiffre, qui d’ailleurs s’accorde assez bien avec les renseignemens sur sa grande étendue, que nous avions obtenus à Lisbonne et qui nous ont été confirmés à Paris par des Portugais très instruits, et en évaluant seulement à 5 habitans sa population relative, on aurait 1,000,000 d’âmes, nombre qui nous paraît représenter le minimum de la population absolue de cette puissance prépondérante de l’Afrique-Transéquatoréale ; nous ne serions pas même éloigné de la porter jusqu’à 1,400,000 âmes, en calculant sa population relative à 7 habitans par mille carré. Nous avons déjà exposé aux pages 560 et 56r les motifs qui nous ont guidé dans la détermination des surfaces et des populations de l’Afrique-Portugaise, de l'Afrique-Française et de l’Afrique-Anglaise; mais ici nous devons prévenir le lecteur qu’une partie très considérable de la population, que nous avons assignée aux deux premières, est de nom et de fait entièrement indépendante. Dans l'Afrique Anglo-Américaine on a compris les tribus indigènes qui vivent sur le territoire, que les nouveaux colons regardent comme leur propriété , ainsi que les Africains qui sont déjà devenus leurs alliés. Nous n’avons fait subir aucun changement à nos évaluations relatives à l’Afrique-Anglaise, quoique, à la rigueur, d’après les principes suivis dans la détermination des autres possessions étrangères en Afrique, on pourrait y joindre l’Hottentotie et la Cafrerie-Maritime, régions comprises dans les limites des relations commerciales et politiques que les Anglais entretiennent avec leurs habitans. Quant à l’Afrique-Ottomane, on en a exclu toutes les vastes contrées de l'Arabie, qui sont occupées par les troupes du vice-roi d'Egypte, mais on a tenu compte de tons les pays conquis dernièrement dans la Région du Nil. La surface et la population de l'Afrique Arabe ont déjà été comptées dans les sommes relatives à cette puissance dans le tableau statistique de l'Asie. Nous rappellerons enfin que dans toutes ces évaluations on a toujours négligé les fractions décimales des populations relatives au-dessus de 10.

Maintenant que le lecteur a le moyen d’apprécier convenablement la valeur des chiffres que nous lui offrons , nous allons tracer le tableau statistique de cette partie du monde. Nous avons cru inutile de mettre les points d'interrogation , qui accompagnent plusieurs chiffres adoptées dans la Balance Politique di Globe que nous reproduisons ici, parce que ce signe devrait être mis après toutes les sommes indistinctem-nt. Nous avons aussi cru devoir retrancher le nombre d'hommes que chaque état

ou 18 (

ie Ci cepe Œuer pou de | les é les g trod les À lonie que | Saint youv Corps feu d Nous dagas nente Otton permi bleau geanc posen canon plusie

Eueins pi Erar ve :

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Euvine pe EMPIRE DE Réevecrqu Esvine D' Royaume :

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Arrioue F Arntoce A Arnque E Arniovx H Arniocs D ArriQue A:

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ns que d’après lui be. Nous n'avons leaux statistiques 2e, et dont nous > aux revenus de uvoir fixer notre s Molouas d’après nais cet estimable > réserve sur tout ous rien affirmer e imitée par bien me, en y comprequi reconnaissent illes carrées. En vec les renseignesbonne et qui nous ts, et en évaluant 1,000,000 d’âmes, opulation absolue iatoréale ; nous ne Do âmes, en calcarré. Nous avons ont guidé dans la ue-Portugaise, de ous devons préveulation, que nous it entièrement inpris les tribus in- - colons regardent déjà devenus leurs évaluations relaprès les principes ngères en Afrique, me, régions compolitiques que les frique-Ottomane, qui sont occupées ompte de tous les urface et la popus sommes relatives Nous rappellerons gligé les fractions

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‘ut armer en temps de guerre. Dans des Pays gouvernés comme le sont

‘s états, ou il n'y à pas d’armée régulière, ou, s’il y en a, elle varie selon caprice du despote qui les régit; rien n’y est déterminé, On pourrait cependant adopter comme base d’un calcul approximatif, qu'en temps de guerre le douzième ou le dixième de la population totale prend les armes pour attaquer ou pour se défendre. Les relations fréquentes que les 6 de la Nigritie-Maritime et de la Nigritie-Occidentale entretiennent avec les établissemens européens, ont déjà contribué à rendre plus dangereuses les guerres que les Blancs ont quelquefois à soutenir contre eux » par l’introduction ke armes à feu dans leurs armées. Il n'y à pas long-temps que les Achantis ont été sur le point de chasser les Anglais de toutes les çolonies qu’ils possèdent dans cet empire, et il y a à peine quelques mois que les Mandingues de Barra auraient détruit l'établissement anglais de Sainte-Marie sur la Gambie, sans le secours qui lui a été apporté par le gouverneur français de Saint-Louis. Dans l'armée africaine il y avait un corps de 1,800 hommes armés de fusils; les Mandingues ont soutenu le feu des Anglais avec la plus grande intrépidité et pendant plusieurs heures. Nous avons déjà signalé ailleurs la force de l'armée du royaume de Madagascar, Les forces indiquées dans le tableau sont les armées permanentes. Les faibles rapports qui lient encore le vice-roi d'Egypte à la Porte- Ottomane, nous ont engagé à donner séparément le revenu et l’armée permanente de l’Afrique-Ottomane. Nous ajoutérons que, d’après un tableau officiel que nous avons sous les yeux et que nous devons à l’obligeance de M. Jomard, les forces navales du vice-roi d'Egypte se composent actuellement de quatre vaisseaux de ligne, dont deux de cent canons, douze frégates, quatorze corvettes, treize bricks, sans compter plusieurs autres bâtimens inférieurs.

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