‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 253 sur 457 · EUR · texte numérisé non relu

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Toises, ‘Océan-Atlantique ; sa surface est partagée entre la Colombie, l'empire du Brésil et une partie des Guyanes Anglaise, Hollandaise ct Francaise. Sa hauteur atteint peut-être. . « + . . . + +. de 900 à 400 Le plateau d'Anahuac ou du Mexique; il s'étend depuis Oaxacs jusqu'à Chihuabua, dans la confédération Mexicaine; ou pourrait y comprendre toutes les hautes terres du Guatemala, et estimer son élévation. . . de 600 à 1,200 Le plateau Missouri. Colombien qu'on pourrait aussi nommer plateau Central de P'Amérique-du-Nord. Nous proposons d'y comprendre la partie supérieure des bassins du Missouri, du Suskatchawan, du Mackenzie, du Colombia ou Oregon, du Lewis, du Colorado (occidental), du Rio del Norte, de l'Arkausas, de la Rivière-Platte et de la Pierre-Jaune ( Yellow-Stone). de 350 à 5ôv Le plateau alleghenien, dont nous avons parlé à la page g5t;il comprend les hautes plaines des états de Géorgie, des Deux-Carolines, du Tennessee, de Virginie, d’une partie du Kentucky, du Maryland, de Pennsylvanie, de New-Jersey, de New-York, du Massachussets, du Vermont, du New-Hanmpshire, du Maine et quelques parties du gouvernement du Bas- Canada, Son élévation peut être estimée. . .... ++... de 180 à 5vo

VOLCANS. Non-seulement l'Amérique a un grand nombre de volcans, mais elle compte parmi les siens les montagnes ignivomes les plus terribles et les plus élevées de tout le globe. Les départemens de l'Equateur et de la Cauca dans la Colombie , les états de Nicaragua, de San-Salvador et de Guatemala dans la confédération de l'Amérique-Centrale , la république du Chili, l'archipel des Aleoutes dans l’Amérique-Russe , et l'Islande dan: l’Amérique-Danoise, sont les parties du Nouveau-Monde qui offrent le plus grand nombre de volcan Les monts ignivomes les plus remarquables sont : l’Antisana, le Cotopaxi, le Sanguary et le Pichincha, dans le département colombien de l’Equateur ; les volcans de Pasto , de Sotara et de Purace , dans celui du Cauca ;le Guagua-Plitina ou volcan d’Arequipa et le Sehama , dans la république du Pérou ; les volcans de Copiapo, de Chilan, d’'Antoco et de Peteroa, dans la république du Chili; les volcans de Soconusco, de Guatemala ou de Fuego, d'Agua, de Pacaya , de San-Salvador, de Granada , de Telica près de San-Leon de Nicaragua, dans la confédération de l’Amérique-Centrale; le Popocatepetl ou volcan de la Puebla , le Citlaltepetl ou volcan d’Orizaba, le volcan de Colima et celui de Xorullo, dans la confédération Mexicaine; le volcan de Saint-Elie, celui du Beau- Temps (Fair-Weather), les deux volcans de la péninsule d’4laska et ceux des îles Aleoutiennes Unimak, Tanaga, Umnak et Unalaschka , dans l'Amérique-Russe ; le Krabla , le Leirhnukr , VOErafe-Jükul, le Kôtlugiaa (Sidu-Jôkul?), le Skaptafells-Jôkul et l'Hecla, dans l'Islande. Nous ferons observer à propos de ce dernier, que ses éruptions et sa hauteur ont été beaucoup trop exagérées, et ont donné à ce mont ignivome un rang qu’il doit céder à plusieurs autres montagnes de cette île. On ne doit pas non plus passer sous silence l’Æs4 , dans l'île de Jean-Mayen , étant la montagne ignivome connue la plus boréale du Nouveau-Monde ; \e volcan de Saint- Vincent, qui est le plus terrible dans l'archipel des Antilles, ct le volcan de Bridgman , dans le Shetland-Austral , qui est le mont ignivome connu le plus austral de tout le globe et en même temps Le plus bas de tous les volcans connus. Voyez à la page 942. Cette partie du monde se trouve donc avoir le volcan le plus haut et le volcan le plus bas du globe. Voyez la hauteur de l’Antisana dans le système des Andes à la page 947. Sur l’autorité de M. de Humboldt nous ajouterons que le grand pic de Tolima et le Paramo de Ruiz, dans la chaîne Centrale de Cundinamarca dans la Colombie, ont

fait dernièrement une éruption.

le Rio Negro, l'Amazone et l

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ee à RS VALLÉES ct PLAINES. L'Amérique-du-Sud offre plusieurs vallées très remarquables par la grande hauteur de leurs berges, malgré l’élévation de leur sol au-dessus du niveau de l'Océan. On doit surtout mentionner les vallées de la Cauca , du Magdalena et de Quito, dans la Colombie; du Tunguragua ou du Haut-Nouveau-Marañon et du Jauja, dans la république du Pérou; le superbe bassin du /ac Titicaca, qu'on peut regarder comme une vallée aussi remarquable par sa grande éléva-

Toises,

de 200 à 400

de 600 à t,2vo

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tion absolue que par ses dimensions; la vallée du San-Francisco, dans ‘de 350ù 550 le Brésil ; la vallée du Rio del Norte ou du Nouveau-Mexique ; dans la conrend fédération Mexicaine. Pour donner quelques exemples, nous dirons que nes la vallée de Chota, près de Quito, a 804 toises et celle du Rio-Catacu , JA au Pérou , en a plus de 700 de profondeur perpendiculaire, et cependant Bas-

leur fond reste encore élevé d’un nombre égal de toises au-dessus de la mer. A l'égard des plaines, on peut dire que le Nouveau- Continent offre les plus vastes du monde, En effet » l'espace immense qui s'étend depuis l'embouchure du Mackenzie jusqu'au delta du Mississipi, et entre la Chaîne-Centrale du système Missouri-Mexicain et les chaînes principales du système Alleghenien, n’est à proprement parler que la plus vaste plaine non-seulement du Nouveau-Continent, mais même de tout le globe; elle embrasse les bassins du Mississipi, du Saint-Laurent, du Nelson et du Churchill, presque tout le bassin du Missouri, la presque totalité des bassins du Saskatchawan et du Mackenzie, et tout celui de la Coppermine. Nous proposons de la nommer Plaine Mississipi-Mackenzie. La seconde grande plaine du Nouveau-Continent est la Plaine de l'Amazone ; elle comprend toute la partie centrale de l'Amérique-du-Sud , étendant son 4lomaine sur plus de la moitié de l'empire du Brésil, sur le sud-ouest de la Colombie, sur la partie orientale de la république du Pérou, et sur la partie septentrionale de la république de Bolivia; ses limites sont presque identiques à celles des parties moyennes et basses de l'immense bassi:. de l’Amazone et de celui du Rio Tocantin. Vient ensuite la plaine du Rio de la Plata, qui s'étend entre les Andes et leurs branches principales, les montagnes du Brésil, l'Atlantique et le détroit de Magellan; dans ces limites, c!le embrasse le sud-ouest du Brésil, le directorat du Paraguay, le pays des Chiquitos, le Chaco, la plus grande partie de la confédération du Rio de la Plata, du nouvel état de l'Uraguay et de la Patagonie; une grande partie est connue sous le nom de Pampas de Buénos- Ayres où du Rio de la Plata. Eufin la plaine du Guaviare- Orenoco, qui comprend les Lianos de la Nouvelle-Grenade et de Venezuela dans la Colombie. Cette plaine s'étend depuis le Caqueta jusqu'aux embouchures de l'Orénoque, le long du Guaviare, du Meta et du Bas-Orénoque. M. de Humboldt fait observer que la plaine, que nous avons nommée Misséssipi- Mackenzie, nourrit à l’une de ses extrémités des bambousacées (ludolfia, miega) et des palmiers, tandis qu’à l’autre, pendant une grande partie de l’année, elle se trouve couverte de glaces et de neiges; ce savant estime sa superficie à 270,000 lieues marines carrées, ou à 2,430,000 milles carrés ; étendue presque égale à celle de toute l'Europe. La plaine de lAmazone, ayant un climat chaud et humide, présente, dans ses immenses forêts , une force de végétation à laquelle rien ne peut être comparé dans les autres continens; Sa superficie est évaluée, par M. de Humboldt, à 260,000 lieues carrées, égales à 2,340,000 milles. Les deux autres plaines du Guaviare-Orenoco

.de 180 à 500 ibre de volcans, s les plus terrins de Equateur de San-Salvador ntrale , la répuusse , et l'Islande onde qui offrent ; plus remarquaacha, dans le dé- , de Sotara et de d’Arequipa et le jiapo, de Chilan, volcans de Socode San-Salvador, dans la confédix de la Puebla , le celui de Xorullo, 2, celui du Beaud’4laska et ceux Inalaschka , dans kul, le Kôtlugiaa inde. Nous ferons a hauteur ont été ome un rang qu'il n ne doit pas non étant la montagne

volcan de Saintes, ct le volcan de vome connu le plus e tous les volcans trouve donc avoir

Voyez la hauteur . Sur l'autorité de lima et le Paramo la Colombie, ont

Qi et du Rio de la Plata, diffèrent de celle de l'Amazone, ques cernent au su nord et au sud, par le manque d'arbres et par les innombrables graminces Mag qui couvrent leur vaste surface, semblables en cela aux savanes où prairies de s de la plaine Mississipi-Mackenzie. La superficie de la plaine du Rio de la de | Plata monte, selon M. de Humboldt, à 135,000 lieues carrées où à'1,21h,000 déta milles, et celle du Guaviare-Orenoco, à 29,000 lieues, qui correspondent dése à 261,000 milies. de s

DÉSERTS. L'Amérique a plusieurs déserts qu'on peut comparer à nes ( ceux de l'Afrique et de l'Asie pour l’aridité de leur sol et pour le sable qui plus des recouvre; mais tous sont extrémement petits en comparaison des soli- éhor tudes de ce genre, qui s'étendent sur un si vaste espace de la superficie de tatio ces deux parties du monde. Les plus remarquables sont : le désert d’Ata- un €! cama ; il s'étend, avec quelques interruptions , depuis Tarapaca, dans la avec république du Pérou, jusqu’aux environs de Copiapo, dans celle du Chili; tatio il renferme par conséquent la bande étroite de pays que la république de com}

Bolivia possède sur le Grand-Océan; le désert de Sechura, beaucoup plus En petit, occupe une partie considérable de la côte du département péruvien idi de Truxillo; le désert de Pernambuco , qui est le plus étendu ; il s'étend sur

une grande partie du plateau du nord-est du Brésil, qui s'élève entre Pcr- contr nambuco, le San-Franscisco, Crato, Seara et Natal; M. Koster y vit des glacé oasis couvertes d'une belle végétation au milieu des collines de sable mou- qu’au vantes. Nous ne parlons pas des solitudes ; l'Amérique offre les plus grandes romp du globe; elles forment partie des vastes plaines, dont nous avons parlé se tra dans l’article précédent, ainsi que des Terres-Arctiques et Antarctiques sulte mentionnées dans celui des îles. C’est dans cette classe qu’il nous semble l'hive plus convenable de ranger le prétendu désert de Nuttal que traversent plu- dité é sieurs grandes rivières, et remarquable par ses riches mines de sel gemme, ciden et par sa situation élevée; il s'étend au pied de la Cordillère- Missouri- chaîn. Colombienne (Montagnes Rocheuses), entre l’Arkansas supérieur et le Pa- à sa l: duca, et forme partie du grand plateau Central de l’Amérique-du-Nord. No:

CLIMAT. La configuration de l'Amérique, la disposition de ses vastes tous le chaînes de montagr… et la position de ses plateaux élevés et de ses plaines téorol immenses produisent une influence remarquable sur sa température, et démor offrent sur plusieurs points de grands contrastes entre deux climats très sipi, at différens et pourtant très rapprochés l’un de l’autre. « Le Pérou, dit Malte- de l'A Brun, la vallée de Quito, celle de Mexico, quoique situés entre les tro- plus g piques, doivent à leur élévation une température printannière; ils voient des lat même les paramos , ou les dos de leurs montagnes, se couvrir des neiges On qui séjournent, même perpétuellement, sur quelques sommets, tandis parallé qu’à peu de lieues de là, une chaleur souvent malsaine étouffe l'habitant grains des ports de Vera-Cruz ou de Guayaquil. Ces deux climats donnent nais- l'excep sance à deux systèmes différens de végétation : la flore des zones torrides l'Amér sert de bordure à des champs et à des bosquets européens. Un semblable l'archi} voisinage ne peut manquer d'occasioner fréquemment des changemens classe | subits par le déplacement de ces deux masses d'air, si diversement consti- deux z tuées; inconvénient général en Amérique. Mais partout ce continent éprouve des cér un moindre degré de chaleur. L'élévation seule explique ce fait pour la trées cl région montagneuse; mais pourquoi , se demande-t-on , s’étend-il aux con- du règr trées basses ? Voici ce que répond un habile observateur, M. de Hum- néral te

boldt : « Le peu de largeur du continent, son prolongement vers les pôles

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glacés; l'Océan, dont la surface non interrompue est balayée par les vents alisés; des courans d’eau très froide qui se portent depuis le détroit de Magellan jusqu’au Pérou; de nombreuses chaînes de montagnes remplies de sources , et dont les sommets couverts de neiges s'élèvent bien au-dessus de la région des nuages; l'abondance de fleuves immenses qui, après des détours multipliés, vont toujours chercher les côtes les plus lointaines ; des déserts en général non sablonneux, et par conséquent moins susceptibles de s'imprégner de chaleur; des forêts impénétrables qui couvrent les plaines de l'équateur remplies de rivières, et qui, dans les parties du pays les plus éloignées de l'Océan et des montagnes, donnent naissance à des masses, énormes d’eau qu'elles ont aspirées , ou qui se forment par l’acte de la végétation : toutes ces causes pro‘luisent, dans les parties basses de l'Amérique, un climat qui contraste singulièrement, par sa fraîcheur et son humidité ; avec celui de l'Afrique. C’est à elles seules qu'il faut attribuer cette végétation si forte, si abondante, si riche en sucs, et ce feuillage si épais, qui composent le caractère particulier du Nouveau Continent. » En considérant ces explications comme suffisantes pour l'Amérique-Méridionale et le Mexique, nous ajouterons, par rapport à l'Amérique-du- Nord, qu'elle n'a presque pas d’étendue dans la zone torride, et qu’au contraire elle se prolonge très loin dans l2. zone glaciale, dont les vents glacés la balayent du nord au sud depuis l'embouchure du Mackenzie jusqu'au delta du Mississipi, à cause de l'absence d’une chaîne qui en interrompe le cours. Ainsi, la colonne d'air glacial, inhérente à ce continent, ne se trouve pas contrebalancée par une colonne d'air équatorial. De là résulte une extension du climat polaire, jusqu'aux confins des tropiques ; l'hiver et l’été luttent corps à corps, les saisons changent avec une rapidité étonnante. Une heureuse exception favorise presque toute la côte occidentale de l’'Amérique-du-Nord, laquelle, abritée des vents glacés, par la chaîne Maritime et par la chaîne Centrale, jouit de la température propre à sa latitude,

Nous devons aussi corriger une opinion que, sur l'autorité de Voluey, tous les géographes reproduisent, mais dont de récentes observations météorologiques, faites pendant plusieurs années et sur plusieurs points , ont démontré le peu de solidité, C’est que la température des plaines du Mississipi, au lieu d’être beaucoup plus douce que celle des pays situés sur la côte de l'Atlantique, offre plutôt des excès de chaleur et de froid beaucoup plus grands que ceux qu'éprouvent les lieux situés sur l'Atlantique, sous des latitudes correspondantes.

On peut dire, en général, que toutes les contrées situées au delà des 50° parallèles sud et nord sont froides et ont un sol impropre à la culture des grains de l’Europe, Toute l'Amérique-Danoise, toute l'Amérique-Russe, à l'exception des contrées abritées par la chaîne Maritime, presque toute l'Amérique-Septentrionale Anglaise ainsi que l'extrémité de la Patagonie, l'archipel des Malouines et les Terres-Antarctiques, appartiennent à cette classe de pays. Les régions élevées de la zone torride et les plaines des deux zones tempérées sont favorables, jusqu’à un certain point, à la culture des céréales de l’Europe, et même à celle de ses fruits, tandis que les contrées chaudes de la zone torride étalent les productions les plus précieuses du règne végétal avec une étonnante profusion, Nous ajouterons qu’en gencral toutes les côtes des contrées équatoriales, et même celles des pays

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elles cernent au rables graminées vanes ou prairies ne du Rio de la es où à'1,215,000 ui correspondent

eut comparer à pour le sable qui araison des solile la superficie de : le désert d’Ataarapaca, dans la ns celle du Chili; la république de 1, beaucoup plus tement péruvien du ; il s'étend sur s'élève entre Per- Koster y vit des es de sable moue les plus grandes nous avons parlé s et Antarctiques qu’il nous semble ae traversent plunes de sel gemine, dillère- Missouriupérieur et le Paérique-du-Nord.

tion de ses vastes s et de ses plaines à température, et deux climats très Pérou, dit Maltcaés entre les tronnière; ils voient ouvrir des neiges sommets, tandis étouffe l'habitant ats donnent naisdes zones torrides ns. Un semblable + des changemens iversement consticontinent éprouve ue ce fait pour la ’étend-il aux coneur, M. de Hument vers les pôles

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situés à des latitudes encore plus élevées, sont malsaines; les côtes qni bordent la mer des Antilles et la côte des États-Unis, sur l'Atlantique, jusqu'au delà du 40° degré, sont sujettes à la fièvre jaune, qui y fait souvent d’horribles ravages.

MINÉRAUX. On peut dire, sans exagération, que les régions équatoriales de l'Amérique sont la patrie de l’or et de l’argent. Aucune contrée du globe ne possède d'aussi riches mines de ce dernier métul. L'énorrae quantité d'argent mise en circulation par celles de Guanaxuato, de Catorce, de Zacatecas, de Pasco et de Potosi, a produit une véritable révoltion dans l'industrie et le commerce des nations les plus policées de notre hémisphère; les mines d’or de quelques cantons de l’Afrique et de la Malaisie (Archipel Indien), la Chine et le Japon, et depuis quelques années la chaîne de l’Oural, peuvent seules rivaliser en richesse avec celles de l'Amérique. Voici quelques faits positifs et curieux qui justifient le rang que, sous le rapport minéralogique, nous avons assigné à l’Amérique; nous les empruntons à la nouvelle édition de l'Essaë Politique sur

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le royaume de la Nouvelle- Espagne , et aux Fragmens de Géologie et de Mon Climatologie que M. de Humboldt vient de publier. la C

« 11 est impossible, dit ce savant, d'évaluer la masse d’or et d'argent les ç qui est maintenant en exploitation sur toute la surface du globe : nous en 3 ignorons absolument ce que produisent l'intérieur de l'Afrique, l’Asie- Tout Centrale, le Tonquin, la Chine et le Japon. Le commerce d’or en poudre, form qui se fait sur les côtes orientales et occidentales de l'Afrique , et les no- déjà tions que les anciens nous ont transmises sur ces contrées avec lesquelles celle. nous ne sommes plus en relation, peuvent faire supposer que les pays au l'O sud du Niger ou Djoliba, sont très riches en métaux précieux. On peut qu’el faire la même supposition à l'égard de la haute chaine de montagnes qui offre se prolonge au nord-est du Paropamisus, vers les frontières de la Chine. préci La quantité d'or et d'argent que les Portugais et les Hollandais ont jadis place exportée du Japon, prouve que les mines de Sado, de Sourouma, de moin Bingo et de Kinsima, ne cèdent pas en richesse à plusieurs mines de l’A- qu’er mérique. Sur les 73,191 marcs ou 17,635 kilogrammes d'or et sur les M. d 3,554,447 marcs ou 869,960 kilogrammes d'argent que l’on retirait an- médi

nuellement au commencement du xix* siècle de toutes ies mines de l'Amérique, de l’Europe et de l’Asie-Boréale , l'Amérique seule fournissait 57,658 marcs d’or et 3,250,000 marcs d'argent, par conséquent 80 centièmes du produit total de l'or et g1 centièmes du produit total de l'argent. À la même époque toutes les mines d’or de l'Europe ne produisaient que 5,300 marcs ou 1,277 kilogrammes, et celles d'argent 215,200 marcs ou 52,670 kilogrammes. L’Asie-Boréale ne fournissait que 2,200 mares ou 538 kilogrammes d’or et 88,700 marcs ou 21,709 kilogrammes d'argent. Dans l'estimation du produit de l'or, on a eu égard à la forte diminution qu'ont subie les mines du Brésil depuis 1760 et surtout depuis le commencement du xrx° siècle, En 1804 , toutes les colonies espagnoles d'Amérique

Drama AUTRE Cun Or. R Cho.

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fournissaient «annuellement en argent 3,460,000 marcs (le Mexique seul, É deb \ , “TAIN.

2,340,000 marcs); en or 45,000 marcs ». M. de Humboldt évalue à 3,444 Mandy francs 44 centimes le kilogramme d’or et à 222 francs 72 centimes le Cuivaz kilogramme d'argent. Depuis 1811, cet état de choses est bien changé. > New x ‘ , 2 n L :

Pendant les guerres de l'indépendance, qui ont désolé ces magnifiques Das,

contrées, les travaux ont été suspendus dans beaucoup de mines ; plusieurs Fer. É

»s; les côtes qui l'Atlantique, jusqui y fait souvent

ont manqué du mercure, si nécessaire pour l’amalgamation ; les eaux ont gagné plusieurs galeries dans les mines les plus riches; des éboulemens considérables ont eu lieu dans d’autres ; et, e de la reprise des travaux , les capitaux ont manqué pour les opérations extraordinaires. Des Compagnies anglaises se sont formées en 1824 Pour reprendre l’exploitation de ces mines abandonnées. Les journaux portaient leur capital à la somme énorme de 32,800,000 livres sterling ; mais à peine 1,900,000 liv. st. a-t-il été souscrit, et cette somme n’a pas même été versée en totalité. Un Statisticien très distingué, M. de Montveran, qui a résumé avec un talent remarquable les documens précieux rassemblés dernièrement par MM. Ingham, Gallatin, Moore et White, pour répondre aux questions posées par le congrès des États-Unis, n'évalue le produit moyen de toutes les mines du Nouveau- Monde, pendant la période septénaire de 1824 à 1830 inclus, qu'à 33,870 marcs 34 d'or et à 838,857 marcs d'argent. La production des métaux précieux a donc souffert une diminution de presque la moitié pour l'or et de trois quarts pour l'argent. Dans les 33,870 mares 3/4 d’or, M. de Montveran a compris les 4,411 marcs 34 qu'il dit provenir des mines de la Caroline-du-Nord. Depuis la découverte de l'Amérique jusqu’en 1803, les colonies Espagnoles et Portugaises ont donné, selon M. de Humboldt, en 311 années, 3,62b,000 marcs d'or, et 512,700,000 marcs d'argent. Tout l'argent tiré du sein de ja terre en Amérique, depuis trois siècles, formerait une sphère de 85 pieds de diamètre. A la page 497, nous avons déjà fait la comparaison entre le produit des mines d’or de l'Oural avec celles du Brésil. Cet empire partage seul avec l'Inde, l'île de Bornéo et l'Oural , l'avantage d’avoir des mines de diamant; on prétend même qu'elles ont fourni le plus gros que l’on connaisse. Le tableau suivant offre les contrées du Nouveau-Monde qui abondent le plus en pierres précieuses , en métaux, houille et sel. Dans chaque article, on à essayé de placer chaque pays avant ou après un autre, selon la quantité plus ou moins grande du minéral qu'il produit. A ce propos nous ferons observer qu'en admettant l'estimation du produit de l'or de la Caroline, dounée par M. de Montveran, les Etats-Unis devraient être aujourd’hui placés immédiatement après la Colombie.

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