EUX LES PLUS ES
co; Tacuba; Miscalco;
de las Cuevas); Tez- 'ula; Actopan; Tulanpulco; Zimapan; Pa- Cuernavaca.
tor; Maconi; Amealco;
Mexico , dans le district Fédéral, sur l'emplacement de l’ancienne l'oliman; Xalpan.
Tenochtitlan , une des villes les plus régulières et les plus belles du monde.
Mexico est située près de la rive occidentale du lac de Tezcuco , et au milieu d’une assez grande plaine de l'aspect le plus triste, ayant d’un côté un marais fangeux et de l’autre un terrein aride et couvert d'algues en putréfaction. Le plan de la ville est carré et l'intérieur en est vraiment magnifique. Les rues sont spacieuses et tirées au cordeau, ornées de grauds et beaux bàtimens. Les principales partent des quatre points cardinaux et viennent aboutir à la grande place ; plusieurs ont deux milles de longueur. Rien n'y borne la vue ni ne l’affecte désagréablement ; l’uniformité des fiçades, celle des toits en terrasses, présentent, au contraire, une perspective dont le regard se détache avec peine. Au milieu des principales rues, très solidement pavées en petites pierres rondes et polies, on a pratiqué des conduits souterrains, et de chaque côté de larges et beaux trottoirs ; la nuit elles sont éclairées par de nombreux réverbères. Les maisons sont en général d'une architecture simple, mais élégante, bâties en pierre de taille et à deux ou trois étages. On entre au rez-de-chaussée par des portes à deux battans, ornées de bronze, dont quelques-unes sont remarquables par leur grande hauteur. Ces portes conduisent à la cour environnée par les bâtimens qui offrent une galerie à chaque étage; cette cour est remplie d'arbres et de fleurs qui sont de l'effet le plus agréable. La façade des maisons est ordinairement peinte en détrempe en blanc , en rouge ou en vert clair, ce qui lui donne un aspect gai. Sur quelques-unes sont inscrits des passages de l'Ecriture ou des stances sdressées au Christ et à la Vierge; quelques autres sont entièrement couvertes de carreaux de porcelaine, qui forment des dessins élégans ou représentent des sujets de la Bible. Cette sorte de décoration, qu'on rencontre aussi à La Puebla, rappelle les palais moresques et les mosquées qui existaient en Espagne à l'époque de la conquête du Mexique. Les murs de quelques églises sont également couverts de porcelaine. Les toits presque plats, carrelés en briques et la plupart couverts d’arbustes et de fleurs, offrent le soir une promenade délicieuse, d’où l’on jouit d’une vue superbe et où l'on respire un air rafraîchissant. Grâces à cette espèce de décoration, la ville, vue d’une élévation voisine, paraît plus belle qu'aucune des cités d'Europe, où des toits irréguliers et des groupes de cheminées informes sont les objets les plus frappans.
La Plaza-Muyor (Grande-Place) est une des plus belles qui existent;
la magnifique cathédrale, le ci-devant alais du vice-roi, l'hôtel bâti par Cortez (Casa d’Estado) et une rangée de bâtimens avec des portiques en forment le contour ; au milieu s'élève une belle statue équestre de
Charles.IV , exécutée à Mexico par un Espagnol ; c'est sans doute le plus
bel ouvrage de ce genre qu’ait produit le Nouveau-Monde. Parmi les bitimens publics qui décorent cette métropole , nous mentionnerons les sui-
vans : lacathédrale , qui est le plus grand et le plus beau temple de l’Amé-
rique; deux belles tours s'élèvent sur les côtés de la façade, à laquelle il ne
manque que d’être plusélevée au-dessus du sol pour être vraimentimposante.
L'intérieur en est léger et magnifique; c’est une belle et vaste croix latine
surmontée à son centre par un grand dôme, reposant sur quatre piliers
aussi hardis qu'élégans ; cinq nefs en partagent la largeur. L'église jointe à
la cathédrale {el Sagrario), et qui sert aux cérémonies paroïssiales, est un
grand carré du plus bel effet. Pour la richesse des ornemens en métaux
précieux, ce temple, ainsi que celui de Puebla, n'a pas d’égal dans le
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DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE, 1049 monde. Le palais du gouvernement ( jadis palais du vice-roi), vis-à-vis la câthédrale; c'est un grand carré isolé , qui a presque un mille de circuit ; des cours spacieuses et de beaux portiques en relèvent, à l’intérieur, la grandeur et la magnificence. C'est la résidence du président; il contient en outre plusieurs administrations publiques , la prison, la monnaie, le jardin botanique, la bibliothèque, l’imprimerie du youvernement, etc. La Monpaie de Mexico, malgré l’imperfection des machines employées pour la fabrication des pièces, doit être regardée comme l'établissement de ce genre le plus remarquable qui ait jamais existé, par la prodigieuse quantité de piastres qu'on y a frappé et qui circulent partout le gloLe; quand les mines étaient en pleine activité, 20 balanciers, servis par 400 ouvriers, y frappaient 80,000 piastres par jour. Voici quelques faits empruntés à notre tableau the World compared with the British Empire ; s donneront au lecteur le moyen d'apprécier l’immense activité de la monnaie de Mexico, comparée à celle des établissemens semblables d'Angleterre et de France, regardés comme les plus actifs de l’Ancien-Continent. De 1733 à 1826 on a frappé, dans la monnaie de Mexico, pour la valeur de 295,794,760 livres sterling; à la monnaie de Londres , la seule du Royaume-Uni pour les pièces d'or et d'argent, depuis 1727 jusques à 1826, on frappa pour la valeur de 126,592,34a liv. sterl.; dans toutes les monnaies de la France , on frappa pendant la même période pour 257,303,300 liv. sterl. La refonte est comprise dans tous ces calculs. Le jardin botanique, malgré ses petites dimensions, offre un lieu enchanteur par la beauté des plantes qui y fleurissent en plein air et par le nombre des jolis oiseaux qui lhabitent. La Mineria on l'école des mines ; cet édifice dont la construction a coûté plusieurs millions de francs, n’est surpassé en grandeur ni en beauté d'architecture par aucun autre de ce genre que possède l’Europe; malheureusement ses fondations, placées sur un sol humide, ont déjà fléchi, ses élégantes colonnes sont visiblement inclinées et laissent des séparations effrayantes entre les architraves et les entablemens; une partie de ce beau monument, avant même que d’être entièrement achevé , est déjà tombée et le reste ne tardera pas à avoir le même sort. C’est dans ce bâtiment que se trouve l'observatoire , où le baron de Humboldt a fait les vbservations qui ont servi à rectifier tant d'erreurs propagées par les savans et les voyageurs qui l'avaient précédé dans la description de l'Amérique.
On pourrait appeler Mexico la Ville-Sunte du Nouveau-Monde , tant est grand le nombre de ses églises, de ses chapelles et de ses couvens. Plusieurs de ces derniers édifices sont pour ainsi dire de petites villes, renfermant dans leur vaste enceinte d’autres églises et des confréries , outre l'église et le couvent principal. Malgré le cadre borné de cet ouvrage, nous ne pouvons nous dispenser de mentionner quelques-uns de ces édifices, qui méritent l'attention même du voyageur qui arriverait directement de Rome; ils réunissent la grandeur à la magnificence, la majesté à la richesse; les beaux-arts y ont tout prodigué et en ont fait pour ainsi dire de superbes muséums; la peinture surtout y domine d'une manière très remarquable. Ce sont principalement les églises et les couvens de Saint- Augustin, de Saint. François, de Saint-Ferdinand , de Saint-Dominique, de la Professa, de la Conception et de l’Incarnation. Ce dernier, ainsi que celui de la Conception , sont surtout remarquables par leur immense étendue ; dans l’église de celui de l’Incarnation on voit une statue de Notre-Dame en
argent massif très bien travaillée et un grand lustre tont en argent d'un travail exquis. M. Beltrami regarde le chœur du couvent de Saint-Ferdinand comme un des plus beaux chefs-d'œuvre qui existent en ciselure et
en mosaïque. Le couvent des Franciscains est un immense établissement ; sa belle église ainsi que les cloîtres et les cours sont ornés avec profusion de tableaux d’un grand mérite; celui des Dominicains et son église offrent aussi un grand nombre de tableaux, de statues et autres décorations vraiment remarquables. Depuis l'indépendance, le gouvernement a quelquefois employé cet immense et solide bâtiment comme prison d'état ; il peut contenir des milliers de personnes. Le monastère de la Professa est digne surtout de l'attention des étrangers par l'élégance et la richesse des ornemens de son église. On doit aussi nommer le ci-devant palais de l'inquisition , vemarquable par son élégance ; lors du voyage de M. Beulioch il était occupé
ar l'école polytechnique; le bdtiment de l'université; ceux du collège de Sun-ldelphonse et du Mont-de-Piété ; la Députation ou hôtel-de-ville ; l'Accordada , prison spacieuse et bien aérée ; l'hopital de Jesus de los Naturales , fondé par Cortez; dans la belle église qui en dépend , les cendres
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de ce conquérant reposent dans un beau monument; le bdtiment de l'aca- tranche démie des beaux-arts. Parmi le grand nombre de magnifiques édifices ap- tions p: partenant à des particuliers, nous nous bornerons à eiter les hôtels Yzitas du desc et Pinillos. Outre la grande place et le jardin botanique dont nous avons des plu parlé, Mexico possède deux belles promenades publiques, le Paseo, planté et prol d'un double rang d'arbres et l’4lameda. À l'aspect de ce dernier, on se deux f croit , dit M. Beltrami , dans une des plus grandes capitales du monde, à rer dan
ne considérer que la magnificence de ses fontaines et d’autres accessoires; mais son étendue est trop bornée.
Mexico nous paraît être la seconde ville de l'Amérique pour la population, puisqu'on l’estimait dernièrement à environ 180,000 âmes. Elle se distingue aussi par plusieurs établissemens scientifiques et littéraires; sans les troubles qui ont agité et qui agitent encore ces pays, ils auraient déjà reçu de grands perfectionnemens. À la tête de tous il faut mettre l'université,
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l’école des mines et l'acadén..e des beaux-arts ; viennent ensuite les collèges doi Pate de Saint-Idelphonse et de Saint-Grégoire et le séminaire , Vécole modèle dure, re lancasterienne et plusieurs autres établissemens d'instruction publique vaste na} élémentaire pour les enfans des deux sexes. On vient de former une société à quelqu pour les progrès des arts industriels et de l'agriculture ; on s'occupe aussi de chaussées fonder une école de médecine, et de rétablir sur une plus grande échelle le existent « jardin botanique , que par manque de fonds on a beaucoup négligé dans ces PAPER dernières années. La bibliothèque de l'université et celle de la cathédrale ; le ep de musée d'antiquités mexicaines ; viche déjà de plusieurs morceaux précieux; désires le cabinet de minéralogie attaché à l’école des mines, et les collections de pt l'académie des beaux-arts méritent aussi d’être mentionnés. On a le projet cheval y de réunir au musée mexicain les beaux dessins de la plupart des antiquités grandes x existantes conservés à l’école des mines; ils représentent les restes des py- gieuse, | ramides, des châteaux , des fortifications , des temples, des ponts, des mai- tezuma a sons, des statues, des bas-reliefs et des idoles; dans ces dessins quelques ol
tours sont représentées hautes de sept étages. En 1826 on publiait à Mexico cinq Journaur.
Nous avons signalé ailleurs l’industrie et le commerce de cette grande
ville qui, sous ces deux rapports, n’a pas d’égale dans tous les états
Le | après Té avait été lomb, 1! «
formés des ci-devant Colonies Espagnoles ; c’est surtout dans l’orfévrerie, la bijouterie, la passementerie, la sellerie et les ouvrages en bois se distinguent ses habitans, Mexico est le siège du président et du bo grès de la Confédération Mexicaine , d'un archevêque et de la cour de jusde spl ressort s'étend sur le district Fédéral, sur l’état de Mexic} ba “ be de Tlascala. Cette ville, depuis les temps les plus anciens, jette à de terribles inondations causées par la différence de niveau entre la surface du lac de T'ezcuco (presque égal à celui du sol de Mexico) a ae de la surface des lacs de San-Christobal, de Zumpango, de e ; ni oo Ces derniers étant tous plus élevés que le lac uco, débordent dans celui-ci, font monter ses eaux et couvrent AL pieds d'eau toutes les rues de Mexico. Malgré la dépense No d 31 GROS de livres tournois, faite depuis 1607 jusqu’en 1804 pos pen ir de ce fléau par la construction des digues et par l’ou- Mere san desague , Mexico reste encore très exposée. L'exéc grand canal qui, partant du lac Tezcuro, devait porter ses eaux : El . lacs de San-Christobal et de Zumpango jusqu’à la fameuse L hot A a été non-seulement suspendue par les révolu- ÉnerLie iq > mi is même, par manque d'entretien, les anciens travaux desague ont été réduits à l’état le plus déplorable, et menacent la ville des plus grands malheurs. Les inondations ont été tellement considérables et prolongées, qu’il a été plusieurs fois question d'abandonner la ville ; deux fois la cour de Madrid avait déjà donné l’ordre positif de la transfé rer dans une position moins défavorable. “.
Pb el sea Hi k ne » nous devons nous arrêter un moment à con- MATE es a de la ville ancienne, sur les ruines de laquelle s’est éle- Hatem ; . u Mexique. « Animés, dit M. de Humboldt, de ce même esprit une fa . ons montrèrent à Syracuse, à Carthage et en Grèce, les vonae hr DL Les Rss : avoir achevé le siège de Tenochtitlan qu'après en avoir rasé pe sr 18 is donc pas être surpris de ne trouver presque aucun vestige des Pas Nes et nous teocallis, qui s'élevaient en forme de pyramides, entouré de peer A ie ué presqu'au milieu du lac de Tezcuco sur des ilots ornés de verpas d. ses rues à chaque heure des milliers de bateaux qui vivifiaient cette À x peppe du salée, l’ancien Texocarirzar, dit M. de Humboldt, devait ressembler we ch Le le 7 Lite ; de la Chine on du delta inondé de la Basse-Egypte, Trois pe éL nn Les e À nracur de deux lances l’unissaient au continent; ces chaussées a . se € son ur hui de grands chemins pavés qui traversent des terreins Meg 15e : dés is ucs amenaient l'eau douce à la ville ; on reconnaît encore les pr LA Lo Has Je passait près de Churubusco. Cortez comparait l'étendue pr Lil à éville ou de Cordoue. Les rues principales étaient larges et ali- Loti qi ne à Venise, étaient moitié à sec et moitié occupées par des ro gables garnis de ponts de bois très bien faits, et si larges que dix hommes à al y pouvaient passer à-la-fois, Les maisons basses , comme celles de Péking et autres es He de l'Asie * étaient construites partie en bois, partie en tetzontli, pierre spon- Éb ; ee facile à briser. D'après un fragment du plan de Tenochtitlan que Monhe UE . Ra et que M. Beulloch a retrouvé de nos jours, on voit Mac visée en carrés réguliers formés par les rues principales et par les a ans chaque carré s élevait un temple ou teocalli. irès ph an Lilo était dédié à Tescatlipoca, la première des divinités atzèques avait-été éi A si do ic etinvisible, et à Huitzi opochtli, le dieu de ia guerre. Il ge ge seulement six ans avant la découverte de l'Amérique par Christophe Co+ . I occupait le centre de la ville et couvrait , avec les autres temples et bâtimens qui
en argent d’un de Saint-Ferten ciselure et ablissement ; sa
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> pour la populaâmes. Elle se distéraires; sans les iraient déjà reçu ttre l’université, suite les collèges » , Vécole modèle uction publique prmer une société s'occupe aussi de grande échelle le ) négligé dans ces la cathédrale ; le rceaux précieux; les collections de és. On a le projet art des antiquités les restes des py- »s ponts, des mai-
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lui étaient annexés, tout l’espace sur lequel sont actuellement la cathédrale, la plus grande pute de la place du marché et des rues et édifices environnans. Cortez affirme que dans acl ‘enclos de murailles qui l'entouraient en formant un carré, une ville de 500 feux aurait avait € pu étre élevée. Les murs de chaux et de pierres étaient fort épais, hauts de 8 pieds, et où not ornés de créneaux eu forme de niches et de quantité de figures en pierres, qui repré. | sieurs seutaient des serpens, ce qui lui avait fait donner le nom de coatepautli, où muraille des dans «
serpens. Ce temple avait quatre portes, qui répondaient aux quatre points cardinaux. Au largeu: centre de l'enceinte s'élevait une pyramide tronquée semblable à celles de Téotihuacan, ture di haute de 54 mètres et large de 97 à sa base, selon M. de Humboldt. Un escalier condui- lesquel sait au sommet, qui avait 7 à 8 toises en carré ; il renfermait deux chapelles magnifiques, que les
que l'o humair de gran y avait ( M. Beu de la m toute es des bois
vuvertes par devant, et surmontées d'une helle construction en bois très élevée. Les deux idoles contenues dans les chapelles étaient de pierre , d'une stature colossale et d’une difformité affreuse. Le centre de cet espace contenait une pierre verte pyramidale , haute de 5 paumes, sur laquelle on immolait la victime. Cinq mille personnes étaient attachées au service du temple , et ÿ avaient leur logement. Parmi les temples au nombre de 39 qui environnaient le temple principal, et que Cortez a cru en ètre des parties, on distinguait celui de Quezak:oalt, le dieu qui présidait à l'air ; il était de forme ronde ,et sa porte représentait la gueule ouverte d’un serpent. Devant la première entrée du tem- $ ple principal on voyait un vaste édifice tout revêtu des têtes des individus qui avaient été bois vec sacrifiés, Gomara affirme, d'après deux témoins qu'il cite, que ceux-ci avaient calculé L'e que le nombre des têtes s’élevaient à 130,000 , sans compter celles des tours qui accom- fensives paguaient le corps de l'édifice. Sans adopter les estimations évidemment exagérées des au- militaire
teurs espagnols, qui prétendent qu'à la fête de l'inauguration de ce temple, 60,000 prison- d'autres niers ; furent sacrifiés, et que plusieurs milliers subissaient le même sort tous les ans , nous saique e
peuplé « deux foi:
on expo:
gent, en coton filé des ruelle des mais maisons
médecine l'on tron marchand de capaci
n'hésitons pas à affirmer, que c’est peut-être l'endroit du globe où ces horribles sacrifices étaient pratiqués le plus souvent et en plus grand nombre. Nous rappellerons à ce sujet que le graud-sacrificateur était le seul autorisé à frapper les victimes; il leur arrachait le cœur encore palpitant et l’offrait aux dieux ; les membres de la victime étaient alors divisés entre les assistans, comme un fstin digne de ces infernales divinités.
Le palais principal, résidence ordinaire de Montezuma, était placé dans le mème site où se trouve aujourd'hui l'hôtel du duc de Monteleone, vulgairement appelé Casa del Estado; il était construit en pierres et en chaux et, comme ceux de l'empereur de la Chine, composé d'un grand nombre de maisons spacieuses mais peu élevées. Il avait cinq grandes portes à chacune des quatre facades qui le décoraient ; trois vastes cours le divisaient intérieurement; celle du milieu était ornée d'une belle fontaine. On y trouvait de gran des salles et plus de mille chambres. Quelques-unes de ces pièces étaient incrustées de
marbres les plus fins, d’autres de pierres rares ; les poutres et les parquets étaient de appeler 1 cèdre, de cyprès et d'autres bois parfaitement travaillés et sculptés. Suivant un témoin ocu- Jugeaient Jaire digne de foi, il y avait une salle assez grande pour pouvoir contenir trois mille per- halent co sonnes. Outre ce palais, Montezuma en avait d'autres dans l’intérieur de la capitale ou en ont vu ba dehors. À Mexico, dit M. Beulloch, il avait non-seulement un sérail pour ses femmes, grande p mais des /ogemens pour tous ses ministres et conseillers et pour tous les officiers de sa aussi dans maison et de sa cour aussi nombreuse que brillante ; de plus des maisons pour recevoir les ques histo seignèurs étrangers qui le visitaient et particulièrement les deux rois alliés. Deux vastes . Les op bätimens étaient en outre destinés, l’un aux oiseaux paisibles, l'autre à ceux de proie, aux lion de cel quadrupèdes et aux reptiles. Ces deux ménageries paraissent avoir été les plus maguifiques tré qu’ellq du monde, La première contenait plusieurs chambres et des galeries soutenues par des Humbold colonnes de marbre d'une seule piéce. Les galeries donnaient sur un jardin dans lequel , au à 300,004 milieu de massifs d'orbustes , dix viviers, les uns d’eau douce, les autres d’eau salée, rece- En adopte vaient les oiseaux aquatiques de rivière et de mer. Dans les autres parties du bâtiment Nouveau on nourrissait un nombre prodigieux d'oiseaux de toute espèce. Cortez dit que 300 hommes elle aurai étaient employées à les soigner et à recueillir leurs plumes en certaines saisons; c'est avec [5 ‘Ues-unes leur plumage qu'on faisait ces fameuses mosaïques qui firent justement l'admiration des dépassé à Espagnols. Des médecins étaient chargés d'observer les maladies de ces animaux et d'y Slantinopl
appliquer de prompts remèdes. Les salles et les chambres de cette maison singulière : Tel êta étaient en nombre si prodigieux, que ce conquérant atteste que deux grands monarques ernal-Dis
DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 1053 ———————————__ ————— é avec toute leur suite auraient pu y loger, Ce fameux édifice était situé sur la place où est actuellement le couvent de Saint-Francois. L'autre bâtiment destiné aux bètes féroces avait de vastes cours pavées en carreaux de dalles et divisées en appartemens, Dans l’une, on nourrissait tous les oiseaux de proie depuis l'aigle royal jusqu'a la crescerelle : plusieurs individus de chaque espèce. Ces oiseaux étaient distribués suivant leur famille daus des chambres souterraines de plus de 6 pieds de profondeur et de plus de 16 en largeur et en Jongueur. Près de 500 dindons étaient tués tous les jours pour la nourri. ture de ces ciseaux. Le mème édifice reufermait un grand nombre de salles basses dans lesquelles de fortes cages de bois contenaient des loups, des chats sauvages, les espèces que les premiers Espagnols ont nommées lions et tigres et tine foule d'autres bêtes féroces, que l'on nourrissait avec d’autres animaux et avec les entrailles des victimes des sacrifices humains. On y voyait aussi des crocodiles et des serpens; ces derniers étaient gardés dans de grandes tonues ou vaisseaux , et les crocodiles dans des étangs fermés de murailles, 11 y avait en outre plusieurs viviers pour les poissons , dont deux forts beaux existent encore. M. Beulloch dit qu'on peut les voir au palais de Chapoltepec dans les environs immédiats de la moderne Mexico, Tous ces palais étaient entourés de beaux jardins, où l'on cultivait toute espèce de fleurs, d'herbes odoriférantes et de plantes médicinales, Il y avait de plus des bois clos de murs pour les chasses de l'empereur, qui les visitait souvent, L'un de ces bois vccupait une ile sur le lac, connue à présent sous le nom de Peñon,
L'arsenal était un vaste bâtiment rempli de toutes sortes d'armes offensives et défensives, dont ces peuples faisaient usage, ainsi que des ornemens et des enseignes militaires. Un nombre surprenant d'ouvriers y étaient employés à fabriquer ces armes et d'autres objets. Des artistes, tels que sculpteurs, peintres, orfèvres, ouvriers en mosaïque et autres, travaillaient constaminent pour la cour. Un district entier n’était peuplé que de danseurs, que l’on élevait pour le plaisir de l’empereur, Le marché, deux fois grand comme celui de Séville, était entouré d'un portique immense sous lequel on exposait toutes sortes de marchandises, des comestibles, des ornemens en or, en argent, en pierres fines, en os, en coquilles et en plumes, de la faïence, des cuirs et du coton filé, On y trouvait des pierres taillées, des tuiles, des bois de charpente, Il ÿ avait des ruelles pour le gibier, d’autres pour les légumes et les objets de jardinage ; on voyait des maisons, où des barbiers rasaient la tête avec des rasoirs faits en vbsidienne. D'autres maisons ressemblaient à nos boutiques de pharmaciens, dons lesquelles on vendait des médecines toutes préparées, des onguens et des emplâtres. Il y avait aussi des maisons où l'on tronvait à manger et à boire en payant. Pour éviter la confusion, chaque genre de marchandises se vendait dans un lieu séparé; tout s’y vendait à la mesure d’étendue ou de capacité, jamais au puids. Au milieu de la grande place était une maison qu’on pourrait appeler le palais de justice ; dix ou douze personnes yY siégeaient en permanence et jugeaient les disputes suscitées par la vente des marchandises. D'autres personnes se teaient continuell#ment dans la foule pour voir si l'on vendait à juste prix; les Espagnols ont vu briser des fausses mesures saisies aux marchands, On doit ajouter que la plus grande propreté régnait non-seulement dans le marché, dans les palais impériaux, mais aussi dans tout le reste de la ville. Chaque matin, s'il faut en croire les récits de quelques historiens, mille hommes étaient employés à balayer et laver les rues de la ville.
Les opinions les plus absurdes ont été émises par les auteurs espagnols sur la popula- ‘ion de cette ancienne capitale, L'abbé Clavigero, qui a eu soin de les recueillir, a démontré qu'elles vont de 60,000 jusqu'à 1,500,000 âmes! Sur les traces de M. le baron de Humboldt nous croyons que l'on ne s'éloignerait pas de beaucoup de la vérité en portant à 300,000 le nombre d'habitans que contenait 'enochtitlan lors de l’arrivée de Cortez. En adoptant ce nombre, elle aurait été non-seulement /« ville la plus peuplée de tout le Nouveau -Monde, où la population dans aucune ville ne s’est encore élevée si hant, mais elle aurait été une des cités les plus populeuses du lobe, puisque, à l'exception de quelques-unes des plus grandes villes de l'Asie et de l'Afrique-Musulmane, sa population aurait dépassé à celte époque celle de toutes les métropoles de l'Europe, Londres, Paris, Gon- Slantinople et peut-être Séville seules exceptées.
Tel était l'état de Tenochtitlan l'année 1520, d'après la description de Cortez et de Bernal-Diaz, dont la véracité a été confirmée par les vestiges qui à T'ezcuco et en d’autres
drale, la plus grande tez affirme que dans de 5ao feux aurait auts de 8 pieds, et pierres, qui repré.
utli, où muraille des joints cardinaux. Au les de Téotihuacan, Un escalier conduiapelles magnifiques, tres élevée. Les deux olossale et d’une dife pyramidale , haute rsounes étaient attamples au nombre de ètre des parties, on | de forme ronde , et mière entrée du temvidus qui avaient été ax-ci avaient calculé des tours qui accoment exagérées des au nple, 60,000 prisouort tous les ans , nous horribles sacrifices appellerons à ce sujet ess il leur arrachait victime étaient alors ivinités.
acé dans le mème site L'appelé Casa del Esmpereur de la Chine, Il avait cinq grandes es cours le divisaient n y trouvait de gran-
étaient incrustées de s parquets étaient de ivant un témoin ocuatenir trois mille perir de la capitale ou en rail pour ses femmes, ous les officiers de sa sons pour recevoir les ois alliés. Deux vastes e à ceux de proie, aux é les plus magnifiques ies soutenues par des jardin dans lequel , au itres d'eau salée, r'ectparties du bâtiment, :z dit que 300 hommes ines saisons; c'est avec ment l’admiration des de ces animaux et d'y ette maison singulière eux grands monarques
lieux montrent par analogie quelle était sa magnilicence, M. de Humboldt et autres sn-
estr vans voyageurs qui ont médité sur ce sujet n'en doutent plus; c'est ce qui nous a engagé mäcl à entrer dans ces détails qui ont pour but de donner au lecteur une idée de la civilisa- l'uni tion à laquelle s'étaient élevés les Américains avant l'arrivée des Espagnols. Maintenant Auto nous allons indiquer le peu de vestiges de tant de splendeur, qui ont survécu à la rage les p destructive des soidats de Cortez, à la stupide superstition des ecclésiastiques qui l'accompagnèrent et à la barbare vengeance de ses alliés, accourus des provinces les plus L éloignées pour travailler à la destruction de la capitale de leurs rivaux. Nous avons déjà de le indiqué à la page 975 tout ce qui se rapporte aux manuscrits et à la littérature des Mexi- d'im cains. Vuici les monumens les plus remarquables de l'ancienne Mexico. prop Nous nommerons d'abord le grand Calendrier Mexicain, déterré en 1790 dans les ordi fondations du grand temple de Mexitli à la Graude-Place; il est posé maintenant contre misè le mur nord-est de la cathédrale, et on le nomme vulgairement l'horloge de Montezuma. les e C'est une pierre énorme de porphyre trappéen gris-noirâtre à base de wacke basaltique, Ro dont le diamètre , selon M. de Humboldt , est de près de ra pieds et le poids de 24,400 Avan Eilogrammes. La sculpture en relief, dit ce savant, a le même fini que l’on trouve dans lecte: tous les ouvrages mexicains : les cercles concentriques, les divisions et les subdivisions 1 sans nombre sont tracés avec une exactitude mathématique; plus on examine le détail un enf de cette sculpture, plus on y découvre ce goût pour la répétition des mêmes formes, cet tres a esprit d'ordre, ce sentiment de la symétrie qui, chez des peuples à demi civilisés, rem- au sud place le sentiment du beau. L'aunée civile des Aztèques était une année solaire de 365 de Che jours; elle était divisée en 18 mois, dont chacun avait 20 jours : après ces 18 mois où Humbc 360 jours, on ajoutait 5 jours complémentaires, et l'on commençait une nouvelle année, qui est Le commenceinent du jour civil des Aztèques était compté comme celui des Persans , des chimile Egyptieus, des Babyloniens et de la plupart des peuples de l'Asie, à l'exception des Chi- tans co nois, depuis le lever du soleil. Il était divisé en buit intervalles, division que l’on retrouve remont chez les Hindous et les Romains. De ces huit intervalles, quatre étaient déterminés par le naires lever, le coucher et les deux passages du soleil par le méridien. Nous ajouterons que leur c'étaien semaine élait de cinq jours comme chez les peuples du Benin et les anciens Javanais, et broussa que ces peuples avaient des ixdictions de 13 ans, des demi-siècles de 5a ans et des siècles ou cabane vieillesses de 104 ans. Nous nommerons ensuite la prétendue pierre des sacrifices, enterrée ou on 1 dans la place devant la cathédrale à 100 verges du calendrier ; on peut en voir la surface: l'autre. elle a 25 pieds de circouférence, ses côtés sont couverts de sculptures historiques, parta- de Chal gées en quinze groupes qui représentent les victoires des guerriers mexicains sur différentes coup to villes, dont les noms y sont inscrits. La statue colossale de la déesse Teoyaotimiqui, en- Chalco terrée sous la galerie de l'université ; on l’a dernièrement exhumée pendant une semaine, pois, le afiu que M. Beulloch püt en faire prendre le moule en plâtre. Il serait impossible , dit ce La pro voyageur, à l'artiste le plus ingénieux d'inventer une figure mieux adaptée à l'objet abo- agréabld minable auquel cette divinité était destinée. Des milliers d'hommes ont été sacrifiés devant Ce cette idole affreuse pour lui en offrir le cœur encore palpitant. C’est un monstre colossal, et sur Jé taillé dans un bloc de hasalte de 9 pieds de haut, à figure humaine difforme, unie à tout ses suce ce que la structure du tigre et du serpent à sonnettes offre de plus horrible, Deux grands où l'a la serpens lui tiennent lieu de bras, et sa draperie est composée de vipères entortillées en que des nombreux anneaux de la manière la plus dégoûtante, Deux ailes de vautours terminent ses sur le g côtés; ses pieds sont ceux d’un tigre avec les griffes étendues comme pour saisir la proie; rence, d et au milieu d’eux parait la tête d’un autre serpent à sonnettes , qui semble descendre du gros villa corps de l'idole. Ses ornemens s'accordent avec sa forme hideuse; c'est un large collier maisons de cœurs humains, de crânes et de mains enfilées par des entrailles et couvrant entière- d'autres ment la poitrine à l'exception des seins difformes de la statue. Elle a évidemment été peinte volution de couleurs naturelles, qui devaient beaucoup ajouter au terrible effet qu'elle était destinée de San à produire sur ses adorateurs. Mexico possède encore quantité d’autres objets intéressans possède pour les antiquaires. Selon M. Beulloch on peut trouver des idoles sculptées dans presque plus rick toutes les parties de la ville. La pierre du coin du bâtiment, occupé par l’administration par milli de la loterie , est la téte d’un serpent, d'une grandeur démesurée, que ce voyageur estime sieurs m n'avoir pas moins de 70 pieds de long. Dans les cloîtres, derrière le couvent des Domini- On y voi çains, on voit un serpent idole presque entier et d’un bon travail ; cette monstrueuse déité nochtitla
et célèbre sanctuaire de Notre-Dame-de-Guadelupe , bäti sur la culline de Tepejacac, sur
Aaquelle s'élevait jadis le temple de la Cérès mexicaine (Cen-teotl, la déesse du maïs). Ce … sanctuaire est partagé en trois temples, dont le principal est vaste et majestueux; on y le voit l'image de la Vierge, que la tradition populaire croit avoir été peinte par la Vierge ed elle-mème. Les vrnemens en or, en argent et en pierreries y abondent; un grand palais, Letr réuui.su temple, offre des habitations magnifiques à des chanoines, Plusieurs milliers de deux | pélerius s'y rendent annuellement en grandes caravanes des parties les plus éloignées de nle. la capitale; c'est sans contredit le sanctuaire Le plus révéré de tout le Nouveau-Monde, ds de Plus loin au nord on trouve : Sax-Cunisrosar, joli village, près du lac de ce nom; voit à on y admire la grande digne de 4 milles de long, construite par les Mexicains, renforcée Most et agrandie ensuite par les Espagnols en 1634, pour empêcher le débordement des eaux et qui de ce lac dans celui de Tezcuco, Huznuzroca, village remarquable par le célèbre desa- sul gue (canal d'écoulement) qui ÿ aboutit, et que M. de Humboldt range parmi les ouvrages que le hydrauliques les plus gigantesques que les hommes aient exérutés. On le regarde avec mentes une sorte d'admiration, surtout en considérant la nature du terrein, l'énorme largeur, de Ch la profoudeur et la longueur de la fusse. Si cette fosse était remplie d’eau, à une profon- moins: deur de 30 pieds, les plus grands vaisseaux de guerre passeraient à travers la rangée de couver montagnes qui bordent le plateau de Mexico au nord-est. Dans l'état où il se trouvait en classe: 1803, ce canal d'écoulement, construit pour préserver Mexico des débordemens des jus 7 lacs situés dans son voisinage, a depuis l'écluse de Vertideros, près de Huehuetoca, jus- D, d' qu'au Salto du Rio Tula 24,530 vares mexicaines ou 20,585 métres, Dans cette longueur A l' il y en a uu quurt sur lequel la chaîne des collines de Nochistongo a été coupée à une sons profondeur extraordinaire, Plus loin et hors du bassin de Mexico on voit : Tura, petite orient ville, bien peuplée; on y a trouvé, selon M. Beltrami , un calendrier sculpté comme celui de pol Mexico sur une pierre énorme, mais qui offre, selon ce voyageur, de grandes différences pr pe avec celui des Mexicains; il l'attribue aux Toulthèques ou Toltèques. M. Beltrami dit y avoir die été reconnu parmi ses signes le ’erseau, les Gemeaur, la l'ierge et autres emblèmes du nôtre; jan del la lune y est peinte sous l’image d'une laide figure, telle qu'il l'a vue chez les sauvages du et dés:à Haut-Mississipi et telle qu'on la représentait chez les peuples européens, avant que été dues Moria et Bianchini ne vinssent nous dire que la lune était aussi un monde. rome: Au nord-est nous nommerons : Orumsa , misérable petite ville, jadis grande et très distins peuplée, remarquable par son magnifique aqueduc, par deux anciennes colonnes très cu- Done rieuses et richement sculptées , et surtout par le voisinage des fameuses pyramides dites de Es San-Juan de Téotilluacan , du nom du village près duquel elles sont situées. La tradition er meit populaire attribue la coustruction de ces monumens aux Toultèques, ce qui parait la faire HF remonter au ven® ou au 1x° siècle de notre ère, Ce sont deux teasallis ou temples consacrés l'idolätr. l'un au soleil et l’autre à la lune, appelés par les indigènes Tomé: k. Fisaqual (maison du à lès: 14 soleil) et Meztli-Ytzaqual (maison de la lune). La première, qui vst la plus élevée, a 171 atierre pieds de baut et 645 pieds de long à la base, d'après les mesures prises en 1803 par le pris: docteur Oteyza et adoptées par M. de Humboïdt : M. Reulloch estimait son élévation ap- rite ua proximativement au-dessus de 300 pieds anglais, tandis que le lieutenant Glennie, qui dues d vient de visiter ces mouumens, ne porte qu'à 221 pieds anglais ou 207 français sa plus patte grande hauteur. En admettant cette dernière évaluation , ce monument serait la plus haute d'ond construction de tout le Nouveau-Monde, Nous avons vu à la page 862 que la pyramide de flore: de
Ghéops, qui est le plus haut monument de ce genre qui existe sur le globe, a, d'après des mesures exactes, 423 pieds d'élévation, La hauteur du teocalli de la lune est de 34 pieds moindre que celle du teocalli du soleil. Cette pyramide est plus dégradée que la précédente. M. Beulloch trouva sur son sommet les ruines d'un ancien menument de 47 nieds anglais de long sur r4 de large; les murs sont construits en pierres uon taillées, hautes de 8 pieds et épaisses de 3. Les faces de ces édifices sont exactement orientées selon les points cardinaux , comme toutes les pyramides égyptiennes asiatiques, et mexicaines. Leur intérieur est d'argile mêlée de petites pierres; ce noyau est revêtu d'un mur épais d'amygdaloïde poreuse. On y reconnait en outre des traces d’une couche de chaux, qui enduit les pierres en dehors. Un escalier, construit eu grandes pierres de taille, con: duisait jadis à leur cime; c'était là que, d'après le récit des premiers voyageurs, s'élevaient de petits autels avec des coupoles construites en bois, et se trouvaient des statues cou-
la religi leur pur des pala de ‘l'eze et les a
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de bn , sur éesse du maïs). Ce majestueux; on ÿ einte par la Vierge jun grand palais, usieurs milliers de s plus éloignées de Vouveau-Monde.
du lac de ce nom; exicains, renlorcée prdement des eaux ur le célèbre desaparmi les ouvrazes )n le regarde avec l'énorme largeur, eau, à une profonravers la rangée de où il se trouvait en »s débordemens des de Huehuetoca, jus- Dans cette longueur a été coupée à une voit : Tuza, petite ulpté corime celui de + grandes différences 1. Beltrami dit y avoir ; emblèmes du nôtre; chez les sauvages du tropéens, avant que monde.
, jadis grande et très nes colonnes très cu es pyramides dites de \ situées, La tradition | ce qui parait la faire ou temples consacrés . Fiszaqual (maison du la plus élevée, a 171 prises en 1803 par le mait son élévation aputenant Glennie, qui 207 français sa plus nt serait la plus haute Ba que la pyramide de Be globe, a, d'après des a lune est de 34 pieds égradée que la précéenument de 47 pieds Ls non taillées, hautes st orientées selon les iques , et mexicaines.
vêtu d'un mur tpais couche de chaux, qui bierres de taille, cut s vUyageurs ; s'élevaient aient des statues Cou
vertes de lames d'or très minces, Chacune des quatre assises principales était subdivisé en petits gradins de 3 pieds de haut, dont on distingue encore les arrètes, Ces deux t ; callis sont environnés d'un grand nombre de petites pyramides qui ont à peine en à 30 pieds d’élévation. Ces monumens forment des espèces de rues très larges qui suivent eueets. ment la direction des parallèles et des méridiens, et qui aboutissent anx quatre faces de deux grandes pyramides. Sur la plupart des petites pyramides on remarque, dit M Glen É nie, des hiéroglyphes et des débris de poterie ornés de diverses figures en bas-reliefs u eu creux, I parait assez certain qu'elles servaient de sépulture aux chefs des tribus, « On voit par ces détails, dit M. de Humboldt, que ce teocalli avait une grande analos ie de orme avec le monument antique de Babylone que Strabon nomme mausolée de Mélus | et qui n'était qu'une pyramide dédiée à Jupiter Belus, Ni le teocalli, ni l'édifice babylonien n'étaient des temples dans le sens que nous attachons à ce mot, d'après les idée que les Grecs et les Romains nous ont trausmises. Tous les édifices ochesetie tes divinités mexicaines formaient des pyramides tronqnées; ces deux grands teacallis ainsi ue who de Cholula et de Papantla, confirment cette idée; ils indiquent ce qu'ont été he he le moins considérables construits dans les villes de Tenochtitlan et de Tezcuco, Des “< W couverts étaient placés au sommet des teocallis; ces édifices rentrent par-là dans une he classe avec les monumens pyramidaux de l'Asie, dont anciennement on trouvait des tr jusques en Arcadie; car le mausolée conique de Gallistus, qui était un vrai um le née vert d'arbres fruitiers, servait de base à un petit temple consacré à Diane, » rx A l'est de Mexico on trouve : Trzeuco (jadis Aco/hracan), assemblase de petites mai sons et de chaumières décoré du titre de ville; on Ini accorde 5,000 habitnns } maisif rs portantes ruines qu'on voit dans sa banlieue attestent la grande étendue de In capité a a Acolhuacans ou Acolhues, qui furent, avant les Aztèques, les dominateurs de toutés Me 1e trées environnantes. Avant l'invasion des Espagnols, quoique tributaire de Montezt es. elle était regardée comme la ville la plus savante de l'empire ; e’était pour ainsi dire V'Arhé. nes de l'Amérique, étant la vésidenée des historiens, des orateurs, des poètes des a ti à et des hommes célèbres dans toutes les seiences cultivées par les penples Atè dis elle à été aussi le siège de plusieurs rois et entre autres du sage Nezahualcojot|, per pes t nommer le Solon american par la sagesse de ses lois et par son vaste savoir, 11 (ht ) distingué , et quelques-unes de ses poésies se sont conservées, Il avait aussi acquis ta connaissauces en astronomie en observant fréquemment les astres, et s'était M" li rt connaitre les plantes et les animaux; et tous ceux que le climat de son nt à 1 ï permettait pas de posséder vivans, il les avait peints. Il rechercha les causes de lard 1 phénomènes , ce qui le conduisit à la connaissance de l'être suprême et à libre rs l'idoltrie et des sacrifices humains; mais les préjugés religieux de ses sujets l’obli ër k à les rétablir, à condition cependant qu'on ne sacrilierait plus que des msstotésé à J guerre, Il mourut en 1470, après 34 ans d’un règne qui, en admettant la vérité de t ce que Hernandez et autres savans ont raconié de ce prince, nous parait être le lu ps marquable de toutes les Annales du Nonveau-Monde. C'est ici que, pour affaibli l'in ". dulité du lecteur, nous rappellerons que dans le Mexique et le Pérou, comme re ili et dans d’autres pay: veu civilisés, il se trouvait dans chaque village des hommes di + d une mémoire étonnante, des archives pour ainsi dire vivantes, par lesqnels les t adi. tions des faits, ainsi que les traditions de harangues, renfermant les traits prinei s dé la religion et de la polüque, se transmettaient de génération en génération gts leur pureté. Les fondations, dit M. Beulloch, et les restes des temples des forter en des palais et autres édifices de grande étendue suffisent pour attester l'ancienne 8 pe ml de l'ezeuco, O y voit encore les ruines du palais bâti par les Espagnols après la cn ête. etles casernes construites pour Cortez par le jeun racique de Tezeuco son allié; pe bâ k timent est encore entier, entouré d’une muraille de 20 pieds de hant, sur le som net de laquelle les traces des pas des sentinelles espagnoles sont encore visibles le Unis des anciens caciques ou rois lributaires de T'ezcuco, avait 300 pieds de long et formait t ; des côtés de la grande place: il était construit sur des terrasses en pente ‘élevées les ut au-dessus des autres; quelques-unes de ces terrasses sont encore entières et sant para vertes d’un ciment très dur, aussi beau que celui des édifices romains. D'après ce u'on connaît des anciennes fondations, ce palais devait occuper plusieurs acres de tool
al
SA
1 était bâti en gros blocs de pierre basaltique de 4 ou 5 pieds de long et de à ou 3
pieds de large, taillées et polies avec la plus grande pureté, Une vaste église, érigée : auprès de ces ruines, a été presque entièrement bâtie avec les matériaux qui en ont été , k tirés, M, Beulloch pense que la plupart des bâtimens de Tezeuco sont peu différens de ce seu qu'ils étaient avant l'arrivée des Européens, circonstance qui ajoute à l'intérèt qu'inspire mar la vue de cette petite ville. On doit aussi mentionner le bel aguedue de construction Pue indienne, plusieurs wemuli où pyramides de briques, ainsi que le palais de la ville, où min Cortez et toute su petite armée furent logés, C'est sur la place du marché de Tezcuco que Mex le premier évèque de Mexico, Suimmarica, mu par un zèle exceisif et mal entendu , ras de P sembla tous les documens concernant l'histoire du Mexique, la littérature et les arts, entin lun toutes les peintures, manuscrits et hiéroglyphes azièques, en forma une pyramide , et les livra aux flammes. V A deux milles de Tezenco est situé le village indien de Huezxotla; c'était autrefois man ue place de grande importance, comme l'attestent ses murailles et ses ruines. M, Beulloch qu} y a vu ies l'ondations d'un palais, dans lequel deux grands réservoirs d'eau étaient encore genre assez bien conservés, L'ancienne muraille, haute de près de 30 pieds et très épaisse, s'é Gêne tend à une grande distance , et sa construction extraordinaire mérite quelques détails ; breus elle est divisée en cinq parties inégales superposées, La plus considérable est bâtie en suiva pierres ovales fort larges, dont les extrémités dépassent et donnent à la bâtisse l'appa. place rence d’avoir été faite de crânes humains; une corniche en saillie sépare cette partie des tout autres. Plus loin on trouve, au pied de la montagne conique nammée Tescosingo, un lieu l P que les indigènes appellent Zaño de Montezuma, parce qu'il a servi de bain à seul u ce monarque. C'est un beau bassin de ra pieds de long sur 8 de large; au milieu est un plinth puits de 4 à 5 pieds de profondeur , avec un parapet de à pieds et demi tout autour, On vert d y voit aussi un trône ou siège, tel que les anciennes peintures représentent ceux qui ser- souten vaient au roi. Il y a des escaliers pour descendre dans le bassin, et le tout est coupé Rome;
dans uu rocher de porphyre avec une précision toute mathématique et un poli partait. Selon M. Trinidad-Rosalia, qui a visité ces monumens , un voit des vestiges de constructions très distincts jusque sur la cime de la montagne de Tescosingo; elle est perforée par des excavatious artificielles ; un escalier conduit à une d'elles près du sommet, On trouve, dit M. Beulloch, dans les environs des terrasses avec des parapets, bâties en pierres et en ciment, où il reste encore des vestiges d'un stuc plus dur et plus beau que celui de Portiei et d'Herculanum ; quelques-uues de ces terrasses sont construites sur des ps éci-
près d Vienne la cath bel édi téres « grande
pices , d'autres sont coupées dans le roc. Ce voyageur pense que ces restes étaient des anti- tels; cd quités avant la découverte de l'Amérique, et que les monumens auxquels ils ont appartenu loch,
avaient ète érigés par un peuple dont l'histoire était perdue avant la fondation de Mexico. Au sud et au sud-est de Mexico on trouve : Xocwimr1co , près du lac de ce nom, petite ville importante par sa population industrieuse, et par quelques restes de sa grandeur passée. Toujours dans le même rayon , mais beau-oup plus loin, on voit le vor.can Porocarsrers, qui est la plus haute cime des cordillères mexicaines, et le monr Izraccruuare (la Femme Blanche), qu'on doit aussi ranger pari ses plus hautes montagnes. Cu4.00, sur les bords du lac de ce nom, petite ville renommée par le grand marché qui s’y tient tous les vendredis, par ses chinampas ; ou iles flottantes mentionnées à la page 1055, et par la inagnifique digue construite par le vice-roi Velasco après l’inondation qu'éprouva Mexico en 1555, dans.le but d'empêcher l'irruption des eaux du lac Chalco dans celui de Tezcuco, Enfin, au sud-ouest, on trouve d'abord Lerma, petite ville assez bien bâtie, remarquable surtout par sa magnifique chaussée, et plus loin Tozuca, importante par sa population, par la haute mont ne à laquelle elle donne son nom, et par ses manufactures de savon et de chandelle; on y prépare les meilleurs jambons et les meilleurs saucissons de toute la confédération,
Puesca (Puebla de los Angeles) , grande et belle ville, capitale de l’état de ce nom, située sur une des plaines les plus élevées du plateau d’Anahuac, au iilieu d’un territoire bien cultivé et renommé par sa fertilité et
ar la bonté du climat. Des rues larges et tirées au cordeau; de belles eglises , dont les richesses et les décors intérieurs rivalisent avec celles de
Saintemurs cd ses stat Maison M. Boul plus co Il a été sirent sd parer da à rempl peut s'y sent tou qu'ils chapelle très rich un conti taire est mille pe lèbre se
mg et de à où à ste église, drigue ux qui en ont été eu différens de ce intérèt qu'inspire e de construction ais de la ville, où hé de Tezcuco que mal entendu, ras re et les arts, enfin 1e pyramide ,et les
a; c'était autrefois ruines. M. Beullochi l'eau étaient encore et trés épaisse, s'é Le quelques détails ; lérnble est bâtie en à la bâtisse l'appapare celle partie des Tescosingo, UN livu À a servi de bain à se; au milieu est ui emi tout autour. On entent ceux qui ser:
et le tout est coupé e et un poli partait.
vestiges de construc go; elle est perforée près du sommet. On s parapets, bâties en et plus beau que celui struites sur des p: écirestes étaient des antiuels ils ont appartent fondation de Mexico.
lac de ce nom, petite tes de sa grandeur past le vor.can Porucare oNT IZTACCIHUATL (la agnes. CHA:00, SUT les é qui s'y tient tous les ge 1055, et par la maqu'éprouva Mexico en ns celui de Tezcuco.
ez bien bâtie, remarportante par sa popüar ses manufactures de meilleurs saucissons de
, capitale de l’état du plateau d'Anaé par sa fertilité et sordeau; de belles isent avec celles de
DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE > ee. 2 1059
la cathédrale de Mexi | athédrale “xico, et surpassent celles de hrhrmmtninn s es de tous les autres te s'élève pass de belles places; une population qui, malgré . pe art het . 10,000 âmes; un commerce très étendu et de ho ais : En pese depuis quelque temps en décadence, a ben a ; | Lt # + CRIE » 1 Puebla | ond rang parmi les grandes ‘iles de 12 € fédér jou Mexie cs Elle est aussi le siège de l'évéché le plus ricl que pipi ve age Mexieo. et de tte Lo éché s riche après le diocè , re ar s ra vs M ci qui comprend dans se aol gr “ se mb nee Jaxaca. mere de cette ville sont v nie. Le s de trois étages, avec des toits pl 1e ter der Ml baba Anar + plats, dont quelquesao oh set vernies de dix erses couleurs, arrangées e pic pr ds sé dd in er qui représentent généralement des sujets de la Bible . md pd un bel effet, entièrement différent de tout ce qu'on rte gas p rchi Quelques maisons sont peintes à fresque comr phare h Î Va + V » N } ‘ ae Mince cadre ne nous permet pas mème de nommer t mile 4 eux édifices qui décorent Puebla; nous nous | ’ 7 ir suivans : la cathédrale, vaste édifice qui forn pp rl re un \ ne “n des côtés d place; on doit la ranger parmi pl és ? mi les plus beau ee Pre, langer pi d l x temples du , be parmi les plus riches; on y admire le sand cité sn st 1] ÿ à i ul un temple superbe. Ses nombreuses et elége Son en Le plinthes et des chapiteaux d'or bruni, son m pose eq te pre , son maguilique autel en ar etihrà m pis vases, etc., etc., sont d’un effet admirable pe SEE RTE sn s Hate confession de Saint-Picrre-d A hpA, e la cathédrale écutée par tte ittln - Du près des dessins faits à Rome, a coûté pres ES dembetil RS 4 Ù s à ! » un demi-milli i Viennent ensuite l'église de Saint-Philippe-de-Neri pond ni een ra Mar Philippe-de-Neri, la plus grande aprè Hart ve e du: aint- Esprit, grand et beau bâtiment; le Un ès nd ie collège des Jésuites y est annexé ; les églises et fac “ Mrs rec ° Lt et rs Saint-Dominique, remarquables par est pi ab r tr À >urs re Er Or "la richesse extraordinaire de leurs maîtres-auda A0 A élevé de plusieurs degrés, dit M. Beul > 1 si que to ns ; i Ï . # ii eines Qi md 1q " us ses ornemens; enfin la petite église de Mic a» sf q Rosso être citée pour la richesse de sa voûte de ses ulptures du travail le récieux Fo ses statues et ses crnemens d'argent 7 a ta cogne Det og ne . M. e devons pas oubli : mt pee nt c'est un bâtiment magnifique + 2 Sr ï Beulloch, ue le plus vaste des palais d’Anglet qui oi plus considérables qu'aucune des grandes inst ù hd da ei pepe cune 1 itutions de charité en Lai s10ae pour servir de refuge aux personnes des deux Shot DEA ne rés : s sé aux soins et aux distractions du monde afin de s ri PE Me silence, la méditation et la prière, à recevoir les nids pré- :P es autres devoirs imposés par l'église catholique. Tout i divi lu je o si Jeuras sans aucuns frais pendant une semaine. Les pénite x : S , n ri di Me dans sa chambre , excepté les heures … Hu s commun, et celles des dévoti bli lé UeRE c un , es dévotions publique ay PE longues galeries dans lesquelles ils entolte on sil ROeRER ornées de crucifix d’or et d'argent, et leur ii giéfoene: k je ein pa en) ue ie je as des sombres cellules, où 1e sole à e pendant la plus grand ti fourné ii dé ses grande partie de la journée. Plus d es profitent annuelleme i He Lo cé ET sr tent : lement de cette pieuse fondati ? séminaire Palafoxie D incip: £ ; a RUE foxien ; un des principaux établissemens d'instruction
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RE publique du Mexique, et sa riche bibliothèque ouverte au public, doivent aussi être mentionnés; Cette dernière passe même pour être la meilleure de aunue toute la confédération pour tout ce qui concerne les matières ecclésias- mais À tiques. En 1826, on publiait à Puebla deux journaux. Nous ferons re- daus | marquer avec M. Beullocb qu'un antiquaire, en visitant cette ville, pour- ü + rait se croire reporté au moyen âge, tant par la forme des bâtimeus que de Pu ar des usages et des mœurs semblables à ceux de ce temps. Les mêmes villes jours de fêtes, les mêmes divertissemens usités en Europe aux xivt et xv° et des siècles s’y retrouvent encorc: mes, d Daus les environs et dans un rayon de 20 milles on trouve : Cnozuza (Churultecal taire p de Cortez), jolie ville assez bien bâtie ,environnée de belles plantations d'agavé ; on lui ac- Vo corde 16,000 habitans. C'était, au temps de la conquête , une grande ville, capitale d'une les in espèce de république oligarchico-théocratique, une des puissances temporelles les plus con- ant | sidérables de cette partie de l'Amérique et sa première puissance spirituelle. « Elle était, Rae dit M. Beltrami, la Jérusalem , la Rome, Va Mecque de l'Anahuac, l'endroit où tous les Dan peuples de ces vastes r''gions se rendaient en pélerinage pour visiter les lieux saints ; crites € où les dieux et les prêtres faisaient plus de miracles qu'ailleurs et dictaient les plus pures import doctrines de la foi. De même que d'autres villes saintes de l'Ancien-Continent , elle re- de retr gorgeait de pauvres , tandis qu'on n’en trouvait pas dans toutes les autres villes du Mexi- Humhx que ». Outre le grand teoralli, il y avait, dit-on , autant de temples que de jours dans à main l'année. La grande prramide tronquée ou le grand teocalli, consiste, dit M. de Hum- forme holdt, en quatre assises ; dans son état actuel elle n'a que 172 pieds d'élévation, mais quatre elle en a 1,355 de largeur horizontale à sa base; elle est construite de couches de briques très ré qui alternent avec des couches d'argile. An milieu de la plate-forme , dont la surfare est crocodi de 4,200 mètres carrés, s'élève une église dédiée à Notre-Dame de los Remedios, qui est àla me entourée de cyprès et dans laquelle la messe est célébrée tous les matins par un ecclésias- mètres tique de race indienne, dont le séjour habituel est la cime de ce monument. dernièr TLascaza (Tlascallan), misérable petite ville, chef-lieu du territoire de ce nom; elle ges, d ma d'autres souvenirs de son ancienne splendeur que les vestiges de son grand temple être de et ceux des tranchées, des fossés et de la grande muraille de 6. milles de long qui ser- c'est ce vaient à la défendre, lorsqu'elle était la capitale de l'état le plus puissant de l’Anahuac a faits après l'empire de Mexico, et qu'elle renfermait une population qui parut à Cortez plus Acapul considérable que celle de Grenade. Tlascala était alors le siège d’un graud marché, où nombre affluaient tous les peuples voisins pour échanger leur superflu contre les denrées , le co- les mar ton, les toiles de maguey el la cochenille qui y abondaient. Son gouvernement , qui était TixrLa républicain , ofirait des conformités avec plusieurs des gouvernemens de l'antiquité, du Zimara moyen âge et destemps modernes. Son territoire, très fertile et très peuplé, renfermait, d'a: leurs près la carte faite par les indigènes et conservée à la municipalité (cabildo) , treize villes, parmi | qui formaient, pour ainsi dire, autant de Daronies, Les barons qui les gouvernaient rele- Dans vaient des quatre chefs, et tous ensemble formaient le grand conseil qui choisissait celui que par des chefs préposés au commandement des armées; ils opinaient sur les questions 1m- des plus portantes de la république , et, comme les barons sous l'empire du moyen âge, contri- angles 4 buaient de leur contingent respectif en hommes d'armes , en provisions , etc. C'étaient d'arches eux qui administraient la justice jusqu'à un certain degré de juridiction, chacun dans sou Clara , district; mais on se pourvoyait devant la diète, c'est-à-dire, devant les quatre chefs réunis, les objet qui étaient à-la-fois investis du pouvoir judiciaire suprème et du pouvoir exécutif pour les thèque a affaires de haute importance, et principalement pour l'inobservation, des formes. Les la révol quatre chefs se rendaient chacun dans son district à une certaine époque de l'année , pour 30,000. Ÿ administrer la justice, comme le préteur pellegrinus et les proconsuls des Romains, tor, À comme les chefs de justice de l'Angleterre et des Etat£ Unis, comme les juges des cours Rio, rer royales de France. Chose singulière, s'écrie M. Beltrami, les sessions anglaises , les assises Notre-D les que l'on a peints et traités comme des brutes! de péler
seul aute le couro de cette
françaises, étaient pratiquées par ces peup Les Tlascalthecas (Liascalstèques), les Cempoalthecas et les Xocoalthecas alliés des Espaguols, aidérent ces étrangers à prendre 'enochtitlan et contribuèrent à sa ruine. Après la
eonquéte , Tlascala continua à se régir par ses propres cachiques , sous la suzeraineté de
public, doivent > la meilleure de tières ecclésias- Nous ferons rette ville, poures bâtimeus que mps. Les mêmes aux xiv° et xv°
1oLuLA (Churultecal 5 d'agavé ; on lui acville, capitale d'une porelles Les plus conrituelle. « Elle était, l'endroit où tous les ter les leur saints ; aient les plus pures Continent , elle reitres villes du Mexis que de jours dans te, dit M. de Humieds d'élévation, mais le couches de briques +, dont la surfare est os Remedios, qui est ins par un ecclésiasonument.
itoire de ce nom; elle de son grand temple illes de long qui seruissant de lAnahuac ii parut à Cortez plus un grand marché, où re les denrées , le couvernement , qui était ens de l'antiquité, du euplé, renfermait, d'a.
cubildo) , treize villes, les gouvernaient releil qui choisissait celui sur les questions imlu moyen âge, coutrivisions , ete. C'étaient ction, chacun dans sou les quatre chefs réunis, uvoir exécutif pour les ation, des formes. Les oque de l'année , pour consuls des Romains , me les juges des cours ns anglaises , les assises ités comme des brutes!
thecas alliés des Espant à sa ruine. Après la sous la suzeraineté de
nr re ce 1061
‘Ke p. ai ‘
l ei che rene surintendant espagnol ; elle ne devait qu'un u'ibut UE on dé ue le la révolution elle essaya en vain de devenir un état ; Au fes rs pra fi uu lerriloire , qui est presque enticrement enclasé
si Pr M eo pure ville, jadis capitale d’uu état indépendant de Mexico, de Malileroase aibialen rage sie à Sa ruine. On ne doit pas «quitter les environs perte in 8 oh e carrière de bel albätre qu'ou exploite près de cette dde OA ce de Hit maris employées comme vitres aux fenètres des monastores des, ER En ue les fouds baptismaux et autres vases sacrés; des blocs éuvr - Give peeé QUE nt rausportés à peu de frais à Vera-Cruz; de là il serait facile d'en Surupe, où ce serait uue marchandise d'une valeur considérable.
Voici res villes les A ur 1 es villes les plus remarquables de la confédération; nous 2 PRE Re sue les états et territoires où elles sont siluées, en suie du tableau des divisions adminisiratives donné à la page 1046.
Dan: l'ÉTAT DE MEXICO:T ' à die a LALPAN, Tuca, Tezcuco et Tozuca, que nous avons dépertes AS D ane Lu pages 1055, 1056, 1057 et 1055. CUERNAVACA, de retranchement militaire de ochicaleo a Un : MEN solaipages C'Ot an taire de jui se trouve dans son voisinage. C’est, dit M. de Ha De ou de 117 mètres d'élévation , ehlourée ss fossés : et divisée M 0 MIT sie ee ou terrasses, qui sout revèiues de maçonnerie. Le tout quue DolU D duiaque Let ce qualre faces sont exactemènt orientées selon les Am ré Ra porphyre à base basaltique, sont d'une coupe pt At igures aiéroglyphiques , parwi lesquelles on distingue des pt Melo a 5 de est tres curieux, des hommes assis les jambes croisées mètres carrés, et présente ïes cr TA a sn EE dernière retraite aux assiégés. Acaruzco Rd A #à HR . Ac , petite ville, adussée à une chaine de montaen or L de LM ae ei ent dre de Li Son port passe pour c'est ce qui s'est opposé à l'accroissement de ir Len k en at ue a faits dernièrement ne dépasse pas encore 4 Li on Do etre Let eu Acapulco offrait une foire brillante lorsque à l'arrivé “ en AS uombre d'habitans des villes Es tue ete Aer mo as ré : À à » a ccouraient dans cette ville pour y acheter Pie Le Hire ot et vendre celles dont ils siMut pA défaire, Hs de ente u gouverneur d Acapulco pendant la mauvaise saison. fe sert sn Te près de Pachuca, Tuemascazrec et Tasco, célèbres par Lu gent; Tasco est aussi remarquable par son église paroissiale, rangée parmi les plus beaux temples du Mexique. Un. EU
Mises HN
Dans l'ETAT DE QUERETARO : Queneraro, une des plus belles villes du Mexi-
’ es Fa ue Lis er ae rs bâtimens et le charme de sa situation ; elle est aussi une peu à nid . si 4 ds lustrieuses et des plus peuplées. Toutes les rues se croisent à EU or at à ses trois places principales. L'aqueduc formé d'une rangée
‘vées , ouvrage digne des Romains, et le couvent des religieuses de Santa-
Clara , le plus gr êtr | exi isqu'i ". rs is HA ge ri qué existe, puisqu'il a plus de deux milles de tour, sont plus remarquables, Queretaro possède un assez beau collège , et une biblio.
thèque assez vi À ‘ranci s Éd om dus le couvent de San-Francisco. Sa population , qui s'est élevée avant Jusqu'à près de 50,000 âmes, n'est estimée actuellement qu’à environ
30,000. C ADERE P tite vi e )0r eh [a LE] it d ocn ITA | i i , pe ] ill , im} ortan! ] Ar les vi hes mines d argel d E Doc
16r Mobilier } k ns Pet A San-Chris to bal comprises dans son district. Sax-Juas-pui- HA la at nl pue jun Le mois d’octohre et surtout par le sanctuaire de ! e ia Madone de San-Juan-del-Rio , visité par DU di io , visité par un grand nombre D ur D So temple d’une architecture aussi simple que maguilique; un FR Lo a re s élève au milieu de la jonctivu des nefs, et un vaste dôme 3 clochers très éievés qui accompagne : ajui au grandi de cale Hslle til. q vihpaguunt la facade ajouteut'au grandiose
. Dans l'ÉVAT DE GUANAXUATO : GUANAXUATO , bâtie à l'endroit où aboutissent
toutes les gorges qui mènent aux plus riches mines d'argent du monde, C'est le produit
de ces mines qui en a fait une ville maguifique malgré les désavantages du sol; mais on a su tirer parti de toutes les sinuosités du lieu, s’y ménager deux places assez jolies et construire de beaux bâtimeus, de superbes églises, des maisons élégantes , un petit théâtre et une londiga ou grand bâtiment, servant à-la-fois d’entrepôt et de marché à toutes les denrées qu'on introduit pour le commerce et la consommation de la ville. C’est dans cet édifice même que la révolution et la contre-révolution commencèrent à déployer cette série d'horreurs et d'atrocités, qui ont donné une funeste célébrité à l'histoire de ces dernières années. Guanaxuato posséde un hôtel des monnaies, un collège assez fréquenté ct une école modèle à la Lancaster; elle est en outre le siège de la cour de justice, dont le vessort s'étend, outre l’état de Guanaxuato, sur ceux de Mechoacau, de Queretaro, de San-Luis-Potosi et sur le territoire de Colima, En 1806 et 1807, époque la plus florissante de l'exploitation de ses mines, Guanaxuato avec sa banlieue a compté jusqu'à go,000 habitans ; cette population pendant la guerre est descendue jusqu'à 20,000 âmes; actuel. lement on la porte jusqu'à 60,000. Les mines d'argent de Guanuzæuato, de la Sirena, de las Animas, de Penafiel, del Sol, de San-Fincente, de Rayas, de Santa-Anita, du Mellado, de la Catla, de la Calice, del Secho, de San-Loren:o, de las Maravillas, de Valenciana, de l'Esperanza, de Santa-Rosa, de l'!ndiana, de San-Raphael, etc., etc. environnent Guanaxuato et ont formé par leur exploitation comme autant de faubourgs, dont plusieurs ont une population très considérable; un évaluait celle de Valenciana immédiatement avaat la révolution jusqu'à 16,000 âmes. La Valenciana, dit M. de Humboldt, offre l'exemple presque unique d’une mine, qui pendant plus de 40 ans, n'a jamais donné à ses propriétaires moins de deux à trois millions de francs de profit annuel. Depuis 1804 elle n'a cessé de fournir annuellement un produit d'argent de plus de quatorze willions de livres tournois. Il y a eu des années si productives que le profit net de ses propriétaires, MM. Obregon et Otero, s’est élevé à la somme de 6 millions de francs. M. l’on doit aussi ajouter que c’est peut-être la mine dont les frais d'exploitation soui ic; plus considérables à cause de son immense profondeur; en 1803 elle avait atteint ÿ.: mètres. On la regarde dans le pays comme la plus profonde que les hommes aient creusé: dans la même année la mine Berchert-Glück, à Freiberg, dans le royaume de Saxe , ava: atteint 447 mètres de profondeur perpendiculaire. On croit, ajoute M. de Humboldt, qu'au xvr siècle, les travaux des mineurs Saxons, dans le filon 4/ter-Thurmhof, allaient jusqu'à 545 mètres de profondeur. En 1803 la dépense de l'exploitation de la Valenciana montait à la somme énorme de 5,000,000 de fraucs, dont 400,000 francs pour le seul achat de 1,600 quintaux de poudre; 3,100 ouvriers indiens et métis y étaient employés; 1,800 l’étaient dans l'intérieur de la mine. La quantité de minerai livré à la fonte et à l’amalganation a été de 720,000 quintaux ; le produit métallique de 360,000 marcs d'argent et le
profit net des actionnaires de trois millions francs. Malheureusement pendant les troubles causés par la guerre de l'indépendance et ses suites, tous les travaux nécessaires pour tenir à sec la mine ont été négligés; l'eau s’en est emparée et £es propriétaires ont été dans l'impossibilité de reprendre son exploitation ; c'est le sort qu'ont éprouvé presque toutes les autres mines du Mexique, surtout celles qui, étant les plus profondes, en étaient aussi les plus riches. Le Mexique s'est vu ainsi privé des immenses trésors qu'il en retirait annuellement. Des compagnies de capitalistes Anglais ont entrepris dernièrement leur exploitation, et déjà d’après les nouvelles les plus récentes ils sont parvenus à se rendre maîtres des eaux, qui inondaient la Valencianu et la Rayas ; ces riches mines commencent déjà à fournir des quantités considérables d'argent. Nous rapprochons ici le produit en argent que M. de Humboldt assigne aux plus riches mines de l'Amérique, afin de fournir au lecteur le moyen de comparer la Valenciana aux mines !es plus célèbres par leurs richesses. C’est par des comparaisons faites avec des élémens vraiment comparables et soumis à un examen rigoureux, comme le sont toutes celles que fait ce savant, que l'on peut se former une idée de l’immense quantité d'argent mise en circulation par les mineurs du Mexique et par ceux du Pérou. Le filon de Guanaæzuato comprenant la Valenciana, la Rayas et autres mines, fournissait au commencement du x1x° siècle 551,000
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Guana gent; à feu, filon d, celte q mines cipales beaux | actifs e tile pre ont ens forts qt (Coman le boul:
autre m renomn mença | riche, n la tour € la Laxa manu fac remarqu où l'on ron 3,0 d'El.Ja plus ête 40,000 bétail qu ans à M des plus Dans quedue, aire qu lui accor sa situat tale du r page 97 pulation virons d Juruÿo) ne nous des côtes soudaine et de cer voisines.
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