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mares d'argent; le filon de Catorce, 400,oov marcs; celui de Zacatecas, de 335 à 402,000
marcs ; le filon de Pasco ou de Lauricocha, 300,000 marcs; le filon de Potosi » 400,000 marcs. Mais on doit faire observer que la seule mine de Valenciana, dans le filon de Guanaxuato, a donné immédiatement avant la révolution jusqu'à 630,000 mares d’argent; que le produit du filon de Pasco, quelques années après l'établissement des pompes à feu, s'est élevé presqu'à 480,000 marcs, et que la quantité moyenne fournie par le filon de Potosi, de 1585 à 1595, a été au moins de 887,073 mares; selon d'autres calculs celle quantité aurait été même de r,4697,380 marcs. Nous avons déjà vu que toutes les mines d'argent de l'Europe ne fournissent qu'environ 215,000 marcs!
Leon, charmante petite ville, avec de belles rues tirées au cordeau, dont les printipales vont aboutir à une superbe place, ornée d'une somplueuse église paroissiale, de beaux portiques, du palais du gouvernement et de riches magasins; le commerce y est très actif; elle est la plus peuplée de l'état après Guanaxuato et l’entrepôt principal de la fertile province nommée Baxio, théâtre funeste des plus grandes horreurs qui de nos jours ont ensanglanté le Mexique, Dans un rayon de 30 milles on trouve les ruines de deux forts qui ont acquis à cet égard une funeste célébrité; ce sont le fort de Sombrero (Comanja des royalistes), bâti par les patriotes, sur le sommet d’une montagne; c'était le boulevard de la révolution. Le Jort de los Remedios, eonstruit sur la cime d'une autre montagne, et résidence du Padre Torres, un des principaux chefs de l'insurrection , renommé par son épouvantable cruauté. Hrparco (jadis Dolores), gros village, où commença la révolution du Mexique, dirigée par son célèbre curé Hidalgo. Zkzava, ville riche, marchande et bien bâtie; la magnifique église des Carmes, dont on vante beaucoup la tour et le dôme, est un des plus beaux temples du Mexique. Dans sa banlieue on passe la Laxa sur un pont superbe, ALLxwpe (jadis San-Miguel-el-Grande), importante par ses manufactures, et Iraruaro, par sa population, qui dépasse 16,000 âmes; SALAMANCA , remarquable par la fertilité de son territoire et par sa magnifique église des Augustins , où l’on conservait un très riche trésor de la Sainte-Vierge, Ec-Janar, gros village d'environ 3,000 âmes, avec un magnifique palais, où séjourne de temps en temps le marqués d'El.Jaral, regardé comme /e plus grand propriétaire du Mexique; ses possessions sunt plus étendues que plusieurs royaumes de l'Europe; on estime leur surface à plus de 40,000 milles carrés. M. Ward porte à environ 3,000,000 les têtes de gros et de menu bétail qui vivent sur ses possessions ; et à 30,000 le nombre des moutons envoyés tous les ans à Mexico, où ils sont vendus à raison de a0 à 24 réaux par tête; c’est sans doute un des plus riches particuliers du monde.
Dans l'ÉTAT DE MECHOACAN : Varzanomp, ville épiscopale, bien bâtie; l’equedue, dont la construction a coûté près de 500,000 francs; la cathédrale et le séminaire qui est r» des plus fréquentés de la Confédération, méritent d'être mentionnés; on lui accorde 25,000 habitans, Pascuaro , jolie petite ville, remarquable par la beauté de sa situation, sur les bords du lac de ce nom. Zixrzunzanr, lrès petite ville, jadis capitale du royaume de Mechoacan, fondé par les Tarasques, dont nous avons parlé à la page 975. TLazpuxanuA (San-Pedro-y-San-Pablo-Tlalpuxahua), importante par sa po- Pülation et ses mines d'argent; Zamora et Anto , par leur commerce, C'est dans les environs de cette derniére, qu’en 1769 s'est formé le volcan de Jorullo (Xorullo, Juruÿo), phénomène unique dans son genre, puisque, dit M. de Humboldt, la géologie ne nous offre aucun exemple, où dans l’intérieur d'un continent, à 36 lieues de distance des côtes, à plus de 4a lieues d'éloignement de tout autre volcan actif, il se soit formé soudainement , au centre d'un millier de petits cônes enflammés, une montagne de scories et de cendres, haute de 519 mètres , en ne la comparant qu'au niveau ancien des plaines voisines.
Dans l'ÉTAT DE XALISCO, qui est le plus peuplé après celui de Mexico, et le plus étendu après ceux de Sonora-Cinaloa , de Cohahuila-Texas et de Chihuahua : GUADALAXARA, gran:le et belle ville, siège d’un évéché très riche, Ses rues tirées au cordeau et spacieuses, ses places nombreuses, grandes et symétriques , de nombreuses fontaines alimentées par uu bel aquedue d'environ 14 milles de long , des maisons grandes et d’une assez belle apparence, quelques palais d’un aspect imposant, et plusieurs églises et couvens magnifiques doivent la faire ranger à côté des plus belles villes de l'Amérique. La cathédrale est un
vaste temple surmonté par deux clochers; malgré la bizarrerie de son architecture elle
est par ses ornemens une des plus belles églises du Mexique; on yÿ admire de superbes que | täbleuux des plus grands peiutres de l'Espagne; une multitude de lampes et de vases en situé or et en argent, enrichis de pierreries et autres objets magnifiques. L'église de Saint. nable Francois est peut-èlre aussi maguilique que la cathédrale, et elle est d'une architecture “ea plus régulière; le couvent dont elle dépend est vaste et renferme dans son enceiute quatre d'arg autres églises assez étendues; nous citerons ensuite l'église et le couvent des Augustins, On be doit aussi nommer le cidevant couvent des jésuites, occupé depuis long-temps par l'uni- pour versité ; celle-ci est de beaucoup inférieure à celle de Mexico; c'est dans son église que se porta trouve le sanctuaire de Notre-Dame de Lorette ; le séminaire , bâtiment spacieux et bien stDIO distribué, ainsi que l'hotel des monnaies ; malheureusement les mines d’'Æstancias, de nomn Palmareco ei de Bolaños, qui naguère encore restaient fermées, ne lui envoient plus ses La Pi lingots d'or et d'argent. Nous avons déjà fait mention de l’université et du séminaire ; on appel doit citer encore parmi ses principaux établissemens littéraires le co/lège et l'école models même à la Lancaster. En 1326 on publiait quatre journaux dans cette ville, qui est le siege ds On y la cour de justice, dont le ressort s'étend sur les états de Xalisco et de Zacatccas. Ou varie lavadi beaucoup dans la détermination de sa population; mais tous les Mexicains que nous penda avous eu occasion de consulter se sont accordés à la porter au-dessus de 30,000 âmes; ce pa) west apparemment en étendaut sa banlieue beaucoup au-delà de ses faubourgs immédiats, Senris qu'on a estimé à 70,000 le nombre de ses habitans; nous croyons qu'on pourrait bien ressan lui en accorder 45,000. Da Nous nommerons encore dans ce vaste état : Lacos, ville très florissante avant la petit a révolution et renommée por sa foire célèbre ; Sax-RLas , très petite ville, mais très im- cipaux portaute par sou arsenal maritime, le premier établissement de ce genre que possède la lais de Gonfédération ; son climat est tellement malsain peudant la saison chaude, que les em- a une ployés et toutes les personnes aisées se retirent à Teric, ville charmante, qui à cause de nombr sa situation élevée jouit d'un meilleur climat. Rocaños, gros bourg, considérable par sa un bel riche mine d'argent. Banca, gros et beau bourg, commerçant; KokuzA, autre beau pitaine bourg, avec un temple magnifique, qui est en mème temps un sanctuaire célèbre, Cua- SIQUIR, rALA , gros bourg, sur les rives du beau lac auquet il donne son nom, et sur lequel s'élève Dan l'ile Mescala, si célèbre dans les annales de l'indépendance. Voyez à la page 1046. Un sem Dans l'ETAT DE ZAGATECAS : Zacarecas, vilie de médiocre étendue , mais très une po importante par la richesse des mines d'argent qu'on exploite dans sa banlieue , parmi les- des nc quelles les mines de San-Juan-Batista, dé Panuco et de Guadalupe de Veta-Grande sont Seño les plus riches. Zacatecas possède un collège et un hutel des monnaies, qu'on peut regarder à peu € comme le second de la Confédération. En 1826 on y publiait un journal et on estimait plaine sa population à 25,00 âmes. À 3 milles de Zacatecas se trouve le maguifique temple de position Nuestra Senora de Guadalupe. Croatie AGuas-UAuLIENTES, ville de médiocre étendue, mais une des plus belles et des découv plus industrieuses du Mexique ; son climat délicieux et la fertilité de son sol bien cultivé, . Li lui procurent abondamment presque tous les fruits et toutes les denrées des deux mondes. quon p Les graudes routes qui ÿ aboutissent et l’activité de ses habitans l'ont rendue le centre états d d'un graud commerce intérieur; elle est surtout renommée par sa grande manufacture aussi Je] de drap, qui employait encore deruièrement, selon M. Ward, 350 personnes , et par dérable les eaux thermales qu'on trouve dans son voisinage, et auxquelles elle doit son num. Sa PaRRAS population parait dépasser 20,000 âmes. Jerez, Pino, NocuiStTLan, SOMBRERETE et de Par Fnesniuro, petites villes, remarquables par leur population, que M. Ward estime de Dans t4 à 18,000 àmes ; celles de Sombrerete et de Fresnillo sont en vutre importautes par et peut leurs riches mines d'argent. Nous rappellerons même avec M. de Humboldt, que la Parce q Veta-Negra de Sombrerete a offert l'exemple de la plus grande richesse que jamais filon San-Fa ail montrée dans les deux hémisphères. de rapp Dans l'ÉTAT DE SONORA-ET-CINALOA : Vicra Dec FuenTE, uaguère encore Unis; 0 très petite, mais maintenant assez considérable et s'accroissant tous les jours depuis qu’elle selt, de est devenue la capilale de l’état, la résidence du gouverneur , du congrès et de l’évêque. position Cuvtaxcax, ville de médiocre étendue , quoiqu’elle soit la plus grande de l’état. Azamos, He peti ions
avec une riche mine d'argent ; Guaymas, importante par son commerce et par sou port, l elavage
son architecture elle admire de superbes mpes et de vases en s. L'église de Saintt d'une architecture son enceinte quatre nt des Augustins, On ong-lemps par l'unians son église que se ent spacieux et bien nes d’Æstancias, de lui envoient plus ses et du séminaire ; on lège et l'école model e, qui est le siege ds e Zacatecas. Ou varie Mexicains que nous us de 30,000 âmes; aubourgs immédiats, qu'on pourrait bien
que MM. Hardy et Ward regardent comme le meilleur du Mexique; elle est si bien située sous le rapport militaire, qu'avec une légère dépense on pourrait la rendre imprenable, Cixazoa , remarquable par sa population; Arisre, par sa population et pour avoir été avant la révolution le siège de l'intendant ; Soxona , par son évêché et par ses mines d'argent; Prrir, la plus commercante de l'état; Hosrimurr, Cosara et Er-Rosarto , avec des mines d'argent ; El-Rosario est aussi le siège de la cour supérieure de justice pour l'état de Sonora-et-Cinaloa et pour le territoire des Californies, MazarTzax , importgnte par son port. Presioro pe Buenavisra, daus la Pimeria-Baxa (Basse), et Presito DE Tornexare, dans la Pimeria-Alta (Haute), petits postes militaires , que nous nommons pour indiquer cette partie de la Sonora, si importante sous tant de rapports. La Pimeria-Alta surtout, qui s'étend depuis Terrenate jusque vers le Rio-Gila, peut être appelée le Choco de l'Amérique-Septentrionale. Tous les ravins, dit M. de Humboldt, et même des plaines ÿ contiennent de l'or de lavage disséminé dans des terreins d'alluvion. On ya trouvé des pépites d'or pur d'un poids de deux à trois kilogrammes. Mais ces lavaderos sont faiblement exploités à cause des incursions fréquentes des Indiens-Indépendans ; et surtout à cause de la chèreté des vivres qu'il faut transporter de trés loin dans ce pays inculte. D'un autre côté, et sur la rive droite du Rio de l’Ascension , vivent les Seris, peuplade très belliqueuse, à laquelle plusieurs savans mexicains, trompés par la ressemblance du nom , ont attribuée une origine asiatique.
Dans l'ÉTAT DE CHIHUAHUA : Cumuanua, grande et belle ville, située sur un petit affluent du Couchos, qui porte lui-même ses eaux au Rio del Norte. Parmi ses principaux édifices on remarque l'église principale , une des plus belles du Mexique ; le palais de l'état et de vastes galeries ; tous ces bâtimens ornent une vaste place. Chihuahua a une académie militaire florissante et environ 30,000 habitans; M. Hardy porte leur nombre à 70,000. Ses environs offrent de belles promenades et de riches mines d'argent ; un bel aquedu= y apporte l'eau. Chihuahua avant la révolution était la résidence du capitaine-général des Provinces-Intérieures. Nous nommerons encore Sanra Rosa ve Co- SIQUIRAQUI à cause de ses riches mines d'argent.
Dans l'ÉTAT DE DURANGO : Dürawco, ville épiscopale assez bien bâtie, avec un séminaire, un hôtel des monnaies, regardé comme le troisième de la Confédération et une population qu'on porte à 25,000 âmes. On y frappe des pièces avec l'argent tiré des riches mines de ses environs, où se trouvent aussi les deux sanctuaires de Nucstra Señora de los Remedios et de Nuestra Señora de Guadalupe. C'est à peu de distance de cette ville que, selon M. de Humbolit, se trouve, isolée dans la plaine , une énorme masse de fer malléable et de nickel, qui dans sa composition est identique avec l'aérolithe tombé en 175 1 à Hraschina près d’Agram, dans la Croatie ; elle pèse près de r,900 myriagrammes, ce qui est 400 de plus que l’aérolithe découvert à Olumpa dans le Tucuman.
Les autres lieux les plus importans sont : Sax-Juax Der Rio, avec une population qu'on porte à 10,000 âmes; Sax-Jose Dex Pannar , siège de la cour de justice pour les états de Durango et de Chihuahua et pour le territoire du Nouveau-Mexique ; elle est aussi le chef-lieu d’un district de mines. San-Penro ve Barortcas, encore assez considérable et jadis très célèbre par la richesse de ses mines d'argent, Nomsne zx Dios et Pannas avec de riches mines d'argent ; la culture de la vigne réussit dans les environs de Parras , située non loin du lac de ce nom.
Dans l'ÉTAT de COHAHUILA-ET-TEXAS. C'est le moins peuplé de tous les états et peut-être le plus vaste. Monccova, très petite ville, que nous ne nommerons que parce qu'elle est la capitale de l'état. SarirLo , qui en est la plus riche et la plus peuplée. Sax-Fectre De Ausrix, chef-lieu de la nouvelle colonie fondée dans le Texas. Il est bon de rappeler au lecteur que l'acquisition de ces vastes solitudes est convoitée par les États- Unis; on prétend que lc gouvernement fédéral a offert, par le moyen du colonel Poinselt, de payer dix millions de dollars. Les Mexicains ont non-seulement refusé cette proposition, mais ils ont même envoyé cinq régimens pour y former des colonies militaires. De petites concessions, ou plutôt des ventes, se font actuellement à des émigrés de diverses nations , au prix de 4o dollars pour cent acres. Les Nègres et les Indiens, qui fuient l’es- «lavage et l'oppression des Etats Méridionaux de l'Union, y sont recus et protégés ; les
florissante avant la : ville, mais très imgenre que possède la chaude, que les emnante, qui à cause de , considérable par sa KokuLa, autre beau ctuaire célèbre. Cna- , et sur lequel s'élève ÿez à la page 1046.
re étendue , mais très a banlieue , parmi les de Veta-Grande sont , qu'on peut regarder journal et on estimait maguifique temple de
les plus belles et des e son sol bien cultivé, rées des deux mondes.
l'ont rendue le centre a grande manufaciure 5o personnes , et par elle doit son num. Sa LAN, SOMBRERETE Et e M. Ward estime de vutre importautes par de Humboldt, que la hesse que jamais filon
ERTE, naguère encore les jours depuis qu'elle congrès et de l'évêque.
nde de l’état. ALamos, merce et par son port,
Cauz, entourt réunis sou celir défend abri co désavan premièr mème | gées co à Acapi celui di depuis remarq ilot; la elle don toute la tait, se c'est un la lante construc et par le s'élève e:
régulière la Hava montrée América sphère o mais tou
esclaves y sont libres en touchant le sol du Texas comme ils le sont au nord en mettant le pied sur celui du Canada, Les Indiens reçoivent des terres où ils s'élablissent,
Dans l'ÉTAT DE NUEVO-LEON : Moxraney , ville de médiocre étendue et assez bien bâtie, avec une population qu'on estime à 15,000 âmes; c'est la plus importante de toutes les villes mexicaines situées entre son méridien et celui qui passe par la frontière occidentale de la confédération Anglo-Américaine. Monterey fait un commerce assez étendu et est le siège d’un évêché et de la cuur de justice pour les états de Nuevo-Leon, de Tamaulipas et de Cohahuila-et ‘Texas. |
Daus l'ÉLAT DE TAMAULIPAS : Aeuayo , petite ville d'environ 6,000 lubitans ; c'est la capitale de l'état. Tamvico px Tamauziras, petite ville, fondée en 1824 sur les bords d'un lac qui communique avec le Panuco par une issue navigable pour les gros bateaux. Pendant le siège de la citadelle de Saint-Jean de Ulua , T'ampico faisait avec Alvarado tout le commerce que faisait auparavant Vera-Cruz; cette circonstance favorable et l'avantage d'avoir un port, qu'on regarde comme le moins mauvais de la côte orientale du Mexique, l'a rendue en peu de temps la ville la plus peuplée et la plus (lorissante de l'état ; avant la révolution ce n’était qu'un repaire de contrebandiers et de pirates. Ec-Reruto , très petite ville, importante par son port et son commerce. Atra- MIRA , petite ville très déchue , depuis que le commerce s’est transporté à Tampico. À quelques milles d'Altamira s'élève une montagne isolée, au milieu d’un pays plat, monotone et aride ; son sommet se perd dans les nues ; coupée en pyramide parlaite, plusieurs savans l'ont jugée plutôt le produit des hommes que celui de la nature; les traditions des indigènes l’attribuent aux géans. C'est sans doute un phénomgne qu'on doit ranger parmi les plus grandes merveilles du monde, Tusa , assez jolie petite ville; elle doit son origine à une colonie de Mexicains de Tula, que nous avons décrite à la page 1056. A plusieurs milles de distance se trouve la fameuse gorge de los Gallos; M. Bellrami, qui l'a visitée dernièrement, la compare à tout ce que la nature offre de plus romantique et de plus pittoresque en ce genre. ;
Dans l'ÉTAT DE SAN-LUIS-POTOSI : Sax-Luis-Porost, ville de médiocre étendue, mais à laquelle une belle place, de belles fontaines , des rues larges et alignées, de su-
perbes églises, des couvens très riches et un commerce très actif assignent une des pre- Les mières places parmi les villes principales du Mexique. L'église paroissiale de Saint encore: À Pierre et celles des vastes covens du Carme et de Saint-François , la monnaie et l'aqueduc d Ulua, L sont les édifices les plus remarquables ; on loue surtout les ciselures des deux premières , lui accor ainsi que le jardin du couvent du Carme, qui, selon M. Beltrami, a deux milles de tour, quable p Pendant le siège de la citadelle d'Ulua , le commerce de San-Luis avait pris un dévelop- monume pement extraordinaire; malgré sa diminution depuis l'ouverture du port de Vera-Cruz, lieu de b il est toujours resté très considérable ; c’est le grand entrepôt de Tampico pour les paÿs d'inmen: intérieurs. San-Luis doit sa célébrité aux riches mines d'argent de son voisinage, qui vraimeut maintenaat sont peu productives, et que bien des géographes confondent avec d'autres mètres de mines très abondantes situées dans cet état, mais trop éloignées pour être regardées comme des assise appartenant aux environs de cette ville, San-Luis possède aussi un collège florissant et diles scul une école modèle à la Lancaster, On peut porter sa population à environ 20,000 âmes. lriqueme
licieuse e de l’Anei prépere u le séjour | Y tenait a trouve, su être la pli delRe v les plus i ZABA, Un ses immet Portante I voisine nc le produi
Nous nommerons ensuite : Carorce (la Purisima Concepcion de Alamos de Catorce), gros bourg, renommé par la richesse immense de sa mine d'argent; Cuancas (Santa- Maria de las Charcas), Ramos el Guanar.cazar , autres bourgades importantes par leurs riches mines d'argent.
ÉTAT DE VERA-CRUZ. Il y a peu de régions du Nouveau-Continent, dit M. de Humboldt, dans lesquelles le voyageur soit plus frappé du rapprochement des climats les plus opposés. Toute la partie orientale de cet état occupe la pente des cordillères d’Anahuac. Dans l'espace d'un jour, les habitans y descendent de la zone des neiges éternelles à ces plaines voisines de la mer daus lesquelles règnent des chaleurs suffucantes. Nulle part on ne reconnaît mieux l’ordre admirable avec lequel les différentes tribus de végétaux se suivent comme par couches les unes au-dessus des autres, qu’en montant du port de la Vera-Cruz vers le plateau de Perote. C’est là qu'à chaque pas on voit changer la physionomie du pays, l'aspect du ciel, le port des plantes, la figure des animaux, les mœurs des habitans et le genre de culture auquel ils se livrent. Vena-
DESCRIPTION DIE L'AM ÉRIQU li. 1067
me,
Cauz, qui est la capitale de l'état, est bâtie sur le bord de la mer, dans une plaine aride, entourée de collines de sable mobile, et prés de marécages dont les miasmes délétères réuuis à l'étouffaute chaleur produite par la réverbération des rayons du soleil, rendent son climat un des plus malsains que l’on connaisse, Deux redoutes avec quelques canons défendent son port qui n'est ni vaste ni profond, et où les vaisseaux ne trouvent aucun abri contre Les vents du nord qui y soufflent avec une grande violence, Malgré tous ces désavantages et le manque d'eau, cette ville a été pendant des siècles, et est encore, la première place comm rcante du Mexique, Pendant la domination espagnole, elle était mème la seule où l'on äpportait toutes les denrées de ce riche pays, pour y ètre échaugées contre celles d'Europe, qui y arrivaient de la Havane; le commerce qui se faisait à Acapulco ne devant êire regardé que comme une très petite fraction dans la masse de celui du Mexique. Vera-Cruz est jolie et très régulièrement bâtie; elle à beaucoup gagné depuis quelques années sous le rapport de la police intérieuve, Parmi les objets les plus remarquables, on 4 ntout nommer la citadelle de San-Juan de Ulua, bâtie sur un ilot: late y fait monter les frais de sa cor 1. : à 200 millions de francs; elle domin: ‘lle et , £e le port; c’est la meilleure: plus importante forteresse de toute la coufédération, viennent ensuite : le chemin qui mène au Perote ; en 1803 ,ilcoùtait, selou M. de Humboldt, plus de 480,000 francs par lieue; le magnifique phare ; c'est une très haute tour placée à l'extrémité du château de San-Juan d'Ulua, qui, avec la lanterne, a causé une dépense d'environ 500,000 francs; enfin l'aqueduc, dont la construction a coûté plusieurs millions de francs. Malgré les pertes produites par la guerre el par la fièvre jaune, qui y est endémique, on nous assure que la population de cette ville s'élève encore à 15,000 âmes, Il est important de remarquer que ce terrible fléau ne paraît régulièrement que sur plusieurs points du Golfe du Mexique, et surtout à la Vera-Cruz, à la Havaune et à la Nouvelle-Orléans, Hors de ces étroites limites, cette maladie ne s’est montrée que sur quelques points de la côte des États-Méridionaux de la confédération Anglo- Américaine, à la Cayeune et dans quelques autres ports sur l'Atlantique, et dans l’hémi sphère oriental au Sénégal, à Cadix et sur quelques points des côtes de la Méditerranée, mais toujours à des époques éloignées, En 1826, on publiait deux journaux à Vera-Cruz. Les autres villes les plus remarquables sont : ALVARADO, très petite ville, naguère encore triste et misérable village, mais où, pendant le siège de la citadelle de San-Juan d'Ulua, s'était concentrée la plus graude partie du commerce de Ja Vera-Cruz; en 1826, on lui accordait déjà au-dessus de 3,000 habitans. ParanTLa, gros village indien, remarquable par l'antique pyramide située dans son voisinage au milieu d'une forêt épaisse, Ce monument, comme tous les téocallis mexicains, se compose de plusieurs assises, mais au lieu de briques ou d'argile mélée de cailloux , un n’a employé dans sa construction que d'immenses pierres de taille porphyritiques, dont le poli et la régularité de la coupe sont vraimeut remarquables, C’est une pyramide carrée, de 25 mètres de longueur et de 16 à 20 mètres de hauteur. Un grand escalier mène à la cime tronquée du téocalli, Le revêtement des assises est orné d'hiéroglyphes, dans lesquels on reconnait des serpens et des crocodiles sculptés en relief, Chaque assise offre un grand nombre de niches carrées et symétriquement distribuées ; on en porie le nombre total à 378. Xarara, dans une position délicieuse et environnée de jardins et de campagnes fertiles, où croissent les arbres fruitiers de l'Ancien et du Nouveau-Continent; c'est dans ses environs qu’on recueille et que l'on prépare une grande partie de la célèbre racine purgative qui en tire le nom ; elle est aussi le séjour des plus riches négocians de Vera-Cruz pendant la saison chaude, La foire, qu’on Y tenait avant la révolution, était la plus fréquentée du Mexique. A quelques milles on trouve, sur le chemin de Las Vegas, une cascade qui, selon M. Beltrami » serait peutêtre la plus haute qui existe au monde; et sur le chemin de Vera-Cruz on passe le Puente del Rey, construit sur la rivière Antigua dans une gorge profonde ; c'est un des passages les plus importans , et il est fameux dans les annales de la guerre de la révolution. On1- 2ABa, une des villes les plus florissantes de la confédération, et remarquable surtout par ,
ses immenses plantations de tabac et par le voisinage de son vo/can colossal. PEROTE, i-
Portante par sa citadelle, par l’école militaire qu'on y a établie et par la haute montagne
voisine nommée Co {fre de Perote; Gorpoua, par ses vastes champs de tabac, dont le produit, joint à celui d'Orizaba, suffisait, selon M. de Humboldt, à la consomma-
au nord en mellant établissent, re étendue et assez plus importante de asse par la frontière un commerce assez ats de Nuevo-Leon ,
on 6,000 lubitans ; dée en 1824 sur les sable pour les gros l'ampico faisait avec e circonstance favomauvais de la côte xuplée et la plus flocontrebandiers et de on commerce. Ârraporté à Tampico. À lieu d’un pays plat, amide partaite, plue la nature; les traà phénomgne qu'on ez jolie petite ville; ons décrite à la page
de los Gallos; ie la nature atfre de
le médiocre étendue, s et alignées, de suignent une des prearoissiale de Saintmonnaie et l'aqueduc des deux premières, deux milles de tour.
vait pris un dévelopà port de Vera-Cruz, ampico pour les paÿs e son voisinage, qui fondent avec d'autres être regardées comme collège florissant et nviron 20,009 âmes.
: Alamos de Catorce), nt; Caancas (Santaimportantes par leurs
continent, dit M. de iprochement des cliipe la pente des corndent de la zone des ment des chaleurs suf- : lequel les différentes sus des autres, qu'en t là qu'à chaque pas des plantes, la figure ] ils se livrent. Vena-
1068 ABRÉCÉ DE GÉOGRAPHIE,
tion de tout le Mexique, et rapportait de 18 à 20,000,000 de francs au gouvernement, Tuxrsa, remarquable par le voisinage de son volcan, que par erreur quelques géographes lacent dans les environs de Vera-Cruz, Guazacuarco, emplacement remarquable à l'emuchure de la rivière de ce nom, que nous signalons à cause de son port regardé comme le meilleur qu'offrent les rivières qui débouchent dans le golfe du Mexique, sans en excepter le Mississipi, et par la célébrité que lui a valu l'essai malheureux de colonisa. tion fait dans ces dernitres années par le gouvernement mexicain, en transportant sur ses rives des colons aïlemands , suisses et français,
Davs l'ÉV'AT DE ?UEBLA, outre Pussra, CnozuLa, TLascaza et TerEAcA , que nous avons déjà décrites aux pages 1056, 1060 et ro61, nous ajouterons encore Huasocixco, petite ville, jadis très importante, parce qu’elle était la capitale de la république de ce nom, souvent en guerre contre celles de Cholula et de Tlascala ; elle résista comme ses rivales pendant des siècles à l'empire Mexicain. Tenuacan, remarquable par sa population; Arzixco, par la beauté de son climat, la fertilité de son territoire et par son fameux cyprès (cupressus disticha Lin.), dont le tronc a 73 pieds de circonférence, ce qui, à quelques pieds près, est la mème grosseur du baobab du Sénégal (4dansonia digitata),
Dans l'ETAT d'OAXACA : Oaxaca, une des plus belles villes du Mexique, bâtie sur les bords du Rio-Verde, au milieu de jardins et de plantations de nopals, dans un elimat re. nommé par sa bonté et par la longévité dont jouissent ses habitans. Oaxaca est le siège d'un évéché. Le palais épiscopal , la cathédrale et le séminaire sont ses bâtimens les plus remar-
uables. M. Robinson fait observer que cette ville est bâtie en pierres vertes, ce qui lui onne un air de fraicheur qu'on ne voit dans aucune autre, En 1826, on y publiait deux Journaux, et on estimait sa population, en y comprenant celle de sa banlieue immédiate, à
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blier marq impo mens parai ua ap est co est tri ques.
que l' ces ru Mais « mexic!
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chapit jecture lors de celles
environ 40,000 âmes. Nous rappellerons avec M. de Humboldt que c'est près de cette ville Dan qu'on a trouvé un relief, qui est un des restes les plus curieux de la sculpture mexicaine, Il DE 108 représente un guerrier sorti du combat et paré des dépouilles de ses ennemis; son accoutre- (San-D ment offre un mélange de costumes très extraordinaire. Les esclaves, représentés assis et popula les jambes croisées aux pieds du vainqueur, sont très remarquables à cause de leurs atti- civilisé tudes et de leur nudité. Ce qui frappe le plus dans cette composition, dit M. de Hum- tection boldt, ce sont les nez, d'une grandeur énorme , qui se trouvent répétés dans les six tètes Ocosra vues de profil. Dans les environs immédiats d'Oaxaca, au village de Santa-Marià del Dos ire Tule, on voit un énorme tronc de cyprès (cupressus disticha Lin.) qui a 36 mètres de les imp
circunférence; mais, dit M. de Humboidt , en l'examinant de près, M. Anza a trouvé que ce qui excite l'admiration des voyageurs n'est pas un seul individu, et que trois troncs rêunis forment ce fameux cyprès, dont la circonférence apparente dépasse celle du cupressus disticha d’Atlixco, du dragonnier des Canaries et de tous les baobabs de l'Afrique. M. Ward estime la circonférence du tronc de ce cyprès à 93 pieds anglais. Un savant géographe, qui est en même temps un écrivain élégant , M. de Larenaudière, a douné dernièrement une brillante peinture de la délicieuse vallée au milieu de laquelle s'élève Oaxaca. « De nombreux villages, dit notre ami, remarquables par des souvenirs ou des beautés naturelles, s'y rencontrent à de petites distances. C'est Taliztaca, renommé par sa fertilité; Huayapa, le jardin d'Oaxaca, qu'entoure un bois de citronniers, d'orangers et une multitude d'arbres à fruits, que parfume la fleur blanche des cacaotiers , et que rafraichissent les eaux limpides des fontaines; Zachëit a, où les rois tzapotèques tenaient leur cour, et dont les voyageurs n'ont point encore examiné les antiquités; Etla, jadis Look. vanna (Marché), dont les terres fertiles approvisionnaient la maison militaire des auciens rois, et où l'or récolta le premier froment apporté par les Espagnols ;.4:0mpa, où l'on prépare la meilleure argile de la province, et qui, travaillée par des mains ha-
M. Jo cles da antiqua tonia de qui on Yucatai et les P lité par lysées semble non mo tuée rait avo tions, d trouvé d lossales
biles , se transformerait eu vases élégans; Chilapa, qui n'offre que sou église go- ornés de thique comme une médaille de l’Ancien-Monde; enfin Ocotlan, au pied de la Sierra, fut jadis du sommet de laquelle le grand esprit, disaient les naturels, rendait ses oracles ; les su- la peint perstitions ont disparu avec les pauvres Indiens, et la nature seule est restée inépuisable et figure n pittoresque. » Nous rappellerons au lecteur que c'est surtout dans la vallée d'Oaxaca et entou que l’on recueille cette belle cochenille, véritable trésor de cette contrée. Dans le cours muraille de 62 ans, elle lui a vallu 95,937,509 piastres, saus y comprendre les sommes considé- rés par
rables entrées en contrebande par suite de l'élévation du tarif des droits. probabld
Les autres villes et lieux les plus remarquables ; i son industrie et par la culture de la shell, rad th. er à sr guve et ses salines; nous avons signalé à la page 937 tout ce qui Maine D pets t de . nalisation 3 VILLALTA , par ses mines d'argent et par ses manufactures, On di a blier Mirca , dans une triste solitude , emplacement auquel les ruines des édifices k sa marquables par leur ordonnance et par l'élégance de leurs ornemeus donnent une Bas à importauce archéologique. Le palais ou plutôt les tombeaux de Mitla forment tr 4 Watts mens disposés symétriquement ; l'édifice principal a près de 40 mètres de loug ; re t . parait n'avoir jamais dépassé 5 à 6 mètres, Un escalier pratiqué dans um uits co ù it à un appartement souterrein de 27 mètres de lung sur # de large, Cet ap A als hi n » est couvert des mèmes grecques qui ornent les murs extérieurs de l'édifice; et gd est très curieux , leur dessin est égal à celui que l'on admire sur les vases parnmés & , ques. La distribution des appartemens intérieurs offre des rapports frappans uv | celle que l’on remarque dans les monumens de la Haute-Egype. M. de La ie pe ces ruines des peintures curieuses, représentant des trophées de à et rs satrftie Mais ce qui les distingue, dit M. de Humboldt, de tous les autres restes de l'archite gr mexicaine, ce sont six colonnes de porphyre placées au milieu d'une vaste salle “ pr nant le plafond. Ces colonnes, qu'on regardait, il y a quelques années, comme le AS trouvées dans le Nouveau-Continent, manifestent l'enfance de l’art: elles n'ot t be nl chapiteau ; on n'y remarque qu'un simple rétrécissement à la partie su ra r ue jecture que c'est dans cet édifice que le roi des Tzapotèques se retirait us uele X lors de la mort d'uu fils, d'une épouse ou d’une mère, On voit aux pa pa d es Ne celles d une grande pyramide et les débris de plusieurs autres édifices Are Dans l'ETAT DE CHIAPA : Ciunaw-Rear, petite ville, résidence d'un évêque ; C DE LOS Ixptos , Tuxrea ; SAN - Banrozomeo (Sau-Bartolomeo de los Llanos) Co: vd (San-Domingo Comitlan), et CuamuLa (San-Juan-Chamula), toutes im jortantes ni VA populations. Chiapa avant la révolution n'était guère habitée que sde indi ue civilisés, qui avaient obtenu du gouvernement espagnol de grands privilèges x tection de l'immortel Las Casas, défenseur des Américains et évèque pr Clude di sal. Ocosinco, gros village, remarquable par les vestiges de l'ancienne ville de Tulha. à le DE PALENQUE, autre gros village, devenu de nos jours. très important D es impusantes ruines de Cu/huacan, improprement appelées Palenqu M. Jomard appelle élégamment la Thèbes Américaine. Cachées er nt de de cles dans d'épaisses forêts, et inconnues jusqu'aux derniers temps aux philosophes veus antiquaires , elles ont été explorées pour la première fois en 1787 pr le ca Sitaine rs tonio del Rio et dont José Alonzo de Calderon, et postérieurement par dunes r is A qui ont découvert une grande quantité de ruines dans la province de Chia AA pr my 4 Yucatan. Elles offrent incontestablemert les monamens les oh curieux, les le dio 4 fe les plus remarquables du Nouveau-Monde. Dessinées sur les lieux avec s el filé. na par le . (alors capitaine) Dupaix, en partie publiées à Londres et savamment anse Eur 8 es dans les Mémoires de la Société de géographie de Paris , leur enns A a as collection de M. Baradère, et une partie de la collection mexicaine a 4 2 pe jen à qui a appartenu à M. Latour Allard. La ville de Culhuacan, sia P ès du : . a re du Tulija, dont les eaux se dirigent du côté de Tabasco, pa- Hs 5 : + à 7 os de tour; ses ruines offrent encore des temples , des fortifica- Pr E om A pyramides , des ponts, des aqueducs, des maisons, et on y a e share les à oles , des médailles, des instrumens de musique, des statues co- Hu . e ee qui est bien remarquable, des bas-reliefs d’une assez belle exécution et Nés us d'art de ae de MERE Tout aunonce que ce res avancé dans l'architecture, la scul ss PAS ; peuple dont la taille haute et svelte, les belles Rp Fi MP n si n dr rien d’asiatique, d'africain ou de malais. Le grand temple, de forme carrée sn a pee peut avoir 300 pieds de long sur environ 30 d’élévation ; ses Efai : ont 4 pieds l'épaisseur. L'intérieur est divisé en plusieurs corps de logis sépa- . ! H es cours. Du milieu de 1 édifice s'élève une tour d'environ 75 pieds de haut , qui probablement servait de belvédère ; il en reste encore 4 étages ; l'escalier qui conduit au
ncs au gouvernement.
r quelques géographes t remarquable à l'em- + ne regardé comme
exique, sans en exheureux de colonisa- , en transportant sur
et TerEAcaA , que nous encore Huasocixco, e la république de ce a; elle résista comme arquable par sa popurritoire et par son facircouférence, ce qui, | (Adansonia digitata).
ju Mexique, bâtie sur pals, dans un climat re- Jaxaca est le siège d'un itimens les plus remarrres vertes, ce qui lui 26, on y publiait deux banlieue immédiate, à c'est près de cette ville sculpture mexicaine, Il ennemis; son accoutrees, représentés assis et 5 à cause de leurs atliition, dit M. de Humpétés dans les six têtes de Santa-Mari à del in.) qui a 36 mètres de , M. Anza a trouvé qe
et que trois troncs rête se celle du cupressus dis de l'Afrique. M. Ward à savant géographe, qui ouné dernièrement une lève Oaxaca. « De nom-
des beautés naturelles, 1ommé par sa fertilité; iers, d'orangers et une tiers, et que rafraichisapotèques tenaient leur és; Etla, jadis ook:
naisan militaire des au- Espagnols; 4zompa, illée par des mains haoffre que son église g0- 2, au pied de la Sierra, idait ses oracles ; les suest restée inépuisable et lans la vallée d'Oaxara e contrée. Dans le cours dre les sommes consididroits.
sommet est au centre; il est éclairé par des fenètres percées de chaque côté à chaque étage; l’architeeture eu est simple et élégante. Au-dessons du temple il y a de vastes souterreius dans lesquels on descend par des escaliers; ils n'ont pas entre été explorés, Les iurailles sont ornées de bas-reliefs seulptés sur pierre et revêtus d'un stue très fin ; les persounages ont huit à neuf pieds de hauteur, Notre savant ami M, le docteur Constancio, qui en 1#29 a donné un article très remarquable sur ces monumens dans la Revue Tri. mestrielle créée et savamment dirigée par M. Buchon, a fait preuve d'une vaste érudition dans l'explication qu'il a publiée du tabieau de l'adoration de la croie, qu'on y a trouvé
l'Inde, unes d’ dant G écrites Chrich fut trar page 9e entre &
et sur lequel, depuis plusieurs années, M. le baton de Humboldt avait appelé l'attention : Dans des philosophes et des antiquaires. Ce fait mystérieusement curieux , selon l'expression SANTIAC de ce voyageur célèbre, mérite que nous entrions dans quelques détails, TORGA Ce bas-relief présente au milieu une grande croix de forme latine, avec une seconde Wectoire croix inserite dans la première, Les trois bras supérieurs des deux croix se terminent par trois Dans eroissans réunis, et le pied de la grande croix repose sur un support presque demi elliptique ché et d placé sur un cœur, dont la partie supérieure porte la figure d’un 8 placé en travers, ainsi &, l'ÉCHE , La croix est surmontée d'un coq à double queue , tenant dans le bee un bonnet ou calotte commen hémisphérique, À gauche de la croix, on voit une femme tenant un enfant nouveau-né du dent au bras gauche, et le présentant à un prêtre en habits sacerdotaux , debout du côté opposé hois de C sur un siège formé de deux spirales placées en sens oppposé. L'enfant est couché sur deux matox io branches de lotus ; sa tétb est terminée en croissant, de l'extrémité duquel sort le disque à lédératio rayons tournés en haut. De derrière s4 tête sortent deux feuilles de lotus , et son corps se noxiale, termine de même par une feuille, et est séparé de la main de la figure de fenime pur grade, N quatre petites sphères. La croix inscrite est ceinte dans sa longueur par quatre demi-cercles His mu
placés deux à deux en face l'un de l’autre, De chacun des bras latéraux de la grande croix extérieure part une branche droite terminée en crochet rectangulaire et garnie de rayons divergens terminés par de petits globes. Ce vaste tableau est entouré d'um grand nombre de médaillons et de figures. Le scarabée est répété plusieurs fois sur les deux bandes latérales , et, sur celle à droite de la croix, il est accompagné de deux ellipses croisées, Sur plusieurs médaillons, on remarque la croix rectangulaire à branches égales, et dans l'un d'eux, elle porte quatre globes, chacun répondant à un de ses angles. Dans un autre nitdaillon on voit le T', et au-dessous est une ellipse renfermant une seconde ellipse qui éontient un arc surmonté d'une pyramide. Deux sphères sont placées au-dessus de l’un et une au-dessous,
D'après la place qu'occupent dans ce tableau et dans tous les autres les caractères disposés en bandes devant les personnages , et d’après l'expression de la bouche de ces mêmes personnages , qui ont l'air de parler ou de donner des ordres, M. Constancio pense que ce sont de véritables hiéroglyphes. En poursuivant ses comparaisons , il a reconnu les ressemblances les plus frappantes entre les symboles de ce bas-relief et ceux de l'Egypte et de l'Inde, L'identité est parfaite pour plusieurs, et comme, dit ce savant, la religion et la synbolique des Brahines paraissent n'être qu'une contre-épreuve modifiée et retouchée du svstème primitif égyptien , il n’est pas étonnant que la symbolique du Guatemala ressembl: à-ln-fois à celle des deux nations dont la civilisation remonte le plus haut. Le serpent, le lotus, Va tiare , le scarabée, la roue , la croix rectangulaire à branches égales ou inégales, iuscrite où non dans un cercle, le T mystique et une foule d’autres emblèmes solaires et luui-solaires, sont communs à Palenque , à l'Egypte et à l'Inde. Plusieurs poses semblent se rapprocher davantage du type hindou; mais la croix posée sur un cœur, le crochet cu sceptre mystique, le fouet symbolique, le scarabée solaire , le disque d'où sort un faisceau de rayons, qui répond à l’idée de lumière, la calotte de Horus, sont tout-à-fiit égyptiens, et se rattachent au sens des représentations emblématiques exprinant la force et l'énergie solaires et la marche annuelle de l’astre du jour , source de lumière et de vie, dans uu système comme daus l’autre. M. Constancio finit sa savante analyse en disant que dans ce tableau, qui occupait tout le fond d’un temple, dédié sans doute au soleil, on à voulu fignrer la naissance du soleil au solstice de l'hiver. L'enfant mystérieux est présenté par la déesse de l'année, où l’année personnifiée, au grand-prètre du soleil, qui tire l'hroscope de cet enfant; les hiéroglyphes disposés des deux côtés de la croix expriment les paroles des deux personnages, M. Constancio ajoute que les Portugais, à leur arrivée dans
la second mens , le pens, de et dans |’ poiuts à bâtimens Dans | Monrere fornie ; qu de tout c plusieurs
Continent pagnols ai lieu de Ja Cruz et S des perles Dans cet | fout la gl bourgades bords du 1 que; ils o ment oriet Ce genre « raille inte:
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s les caractères dispoouche de ces mêmes istancio pense que ce reconnu les ressenux de l'Egypte et de Ja religion et la syniet retouchée du svs- Guatemala ressemble s haut. Le serpent, le es égales ou inégales, emblèmes solaires et urs poses semblent se cœur, le crochet cu ue d'où sort un fais rus, sont tout-à-liit es exprimant la force de lumière et de vit, analyse en disant que doute au soleil, on à ystérieux est présenté soleil, qui tire l'heà croix exprimett les s, à leur arrivée dans
l'Inde, ont trouvé des croix tout-à-fait semblables à celle de Paleñque, surmontées les unes d'une couronne ou cercle, les autres d'une colombe, d'un paon ou d'un coq. Confondant Gostamà avec Saint-Thomas, ils l'attribuërent à l'apôtre, ainsi que des légendes écrites à l'entour en anciens caractères semblables au grant'ha, relatives à la mort de Chrichna sur un arbre en croix, et à sa conversion en un morceau de bois d'ébène qui fut transporté miraculeusement à Orixa et recueilli dans la pagode de Jagernat, À la page 903, nous avons déjà signalé les analogies remarquables que M, Jomard à trouvées entre ées monumens et ceux de la vallée du Nil,
Dans l'ÉTAT DE TABASCO on ne trouve que de petites villes. Nous nommerons SaxriaGo De Tanasco, parce qu'elle est la capitale ; et Nuesrna Senonx pe LA Vir- TORIA , parce que c'est sur son emplacement que Cortez débarqua, et qu'il remporta une sictoire lors de sa mémorable expédition coutre l'empire du Mexique.
Dans l'ÉTAT DE YUCATAN : Ménima, ville de médiocre étendue, siège d'un évéché et de la cour de justice pour les états de Ghiapa, de Tabasco et de Yucatan, Camvicue, petite ville, rangée parmi les places fortes du Mexique, et importante par son commerce et par son port qui n'est pas très sûr, C’est surtout dans les forêts qui s'étendent au sud de cette viile le long du Rio-Champoton, que l'on fait la coupe du fameux bois de campéche (hæmatoxilon campechianum), Fu général, dit M. de Humboldt, l'hœmatoxilon est très abondant dans tout le Yucatan, sur la côte de Honduras dans la confédération de Guatemala , et se trouve épars dans toutes les fdvèts de l'Amérique-Equiuéxiale, où la température moyeune n'est pas au dessous de 22° du thermomètre centigrade, Nous ajouterons que, dans la partie orientale de cet état et surtout au sud de Mérida, on trouve plusieurs bâtimens en pierre; un de ces édifices , que les naturels nomment Oxmutal, est encore assez bien conservé; le père Thomas de Sora, qui l'a visité dans la secoude moitié du xveu® siècle, dit qu'il a 600 pieds sur chaque façade; les appaïtemens , le corridor extérieur, les piliers sont ornés de figures in medio relièvo, de serpens, de lézards , ete. , en stuc. On y voit des statues d'hommes avec des palmes à la main et dans attitude de gens qui dansent en frappant du ‘imbour ; elles ressemblent en tous poiuts à celles trouvées dams les ruines de Palenque, 11 y a beaucoup de débris d’autres lâtimens semblables au nord de Mérida et surtout sur la route de cette ville à Bacalar.
Dans le TERRITOIRE DES CALIFORNIES nous signalerons : San-CanLos De Monreney, petite ville, résidence du gouverneur de la Nouvelle et de la Vieille-Californie ; quoiqu'elle ne compte que 2,506 habitans, elle est cependant la ville la plus peuplée de tout ce territoire, San-Francrsco, remarquable par son port, que M. Morineau et plusieurs autres marins très instruits regardent comme le plus beau de tout le Nouveau- Continent ; c'est, dit M. de Humboldt, l'établissement le plus septentriunal que les Uspagnols aient fondé enAmérique. Lonero, misérable petite ville, regardée comme le cheflieu de la Vieille-Californie. C'est daus la baie de Cerazvo et autour des iles de Sanra- Cruz et San-Jose, sur la côte orientale de la Vieille-Galifornie , que l'on fait la péçghe des perles ; malheureusement depuis plusieurs années le produit est réduit à peu de chose, Dans cet immense territoire errent une foule de nations indépendantes et plusieurs qui fout la guerre aux Mexicains; c'esè aussi dans ses limites que se trouvent les grandes bourgades des Moqu, le long du Rio-Yaquesila et les ruines de Casa-GRanDE , sur les bords du Rio-Gila, Ce sont, dit M. de Humboldt, les restes d’une ancienne ville aztèque; ils oecupeut un terrain de près d'une lieue carrée. La grande maison est exactement orientée, et est construite en torchis ; les murs ont douze décimètres d'épaisseur, Ce genre de construction est encore en usage dans tous les villages des Moqui. Une muraille interrompue par de grosses tours veint l'édifice principal et saraît lui avoir servi de défense, Le père Garcès, qui les visita en 1773, découvrit les vestiges d'un canal artificiel, qui conduisait les eaux du Gila à fa ville, Toute la plaine environnante est couverte de cruches et de pots de terre cassés, joliment peints en blanc, en rouge et en bleu, On trouve aussi, parmi ces débris de faience mexicaine , des pièces d'obsidienne (itztli), Plusieurs savans croient que cette ville ruinée a été la seconde station des Aztoques dans la supposition très vague d'après laquelle on trace leur migration depuis Aztlan jusqu'à Tula ct à la vallée de T'enochtitlan. Le mème missionnaire trouva dans le pays des Moqui des villages peuplés de 2 à 3,aoo âmes, et mème une ville tres régulièrement
construite, ayant des maisons à plusieurs étages et deux grandes places publiques, C'est
ici qu'il nous parait plus convenable de dire un mot sur la ville fabuleuse de Cinors (Ci- : bora), dout la maguificence, l'immense population, la police et la civilisation de ses ha- Teure bitaus ont été tant exagérées par le moine voyageur Marcos de Nisea. D'après les nou- bat: velles de sa découverte, qu'il donna à Antonio de Mendoza , vice-roi du Mexique , celui-ci il se je y envoya, en 1540 , Vusquez de Coronado avec une petite armée , pour y établir la domi- L nation espagnole, Vasquez y trouva en effet un royaume de Cibola, qui veufermait sept daus le bourgides, dout la principale contenait 500 maisons assez bien construites, mais habitées les ter par des sauvages. M. Eryés a commenté avec uue rare sagacité la relation de Coronado rap dans la Byographie Universelle , ouvrage qu'il enrichi, de mème que MM. de Larenau- rat êtr dière, Walckenaer et autres savans tres distingués, d'un graud nombre d'excellentes no- Li tices, qui offrent des ducumens précieux pour l'histoire de la géographie. ragua d Daus le TERRITOIRE DU NOUVEAU-MEXIQUE : Sanra-Fe, petite ville qui Hs Le depuis quelques années a pris un accroissement considérable ; c'est à cette ville qu'arrive Nice \ la caravane qui tous les ans part de Saint-Louis et que nous avons mentionnée à la page pres. 1033. Taos, remarquable par sa population. Passo-pec-Nonre, duns un pays délicieux th: et bien cultivé, qui ressemble aux plus belles parties de l'Audalousie, et où l'on récolte partie 1 des vins excellens ; c'est le passage ordinaire du Rio-del-Norte pour aller à Sauta-Fe, nage de Daus le TERRITOIRE DE COLIMA, remarquable par son vo/can et par sa fertilité, d' Te nous ne nommerons que Coztma , petite ville assez bien bâtie, située daus une vallée après très fertile. . fleuve T Nous avons déjà signalé à la page 1060 tout ce que le TERRITOIRE DE TLAS- moyen CALA offre de plus remarquable, us orme le avec le ( DIV CONFÉDÉRATION DE L'AMÉRIQUE-CENTRALE. À tmicct 1821, 1 POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre 85° ct le titre 7°. Latitude boréale, entre 4° et 17°. au Me; conFiINs. Au nord, les états mexicains de Chiapa et de Yucatan, et constitt la mer des Antilles. A l'est, la mer des Antilles et le département colam- Province bien de l'Isthme. Au sud, le Grand-Océan. A l'ouest, ce même Océan ct celui d les états mexicains d'Oaxaca et de Chiapa. points « FLEUVES. Le cours de plusieurs fleuves de cette partie de l'Amérique Mexiqu offre encore beaucoup d'incertitudes, malgré la précision trompeuse des blique meilleures cartes qui en donnent les détails. Tous les fleuves des Etats- quitos, Unis de l’Amérique-Centrale aboutissent ou à la mer des Antilles ou au Centrale Grand-Océan. Nous tracerons le cours des principaux : ét'en cit La MER DES ANTILLES et ses enfoncemens reçoivent : tu Le Suwasenra, qui nait dans le département de Chimaltenungo dans l'état de Gua- d Disrau temala, traverse le département de Quesaltenango et entre dans l'état mexicain de Chiapa. 1 bg de Voyez à la page 1045. ht.
Le Rio-GRanDe, qui traverse une partie des états de Guatemala et de Vera-Paz, se jette dans le lac Izaval ou Laguna Dolce, et eu sort sous le nom de Gozro ou Rio-Doicr, pour déboucher dans le golfe de Honduras: le lac Izaval reçoit à gauche la Polochic , qui passe par Coban et par Sauta-Cruz. ÉTAT Dr £ Le Moracua ; il prend sa source dans les hautes montagnes des environs de Guate- É mala, traverse l'état de ce nom, paraît passer par Acasobatlan ,Gualan et Saint-Thomas. AT DS et se décharge dans le golle de Honduras. Le Motagua est le fleuve de la confédération qui Érar pe N offre la plus longue ligue navigable.
L'Unua est formé par la jonction de deux branches, dout l'OcciDENTALE passe par Érar pe C Comayagua dans l’état de Honduras, traverse cel état et entre daus le golle de Honduras. Gtate
Le bassin de ce fleuve, encore peu connu, est surtout important par ses produits minéraux distriot 1
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ces publiques, C'est leuse de Cinora (Ciivilisation de ses hatea. D'après les noulu Mexique , celui-ci ur ÿ établir la domi qui renfermait sept ruites, mais habitées relation de Coronado ue MM. de Larenaubre d'excellentes nophie. ( | Fe, petite ville qui h cette ville qu'arrive mentionnée à la page ins un pays délicieux ie, et où l'on récolte ler à Sauta-Fe, can et par sa fertilité, tuée daus une vallée
Le Yann, dit Riviène Gnrann-Car ou Henuras, dans les parties moyenne et i rieure de son cours, Il nait dans l'état de Honduras, en traverse une partie et arrosé les vastes territoires occupés par les Indiens indépeudans du district d il se jette dans la mer des Antilles,
Le Nuuvo-Ssaovra, dit Brawvren dans la partie inférieure de son cours, 11 naft daus les montagnes de l'état de Honduras, passe par Nueva-Segovia, et, après avoir traversé les territoires de plusieurs tribus indépendantes et l'établissement anglais abandonné, connu sous le nom de Blewfeld, se jette dans la mer des Antilles, Le Nuevo-Segovia parait ètre le fleuve de la confédération, dont le cours est le plus long,
Le San-Juan ; ce fleuve prend sa source à l'endroit où il sort du grand lac de Nicaragua dans l'état de ce nom, en passant par le fort San-Carlos; il traverse ensuite un pays inculte et, après avoir franchi plusieurs cascades, il entre dans le mer des Antilles. Son bassin est très important par le projet de canalisation mentionné à la page 937. Le lac de Nicaragua reçoit lui-même les eaux du lac de Managua par le moyen du Lipitapa, de manière que le bassin du San-Juan doit être commencé dans les environs de Leon, dans la partie la plus occidentale du lac de Managua (Lindiri), dit aussi de Leon, à cause du voisinage de cette importante ville,
Tous les fleuves qui appartiennent au Grand-Oc an ont un cours très boené et, d'après notre cadre, ne doivent pas être mentionnés, Cj:endant nous nommerous le petit fleuve Tosra , à cause du projet qu'on a eu de former la jonction des deux Océans par le moyen d'un caual qui réunirait ce petit courant d'eau à l'extrémité occidentale du 4 de Managua ou de Leon; et le Guacarar, parce qu'il arrose Guatemala-l:;-Vieja et qu'il forme le petit port d'Istapa, un des deux par lesquels Guntemala-la-N: *va commun: 4e avec le Grand-Océan.
DIVISION ct TOPOGRAPHIE, La confédération de l’Amérique-t<.1trale et l’état mexicain de Chiapa décrit à la page 1069 formaient, j1::q1°en 1821, une grande division administrative de l'Amérique-Fspagnole, sous le titre de capitainerie générale de Guatemala. Incorpor(: à vette époque an Mexique, elle s'en sépara à la chute d’Iturbide , et, en 1 ‘24, elle se constitua en république fédérative indépendante, d'aboru sous le titre de Provincias- Unidas-del- Centro- America, et » quelques mois plus tard, sous celui de Republica-Federale-de-Centro- America, Sans faire attention aux points contentieux qui subsistent encore entre cette fédération et celle du Mexique , relativement au district de Soconusco > ainsi qu'avec la république de Colombie par rapport à sa côte orientale ou le Pays des Mosquitos, nous ferons observer que toute la confédération de l’'Amérique- Centrale est partagée en un pes district fédéral, où se trouve sa capitale, ét en cinq états, subdivisés chacun en partidos où départemens. Le tableau suivant offre les divisions administratives actuelles e cette confédération, Disrricr er Érars. Cartrazes, Vicres re Lieux LES PLUS REMARQUABLES, Disrnicr Fénérat. .., NuEvA-GUATEMALA.
TAT DE GUATEMALA. . Antigua-Guatemala ; Ciudad-Vieja (Guatemala la Vieja, dite Almolonga par les Mexicains); £stipa (Istapa); Mixco; Solola ;
Quiché (Santa-Cruz de : jutvhé); Quesaltenan $ Totonicapan ;
Soconusco : Chiquimula : iris Iguastlan ; Gualan ; Santa-Cruz ;
; Tsaval; Coban (Ciudade üe Üobau); Peten (Remedios).
Etat pr San-Sarvapor. San- “al vador; Sonsonate ; fsalco ; San-Vicente ; Matapa ; San-
; Migu:l,
rar pe Honnunas. . , Coma Jagua; Tegucigalra: Corpus; Ciudad-de-Gracias; Nueva-
; Segovia (Somoto): lruxillo; Omoa; Copan.
Érar pe NicanAGta. , , Leon: Nicaragua; Musaya; Granada; Managua; Sutzaba; Chinan.
: dega; Rester; M“icoya; San-Carlos.
rar pe Cosra-Rtca. .. San-Jose de Costa-Rica ; Cartago; Villa Vieja; Boruca.
GuaTEMaLA (Guatemala-la-Nueva où Nouvelle-Guatemala), capitale du district Fédéral, et provisoirement de toute la confédération. Elle est si-
nfé- » après avoir e Taguzalpa,
ITOIRE DE TLAS-