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10ÿ2 ABRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
du côté de Venezuela, et l'expédition la plus saillante eut pour chef le chevalier allemand Phitip de Hutten, qui conduisit en 1541-1545 une petite troupe d'Espagnols de la côte de Caracas jusqu'aux environs du lac Parimé, auprès d'une ville des Omaguas , dont il exagéra l'importance. Une eutreprise moins heureuse encore fut dirigée vers cette opulente région, uué vingtaine d'années après, par Pedro Malaver de Silva. En 1586, Antonio Berrio y Oruna, séduit par la même espérance, descendit de la cordillère de Bogota dans les plaines de l’est, s'arrêta sur les bords de l'Orénuque et ÿ fonda la ville de San-Thomè ou de Vieja-Guayana. Plus tard Walter Raleigh, cet homme si instruit, si capable et si célèbre par son zèle malheureux pour la découverte des pays négligés, celle des mines et les progrès du commerce, porta ses vues vers l'Eldorado; en 1595 et 1616 il visita les rivages de la Guyane et le cours de l'Orénoque : on sait qu’il paya ses services de sa tête, L'espoir d'arriver à ce pays attrayant avait déjà donné naissance aux expéditions fameuses de Gonzalo Pizarro , de Belalcazar , de Quesada ; il devait exciter plus tard celle de Soarres vers la province de Charcas, et il avait conduit Federman de Venezuela à Santa. Fe de Bogota. Éafin, pour terminer le récit de ces courses ingrates vers un but chimérique , il faut parler ici d'Antonio Santos, qui en 1780, partit de San-Thomè sur la foi d'u prétendu Indien de Parimè. Après 500 lieues de chemin, son guide l’abandonna, ses compagnons périrent et il tomba seul dans les mains des Portugais. » Amazc
Dans le DÉPARTEMENT DE MATURIN : Cumaxa, ville très déchue, quoique sa population s'élève encore à près de 10,000 âmes; elle est importante par ses fortifications, son commerce et par sa baie srperbe. Maniquarez, renommée par sa poterie faite par des Indiens d'après leurs anciennes méthodes de fabrication. Gumawacoa, par son tabac
tation:
appart
lac Tit Le G
et ses eaux minérales; CAR1AGO; très petite, mais importante par son port, les produits Le de son agriculture et son commerce; Araya , jadis très importante par ses riches salines l'extrém que la mer a envahies. Bancetowa , la plus peuplée de la province à laquelle eile donne dans le € son nom , quoiqu’elle ne compte plus qu'environ 5,006 habitans; c'est un grand entre- Le
pôt pour le commerce de contrebande aves l'ile dela Trinité qui appartient aux Angäis; Le Prauru, très pelite ville, avec de riches salines et une belle église ; Pamrarar, très petite sa rapidi ville , mais la plus importante de l'ile Marguarita ; son port a été déclaré franc, et l'a ren- Le
due déjà assez florissante. Nous notüitherons encore l’ilot désert ct stérile de Cunacua, L'O qui brilla d’un grand éclat, surtout dans la première moitié du xvi* siècle, à cause des L'OCI trésors que la riche péche des perles ÿ accumulait. Le Nouveau- Cadix yÿ fut bâti par les L’'A pêcheurs, dont les richesses et le luxe passèrent en proverbe. Mais la destruction conti- les répét nuelle et inconsidérée des huîtres perlifères en diminua tellement le produit que, vers veau -M, la fin du xvr° siècle, le commerce était devenu tout-à-fait insignifiant. Plus tard la pêche et de Liv cessa entièrement, les habitans abandonnèrent la ville et il disparut jusqu'aux vestiges du sant par Nouveau-Cadix. Le quint que les officiers du roi retiraieut du produit des perles, dit lagua, | M. de Humboldt, montait à 13,000 ducats, qui, d'après la valeur des métaux à cette Huanuco
époque et l'étendue de la contrebande, peuvent être regardés comme une somme très con- ÂMAZONE sidérable, 11 paraît que jusqu'en 1530 la valeur des perles importées en Europe mon- de Bolivi tait annuellement, terme moyen, à plus de 800,000 piastres. Pour juger de l'importance cho, ainsi
de cette branche de commerce de Séville, Tolède, Anvers et Gènes, nous devons nous tribus rég rappeler ; continue ce savant, qu'à la même époque toutes les mines de l'Amérique ne Le bass rapportaient pas deux millions de piastres, et que la flotte d'Ovando semblait être d'une aucun fle richesse inmense, parce qu'elle portait environ 2,600 marcs d'argent. DIVI
Dans le DÉPARTEMENT DE VENEZUELA outre Caracas, La GuayrA, La Vic- dont ]
ronia et Maracay que nous avons décrites aux pages 1084 et 1085, nous nommerons: AUS Vasencra, la plus peuplée et la plus importante du département après Caracas; on vante XVIIL SIC béaucoup la bonté de son climat et la beauté de sa situation, non loin du lac Tacari- Pérou , I gua; où lui accorde 15,000 habitans; son commerce est florissant, Purrro-Caserro, la du Haut seconde place forte de la Golombie, et importante par son beau port et par son com- d'Ayacu #érce; malheureusement le mauvais air ne laisse pas accroître sa population, qui ne ritoire e s'élème qu'à environ 3,000 âmes. BarquicrmeTo, qui avant la guerre et le tremblement ‘iennes i de 1eme de 1812, était une des plus florissantes de la province ; Tocuxo, avec une mai- de la ci-d son d'éducation ; elle fait un grand commerce de blé; Caron , renommée par ses résines oran
aromatiques et ses baumes; SaN-Can Los et San-FEuire, importantes par leurs belles plan-
DESCRIPTION DE L'AMÉR IQUE. 1093 ptet mn 2 tations d'indigo, de café, de coton, ele, ARoa, par ses riches mines de cuivre qui ont appartenu à Bolivar.
> chevalier allemand pagnols de la côte de naguas , dont il exavers cette opulente En 1586, Antonio llère de Bogota dans ville de Sau-Thomè uit, si capable et si s, celle des mines et et 1616 il visita les es services de sa tête, aux expéditions fater plus tard celle de Venezuela à Santa.
ers un but chimérian-Thomè sur la foi guide l’abandonna, s. »
déchue, quoique sa par ses fortifications, sa poterie faite par AcoA, par son tabac n port, les produits par ses riches salines
| laquelle eile donne est un grand entreartient aux Anglais; AMPATAR, {res pelile aré franc, et l'a renstérile de CuraGua,