TABLEAU DES DIVISIONS ADMINISTRATIVES DE LA COLOMBIE
DÉPARTEMENS ET PROVINCES. Caers-LŒux, Vizzes Er Lux Les PLUS REMARQUABLES. DÉPARTEMENT DE CUNDINAMARCA.
Province de Bogota. . , .... Bocora (Santa.Fe 42 Bogota); Zipaquira; Soacha; Guatavita; Muzo; Ubate; Guaduas; Caqueza.
Province d'Antioquia. ..... Medellin; Antioquia; Santa-Rosa-de-Osos ; Rio-Negro; Marinilla.
Province de Neyba. ..,.. Ne yba (Neyva); Timana; Gigante; La Purification.
Province de Mariquita. Honda; Ibague; Mariquita; Ea Palma.
DérarT, DE L'ÉQUATEUR (Ecuador).
Province de Pichincha. .. . . Quiro; Antisana; Latacunga (Tacunga); Esmeraldas; Ma.
chachi; Guallabamba.
Province de Chimborazo. . . . Riobamba; Guaranda: Alausi; Ambato.
Province d'Imbabura, Ibarra; Otavab; Cayambe.
DÉPARTEMENT DE Guayaqurz.
Province de Guayaquil, , ,., Guaxaquir.; Daule; Baba; l'ile de Puna.
Province de Manabi, Puerto-Viejo; Monte-Christi; Jipijapa.
> Jaen-de-Bracamoros pccupée par les Péruis, sur le territoire de Santiago, qui pa
du Zamora, qui qui descend, sous le borazo, traverse des artement de l’Assuay, celles de l'Amazone; tle Caqueta, sont
DévarTemMensxrPROvINCES, Cuzrs-LiRux, Vinnis &t LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.
DÉPARTEMENT LE L'ASSUAY.
Province de Cuenca, . , ., . . CUENCA ; Cañar; Giron.
théd sont
Province de Loxa. Loxa; Zaruma. seur Province de Jaen, .,..... Jaen (San-Jaen-de-Bracamoros); San-Francisco-de-Borja. lonn. DÉPARTEMENT DU CAUCA. ter p Province de Popayan. . . ... PoraAyan; Cali; Cartago; Buga; Palmira. hée: Province de Pasto. Pasto; Barbacoas? cace:
Province de Buenaventura. . . Iscuande; San-Buenaventure. Leur
de la mais posé un ét struit taine:
qui e Les ti Les ti
Province du Choco. : Quibdo; Movita.
DéPanT. DE L'ISTHME (Istmo).
Province de Panama, ..... PANAMA; Cruces ; Los Santos ; Chorrera ; Portobello (Porto. Vello); Chagres; la colonie du Cap-Blas; l'archipel des Perles (ilas de las Perlas) avec l'le de la Colombie, autre. fois nommée del Rey (du Roi).
Province de Veragua. . .... Santiago de Veragun; La Mesa; Remedios; Santiago de Alange; l'ile de Quibo.
DÉPARTEMENT DU MAGDALENA. 3 Province de Carthagène. . . .. CARTHAGÈNE (Cartagena); Turbaco; Soledad; Tolu; El- Carmen.
Province de Mompox. ..... Mompox; Ocaïa; Simiti. t l' Province de Santa-Marta. Santa-Marta; Cienega; Plato. et 01 Province de Rio-Hacha, . ... Rio-Hacha. abrite DéraRTEMENT DE BOyaca. Par Province de Tunja. ...... Tunsa; Chinquiquira ; Santa-Rosa ; Suata ; Turmeque ; Co- 1814; cuy; Sogamoso (Sogamozo); Tensa; Boyaca. , Province de Pamplona. . ... Pamplona; San-José de Cucuta; Rosario de Cucuta; Ma- pr och laga; Bucaramanga; Giron; Piedecuesta. plus r Province du Socorro. . ... .. Socorro; San-Gil; Moniquira; Velez. de leu Province de Casanare. Pore; Tamara; Morcoti; Tame. B DÉPARTEMENT DE ZULIA. ogoti Province de Maracaybo. . . . ManAcAyBO ; Perija; Gibraltar; Alta-Gracia. hôtel , Province de Coro. Coro; Paraguana; Carigua; Tocuyo. 1828 i Province de Truxillo. . .... Truxillo; Carache; Escugue, tie est Province de Merida. Morida; Bayladores; La Grita; Mucuchies ; Egido; San- #4 8 Cristoval, tes. Nc DérarT. DE L'ORÉNOQUE (Orenoco). des Dc Province de Varinas. . . ... Varinas (Barinas); Guanare; Obispos; Araure; Ospino; la salle Nutrias. A Province d’Apure. . ....., Achagua; San-Fernando; Mantecal; Payara. blémat Prov. de Guayane (Guayana). Angostura (San-Tomas-d’Angostura; Nuevn-Guayana); ble. B Vieille-Guayane (Guayana-Vicja); Upata ; Caycara ; Es- l'unive meralda. k < DÉPARTEMENT DE MATURIN. Se8nrer Province de Cumana. ..... Cumana; Cariaco ; Guiria ; Carupano ; Cumanacoa ; Matu- gnent rin; Aragua; Maniquarez. d'autre Province de Barcelona. . . . . Barcelona; El-Pao; San-Diego; Piritu. l'on en Prov. de Marguarita (ile de …) Asunpcion; Pampatar. Les îlots Coche et Cubagua. d DÉPARTEMENT DE VENEZUELA. € San Province de Caracas. . .,.. Caracas; La Guayra; Victoria; Maracay; Calabozo; los qui est Reyes (San-Sebastian de los Reyes). nique .
Province de Carabobo. . . . .. Valencia; Puerto-Cabello; Tocuyo; Carora; San-Carlos; r. l plus di:
San-Felipe; Aroa, Bogota Bocora , dans le département de Cundinamarca, située au pied de deux préside montagnes assez élevées, qui l'abritent contre les terribles ouragans de rieures l'est ; elle en reçoit des eaux toujours fraîches et pures, et domine sur la connaît plaine de manière à pouvoir se défendre facilement contre lPennemi qui se à 40,00 présenterait de ce côté. Le climat de Bogota est un des plus humides que Ses en l’on connaisse et excessivement pluvieux , sans cependant être très malsain. siers, sur La fréquence des tremblemens de terre, qui se font sentir dans cette ville, a dans Ha | nous bor:
beaucoup influé sur la construction de ses édifices; à l’exception de la ca-
DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 1081 thédrale, ils n'offrent rien de vraiment remarquable. Toutes les maisons sont peu élevées, quoique les murailles en soient d'une prodigieuse épaisseur; les édifices publics ont des soubassemens énormes, et le fût des colonnes des églises est hors de proportion avec la longueur, afin de résister plus facilement aux secousses. Les maisons sont bâties en briques séchées au soleil, et couvertes en tuiles, et les murs extérieurs sont blanchis. Leur intérieur offre les inconvéniens des maisons de l’Europe à l'époque de la découverte de l'Amérique. Autour de la cour intérieure des grandes maisons règne assez généralement ou une galerie, si l'édifice n’est composé que d’un rez-de-chaussée, ou une terrasse couverte, si la maison a un étage. L'escalier est communément en pierres et gothiquement construit. Les places de Bogota sont spacieuses, et toutes sont ornées de fontaines. Celle de l« cathédrale est le lieu où le vendredi se tient le marché, qui est fréquenté par une foule immense, qui y accourt des environs, Les trois rues principales sont gaies, assez bien alignées, mais mal pavées. Les trottoirs y sont plus commodes que dans les autres villes espagnoles, et l'on y marche à couvert de la pluie, parce que le toit des maisons les abrite presque entièrement.
Parmi les édifices publics, nous mentionnerons la cathédrale, bâtie en 1814; c’est le plus beau bâtiment de Bogota, malgré les défauts qu'on reproche à sa façade; les couvens de San-Juan-de-Dios et des Dominicains , plus remarquables par la solidité de leur construction que par la beauté de leur architecture; on prétend que les quatre sixièmes des maisons de Bogota leur appartiennent; le vaste Palais du gouvernement est un bel ôtel, bâti en 1825 par un riche particulier qui l'a vendu à l'Etat ; depuis 1828 il est habité par le président et richement meublé : une grande partie est occupée par les bureaux des ministres et par la chambre des députés. Nous nomimerons aussi le Palais du Sénat; c'est une aile du couvent des Dominicains, où l’un a arrangé assez proprement, et sur le modèle de la salle des députés, une chambre dont les murs sont ornés de figures emblématiques ; enfin la monnaie et le théâtre , qui n’offrent rien de remaiquable. Bogota possède plusieurs établissemens littéraires: nous citerons : l'université, qui est la plus fréquentée de la Colombie; l'école normale d'en seignement mutuel; \e musée d'histoire naturelle où des professeurs enseignent la botanique, la chimie et la minéralogie; le proto-medicato, où d'autres enseignent les sciences médicales ; ct l'académie des avocats où lou enseigne la jurisprudence ; les collèges de San- Bartolomé , du Rosano , de San- Tomas et des Ordenandos 3 la bibliothèque publique où nationale qui est la mieux composée de la république ; l'observatoire et le Jardin botanique ; académie nationale , qui compte parmi ses membres les citoyens les plus distingués de toute la Colombie. En 1826, on y publiait six journaux. Bogota est la capitale de toute la république, le siège du congrès, des deux présidens, de la cour souveraine de justice et de toutes les autorités supérieures de l’état. Cette ville est aussi la résidence d’un archevéque. On ne connaît pas exactement sa population; il paraît cependant qu'elle s'élève à 40,000 âmes.
Ses environs immédiats offrent de jolies promenades entourées de saules et de rosiers, sur lesquels grimpent des capucines; mais elles sont peu fréquentées. Plus loin et daus un rayon de 60 milles se trouvent Plusieurs villes et localités remarquables ; nous nous bornerons à décrire les suivantes: ZrPAQUIRA , petite ville, très vivante, remar-
‘LUS REMARQUABLES
Francisco-de-Borja.
ira.
ra ; Portobello (Porto.
p-Blas; l'archipel des de la Colombie, autre:
1; Remedios; Santiago
: Soledad; Tolu; El.
uata ; Turmeque ; Co- ; Boyaca.
osario de Cucuta; Mauesta.
Ze
.Gracia.
ucuchies ; Egido; San-
os; Araure; Ospino;
l; Payara.
ira; Nueva-Guayana); Upata ; Caycara ; Es-
>; Cumanacoa ; Matu-
Piritu.
Coche et Cubagua.
aracay ; Calabozo; los à Carora; San-Carlos;
:e au pied de deux ibles ouragans de , et domine sur la re l’eunemi qui se plus humides que t étre très malsain.
r dans cette ville, a xception de la ca-
quable par sa riche mine de sel gemme qui produit un gros revenu à la république, lière. Fusacasuca, gros bourg, remarquable par le voisinage de Pan di, village près duquel se arte : , trouvent les ponts naturels d'Icononzo, sur lesquels on passe le torrent de la Summa Paz, P Il Le premier Lie uue arche de 14 mètres et demi de lougueur sur ra mètres » centimètres cener de largeur ; son épaisseur, au centre, est de 4 mètres à centimètres ; la hauteur du pont elles supérieur au-dessus du niveau des eaux du torrent est de 97 mètres 7 centimètres, Le se- leil , cond pont , qui est à dix toises au-dessous du premier, est formé par trois énormes masses Quitc de rochers tombées de manière à se soutenir mutuellement, M. de Humboldt remarque, dont que la masse du milieu forme la clef de la voûte, accident qui aurait pu faire naître anx loin « indigènes l'idée de la maçonnerie en are, inconnue aux peuples du Nouveau-Monde vent comme aux anciens babitans de l'Egypte. Les deux ponts naturels de la Virginie mentionnés en ot à la page 1028; le pont de terre où Rumichaca, dans la province de lus Pastos ; celui de se la Wadre de Dios appelé Danto , près de Tetonilco au Mexique: la roche percée près de resar Grandola dans l'Alentejo, et le superbe pont naturel près de Peja, dans le Veronais cité plus ( à la page 241, sont les phénomènes géologiques les plus remarquables que l'on connaisse chacu dans ce genre. Soacna , gros village. "caommé par le voisinage de la célèbre cascade d'un ; de Tequendama, formée par le Rio de Rogota dit aussi Rivière de Funza , affluent du le mo Magdalena. Cette chute superbe rémnit tout ce qui peut rendre un site éminemment pit- tion e toresque. Elle n’est point, comme on le croit dans le pays, et comme des physiciens l'ont 1736 répété en Europe, la cascade la plus haute du globe; la rivière ne se précipite pas, mérit comme le dit Bouguer, dans un gouffre de 5 à 6oo mètres de profondeur, mais elle est Gi sûrement une des cascades les plus imposantes du monde, parce qu'elle réunit à une Lee grande élévation une grande masse d'eau. En effet, dit M. de Humboldt, le Rio-Pogota elfypt qui un peu au-dessus du sa/to a une largeur de 44 mètres, ce qui est la moitié de celle immer de la Seine entre le Louvre et l'Institut, à Paris, en conserve encore 12 à l'endroit d'où par sa en deux bonds elle se précipite d’une hauteur de 175 mètres. Guaravira, village re- ques; marquable par le petit lac de son nom, que nous avons décrit à la page 939. mensic Muzo, autre village, auquel le voisinage de sa riche mine d'émeraudes donne une dional, grande célébrité et une haute importance ; car c'est de cette mine et de celle de So- s'y-per mondoco, située plus à l'est, hors du rayon de Pogota et dans le département de Boyaca, que, selon M. le docteur Roulin, proviennent en grande partie les émeraudes Mi qui se trouvent maintenant en Europe, et même celles qui existent en Orient; en effet, dans a bibl les xvi® et xvr1° siècles, on en tirait pour l'Asie des quantités considérables de l'Espagne. la plus C'est par une méprise semblable à d'autres que nous avons signalées ailleurs, que ces dans c pierres sont connues sous le nom d'émeraudes du Pérou. Pour donner une idée de la comma quantité d’émeraudes que l'on retira de la mine de Muzo, ce savant naturaliste fait observer de just qu'en 1620, c'est-à-dire 56 ans après sa découverte, elle avait payé en quint 300,000 paux p piastres, sans compter ce qui avait été soustrait. La fraude devint par la suite si considé- laine: rable, que le gouvernement fit fermer la mine, qui resta dans cet état jusqu'à la révo- t lution. Depuis quelque temps une commission en obtint du congrès la concession , et elle res art en a déjà retiré des produits assez considérables, Tuxsa, petite ville, capitale du départe- pulatio ment de Boyaca, que nous décrirons plus bas. Honpa , petite ville, importante par son rend ce commerce et par sa population qu'on porte encore au-dessus de 5,000 âmes ; malgré les « Lors désastres qu’elle a éprouvés pendant la catastrophe de 1807, qui l’a presque entièrement où le ba ruinée et ceux qu'elle souffrit pendant la guerre. Mariquira, renommée par ses mines blement d'or et d'argent d'une exploitation très diflicile et exploitées dernièrement par une com- l'observat pagnie d'actionnaires anglais. A l’est de la Cordillère mais toujours dans le rayon, on couverts : trouve Sax-Juan De Los Lcanos, qui n'offre rien de remarquable, si ce n’est l'immense haies vive plaine herbacée qui s'étend à l’est de son territoire. de riches
sphère; o côtes vois Méditerra remarqual nous nous Nous « qui couror
Quiro, grande ville, capitale du département de l’Equateur, située à 1,480 toises au-dessus du niveau de la mer, dans un ravin, ayant à l’ouest le volcan Pichincha, à l’est un rang de collines appelé Panecillo, et au nord et au sud une plaine. Toutes les rues, excepté les quatre qui aboutissent à la grande place (plaza mayor), sont tortueuses et construites sans ordre; la plupart sont percées par des crevasses, dont les maisons occupent les parois irrégu-
à la république.
age près duquel se
de la Summa Paz, tres # centimètres
a hauteur du pont ‘entimètres. Le seis énormes masses mbotdt remarque, su faire naître aux
y Nouveau-Monde irginie mentionnés vs Pastos ; celui de che percée près de ans le Veronais cité
; que l'on connaisse Ja célèbre cascade Funza , affluent du e éminemment pitdes physiciens l'ont e se précipite pas, ndeur, mais elle est ‘elle réunit à une oldt, le Rio-Pogota st la moitié de celle , 52 à l'endroit d'où ATAVITA , Village reage 939.
neraudes donne une e et de celle de So- ; le département de partie les émeraudes )rient; en effet, dans rables de l'Espagne.
es ailleurs, que ces ner une idée de la turaliste fait observer jé en quint 300,000 r la suite si considéétat jusqu'à la révo- Ja concession , et elle capitale du départe- , importante par s0n oo âmes , malgré les presque entièrement mmée par ses 7ni7es
si ce n’est l'immense
eur, située à 1,480 à l’ouest le volcan au nord et au sud issent à la grande ordre; la plupart les parois irrègu-
lières. Il n'y a que les rues principales qui soient pavées. Les maisons appartenant aux Draps habitans ont en général un premier étage, mais celles des classes inférieures n'ont ordinairement qu'un rez-de-chaussée ; elles sont pour la plupart construites en adobes ou briques cuites au soleil, ou bien en pierres et couvertes de tuiles. Les principaux édifices de Quito sont : le palais du ci-devant président, bâtiment d’un aspect sombre, dont la façade est en pierre; le palais de l'évéque, et la cathédrale qui est loin d’être la plus belle des églises de Quito; ces trois bâtimens se trouvent sur la grande place, au centre de laquelle s'élève une belle fontaine en cuivre, Parmi les églises, celle du ci-devant cof/êge des jésuites est regardée comme la plus belle; sa facade est en pierre et du travail le plus exquis; les piliers, d'ordre corinthien, ont 30 pieds de haut, et chacun est taillé d’un seul bloc de pierre blanche; plusieurs sculptures d'un grand mérite ornent cet édifice, dont l'intérieur a été construit sur le modèle de l’église de Jésus à Rome; sur un des murs, on voit l’inscription en marbre laissée par les académiciens français envoyés au Pérou en 1736 par l'Académie des sciences de Paris pour mesurer un degré du méridien. Viennent ensuite l'église du Sagrario et celle du monastère de Sainte-Claire ; cette dernière est surtout remarquable par son beau dôme ellyptique. On doit aussi nommer le couvent de San-Francisco, pour son immense étendue et sa belle église ; le couvent de San-Diego , remarquable par sa situation délicieuse, qui rend cette retraite une des plus romantiques; enfin le grand hépital, à cause de son architecture et de ses vastes dimensions. Quito a toujours été un licu célèbre dans l'Amérique-Méridiodionale-Espagnole, par le grand nombre d’étudians qui s’y rendaient et s'y rendent encore pour étudier à son université. Après cet établissement viennent l’école normale d'enseignement mutuel, le collège, le séminaire, la bibliothèque publique du ci-devant collège des jésuites , regardée comme la plus ri de toute la Colombie. En 1826, on publiait trois journaux daus cette ville. Sous le régime espagnol, Quito était la résidence d’un commandant général; actuellement elle est le siège d’une cour supérieure de justice, d’un évêché et d’autres autorités du département. Les principaux produits de ses manufactures consistent en étoffes de coton et de laine, en beiges, flanelles, ponchos , bas, dentelle, fil, ruban de fil et autres articles de moindre importance. On ne connaît pas exactement sa population; mais tout porte à croire qu’elle s'élève à 7,000 âmes; ce qui rend cette ville la plus peuplée de toute la république.
« Lorsqu'on a vécu , dit M. de Humboldt, pendant quelques mois sur ce plateau élevé, où le baromètre se soutient à om,, 54, ou à 20 pouces de hauteur, on éprouve irrésistiblement une illusion extraordinaire : on oublie peu-à-peu que tout ce qui environne l'observateur, ces villages annonçant l’industrie d'un peuple montagnard , ces pâturages couverts à-la-fois de troupeaux de lamas et de brebis d'Europe, ces vergers bordés de haies vives de duranta et de barnadesia, ces champs labourés avec soin et promettant de riches moissons de céréales, se trouvent suspendus dans‘les hautes régions de l'atmosphère; on se rappelle à peine que le sol que l’on habite est plus élevé au-dessus des côtes voisines de l'Océan-Pacifique, que ne l'est ie sommet du Canigou au-dessus de la Méditerranée. » L'espace nous manque pour signaler au lecteur tous les lieux et les objets remarquables qui, dans un rayon de 60 milles, mériteraient de fixer son attention; nous nous bornerons aux suivans qui nous paraissent mériter la préférence.
Nous commencerons d'abord par mentionuner quelques-uns des majestueux colosses qui couronnent la haute vallée de Quito, en nommant le vorcan De Picuincna, dans les,
environs immédiats de Quito, remarquable par son activité et par la fameuse croix élevée lusi sur une de ses cimes, qui a servi de signal aux académiciens français lors de la mesure l Le k de la méridienne; le Caxamné (Cayambé-Ureu ou Altar), dont le sommet majestueux est de 4: traversé par l'équateur; on peut, dit M. de Humboldt, considérer cette montagne, qui du ni est une des plus belles qu'on puisse voir et une des plus hautes du monde, comme un de ttes 1 ces monumens éternels, par lesquels la nature a marqué les grandes divisions du globe très b terrestre ; l'Anrisana, qu'à la page 954 nous avons vu être le plus haut de tous les vol- ses ru cans du globe ; sur ses flancs même, à la hauteur de 4,101 mètres, est située la métairie de se d'Antisana; on la regardait ii } a quelques années, avant que l'on conuût la hauteur du évène plateau de Titicaca, comme le lieu habité le plus haut de tout le Nouveau-Monde; le Our # Cororaxi, qui est le plus redouté de tous les volcans du ci-devant royaume de Quito. b, | En 1938 ses flammes s'élevéreut au dessus du bord du cratère à la hauteur de go0 mè- ss tres; en 1743 ses mugissemens furent entendus jusqu'à Honda à une distance de 200 lom 1 lieues communes, La quantité de cendres qu'il vomit en 1768 fut si grande, que dans les etats, villes de Hambato et de Tacunga , la nuit se prolongea jusqu’à trois heures du soir , et que port li les habitans furent obligés d'aller avec des lanternes dans les rues. Sa hauteur est double d'une de celle du Canigou; elle surpasse par conséquent de 800 mètres celle qu'aurait le tuel, à Vésuve s'il était placé sur le sommet du pic de Ténériffe. Sa forme est la plus belle et la téraire plus régulière de toutes celles que présentent les cimes colossales des Hautes-Andes, trées
C'est, dit M. de Humboldt , un cône parfait qui, revêtu d'une énorme couche de neige, q brille d'un éclat éblouissant au coucher du soleil et se détache d'une manière pittoresque Dans de la voûte azurée du ciel, La fonte subite de cette immense caloite de neige, dans la âmes, a terrible éruption de 1803, causa des dégâts affreux dans le pays qui l'environne. Enfiu commer l'ILrnissa, une des cimes les plus majestueuses et les plus pittoresques , dont les pointes dans un > mesurées trigonométriquement par Bouguer , tant au-dessus du plateau de la ville de Quito sante, q ” u'au-dessus des côtes de l'Océan, servit à déterminer la valeur approximative du coefficient gros vill arométrique, et doit être par conséquent placé par les physiciens à côté du Puy-de-Dôme, carigua c k où Perrier, guidé par les conseils de Pascal, tenta le premier de mesurer la hauteur de la pr [A des montagues à l'aide du baromètre. Voic Parmi les villes les plus considérables qu'on trouve dans le rayon de Quito, nous indi osé nommerous au nord de l’équateur : Iarna , qui n'offre rien de remarquable, mais dont on ndiquo porte la population à environ 10,000 âmes; OravaLo, parce qu'on vante la beauté de ses tratives habitans, qu'on estime de 15 à 16,000. Au sud de l'équateur : LATACUNGA, assez graude Dans | ville, qu'on nous assure avoir une population de 17,000 âmes, malgré les grandes pertes autres lie qu'elle a éprouvées par les terribles éruptions du Gotopaxi, qui plusieurs fois l'ont presque 1082, ot entièrement détruite. C’est dans le voisinage de cette ville que se trouvent deux monu- Mae mens remarquables : la maison de l'Inca à Callo, et le Panecillo ou Pain-de-Sucre lation , p dans ses environs. Ce dernier est une butte conique d'environ 80 mètres d'élévation, d'un évèc couverte de petites broussailles; les naturels la regardent comme un tumulus élevé pour quable pa servir de sépulture à un personnage distingué; Ulloa le croit un monument militaire ; de la pro il parait probable que cette colline doit, sinon en tout, du moins en partie, son exis- d'Antioqu tence à la main des hommes. La maison de l'Inca, située un peu au sud-ouest du Pane- de tous cû cillo, est un édifire de forme carrée , dont chaque côté a 30 metres de longueur. On dis- faire port tingue encore quatre grandes portes extérieures et huit chambres dont trois se sont disent alt conservées. Les murs ont à-peu-près 5 mètres de hauteur sur 1 mètre d'épaisseur. Les humiliant portes semblables à celles des temples égyptiens , les niches, au nombre de 18 dans des Indien chaque division , distribuées avec la plus grande symétrie; les cylindres servant à nément 6 suspendre les armes; la coupe des pierres, dont la face extérieure est convexe el cotipéë qu'à 9 arr en biseau , tout rappelle l'édifice du Cañar. M. de Humlwldt appelle l'attention sur l'éton- ces malhe nante conformité de construction qu'offrent tous les monumens péruviens répandus sur montueux une ligne de plus de 450 lieues, depuis 1,000 jusqu'à 4,000 mètres d'élévation au-dessus somme, el du niveau de l'Océan; on dirait qu’un seul et même architecte les a tous construits. lorsqu'ils k Den PA SSS à Cartago Caracas, autrefois capitale de la capitainerie générale de ce rom, et quefois mé maintenant du département de Venezuela. Avant le tremblement de terre, métier de
qui en 1812 la ruina presque entièrement, cette ville se distinguait par brassé vole
plusieurs beaux édifices et par une pros qui s'était élevée au-dessas de 45,000 âmes. Bâtie dans une vallée délicieuse, à 454 toises au-dessus du niveau de la mer et au pied du pic de la Silla, baignée par quatre petites rivières, elle avait auparavant des rues bien alignées et des maisons très belles. Caracas est le siège d’un archevéché et s'est relevée en partie de ses ruines; mais la guerre et les maux qui l'accompagnefñit l'ont empéchée de se rétablir entièrement. Cette ville a été le théâtre de plusieurs grands évènemens, depuis la guerre de l'indépendance, et a fait plusieurs efforts pour se séparer de la Colombie, afin de former un état entièrement séparé. D'après les dernières nouvelles qui ont annoncé la scission de la Colombie en différens états fédérés, Caracas serait la capitale d’un de ces états , ainsi que Bogota et Quito le seraient des deux autres. Sous le rapport littéraire, Caracas rivalise avec ces deux grandes villes, étant le siège d'une université de premier rang, d'une école normale d'enseignement mutuel, d'un collège , d'un séminaire et de plusieurs autres établissemens littéraires. Elle est aussi le centre d’un grand commerce avec les vastes contrées qui forment le département, dont elle est le chsf-heu.
meuse croix élevée lors de la mesure met majestueux est tte montagne, qui nde, comme un de divisions du globe ut de tous les volsituée la métairie nuût la hauteur du ouveau-Monde ; le royaume de Quito.
hauteur de 900 mère distance de 200 rande, que dans les ures du soir , et que hauteur est double y celle qu'aurait le st la plus belle et la des Hautes-Andes, ie couche de neige, manière pittoresque e de neige, dans la i l'environne, Enfin tes, dont les pointes 1 de la ville de Quito imative du coefficient té du Puy-de-Dôme, mesurer la hauteur
Dans ses environs immédiats nous citerons : La Guayna, petite ville de près de 4,000 âmes, avec un mauvais port et dans un climat très malsain, mais très importante par son commerce, élant le port par lequel Caracas fait ses expéditions maritimes. Plus loin et dans un rayon de 60 milles nous nommerons : La Vicrorta, petite ville, assez florissante, qu'on nous assure être la plus peuplée du département après Caracas. Manacay, gros village , dans une position délicieuse, dans la vallée d'Aragua , près du beau lac Tacarigua ou de Valencia; on regardait, il y a quelque temps, son église comme la plus belle de la province.
Voici les autres villes les plus remarquables de la Colombie; nous les indiquons en suivant l’ordre adopté dans le tableau des divisions administratives.
Dans le DÉPARTEMENT DE CUNDINAMARCA , outre les villes de Bocora et autres lieux que nous avons décrits dans les environs de la capitale, aux pages 108 et 1082, on doit encore nommer : JsaGur, très petite ville, importante par son co//ège. Mevezzin, petite ville, chef-lieu de la province d'Antioquia, importante par sa population , par son col/ège et plus encore par son commerce. Anrroqura, petite ville, siège d'un évèché et jusqu’en 1825 chef-lieu de cette province. Sanra-Rosa DE Osos, remarquable par sa situation élevée et par ses riches lavages d'or. Rio-Necno, la plus importante de la province sous tous les rapports après Medellin, Mais avant de quitter la province d'Antioquia nous devons signaler la manière singulière d'y voyager. Hérissée et environnée de tous côtés de montagnes difficiles à franchir, les personnes aisées ont l'habitude de se faire porter par des hommes, qui ont une chaise liée sur le dos ; c'est ce que les habitans disent al{er à dos d'homme (andar en carguero), comme on dit aller à cheval. Aucune idée humiliante n'est attachée au métier des cargueros. Les hommes qui s'y livrent ne sont pas des Indiens, mais des Métis, quelquefois mème des Blancs. Les cargueros portent communément 6 à 7 arrobas ou 35 à 88 kilogrammes; il y en a de très robustes qui portent jusqu'à 9 arrobas, Quand on réfléchit, dit M. de Humboldt, sur l'énorme fatigue à laquelle ces malheureux sont exposés en marchant huit à neuf heures par jour dans un pays montueux , quand on sait qu'ils ont quelquefois le dos meurtri comme des bètes de somme, et que des voyageurs ont souvent la cruauté de les abandouner dans la forêt, lorsqu'ils tombent malades ; quand on pense qu'ils ne gagnent, dans un voyage d'Ibague à Cartago, que 12 à 14 piastres ou 60 à 70 francs dans l'espace de quinze jours, quelquefois mème de vingt-cinq ou trente jours, on à de la peine à concevoir comment ce métier de cargueros, un des plus pénibles de ceux auxquels l'homme se livre, est embrassé volontairement par tous les jeunes gens robustes qui vivent aux pieds des mon-
yon de Quito, nous quable, mais dont on ante la beauté de ses UNGA, assez grande ré les grandes pertes urs fois l'ont presque ouvent deux monuo ou Pain-de-Sucre mètres d'élévation, tumulus élevé pour ronument militaire; en partie, son exis- \ sud-ouest du Panede longueur. On diss dont trois se sont btre d'épaisseur. Les ombre de 18 dans cylindres servant à st convexe et cotpée l'attention sur l'étonuviens répandus sur d'élévation au-dessus tous coustruits.
le de ce nom; et lement de terre, le distinguait par
es
1086 ABRÉCE 0% GÉOGRAPHIE,
tagnes, Malgré cela leur nombre est si gr: 14 au Choco, à Ibague et à Medellin, que l'on en rencontre quelquefois des files de cinquante à soixante, Les mines du Mexique offrent aussi uue classe d'hommes qui n'ont d'autre occupation que celle d'en porter d'autres sur leur dos, Dans ces climats, continue M, de Humboldt, la paresse des blanes est si grande, que quelque directeur des mines a à sa solde un ou deux Indiens qu'on appelle ses chevaux (cavallitgs), parce qu'ils se font seller tous les matins, et qu'appuyés sur une petite canne, et jetant le corps en avant, ils portent leur maitre d'une partie de la mine à l’autre, Parmi les cavallitos et les cargueros, on distingue et l'on recommande aux voyageurs ceux qui ont le pied sûr et le pas doux et égal, Ou est peiné d'entendre parler des qualités de l'homme dans des termes qui désignent l'allure des chevaux et des mulets, '
Dans le DÉPARTEMENT DE L'ÉQUATEUR, outre Qurro et les autres lieux mentiounés aux pages 1083 et 1084 , nous nommerons : Rionamss , importante par sa population, qu'ou porte à 20,000 âmes. Ammro, petite ville, remarquable par sa beauté, par la bonté de ses productions et celle de son climat, par sa population et par le voisinage du célèbre Chimborazo, regardé jusqu'à ces dernières années contme la plus haute montagne du Nouveau-Monde, mais qui vient de céder son rang aux deux pics le Nevado de Sorata ei celui d'Ilimani, dont nous avons indiqué la hauteur à la page 947 ; malgré cela le Chimborazo s'élève sur toutes les montagnes de la Colombie , comme ce dôme majestueux , ouvrage du génie de Michel-Ange , sur les monumens antiques qui envirounent le Capitole, Esmenauvas, misérable endroit, renominé par son excellent cacao, réputé le meilleur que l'on connaisse, Guatranamma, remarquable par son chemin nommi Ladera de Guallabamba, qui durant un mille anglais est taillé dans la montagne,
Dans le DÉPARTEMENT DE GUAYAQUIL : Guayaquie, chef-lieu du département, une des villes les plus importantes de la Colombie par sa position, par son port, par son commerce et par sa population qu'on porte à environ 22,000 âmes. Si Guayaquil n'offre aucun édifice qui puisse attirer particulièrement les regards d'un voyageur, il possède un chantier, qui fournit de l'occupation à un grand nombre d'ouvriers; ou le regarde comme le premier établissement de ce genre eaistant sur toute la côte occidntale de l'Amérique ; on a eu lieu d'admirer quelques-uns des vaisseaux qui en sout sortis, Cette ville possède aussi un collège, une école de navigation et est le principal arsenal mari. time de La Colombie. Son port est aussi la station ordinaire de la marine militaire de cette république sur le Grand-Océan, A l'entrée du Guayaquil on voit un rocher auquel forme extraordinaire a fait douner le nom d'amoriajado (le cadavre revêtu du drap mortuaire), parce qu’il ressemble à un corps humain sous l'habit de franciscain; M. Stevenson dit qu'à la distance de à à 5 milles, on en distingue très bien , la tête, le corps, les bras croisées sur la poitrine, etc, Ce mème voyageur fait aussi mention d'une coutume vraiment singulière qu'il a observée dans cette ville : des hommes montent au haut des clochers, pourvus de tambours et de trompettes, avec lesquels ils accompagneut le son des cloches, coinme fout les Chinois avec leurs instrumens, ce qui produit une musique étrange sans être désagréable, Nous nommerons encore la petite ville de Jirisara, à cause de sa fabrique de chapeaux de paille, dont on exporte une grande quantité,
Dans le DÉPARTEMENT DE L'ASSUAY : Cuenca, ville épiscopale, assez bien bâtie, située à r,279 toises au-dessus du niveau de la mer, Le ci-devant couvent des Jésuites et le palais épiscopal passent pour être ses principaux édifices, On parte à environ 20,000 âmes sa population, dont une partie considérable est occupée dans les manufactures de coton, de chapeaux et dans la fabrication de confitures estimées et d’un fromage qui ressemble beaucoup au parmesan. Cuenca possède un co/lège et un séminaire.
À environ 30 milles de Cuenca s'élève le fameux Paramo d’'Assuay, dont les terribles tourmentes font périr tous les ans des voyageurs ; il donne le nom au département, Dans ses environs on trouve plusieurs ruines de monumens péruviens ; elles sont encore assez importantes pour que nous leur consacrious quelques lignes. Nous nommerons d'abord : les magnifiques restes de la grande cha w ss é e construite par les Fncas; ils se trouvent à une hauteur qui surpasse de beaucoup celle de la cime du pic de T'énérifle. Vient ensuite l'Zagapilca (la forteresse du Cuñar); cette forteresse, dit M. de Hum-
boldt moin pierr dont maiso ainsi «tà H Humb Ouest plus r passai +] uombr Cañar viens boldt, sont en jointes uns des “ Les R pierres pour sui constru maux , tecture connais rochers ture des et solidi édifices un siège à un ca dans l'er celle per délicieus et forme de mélas uonville beautés d barbare.
Loxa, où l'on « employé carilla du lente se Quito. Z4 ses riches les, perdu terres peu unes, con qui se tro lavages d et à décrir aient cessé villages in tement , o:
Chulucana
Medellin, que l'on es du Mexique ofd'en porter d'autres se des blancs est si lieus qu'on appelle et qu'appuyés sur d'une partie de la t l'on recommande st peiné d'entendre ure des chevaux et
es autres lieux menortante jar sa popue par sa beauté, par jet par le voisinage onme la plus haute deux pics le Ne ado la page 947 ; malgré comme ce dôme maques qui environnent ellent cacao, réputé son chemin nommi la montagne.
chef-lieu du départesition, par son port, o âmes. Si Guayaquil d'un voyageur, il pos d'ouvriers; ou le rete la côte occidentale ui en sout sortis, Cette rincipal arsenal maririne militaire de celte t un rocher auquel sa javre revêtu da drap sabit de franciscain ; | très bien, la tète, le tauasi mention d'une s hommes inmontent au lesquels ils acconipamens, ce qui produit ncore la petite ville n exporte une grande
piscopale, assez bien evant couvent des dés. On purte à environ pée dans les manufacimées et d'un fromage un séminaire.
d'Assuay, dont les he le nom au départe-
péruviens ; elles sont
lignes. Nous nomintruite par les Incas; ils e du pic de d'énériffe.
esse, dit M. de Hum-
boldt, si l'on peut nommer ainsi une colline terminée par une plate-forme, est bien moins remarquable par sa grandeur que par sa parfaite conservation, Un mur de grosses pierres de taille s'élève à la hauteur de 5 à 6 mètres et forme un ovale très régulier, dont le grand axe a près de 38 metres de longueur, Au centre de l'enceinte s'élève une maison, qui ne renferme que deux pièces et qui primitivement n'avait pas de fenêtres, ainsi que tous les autres monumens péruvieus et les maisons découvertes à Pompéia et à Hereulanum ; son toit incliné la fait ressembler aux maisons européennes, M, de Humboldt fait observer que les toits inclinés sont connus aux indigènes de la côte Nord- Ouest de l'Amérique, et ils l'étaient mème dans l'Europe-Méridionale dès les temps les plus reculés. Ce monument militaire servait de logement aux Incas, lursque ces princes passaient de temps en temps du Pérau au royaume de Quito. Les fondations d'un grand ombre d'édilices que l'on trouve autour de l'enceinte annoncent qu'il y avait jadis au Cañar assez de place pour loger le petit corps d'armée, par lequel les monarques péruviens se faisient suivre dans leurs voyages. Si les ruines du Cañar, ajoute M. de Humboldt, a'offrent point les pierres énormes des édifices du Cuzco et des pays voisins, elles sont en revanche remarquables par l'extrême beauté de leur coupe; la plupart sont juintes sans auvune espèce de ciment. Cependant on reconnait ce dernier dans quelquesuns des bâtimens qui entourent la citadelle et dans les trois maisons de l'Inca, au Pullal. «“ Les Péruviens, continue ce savant, ont montré une habileté étonnante à tailler les pierres les plus dures, Au Gañar, on trouve des canaux courbes creusés dans le porphyre pour suppléer aux gonds des portes, La Condamine et Bouguer ont vu, dans des édifices construits du temps des Incas, des ornemens de porphyre représentant des mufles d'animaux , dont les narines percées portaient des anneaux mobiles de la même pierre. L'architecture péruvienne ne s'élevait pas au-delà des besoins d'un peuple montagnard ; elle ne connaissait ni pilastres , ni colonnes , ni arcs en plein cintre : née dans un pays hérissé de rochers, sur des plateaux presque dénués d'arbres , elle n'imitait pas, come l’architecture des Grecs et des Romains, l'assemblage d'une charpente en bois ; simplicité, symétrie et solidité, voilà les trois caractères par lesquels se distinguent avantageusement tous les édifices péruviens », Enfin , l'Fuga-Chungana, dit aussi le Jeu de l’Inca; c'est un siège entouré d'une enceinte, le tout creusé dans le roc, Vu de loin, il ressemble à un canapé, dout le dos est orné d'une sorte d'arabesque en forme de chaîne, En entrant dans l'enceinte ovale , on voit qu'il n'y a de siège que pour une seule personne, mais que celle personne est placée d'une maniere très commode , et qu'elle jouit de la vue la plus délicieuse sur le fond de la vallée de Gulan. Une petite rivière serpente dans cette vallée, et forme plusieurs cascades dont on aperçoit l'écume à travers des touf.es de gunera et de mélastumes. « Ce siège rustique, dit M. de Humboldt, ornerait les jardins d'Ermenonville et de Richmond, et le prince qui avait choisi ce site n'était pas insensible aux beautés de la nature; il appartenait à un peuple que nous n'avons pas le droit de nummer barbare. »
Loxa , petite ville, avec un collège ; c'est dans son vuisinage qu'on voit ces vastes forêts où l'on coupe l'arbre qui fouruir le fameux spécifique contre les fièvres intermittentes, employé avec tant de succès contre tant d’autres maladies et connu sous le nom de cascarilla de Lora où quinquina. Des forèts de cet arbre précieux et d'une qualité excellente se trouvent aussi dans les montagnes de Mérida, de Santa-Fe, de Popayan et de Quito. Zanuma, petite ville, à laquelle on accorde de 4 à 6,000 habitans, importaute par ses riches mines d'or. San-Jaën De BRACAMOROS et San-Francisco De Bonsa, petites villes, perdues pour ainsi dire au milieu des solitudes , au-delà desquelles s'étendent de vastes terres peu connues, où vit un grand nombre de tribus sauvages indépenduntes. Quelquesunes, comme les Xibaros, après avoir secoué le joug des Espagnols et massacré tous ceux qui se trouvaient dans leur territoire, leur font une guerre à mort. Ces pays offrent des lavages d'or très riches. Les cartographes et les géographes continuent toujours à figurer et à décrire les villes fondées par les missionnaires, quoique depuis bien des années elles aient cessé d'exister, Au nord-ouest de Sau-Jaen de Bracamoros et proprement entre les villages indiens d’Ayavaca dans la république du Pérou et de Guamcabamba dans ce département , on voit sur le dos des Cordillères, à r,400 toises de hauteur dans le Paramo de Chulucauas, les ruines de l’ancienne ville de Gauzucanas, très remarquables, dit M. de
Humboldt, par l'extrême régularité des rues et de l'alignement des édifices. Les maisons âmes ; coustruites en porphyre, sont distribuées en huit quartiers formés par des rues qui se repos coupent à angle droit, Chaque quartier renferme 12 petites habitations, de sorte qu'il malsst y en a 96 dans la partie encore subsistante, Ces maisons, comme celles d’Herculonum, la navi ne présentent qu’une seule pièce, dont la porte donnait probablement sur une cour in- mal fa térieure, Au centre des huit quartiers se trouvent les restes de quatre grands édifices de Europi forme oblongue ; ils sont séparés par quatre petits bâtimens carrés, occupant les quatre long-te coins. A la droite de la rivière qui borde la ville, on découvre des constructions très bi. 080 zarres qui s'élèvent en amphithéâtre : la colline est divisée en six terrasses , dont chaque Sa pop assise est revètue en pierre de taille. Plus loin se trouvent les fameux bains de l'Inca. ess
ais
Dans le DÉPARTEMENT DU CAUCA : Porayxan, située sur le fleuve de ce nom, dans une position des plus belles qu'on puisse imaginer; mais au pied des grands vo/cans de Puracé et de Sotara. Plusieurs beaux édifices ornent cette ville ; la rue de Belem est sa plus belle partie. Cependant ses places n'ont rien de remarquable et la plupart des maisons qui les entourent tombent en ruine, depuis qu’on s’est baîtu dans la ville. La guerre a porté un grand dommage à son commerce et à son industrie, et a contribué à diminuer sa population, qu'on n'estime plus qu’à 7,000 âmes. Malgré ses pertes Popayan est encore une des villes principales de la Colombie par son hôtel de monnaie, par son évéché, par son université du second rang, par son collège et parce qu’elle est l'entre;ôt
dont ot années | et la si:
sous du ricains cupatio:
l'huile « valeur «
commercial entre Quito et Bogota. En 1826 on y publiait un Journal. congrès Dans les environs de Popayan on trouve le petit village de Puracé, célèbre dans chargé (
le pays à cause des belles cascades de la rivière Pusambio, dont l'eau est acide, ce qui l'a l'autre c fait nommer Rio-Vinagre par les Espagnols. Elle forme trois cascades, dont les deux su- lement. périeures sont très considérables; la hauteur de la seconde est de plus de 120 mètres, Nous les actio nommerons ensuite : Car, petite ville, importante par sa population , son collège et son Dans commerce ; CARTAGO, par son commerce ; Barsacoas?, par «es riches mines d'or, et Pasto, tuée sur remarquable par la grande élévation du plateau sur lequel elle est située; c'est une plaine nom. Ca 4 À entourée de volcans et de soufrières , qui dégagent continuellement des tourbillons de fu- partie dé mée , et à laquelle on n’arrive qu’à travers des ravins profonds et étroits comme les gale- mais ses ries d’une mine. Les malheureux habitans de ces déserts ne recueillent de leur sol aurifère quelques cn que des patates. Iscuanve, misérable et très petite ville, située au pied de la Cordillère, lantes de importante par la belle qualité de platine qu'on retire des riches mines de ce métal situées el un cpl dans son voisinage, San-BuenavenTura, misérable hameau , très important par la belle bre, ce q baie de son nom, déjà fréquentée par plusieurs vaisseaux marchands, Quinno , chef-lieu des rues de la province du Choco , une des parties les mains peuplées de la Colombie et une des con- jour. Ma trées les plus humides que l’on connaisse , mais aussi une de celles qui, eu égard à son éten- compte 6 due, produit le plus d'or et de platine, Nous avons déjà signalé à la page 1077 la singulière qui comr méprise des géographes et des cartographes relativement au chef-lien de cette province. lerce été Dans le DÉPARTEMENT DE L'ISTHME : Panama, chef-lieu du département de rope, les l'Isihme, ville épiscopale , bien bâtie, au fond d'une vaste baie et sur une péninsule formée Tur par la côte méridionale de l’isthme auquel elle donne son nom. La cathédrale et le col- les plus ri lège sont ce qu’elle offre de plus remarquable. En 1826 on y publiait deux journaux. hauteur r Panama est une place forte du second rang ; elle servait autrelois d’entrepôt aux trésors Volcans), du Pérou destinés pour l'Espagne; elle fait encore un commerce important. On nous as- d'un brui sure que sa population, qu'on a étrangement exagérée, n'arrive pas mêrne à 10,000 âmes. boueuse c Panama n'a réellement pas de port; on n'y voit ni quai, ni bassin, ni chantier; la mentionu, rade est fort mauvaise à cause des vents du nord qui ÿ sont quelquefvis très violens. plus salub Nous rappellerons au lecteur que l'on a entièrement abandonné le projet de couper Portante } l'isthme par le canal mentionné à la page 937 ; mais on nous assure que l'on s'occupe du merce. Oc projet d’un chemin en fer, qui mènerait de Portobello à Panama ou à Chorrera, en pro- et parce q fitant cependant de Ja rivière de Crucès que l’on rendrait navigable le plus haut possible. \ille épisc Viennent ensuite : Caonnera et Los Santos, petites villes de 4,000 âmes, populu- corde 6,06
tion très forte pour une province si mal peuplée, et assez importantes par leur com- Ses parages merce; on les cherche en vain sur des cartes récentes, signalées comme les meilleures, . Dans le quoique on y trouve indiqué bien d’autres lieux, qui n’ont aucune importance et qui He is re et le
comptent à peine quelques centaines d'habitans. Nara, dont la population dépasse 4,000
DESCRIPTION DE L'AMÉRIQUE. 1089 z td du te âmes; Cruces, petite ville d'environ 1,200 habitans ; Mais assez Commercante, étant l'en. trepôt entre Panama et Portobello; Cuacnes, dont la population n'arrive Pas à 900 âmes, mais iraportante par le fleuve qui l’arrose, dont le lit doit ètre amélioré pour faciliter la navigation; PorroseLLo, très petite ville, importante par la beauté de son port , et mal famée pour son climat délétére, qui lui a valu le triste surnom de sepultura de los Europeanos (tombeau des Européens). Malgré ce grand inconvénient On y a teau pendant long-temps une des plus riches foires du monde. Le Souvernement colombien a diminué son insalubrité, en Lions abattre une partie des bois qui s'étendaient jusqu’à ses portes, Sa population, que quelques géographes portent jusqu'à 8,000 âmes, n’était dernièrement que de r,r29 habitans. SANTIAGO, petite ville d'environ 5,000 habitans. Mais avant de quitter ce département nous devons dire un mot sur dont on exagère tant la richesse, et sur une colonie qui s’est formée dans ces dernières années etsur laquelle les géographes gardent le plus profond silence, malgré son importance et la singularité de son origine. Cette colonie a été fondée il y a près de 6 ans, au-des+ sous du cap Blas sur la côte de Darien ; par sept pêcheurs, dont trois Auglais, deux Amés ricains et deux autres Colorabiens; elle compte déjà 120 personnes de tout âge. Leur occupation principale est la pêche des tortues et la vente de leur chair fraîche ou salée, de l'huile et de l'écaille qu'ils en retirent. Depuis 4 ans elle a vendu annuellemen: pour la valeur de 500,000 francs. La péche des perles a été cédée en 1823 , pendant ro ans par le tongrès à une compagnie anglaise, qui arme depuis lors deux bâtimens, dont l’un est chargé de pêcher dans les parages de la mer des Antilles, surtout près du Rio-Hacha ; l'autre dans ceux de l'archipel de las Perlas, que nous avous dit appartenir à ce déparlement. On nous assure que les produiis de cette pêche ont été si peu considérables, que les actionnaires étaient sur le point d'abandonner leur entreprise,
Dans le DÉPARTEMENT DU MAGDALENA : CARTHAGÈNE , ville épiscupale, sis tuée sur une ile sablonneuse, non loin du Magdalena et chef-lieu du département de ce nom. Carthagène a un des plus beaux ports de l'Amérique, et est la station ordinaire d’une partie de la marine militaire de la Colombie et la Première place forte de cette république; mais ses fortifications ont besoin d'être réparées en plusieurs endroits. Quelques églises, quelques couvens et surtout ses immenses citernes sont les conslructions les plus impor: lantes de cette ville, qui possède une université du second ordre, une école de navigation el un collège. On doit cependant avouer qu’en général Carthagène offre un aspect lugubre, ce qu'elle doit en partie à ses longues galeries, à des colonnes basses et laurdes, à
és rues étroites et sombres et à des terrasses Wop saillantes, qui y dérobent la moitié du jour. Malgré tout ce qu'elle a souffert pendant !a guerre de l'insurrection, Carthagène tmpte encore environ 18,000 habitans en ÿ comprenant ceux du faubourg Gimani, qui communique avec la ville par un pont de bois. Elle est encore le.centre d'un comuerce étendu et de communications régulières entretenues par des paquebots avec l'Europe, les États-Unis et les Antilles.
T'ursaco, village indien , où se retirent pendant les grandes chaleurs les personnes les plus riches de Carthagène ; dans la forêt voisine s ‘'évent 18 à 20 petits cones, dont la hauteur n'est que de 7 à 8 mètres ; les indigènes les appellent les F'o/cancitos (les Petits- Volcans), à cause des éruptious d'air qui ont lieu à de très petits intervalles accompagnées d'un bruit sourd et assez fort. Souvent ce phénomène est accompagné d’une éjection oueuse comme dans les volcans semblables de Macalouba et de Taman ; Que nous avons mentionués aux pages 336 et 493. Er-Carmen, petite ville, regardée comme le lieu le plus salubre de la province de Carthagèné, Tozv, renommée par son baume, Mompex, im- Portante par sa population , qu’on porte à 10,000 Âmes , par son collège et par son com- Merce. OcAKA , ville très petite, mais remarquable par le congrès qu'on y a tenu en 1828, tt parce qu'on a eu je projet d’en faire la capitale de toute la Colombie. Sanra-Manra ; \ille épiscopale, importante par ses fortifications, son port et son commerce ; on lui accorde 6,000 habitans. Rro-Hacra » remarquable par la pêche des perles qu'on fait dans ses parages et dont nous venons de parler; elle a un portet comple un millier d’habitans.
Dans le DÉPARTEMENT DE BOYACA : Tuxnsa , autrefois riche, populeuse et florissante , et aujourd'hui en grande partie ruinée et déserte, malgré l'université du second ordre et le collège qu'on y a établis. C’est à Tunÿa qu'avant l'arrivée des Espagnols résidai
s édifices. Les maisons par des rues qui se ations, de sorte qu'il celles d’Herculanum, ent sur une cour intre grands édifices de , occupant les quatre constructions très bi.
errasses , dont chaque x bains de l'Inca.
le fleuve de ce nom, pied des grands vo/ville ; la rue de Belem rquable et la plupart battu dans la ville, La trie, et a contribué à ré ses pertes Popayan de monnaie, par son qu'elle est l'entre;ôt al.
uracé, célèbre dans u est acide, ce qui l'a des, dont les deux sus de 120 mètres, Nous on , son collège et son s mines d'or, et Pasto, tuée; c'est une plaine | des tourbillons de futroits comme les galent de leur sol aurifère pied de la Cordillère, nes de ce métal situées mportant par la belle ds, Quisno , chef-lieu lombie et une des coni, eu égard à son étenage 1077 la singulière 1 de cette province.
u du département de une péninsule formée
\ cathédrale et le colbliait deux journaux.
d’entrepôt aux trésors nportant. On nous asmême à 10,000 âmes.
assin, ni chantier; la elquefvis très violens.
le projet de couper e que l’on s'occupe du
1 à Chorrera, en prole plus haut possible.
4,000 âmes, populartantes par leur comcomme les meilleures, ine importance et qui ulation dépasse 4,000
la péthe des perles,
le zaque ou roi des Muyscas, nation très puissante, maîtresse alors du plateau de Bogota,
Cucu
De même que les Japonais, les Muyscas étaient gouvernés simultanément par deux chefs : du co l'un d'eux, espèce de pontife, résidait à Iraca, où il était, comme le Dalaï-Lama et le Dairi, grand l'objet de la vénération d'un grand nombre de pélerins qui allaient lui offrir des présens; et l'ac l’autre , qui était le chef politique , ou le roi , avait le titre de zaque et résidait à Tunja; avec u les zi pa ou princes de Bogota lai payaient un tribut annuel, Les Muyscas adoraient le QUIRA soleil , et-avaient fait de si grands progrès dans la civilisation, qu’on peut les regarder, pagnie après les Mexicains, les Zapotèques, les Péruviens, les Queches et les Kachiqueles, petite comme la nation indigène la plus policée du Nouveau-Monde, Les Muyscas paraissent Dar avoir eu des hiéroglyphes dans le genre de ceux des Mexicains; ils possédaient trois ca- bord « lendriers différens, représentant leurs trois années , rurale de 1 à 13 lunes, ecclésiastique est déf de 37 lunes et civile de 20 lunes. Ce peuple est aussi remarquable pour avoir eu la semaine chantie la plus petite offerte jusqu'à présent par l'histoire de la chronologie, n'étant composée que vernen de trois jours. Le monument muysta le plus curieux que l'on possède est le calendrier éprouv lunaire sculpté sur une grande pierre, découverte vers la fin du xvrrr° siècle. IL est bon et para de rappeler que les Muyscas, ainsi que les Arcadiens, avaient une antique tradition, J d'un temps où la lune’ n’accompagnait pas encore la terre. Cette idée, qui ne renferme siège d | aucun sens symbolique, semble confirmer la présomption d'anciennes communication quente: entre l'Europe et l’Amérique. in port:
Les autres lieux les plus remarquables sont : Bovaca , petit village, remarquable fans, u
par la bataille perdue en 18 r9 par les Espagnols; il donne le nom au département. Carx- Dans quiquirA, petite ville, qu’on peut regarder comme la Notre-Dame de Lorette de la Co- avant le lombie, à cause du grand nombre de pélerins qui accourent de lous les côtés pour y visiter importa l'image de la Sainte-Vierge conservée dans l'église des Dominicains et lui faire des offrandes. vince d SanTa-Rosa, la mieux bâtie et la plus peuplée de toute la province de Tunja. Socamoso, Guayan petite ville assez florissante, quoique très déchue en comparaison de ce qu’elle était lors- beaucou que, sous la domination des Muyscas, un grand nombre de pélerins allaient visiter son plus qu’ temple du soleil et assistaient tous les quinze ans à la célébration du sacrifice humain, toutes ci ä qui devait marquer l'ouverture d’une nouvelle irdiction ou cycle de quinze années. Ja Vieille) victime était appelée gresa, qui veut dire errant, sans maison. C'était un enfant que l'on sur l'Or arrachait à la maison paternelle. Il devait nécessairement être pris d’un certain village symbolic situé dans les plaities appelées maintenant les Llanos de San-Juan. Le guesa était élevé et les im avec beaucoup de soin dans le temple du soleil jusqu'à l'âge de dix ans ; alors on le faisait nous ajo sortir pour le promener par les chemins que Bochica avait suivis, à l’époque où , par- sur l'Or courant les mêmes lieux pour'instruire : peuple , il les avait rendus célèbres par ses mi- boisée q racles. À l’âge de quinze ans, lorsque la victime avait atteint le nombre de sunas égal à et le 4° celui que renferme l'indiction du cycle muyÿsca, elle était menée en procession par le trouvent suna , qui donnait son nom au mois lunaire. On la conduisait vers la colonne, qui parait degré le avoir servi pour mesurer les ombres sosticiales ou équinoxiales, et les passages du soleil glyphe si par le zénith, Les prêtres, æeques:, suivaient la victime; ils étaient masqués comme les le haut C anciens prêtres de l'Egypte. Les uns représentaient Bochica, qui est l'Osiris ou ke Mithra valu le n de Bogota, auquel, dit M. de Humboldt, on attribuait trois tètes, parce que, semblable Avant au Trimourti des Hindoux , il renfermait trois personnes qui ne formaient qu'une seule le pays fe divinité; d'autres portaient les emblèmes de Chia, la femme de Bochica, Isis, ou la lune; rons en r
d'autres étaient couverts de masques semblables à des grenouilles, pour faire allusion au premier signe de l’année ; d’autres enfin représentaient le monstre Fomagata, symbole du mal, figuré avec un œil, quatre oreilles et une longue queue. Lorsque la procession, qui rappelle les processions astrologiques des Chinois et celle de la fête d’Isis des anciens Égyptiens , était arrivée à l'extrémité du sura, on liait la victime à la colonne qui s'élevait dans une place circulaire, et une nuée de flèches la couvrait. On lui arrachait immédiatement le cœur pour en faire offrande au ÆRoi Soleil, à Bochica. Le sang du guesa était
rations d lent rem:
travail qu des cinq
nous l’avc seville, c doit place
recueilli dans des vases sacrés. Cette cérémonie barbare, dit M. de Humboldt, présente fource iné des rapports frappans avec celle que les Mexicains célébraient à la fin de leur grand cycle de Venez de 52 ans. avide de p
Nous nommerons encore dans ce département : PamrLowa, petite ville, très déchue, walgré son collège et la richesse des mines d'or et de cuivre de ses environs. San-Jose DE
épisode re corder po
plateau de Bogota.
ant par deux chefs :
ï-Lama et le Dairi,
offrir des présens; et résidait à Tunja; uyscas adoraient le peut les regarder, 1 les Kachiqueles, Muyscas paraissent sossédaient trois calunes, ecclésiastique r avoir eu la semaine étant composée que ‘de est le calendrier ue siècle. 11 est bon e antique tradition, ée, qui ne renferme nes communication
jillage, remarquable 1 département. Gurxde Lorette de la Coes côtés pour y visiter jui faire des ofirandes.
de Tunja. SoGAMos0, e ce qu’elle était lurss allaient visiter son du sacrifice humain, de quinze années, Ja ait un enfant que l'on s d’un certain village . Le guesa était élevé s ; alors on le faisait à l'époque où , pars célèbres par ses mimbre de sunas égal à en procession par le la colonne, qui parait les passages du soleil t masqués comme les & l'Osiris ou le Mithra parce que, semblable rmaient qu’une seule hica , !sis, ou la lune; pour faire allusion au Fomagata, symbole orsque la procession; fête d’Isis des anciens a colonne qui s'élevait ui arrachait immédiae sang du guesa était e Humboldt , présente in de leur grand eycle
ite ville, très déchue, environs. SAN-JOSE DE
Cucura, importante par sa population. Rosario De Gucura, remarquable par les séances du congrès, qui en 1821 donna la première constitution à la Colombie, Socorro , assez grande ville, mal bâtie, mais une des plus importantes de la république par l'industrie et l'activité commerciale de ses habitans, dont on porte le nombre à 12,000. San-Git, avec un collège et environ 6,000 habitans , qui se distinguent par leur industrie. LunrquiRA , remarquable par ses riches znines de cuivre exploitées aujourd'hui par une compagnie d'actionnaires anglais. Vecez, par ses lavages d'or et par son commerce. Pore, petite ville ruinée par la guerre ; elle a une maison d'éducation.
Dans le DÉPARTEMENT DE ZULIA : Maracaïiso, assez jolie ville , située sur le bord occidental du détroit qui sépare la lagune de Maracaïbo du golfe de ce nom. Elle est défendue par trois forts, dont celui de la Barra est le principal ; elle a aussi plusieurs chantiers, sur lesquels on construit des bâtimens ; un des plus beaux appartient au gouvernement. Maracaiïbo possède un co/lège et une école de pilotage. Malgré les pertes éprouvées pendant la dernière guerre, cette ville fait encore un commerce assez important et paraît compter environ 20,000 habitans.
Coro, ville très déchue depuis 1636, époque à laquelle on transféra à Caracas le siège du gouvernement; aujourd’hui, malgré les navires qui en assez grand nombre fréquentent son port, sa population reste au-dessous de 4,000 âmes. Tocuxo, petite.ville , importante par son industrie et par sa population. Merrna, avec environ 5,000 habitans, une université du second ordre et un collège.
Dans le DÉPARTEMENT DE L'ORÉNOQUE : Variwas, petite ville très florissante avant la guerre, et dont la population est descendue de 10,000 à 3,000 âmes. Guanare, importante par sa population et par son collège. Manrecaz, la plus peuplée de la province d'Apure, quoiqu'elle ne compte que 3,000 habitans. AxcosruraA ou Nueva- Guayana (Nouvelle-Guyane), petite ville épiscopale située sur l'Orénoque ; la guerre a beaucoup diminué sa richesse, son commerce et sa population ; cette dernière ne s'élève plus qu'à 3,000 âmes. Malgré cela, Angostura est encore la ville la plus importante de toutes celles que baigne l’'Orénoque ; on y a établi un collège, Guayaxwa-Vissa (Guyane- Vieille) , ville fortifiée, dans un climat excessivement malsain. CAycarA , petite kourgade sur l'Orénoque, remarquable par des rochers de syénite et de granit, couverts de figures symboliques colossales , représentant des crocodiles , des tigres , des ustensiles de ménage , et les images du soleil et de la lune. En rappelant ce que nous en avons dit à la page 992, nous ajouterons , avec M. de Humboldt, qu'il existe des monumens semblables à Uréana sur l'Orénoque, entre les sources de l'Essequebo et du Rio-Branco , et dans la vaste plaire boisée qu'entourent l'Orénoque , l'Atabapo, le Rio-Negro et le Cassiquiare, entre le 2° et le 4° parallèles. Ces dernières sculptures sont d'autant plus importantes qu'elles se trouvent dans un coin de terre inbabité et environné de peuplades sauvages, ravalées au degré le plus bas de la barbarie, et bien éloignées de pouvoir graver le moindre hiéroglyphe sur les rochers. EsmerazDa , misérable hameau , remarquable par sa position sur le haut Orénoque , et auquel les granits du pic de Duide, pris pour des émeraudes, ont valu le nom brillant qu'il porte; c'est un lieu de mission.
Avant de quitter les vastes solitudes de ce déparleme:t vous devons dire un mot sur le pays fabuleux qui a tant occupé les géographes, sur le ?1xs »'Ernonano. Nous le ferons en répétant ce qu'en a dit notre savant ami , M. Jules do Blosseville , dans ses Explorations de l'Amérique, article dans lequel il a résumé avec une vaste érudition et un talent remarquable toutes les découvertes faites dans l'Hémisphère-Occidental; ce beau travail que cet officier de marine a entrepris pour le Ta/eau Physiqu, Moral et Politique des vinq parties du Monde, vient d’être publié dans une Revue messuelle, à laquelle nous l'avons communiqué. « C’est dans celte vaste portion de l'Amérique, dit M. de Blosseville, comprise entre l'Amazone, l'Orénoque, les Cordillères ei l'Atlantique, que l’on doit placer le berceau de la fable géographique la plus célèbre, celle du pays d'Eldorado, source inépuisable de richesses. A l'époque de la découverte, les Péruviens, les Indiens de Venezuela et ceux de Bogota en parlèrent simultanément. Sa recherche excita le zèle avide de plusieurs hommes entreprenans, et les découvertes qu'elle occasiona en firent un épisode remarquable dans l’histoire de la géographie. Tous les rapports semblaient s’accorder pour mettre ce pays au centre de la Guyane, Les plus grands efforts furent tentés
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