‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 281 sur 457 · DÉPARTEMENS · texte numérisé non relu

DÉPARTEMENS

Ouesr. . .. .. Port-au-Prince (Port-Républicain, Port-aux-Crimes); la Croix des Bo quets ; V'Arcahaie ; le Mirebalais ; les Grands-Bois; Leogane ; le Grand- Goave ; le Petit-Goave ; Jacmel ; l'ile Gonave

Sup. ......Les Cayes: Saint-Louis; Aquin; Miragoane;l'Anse-d'Hainault; Cavaillon; Tiburon; Jérémie.

Anrmoxire. .. Les Gonaïves; Saint-Marc; Ennery; le Gros-Morne; Terre-Neuve; la Petite-Rivière; les Verrettes.

Non. . .... Cap Haïtien; (nommé d'abord Guarica, et ensuite Caba-Santo; Cap- Français; Cap-Henris Cap-Haitien); \a Ferrière (citadelle Henri); Millot (Sans-Souci); Dondon; la Petie-Anse; le Trou; Fort-Liberté (autrefois Fort-Dauplun); le Limbe ; le Borgne ; le Port-de-Puix ; Jean-Rabel; le Mole Saint-Nicolas a e-Nicolas, Mole); Plaisance ; la Marmelade; la Grande-Rivière-du. on, l'ile Tortue.

Nonb-Esr. . .. Saint-Yague (Santingo de los Cavalleros); Port-Plate; Monte-Christi: Banica; Altamira; \a Vega; les ruines de la Concepcion de la Vega; Cotuy.

Sun-Esr. . . . . Santo-Domingo (Saint-Domingue) ; Saint- Christophe (San-Cristoval) ; Seybo; Higuey ; Samana ; Savana la Mar; Bany; Azua; Saint-Jean: Neyba; Lamate (Lamoatte) ; les Îles Saona, Beata, Alta-Vela.

Ponr-au-Paince, chef-lieu du département de l'Ouest et capitale de toute la À, lé nt bâtie au fond du golfe de La Gonave, avec un port sûr et commode et une belle rade, mais dans un climat malsain. Cette ville à des rues bien alignées, mais pas encore pavées. A dire vrai, aucun de ses bâtimens publics n’est remarquable sous le rapport de l'architecture; le seul pulais du président, qui est l’ancien hôtel du gouverneur français,

et pa

lieu D:

remière. La terriexpulsion de tous ndance des Noirs 1806, Saint-Does, qui avail pris econd , prit aussirement, et parvint » d'Haïti, quoique ice du Nord de la elque temps avant pyaume de Henri, ire, le royaume de le Haiti, végie par 3 le petit état fondé ayes , fondé et gouinué pendant quelrole, qui, cédée en ta toujours sous le er décembre 1821.

t spontanément à la ouva former, sous ti, dont l'indépengrandes puissances.

lépartemens; sous le apport financier: en epartemens , leurs les.

S REMARQUARLES:

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nse-d’Hainault; Cavaillon; -Morne; Terre-Neuve; la

ensuite Cabo-Santoi Cap e (citadelle Henri); Mill

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Port-Plate; Monte-Christi; cepcion de la Vega; Cotuy.

hristophe (San-Cristoval) ; Bany; Azua; Saint - Jean; Beata, Alta-Vela.

Ouest et rapitale de have, avec un port sûr malsain. Cette ville a ire vrai, aucun de ses t de l'architecture; le gouverneur français,

se distingue par ses dimensions, et par l'élégance de ses appartemens. Nous citerons encore le sénat et le lycée. L'arsenal a été brûlé en 1827 ; une assez belle conduite d'eau fournit cet élément à la ville. La Place-d’ Armes, qui est devant le palais, est ornée d’un petit monumentzélevé à la mémoire de Petion. Port - au - Prince possède actuellement les principaux moyens d'instruction de toute la république; nous nommeronë le /ycée, et l'école de médecine annexée à l'hôpital ; on nous assure que les écoles militaire et de dessin, ainsi que la bibliothèque nationale, mentionnées dans plusieurs ouvrages récens comme existantes, ne sont encore qu’en projets; mais les écoles lancastériennes sont déjà assez multipliées. Il y a aussi deux imprimeries, où l’on publiait, en 1826, trois jo rnaux; l'un d'eux. le Zélégraphe, qui continue à paraître, est regardé comme la gazette officielle. Portau-Prince est aussi la plus florissante ville de toute l’île, avantage qu'elle doit à son commerce supérieur à celui de toutes les autres places, et à la résidence de toutes les premières autorités. Sa population, qui a beau-

® coup augmenté dans ces dernières années , s'élève peut-être à 15,000 âmes. 9, L)

Voici les autres villes et lieux les plus remarquables :

Dans le DÉPARTEMENT DE L'OUEST, outre PonT-au-PaincE, que nous venons de décrire, nous nommerons : Leouaxe , pelite ville assez importante, avec un port, et remarquable par le rôle qu'elle joua dans l'histoire de l'Amérique; à l’époque de la découverte c'était la place principale du royaume de Xaragua, régi par le caciqüe Bekechio ; elle se distiugua aussi dans les fastes sanglans de la gucrre de l'indépendauce. Le PuriT-Goave, important par son port ; dans ses environs, sur la route du Grand- Goave, s'élève le Tapion de Petit-Goave, montagne célèbre dans les annales de l'astronomie, par la mesure du pendule faite en 1535 par les académiciens français , qui estinèrent à 355 toises sun élévation au-dessus de la mer. Jacmez, par son port et par son commerce ; c'est le siège d'un tribunal civil. C’est aussi à ce département qu'appartient le prétendu arrondissement ou la commune des Gnawps-Bots, qui figure daus le recensement de 1824 publié par les journaux; ses hubitaus qui, selon M. Mackenzie, vivent dans l’état de nature et sans entretenir aucune relation avec les autres insulaires, occupent les montagnes qui s'étendent depuis les environs du Mirebalais jusqu’à la côte à l'est de Jacmel. Ce sout les descendans des Nègres marons ou échappés des anciens établissemens français; ils n'ont.jamais reconnus et ne reconnaissent l'autorité de personne, On les nomme, dit ce voyageur, les Fien-Viennent , à cause du cri qu'ils poussent, lorsqu'ils se retirent dans l'intérieur de leurs forêts à l'approche des étrangers. D'après un observateur intelligent, qui a longtemps résidé dans cette île, et qui a déjà beaucoup contribué aux découvertes de l'Afrique et à nous faire mieux connaitre quelques parties de la Colombie, cette peuplade serait connue sous le nom de Vien-Vien, et serait beaucoup moins sauvage que nous la représente l'observateur anglais. L'ile Goxavz, la plus grande de celles qui avoisinent Haïti et en dépendent , est sans habilans permanens.

Dans le DÉPARTEMENT DU SUD : Les Cayss, chef-lieu du département, assez jolie ville, au'on peut regarder actuellement comme la seconde place commerçante de la république , à cause de l’activité qu'a prise son- commerce ; c'est le siège d’un tribunal civil ; le gouvernement y a établi une imprimerie et une espèce de gymnase, où cent élèves sunt instruits à ses frais. Les Cayes ont été la capitale de l’état éphémère fondé par le général Rigaud, Le terrible ouragan du 12 août 1831 l'a détruite entièrement, Sarnr- Louis, très petite ville, très déchue, mais encore importante par la beauté de son port et par celle de sa situation. Jérémre, petite ville importante par la fertilité de son terriloire, par son commerce et par son tribunal civil ; c'est dans les montagnes de son tertitoire que Goman avait fondé son état éphémère.

. Dans le DÉPARTEMENT DE L'ARTIBONITE : Les Goxaïves, petite ville, cheflieu du département, avec uu tribunal civil, un port et des bains. ù Dans le DEPARTEMENT DU NCXD : Car-Haïreen, chef-lieu du département,

troseneges

autrefois capitale du royaume de Haïti; avant la révolution elle partageait avec Port-au- Prince, l'honneur d'être en temps de guerre la résidence dn gouverneur général de la partie française de Saint. Domingue. Bâtie au pied de la montagne nommée Le Môrne du Cap et eu face d'une vaste plaine, avec uu beau port, cette ville, malgré les désastres qu'elle a éprouvés depuiffia fin du dernier siècle, est encore la mieux bâtie et la plus belle de l'ile, et n’est inférisure pour la population et le commerce qu’à Port-au-Prince. Ses rues sont larges et pavées, ses maisons toutes en pierre; elle a quelques belles places, des marchés , des fontaines; ses fortifications du côté de la mer, jadis considérables, tombent en ruines; sa belle église de Notre-Dame n'est pas en. meilleur état ainsi que le théatre, le palais du’ gouverneur et deux vastes couvens, Ses bâtimens les mieux conservés sont l'ar. senal et le palais de Christophe ; celui-ci est destiné à loger le président lorsqu'il se rend dans cette ville, Gap-Haïtien est le siège d'un tribunal civil ; d'un tribunal de commerce et le chef-lieu de l'arrondissement militaire et de l'arrondissement financier de son nom, Sa population, qui a beaucoup diminué depuis ces dernières années , est encore estimée à près de 10,000 âmes.

Dans ses euvirons on trouve : Millot, petit village, près duquel on voit les restes dé Sans- Souci, assez belle maison de plaisance bâtie par Christophe, et où il passait une grande partieïde l’année. ses vastes appartemens, qui étaient garnis avec une grande richesse , ont été dévastés après la chute de ce tyran. M. Mackenzie ÿ vit encore la cham. bre à coucher où il mit fin à sa vie par deux coups de pistolets, La chapelle est la seule partie de ce bâtiment que la fureur populaire ait épargnée. A trois lieues de Millot on voit La Ferrière, autrefois la Citadelle Henri, forteresse bâtie par Christophe sur le sommet d'une montagne, haute d'environ 2,500 pieds , afin de s’y réfugier en cas d’insnrrection et d'y renfermer ses trésors. Sa construction , qui a duré plusieurs annéss, a coûté des sommes énormes , à cause des difficultés qu'offrait le transport des matériaux et de l& groe artillerie. On ne peut y arriver que par un sentier étroit et éh partie taillé dans le roc. Ses murailles sont d’une épaisseur extraurdinaire et elles sont garnies de 365 pièces de canon.Elle est très abondamment pourvue d’eau etou ladit toujours approvisiônnée Pour trois ans, M. Mackenzic croit très probable qu’au moment où le tonnerre fit sauter une partie de ses fortifications et dispersa une portion des piastres qu’Henri y avait déposées, la totalité de l'argent comptant que ce despote y avait accumulé s'élevait à 30,000,000 de piastres , où à plus de 150,000,000 de francs dont, après sa mort, 6 millions seulement passèrent dans le trésor de l'état. Mais nous ferons observer qu'un juge très compétent soutient que ce trésor ne s'est jamais élevé au-delà de 40 millions de francs, dont environ la moitié passa dans les caisses de la république. D'ondo nr , misérable village, qui joua un grand rôle pendant-la première périude de la guerre de l'indépendance de Haïti; Où pourrait nommer le territoire montuëéux qui l'enviroune la Fendée Haitienne, à cause de la longue résistance que les Nègres royalistes y opposérent aux insurgés.

Nous nommeruns encore : Fonr-Lisenré, petite ville ruinée, avec un beau port; Lx Ponr-pe-Paix, petite ville commerçante, avec un port; Le More Saner-Nicous, petite ville ruinée par Christophe, qui en rasa les fortifications; ses remparts, élevés à grauds frais par les Français, et considérablement augméntés par les Anglais durant leur occupation , en avaient fait, dit M. Mackenzie, une des plus fortes places maritimes du monde ; sot port, sa position et ses fortifications, qui pourraient facilement être rétablies ; lui donnent encore une grande importance militaire, L'ile Tonrue, renommée pour avoir été le repaire des trop célèbres flibustiers et le premier établissement des Français à Saint-Domingue,

Daus le DÉPARTEMENT DU NORD-EST : Satwr-YaGue, chef-lieu du départewent; siège d'un tribunal civil, mais très déchue depuis les dégâts qu’elle a soufferts lors de la retraite de Christophe sous les ordres de Dessalines en 1805. C’est uñe des plus anciennes villes de l'Amérique, ayant été bâtie en 1504 ; elle est aussi renommée comme des lieus les plus salubres de FAmérique, prérogative justifiée par lé mouvement de sa population , qui offre unemortalité extrêmement petite comparée au nombre de naissances respectives. Port-Prare, petite ville très déchue, mais encore importante par. son port et par la grande exportation d’acajou et autres produits qu'on ÿ fait. AuramtWA, misérable hameau, remarquable par la magnifsve vue dont on y jouit, Munre-Cunisri, ville

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partageait avec Port-auuverneur général de la e nommée Le Morne du algré les désastres qu'elle bâtie et la plus belle de Port-au-Prince. Ses rues belles places, des marnsidérables, tombent en ainsi que le hédtre, le ieux conservés sont l'arésident lorsqu'il se rend a tribunal de commerce nt financier de son nom, \ées , est encore estimée

duquel on voit les restes 'istophe , et où il passait t garnis avec une grande zie y vit encore la cham.

La chapelle est la seule ois lieues de Millot on se bâtie par Christophe in de s’y réfugier en cas duré plusieurs années, ransport des matériaux étroit et éh partie taillé Îles sont garnies de 365 toujours approvisionnée où le tonnerre fit sauter x’Henri y avait déposées, levait à 30,000,000 de t, 6 millions seulement un juge très compétent ns de francs, dont en- , misérable village, qui indépendance de Haïti; idée Haïtienne , à cause insurgés.

, avec un beau port; Mozz Sarnr-Nicoras, ses remparts, élevés à les Anglais durant leur les places maritimes du ilement être rétablies ; TUE, renommée ‘pour lissement des Français

chef-lieu du départequ’elle a soufferts lors . C’est une des plus ani renommée comme un r le mouvement de sa u nombre de naissances nportante pat. son port fait. AcTAMIWA, misé- Monre-Cunisri, ville

cutièrement déchue, par la retraite du Yaque qui y avait autrefois son embouchure, La Vaca, petite ville, que nous nommons pour meutionver les ruines de la Conce pcion de la Vega situées dans les furêts de son territoire; cette dernière «à été la plus florissante ville de Saint-Domingue jusqu'en 1564, époque où un tremblement de terre l’a tellement ruinée que ses habitans prirent le parti de l'abandonner; elle possédait uu hdte/ de monnaie, où l'on frappait des pièces avec l'or retiré des mines et des lavages de cette île. Gorux, très petite ville, très ancienne , qui n’a jamais été importante, malgré le voisiuage des riches mines d'or qu'on y a exploitées jusqu'en 19493 y en a aussi de cuivre aurilère et de fer. Les fameuses monracxes du Cisao appartiennent à ce département, et malgré le jugement défavorable que les agens de la Compaguie anglaise des mines en ont porté deraièrement, M. Mackenzie croit pouvoir aflirmer qu'elles recèlent beaucoup d'or, qui pourrait fournir au moins de riches lavages de ce métal; il ajoute à ce propos que la monnaie de la Concepcion de la Vega frappa 240,000 couronnes (crowns) dans une seule année avec l'or provenant de ses mines,

Dans le DÉPARTEMENT DU SUD-EST : Sanr-DominGue, jadis capitale de toute la partie espagnole, assez grande ville , située non loin de l'embouchure de l'Ozama > Qui Y forme un beau port défendu par plusieurs ouvrages. On la regarde commtäiément comme la première ville bätie par les Espagnols dans le Nouveau-Msnde ; mas M. Mollien nous fait observer que c'est à la Nueva-/sabella, bâtie en 1494 sur la côte sepitentrionale de l'ile, que cette qualification doit appartenir, Détruite presque entièrement en 1502 par un ouragan, Saint-Domiague fut rebâtie sur le bord occidental de l'Ozama, Percée de rues larges et bien alignées, elle à des maisons construites dans le genre de celles de Cadix et généralement solides et bien proportionnées , et quelques édifices remarquables. Nous nommerons surtout la cathédrale, beau bâtiment gothique d'une grande solidité ; où vante la hardiesse de sa coupole; l'arsenal, qui est un des plus grands de l'Amtrique; une partie a été changée eu casernes ; le palais où résidoit le gouverneur espagnol ; celui du cabi/do ou de la municipalité ; le ci-devant collège des jésuites, wansformé en magasin militair& la coupole et le maitre-autel de son église son remarquables, Le xvi° siècléa été Fépoque brillante de Saint-Domingué; depuis lors cette ville a toujours vu décroître son commerce et avec lui ses richesses et sa population , qu'on n'estime plus qu'à environ 10,000 habitans. Elle est encore le siège d'un archevéché, d’un tribunal civil, d’un tribunal de commerce et est le chef-lieu de l'arrondissement militaire et fi: tancier de son nom. Quelques établissemens littéraires peu considérables remplacent son ancienne université ; le gouvernement ÿ possède une imprimerie ; la gazette qu'on y publiait a déjà cessé.

* Nous nommerons encore ; Ss1wr-Crisrorue , dans les environs de Saint-Domingue, pour,ses florissantes plantations et les fortifications que le général Borgella y a élevées dernièrement. Hicuax, très petite ville, renommée dans toute l'ile par son célèbre sanctuaire de Notre-Dame, visité annuellement par un grand nombre de dévots: c'est la Lorete de Haiti. Samasa, très petite, située sur la grande baie, à laquelle élle donne le nom; quoique on la représente à tort comme une place commerçante, uous ne la regarderons avec M. Mollien que comme le bagne d'Haiti. L'ile Saowe , habitée temporairement par des pêcheurs.

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