AMÉRIQUE-ANGLAISE
POSITION ASTRONOMIQUE. Les établissemens anglais en Amérique, s'étendant , quoique avec d'immenses interruptions, d’un bout à l’autre de cette partie du monde, nous n'indiquerons que la longitude et la latitude de la partie la plus étendue de l’Amérique-Anglaise , de celle qu’on peut considérer comme formant une masse de pays continus, malgré les bras de mer considérables qui en séparent les îles regardées par les Anglais et les géographes comme appartenant à cette grande division du Nouveau-Monde. Les positions astronomiques que nous allons indiquer ne se rapportent donc qu’au Canada, au Labrador, à ce que plusieurs géographes modernes appellent Nouvelle-Bretagne, ainsi qu'aux archipels, dans les mers boréales, nouvellement explorés par les navigateurs anglais, et aux vastes contrées qui, vers l'ouest, s'étendent entre les Mortagnes Missouri-Colombiennes (Rocky Mountains) et le Grand-Océan.
Longitude occidentale de la Nouvelle-Bretagne et dépendances, entre 55° et 142°. Latitude boréak, entre 4a° et 78°.
CONFINS de la Nouvelle-Bretagne et dépendances. Au nord, l'Océan- Arctique. A l'est, la mer de Baflin et le détroit de Davis qui la séparent de l’'Amérique-Danoise , ensuite l'Atlantique. Au s«d , l'Atlantique et la confédération Anglo-Ainéricaine. A l’ouest, le Grand-Océan et l’Amérique- Russe. Les autres parties de l’Amérique-Anglaise sont trop morcelées pour
ue notre cadre nous permette d’en indiquer les confins ; la simple inspection d'une carte fera beaucoup plus que tous les détails que nous pourrions donner.
FLEUVES. Cette partie du Continent-Américain offre un grand nombre de fleuves que la pente du sol fait aboutir à cinq mers différentes. Le tableau suivant présente le cours de ceux qui, plus que les autres, attirent l’attention du géographe pas l'étendue des pays qu'ils traversent; ils sont classés d’après les mers différentes auxquelles ils portent le tribut de leurs eaux.
L'OCÉAN-ARCTIQUE reçoit :
Le Macaenzim, qui est le plus grand fleuve de cette mer dans l'hémisphère occidental. 11 commence son cours sur le versant oriental des Montagnes Missouri-Colombiennes (Rocky-Mountains) par la réunion de plusieurs petits bras, parmi lesquels celui de la Paix, nommé aussi Ounuican ou Unisan, est regardé comme le principal; on l'appelle aussi ie Baas UccrenTaL par opposition à un autre très considérable, qui vient du sud, en descendant de la mème chaine et que les géographes appellent Bras OnienraL. Le Mackenzie continue son cours sous le nom de Ruviène D8 LA Paix à travers le pays des Chepewyaus, en passant par quelques misérables forts en bois qui appartenaient à la Compagnie du Nord-Ouest ; il entre ensuite dans le grand ac Ararastow (dit aussi des Montagnes), auquel aboutit encore la grande Rivière Atapeskow ou de l’Elan. En sortant de ce lac il prend la dénomination de Rivièae vu Lac ve L'EscLAvæ, en passant à quelques milles à l’ouest du fort Chipaway. Le Mackenzie baigne ensuite le fort Entreprise et traverse le grand Lac ps L'Escrave, sur lequel s'élève le: fort Providence ; c'est en sortant de ce grand lac qu’il reçoit le nom de Mackenzrs. Ue fleuve passe ensuite par le fort Espérance, et après avoir traversé les salitudes que parcourent les Indiens des Montagnes , les Indiens Querelleurs et les Esquimaux , il entre enfin dans l'Océan-Arctique. En ne tenant pas compte des nombreux affluens qui se rendent dans les grands lacs Atapeskow et de l'Esclave, les principaux affluens du Mackenzie à la droite sont : la Rivière de l'Elan ou Atapeskow, que quelques géographes regardent
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à tort comme le bras principal de l’Ouugigah ou Rivière de la Paix ; c'est jusqu’à présent le plus grand de tous les affluens connus de ce fleuve comme aussi du lac Atapeskow: Vient ensuite le Fleuve de l'Ours, qui décharge le vaste lac du Grand-Ours, Parmi les affluens connus à la gauche, nous ne nommerons que la Rivière des Monta gnes, qui jusqu'à présent parait en être le plus considérable.
Le Corrsamine, où la Rivièas De La Mine ox Cuivaz, prend sa source dans les hauteurs qui sillonnent les solitudes parcourues par les Iudiens-Cuivre, traverse un grand nombre de lacs, parmi lesquels on distingue ceux de Porwr et de Ren-Rocs , franchit une iufinité de rapides et de cascades , et, après avoir baigné le pays des Esquimaux , aboutit à l'enfoncement occidental du golfe de George IV, qui est lni-mème un des plus remarquables de l'Océan-Arctique.
La MER DE HUDSON reçoit :
Le Cuuncmirs où Missixies, dont où ue eonnait pas encore bien la source, et dont le cours laisse encore beaucoup à desirer. Plusieurs géographes s'accordent à regarder la Rivièas pu Castor comme la partie supérieure de ce fleuve; il traverse ensuite le Lac ve LA Caosse , celui de l'Ours; après èhe sorti de ce dernier il prend les noms de Missrmes et de Guuncurcr; c'est sous cette dernière dénomination qu'au fort Churchill, il entre dans la mer d'Hudson, Le Missinipi baigne le pays des Knistenaux , reçoit à la gauche les eaux du grand lac des Rennes, qui paraît communiquer avec le lac Wollaston ; ce dernier communiquant avec le lac Atapeskow par la rivière Stone, le bassin du Churchill se trouve ainsi communiquer avec le bassin du Mackenzie.
Le Necsox, qui est le plus grand courant de cette mer. Il est formé par la réunion de deux branches : la SasRATGRAWAN-SaPTENTRIONALE et la SASRATCHAWAN-MÉRIDIONALE,. qui descendent des Montagnes Missouri-Colombiennes (Rocky-Mountains); la Branche- Septentrionale passe par le fort Augusta et à quelques milles au sud de Hudson-house ; la Branche-Méridionale, par Chesterfield-house. Après leur réunion, le Saskatchawan , nommé autrefois Fceuve Bounson, passe par Cumberland-house , entre dans le grand lac Winnipeg, en sort sous le nom de Nelson, et, après avoir traversé la Nouvelle-Galles, se décharge à Fort-York dans la mer d'Hudson.
Le Szvenx, sclon les meilleures cartes, sort du lac Winnipeg, passe par le fort Canadien , et, après avoir arrosé la Nouvelle-Galles, entre à Severn-house dans la mer d'Hudson. C'est ici qu'il nous parait le plus convenable de placer la description de deux importans affluens du lac Winnipeg : la Aivière- Rouge (Read-River) et le Win ipeg. Toute la partie supérisure du cours de ce derüier offre plutôt une série de lacs que les bords d'un fleuve; les principaux de ces lses sont : le /ac Blanc, le lac Vermillon, le lac de la Pluie et le lac des Bois qui est le plus grand; tous ces petits bassins sont sur les frontières anglo-américaine et anglaise; le lac Salé et autres appartiennent en commun au Winnipeg et au fleuve Azsanx , autre tributaire de la mer d'Hudson, La Rivière- Rouge ést formée par la réunion de deux branches principales : l'Assinibouis où Haute-Rivière-Rouge, grossie à la droite par la Souris, et la Rasse-Rivière-Rouge, qui vient du territoire anglo-américain, où elle est grossie par la Rivière du lac Rouge. Tous les pays arrosés par ces fleuves sont occupés par les Indiens Chipaways, Kuistenaux, Assiniboines et autres tribus indépendantes ; on n'y trouve que quelqnes petits forts qui appartenaient aux compagnies du Nord-Ouest et de la Raie-d'Hudson.
Le GOLFE DE SAINT-LAURENT, qui est un enfoncement de l'OGÉAN-ATLAN- TIQUE, reçoit :
Le Saixr-Laurenr, qui est le plus grand fleuve de l’Amérique-Anglaise, et dont nous avons déerit le cours de la partie supérieure aux pages 934 et 1000. A son issue du lac Ontario le Saint-Laurent forme ce qu'on appelle le Lac ps Mixx Iues; il passe eusuite par Brockville, Johnstown, Cornwall; plus bas il s’élargit pour former ce qu'on appelle le Lac Saner-François ; poursuivant son cours vers le nord-est il baigne Montreal, forme ensuite l'élargissement nommé Lac Sainr-Pranne, arrose Trois-Rivieres , Quebec et autres vil: seaucoup moins importantes, et par une embouchure qui par ses dimensions ressemble à un bras de mer , il entre daus le golfe auquel il donue le nom. Ses principaux affluens à la droite sont : le Richelieu (Sorel ou Chambly), qui offre la siu-
gularité d’être beaucoup plus large dans la partie supérieure que daus la partie inféricui de son cours; il sort du lac Champlain, qui appartient à la confédération Anglo-Américaine, et passe ensuite par l'Ile-aux-Noix, St-John et Fort William Henry, autrefois vommé Sorel; la Chaudière, remarquable par sa belle cascade. Les principaux affluens à la gauche du Saint-Laurent sont : l’Ort a w a (Outtawa ou Grande-Rivière), le plus grand des affluens de ce fleuve; il paraît naître dans les environs du lac Abbitibbe, traverse le /a c Temiscaming, forme les élargissemens nommés /ac Chat, lac Chaudière et autres, et après avoir séparé le Haut-Canada du Bas-Canada, il joint ses eaux à celles du Saint-Laurent près de l'ile Montreal ; le Madawasca, le Mississipi, le Rideau, si important par le canal qui doit le joindre au lac Ontario, et la Petite- Nation sont ses prin- Cipaux affluens; viennent ensuite la Rivière- Maurice, qui traverse le lac Saint- Thomas et baigne Trois-Rivières; le Montmorency, d'un cours très borné , mais remarquable par sa magnifique cascade; et le Saguenay, le plus grand après l’Ottawa; il est nommé Pikouagamis au-dessus du lac Saint-John qu'il traverse ; c'est à Tadousac que le Saguenay mêle ses eaux à celles du Saint-Laurent. La reconnaissance que le gouvernement du Canada a fait faire dernièrement de cette rivière a enrichi la géographie physique d’un fait encore unique sur le globe; c'est que le lit de la Saguenay of fre , pendant environ 60 milles anglais, une profondeur qui varie depuis 600 jusqu’à 900 pieds anglais; à son confluent avec le Saint-Laurent, il est 600 pieds plus profond que ce dernier, dont le lita 240 pieds de profondeur, de sorte que la profondeur absolue du Saguenay est en cet endroit de 840 pieds! De hautes montagnes, d'environ 2,000 pieds anglais d’élévation, bordent la profonde vallée de ce fleuve extraordinaire, dont la largeur varie dans toute la partie explorée depuis un quart jusqu'à deux milles anglais,
Le Minamicur, dont le cours est très borné, mais dont le bassin est très remarquable par les belles forêts qui entretie. ‘ent les nombreux chantiers établis sur ses bords et ont fourni depuis plusieurs années une immense quantité de bois de construction au Royaume-Uni. Malheureusement d'horribles incendies en ont détruit de vastes espaces. Le Miramichi traverse une grande partie du Nouveau- Brunswick, baigne Newcastle et débouche dans la baie de son nom.
Le GOLFE DU MEXIQUE, qui est une subdivision de la MÉDITERRANÉE-CO- LOMBIENNE, reçoit :
Le Mississres , dont nous avons décrit le cours aux pages 936 et 1003. C'est à la gauche du Missouri, qui est son plus grand affluent, qu'aboutissent les petits courans qui arrosent une fraction du territoire anglais.
L'OCEAN-ATLANTIQUE reçoit immédiatement :
Le Poumaroux , qui arrose la Guyane-Auglaise ; dans quelques parties de son cours ce fleuve marque la frontière entre la république de Colombie et cette partie de l’Amérique-Anglaise,
L'Esssqueso , qui est le plus grand de tous les fleuves de l'AmériqueMéridionale, entre l'Orénoque et l’Amazone ; son embouchure est remarquable par sa grande largeur; on ne connait encore qu'imparfaitement la partie supérieure de son cours. L’Essequebo paraît naître dans la Serra de Tumucumaque dans l'empire du Brésil, arrose l’extrémité septentrionale de la province de Parà, sépare ensuite la Colombie de la Guyane-Anglaise, traverse cette dernière du sud au nord en passant par Fort-Insel et se rend dans l'Océan. Ses principaux affluens à la gauche sont : le Rupuniri ou Rupunuwini, si renommé dans le mithe d'Eldorado; le Cuyuni, qui parcourt la partie orientale du département colombien de l'Orenoco, où il est grossi par le Mazarony ; c'est le plus grand de tous les affluens de ce fleuve.
, Le Demenani, dont on ne connaît pas encore exactement ni les sources ni la partie supérieure de son bassin; il traverse du sud au nord la florissante colonie de Demerari, en passant par Georgetown. :
Le Bensice, dont le cours est presque parallèle à celui du Demerari, Ce fleuve donne le nom au gouvernement de Berbice, traverse cette importante colonie en passant par Nouvelle-Amsterdam ; dans sa partie supérieure il offre plusieurs grandes cataractes.
. Le Conenryx ou Conuwrine, rourt du sud au nord en séparant la Guyane-Anslaise de la Guyane-Hollandaise.
as la partie inféricui e lération Anglo-Amériliam Henry, autrefois Les principaux affluens Rivière), le plus grand bitibbe, traverse le /a c lac Chaudière et int ses eaux à celles du pi, le Rideau, si im- - Nation sont ses prinraverse le lac Saintcours très borné , mais plus grand après l’Otà qu'il traverse ; ‘c'est à ent. La reconnaissance te rivière a enrichi la le lit de la Saguenay of lepuis 600 jusqu’à goo pieds plus profond que la profondeur absolue gnes , d'environ 2,000 e extraordinaire, dont u’à deux milles anglais.
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ÉDITERRANÉE-CO-
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nuwini, si renommé
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les sources ni la partie colonie de Demerari,
nerari. Ce fleuve donne colonie en passant par krandes cataractes.
Eparant la Guyane-Au-
Ou doit ajouter que la vaste Barzx Fun y, une des dépendances de l'Océan-Atlantique, si remarquable par ses hautes marées , reçoit les fleuves suivans :
Le Saint-Jean ou Sainr-Joux, qui vient de la frontière du Maine dans les États-Unis, traverse une partie du Bas-Canada et la meilleure partie du Nouveau-Brunswick, dont ilest le plus grand fleuve, passe par Frederictown et, à Saint-John, il entre dans la baie Fundy. Ce fleuve est devenu de nos jours d'une grande importance pour les géographes, parce qu'il traverse le vaste espace réclamé d’un côté par l'Angleterre et de l’autre par les États-Unis. Parmi ses nombreux affluens nous ne nommerons que le Saint-Frangois, parce que le lit de cette petite rivière, joint à celui du Saint-Jean , marque jusques à son confluent la ligne de démarcation que le roi de Hollande , nommé arbitre par les deux puissances , dans cette dispute, vient de déterminer ; la position de cette ligne ôte aux Anglais plus de la moitié de l'espace auquel ils prétendaient.
Le Sainre-Croix. Nous nommerons ce petit courant parce qu'il trace la frontière entre le Nouveau-Bruuswick et l'état du Maine; du côté anglais il baigne Saint-Andrews.
Le Suusenacanyx, autre courant très petit devenu de nos jours d’une grande importance par le beau canal qui y aboutit. Le Shubenacady coupe presque par le milieu la Nouvelle-Écosse et débouche dans le Bassin de Minas (Bason of Minas), une des deux grandes baies qui forment l'extrémité de la baie Fundy.
Le GRAND-OCÉAN reçoit plusieurs fleuves dans les limites de l’Amérique- Anglaise , mais ils sont tous encore trop peu connus et trop peu importans pour que notre cadre nous permette d’en tracer le cours. Nous nous bornerans à nommer le Tacourcue-Txsse décrit à la page 1005. Ce n'est que la partie supérieure de son bassin et toute la rive droite de la partie inférieure, qui, selon les cartes les plus récentes, appartiennent aux Anglais; tout le reste, d'après ces mêmes cartes, serait compris dans le territoire Anglo- Américain. Voyez l’article Division et la Région de l'Ouest, aux pages 1146 et 1147.
CANAUX. Nous sortons du plan adopté pour la description des états de cette partie du monde pour signaler au lecteur plusieurs beaux canaux de cette partie du monde, sur lesquels toutes les géagraphies les plus récentes gardent le silence (à l'exception du canal de La-Chine), quoique l’un soit déjà en pleine activité depuis plus de deux ans, et que les autres aient été commencés depuis plus d’un lustre. Ces canaux sont :
Le camaz Wezano, ouvert dans le Haut-Canada pour éviter la chute du Niagara et établir la communication entre le lac Ontario et le lac Erié. Il commence à Port-Maitland sur ce dernier, traverse la vallée du Chippewa et aboutit au Port-Dalhousie sur le lac Ontario. Sa longueur n’est que de 36 milles anglais, mais par ses grandes dimensions , dit M. Tanuer , il n'a d'égal en Amérique que le canal de la Delaware-et-Chesapeake que nous avons décrit à la page 1007. La nature difficile du terrein, sa forte pente qui a nécessité la construction de 34 écluses, doivent le faire ranger à côté des ouvrages hydrauliques dont l'exécution a le plus coûté, Son point culminant est à 334 pieds anglais. M. M’ Gregor dit qu’il a 59 pieds anglais de largeur et 8 172 de profondeur.
Le caxaz Ripzau , qui n'est pas encore achevé; il doit joindre le lac Ontario à l'Ottawa , affluent du lac Saint-Laurent. 11 commence à Kingston sur le lac Ontario , et à travers une chaîne de petits lacs, il va se joindre au Rideau , tantôt en longeant celte risière, tantôt s’identifiant avec elle ; il aboutit à Bytown, non loin du confluent de l'Ottawa avec le Saint-Laurent. Sa longueur totale de Kingston à Bytown, en y comprenant la naviga-
tion naturelle des fleuves et des lacs , est de 160 milles anglais. Son point culminant au-
dessus de l'Ottawa est à 290 pieds anglais; cette pente a exigé la construction de 19 écluses du côté de Kingston et de 34 du côté de Bytown. M. M’ Gregor dit que la dépeuse a été estimée à 500,000 liv. sterlings.
Le canat ve La-Cuimx, commence immédiatement au-dessus de Montréal, en cou pant l'ile de ce nom; il a été entrepris en 1821 par une compagnie et a coûté, selon M. M'Gregor, 130,000 liv. sterling ; sa longueur est de 9 milles anglais, sa largeur de 20 pieds anglais et sa profondeur de 5 pieds.
Le canaz pe GranviEze, entrepris dernièrement par le gouvernement dans les en-
re,
virons de cette bourgade ,-afin d'éviter les rapides qui embarrassent la partie inférieure du cours de l'Ottawa ; il s'éteud de Vandrieul jusqu'au Loug-Saut. On estime la dépense à 180,000 liv. sterl.
Le caxac d'Mazirax qui sera bientôt achevé. 11 doit joindre celte ville au Shubenacady , et par conséquent réunir l'Atlantique à la baie Fundy, et proprement le port d'Halifax au Bassin de Minas, vaste anse de la baie Fundy. Sa longusur totale sera de 54 milles angiais ; sa largeur à la superficie de 60 pieds auglais et de 36 au fond ; il sera navigable pour des vaisseaux qui tirent 8 pieds.
D'autres canaux ont été propusés; nous n’en citerons que deux : le caxar de 11 milles anglais qui doit joindre la baic Verte, enfoucement du golfe de Saint-Laurent au CumberlaudeBason, enfoncement de la baie Fundy; la dépense est estim£e a 70,000 liv, sterl, pour le rendre navigable pour des navires qui tirent 8 pieds ; le caxaz ne v'ice car Baxrox, qui doit ouvrir une communication eutre le Bras-d'Or et la baie de Saintbierre (Saint-Peter's bay) ; on a estimé sa dépense à 17,150 liv. sterl.
La partie de la Guyane, actuellement dépendante de l'Angleterre, offre elle aussi quelques canaux navigables pour de gros bateaux ; ils ont été construits sous le régime
‘ hollandais. Le canar pu Mauarca parait être le plus considérable , surtout lorsqu'on a
égard à ses différentes branches; d'un côté il met en communication le village et le fleuve de Mahaica avec le Demerari, de l'autre il se réunit à un autre canal qui part du golfe du Mahaicony. On a projeté depuis quelques années l'ouverture d'un caxa entre le Bensics ct l'Asany, qui aboutirait ensuite au Mahaïcuny. Nous ignorous si ce projet a été exécuté.
DIVISION ct TOPOGRAPHIE. Comme nous l’avons déjà dit, les possessions Anglaises, dans cette partie du monde, ne forment point une masse de pays continus, mais seulement un ensemble de plusieurs contrées, que d'immenses intervalles séparent les unes des autres. Comme nous n'aimons pas à introduire des noms nouveaux, nous reliendrons, malgré son peu de convenance, la dénomination générale de Nouvelle-Bretagne adoptée dernièrement par presque tous les géographes et par les cartographes pour désigner les deux Canada , la Nouvelle-Galles ct autres contrées de l’Amérique-du-Nord soumise aux Anglais; mais nous y rattacherons toutes les vastes solitudes qui s'étendent, au nord, jusqu’à l'Océan-Arctique, à l’est, jusqu’à la Méditerranée-Arctique et à l'Océan Atlantique, et, à l'ouest, jusqu'aux confins de l’Amérique-Russe et au Grand-Océan. Nous réunirons aussi à cette immense cturée toutes les îles qui en sont voisines, à l’exception de celles qui forment partie de l’Archipel Arctique ou des Terres- Arctiques décrites aux pages 944 et 945. De cette manière, la Mouvelle- Bretagne offrira ia plus grande des divisions géographiques de l’Amérique- Anglaise; elle doit en outre être regardée comme le noyau des Possessions Britanniques dans l'Amérique-du-Nord, à cause de la continuité de son immense territoire et à cause du développement qu’y ont pris dans ces derniékps années la population, l’industrie, le commerce et l'agriculture. Les autres régions géographiques sont les Terres-Arctiques-Anglaises, les éles Bermudes , les Antilles- Anglaises, la Guyane- Anglaise et la Patagonic- Anglaise. Sous le rapport admiuistratif, les divisions de cette partie de l'empire Britannique sont bien plus nombreuses : nous les avons indiquées toutes"dans le tableau ci-dessous, où chaque gouvernement principal et ses subdivisions les plus importantes sont rangés d'après les grandes divisions géographiques que nous venons de tracer. Mais ici notre franchise nous engage à déclarer que, malgré toutes les recherches que nous avons faites pour connaître avec exactitude les contrées diverses qui relèvent de chacun des gouverneurs, nous n’avons pu atteindre entièrement notre
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but, surtout à l'égard des subdivisions des Antilles. Ni quelques Anglais trés instruits auxquels nous nous sommes adressés, ni l'Edinburgh Almanach de 1832 , ni même le British Imperial Calerdar de cette année, n'ont pu résoudre nos doutes. Nous croyons cependant que les divisions de notre tableau peuvent être regardées comme aussi exactes que possible, ayant prolité d’une foule de faits importans que nous avons puisés aux sources indiquées dans la préface, comine aussi des précieux renseignemens que M. M’ Gregor vient de publier dans son savant ouvrage sur l’Amérique-Anglaise (The British America), qui embrasse presque tout ce que nous venons de comprendre sous le nom de Nouvelle-Bretagne, On doit aussi ajouter que les auteurs et les géographes anglais s'accordent à partager toute l'Amérique, qui dépend de leur monarchie, en deux divisions principales, savoir: Barrisa NonTH-AmenIcin CoLonirs (Colonies Anglaises de l’Amérique-du-Nord), qui comprend le Bus et le Haut-Canada, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Vfle de Cap-Breton, celles du Prince-Edouard et de Terreneuve ainsi que les vastes espaces parcourus par les chasseurs aux gages de la nouvelle Compagnie de la Baie-d’Hudson; Barrisn Wesr- Ixpian Coconirs (Colonies Anglaises des Indes-Occidentales), qui comprend les Antilles, les Lucaies, les Bermudes , la Guyane et l'établissement du Yucatan. Ces mêmes auteurs s'accordent aussi à comprendre sous la dénomination générale de Leervard- Islands (Iles sous le Vent), les îles Antigoa, Montserrat, Nevis, Suint-Christophe, Barboude , Anguille et les Vierges-Anglaises , Tortola, etc.; quelques géographes même font de toutes ces Îles le gouvernement ou la division administrative de cenom. Au reste, ces incertitudes dans les subdivisions administratives viennent en grande partie du régime de ces colonies qui, suus certains rapports, est militaire; et de la confusion faite par les auteurs nationaux ct étrangers entre les divisions administratives et les divisions judiciaires. Quelquefois les divisions ecclésiastiques ont été une nouvelle source d'erreur.
En rappelant au lecteur ce que nous avons dit aux pages 559 et 5fa, nous ajoutcrons que les vastes pays que nous proposons de nommer Région Mackenzie-Saskatchawan et Région de l'Ouest, cinsi que la Nouvelle- Galles , \e Maine-Oriental, \e Labrador et toutes les solitudes glacées des Terres-Arctiques , ne sont des possessions anglaises que de nom; elles doivent être rangées avec les prétendues possessions du même genre qui forment une si grande partie de l'Amérique ci- devant Espagnole, de l'empire du Brésil, et du territoire de la confédération Anglo-Américaine, Ces vastes solitudes ne sont, à propreinent parler, qu’une des parties les plus importantes de ce que nous avons nommé Æ#mérique-Indigène Indépendante. C’est aussi à ce chapitre et au long article ethnographie, que nous renvoyons le lecteur pour tout ce qui concerne les nations qui vivent dans ces régions inhospitalières. A l'égard du vaste espace compris dans les bassins du Columbia et du Caledonia, espace que les curtes les plus récentes représentent comme appartenant aux Etats-Unis, nous ferons observer, que par l’intéressant voyage dans ces contrées, que M. Ross Cox vient de publier , il paraît que ces solitudes, où le règne végétal étale ses plus grands colosses , et que de faibles tribus indépendantes parcourent dans tous les sens, bien loin d'appartenir aux Anglo-Américains, sont au contraire occupées de fait par les chasseurs Anglais, qui y ont déjà érigés deux forts sur le Columbia. Con.idérées sous le rapport administratif,
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