‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 290 sur 457 · GUYANE-ANGLAISE · texte numérisé non relu

GUYANE-ANGLAISE

Gouv. n'Esssquasr-Damanant Gaonaz-Towx (jadis Stabroek ), la plus importante de lu ou de la Guyane. Guyane-Anglaise par son commerce, par sun port et par sa population, qu'on porte actuellement au-dessus de 16,000 âmes; Fort-Insel, dans la colonie d'Essequebo. Gouv. n& Dunstor. .…. . .... Nouvar.Ls-Amsi1anbaw, très petite; le gouverneur y réside. PATAGONIE.

Ancurpar, ne MacazLan. . . . C'est sur l'autorité de Hassel et de Stein que nou’. citerons

ici le petit établissement de Orrano, fondé eu 1818 par quelques colons anglais sur l’Âe des Etats, pour favoriser la pêche de la baleine qu'on fait dans ces parage». Aucune géographie anglaise, que nous sachions, ne Le mentionne.

Dans des contrées qui n'offrent auçun souvenir historique important, où le géographe n’a pas de monumens à signaler à l’attention de l'archéologue, et dans lesquelles la population étant encore presque partout très clair-semée ou sauvage, il ne trouve que peu ou point d’édifices et d'institutions remarquables à décrire, nous aurons très peu de choses à dire dans cet article, surtout après les détails que nous venons d’intercaler dans

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le tableau des divisions administratives, et après ce que nous avons dit à l'article des canaux. Nous nous bornerons à la description des villes les plus remarquables de cette partie de l'Amérique, en suivant l'ordre adopté dans le tableau.

* Dans le BAS-CANADA : Quenuc, située sur la rive gauche du Saint-Laurent, qui, avec-la rivière Saint-Charles , forme le promontoire sur lequel s'élève la ville, « Un superbe bassin, dit un géographe célèbre, où plusieurs flottes pourraient mouiller en sûreté, une belle et large rivière; des rivages partout bordés de rochers très escarpés, parsemés ici de forêts, là surmontés de maisons ; les deux promontoires de la Pointe-Levi et du Cap-Diamant ; la jolie ile d'Orléans et lu majestueuse cascade de la rivière Montmorency, tout concourt à donner à la capitale du Bas-Canada un aspect imposant et vraiment magnifique. » Quebec est divisée en deux villes entièrement distinctes : la 7i//e-Haute, bâtie sur la pente du Cap-Diamant , dont le sommet est élevé de 350 pieds anglais au-dessus du fleuve ; c’est la plus belle; et la 7ile-Basse, située sur un terrein artificiel enlevé aux flots; cette partie de Quebec n'offre aucun bâtiment vraiment remarquable, Depuis quel. ques années la capitale du Canada s'est beaucoup embellie; on y a construit plusieurs mai. sons d’une assez belle apparence. Parmi les principaux édifices on doit nommer surtout : le chdteau de Saint-Louis, ou le palais du gouverneur, à cause de ses grandes dimensions et de son aspect imposant; la cathédrale catholique, qui n'est remarquable que par son étendue; la cathédrale protestante, assez belle église moderne, surmontée d'une belle aiguille; le collège, beau et vaste bâtiment en pierre, où 200 jeunes gens sont élevés ; la chapelle du séminaire, qui possède les plus beaux tableaux de tout le Canada ; les casernes, grand et bel édifice en pierre de trois à quatre étages:et l'arsenal, qu'on nous assure contenir des armes pour 100,000 hommes. Mais les constructions les plus remarquables sont les fortifications, pour lesquelles on a dépensé des sommes énormes, et qui, lorsqu'elles seront achevées, rendront Quebec une des plus fortes places de l'Amérique. 1a citadelle surtout, construite sur le Cap-Diamant, est ceinte de fortes murailles garnies d'uneartillerie formidable; on la regarde comme imprenable ; les casemates, quand elles seront finies, pourront mettre près de 5,000 hommes à l'abri des bombes. Nous avor: déjà signalé l'activité commerciale de Quebec , qui dans l'Amérique-Continentale-Anglaise n'a de rivale que Montreal. Plusieurs bateaux à vapeur partent régulièrement tous les jours de ces deux villes, vivitient tous les lieux intermédiaires , ainsi que les bourgades qui se trouvent dans leurs environs à plusieurs milles à la ronde, quelques-uns sont aussi longs qu'une frégate de 40 canons et offrent dxns leur intérieur, menblé avec une grande élégance, toutes les commodités qu'on trouve dans les meilicures auberges de l'Europe. Les principaux établissemens littéraires de Quebec sont le collège et ‘e séminaire ; viennent ensuite plusieurs écoles élémentaires, une bibliothèque publique assez riche et, depuis quelques années, Ja société de littérature et d'histoire de Quebec, diviste in quatre sections; savoir : littérature, histoire générale, sciences et ‘arts ; elle a déjà publié des mémoires intéressans; on doit aussi nommer la société d'agrirulture, celle de médecine , ainsi que les deux sociétés, une d'hommes et l'autre de femmes, pour la propagation de l'instruction et de l'industrie dans le Canada; enfin le cabinet littéraire (Exchange Reading-room), qui possède une assez belle éibliothèque et qui reçoit un assez grand nombre de journaux. Parmi les journaux publiés dans cette ville se distingue la vieille gazette en français et en anglais; elle a commencé à paraître en 1764.et était regardée comme ie journal officiel du pays jusqu'en 1823. Cette ville est le siège d’une cour de justice, d'un évéché anglican et d'un évéché catholique, qu’on peut regarder comme le primat de tous les catholiques de cette partie de l'Amérique ; elle est aussi la résidence du gouverneur général, qui a le titre de capitaine général de toute l’Amérique-Anglaise. On ne-connaît pas exactement la population de Quebec; nous la porterons, avec M. M’ Gregor, au-dessus de

30,000 âmes, en comprenant celle de ses fanbourgs.

Dans ses environs immédiats, qui offrent une population assez concentrée, on trouve plusieurs lieux remarquables ; nous ne citerons que les suivans : Beaufort, petite bourgade ; remarquable par le grand moulin à scies construit dernièrement par M. Patterson; il contient 80 scies isolées et.5 ‘autres: circulaires, qui, mises en mouvement par les

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eaux , coupent avec une étonnante rapidité les planches qu'un mécanisme ingénieux y adapte ; tout près on admire la superbe cascade du Montmorency, qui porte à la gauche du Saint-Laurent le tribut de ses eaux, De l'autre côté de ce grand fleuve est situé Pont- Levi, village remarquable par la belle cascade que la Chaudière, affluent droit du Saint- Laurent, fait à quelques milles au sud de Quebec. Orléans, jolie bourgade sur l'ile de ce nom , qu'on doit mentionner à cause de sa fertilité et de sa position charmante, Sou extrémité occidentale offre un des points du globe les plus remarquables; c'est le vaste chantier sur lequel, en 1824, on a construit le Co/umbus et, en 1825 , le Baron Renfrew, vaisseaux énormes de plus de 300 pieds anglais de long; ces deux colosses sont arrivés tous les deux à la Tamise, mais le premier périt en retournant en Atnérique et le second fit naufrage près de Gravelines. Nous réservons pour un autre ouvrage la comparaison avec les plus grands vaisseaux de ligne construits dans les temps modernes; en attendant, appuyés sur des mesures exactes, nous n'hésitons pas à regarder le Columbus et le Baron-Renfrew comme les plus grands hätimens qui aient navigué sur l'Océan. L orette, village d'Iroquois convertis et civilisés par les missionnaires catholiques : on y remarque une assez belle église.

Moxrazar, située sur la côte méridionale de l'ile de ce nom, non loin d'une colline, qui lui a valu sa dénomination, C'est une assez jolie viile, qu’on peut regarder comme la première Pa commerçante non-seulement du Canada , mais de tout le Continent-Américain dépendant des Anglais. Ses principaux édifices sont: la nouvelle cathédrale pm , beau temple commencé en 1825 et ouvert au culte en 1829; ses grandes dimensions doivent le faire ranger ré les plus grandes églises du Nouveau-Monde ; on calcule qu'il peut contenir de 10 à 12,000 personnes; l'église principale anglicane (principal english church); le couvent des Sœurs-Grises , vaste bâtiment; le collège , autre grand édifice en pierre, bâti en 1819; 300 élèves et plusieurs professeurs y sont logés; les casernes ; le fhédtre ; l'hôpital général, le plus grand et le mieux organisé de toute l'Amérique-Anglaise; le séminaire de Saint-Sulpice ; la maison-de-ville ; la nouvelle prison, On doit citer aussi dans la place du marché le monument de Nelson , belle colonne d'ordre dorique de 3u pieds de haut, surmontée de la statue colossale de ce marin célèbre et ornée d'emblèmes relatifs à ses exploits maritimes. Parmi les bâtimens des particuliers nous nommerons la Masonic-Hall, qui est une des plus grandes et des plus belles auberges de l'Amérique, Sous le rapport littéraire Montreal est à présent la première ville de l'Amérique-Anglaise. Ses gamer établissemeus sont : le coflîge français, espèce d'université; l'université anglaise (english university), fondée, en t82z, sur le plan de celles de l'Angleterre, quoique sur une bien plus petite échelle ; le séminaire catholique; l’école latine (grammar school), l'institut classique académique (classical academical institution) , les deux académies classiques (classical academies) et plusieurs autres institutions inférieures et écoles élémentaires. Parmi les établissemens littéraires d'un autre genre, on doit nommer : la société d'histoire naturelle de Montreal; elle publie des mémoires et possède une bibliothèque; l'énstitut mécanique (mecanic's institution), avec un musée; la societé d'agriculture, celle d’horticulture, et les deux sociétés, une d'hommes et l'autre de femmes, pour la propag ‘ion de l'industrie et des progrès de l'éducation ; \e cabinet littéraire (Newsroom), formé dernièrement par de nombreux souscripteurs dans un local bâti tout exprès ; il possède la /iblioïhèque dite de Montreal, regardée justement comme la plus riche et la mieux choisie de :’: nérique-Anglaise. La presse périodique est plus active ici que dans toutes les autres villes de l’Amérique-Anglaise; on y imprimait dernièrement une douzaine de journaux, dont plusieurs eu anglais et es autres en français. Dans la description de Quebec nous avons déjà parlé des nombreux bateaux à vapeur établis entre ces deux villes ; ces bâtimens remontent l'Oitawa et le Saint-Laurent et entretiennent les nombreuses relations commerciales qui se sont formées dans ces dernières années dans toute la partie supérieure du bassin du Saint-Laurent, C'est à ce commerce florissant et aux nombreux coluns qui sont veuus s’y établir, que Montreal doit l'extraordinaire accroissement qu'offre sa population ; en 1815 on ne l’estimait qu’à 15,000 âmes ; en 1825 elle s'élevait déja à prés de 24,000 et dépassait même de quelques centaines celle de Quebec ; maintenant on la porte à près de 40,000 âmes, en y comprenant celle de ses environs immédiats. Cette ville était le siège de la fameuse Compagnie du Nord-Ouest, dont l'esprit entre-

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u Saint-Laurent, qui, élève la ville. Un suient mouiller en sûreté, très escarpés, parsemés le la Pointe-Levi et du rivière Montmorency, posant et vraiment ma- : la Ville-Haute, bâtie eds anglais au-dessus du in artificiel enlevé aux arquable, Depuis quelonstruit plusieurs mai- : doit nommer surtout :

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prenant avait fait tomber en grande partie le commerce de la Compagnie de la baie d'iud. son; tandis que cette dernière, autrefois si puissaute , n'employait qu'environ 250 per. sonnes à son service, celle de Montreal entretenait près de 3,000 individus comme agens, facteurs et chasseurs; ces deux chiffres représentaient immédiateuent avant 1821 jus. qu'à un certain point l'importance respective des aflaires de ces deux corporations entre les mains desquelles se trouvait le riche commerce des pelleteries, Par l'arrangement fait dans cette année, les deux compagnies ont été réunies sous le nom de Audson's Bay Fur Company. Celte réunion a mis fin à la guerre ouverte que leurs agens et dépendans res. pectifs se faisaient dans les différens postes de leur dépendance. Quoique, par cette ré. uion , Montreal ait beaucoup perdu, elle peut tuujours être regardée comme la première

lace de l'Amérique pour le commerce des pelleteries. Nous reppelerons au lecteur que

a nouvelle compagnie est la plus puissante association de ce genre qui existe; les direc. teurs résident à Londres; vient ensuite, selon M, M' Gulloch, la Compagnie Américaine (Ameïiean Fur Company) de New-York ; le troisième raug appartient à la Compagnie Américaine de la Russie; le quatrième, à la Compagnie Danvise du Groënland, dont les directeurs vivent à Copenhague.

Dans les environs de Montreal, dont l'aspect rivalise en beauté avec les approches de Quebec, nous nommerons : la Montagne de Montreal, nom pompeux donné à uue colline, qui selon les uns est presque aussi hnnte ane le Cap-Diamaut de Quebec, taudis que selun d'autres elle aurait 800 pieds anglais de haut ; quelle que soit son élévation, c'est toujours un emplacement remarquable par la vue superbe dont on jouit de son sommet, et par les fortifications qu'on a le projet d'y construire pour en faire une forterese du premier rang; La-Chine, gros village tres commerçant, qui a été pendant longtemps le point principal de départ des cariots chargés des marchandises que la Compagnie du Nord-Ouest envoyait à travers l'Ottawa, dans les vastes solitudes de l'intérieur, r échanger contre Îles pelleteries ; ce commerce continue toujours. Nous avons ali mentiunué le canal qui aboutit à ce lieu. La Chine est aussi le point de départ des bateaux à vapeur pour le Haut-Canada. Nous citerons encore l'{/e de Sainte - Hé. dène, importante par l'arsenal et par les magasins que le gouvernement y a établis; La Prairie; par la station du bateau à vapeur, et par son commerce, Ù ; Les autres lieux les plus remarquables de cette province sont : Sainre-Awne et

Satwr-Taomas , gros bourgs situés sur le Saint-Laurent , importans par leur forte population; prés du premier on pêche des marsouins; le second esi le lieu le plus peuplé qu'on trouve au-dessous de Quebec et possède en outre une gran le et assez belle église, Parire- Rivrkaz, bourgade qui doit à son exposition particulière la douceur de son climat si différent de celui des pays qui l'envirunuent, ce qui permet aux pommes , aux pèches ; aux cerises et aux prunes de Damas d'y cro‘ire comme près de Niagara. KamouRAS=A , gros bourg, qui augmente tous les jours en population et en bien-être ; c'est le Margate et le Brighton du Canada; un graud uombre de personnes riches s'y rendeut unnuellement non-seulement de Quebec, mais mène de Montréal et d'autres villes encore plus éloi: guées pour y prendre les bains de mer. 11 ÿ a plusieurs hôtels bien tenus, et un bateau à vapeur entretient la communication régulière entre Kamouraska et la capitale du Canäda. Les eaux du Saint-Laurent , qui a 22 milles anglais de large dans cet endroit, cessent d'être salées au-dessus de Kamouraska, l'avousac, Gaspé, Ponr-DaniEz et Naw. Canzite, petites villes , importantes par leurs poris ct leur commerce, surtout la dernière et Gaspé; ces de”x villes possèdent un assez grand nombre de vaisseaux marchands,

Au sud de Quebec nous nommerous : Trors-Riviënes, petite ville commerçante , chef-lieu du district judiciaire de ce nom , importante par les produits de son agriculture et far sa population; Sarnr-Maunice ; par ses forges de fer excellent ; Fonr Waizcran- Héxay, à l'embouchure du Sorel dans le Saint-Laurent, petite ville jportante por su position au confluent du Sorel avec le Saint-Laurent et par ses fortifications. Lans ses enviruns'se trouve la jolie maison de plaisance du gouverneur général du Canada. Sarwr-Jonx, petite ville, importante par son commerce , par sa douane et par la station des bateaux à vapeur qui mènent les passagers et les marchandises qui vont et viennent du Cauada aux États-Unis dans la direction du lac Champlain. Dans ses envions imméuiats est situé le Fort Chambly, dont les fortifications ont été considérablement

augmentées dan, ces dernières années, Plus loiu on remarque l'Z/e-auæ-.Noiæ, qui commande la vavigation du Sorel ou Richelieu , et où les Anglais ont établi des chantiers militaires et élevé d'importantes fortifications,

Dans la Réc:ion Mananzin-Sask>TOmAWAN nous ne nommerons que les petits lieux suivaus : Gaann-Ponraos, poste de chasseurs, remarquable surtout par la magnifique cascade du Portage de la Montagne qui se trouve dans ses environs, et qu'un voyageur dit n'être inférieure qu'à celle de Niagara. Fonr Witrihm, sur la côte septentrionale du lac Supérieur; c'est peut-être le plus grand établissement que les Anglais ont fait dans l'intérieur de ces solitudes, On y voit plusieurs vastes bâtimens, les uns destinés au logement des employés de la cidevant Compagnie du NordOuest, les autres à renfermer ses marchandises ; d'autres servent d'ateliers à plusieurs artisans qu'elle avait à son service et qui sont passés à celui de la nouvelle Compagnie de la Baic-d'Hudson mentionnée à la page 1152. Dans l'édifice principal on doit mentionner la salle à manger à cause de sa grandeur, des beaux portraits dont elle est ornée, etsurtout à cause d'une carte géographique immense, dessinée par M. David Thompson astronome de la compagnie du Nord-Ouest ; elle offre avec la plus grande exactitude et dans le plus grand détail tous les établissemens et tous les postes qui en dépendaient, d'un côté, depuis la Baie-d'Hudson jusqu'à l'Océan-Pacifique, et de l’autre, depuis le lac Supérieur jusqu'à la Rivière Athabasca et au grand lac Slave, Cet espace immense n'est encore assez bien connu que des employés de la Compagnie ; livrée au publie, cette carte remplirait bien des lacuues duns nos cartes les plus récentes et ferait disparaitre bien des erreurs de celles qui passent pour être les meilleures. Fort William peut être regardé comme l'entrepôt principal de tout le commerce de pelleteries dans l'intérieur da l'Amérique-Septentrionale; c’est le rendez-vous annuel de tous les employés de la Compagnie, qui viennent y dépos: le produit de leur chasse et de leur commerce, et y prendre les articles nécessaires pour faire l’une et l'autre pendant l'année suivante, Depuis les derniers jours du mois de mai jusqu'à la fin du mois d'août, c'est pour ainsi dire une foire perpétuelle, un lieu d'amusemens et de plaisir , le carnaval des chas seurs et des employés de la Compagnie. Dans cette circonstance Fort Wiliiam offre la réunion «hommes la plus hétérogène peut-être qu'en trouve sur le globe, M. Ross Cox y vit enseml.le des Anglais , des Irlandais, des Ecossais, des Français, des Allemands, des Italiens , des Danois, des Suéduis, des Hollandais, des Suisses, des Canadiens, des Anglo-Aménicains , des Africains de la Côte-d'Or, des Océaniens des iles Sandwich , des Bengalais, plusieurs Américains appartenant à différentes nations et plusieurs Bois- Brülés, métis jrovenant du commerce des femmes indigènes avec les marchands du Cnnada et les gens aux gages de la Compagnie. Tous les bâtimens sont environnés de fortifications en bois, flanquées de bastions, le tout assez fort pour n'avoir rien à craindre des attaques des tribus indigènes, Tout près et hors de l'enceinte il y a un chantier, sur lequel la Compagnie fait construire et réparer les navires qui naviguent pour son compte sur le lac.

K:zoomax, pelite colonie fondée en 18:4 par lord Selkirk, sur les bords de Ja Rivière Rouge (Red-River), à environ 40 milles anglais de son entrée dans lelac Winnipeg, au milieu des terres qu'il acheta en 1811 à la Compagnie de la Baie-d'Hudson, L'année même de sa fondation , elle coinptait déjà 200 habitans, la plupart Ecossais, Quatre-vivgt-dix autres montagnards de l’Ecosse allaient s'y réunir , attirés par la fertilité de ce district, que la Compagnie nomma Ossiniboia, lorsqu'en 18:5, par les menées dela Compagnie rivale du Nord-Ouest, le plus grand nombre des colons désertèrent et les autres, attaqués à plusieurs reprises à main armée par les Canadiens libres et les Bois. Brülés , furent obligés d'abandonner leurs maisons et leurs campagnes, qui furent incendiées et détruites immédiatement après leur départ. Cette injuste attaque fut le snjet d’un long procès entre lord Selkirk et les:agens de la Compagnie du Nor.-Ouest, qui, pendant long-temps, a fourni plus d'un article aux journaux anglais répétés par tous les jour'naux d'Europe et d'Amérique, D'après M. Ross Cox cette colonie est actuellement florissante; en 1829 elle comptait déjà 105a habitans et 178 maisons ; 672 acres 1/2 étaient en culture et,144,105 en prairies. Un missionnaire établi depuis quelque temps. était parvenu à convertir plusieurs indigènes des tribus voisines.

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Daus.le HAUT-CANADA : Yonx, petite ville d'environ 3,000 habitans , elle est bien bâtie et a un beau port sur le lac Ontario; c'est le siège des autorités supérieures de ce gouvernement ; en 1826, on y publiait une gazette. KinGsron, près de l'emplacement de l’ancien fort Frontenac, située à l'embouchure du Cataraqui et à l'issue du Saint- Laurent du lac Ontario; c'est la ville la plus forte, la plus commerçante et la plus florissante du Haut-Canada ; sile possède un arsenal, un chantier militaire, un beau port, où stationne la flotte anglaise de l’intérieur ; en r826, on y publiait deux gazettes ; le canal Rideau doit y aboutir ; on porte déjà sa population à environ 5,000 âmes. Le Saint-Laurent de r12 canons, la frégate Psyché, et autres bâtimens de guerre pourrissent désarmés dans le port, parce que, par un article du dernier traité, ni les Anglais, ni les Anglo- Américains ne doivent entretenir des forces navales sur les lacs. Mais les Anglais conservent avec le plus grand soin sur les chantiers couverts de l'arsenal deux vaisseanx de 74, une frégate et autres bâtimens inférieurs. Cet établissement naval, qui est le plus considérable qui existe au milieu des continens , n’a de rival que celui que les Anglo-Améri. cains ont établi à Sacket's Harbor à à4 milles de distance de Kingston de l'autre côté du lac Ontario ; mais là aussi l’Ohio de 102 canons et autres beaux bâtimens pourrissent dans le port pour la même raison. Nous l'avons mentionné à la page ro22 dans la description de l'état de New-York. Viennent ensuite NiaGara (autrefois Vavark), petite ville florissante, dans le voisinage de la célèbre cascade de ce nom ; elle est défendue par le Fort George; en 1826, on y publiait. deux journaux. Pornr-Mairzax et Ponr-Daznousre, petites villes qui augmentent tous les jours, étant situées aux deux embouchures du canal Welland. Dusnas, dans une position ravissante , à l'extrémité occidentale du lac Ontario; en 1826, on y publiait une gazette. Lonvon, entre les lacs Erié , Outario et Huron ; on porte déjà à 3,000 âmes sa population, qui augmente tous les jours. Brocxvrezr , sur le Saint-Laurent, importante par son industrie, et Perra par sa population. Brrowx , bâtie en 1826 au débouché du canal Rideau dans l'Ottawa , comptait déjà l’année suivante 2,000 habitans, quatre églises, etc. ; on a construit un hôpital militaire et de vastes casernes sur une hauteur voisine , sur laquelle on doit bâtir une forteresse ; nn admire le magnifique pont qui la réunit à Hull; il a 8 arches de 60 pieds anglais de corde, à de 70 et une de 200; c'est un des plus beaux ouvrages de ce genre qui existe. Tout près se trouve la superbe cascade formée par l'Ottawa,

Dansle NOUVEAU-BRUNSWICK : Frenentcrowx, tres petite ville, d'environ 2,000 âmes, mais importante comme chef-lieu de la province; elle a un co/lège établi dans un beau local et une société d'agriculture ; on y publie une gazette. Sainr-Joux , à l'embouchure du Saint-John qui y-forme ua bon port ; c’est, sous tous les rapports, la ville la plus importante de cette province; son commerce est très actif à cause de la franchise accordée à son port, et sa population est estimée à 12,000 âmes; elle possède une banque, une école latine (grammar school) et autres établissemens iuférieurs ; on y publie quatre journaux hebdoniadaires. SaixT-Anpaews, petite ville d'environ 3,000 habitans , très importante par sa douane sur la frontière des États-Unis, par son commerce et par son port; on y publie une gazette. NewcastLe, sur le Miramichi, très petite ville, importanté par les chantiers de son voisinage où l'on construit beaucoup de vaisseaux marchands , ainsi que dans les environs de plusieurs autres villes maritimes de cette province.

Dans la NOUVELLE-ÉCOSSE : Haztrax, chef-lieu de la Nouvelle-Écosse, située vers le. milieu de la côte orientale de cette province. C’est une jolie ville, régulièrement bâtie, mais dont tous les édifices sont en bois à un très petit nombre d'exceptions près. Le Province Building: (\e bätünent de la Province) est uu grand'et bel édifice en pierre de taille, d'une belle architecture, avec des colonnes d’ordre ionique; on:le regarde justement comme le plus beau bdtiment de l'Amérique. Anglaise ; on ÿ a établi les tribunaux, les bureaux de l'administration, la bibliothèque publique; le conseil et l'assemblée légis: lative de la province y ont des salles où ils tiennent leurs séances. On doit aussi mentionner la nouvelle église catholique, à cause de son-étendue, Son por sur l'Atlantique , ouvert en toute saison , est un des plus beaux de l'Amérique; aussi les Anglais ÿ ont-ils établi un vaste chantier, où leurs vaisseaux, dont-Halifax est la station ordinaire en temps de guerre , peuvent trouver tous les approvisionnemens nécessaires et promptement réparer les avaries qu’ils auraient pu souffrir ;:les Anglais le regardent comme le plus vaste établis-

boo habitans , elle est bien autorités supérieures de ce bn, près de l'emplacement qui et à l'issue du Saintnmerçante et la plus florisilitaire, un beau port, où ait deux gazettes ; le canal D,000 âmes. Le Saint-Lauierre pourrissent désarmés les Anglais, ni les Angloacs. Mais les Anglais conarsenal deux vaisseanx de ent naval, qui est le plus celui que les Anglo-Améri.

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22 dans la description de rk), petite ville florissante, endue par le Fort George; -Daznousre, petites villes ichures du canal Welland.

du lac Ontario; en 1826, io et Huron ; on porte déjà ca viLzLs , sur le Saint-Lau- . Brrowx, bâtié en 1826 nnée suivante 2,000 habide vastes casernes sur une admire le magnifique pont e,2 de 70 et une de 200; près se trouve la superbe

etite ville, d'environ 2,000 un co/lège établi dans un e. SaiNT-Joux , à l'emboules rapports, la ville la plus cause de la franchise ac- ; elle possède une banque, rieurs; on y publie quatre iron 3,000 habitans, très r son commerce et par son » très petite ville, imporaucoup de vaisseaux mararitimes de cette province.

ouvelle-Ecosse, située vers ville, régulièrement bâtie, d'exceptions près, Le Proédifice en pierre de taille, $ on-le regarde justement a établi les tribunaux, les nseil et l'assemblée légis:

s. On doit aussi mentionner rt sur l'Atlantique, ouvert les Anglais ÿ ont-ils établi ion ordinaire en- temps de 8 et promptement réparer omme le plus vaste établis-

sement de ce genre qu'ils possèdent hors du Royaume-Uni. D'importantes fortifications défendent l'entrée de ce beau bassin: Depuis quelques années, cette ville possède le Dale housie college, organisé comme l'université d'Edinburgh et établi dans un bel édifice ; une excellente école latine, et plusieurs autres établissemens inférieurs. Depuis 1822 il s’y est formé une société pour l'encouragement et les progrès du commerce. Halifax est le siège d'un évêché anglican. Son commerce est très florissant et sa population, qui a fait de grands progrès , est estimée à 18,000 âmes. On y publie 6 ou 7 Journaux hebdomadaires et un mensuel ; elle a deux bibliothèques mobiles (cireulating libraries) , et le genre de vie qu’on y mène est regardé par M. M'Gregor comme supérieur à celui de toute autre ville de l'Amérique-Anglaise. La situation si avantageuse du port d’Halifax a rendu cette ville un des points principaux pour les communications entre l'Europe et l'Amérique. Des paquebots du gouvernement et de la Compagnie d’Halifax (Halifax Paket Company's) partent régulièrement une fois par mois; ceux du gouvernement vont de Halifax à Falmouth; ceux de la Compagnie, à Liverpool. Cette dernière traversée, qui est d'environ 2,500 milles , se fait en peu de jours et ne coûte, sur les beaux navires de la Compaguie, que 25 livres sterling y compris une excellente nourriture; d’autres paquehots partent régulièrement de Halifax pour Boston ; et des navires mettent à la voile toutes les semaines de ce port pour New-York et les Antilles (West-Indies). Les paquebots du gouvernement vont et viennent des Bermudes. Pendant l'été des navires partent à des époques fixes pour les iles du Cap-Breton, du Prince Edouard, pour Pictou, les baies de Miranichi , de Chaleur et pour Quebec , et presque pendant toute l'année pour les parages de Terreneuve et du Nouveau-Brunswick. On va établir des vaisseaux à vapeur entre Quebec et cette ville. Pour compléter ce que nous avons dit dans la description de Quebec et de Montréal , nous ajouterons que la Compagnie de la navigation à vapeur du Saint-Laurent (Saint-Lawrence steam navigation Company) vient de lancer un magnifique vaisseau à vapeur de près de 1,200 tonneaux , destiné à établir la communication entre Halifax et la capitale du Canada. A Pictou il ÿ a deux autres bateaux à vapeur, qui appartiennent à la Compagnie générale des Mines ; un autre est déjà employé à Halifax. Il yen a trois autres à Saint-John dans le Nouveau-Brunswick : un va tous les jours de cette ville à Frederictown, un autre à Aunapolis et le troisième entretient la communi: cation entre Saint-John, Saint-Andrews et les États-Unis. Enfin un beau bateau à vapeur transporte les passagers et les marchandises de Montréal à La Prairie , et vice-versd. En 1825 il s'est formé à Londres une compagnie dans le but d’entrenir des communications régulières et fréquentes, au moyen de plusieurs forts beaux vaisseaux à vapeur , entre le Royaume-Uni et l'Amérique-Auglaise à travers l'Atlantique. Malheure:sement ce projet n'a pas encore été réalisé. Ce manque de réussite doit en grande partie être attribué, dit M. M'Gregor, aux préjugés qu'ou a en Angleterre contre ces pays, dont on paraît ignorer presque entièrement les ressources et l'importance. A la page 457, dans Ja description de Valentia, nous avons indiqué les points extrèmes de cette immense ligne de navigation à vapeur. ;

Les autres villes et lieux les plus remarquables de cette province sont : Lunesvnc, avec un port.et environ r,200 habitans presque tous allemands. Lrverrooz , petite ville florissante par son commerce et par sa nombreuse marine marchande ; son beau port ne gèle presque jamais entièrement; on la regarde comme la seconde ville de la province. Sazcpunne, dont les beoux édifices , déserts et tombant en ruines, rappellent sa splendeur éphémère ; sa population, qui l'année même de sa fondation en 1733 s'était élevée à près de 12,000 mes, est réduite , y compris même celle de ses environs ; à près de 5ovu ! mais son port reste toujours un des plus beaux de l'Amérique. Yanmouru et Crank, villes maritimes, importantes par leur population. Axxarozs, par son port superbe ; sa population/ne: s'élève cependant qu'à 1,200 âmes; Wrxpsor , par son université, connue sous le titre de Xing's College fondée en 1802; on la regarde comme /e meilleur établissement de ce genre que possède l’Amérique-Anglaise ; une assez riche bibliothèque en dépend. Tauno, très jolie bourgade, située à l'extrémité de l'enfoncement de la baie Fundy nommé Bason of Minas, remarquable surtout par les hautes marées qu'on observe et que uous avons mentionnée à la page 1143. L’estimation de Ghabert, citée à la page gio, avait été révoquée en‘doute par quelques auteurs. Des ouvrages estimables, publiés der:

A Em» pts

D RS MOINE nièrement en Amérique, réduisaient déjà à 30 pieds anglais seulement la plus grande hauteur de ces marées. Mais des observations récentes ont confirmé les anciennes évaluations, puisque les marées observées à Bason of Mines, à Chignecto, à Blomidom et à Windsor, me“‘t5vent à 60 pieds anglais ; celles qui eurent lieu à l'embouchure du Shubenacady et à Truro, alteignirent 70 pieds;:et celles qui furent observées près du Fort Cumberland , à l'extrémité de l'enfoncement nommé Cumberiand Rason, s'élevèrent mème jusqu'à 71 ; il n'est donc pas étonnant que dans des circonstances favorables à une plus grande accumulation des eaux, elles aient atteint, comme dit Chabert, jusqu'à 70 pieds français. Prorou , très petite ville de 1,600 âmes, importante par son beau port et par l’activité commerciale de ses habitans ; elle possède une bonne école latine (grammar school) et une académie connue sous le titre de Pictou College, espèce de petite université, avec une bibliothèque , un laboratoire , un cabinet de physique et un musée zoologique, riche surtout en objets d'ornithologie, Dans ses environs se tronve Wew-Glas. gow, village remarquable par le vuisinage des riches mines de houille d'Albion exploitées par la Compagnie des Mines (General Mining Company) formée à Londres en 1826 ; les mineurs travaillent déjà à Ja profundeur de 250 pieds anglais, et des machines à vapeur sont appliquées pour en tirer les eaux ; ces mêmes mines fournissent du fér aussi bon que ie meillenr de la Suède.

Dans ire ne Car Baeron, qui depuis 180 forme partie de la Nouvelle-Écosse, quoique toutes les géographies les plus récentes la représentent comme formant une province à port; dans celte île si remarquable par ses profondes et nombreuses découpures, qui y forment une foule de beaux ports, et si importante par ses pêcheries et surtout par ses inépuisables mines d'excellente houille, nous nommerons au moins : Sipxex, très petite ville, chef-lieu de l’île; M. M'Gregor réduit à 5oo âmes les milliers d'habitans que des gévgraphes lui accordent. De riches mines de houille sont exploitées dans son voisinage du côté du nord et du côté opposé. Lourssounc , que des géographies très récentes représentent encore comme la ville principale du Cap Breton, et dont elles estime:i : ::,000 le nombre des habitans , n'offre depuis bien des années que quelques cabanes, 1. : We: demeures d’une cinquantaine de pauvres pêcheurs; mais son port superbe et les n.". ruines de ses vastes édifices, de ses formidables fortifications, rappellent la sple °u: :' la prospérité de cette place , dont la France avait fait le centre de ses pêcherit. …. n rendez-vous ordinaire de ses forces navales, Prise en 1758 par les Anglais après un siège mémorable, ses bastions furent démolis et ses habitans dispersés. Aricaar , que les géographes et les cartographes ne daignent pas seulement uommer , est la ville la plus importante de l'ile sous tous les rapports ; elle est située sur la petite ile de Madame, et compte près de 2,000 habitans presque tous adonnés au commerce ou à la pêche, Surr- Hansour, très petite ville , située sur le détroit de Canseau (Gut of Canso), qui sépare l'ile de Cap Breton de la côte de la Nouvelle-Écosse. C'est le passage le plus sûr et le plus fré. quenté pour aller de l'Atlantique dans le golfe de Saint-Laurent et vice-versd; on pourrait appeler cet important détroit l'Æuripe- Américain , tant ses marées sont irrégulières et se jouent de tous les calculs des physiciens.

Daos l'ILE DU PRINCE-ÉDOUARD : Cuancorre-Towx, petite ville, avee un beau port et environ 3,400 habitans ; elle possède une bonne école latine (grammar school) et une société d'agriculture, Rzwasr, colonie agricoie d'Écossais, fondée en 1803 par feu lord Selkirk , et très florissante ; sa population, qui n’était primitivement que de 800 âmes, s'élève déjà à 4,000. Sarxr-Awbaew , avec une assez belle chapelle catholique, desservie par un évèque in partibus , dent relèvent les catholiques du Nouveau-Brunswick, de l'ile Gap-Preton et du groupe des Madeleines, Groncs-Towx et Munnax-Hansour ; remar: quables , surtout la première, par leurs ports, et toutes les deux par leurs chantiers sur lesquels ont été construits, dans ces dernières années, un grand nombre de vaisseaux marchands.

Daus l'ILE DE TERRENEUVE : Sarwt-Joux, ville fortifiée, et importante par son beau port, par sa population, qu'on porte en hiver de 12 à 15,000-habitans, dont plus de 2,000 sont employés à la pêche pendant l'été ; on y construit plusieurs vaisseaux ; en 1826, on y

liait 5 Journaux hebdomadaires, Hassoun-Gnace (Conception), avec environ 4,000 abitans et un beau port; elle est florissante par ses pêcheries ; on y publie un journa/

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i j i rès dé selle a hebdomadaire, Pracanria , autrefois capitale de | ile, et maintenant très déchue ; e un port. Tauxrrv-Hansous , avec un port, et florissante par ses pen A la page 930, nous avons déjà signalé l'importance que donne à cette colonie l’abondante Lei e que l’on fait sur ses côtes et sur le grand-banc de Terreneuve, qui en est voisin. Nous ajouterons que ce dernier est {a grande élévation sous-marine que l'on pra que la meilleure place pour la pêche de la morue se trouve entre le 42° et le 46 Lcd 4 les , et que depuis 1814 un très petit nombre de pêcheurs anglais s'y rendent annuel lement ; ce sont les Anglo-Américains et les Français qui sont les plus PR ji Dans les vastes et horribles solitudes du Lan n 40 n qui dépendent de Va y rt administrative, et dont le climat est peut-être aussi froid que dans le voisinege de P 1 mous n'avons aucun lieu remarquable à citer. Nous dirons seulement que Lai rs : ak es pécheurs qui habitent Terreneuve, et un grand nombre de ceux de la Nouvelle- 2 sse, et du Nouveau-Brunswick se rendeut annuellement sur ses côtes pour y faire la pée e, qui depuis cette épuque a plus que sextuplé; son produit, en 1829, s'éleva à A Léo énorme de 298,400 liv. s'erl. Selon M. M’ Gregor, près de 20,000 sujets anglais y s0 s employés pendant la saison de la pêche; ce même auteur estime la valeur paie Uk tuelie des exportations de Terreneuve et du rer qui consistent tous en produits e, à la somme énorme de 752,400 liv. sterl.

ps ni Îlerons au lecteur af Nouvelle-Ecosse, le Bas-Canada, le etes a Îles de Terreneuve, du Cap-Breton et du Prince- Edouard re à ne snls une marine marchande , qui dépasse le tiers de toute la marine me oi France; qu'elles fournissent annuellement aux commerçans du Royaume-Uni u fs LE nombre de vaisseaux construits dans leurs ports ; que les chantiers de la marine m

it bois de construction d'excellente qualité; qu'enfin les riches mines de houille era l'ile de Cap-Breton et à Pictou, dans la Edit ser à l'importance que leur donnent les pêcheries, des ports superbes MA ls es rable pour le commerce et pour la Se mers de cette partie du monde,

k Ê s uommerons d’abord : $ ppellent la sple -v, :* Me or pu Pt rer rl ; Ville petite, mais importante par son quité , et parce qu’elle est la résidence du gouverneur ; on lui accorde 3,000 ES : suite Kixcsrox, bâtie sur la côte méridionale de l'ile, au fond d une baie ec q si fendue par deux forts. Des rues larges et droites, des maisons g'néralement ee sn lui donnent une assez belle appareuce. Sun commerce est immense ; € est, ppt LUE, port, la première ville non-seulement de la Jamaïque mais de toute l’Amérique-Ang ;

i ite : Ponrrte, y compris les esclaves, au-dessus de 33,000 âmes. Viennent ensui Ross habitats par ses fortifications, son port et sa population Ki rl ses âmes : Moxraco-Bayx, par son commerce; elle a un port et plus de se mp = Eh page 1149, nous avons vu que parmi les dépendances de cette riche colonie figu

nt A è ite ville, commerçante, des états mexicains décrit à la pa 1071. Batize, très petite vil » commerce aveu" ti port et environ 2,000 habltans, est le chef-lieu de cette colonie, qui doit sou

i icai io-Houda ou Grande, orientale du Yucatan, dans la confédération Mexicaine, au sud du Rio-Hon et sur la côte de l'état de Honduras, dans la confédération de ee établissement, que les géographies les plus récentes ne nomment Pas , ” qu'é ts f) tionnent à peine, est de la plus haute importance pour les Anglais. tr vaà nn. ns reçut des marchandises anglaises pour la valeur de 392,664 livres sterling. ,

à 190,795 liv. sterl. Cette grande activité commerciale ne peut ètre expliquée que par le fédérations Mexicaine et de l’Amérique-Centrale ; car la faible population de 4,643 âmes,

que lui accorde un recensement fait depuis peu, ue saurait consommer ni payer le treutième de'ces fortes sommes,

de la Grande-Bretagne et de l'Irlande tirent de ces mêmes colonies d'é-

it être aussi la seconde ou la troisième sous celui de la population, qu'on

les Anglais nomment de Honduras, quoiqu'il soit situé dans le Yucatan,

it qu'ont les Anglais de cuuper les bois de campêche et d'acajou sur la côte

792,278 liv. sterl. , et ses importations, daus le Royaume-Uni, s'élevèrent

contrebande que sés habitans font avec les provinces limitrophes des con-

BansaDa, que de terribles ouragans viennent de ravager , en causant un

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dommage estimé à près de 50 millions de francs et en faisant périr un grand nombre de ses habitans, nous nommerons : Baipexrowx, une des en villes des Antilles, caps de l'île, bâtie au fond d'une baie qui ÿ forme un beau port, rempli constamment vaisseaux. Parmi ses bâtimens les plus remarquables on doit citer : l'église de Saint. Michel, une des plus belles et des plus grandes des Antilles; le pes de: justice et la prison. Quoique le commerce de Bridgetown ne soit plus ce qu’il était dans le xvr1° sie. cle, lorsque la Barbade était la plus florissante des Antilles, ilest toujours très considé. rable, à cause surtout de la position orientale de son port, rendez-vous ordinaire de prec que tous les vaisseaux qui font le commerce dans cet archipel. Aussi les étrangers y sontils très nombreux, et cette ville leur offre peut-être plus d’atiraits et de divertissemens qu'ils n’en trouvent presque partout ailleurs dans ces parages, La Havane seule excep. . Deux paquebots y arrivent d'Angleterre régulièrement deux fois par mois, D: rm. breux forts et une formidable artillerie protègent le port et font de cette ville une di: plus fortes places maritimes des Antilles.

= Pour compléter ce que nous avons dit à la page 1148, sur L'ancuirez pus Lucax=s, nous dirons que le nours pss Turques est aussi remarquable par l'opinion émise dernièrement par quelques savans, qui regardent une de ces iles comme identique à l'île Guanahani de Colomb. En admettant cette opinion, cet archipel joue un grand rôle dans les annales des découvertes géographiques, puisqu'il offre la première terre découverte a Colomb dans sa mémorable navigation. Mais les savans ne sont pas encore d'accord sur désignation de l'ile que le navigateur italien nomma San-Salvador, et que les naturels appelaient Granahani. L'illustre commentateur des voyages de Colomb, M. de Navarete, pense que c'est la plus septentrionale des des Turques, appelée la Grande-Saline ou el Gran-Turco, et soutient son opinion avec un talent remarquable et des raisons très plausibles, M. de Humboldt se range sussi de son avis, Mais Herrera, Catesby, Jean Ferrer, feu le contre-amiral de Rossel et un géographe justement célèbre par sa vaste érudition, M. Eyriès, soutiennent au contraire que c’est la Grande.San-Salvador, qui doit être regardée comme identique à la Guanahani de Colomb. Notre ami, M. de Laroquette, qui, dans la traduction des Voyages de Colomb, a résumé avec une grande sagacité ce point embrouillé de l'histoire de la géographie, a eu la modestie de se borner au simple rôle de rapporteur, sans se prononcer ni pour l'une ni pour l’autre opinion. Ainsi donc, cet important problème de la géographie historique est bien loin d’être complètement résolu, somme il paraît l'être dans les traités de géographie et dans les dictionnaires géographiques.

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