AMÉRIQUE RUSSE
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale entre 133° et 170°. Latitude boréale , entre 55° (précisément 54° 4o') et 71°. Dans ces calculs, on n’a pas tenu compte des Fes
CONFINS. Au nord, l'Océan- Arctique. À l'est, l'Amérique-Anglaise. Au sud, le Grand-Océan. A l’ouest, le Grand-Océan, la mer de Bering, le détroit de Bering et l'Océan-Arctique.
FLEUVES. Quoique cette vaste contrée offre un grand nombre de fleuves dont plusieurs, pendant la saison chaude, apportent à la mer une grande masse d'eau, la partie de leur cours, reconnue jusqu’à présent, est trop peu considérable pour que nous ayons à les mentionner.
DIVISION et TOPOGRAPHIE. On peut dire que cette partie de l'empire Russe, considérée sous le rapport administratif, appartient à la
iberie-Orientale, et dépend immédiatement de la Compagnie Américaine- Russe mentionnée à la page 470. Elle doit son origine à une réunion de marchands formée à Irkoutsk, sous la direction de Chelekhoff, qui obtint de l’empereur Paul le privilège exclusif de faire le commerce des pellete-
périr un grand nombre de villes des Antilles, ca.
ort, rempli constamment U citer : l'église de Saint.
le palais de justice et la lil était dans le xvr1° sié.
est toujours très considé.
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Aussi les étrangers y sontraits et de divertissemens La Havane seule excen.
ux fois par mois, D: some ont de cette ville une di:
L'ancuirez pus Lu.
emarquable par l'opinion es iles comme identique à rchipel joue un grand rôle Première terre découverte nt pas encore d'accord sur vador , et que les naturels Colomb, M. de Navarete, ée la Grande-Saline ou el e et des raisons très plaua, Catesby, Jean Ferrer, re par sa vaste érudition, alvador, qui doit être re.
» M. de Laroquette, qui, grande sagacité ce point
; borner au simple rôle de opinion. Ainsi donc, cet être complètement résolu, ‘tionnaires géographiques.
lentale entre 133° et ho") et 71°. Dans ces
l'Amérique-Anglaise.
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h grand nombré de portent à la mer une iue Jusqu'à présent, mentionner,
que cette partie de atif, appartient à la ipagnie Américaine- 1e à une réunion de elekhoff, qui obtint nmerce des pellete-
ries aux iles Aléoutiennes et autres contrées voisines ; l’empereur Alexandre l'étendit sur toute l’Amérique-Russe. La capitale ou la principale factorerie fut d'abord placée dans l’île de Kodiak; mais les loutres de mer, devenant toujours plus rares dans les îles Aléoutiennes, il fallut faire des expéditions plus au sud-est, chasser ces animaux dans l’archipel du Roi- George, et M. Baranoff, qui était alors gouverneur, y fonda la Nouvelle- Arkhangel qui, plus tard, devint l’étublissement principal et par conséquent la capitale de cette partie de l'empire Russe. Nous avons déjà signalé ailleurs la domination purement de nom que les Russes exercent sur ces vastes solitudes. Quelques faibles tribus qui vivent le long des côtes font le commerce des fourrures avec les Russes, et reconnaissent par fois de nom seulement, la suzeraineté de l’empire; toutes les autres, ainsi que celles de l’intérieur, sont entièrement indépendantes; on peut même ire que la plus grande partie de l’intérieur de la partie continentale est encore inconnue aux Russes. Cette nation n’y possède encore que quelques faibles établissemens le long des côtes, et quelques postes entourés de fossés et de palissades, décorés du titre de fort. Malgré cela nous lisons à notre grand étonnement, dans des géographies volumineuses publiées dernièrement, que l’Amérique-Russe est partagée en 8 provinces, qui prennent leur nom des principales tribus qui les habitent ! En attendant que la civilisation pénètre dans ces solitudes, et que les Russes y augmentent leurs établissemens et les étendent dans l'intérieur, nous proposons de partager cette région en Partie Continentale et en Partie Insulaire. C’est d'arès ces deux divisions naturelles et géographiques que nous décrirons les aibles établissemens, que l’activité commerciale des agens de la Compagnie Russe et le zèle de quelques missionnaires grecs sont parvenu à créer au milieu de ces sauvages. Nous ajouterons comme une dépendance l'établissement de Bodega, dans la Nouvelle-Californie, que dernièrement on prétendait avoir été abandonné par les Russes ; nous ne saurions l’omettre ayant été visité récemment par des voyageurs qui l'ont trouvé même assez florissant. Nous commencerons par la Partie Insulaire, parce qu'elle contient les deux principaux établissemens de l’Amérique-Russe,
La PARTIE INSULAIRE , comme l'indique sa dénomination , ne comprend que des iles , disposées en différens groupes ou archipels, que nous désignerons sous les noms les plus connus et les plus en usage, en allant du sud au nord :
L'anontezr Kozucaren , dénomination que nous proposous pour ce groupe d'iles qui d’après le dernier traité appartient aux Russes, et qui est habité par les belliqueux Koluches ; ilembrasse les groupes suivons, que les géographes qualifient aussi d'archipels.
L'archipel du prince de Galles, qu'il vaudrait mieux appeler groupe du prince de Galles, à eause de la grande étendue de son ile principale, qui porte ce nom et qui dépasse de beaucoup toutes les autres. Il est habité par les Koluches mentionnés à la page 980. Il n'offre rien de remarquable pour le cadre de cet ouvrage.
L'archipel du duc de York, dont l'ile principale porte-le même nom ; il est habité par des tribus de Koluches.
L'ile de l’Amirauté (Admiralty), remarquable par son étendue , par sa belle végétation, par ces nombreux ports et par la férocité des Koluchesqui l'habitent.
‘ “ LV'archipel du roi George II1, qu'il vaudrait mieux: appeler groupe du roi George III, à cause de la grande étendue de son ile principale nommée Si/ka par les naturels, du Roi George III par Vancouver, et Baranoff par les Russes. Sur la côte occidentale on trouve la NouvaLue-ArkuanGez, très petite ville, d'environ 1,000 habitans, siège du gouverneur dont dépendent tous ies autres établissemens de l'Amérique-Russe. Les fortifications, les magasins, les casernes, la cale de construction: et
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toutes les habitations sont en bois ; cependant la maison du gouverneur a une sorte d'éle gance pour ces sites agrestes. Tous les édifices publics et ceux dépendant de la Compagnie Américaine , ainsi que l'hôpital qu’elle a fondé y sont tenus avec la plus grande propreté, Dans la maison du gouverneur on trouve mème une bibliothèque assez considérable com. des meilleurs ouvrages russes et étrangers, et même une collection d'objets rares. Russes et les Créoles font tous le service militaire et sont en guerre avec les Koluches, qui en 1808 ont détruit Sitka, le premier établissement fondé dans cette ile, M. Morineau, qui a visité dernièrement cette côte et auquel nous empruntons ces détails, dit que deux frégates et deux corveltes forment l'escadre ordinaire en station daus ces pae rages. La compagnie Russe-Américaine qui a ici son bureau principal et ses plus grands établissemens, possède une quinzaine de navires de toute grandeur, depuis 20 jusqu'à 200 tonneaux ; les petits sont employés à recueillir les fourrures sur les côtes, soit qu'ils les obtieunent de leurs échanges avec les tribus sauvages, soit qu'elles proviennent de la chasse des Kodiaques ; ils servent aussi à escorter les cayouqgues expédiées pour la | agrs pd escadrilles de 50 à 60. Les grands bâtimeus sont presque toujours commandés par officiers de la marine impériale, que le gouvernement regarde comme en activité de service pnblic et qui conservent par conséquent leurs appoiutemens. Mais le bénéfice provenant du commerce des pelleteries, que le gouvernement russe depuis plusieurs années protège de toutes les manières , a énormément diminué à la Chine, région qu'on doit encore regarder comme le plus grand débouché pour les fourrures et les peaux de loutre, « La peau de cet animal, dit M..de Humboldt, qui varie de couleur et de finesse avec l’âge, la saison et le sexe , est d’un noir de jais : elle est si estimée à la Chine, qu'asant 1780, une peau de loutre était payée à raison de 40, de 60 et même de 100 à 120 piastres, Jusqu'en 1987, le prix se conserva jusqu’à 70 piastres pour les peaux de première qualité; mais depuis celte époque, les importations ont excédé de beaucoup les besoins du commerce et la valeur de cette fourrure a tellement baissé, qu'en 1:90 la lus belle peau de Noutka se vendait à Canton à raison de 15 piastres. » M. de Humdt estime la valeur totale de toutes sortes de fourrures d'animaux marins et terrestres introduits à la Chine par Kiakhta , année moyenne de 1802 à 1805, à 1,450,000 roubles, etil croit que les marchés de Canton et de Macao étaient à la même époque abondamment fournis avec 30 ou 35,000 peaux de loutre par an, dont il estime la valeur à 600,000 piastres. Il paraît que depuis lors le prix des fourrures a encore diminué, ce que dû faire éprouver des dimiautions considérables dans le béuéfice que faisaient autrelois cette Compagnie , celles de la Baie-d'Hudson et du Nord-Ouest , mentionnées à la page 1152 , et les Anglo-Américains qui depuis plusieurs années prennent une part si active dans ce commerce. Un voyageur russe, M. Chabelski, qui a visité ces établissemens, à bord de l'Apollon, pendant les années 18a1, 1822 et 1823, estime à 800,000 francs la valeur. des fourrures que l'empire Russe reçoit annuellement de ces colonies. Le caours nz Tomazuua (Hinchingbroke) , dans le Prinz-William-Sound,. formé l'île de ce nom et plusieurs autres moins considérables. Sur l'ile Tchalkha se trouve Port-Etches, où les Russes ont un petit fort et un petit établissement.
. Le-cnovrs px Koprax, formé par la grande île de ce nom et par plusieurs autres beaucoup moins considérables, que quelques hes rangent daus le grand archipel des Aléoutiennes. La population de l'ile de’ Æodiak (Saint-Paul; Kikhtak) a beaucoup diminué par les maladies et par le grand nombre d’habitans que les Russes lui ont eulevé ne les établir, ainsi. que les Aléputiens , dans tous leurs postes le long de la côte et sur
es:îles où ils ont fondé des colonies, Les Kodiaques sont robustes, actifs, habiles à la pêche, à la chasse et excellens dans tous les travaux qui y ont rapport. Les:Russes les emploient avec avantage aux différens arts professés dans leurs issemens, Leurs embarcations, que l'on nomme cayouques, sont un des produits les plus remarquables de Jeur industrie ; elles sont en forme de navette ; entièrement recouvertes en cuir percé d'un ou deux trous, qui ne laissent que le passage du corps des pêcheurs. Sa:#T-Pauz, petite bourgade sur la-baie Lekhik (Læchik) , était. avant la fondation de ls Nouvelle-Arkangel gs de toute l'Amérique-Russe. Nous nommerons epsuite 4 sh khina ré très , mais importante par sa population, qui est assez cuncen tivement à ces eontrées si pauvres d'habltans.
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