‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 3)Chapitre 43 sur 457 · CRÉENT · texte numérisé non relu

CRÉENT

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rou mille ans avant J.-C. Nous ne savons pas encore positivement si elle est une réforma. tion du Brahmanisme ou si celui-ci n'est pas d'une date postérieure dans sa forme actuelle, Le bouddhisme rejete la division des castes. Il est dans tous les pays où il s'est répandu, le même pour ses dogmes principaux, qui ont transformé les farouches nomades de l'Asie en hommes vertueux, et ont fait sentir leur influence bienfaisante jusque dans la Sibérie, Sa hiérarchie diffère dans les divers pays; mais cette différence ne doit pas nous faire envisager le bouddhisme autrement que comme une religion unique, dans laquelle il n'y a aucune véritable division.

Le bouddhisme , dit M, Klaproth, suppose, comme le brahmanisme , une série perpé. tuelle de créations et de destructions du monde. Cette croyance, purement métaphysique, u'admet pas l'existence d'un être suprême; il est remplacé par l'espace lumineux qui renferme en soi tous les germes (les êtres futurs. Mais cet espace lumineux n'est pas la région la plus haute du monde; au-dessus est placée une troisième région qui est éternelle et indestructible: c'est là que réside la cause primitive de la destruction du monde péris. sable. L'existence est regardée par les bouddhistes comme le véritable mal, car tout ce qui existe est sans réalité et seulement un produit de l'illusion qui trompe les sens. Pendañt que toutes les parties intellectuelles, dispersées dans la matière, depuis la plus haute région lumineuse jusqu'aux régions infernales, se dépouillent de ce qu'elles ont contracté de matériel , se purifient, se perfectionnent et finissent par se réunir; l'esprit universel, indestructible, qui conserve tout pendant un temps incalculable , reste dans le repos, jusqu'à ce que les lois du damata ou destin , nécessitent une création nouvelle, de laquelle sont cependant exceptés les êtres qui, en se dépouillant totalement de la matière, sont devenus Zouddhas et restent plongés dans le Wirvana ou l'éternité du néant, état opposé à celui de l'existence dans la matière. Ces êtres séjournent dans la région indestructiblsituée au-delà de l'espace lumineux. C'est pour conserver le souvenir de la vraie doctrine, et pour rendre les hommes capables de la suivre, que ces bienheureux desceudent de temps en temps sur la terre, se revètissent d’un corps, et se montrent aux hommes. Le principaux d'entre eux ne paraissent qu'une fois; ce sont les Bouddhas proprement dits; les autres nommés Boddhisattva, se manifestent plusieurs fois dans différentes inearnations, jusqu'à ce qu’ils atteignent le rang des premiers pour ne plus se moutrer dans le monde, Ces êtres parfaits exercent un empire absolu sur leur ennemi, qui est la matière, et sur ses formes séduisantes. Disposant en maitre de Haye ou l'illusion qui trompe les sens par ses métamorphoses, ils la peuvent détruire à volonté, on se servir d’elle pour opérer le salut du genre humain. C'est de cette manière que s'effectuent toutes les incarnations des Bouddhas ; leurs âmes descendent sous la forme de rayons lumineux , et prennent un corps sous l'enveloppe de Maya. Ils ne font rien sans un dessein spécial; leurs opérations ne sont jamais violentes, elles ne restreignent nullement le libre arbitre des êtres inférieurs qui sont enchaïnés par la matière, et pour le salut desquels ils sont descendus.

Dans l’âge actuel du monde quatre Bouddhas ont déjà paru; le deraier d'entre eux était Ghakia-mouni ou Gautama; un cinquième dait encore venir avant la destruction de ce monde, c'est le Bouddha Maitri ou Maitari. La secte de Ceylan et de l'Inde au-delà du Gange, l'annonce au contraire pour l'an 4457 de notre ère, époque à laquelle finira la période de 5000 ans, qui devait suivre la mort de Chakia-mouni; selon les livres cingalais, il existe une différence assez marquée, relativement à la personne du dernier Bouddha, chez les habitans de Ceylan et de l'Inde au-delà du Gange et les autres sectateurs de la même croyance.

Les Bouddhistes regardent l'univers camme habité par différentes classes d'êtres ; ils sont où fchama, c'est-à-dire reproductions par naissance; ou roupa, dieux matériels ou visibles ; ou aroupa, immatériels ou invisibles. Ces êtres montent par des transmigralions progressives d'un degré inférieur à un supérieur, suivant leur bonne où mauvaise conduite daus leur état précédent , jusqu'à ce qu'ils obtienuent finalement la héatitude du nirvana, ou de la non-existence, c’est-à-dire d’une existence purgée de tout ce qui est matériel, et par conséquent nullement sujette aux impressions de Æfaya ou de l'illusion. De même que tous les êtres quittent continuellement une espèce d'existence pour une autre, de même les mondes qu'ils habitent éprouvent des changemens. Gautama lui-même ne conuait ni le commencement ni la fin de cette chaîne non interrompue de systèmes mon-

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dains, Tous les êtres habitant le loka ou l'univers, produit par une succession de destructions et de reproductions, sont classés de la manière suivante :

Les hommes et ies dieux locaux appelés Mat, qui inspectent et jugent les hommes, ils ont pour serviteurs des bons et des mauvais génies. Cette première classe a sa résidence sur la terre, et dans les régions atmosphériques qui comprennent le mont Mienmo et les six cieux des Deva, superposés les uns aux autres et se surpassant dans le même ordre en éclat et en splendeur! |

La seconde classe est celle de i isibles ; à es seize Ci rem eee ee D ou dieux visibles; elle occupe les seize cieux plus

Daus la troisième se trouvent les êtres immatériels qui ; ayant été des sectateurs zélés de la doctrine de Fouddha, occupent les quatre cieux les plus élevés, du 23° au 26°. Eufn, les Rouddhas résident dans le #on ou l'empire qui couvre tous ces cieux.

. On appelle Gandjour la collection tibétaine-des principaux livres classiques des anciens bouddhistes de l'Inde, dans laquelle sont même compris des ouvrages grammaticaux ct lexicographiques. Elle se compose de 108 volumes, Les Tibetains et les Mongols ont construit des temples uniquement pour renfermer ces saints volumes. Comme les sectateurs de Bouddha pensent qu’il suffit, pour que les prières adressées à la divinité soient efficaces, qu elles soient mises en mouvement , soit récitées par la bouche de l'homme

soil écrites et agitées par un moyen quelconque, on voit dans ces temples un grand nombre de cylindres, qui tournent continuellemennt par le moyen d’un moulin à eau; ils renferment les volumes du Gandjour, dont le contenu, ainsi agité , doit être d'une inlluence très heureuse sur le bien-être du genre humain. Daus les gravures solennités on allume aussi un guéridon garni de 108 lampes, qui représente les 108. volumes du Gandjour, et qu’on fait tourner dans le même sens que les cylindres. Les chapêtets des prêtres bouddhistes se composent également de 108 grains. | :

Le Bouddhisme, né dans l’Hindoustan, n’y est plus généralement répandu. Le peu de sectateurs qui lui restent dans cette vaste contrée y portent le nom de Bauddhas, car la croyance des Djaïnas du Dekkan est déjà un Bouddhisme modifié. Les autres Hindous ue regardcnt Bouddha que comme une incarnation de Vichnou. Sa religion subsiste encore daus le Nepâl dans toute sa pureté, ainsi qu'au Tibet. Elle y avait été portée autrelois ainsi que dans la Boukharie; elle est encore en vigueur à Ceylan; de cette île imporlée dans l'Inde au-delà du Gange, elle est professée dans les empires Birman et d’Ana dans la Chine, la Gorée, le Japon , par une partie considérable de la population

lettrée. Les Bouddhistes honorent Bouddha cumme une intelligence suprême manifestée dans la personne de Chakia-mouni,

La hiérarchie établie dans le Tibet su xrri° siècle , a successivement répandu son inluence sur les nations mongoles et quelques Toungouses. Il faut se garder de prendre celte hiérarchie pour une branche ou modification du Bouddhisme. La personne du Dalaï-lama n'est regardée que comme une incarnation d’une divinité bouddhique, qui pendant tout le temps a eu une prédilection pour les contrées situées au nord de l'Inde. à série des Dalaï-lamas actuels ne commence 11: dans la première moitié du xv° siècle.

s ont une hiérarchie régulière établie au Ti. :: ‘ en Mongolie. Le Bouddhisme dans “ss institutions et pratiques extérieures, offre une 1 ‘5semblance surprenante avec l’église romaine. Chez les bouddhistes on retrouve des poniifs, des patriarches chargés du gou- “ernement spirituel des provinces, un conseil de prêtres supérieurs qui se réunissent en se pour élire le pontife, et dont les insignes mêmes ressemblent à ceux de nos cares » des couvens de moines et de religieuses, des prières pour les morts, la confes- ; n auriculaire | intercession des saints, le jeùne, le baisement des pieds, les litanies es processions, l’eau lustrale. ’ , La Docraine pes Lerrnés, dite aussi la ReurGtoN px Cowrucius, parce que ce phiosophe célèbre en est regardé comme le réformateur et le patriarche. Elle a pour base un pauthéisme philosophique, qui a été diversemeat interprété suivant les époques. On troit, dit M. Abel Rémusat, que , dans la haute antiquité, le dogme de l'existence d'un Dieu tout puissant et rémunérateur n'en était pas exclus, et divers passages de Confucius donnent lieu de croire que ce sage l’admett it lui-même, Mais le peu de soin qu'il a mis à l'inculquer à ses disciples, le sens vague des expressions qu'il a employées, et le soin qu'il

si elle est une réforma- : dans sa forme actuelle, s où il s'est répandu, le Les nomades de l'Asie en isque dans la Sibérie. Sa ne doit pas nous faire ue, dans laquelle il n'y a

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——————— sas | a pris d'appuyer exclusivement ses idées de moraie et de justice sur le principe de l'amour de l'ordre et d'une conformité mal définie avec les vues du ciel et la marche de la nature, ont permis aux philosophes qui l'ont suivi de s'égarer, au point que plusieurs d’entre eux, depuis le xu° siècle de notre ère, sont tombés dans un véritable spinosisme, et ont enseigné , en s'appuyant toujours de l'autorité de leur maitre, un système qui tient du matérialisme et qui dégénère en athéisme. Le culte purement civil rendu au ciel , aux génies de la terre , des astres, des montagnes et des fleuves, ainsi qu'aux âmes des parens, est à leurs yeux une institution sociale sans conséquence , ou du moins dont le sens peut sin. terprèter de différeates manières. Ce culte ne connait pas d images et n'a pas de prêtres; chaque magistrat le pratique dans la sphère de ses fonctions , et l'empereur lui-même en est le patriarche. Généralement tous les lettrés de la Chine, de l'empire d'An-nam et du Japon s'y attachent sans renoncer toutefois à des usages empruntés aux autres cultes, Ils sont plus superstitieux qe religieux, la conviction entre pour peu de chose dans len conduite; mais l'habitude les soumet à des pratiques qu'ils tournent eux-mêmes en ridi. cule, comme la distinction des jours heureux et malheureux, les horoscopes, la métoposcopie ; la divination par les sorts , etc. , etc.

Le Cuure nes Esracrs ou le NATURALISME MYTHOLOGIQUE de l'Asie-Orientale, regardé par ses sectateurs comme la religion primitive des plus anciens habitans de la Chine, Ce culte s'est étendu au Japon, dans la Corée, chez les Tongouses, au Touquin où il a reçu des formes diverses, et est encore actuellement professé par toute la partie de la population qui n'a pas embrassé le Bouddhisme, ni les principes de Confucius. Cette religion

ablutions, {eu sacré ( dans le rit ligue mo le Kermar christianis le nom de roastre, n et du gous adoration Le Na «1419 ( melange d adorent u religions , tion SCO du porc, ans! que Hindous s acloigné |

. + ne AE principau a beaucoup de dogmes communs avec la précédente : seulement l'existence individuelle très simpl des génies et démons, indépendans des parties de la nature auxquelles ils président ,Y Guind, | est mieux recerhue. Ce culte a dégénéré en polythéisme et en idolâtrie, par l'ignorance comme le de ceux qui l'admettent. Les prètres et prêtresses voués au célibat pratiquent la magie, distinctio: l'astrologie, la nécromancie et mille autres superstilions ridicules. On les nomme Tao-sse Lisser-ert ou docteurs de la raison, parce qu’un de leurs dogmes fondamentaux , enseigné six siècles nominés avant notre ère, par Lao-tseu, l'un de leurs maitres, est celui de l'existence de la raison de baptèn primordiale , qui a créé le monde, le Logos des Platoniciens, passer tot

La Renicron pu Sinro est la plus ancienne de celles qui dominent au Japon. Ellea beaucoup de ressemblance avec le Naturalisme mythologique , dont quelques savans même la regardent comme une branche. Ce culte consiste dans l'adoration d’un être suprème; mais il reconnaît aussi des dieux inférieurs , et prescrit la pratique des bonnes actions et l'abstinence des viandes. Ses temples , nommés Aia, renferment un miroir pour rappekr

pour rece puation €

ILest it religion a à exagére

ue si les taches du corps se peignent fidèlement dans cette sorte de glace, de même les majorité défauts de l'âme ne peuvent demeurer cachés aux regards de la divinité, Dans quelques du xvrrr°

temples il y a une niche contenant la figure du dieu subalterne à qui l'édifice est dédié. La simplicité de ce culte a été considérablement altérée depuis l'introduction du Bouddhisme au Japon. Il admet les pélerinages , il a des religieuses, des confréries de divers genres et des moines; ces derniers font commerce de superstitions. Quoique la croyance de Sinto soit la plus ancienne du Japon , les Dairis ou empereurs de ce pays, qui sont regardés comme descendans des dieux , suivent depuis long-temps la loi de Bouddha,

Le Macisme où la RezrGion ne Zonoasrre, Selon M. Saint-Martin ce culte très ancien admet l'existence d'un être suprème appelé Zerwar ou le temps sans bornes, d'où sont émanés deux principes, l’un bon appelé en ancien persan £horo-Mezdao, ou Oromaie par les Grecs; l'autre, mauvais, en ancieu persan Ænghreo-Meenioch, par les Grecs Arimane. Us se combattent; le bon remportera à la fin une victoire complète, Zoroastre admet trois mondes : un supérieur, spirituel , séjour de la lumière primitive et de la force

tt des pai jurs par instruits d de ce pro avaient à on certa ke nombre que nous fourni un beaucoup que de si

productrice ; un monde moyen, visible , où règnent Oromaze, roi de la lumière , et Mithra, Le

réunion des forces active et passive de la nature; enfin une région inférieure des ténèbres,

séjour d'Arimane et de sa suite malfaisante , les Dewws. Il reconnait une hiérarchie d'êtres

célestes et purs, dérivant d'Oromaze , et que les Perses invoquent comme des génies bien- Lo

faisans. L'homme, d'origine céleste, était d'abord d’une nature lumineuse et pure; mais L'I

ayant succombé à l'influence désastreuse d'Arimane, il perdit ses prérogatives; cependant | Fe Le

en combattant continuellement contre le mauvais principe, il aura part à la restauration universelle de toutes choses. La plus grande partie de ce culte consiste en purifications , en

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alutions, et en cérémonies qui tendent à rapprocher de la lumicre, C'est devant le feu sacré qu'on les pratique et que l'on récite les différentes formules de prières prescrites daus le rituel de Zoroastre, Sa doctrine est cons! -née dans le Zend-Avesta, écrit dans la lngue morte dite send, Le Magisme se conserve eacore parmi les Parsis où Guebres dans le Kerman, en Perse, à Surate et dans le Guzarat, dans l'Indoustan, Dans le 1°" siècle du christianisme, il se répandit dans l'empire Romain un eulte venu de la Perse, connu sous le nom de culte Mithriaque, qui ofivait de grandes ressemblances avec la religion de Zoronstre, mais dans lequel le dieu Mithra, fils d'Oromaze, chargé de la conduite du soleil et du gouvernement du monde, médiateur entre Oromaze et les hommes, était l'objet d'une adoration spéciale,

Le NanekisMe où la RELIGION Des Struts, instituée par Nanck, né selon M. Hamilton «1419 dans la province de Lahore dans l'Indaustan, On peut la regarder comme un mélange de Brahmanisme et d’Islamisme. Elle enseigne le déisme le plus pur. Les Sikhs adorent un Dieu , admettent des récompenses et des punitions futures, tolérent toutes les religions, sur lesquelles ils ne veulent pas même entrer en dispute; croient une incarnation secondaire de la divinité, proscrivent le culte des images et s'abstiennent de manger du porc. Ces sectaires reconnaissent l'authenticité des Feda indicas, qu'ils regardent, ainsi que le Koran, comme dés livres divins; mais ils prétendent que la religion des Hindous s'est corrompue par l'introduction du polythéisme , et que l'adoration des images acloigné le peuple de l'adoration du vrai Dieu. Ils regardent les bains comme un des pincipaux devoirs à remplir. Leurs temples n'offrent aucune idole et leurs prières sont tres simples, Cette religion a subi de grandes réformations sous le pontificat de Gourou Guwind, qui mourut en 1707; les Sikhs le regardent comme un nouveau prophète et comme le fondateur de la puissance de leur nation. Les sectaires de ce culte rejettent la distinction des castes, sont censés être tous soldats, doivent renoncer à l'usage du tabac, hiser croitre leur barbe et leurs cheveux, Un corps nombreux de guerriers religieux sminés Æhalis est chargé de tout ce qui concerne les affaires du culte, 11 y a une espèce de baptème ou d'initiation que l'on fait subir à tout sectaire adulte et par laquelle doit passer tout individu qui veut ètre admis dans cette religion, qui ne fait aucune difficulté pour recevoir de nouveaux sectaires. Ge culte est professé par la grande masse de la popuation du Lahore et par tous les Sikhs qui sont établis dans d’autres parties de l'Inde.

I est impossible de rien dire de positif sur le nombre de sectateurs que compte chaque rligion actuellement existante sur le globe. Un zèle maladroit engage les divers partis iexagérer leur nombre, comme si Sénèque n'avait pas eu raison de dire qu'une grande majorité est souvent l'indice d'une mauvaise cause. Les incrédules surtout, vers la fin du xvrr° siècle, ont mis une importance ridicule à exagérer le nombre des mahométans «des païens. Le nombre de ces derniers a été aussi extraordinairement exagéré de nos jurs par les missionnaires protestans dans différens tableaux qu'ils ont publiés. Plus istruits dans leurs dogmes , que versés dans les calculs compliqués qu'exige la solution de ce problème, ces bons religieux ne se sont seulement pas doutés des difficultés'qu'ils &aient à surmonter pour asseoir leurs estimations sur des bases au moins probables, sian certaines. Les longues recherches auxquelles nous nous sommes livrés pour connaître knombre approximatif des peuples qui parlent les différentes langues du globe , et celles que nous avons dù faire pour déterminer la population des différens états, nous ont hurni une masse de faits assez nombreux pour que nous croyions ne pas nous éloigner beaucoup de la réalité en proposant les sommes suivantes, qui ne sont et ne peuvent être que de simples approximations :

'Asie-Orientale, regardé habitans de la Chine, Ce au Touquin où il a recu e la partie de la popuh- Zonfurius. Cette religion t l'existence individuelle quelles ils président, y dolâtrie, par l'ignorance at pratiquent la magie, s. On les nomme Tao:sse taux, enseigné six siècles le l'existence de la raison

minent au Japon. Ellea nt quelques savans mème tion d’un être suprème; que des bonnes actions et un miroir pour rappeler rte de glace, de même les | divinité, Dans quelques > à qui l'édifice est dédié.

l'introduction du Bouddes confréries de divers ns. Quoique la croyance s de ce pays, qui sont res la loi de Bouddha.

fartin ce culte très ancien s sans bornes, d'où sont ro-Mezdao, ou Oromaie Meenioch, par les Grecs toire complète, Zoroastre re primitive et de la force | de la lumière , et Mithra, on inférieure des ténèbres, ait une hiérarchie d'êtres nt comme des génies bien- : lumineuse et pure; mais

Le Cunisrianisme. L'/glise Latine où Occidentale (catholique), . . . . . .. 159,000,000 ?

L'Eglise Grecque où Orientale avec toutes ses branches, , . 62,000,000 ??

Les Eglises Protestantes avec toutes leurs subdivisions. . ; . 59,000,000 ?

Total. . . . . , 260.000,0000 Le Juvaïsus, tout au plus. .,.,,.,..,,.,....,..... L'Iscamisus avec toutes ses branches, . ,..,.,...,..,, Le BRAUMANISME, à... 0

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